Heureusement il y a Zemmour

Chronique de Paysan Savoyard

(n°155 – octobre 2016)

 

  • « Un quinquennat pour rien » : Heureusement il y a Zemmour

Comme le précédent, le nouvel ouvrage d’Eric Zemmour se place dès sa sortie en tête des ventes. Lorsqu’il intervient à la télé comme à la radio, l’audience de E. Zemmour est également très forte. Et pour cause : ses interventions sont toujours de haute qualité, empreintes d’intelligence, de grande culture, de rigueur et d’honnêteté intellectuelle. De plus E. Zemmour est une personnalité manifestement saine, simple et sympathique.

Toute la classe dirigeante prétend qu’islam et islamisme sont deux réalités distinctes et sans rapport entre elles : il s’agit pour l’oligarchie d’éviter que la présence même des musulmans et des immigrés en France soit mise en question. E. Zemmour dénonce ce mensonge et montre qu’il n’y a pas de distinction à faire entre islam et islamisme : qu’il soit radical ou soi-disant modéré, l’islam est incompatible avec la France et la pérennité de la civilisation européenne.

Au fil des années E. Zemmour n’a cessé de clarifier et de durcir ses positions et d’en tirer les différentes conséquences. Et ce qu’il n’énonce pas explicitement découle directement des constats qu’il dresse. E. Zemmour affirme que l’islam est incompatible avec la France : la plupart des immigrés étant musulmans, c’est donc leur présence même qui est incompatible avec la survie de notre pays. Au journaliste de Causeur, qui lui demande quelles solutions il pourrait proposer, il répond : « La solution se déduit du diagnostic ». S’il ne prononce pas (encore) le mot, c’est en toute logique à la « remigration » que Zemmour pense. La solution qu’il suggère en creux est radicale : s’ils veulent conserver un avenir, les Français et les Européens doivent conduire la plupart des immigrés à regagner leurs pays d’origine.

Nous remercions E. Zemmour, homme courageux, de se faire ainsi le meilleur défenseur de l’identité de la France et de l’Europe. Quel paradoxe de voir cette position occupée par quelqu’un qui n’est pas un français de souche ! Et par un homme d’origine juive, alors que de nombreux Juifs de France (intellectuels, journalistes, cinéastes, fonctionnaires) sont au contraire fortement engagés dans la politique immigrationniste.

Quel contraste aussi avec les positions d’une Marine Le Pen, empêtrée dans ses développements hasardeux sur l’euro et l’Europe, engluée dans ses positions politiquement correctes en faveur de « nos compatriotes musulmans », des « musulmans respectueux de nos valeurs » et de « l’islam compatible avec la république ». A l’inconsistance de ses analyses s’ajoute son déficit de crédibilité personnelle (son style, son entourage, son attitude vis-à-vis de Jean-Marie Le Pen, fondateur du FN et son propre père…).

Heureusement il y a Eric Zemmour.

 

  • Le dernier livre de C. Guilluy : Les trois France chacune chez soi

Les ouvrages de Christophe Guilluy mettent en avant la dimension géographique de ce qui est train de se passer. Le territoire français comprend désormais trois types de lieux. Les quartiers centraux des métropoles attractives (au nombre d’une dizaine) sont réservés aux gagnants de la mondialisation, les propriétaires des entreprises et tous ceux qui gravitent dans leur entourage et profitent de leur pouvoir d’achat : cadres supérieurs, professions libérales, commerçants, bobos des médias, de la communication et de l’informatique. Ceux-là sont protégés des effets de la mondialisation, n’étant pas concernés par les délocalisations. Habitant dans les quartiers résidentiels, ils sont également a l’abri des méfaits de l’immigration.

Le deuxième type de lieu est celui des HLM, des « quartiers » et des « cités », habités par les immigrés. Ces zones sont fortement aidées (assistanat, politique de la ville), et Guilluy rappelle qu’elles le sont bien plus que ne l’est la troisième zone.

La troisième France est celle de la France périphérique : les banlieues lointaines, les zones périurbaines, les villes petites et moyennes éloignées des métropoles attractives. C’est là qu’habitent les perdants de la mondialisation ou ceux qui en sont à l’écart : les ouvriers ou ce qu’il en reste, qu’ils soient actifs ou retraités ; les employés ; les chômeurs victimes de la désindustralisation.

Les Français périphériques subissent une certaine forme de relégation : emplois rares et peu valorisants ; temps de trajets élevés ; éloignement des lieux attractifs. Une partie de ces Français ont choisi pourtant de résider dans cette France périphérique, préférant renoncer aux HLM auxquels ils pourraient prétendre afin de fuir la cohabitation avec les immigrés. C’est dans la France périphérique que se développe, bien sûr, le vote pour le Front national.

