Deux nouveaux attentats en France : La classe dirigeante, première coupable

Chronique de Paysan Savoyard

(n°147 – juillet 2016)

 

La série des attentats commis par des islamistes continue. Cette fois c’est à Nice et St-Etienne-du-Rouvray, dans la banlieue de Rouen. Le premier attentat frappe par le nombre des morts (84). Le second par son caractère délibérément symbolique : un prêtre dans son église pendant la messe, vieillard de 85 ans, égorgé à genoux après une proclamation en arabe, selon le protocole fixé par l’Etat islamique.

Le terrorisme peut donc frapper partout : dans une grande ville balnéaire en principe fortement sécurisée ; comme dans une banlieue quelconque de la France déshéritée. Il peut frapper tout le monde : des passants choisis au hasard aussi bien que les cibles les plus symboliques.

Les premiers attentats commis en France par des immigrés issus du monde musulman datent des années quatre-vingt. Les attentats de ces derniers mois illustrent une double évolution : une fréquence et une régularité croissante ; une ampleur elle aussi croissante en termes de nombre de victimes.

Les autres pays européens envahis par les immigrés font face également, comme il est logique, aux attaques terroristes : la Belgique et l’Allemagne ces dernières semaines (3 attaques en Allemagne en quelques jours)…

La classe dirigeante, qui organise depuis cinq décennies une immigration massive, est directement responsable de ces attentats, aussi responsable que les terroristes qui les ont personnellement perpétrés. Du moins les terroristes nous débarrassent-ils de leur présence en mourant dans les attaques, tandis que les dirigeants Français et Européens restent, pour l’heure, impunis.

Pour dissimuler sa responsabilité et pouvoir poursuivre sa politique immigrationniste et mondialiste, la classe dirigeante multiplie, comme à chaque attentat, les contre-vérités. Nous nous concentrerons pour cette fois sur les trois plus grossières.

 

  • « Nous sommes en guerre avec le terrorisme »

M. Hollande l’assure : la France est en guerre avec le terrorisme. Il nous paie de mots bien entendu. Bien loin de mener une quelconque guerre, les pouvoirs publics continuent à afficher un laxisme complet à l’égard des populations à risque. La délinquance ne fait l’objet d’aucune répression sérieuse. Les actes émeutiers dans les banlieues sont quotidiens (voitures brûlées, policiers, pompiers et chauffeurs de bus caillassés…). Quant aux terroristes, ils disposent manifestement d’une grande liberté de mouvement.

Les deux derniers attentats mettent ainsi en lumière, comme à chaque fois, le laxisme et l’incompétence des autorités et des services censés protéger la population. Comme à chaque fois les auteurs étaient connus et repérés comme délinquant et/ou islamiste. Celui de Nice avait été condamné pour des faits de violence. L’un des terroristes de Rouen était fiché « islamiste radical » et avait été emprisonné pour avoir tenté par deux fois de rejoindre la Syrie. Ces deux personnages ont pu pourtant commettre leurs attentats librement.

Comme à chaque attentat, M. Hollande annonce que la France renforcera sa participation  à la lutte contre Daech en Syrie. Pourtant ce n’est évidemment pas en Syrie, ni en Irak, ni au Mali que les choses se jouent pour les Européens. Même si l’Etat islamique est chassé de toutes les régions dont il a pris le contrôle, il se reconstituera ailleurs dans un autre secteur du monde musulman en guerre. Et surtout, même si Daech est finalement privé de toute base territoriale, cela ne l’empêchera nullement de continuer à lancer des mots d’ordre et d’inciter ses sympathisants à passer à l’acte en Europe et partout dans le monde.

 

  • « Nous devons désormais vivre avec le terrorisme »

La droite réclame des mesures de durcissement, qu’elle n’avait pas prises quand elle était elle-même confrontée au terrorisme et qui sont de toute façon dérisoires (comme l’internement des fichés S).

