Burkini : l’envahisseur avance masqué

Chronique de Paysan Savoyard

(n°149 – août 2016)

 

  • Burkini : un débat à côté de la plage

Les maires de certaines communes balnéaires ont pris des arrêtés d’interdiction du burkini sur leurs plages (l’un d’entre eux vient d’être suspendu par le  Conseil d’Etat). Ces interdictions ont déclenché dans les médias une polémique soutenue et fait apparaître trois types de positionnement.

Certains des partisans des « valeurs républicaines » condamnent le burkini au nom du droit des femmes, qui ne doivent pas se voir imposer par les hommes une manière de se vêtir. Leur opposition au burkini, et plus généralement au voile, se fonde également sur le principe de laïcité, qui proscrit selon eux l’affichage ostentatoire de convictions religieuses dans l’espace public.

C’est au nom des mêmes valeurs républicaines que d’autres soutiennent les positions inverses et défendent les porteuses de voile et de burkini. Ceux-là expliquent que la liberté individuelle comprend notamment la liberté de s’habiller à sa guise ou de pratiquer comme on l’entend la religion de son choix.

Qu’ils soient pro ou anti burkini, les militants des « valeurs » affirment tous leur volonté de favoriser l’intégration des immigrés et de lutter contre l’islamisme radical. Ces objectifs communs les amènent pourtant à prendre là encore des positions contraires. Les uns sont opposés au burkini parce qu’il  constitue une manifestation islamiste. Les autres estiment qu’en refusant le burkini, on stigmatise les immigrés ce qui ne peut conduire qu’à les jeter dans les bras des radicaux.

Les mêmes oppositions se retrouvent à chaque polémique concernant l’islam (minaret, repas halal, horaires de piscines…). Au nom des « valeurs », liberté, droit des femmes, laïcité, intégration des immigrés, certains veulent marquer une position de fermeté quand d’autres sont partisans « d’accommodements raisonnables ».

Ces oppositions au sein du camp du Bien mettent en évidence la difficulté devant laquelle sont placés les partisans de la République, de la Laïcité et des Valeurs et dont ils ne savent pas comment sortir. Ils sont favorables à l’immigration ; constatent que celle-ci pose des problèmes croissants ; mais ne veulent à aucun prix la remettre en cause. Confrontés à cette aporie, les militants des Valeurs passent un mauvais été.

A côté de ces deux positions « républicaines », il en est une troisième : celle des soumis, des tolérants, des consentants. Ceux-là affirment que la querelle du burkini, autour d’un « bout de chiffon », est ridicule et dérisoire. Voile, minaret, halal, ils ont la même réaction à chaque nouvelle polémique : soucieux quoi qu’il arrive de noyer le poisson, de détourner le sujet et de regarder ailleurs, ils dénoncent des « débats ridicules » et des « guerres picrocholines ». Les soumis ajoutent que la dénonciation du burkini (ou du voile, ou du halal…) constitue en réalité une manifestation d’intolérance, de racisme et d’hostilité aux immigrés. Ces tolérants ont d’ores et déjà consenti à subir la loi de l’envahisseur : ce sont les futurs dhimmis.

Quant à la classe dirigeante, elle tire profit de ces débats, qu’elle suscite et alimente. Ils ont en effet pour elle un double intérêt. Ces polémiques tout d’abord font porter l’attention sur un point particulier (burkini, halal, déchéance de nationalité…), détournant ainsi le regard de la question centrale : l’invasion migratoire de la France et de l’Europe.

Ces débats passionnés permettent ensuite de créer la confusion : sous le déluge des arguments contraires, personne ne sait plus finalement que penser et ne songe pas à mettre en cause la politique d’ensemble suivie par le Système. Provoquant et alimentant ces disputes, aussi enflammées que subalternes, la classe dirigeante peut poursuivre, dans la confusion générale, sa politique mondialiste et immigrationniste.

