Le programme de Diane d’Arques, candidate à l’élection présidentielle

Chronique de Paysan Savoyard

(n°157 – octobre 2016)

 

Diane d’Arques vous êtes candidate à la présidence de la république (voir cet article). Je vous propose de passer en revue les différents points de votre programme. Si vous êtes élue, quelles seront vos priorités ? 

Je n’aurai qu’une priorité : l’immigration. Si les choses continuent dans la direction prise depuis quarante ans, les Français de souche européenne vont bientôt devenir minoritaires dans leur propre pays. C’est la même chose dans les autres pays européens. Nous sommes en train d’être remplacés. Nous sommes en train d’être envahis. Je mettrai fin à l’invasion. Et je conduirai une partie importante des immigrés qui sont déjà là à repartir. Ce sera là ma priorité absolue. Tout le reste est secondaire.

Votre programme ne peut pas se résumer à l’immigration tout de même. Les autres domaines qui concernent la vie des gens, le chômage, les retraites, ça ne compte pas pour vous ?

C’est important bien sûr, mais c’est tout de même secondaire. En dehors de l’immigration, aucun autre sujet n’est vital. On peut se remettre des autres difficultés que rencontre le pays. On peut connaître par exemple une période de régression économique et même de pauvreté. Et on peut vivre quand même et en sortir. Mais on ne pourra pas se remettre de l’invasion.

Je me consacrerai donc d’abord à l’immigration et je n’engagerai aucun autre chantier si cela devait m’empêcher d’arrêter l’invasion. De toute façon l’immigration est la cause première de la plupart de nos difficultés dans les autres domaines : état des finances publiques, fonctionnement des services publics, dumping social, qualité de vie, sécurité…

Arrêter l’invasion dites-vous… Je laisse de côté le caractère polémique du terme employé. Comment ferez-vous ?

Ma politique comprendra deux volets. L’arrêt de l’immigration légale et illégale d’une part. Et l’incitation à repartir d’autre part. Je cite certaines des principales mesures à prendre. Pour arrêter l’immigration légale, il faut changer la loi et arrêter la délivrance de nouveaux titres de séjour, en mettant fin notamment au regroupement familial.

Pour arrêter l’immigration illégale, il faut faire notamment trois choses : supprimer les différents droits sociaux dont bénéficient aujourd’hui les clandestins ; mettre tous les clandestins que l’on appréhende en rétention avant expulsion ; et ne plus délivrer de visas dans les pays d’immigration.

Ces mesures concernent l’arrêt de l’immigration. Mais vous parlez aussi d’incitation à repartir…

En effet. Parce que l’arrêt de l’immigration ne sera pas suffisant pour que nous puissions rester maître chez nous : en raison du nombre des immigrés arrivés ces dernières décennies et en raison de leur comportement démographique. Le deuxième volet de ma politique sera donc d’inciter les immigrés déjà présents à repartir.

Je prendrai notamment les mesures suivantes : le renvoi systématique des délinquants étrangers et naturalisés ; le renvoi des clandestins, y compris les clandestins qui ont été régularisés ; la fin des allocations et des droits sociaux pour les étrangers ; la fin de l’attribution de nationalité par droit du sol ; une incitation financière importante au départ, négociée avec les pays d’origine. Cela devrait suffire pour arrêter l’invasion et pour redevenir maître chez nous.

Nous reviendrons dans nos prochains entretiens sur l’aspect moral de toutes les mesures que vous proposez… Je ne sais pas si tout cela est applicable. Et surtout moralement défendable… Mais nous en reparlerons. Vous parlez d’immigration mais aussi beaucoup de sécurité. Que faites-vous en la matière ?

Pour ce qui est de la morale, je vous montrerai le moment venu que c’est la politique immigrationniste suivie aujourd’hui qui est profondément immorale. Mais parlons de l’insécurité. Il y a d’ailleurs un lien direct avec l’immigration puisque la plupart des délinquants sont originaires de l’immigration. Il faut faire trois choses. D’abord renvoyer les délinquants étrangers et naturalisés, je l’ai déjà dit. Deuxièmement, changer la loi pour mettre à l’écart les récidivistes. Afin de protéger la société, un multirécidiviste, après trois ou quatre condamnations pour un délit ou un crime, doit être emprisonné durablement, pour 15 ans ou 20 ans, et cette mise à l’écart doit être automatique.

Troisièmement, il faut augmenter les effectifs des forces de l’ordre et leur donner les instructions nécessaires pour que le territoire soit reconquis. Par exemple face à des actes émeutiers, la police doit recevoir l’instruction de tirer. Il faut mener sur les zones dont nous avons perdu le contrôle une opération de reconquête avec les moyens et les instructions nécessaires. En un mot on change le droit et la loi pour que cesse le non-droit.

Tout cela ne sera pas accepté par beaucoup de monde. Les immigrés d’abord. Mais aussi beaucoup de gens de gauche, les humanistes, des fonctionnaires… Comment faire appliquer tout cela si vous faites face à un refus massif : des grèves, des manifestations, des refus d’obéir… ?

