Attentat de Bruxelles : la poussière retombée, place à la propagande

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 136 – avril 2016)

Les attentats ont beau s’enchaîner, rien n’y fait. Comme si de rien n’était, les autorités confirment et renforcent la politique de « grand remplacement » : les immigrés arrivent en nombre croissant ; on ouvre en urgence des centres d’accueil et d’hébergement ; on vote des lois augmentant la durée des titres de séjour ; on dispense les immigrés turcs de visas…

N’envisageant pas de changer de politique, l’oligarchie continue à développer sa propagande. Il s’agit d’obtenir qu’à défaut d’appuyer la politique immigrationniste, la population autochtone continue du moins passivement à laisser la classe dirigeante opérer, sans révolte ni vote de rupture. Tous les relais du régime sont mobilisés pour ce faire : journalistes, intellectuels, gens de culture, experts… Cette propagande, qui comporte à la fois des invariants et des nouveautés pour s’adapter aux circonstances, comprend les axes suivants :

  • « Les causes sociales du terrorisme »

Le premier élément est éprouvé : mettre en avant  « les causes sociales », qui expliquent le passage à l’acte terroriste (les propagandistes se sentant obligés de préciser qu’expliquer n’est pas excuser). « Comme toutes les personnes issues de l’immigration, les islamistes et autres radicaux sont victimes du racisme, des ghettos, de la discrimination, de l’absence de perspective, du ressentiment à l’égard du passé colonial »…

Cette argumentation est évidemment de bout en bout mensongère. Les immigrés, tout d’abord, ne sont pas les seuls à éprouver des difficultés de vie et ils sont les seuls à se livrer au terrorisme. Tout montre deuxièmement que les Européens sont au contraire beaucoup moins racistes que tous les autres peuples. Cette constatation, troisièmement, nous paraît particulièrement illustrative : même les pays du Nord de l’Europe, qui se sont toujours montrés particulièrement ouverts et tolérants et à qui on ne peut reprocher ni croisades, ni colonisation, ni participation à l’esclavage transatlantique, sont désormais soumis aux mêmes phénomènes catastrophiques que les Français ou les autres Européens (attentats, délinquance immigrée, affrontements communautaires…).

 

  • « La responsabilité des Français, trop souvent racistes »

Deuxième élément de la propagande du régime : essayer de faire porter une partie de la responsabilité des attentats sur les Français et les Européens. « Ils sont trop souvent racistes. Ils votent pour l’extrême droite, qui alimente les tensions. Et ce sont les coupables interventions des Européens dans les guerres du monde arabe qui provoquent en retour des attentats et des mouvements d’immigration massifs ».

L’argumentation est là encore sans valeur. Comme si le soi-disant racisme des Français et des Européens était pour quelque chose dans la montée en puissance de l’islamisme radical partout dans le monde !  Comme si les Français de base, qui subissent les attentats et l’immigration, avaient une quelconque responsabilité dans les guerres provoquées par les Américains et leurs acolytes Français (Sarkozy en Libye, Hollande et Fabius en Afrique et en Syrie) !

Les uns après les autres, les attentats viennent illustrer l’ampleur de la manipulation à laquelle se livre le régime depuis des décennies en cherchant à imputer aux Français de base la responsabilité au moins partielle de la catastrophe en cours. La veille même de l’attentat de Bruxelles, le gouvernement Français lançait une campagne de clips dénonçant le racisme anti noirs, anti arabes, antisémite et antimusulmans…

 

  • « La responsabilité de l’extrême droite, qui alimente les tensions »

Troisième axe de la propagande du régime. Mettre en cause l’extrême droite, accusée de mettre de l’huile sur le feu par son racisme et sa xénophobie et d’avoir donc une part de responsabilité dans la montée des tensions et le terrorisme. Les populistes sont ainsi présentés comme le pendant de l’islamisme, les Français étant appelés à rejeter « ces deux formes d’extrémisme » également dangereux l’un et l’autre.

L’argument, là encore, ne tient pas debout. A preuve, les problèmes posés par l’immigration sont les mêmes dans les pays où jusqu’à une date récente l’extrême droite était absente (Allemagne, Europe du nord). Accuser l’extrême droite d’être à l’origine des attentats et de l’islamisme revient à inverser l’effet et la cause : le succès de l’extrême droite n’est évidemment pas la cause de l’immigration, de la délinquance et des attentats mais tout au contraire sa conséquence. L’extrême-droite, en France par exemple, est en progression parce que les évènements lui donnent raison et confirment jour après jour ce qu’elle annonce et dénonce depuis maintenant quatre décennies.

