Les confidences de F. Hollande : l’immigrationnisme carriériste

Chronique de Paysan Savoyard

(n°156 – octobre 2016)

 

  • F. Hollande ou  l’immigrationnisme carriériste

Dans les entretiens accordés aux journalistes de Libération au cours de son mandat, M. Hollande livre différentes considérations surprenantes concernant l’immigration. Il y a « un problème avec l’islam (…) parce qu’il veut s’affirmer comme une religion dans la république ». Ou encore : « On ne peut pas continuer à avoir des migrants qui arrivent sans contrôle… ». Ou encore : « Il y a des choses qui marchent très bien et l’accumulation de bombes potentielles liées à une immigration qui continue. Parce qu’elle continue ». Ou encore : « Je pense qu’il y a trop d’arrivées d’immigration, qui ne devrait pas être là ».  Ou encore : « Comment éviter la partition, car c’est quand même ça qui est en train de se produire »…

Or donc F. Hollande pense qu’il y a trop d’immigration et il se montre bien conscient des graves problèmes qu’elle pose… Et pourtant il n’a rien fait pour l’endiguer. Il pouvait par exemple faire en sorte que l’immigration légale diminue : en faisant changer la loi de façon à ce que l’administration accorde moins de titres de séjour. Il n’en a rien fait. Non seulement l’immigration légale n’a pas reculé sous son mandat mais elle au contraire continué à croître : 200 000 par an en moyenne. Sans parler de l’immigration illégale. Sans parler des naissances dans les familles issues de l’immigration (voir cette chronique).

Parmi ceux qui conduisent la politique immigrationniste et parmi ceux qui l’approuvent, on peut distinguer trois catégories (voir cette chronique).  Les milieux économiques sont favorables à l’immigration parce qu’elle permet de pourvoir les emplois peu qualifiés et mal payés, qu’elle fait pression à la baisse sur les salaires et qu’elle accroît les profits.

La deuxième catégorie d’immigrationnistes est celle des idéologues, favorables aux sociétés pluriculturelles et multiraciales, à un monde sans frontières, à un monde de « citoyens du monde ».

La majorité des immigrationnistes, qui constituent la troisième catégorie, sont animés par des motivations d’un autre ordre : ils sont immigrationnistes par opportunisme et carriérisme. Ce ne sont pas forcément des immigrationnistes enthousiastes. Ils ne sont pas nécessairement convaincus du bien-fondé des politiques conduites. Beaucoup sont même conscients de ce que l’invasion migratoire va aboutir à des catastrophes. Mais ils savent que s’ils disaient ce qu’ils pensent réellement, ou même s’ils exprimaient des doutes, leur carrière politique ou administrative serait immédiatement terminée. Ils relaient donc le discours dominant et appliquent cyniquement la politique immigrationniste souhaitée par l’élite économique et les idéologues.

Précisons que les immigrationnistes carriéristes s’arrangent pour échapper pour eux-mêmes aux conséquences des politiques qu’ils appliquent, en habitant dans des endroits protégés de l’immigration et en y scolarisant leurs enfants.

La plupart des immigrationnistes, donc, ne sont pas personnellement convaincus de la pertinence des politiques suivies : ils n’en sont pas moins, par carriérisme, des rouages actifs de l’immigrationnisme. F. Hollande vient de vendre la mèche. Il n’est pas à la tête d’une entreprise du CAC 40, on le savait. Il n’est pas non plus un idéologue, on s’en doutait. Il appartient à la vaste corporation des cyniques et des hypocrites qui sont immigrationnistes par carriérisme.

 

  • Le document des Evêques de France : l’aspiration morbide au martyre

Dans un document rédigé dans la perspective de la campagne présidentielle, les évêques de France font la morale à la société française, prêchent l’esprit d’ouverture vis-à-vis des immigrés et prônent le vivre ensemble. En contrepoint ils mettent en garde les catholiques contre la faute morale que constituerait le vote pour le Front national.

