Les Grandes invasions… en pire

Chronique de Paysan Savoyard

(n°30 – novembre 2009)

 

Si l’immigration n’est pas interrompue d’urgence et si une partie des immigrés ne sont pas reconduits dans leurs pays d’origine, notre société et notre civilisation européenne, il s’en faudra de quelques décennies, vont probablement disparaître. Nous subirons alors le sort de l’Empire romain, qui, en Occident du moins, après mille ans de civilisation, a été détruit par les Grandes invasions.

Cependant, tout bien considéré, notre situation apparaît pire encore que celle des Romains du 5e siècle et ce à plusieurs égards.

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Première différence, qui nous place dans une situation plus grave encore que celle de nos devanciers : Les Romains ont été menacés d’envahissement par les Germains dès le début de notre ère. En butte à cette menace, ils ont fait face et résisté à l’invasion pendant plus de quatre cents ans. Sans doute peut-on attribuer une partie des causes de la défaite finale des Romains à leurs propres erreurs (ils avaient par exemple confié la défense de la frontière du Rhin à des peuples barbares). Mais, en dépit de ses faiblesses, l’Empire n’avait en aucune manière renoncé à exister : après avoir failli être emporté par la crise du troisième siècle, il était même au siècle suivant, juste avant l’invasion, en pleine renaissance, tant économique qu’administrative et culturelle.

Au contraire, confrontés à l’invasion migratoire, nous nous sommes, nous, placés d’emblée dans une position de faiblesse catastrophique. Une grande partie des Européens ont en effet adopté depuis déjà plusieurs décennies une attitude de renoncement et une mentalité suicidaire (en rejetant leur religion propre, la religion chrétienne ; en étant paralysés par un sentiment de culpabilité vis-à-vis des autres peuples ; en adoptant des principes universalistes qui reviennent à nier notre spécificité et notre droit à exister en tant que ce que nous sommes). C’est au nom de cet universalisme qu’une partie des Européens – et en particulier les élites – ont décidé d’accompagner et d’encourager une immigration massive. Redisons-le : alors que les Romains n’avaient en rien renoncé à vivre et à rester ce qu’ils étaient, nous avons choisi de nous installer, face à l’envahisseur, dans une posture d’acceptation et de suicide.

Les Romains, seconde différence, ont été envahis par des barbares incontestables, qui ont détruit les structures de l’Empire. S’en est suivie une régression de la civilisation, qui a pris de nombreuses formes : disparition des routes ; disparition du commerce ; déclin des villes ; généralisation de l’insécurité ; déclin de la langue latine ; quasi disparition de l’écriture ; quasi disparition de l’architecture. Cette régression de civilisation durera cinq cents ans et, en dépit de la renaissance carolingienne qui restera sans lendemain, il faudra attendre l’an mille pour voir l’Europe connaître de nouveau la prospérité, dans le cadre de la nouvelle civilisation médiévale qui prendra alors son essor (Voir par exemple le chapitre 3 de « L’histoire de France » de Carpentier-Lebrun. Point Seuil).

La période de régression consécutive aux Grandes invasions a donc été une catastrophe. On peut pourtant penser que ce que nous allons subir sera pire. En effet les envahisseurs étaient certes des barbares, mais ils étaient également pour une partie d’entre eux déjà convertis, avant même les invasions, à la religion de l’empire romain, le christianisme (même s’ils adhéraient à une forme hérétique de la religion chrétienne). Les Francs, de même, se sont eux aussi convertis, peu après leur arrivée en Gaule. De ce fait, l’Eglise a pu subsister, avec le consentement et l’appui des envahisseurs germains, et conserver, au sein des monastères, certaines des plus importantes traditions de l’antiquité grecque et latine (la langue, l’écriture, l’architecture, la connaissance des textes antiques). Adaptées et complétées par de nouveaux apports, ces traditions maintenues ont donné naissance à la civilisation médiévale. De même encore, une partie des barbares (les
Wizigoths, les Burgondes) admiraient la civilisation romaine et ont cherché à en être les continuateurs.

Rien de tout cela avec les barbares originaires d’Afrique qui sont en train de nous envahir. Sauf exception, ils ne sont pas chrétiens mais au contraire souvent adeptes d’une religion qui a toujours été en conflit avec le monde chrétien. Loin d’admirer la civilisation européenne ils la détestent au contraire et la méprisent.

Troisième différence. Les peuples germaniques qui ont envahi la Gaule ne représentaient que des effectifs limités : la victoire des Francs a entraîné le remplacement des élites mais la population est restée majoritairement celtique.

Pour ce qui nous concerne, au contraire, l’invasion en cours est tellement massive (400 000 immigrés supplémentaires d’origine extra européenne naissent ou s’installent chaque année en France métropolitaine) que les Français de souche européenne deviendront immanquablement minoritaires, sans doute bien avant la fin du 21e siècle.

Dernière différence, encore plus décisive. Les Romains ont été envahis par des barbares, certes. Mais ces barbares étaient de la même race et issus de la même culture originelle indo-européenne que les Romains eux-mêmes.

Nos envahisseurs contemporains, au contraire, n’ont avec nous aucune racine en commun. Leur langue et leur culture ne sont pas indo-européennes. Et ils ne sont pas de notre race.

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On peut donc craindre que la tabula rasa qui probablement nous est promise, ne soit encore plus radicale que celle provoquée par les Grandes invasions. A la différence des Germains, les barbares auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés ne laisseront pas même subsister les monastères. Sans doute nos lieux de culte seront-ils même leurs premières cibles.

 

Chronique parue sur Fdesouche le 06/11/09

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