 

  • « La France est en guerre et en état d’urgence »

Pour abuser le bon peuple et lui faire croire qu’il agit, le gouvernement a proclamé que la France était en guerre. M. Valls, est évidemment en première ligne le regard noir, les mâchoires serrées. La jactance de M. Valls ne correspond évidemment à aucune réalité concrète. Le gouvernement envoie l’armée, ou ce qu’il en reste, faire le coup de feu dans des endroits qui ne nous concernent que très indirectement. Elle fait patrouiller les militaires inoffensifs avec leurs armes sans chargeurs dans les couloirs du métro. L’armée en revanche n’est pas aux frontières, ce qui serait en principe son rôle premier dans un pays soi-disant en guerre. Les frontières restent ouvertes à tout va et les immigrés arrivent comme si de rien n’était, à raison d’au moins 600 par jour (pour s’en tenir à l’immigration légale).

Quant à l’état d’urgence il relève du même registre incantatoire et dérisoire. Alors qu’il est paraît-il en vigueur depuis plusieurs mois maintenant, les manifestations gauchistes non autorisées, accompagnées de dégradations et de caillassages de la police, sont par exemple tolérées (Nuit debout, blocages violents de lycées…).

 

  • « Les Français doivent apprendre à vivre avec les attentats »

La propagande développe, quatrième élément, un discours de relativisation destiné à ce que les Français et Européens moyens admettent que les attentats sont inévitables et se résignent à vivre avec, sans exiger de la classe dirigeante un changement radical de politique. La propagande souligne ainsi « qu’il y a des attentats partout dans le monde, comme il y a de l’immigration partout dans le monde ; qu’on ne peut pas mettre un policier derrière chaque personne ; et que de toute façon il y a beaucoup plus de chances de mourir d’un accident de la route ou d’un cancer que d’un attentat ».

Ce discours relativiste est là encore mensonger. La question du cancer ou des accidents de la route et celle des attentats ne sont pas sur le même plan. On ne peut faire peser sur un gouvernement une obligation de résultat dans des domaines qu’il ne peut maîtriser que de façon très partielle, comme la santé, les accidents ou les évènements climatiques. Dès lors en revanche que les attentats sont commis par des immigrés et que le gouvernement laisse s’opérer leur arrivée sans réagir, sa responsabilité est évidemment complète.

Quant à l’argument du terrorisme subi par tous les pays du monde il est lui aussi irrecevable : les pays d’Europe ne sont pas des pays du tiers monde. Leurs populations paient suffisamment d’impôts pour être en droit d’exiger la mise en œuvre d’une police et d’une justice efficaces.

 

  • « Pas d’amalgame entre les terroristes et l’immense majorité des musulmans »

La propagande insiste enfin sur la nécessité de rejeter tout amalgame « entre la petite minorité intégriste et terroriste et la grande majorité des musulmans désireux de s’intégrer ». C’est là le point crucial de la propagande du régime : le consentement plus ou moins résigné de la population autochtone à la politique immigrationniste repose sur lui.  L’oligarchie doit éviter en effet à tout prix que le lien de cause à effet entre terrorisme et immigration soit mis en évidence.

La réalité est à l’inverse, bien entendu, de ce que la propagande met en scène. Qu’ils soient radicaux ou « modérés », tous les musulmans partagent les mêmes convictions religieuses, le même sentiment d’être victimes de racisme et de discrimination, le même ressentiment à l’égard de l’Occident et des Occidentaux. Ils  vivent dans les mêmes lieux, appartiennent aux mêmes familles, fréquentent les mêmes mosquées. Au milieu des modérés et des musulmans « bien intégrés », les radicaux sont comme des poissons dans l’eau.

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On peut se demander s’il ne convient pas d’ajouter à la propagande explicite du régime un autre élément de propagande en quelque sorte indirect. Il n’est pas exclu que le laxisme manifesté par les différents gouvernements européens vis-à-vis des clandestins à Calais ou sur les îles grecques soit considéré par les élites comme servant leur propagande. En exposant jour après jour ces spectacles de misère, la classe dirigeante et les médias peuvent espérer attendrir les François moyens et désarmer leurs réflexes xénophobes. On peut relever par exemple la façon dont les médias sélectionnent de façon complaisante des photos d’enfants destinées à attendrir le public (alors que la majorité des migrants sont des hommes jeunes, seuls et en parfaite santé).

L’incroyable désordre qui s’est installé à Calais et Grande-Synthe comme auparavant à Sangatte, permet également de donner l’impression que nos pays font face à un chaos que rien ni personne ne peut arrêter.

Mensonge et manipulation là encore : les camps de transit, les « hot spots », les barbelés, les zodiac recueillis par la marine, la misère des camps, le froid, la faim, tous ces évènements qui provoquent dans les médias des larmes de crocodile sont le fruit d’une politique délibérée. Il serait très facile de changer de cap et d’arrêter tout cela en quelques semaines, sans grande violence, en provoquant un mouvement massif de remigration volontaire. Nous reviendrons sur ce sujet dans un prochain article.

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