C’est à un observateur issu de l’extrême-gauche qu’il revient de mettre en évidence certaines conséquences gênantes des politiques mondialistes et immigrationnistes. Ces politiques sont comme on le sait approuvées par toute la classe dirigeante : la droite bien sûr ; mais aussi les différentes composantes de la gauche (gauche gestionnaire, gauche libérale-libertaire, gauche gauchiste et de plus en plus fréquemment islamo-gauchiste).

Nul doute que C. Guilluy sera contraint au fil de ses ouvrages de renouveler en profondeur la liste de ses amis.

 

  • « La Fachosphère » : Fdesouche en figure de proue de la réinformation

Le livre des journalistes de Libé consacre Fdesouche comme la figure de proue de « la Fachosphère ». Après avoir occulté pendant des années l’existence de Fdesouche et son succès afin de ne pas lui faire de publicité, le Système est conduit à reconnaître l’importance de la place occupée par le site.

La consécration médiatique de Fdesouche est une nouvelle illustration de la montée dans le débat public des inquiétudes concernant les questions d’immigration et d’identité. Les signes se multiplient : la place prise par Eric Zemmour dans le débat public ; la rupture d’avec le Système d’un certain nombre d’intellectuels venus de la gauche (Finkielkraut, Onfray…) : le fait que les débats autour de ces personnalités et des thématiques qu’ils soulèvent sont ceux qui réalisent les meilleurs taux d’audience : ainsi bien sûr que l’augmentation continue ces dernières années des votes pour le FN.

Ce sont les faits d’actualité d’abord qui expliquent la place croissante que prennent les débats et les questionnements autour des questions d’immigration et d’identité. Le Système fait tout son possible depuis des décennies pour que les événements qui se produisent ne débouchent pas sur une réaction hostile de la population « de souche », aujourd’hui passive : par une propagande incessante, par l’occultation et la déformation des faits et des chiffres, par l’intimidation des opposants…

Fdesouche joue depuis plus de dix ans un rôle majeur pour que l’opinion prenne conscience de ce qui est en train de se passer. Le livre des journalistes de Libé vient de le reconnaître. Comme un hommage du vice à la vertu…

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2 commentaires sur “Heureusement il y a Zemmour

  1. Commentaire lumineux, comme toujours. Je suis entièrement d’accord sur tous les points. Un terme cependant me suggère une réserve : la rigueur. Certes E. Zemmour fait preuve de courage et de sincérité (deux qualités rares) lorsqu’il indique les causes et les effets du désastre en cours et son intelligence large et pénétrante brille dans ce constat. Courage, sincérité, intelligence, à quoi il faudrait ajouter la force de conviction, qui permet à ce publiciste de toucher le plus large public et de le gagner à la cause de la vérité, toutes ces vertus sont celles d’un homme providentiel, peut-être même d’un génie.

    Vous ne manquez pas d’évoquer la grande sympathie qu’inspire cet homme courageux. Mais l’endroit par où il prête le flanc à la critique, qui n’est pas disposée à l’indulgence à son égard, c’est précisément la rigueur, au sens restreint et « académique » du mot. Il y a de la rigueur dans le refus du discours tout prêt et manifestement faux dont nous abreuvent les faiseurs d’opinion, il y a de la rigueur dans le diagnostic exact du mal qui nous affecte; cette rigueur, E. Zemmour en a fait abondamment la preuve. Toutefois ses ouvrages, dans le détail mais aussi la conception d’ensemble, ont un certain amateurisme qui, bien qu’enthousiaste et intelligent, n’en est pas moins embarrassant.

    C’est ce qui a permis à un individu aussi inepte que le chroniqueur de l’émission de Ruquier, dont le nom m’échappe, de mettre en difficulté E. Zemmour sur un point technique, nettement en difficulté. Effectivement, le chiffre que citait E. Zemmour était faux, et il ne paraissait pas reconnaître une erreur assez grossière d’analyse. Et ce ne fut pas la seule fois. E. Zemmour s’en tire en usant d’arguments d’autorité assez maladroits. Un exemple parmi d’autres de son manque de rigueur : il parle régulièrement, dans ses ouvrages et dans ses interviews, de la « nonlonté » de Louis XVI, en attribuant ce mot à Mirabeau. Or le mot n’est pas de Mirabeau. Mais le mot est de surcroit déformé : il s’agit de la « nolonté » (du lat. nolere, de pas vouloir). Ces deux erreurs, sans cesse répétées, témoignent d’une information trop rapide, d’une lecture superficielle des sources. Cela explique qu’E. Zemmour puisse aussi s’embrouiller dans les données chiffrées qu’il brasse, ou dans les événements qu’il évoque dans ses larges aperçus. C’est peut-être une faiblesse.

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