Le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Pontier, insiste sur les aspects principaux du document des évêques et appelle à faire davantage pour l’accueil des migrants

Incitant les Français à accueillir davantage de réfugiés, l’Archevêque indique avoir « un peu honte pour notre pays quand je vois que la petite Jordanie accueille 1,5 million de réfugiés ». Concernant l’intégration des immigrés, Mgr Pontier juge «  indigne d’instrumentaliser les événements causés par le courant de Daech pour durcir les relations entre les Français musulmans et le reste de la population » et appelle à ne pas voir «  chaque réfugié comme un terroriste potentiel ! Ce sont aussi des talents qui nous arrivent ». L’archevêque de Marseille conclut de la façon suivante : « Nous sommes devenus pluriculturels ». (Nous ne réussirons pas) à « vivre ensemble » (…) « en cherchant à revenir à une supposée identité fermée, éternelle, que tout le monde aurait partagée dans le passé, alors même que les courants migratoires, il y en a eu de tout temps ».

En reprenant à son compte l’intégralité des poncifs immigrationnistes, l’Eglise commet une triple erreur d’analyse. Elle fait, premièrement, une mauvaise lecture de l’Evangile (voir cette chronique). Les messages de l’Evangile, en effet, s’adressent aux individus mais ne constituent pas un guide pour l’organisation de la société. En outre ils doivent le plus souvent être interprétés plutôt que pris au pied de la lettre. Par exemple l’Evangile préconise l’accueil de l’Autre et l’hospitalité à l’égard de l’Etranger. Etre prêt à accueillir pour quelques jours une personne en difficulté est une chose : cela ne veut pas dire que tout chrétien doit se sentir tenu d’accueillir sans limite de temps tout étranger qui se présente. Si l’on choisit une lecture littérale de l’Evangile, on aboutit à des situations concrètes impossibles, aussi bien sur le plan personnel que collectif.

L’Eglise se trompe, deuxièmement, parce qu’elle croit qu’une attitude ouverte des Chrétiens, et des Français de façon générale, va favoriser le dialogue avec les musulmans et les immigrés et améliorer le climat d’ensemble. Alors que les musulmans et les immigrés prennent les concessions et les gestes d’ouverture comme un aveu de faiblesse.

L’Eglise se trompe, troisièmement, parce qu’elle laisse de côté l’histoire de l’Europe. L’Europe, modelée par le christianisme, a toujours été en guerre avec l’islam. Comment imaginer qu’il puisse en être autrement aujourd’hui, alors que les musulmans, qui sont en train de nous envahir, savent qu’ils ont désormais la possibilité de prendre une revanche historique sur les Chrétiens, les Européens, les Blancs ? Comment soutenir que la coexistence avec les immigrés peut être durablement apaisée alors que partout dans le monde arabe les Chrétiens sont persécutés et éliminés ? Comment imaginer, sans faire la preuve par là-même d’une naïveté désarmante, que la présence des immigrés, la plupart du temps musulmans, puisse déboucher sur leur intégration, alors qu’ils sont désormais des millions  ?

Mais les responsables chrétiens, en réalité, ne sont pas naïfs. Ils sont au contraire très bien informés et même souvent en première ligne, dans les banlieues, les écoles, les prisons. La vérité est que les évêques, la plupart des prêtres et la majorité des chrétiens pratiquants n’ont pas pour objectif de participer à l’édification d’une société stable et vivable. Plus ou moins consciemment, leur modèle est celui du martyr, de l’église des catacombes, des chrétiens persécutés et jetés aux lions.

Si les choses continuent dans la direction qu’ils souhaitent, ils n’auront pas à attendre longtemps pour voir leurs vœux morbides se réaliser. Dans la société envahie par les immigrés qu’ils promeuvent, les chrétiens comme les autres Français, seront les victimes des violences et des humiliations. Si leur ressort secret est de mourir en martyrs, que les évêques continuent comme ça et ils seront exaucés.

