Vive l’équipe de France. A bas la France !

Chronique de Paysan Savoyard

(n°145 – juillet 2016)

 

  • Brexit : les Anglais contre les Anglais

A 52 %, les Anglais ont voté pour la sortie de l’Union européenne. Les membres de la classe dirigeante, en France notamment, ont en chœur manifesté leur incompréhension. L’Europe telle qu’elle est correspond très exactement aux souhaits et aux intérêts des Anglais : l’UE est avant tout un grand marché intérieur, régi par le principe de libre concurrence, où les capitaux, les marchandises et les travailleurs circulent librement. De même l’Europe est pleinement intégrée à la mondialisation mise en œuvre grâce aux décisions stratégiques prises ces dernières décennies : baisse continue des droits de douane, libre circulation des capitaux internationaux. « Comment se fait-il que les Anglais puissent souhaiter quitter cette Europe libérale et mondialiste qui correspond trait pour trait à leurs vœux » s’interrogent les oligarques ?

La réponse est pourtant évidente. La classe dirigeante, en Angleterre comme ailleurs en Europe, est favorable à l’Europe libérale et à la mondialisation, dont elle profite. Le peuple, lui, est hostile à cette Europe qui a entraîné délocalisations, chômage, marginalisation de la classe autrefois ouvrière, appauvrissement de la classe moyenne, sentiment d’abandon et perte de confiance dans l’avenir.

L’immigration, bien sûr, est la seconde raison du vote pour le Brexit : la majorité des Anglais ont voté contre cette Europe qui laisse entrer les immigrés en masse. L’UE organise, qui plus est, une immigration intra européenne de travailleurs détachés, qui viennent casser les salaires.

Les oligarques rétorquent que le vote pour le Brexit est incohérent puisque le Royaume-Uni n’est pas membre de Schengen et que, dès lors, l’UE n’est pour rien dans l’arrivée massive des immigrés. L’argument n’est pas contestable mais il met en évidence l’autre signification du vote Brexit : les Pro Brexit n’ont pas seulement voté contre l’UE mais également contre leur classe dirigeante, complice de la mondialisation et organisatrice de l’immigration.

Ce vote le confirme. Il y a deux Angleterre. Le peuple de souche vote contre l’UE et la mondialisation, contre l’immigration et contre l’oligarchie. A l’opposé la classe dirigeante, logiquement rejointe par les immigrés, est favorable à l’Europe et à l’immigration. A quelques semaines d’écart les deux Angleterre ont emporté chacune une victoire : la mairie de Londres pour les uns ; la sortie de l’Union européenne pour les autres.

La même opposition se présente partout en Europe et dans tout le monde occidental : la majorité du peuple de souche d’un côté ; la classe dirigeante, gauche et droite confondues, alliée aux immigrés, de l’autre. Les épisodes marquants de ces dernières semaines illustrent l’âpreté de la lutte qui s’est engagée : la désignation de Donald Trump ; la courte défaite de l’extrême-droite en Autriche.

On connaît au moins deux des prochains épisodes de cette lutte à mort. La nouvelle élection organisée en Autriche en octobre après l’annulation du scrutin de mai. Et la tentative probable de la classe dirigeante britannique et européenne de ne pas donner de suite concrète au vœu exprimé par les partisans du Brexit.

Entre les deux blocs un climat de guerre civile s’est installé.

 

  • Assassinat de Magnanville : le terrorisme en voie de banalisation

Le terrorisme islamiste s’est de nouveau illustré. Cette fois-ci le mode opératoire a changé : le couple de policiers a été assassiné à l’arme blanche à son domicile. Ce nouvel attentat montre que le terrorisme peut prendre de multiples formes, y compris les plus simples et les plus impossibles à éviter : poignarder au hasard dans la rue ; lancer une voiture dans la foule ; pousser les gens sur les voies du métro…

L’attentat a confirmé le laxisme et l’impuissance des pouvoirs publics : comme c’est le cas à chaque attentat, le terroriste était parfaitement connu de la police et de la justice et avait été condamné.

La réaction de la classe dirigeante a été la même que d’habitude. Elle poursuit à chaque fois quatre objectifs : Minimiser les faits : « l’assassin était un individu isolé ». Dédouaner la classe dirigeante : « Les attentats sont inévitables et il faut apprendre à vivre avec ». Faire porter la responsabilité sur la société française : « Le terrorisme est au moins en partie attribuable au chômage, au racisme, aux ghettos, aux contrôles au faciès ». Et surtout occulter le lien causal entre immigration et terrorisme : « L’immense majorité des immigrés sont pacifiques ».

La réalité est exactement inverse, bien sûr.

L’assassinat de Magnanville s’inscrit bien, premièrement, dans le projet terroriste du djihadisme, qui donne des consignes générales sans avoir nécessairement besoin de mobiliser des réseaux structurés.

La classe dirigeante, deuxièmement, est coupable, évidemment, et elle l’est triplement : elle est coupable à la fois de son incompétence ; de son laxisme ; et de son immigrationnisme.

Les immigrés, troisièmement, ne sont aucunement des victimes : ils profitent des politiques sociales davantage que la plupart des Français. Ils sont en outre généralement profondément racistes, bien plus que la quasi totalité des Français

La contre-vérité majeure du discours de la classe dirigeante, quatrièmement, est la suivante. Le problème posé à la société française n’est pas seulement, comme elle le prétend, celui du terrorisme, du djihadisme ou de l’islam radical. Ce constat simple le démontre : la délinquance, les incivilités et la cohabitation difficile avec les « milieux défavorisés » pèsent au quotidien sur la société française plus lourdement encore que le terrorisme. Or ces comportements sont attribuables pour l’essentiel aux immigrés et ils sont sans rapport direct avec le djihadisme et l’islam radical ni avec l’islam lui-même.

Le problème-clé auquel est confrontée la société française n’est pas le terrorisme, ni l’islam radical, ni même l’islam tout court : c’est l’immigration.

 

  • Euro de Foot : Vive l’équipe de France. A bas la France !

L’équipe de France paraît bénéficier d’un important soutien populaire. Les matches de la France suscitent une forte audience télé. Il y a de nombreux drapeaux tricolores aux fenêtres. Dans les « fan-zones » ou les terrasse des cafés, les supporteurs se griment de tricolore et agitent des fanions.

Ce comportement ne laisse pas d’étonner alors qu’il paraît difficile de communier avec une équipe dont seulement quatre éléments sont de souche européenne.

Il faut en conclure qu’un grand nombre de Français ont une conception de la nation conforme à ce que souhaite la classe dirigeante : la nation comme communauté de valeurs, indifférente à la race.

Le plus étonnant est que parmi les supporteurs enthousiastes de l’équipe de France, certains agitent les drapeaux et chantent la Marseillaise alors qu’ils se déclarent habituellement citoyens du monde et partisans d’un monde sans frontières. Un certain nombre d’entre eux, qui plus est, vont supporter la France alors qu’ils ne s’intéressent que très modérément au football.

Leur seule motivation, dès lors, ne peut être que celle-là : ils supportent la France avec entrain parce que l’équipe de France est la représentation du monde dont ils rêvent. Un monde universel où chacun circule librement et s’installe où il veut. Un monde de mélange, de brassage, de mixité ethnique. Un monde multicolore et multiculturel. Ils supportent l’équipe de France parce que les Blancs y sont minoritaires. Ils supportent l’équipe de France parce qu’ils n’aiment pas les Français.

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