La gauche, elle, déclare que la guerre contre le terrorisme sera longue. Elle fait valoir qu’il est impossible de surveiller tous les terroristes potentiels et tous les lieux susceptibles d’être frappés. Elle proclame, qui plus est, « refuser des mesures qui menaceraient les libertés, l’état de droit et nos valeurs ». Tirant la conclusion logique de ces trois prémisses, elle annonce que les Français vont « devoir vivre avec le terrorisme ».

Cette impuissance assumée des pouvoirs publics est évidemment scandaleuse. Le premier des droits et la première des libertés sont bien de pouvoir vivre en sécurité dans son propre pays. Le premier des devoirs d’un gouvernement n’est pas de célébrer des « valeurs » mais d’assurer la sécurité de sa population.

Les aveux d’impuissance volontaire des pouvoirs publics sont d’autant plus odieux qu’ils s’accompagnent de proclamations faussement martiales, de regards sombres surjoués et de coups de mentons ridicules : « en guerre…, état d’urgence…, devoir de résister…, fierté…, valeurs…, pas peur… ». Cette logorrhée sans consistance, ce bavardage vide de contenu, cette jactance dérisoire pourraient susciter de la part de la population française ainsi abusée et manipulée une réaction d’irrépressible colère… Il n’en est rien, au grand soulagement des oligarques.

Il serait pourtant évidemment possible de mettre fin rapidement au terrorisme (ainsi qu’à la délinquance de masse) si un gouvernement digne de ce nom choisissait de mettre en œuvre les mesures adaptées. Ni inhumaines, ni sanglantes, ces mesures seraient, pour les plus importantes, au nombre de quatre. Enfermer pour des périodes longues tous les délinquants récidivistes. Expulser les étrangers délinquants, y compris les étrangers naturalisés. Arrêter l’immigration. Conduire par différents moyens une partie des immigrés à regagner leur pays d’origine.

Redisons cette évidence. Les attentats sont tous attribuables à des personnes d’origine immigrée : pas d’immigration et pas d’immigrés, pas de terrorisme.

Mettre en œuvre ces politiques. Ou accepter de vivre avec le terrorisme… A nous de voir.

 

  • « Face aux terroristes qui veulent nous diviser, nous devons préserver la cohésion des Français de toutes origines et de toutes confessions »

Comme à l’habitude, la classe dirigeante en appelle à l’unité des Français de toutes origines et de toutes confessions. « Faire bloc, dit M. Valls, face à ceux qui veulent nous diviser… et créer une guerre de religions ». « Nous devons être dans une cohésion, dans un ensemble, dans un bloc » renchérit M. Hollande, dans le style hésitant et bancal qui n’appartient qu’à lui. M. Juppé a les mêmes mots : « Quelle que soit leur religion, les Français doivent faire bloc ».

Dans le même temps la classe dirigeante entend profiter des attentats pour tenter de disqualifier les « populistes » et les « obsédés du grand remplacement » qui dénoncent sa politique immigrationniste. Selon la classe dirigeante, la vraie fracture n’oppose pas Français de souche et musulmans, mais ceux qui veulent « vivre ensemble », dont l’immense majorité des immigrés, et ceux qui cherchent la confrontation : les islamistes et l’extrême droite. Présentés comme des frères ennemis, ou comme les deux faces d’une même pièce, populistes et islamistes sont ainsi renvoyés dos à dos. Signalons par exemple ce tour de force de SOS Racisme qui dans un communiqué a réussi à qualifier les terroristes de mouvement « d’extrême droite » !

Pour affirmer que l’immense majorité des musulmans et des immigrés sont modérés, pacifiques, désireux de s’intégrer et qu’ils « n’ont rien à voir avec le terrorisme », la classe dirigeante estime disposer de preuves irréfutables : « Les responsables de la communauté musulmane condamnent unanimement chaque attentat. De plus parmi les victimes des attentats, on trouve à chaque fois des personnes d’origine immigrée ». Ce qui permet aux oligarques de l’affirmer : « Les musulmans sont eux aussi des victimes du terrorisme. Ils en sont même les premières victimes puisque les attentats augmentent le racisme et la suspicion à leur égard ».

