Ambiance fin de siècle en ce millénaire commençant

Chronique de Paysan Savoyard

(n°58 – mars 2011)

 

En dépit du peu de sympathie que nous éprouvons pour le dictateur libyen (auquel on doit entre autres méfaits plusieurs attentats contre des avions de ligne dont l’un en 1989 avait fait 170 morts dont 54 Français), l’intervention occidentale qui vient de commencer en Libye nous paraît parfaitement malvenue.

Voici donc notre armée et notre gouvernement engagés dans un conflit interne à un pays africain, conflit qui ne concerne en rien ni la France ni l’Europe (pourquoi d’ailleurs ne pas intervenir aussi, pendant qu’on y est, en Côte-d’Ivoire, au Yémen, à Bahreïn ou au Soudan, où les risques d’exactions et de massacres sont également élevés ?).

Dans le même temps, les révolutions arabes donnent l’occasion à la France et à l’UE de poursuivre leur politique de générosité planétaire. Dans le jargon propre à cet ectoplasme gourmand qu’est l’UE, un commissaire européen vient d’annoncer que l’Europe allait accorder à la Tunisie et à l’Egypte un « paquet de transition », ce qui signifie en clair la distribution de centaines de millions sur plusieurs années. Il y a quelques semaines l’Europe accordait également une aide importante au Sri Lanka.

Bien entendu, en sus, les immigrés continuent à s’introduire en masse, légaux et illégaux. Nos gouvernements les accueillent à guichet ouvert, se précipitant pour distribuer des aides et des allocations à peine ont-ils passés la frontière.

Ces différentes politiques à dimension internationale sont illégitimes et catastrophiques. Les justifications que l’on nous présente au soutien de ces initiatives sont pitoyables et révoltantes.

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Aider les populations de ces pays pauvres ? Mais des pauvres il y en a des millions en France ! 10 % des salariés du privé à temps complet sont au SMIC (1 100 euros nets par mois). La moitié de ces mêmes salariés gagnent moins de 1 600 euros nets. 1,2 millions de salariés sont des « travailleurs pauvres » parce qu’ils sont à temps partiel contre leur gré. Le pays se tiers-mondise, des milliers de « glaneurs » font les poubelles, les SDF dorment dans les encoignures de porte, les mendiants colonisent les stations de métro. Et nous devons aller aider des pays qui, pour certains, regorgent de matières premières et dont les difficultés tiennent souvent à leur propre comportement (démographie galopante, guerres, racisme). Il nous faut accueillir en plus des millions d’immigrés du tiers-monde.

De nombreux Français de souche européenne sont pauvres ou en difficulté. Et nos gouvernements utilisent nos impôts pour aider des populations étrangères. Forfaiture !

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Empêcher les violations des droits de l’homme et éviter les massacres ? Mais les droits de l’homme sont piétinés tous les jours à grande échelle en France ! Les gens sont volés, agressés, violés, massacrés à coups de couteau. Les femmes sont violentées dans le RER, les personnes âgées sont bousculées, frappées et se font arracher leur sac par des multirécidivistes de 15 ans. Le premier des droits de l’homme, celui de pouvoir circuler librement et en tout lieu, est bafoué en permanence. Des émeutes et des caillassages de pompiers et de chauffeurs de bus se produisent tous les jours partout en France. Des tirs à balle sur les policiers sont désormais fréquents. 1 million de voyous sont identifiés chaque année pour avoir commis un délit ou un crime : 80 000 d’entre eux seulement vont en prison pour un séjour de quelques mois. Paralysés par le dogme laxiste, les pouvoirs publics sont impuissants à rétablir l’ordre. Leur devoir impérieux devrait être pourtant de faire cesser tout cela et de ne distraire aucun moyen ni aucun crédit tant que la situation de la sécurité en France n’est pas redevenue satisfaisante.

Nous ne sommes plus protégés et la sécurité n’est plus assurée en France. Et nos gouvernants prétendent l’établir dans les pays étrangers et protéger les autres. Trahison !

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Faire régner la démocratie partout dans le monde ? Mais la démocratie n’existe même pas dans notre propre pays ! Elle y est purement factice. Elle n’est qu’une illusion, un leurre, un simulacre. Il n’y a pas certes de parti unique, mais un « parti global », l’UMPS, qui remplit la même fonction. Flanqués de leurs satellites, les deux compères, qui sont d’accord sur tout ou presque et qui poursuivent à tour de rôle la même politique de mondialisation, de libéralisation et d’immigration, font semblant de s’affronter pour donner l’illusion du débat démocratique, abuser les électeurs et se distribuer les places.

Le parti « national » qui représente un électeur sur cinq n’a lui aucun député. Le référendum à l’initiative des électeurs n’existe pas. Les opposants au régime sont pénalement poursuivis et condamnés lorsqu’ils déclarent, constatant l’évidence, que la plupart des délinquants sont originaires de l’immigration. Les médias sont la propriété des grands groupes financiers et industriels. Les journalistes, tous au service de l’idéologie du régime, développent chaque jour sur l’ensemble des médias publics et privés la même propagande favorable à la mondialisation et à l’immigration. Tous les jours, les médias réservent la parole à ceux qui haïssent la France et qui ont pour objectif depuis des décennies la destruction de la civilisation européenne.

Le pays est tenu par une oligarchie de quelques milliers de personnes, dirigeants des banques et des multinationales, politiciens, journalistes (signalons par exemple l’existence du club Le Siècle, qui regroupe la crème de l’oligarchie française et compte environ 600 membres, parmi lesquels les principaux leaders de l’UMP et du PS). Cette oligarchie au demeurant est apatride et ne constitue qu’une composante de l’hyper-classe mondiale.

La démocratie en France n’est qu’un théâtre, une apparence, un subterfuge. Et nous intervenons hors de nos frontières pour l’imposer aux autres. Imposture !

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Bien entendu toutes ces justifications – les pauvres, les droits de l’homme, la démocratie – ne sont que des prétextes. Le véritable motif de nos interventions militaires dans le tiers-monde est l’approvisionnement en pétrole et autres matières premières. L’aide au développement permet, elle, de décrocher des contrats et des permis d’exploiter (une partie de cette aide étant rétrocédée en douce par les tyrans locaux pour financer les partis politiques du système UMPS). L’immigration, elle, permet aux entreprises françaises du BTP de disposer d’une main d’œuvre à vil prix.

Les principaux bénéficiaires de toutes ces politiques coûteuses pour le contribuable sont donc les entreprises du CAC 40, qui, en plus, délocalisent leur production et s’arrangent pour ne payer en France que des impôts réduits. Quant au Français de base, qui paie sans recevoir, c’est avec constance qu’il se laisse berné par les argumentaires droits-de-l’hommistes.

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Nous sommes depuis des décennies dirigés par des traîtres, des imposteurs et des faillis. Or le seul risque que courent les différents gouvernements est d’être chassés par les urnes… et immédiatement remplacés par leur alter ego du consortium UMPS. A l’échelle des trahisons dont ils se rendent coupables, leurs défaites électorales à tour de rôle apparaissent décidément comme des sanctions bien modestes.

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