Mixité sociale : Obliger tout le monde à « vivre ensemble » avec les immigrés

Chronique de Paysan Savoyard

(n°141 – mai 2016)

 

Depuis une vingtaine d’années les gouvernements s’attachent à mener une politique de répartition sur le territoire des populations en difficulté : c’est la politique dite de mixité sociale. Les populations en question étant le plus souvent originaires de l’immigration, la mixité qu’il s’agit de rechercher est en réalité une mixité  ethnique. L’actuel gouvernement est en train de prendre ces derniers mois différentes mesures nouvelles dans ce registre.

Il est ainsi en train de créer des centres d’accueil de demandeurs d’asile un peu partout en France, y compris dans les zones les plus improbables : les petites villes désertifiées, la campagne profonde. En accord avec la maire socialiste de Paris, il vient de décider d’installer dans le 16e arrondissement en bordure du bois de Boulogne, l’endroit le plus résidentiel de la capitale, un centre d’accueil d’urgence destiné aux demandeurs d’asile.

Plus structurellement les gouvernements multiplient les lois dans le domaine du logement pour imposer de façon irréversible la mixité sociale. La loi SRU votée en 2000 a institué un quota de logements sociaux en milieu urbain. Durcie en 2013, elle impose désormais que dans chaque commune 25 % des résidences principales soient des logements sociaux. Les communes concernées sont toutes celles qui comptent plus de 1.500 habitants en Ile-de-France et, dans les autres régions, toutes les communes de plus de 3.500 habitants qui appartiennent à une agglomération de plus de 50.000 habitants. Les communes qui n’atteignent pas le quota doivent s’engager dans un plan de rattrapage de façon à l’avoir atteint en 2025 : si ce plan de rattrapage n’est pas respecté, les communes en défaut se voient infliger des pénalités financières. De plus dans ces communes récalcitrantes, le droit de préemption dont bénéficient les communes pour réaliser des logements sociaux est transféré à l’Etat.

Le projet de loi dit « égalité et citoyenneté » qui a été présenté en conseil des ministres le 13 avril 2016 prévoit de renforcer la loi SRU. Dans les zones non défavorisées, 25 % des logements sociaux qui y sont attribués devront être affectés aux demandeurs de logement les plus modestes afin de favoriser la mixité sociale. En outre les organismes de logement social seront incités à répartir les familles les plus modestes dans tous les immeubles HLM (alors que jusqu’à présent les immeubles HLM, définis d’emblée soit comme « très sociaux » soit comme « intermédiaires », accueillent une population homogène).

Cette politique de répartition des populations en difficulté est triplement contestable.

 

  • Une politique malveillante

Une politique consistant à répartir les populations en difficulté de façon à éviter les concentrations trop importantes dans certains endroits pourrait dans l’absolu être considérée comme défendable. Mais il se trouve que, dans la plupart des cas, les « populations en difficulté » sont des populations d’origine immigrée,  Et que, pendant qu’elle mène cette politique de répartition, la classe dirigeante fait en sorte simultanément de laisser entrer une immigration massive (200.000 installations légales par an, sans compter les entrées illégales et les naissances), ce qui ne peut conduire qu’à alimenter sans cesse les endroits où se concentrent les immigrés nouvellement arrivés et, partant, les besoins de « répartition ».

Cette volonté de répartition et de mixité sociale ne constitue donc pas une fuite en avant irresponsable. Elle est plutôt selon nous le révélateur de la volonté malveillante de la classe dirigeante de porter atteinte aux intérêts des Français de souche européenne.

 

  • Une politique arbitraire et injuste

Cette politique est injuste et arbitraire parce que les HLM implantés autoritairement par les pouvoirs publics sont susceptibles d’entraîner une dégradation de la valeur des biens immobiliers situés à proximité. C’est ainsi que les familles qui ont payé très cher le droit d’habiter un quartier tranquille (au prix de 20 ou 25 ans d’endettement) peuvent voir non seulement leur quartier connaître un changement profond et non désiré mais enregistrer également une dégradation brusque de la valeur de leur bien.