L’analyse mise en avant par la classe dirigeante est erronée dans sa totalité :

Parce que même si les terroristes ne sont évidemment qu’une minorité au sein de la communauté musulmane, ils sont tout de même, de toute évidence, nombreux.

Parce que les situations où de jeunes d’immigrés proclament leur solidarité avec Daech et  les terroristes sont monnaie courante  dans la rue et dans les établissements scolaires.

Parce que l’islam n’est pas une religion de paix. Le Coran est rempli de proclamations guerrières et haineuses. Et les pays musulmans sont tous en guerre, civile ou externe.

Parce que le monde musulman et l’Europe ont toujours été en conflit. Modérés ou non, tous les musulmans cultivent dès lors un certain degré de ressentiment envers les Européens.

Parce que les terroristes et les musulmans vivent en symbiose. Ils appartiennent aux mêmes familles, fréquentent les mêmes mosquées, partagent les mêmes analyses fondamentales. Il n’y a pas de solution de continuité entre modérés et islamistes. Au sein de la communauté musulmane, les islamistes sont comme un poisson dans l’eau.

Parce que même si les musulmans ne sont certes pas terroristes pour la plupart, beaucoup sont tout de même délinquants. Beaucoup d’entre eux également pourrissent la vie quotidienne des Français moyens par leur comportement incivil et agressif.

Parce que de nombreux immigrés s’abreuvent aux chansons de rap, truffées d’incantations antiFrance haineuses et guerrières.

Parce que les braves gens qui, bien sûr, existent parmi les immigrés, n’ont pas la parole : ils ne pourront pas et ne voudront pas se mettre en travers des radicaux qui font la loi.

Certes les musulmans, aussi bien en Europe que dans les pays où ils sont majoritaires, ne sont pas unis. Ils sont même, comme nous le notions plus haut, le plus souvent en guerre : guerres ethniques et tribales ; oppositions raciales et nationales (entre Arabes, Turcs, Perses…) ; lutte entre sunnites et chiites. L’affrontement entre l’Etat islamique (et avant lui Al Quaida) et les régimes en place dans les différents pays de la zone constitue l’un des conflits qui traversent le monde musulman. Daech est l’ennemi du régime marocain, du régime turc, du régime saoudien : mais le fait que les dirigeants Saoudiens ou les Turcs sont les ennemis de Daech n’en fait pas pour autant des amis de l’Europe.

De même, dans nos pays, la plupart des musulmans ne sont pas, sans doute, favorables à Daech  et ils en sont parfois les victimes : cela ne fait pas d’eux pour autant nos amis, contrairement à ce que prétendent les dirigeants européens félons.

Daech veut déclencher une guerre frontale entre l’Occident et le monde musulman, qu’il veut regrouper en un califat mondial. Les musulmans modérés participent eux, de façon consciente ou non, à une autre stratégie : la conquête de l’Europe en douceur par l’immigration et la démographie.

La stratégie de conquête par le nombre et le projet de Daech sont concurrents et ennemis : cela ne fait pas des musulmans modérés nos amis.

On renverra sur ce point à notre article de novembre 2015 suite aux attentats de Paris.

 

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Notons que l’assassinat du prêtre de St-Etienne-du-Rouvray a suscité de la part des catholiques des réactions aussi atterrantes que prévisibles : nous y reviendrons dans un article suivant.

Terminons par cette question. Se peut-il que la multiplication des attentats finisse par provoquer un renversement de la situation et conduise les populations Françaises et Européennes à porter enfin au pouvoir des responsables qui arrêteront l’invasion migratoire ?

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