Il nous paraît clair que toutes ces positions pro et anti burkini sont à côté de la plaque. Le burkini est un acte politique. Comme toutes les autres revendications mises en avant par les immigrés, il marque à la fois la volonté de prise de possession du territoire de l’Europe par le nombre ; et une volonté de confrontation avec les sociétés européennes par les comportements. Ce qui est en jeu, dès lors, ce n’est pas d’interdire ou non le burkini : la provocation et la revendication se porteront immédiatement sur une autre terrain.

De même la distinction entre l’islam radical et « l’immense majorité des immigrés désireux de s’intégrer » est, elle aussi, à côté de la plaque. Le passage à l’acte terroriste et djihadiste ne concerne qu’une assez faible minorité, c’est entendu. En revanche une proportion importante et manifestement croissante de la population immigrée est engagée depuis plus de vingt ans dans un processus d’affirmation identitaire, de refus d’intégration et de confrontation : voile, ramadan, mosquée, halal…

Quand cesserons-nous de nous réfugier dans une position d’aveuglement volontaire ? Le problème ce n’est pas le burkini, ni le voile, ni le halal. Le problème ce n’est pas non plus l’islam radical. Le problème n’est même pas l’islam. Source de toutes ces controverses et cause de nos principales difficultés, le problème essentiel est simple  : nous sommes en train d’être envahis.

 

  • Afflux de candidatures à la présidentielle : Et tout ça pour poursuivre la même politique !

L’approche de la rentrée politique a incité un certain nombre de politiciens à annoncer leur candidature à la présidentielle. M. Sarkozy vient de confirmer qu’il était candidat à la primaire des Républicains. Une dizaine d’autres s’étaient déjà déclarés. A gauche la liste s’allonge également. Certains se disent candidats à la primaire de leur parti (Mme Duflot, M. Hamon…). D’autres, comme M. Mélenchon, candidats tout court. La plupart sont candidats pour exister politiquement dans leur parti et n’iront pas au bout. Une fois les primaires achevées, la recherche des signatures effectuera un autre écrémage et seuls une dizaine de prétendants seront effectivement sur la ligne.

Cette multiplication des candidatures suscite cette réflexion. Ils sont nombreux et leur affrontement sera sanglant : mais ils veulent tous faire la même politique. Quelques-uns s’opposent, mollement, à la mondialisation. Tous en revanche sont immigrationnistes.

Reste Mme Le Pen. Son discours est pour l’instant plutôt confus. Le seul point de son programme qui avait le mérite de la clarté, la sortie de l’euro, semble aujourd’hui remis en cause. Attendons… Sans grandes illusions…

 

  • Jeux Olympiques : les Français de couleur brillent dans les sports de combat

Les JO sont terminés et les Français se sont illustrés dans certaines disciplines, en particulier les sports de combat : judo, boxe.

Signalons au passage l’absence scandaleuse de la boxe Française parmi les disciplines olympiques, alors que ce sport de percussion a été codifié dès 1877 par Joseph Charlemont, que l’on dénombre actuellement 50.000 licenciés dans plus de 700 clubs et qu’il est officiellement répertoriée en 2015 à l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France. En outre, la savate était présente lors des Olympiades de 1900 : et pour cause, le baron Pierre de Coubertin était lui-même un pratiquant.

Dans ces disciplines les médaillés français sont tous issus de l’immigration extra européenne ou des îles. Les Blancs sont absents. Il en est de même dans les clubs d’arts martiaux, où les Blancs sont peu nombreux.

Cela veut-il dire que les non-Européens sont physiquement plus forts ? Peut-être. Mentalement plus armés et plus déterminés ? Sûrement. Plus agressifs ? A n’en pas douter.

Nous autres les Blancs Bisounours, fraternels et tolérants, doux et pacifistes, tendeurs de joue gauche et amoureux de nos ennemis, immigrationnistes et Citoyens du Monde, nous avons du souci à nous faire…

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