A Paris, où les difficultés de logement sont les plus aiguës, l’arbitraire et l’injustice de la politique de mixité sociale sont particulièrement flagrants. Tandis que les gens qui ont accès à un logement social à Paris et à toutes les facilités afférentes ne travaillent pas toujours, les classes moyennes actives sont, elles, évincées. Les familles des classes moyennes avec enfants doivent même s’éloigner considérablement du centre de l’agglomération parisienne si elles veulent se rendre propriétaires de leur logement. L’arbitraire est d’autant plus évident que les bénéficiaires des logements sociaux sont fréquemment d’origine immigrée tandis que les classes moyennes contraintes à la grande banlieue sont le plus souvent des Français de souche européenne. Signalons, ce qui rend l’injustice plus criante encore, que les logements sociaux ne sont pas tous situés en lisière du périphérique : une partie d’entre eux sont implantés en plein centre de la capitale, parfois même dans des immeubles hauts de gamme acquis par la Ville de Paris aux frais du contribuable.

 

  • Une politique totalitaire

Cette politique de « mixité sociale » (ethnique en réalité) a toutes les caractéristiques d’une politique totalitaire.

Elle est totalitaire tout d’abord parce qu’elle est conduite sans l’assentiment du peuple. Si un référendum était organisé, elle ferait probablement l’objet d’un rejet massif.

La politique de mixité est totalitaire également parce que personne ne peut échapper : comme on l’a vu, ces politiques sont conçues pour imposer la mixité dans toutes les portions du territoire.

Ainsi que l’illustre le projet de centre d’asile dans le 16e arrondissement évoqué plus haut, la politique de mixité forcée reflète la haine sociale des gens de gauche contre la bourgeoisie de droite rétive. Il s’agit de la contraindre et de lui faire rendre gorge. On voit à ce type de projet que depuis deux cents ans l’état d’esprit de la gauche n’a pas changé : piques et guillotine ne sont jamais très loin. Ce n’est pas un hasard si les ministres du logement sont souvent choisis parmi les militants de gauche les plus haineux, comme c’est le cas de Mmes  Duflos et Cosse. Quant à la bourgeoisie de droite victime de la politique de répartition forcée, elle n’a qu’à s’en prendre à elle-même puisqu’elle vote massivement pour des partis soi-disant de droite qui en réalité mènent les mêmes politiques immigrationnistes et de mixité « sociale » que la gauche.

Cette politique enfin ressortit au registre de l’ingénierie sociale. La classe dirigeante veut imposer partout de la mixité sociale, raciale et culturelle. Cette politique s’applique au premier chef au domaine du logement. Mais elle concerne aussi l’école, où différents dispositifs visent là encore la mixité « sociale ».

Cette politique de mixité accompagnée d’une politique d’immigration massive vise à construire une société multiraciale et multiculturelle. Il s’agit de contraire le peuple à changer, pour construire un « homme nouveau » : un citoyen du monde, partageant des valeurs universelles, métissé et indifférent aux races. Cette volonté de créer un homme nouveau est le signe le plus net de la volonté totalitaire.

Les déclarations du premier ministre, M. Valls, illustrent cette volonté de procéder de façon autoritaire pour imposer la mixité. Après avoir dénoncé (le 20 janvier 2015 ) l’existence en France d’une situation « d’apartheid territorial, social, ethnique », M. Valls a souhaité la mise en œuvre une « politique du peuplement, pas seulement politique du logement ou de l’habitat (…) politique du peuplement pour lutter contre la ghettoïsation, la ségrégation ».

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Signalons l’existence d’un autre chantier gouvernemental en train d’être mise en œuvre : l’extension et le renforcement de la politique d’intercommunalité en milieu rural et périurbain. Des petites communes et communautés de communes sont en train d’être agrégées à des ensembles plus vastes et rattachées à une ou plusieurs villes moyennes. Cette politique menée discrètement et de façon progressive est motivée officiellement par une volonté de rationalisation et de réalisation d’économies d’échelle. Il n’est pas exclu qu’elle ait aussi (surtout ?) pour objectif d’étendre le champ de la loi SRU et d’imposer « en douce » la mixité « sociale » aux communes rurales, qui en sont jusqu’ici préservées.

La gauche sait qu’elle a d’ores et déjà probablement perdu les élections nationales qui auront lieu l’an prochain. Mais elle sait aussi qu’elle dispose encore d’un an pour prendre différentes mesures visant à modifier en profondeur la société. Elle est d’autant plus encline à pousser les feux qu’à l’évidence la pseudo-droite, une fois revenue aux affaires, ne remettra pas en cause les mesures sociétales.

Les mœurs et les cadres sociaux de base constituent un champ d’action privilégié pour les « ingénieurs sociaux » libertaires et mondialistes (le mariage homo, la facilitation du divorce…). Il en est de même du logement.

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