Le père Hamel, égorgé dans son église de St-Etienne-du-Rouvray, était lui aussi personnellement engagé dans l’immigrationnisme et l’accueil des immigrés…

 

  • Viry-Châtillon : les flics, premières victimes du Vivre-Ensemble

Quatre policiers en surveillance dans la cité de La Grande Borne à Viry-Châtillon (Essonne) ont été attaqués à coups de cocktails-Molotov et gravement brûlés . A ce que l’on nous dit, l’un d’eux est toujours entre la vie et la mort. Par leur geste les agresseurs, qui n’ont pas été arrêtés, voulaient de toute évidence signifier que la présence de la police dans la cité n’est pas tolérable.

Depuis quatre décennies environ, les différents gouvernements ont décidé de laisser les quartiers s’organiser librement selon leurs propres règles (voir cette chronique). Les quartiers ne sont pas pour autant des zones de non droit : c’est une autre loi qui s’y applique, déterminée par les caïds et les islamistes. La police a l’ordre de se tenir à l’écart des quartiers afin de ne pas paraître se livrer à des « provocations » susceptibles de déclencher des émeutes. En échange de leur abstention volontaire, les pouvoirs publics espèrent que les caïds, les bandes et les gangs, satisfaits de leur actuel chiffre d’affaires, limiteront les actions de prédation qu’ils mènent en dehors des quartiers au trafic de drogue, aux braquages et aux cambriolages, sans mettre le pays à feu et à sang.

Pour consolider cette stratégie d’abstention, les pouvoirs publics mènent dans les quartiers une politique active de clientélisme : distribution massive d’allocations ; gratuité générale des prestations publiques ; distribution de subventions aux associations tenues par les islamistes ; recrutement des grands frères dans les associations liées à la mairie, dans le journal local, dans le cabinet du maire ou même comme élus dans les conseils municipaux.

Les pouvoirs publics cependant sont tout de même contraints d’assurer une certaine présence publique dans les cités. Ils sont tenus d’y faire fonctionner des écoles et de faire circuler des bus. Lorsque les pompiers et la police sont appelés pour une urgence, ils sont obligés de pénétrer dans la cité, même s’ils savent qu’il s’agit souvent de guet-apens. Le commissariat local reçoit également l’ordre de marquer de temps à autres une présence minimale et de « faire semblant » à dose homéopathique. C’est semble-t-il en surveillant une caméra de surveillance (sic) que les policiers de Viry-Châtillon ont été attaqués.

Pour éviter que les habitants des cités ne se sentent provoqués par une présence publique trop voyante, les pouvoirs publics ont décidé depuis une quinzaine d’années de recruter un grand nombre de chauffeurs de bus, de policiers et maintenant d’enseignants issus des banlieues. Cette politique d’apaisement n’est manifestement pas ressentie comme suffisante.

C’est ainsi que les chauffeurs de bus et les pompiers sont caillassés et agressés quotidiennement dans l’une ou l’autre des 800 cités « prioritaires » que compte la métropole. Quant aux flics de base contraints d’intervenir, ils sont envoyés au  casse-pipe, au volant de leur 308, avec l’ordre de ne jamais tirer même pour se défendre. Et  la certitude d’être lâchés par les politiciens et la haute hiérarchie policière en cas de « bavure ».

Vis-à-vis des policiers, les responsables de l’Etat et des pouvoirs publics se montrent d’un incroyable cynisme, d’une incroyable lâcheté.

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Un commentaire sur “Les confidences de F. Hollande : l’immigrationnisme carriériste

  1. La présence des ZND sur le territoire est un des problèmes majeurs pour notre pays. Une véritable bombe à retardement qu’aucun politique ne veut affronter. Le tenant du Karcher s’est couché en 2005 alors que parfaitement informé et conseillé notamment par Malika Sorel ( auteur notamment de la France en voie de décomposition ) il connaissait les conséquences sécuritaires et sociétales de la démission. Mettre les ZND au pas et éviter leur propagation éviterait pourtant nombre d’autres problèmes qui grévent lourdement l’avenir de notre pays . Je suis sure qu’une pétition par laquelle il serait demandé aux politiques et notamment aux candidats à l’élection présidentielle de définir et prendre les mesures nécessaires à la restauration de l’ordre public dans les ZND serait plébiscitée. Qui aura le courage de la lancer?

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