Si je parviens au pouvoir la première chose que je ferai c’est de faire valider les principales mesures que je veux prendre par référendum. Si le référendum est négatif je démissionne. S’il est positif, je prendrai rapidement les mesures principales par ordonnances, en particulier en matière d’immigration et de sécurité. Si cela débouche sur un blocage alors que cette politique correspond à ce que souhaite l’opinion, je mettrai en place l’article 16. Quand la patrie était en danger, la République romaine donnait tout pouvoir à un dictateur choisi par le Sénat, pour une durée d’un an renouvelable. C’est l’esprit de l’article 16. Nous y sommes. Nous sommes en danger. En danger mortel.

Nous reviendrons plus en détail sur tout cela dans de prochains entretiens. Mais il y a d’autres points dans votre programme je suppose…

Il y a d’autres points effectivement, même s’ils sont secondaires je le redis. Je veux assainir l’Etat et les pouvoirs publics. Il faut supprimer le sénat, qui ne sert à rien. Réduire le nombre des députés à 300. Supprimer l’un des niveaux d’administration territoriale, par exemple en supprimant les départements et en augmentant le nombre des régions. Supprimer un grand nombre d’organismes, d’institutions et d’actions publiques inutiles, notamment un grand nombre de subventions.

De même il faut assainir le fonctionnement des services publics et supprimer le pouvoir exorbitant des corporatismes syndicaux et le droit de grève dans les services publics. Il faut supprimer les nombreux emplois de fonctionnaires inutiles dans les collectivités territoriales, sachant qu’il y aura un grand nombre d’emplois à pourvoir du fait du départ d’une partie des immigrés. Tout cela permettra de réduire les dépenses publiques et les impôts de ceux qui travaillent, qui sont beaucoup trop élevés.

C’est plutôt symbolique tout cela. L’essentiel des dépenses publiques ce n’est pas le sénat ou les subventions aux associations…

Ce n’est pas négligeable tout de même. Mais effectivement l’assainissement doit aussi concerner notre système de protection sociale, qui représente la moitié des dépenses publiques. Je crois qu’il faut refuser le modèle américain, où il n’y a pas de protection sociale mais un système d’assurances privées, qui est terrible pour les pauvres et pour les malchanceux. Il faut refuser le libéralisme sauvage et préserver l’économie mixte européenne : une économie de marché avec un Etat protecteur et régulateur. Mais il faut assainir cet Etat protecteur parce qu’il est ruiné par les gâchis d’argent public, je viens d’en parler, et aussi par l’assistanat. Il faut mettre fin à l’assistanat.

C’est-à-dire ?

Il y a une partie du chômage qui résulte des délocalisations : il faut le combattre en sortant de la mondialisation, j’y viendrai. Mais une autre partie du chômage est volontaire. Trop de bénéficiaires sont au RMI depuis sa création et s’installent dans les allocations. Certains choisissent d’alterner les CDD et les allocations chômage, qui sont servies trop généreusement pendant trop longtemps. Trop de gens vivent aux crochets des autres : allocations, logements gratuits, services gratuits. Ce n’est bon ni pour ceux qui paient, ni pour les finances publiques, ni pour les assistés eux-mêmes.

Il faut que tout le monde se remette au travail. Il faudra occuper les nombreux emplois qui sont aujourd’hui non pourvus, dans le bâtiment par exemple. Et il faudra pourvoir les emplois qu’occupent les immigrés, qui pour une partie d’entre eux devront partir : bâtiment, restauration, maisons de retraite, nettoyage, manutention…. Il faut expliquer aux Français qu’on ne peut plus refuser d’occuper les emplois qui existent sous prétexte qu’ils sont manuels et, pour certains, peu qualifiés et peu payés.

On peut comprendre que les gens préfèrent éviter les emplois pénibles et mal payés, non ?

Pour vous répondre je vais parler de l’éducation nationale. Je crois que les politiques suivies depuis quarante ans sont fondées sur des mythes, des illusions, des mensonges : le collège unique, le bac pour tous ou presque, c’est-à-dire des études générales prolongées pour tous. Cela conduit à l’échec scolaire massif ; à l’échec des études supérieures ; à des diplômes sans valeur et sans débouché. Cela conduit également à la dévalorisation des emplois manuels et techniques puisque la poursuite d’études générales longues constitue le modèle dominant. Tout cela repose sur l’illusion et le mensonge.

Comment cela ?

Dans notre société, les emplois de cadre sont une petite proportion des emplois. La plupart des emplois sont soit des emplois manuels ou à dimension technique, soit des emplois de services souvent peu qualifiés. Ces emplois doivent être occupés, alors que tout le monde les fuit. Ils sont occupés par des immigrés, ce qui fait baisser les salaires et rend les emplois en question d’autant plus répulsifs.

Je conclue : la majorité d’une classe d’âge n’a pas vocation à faire des études générales longues mais à se former dès l’âge de 15 ou 16 ans à un métier. De même l’enseignement supérieur doit être sélectif et les places proposées dans les filières doivent correspondre aux emplois qui existent.

Il y a une part de chômage volontaire peut-être. Mais il y a surtout les délocalisations et la désindustrialisation. La Chine est devenue l’atelier du monde…

Bien sûr. La mondialisation a été voulue par la classe dirigeante occidentale, pour diminuer fortement le coût du travail et le coût de la production et augmenter fortement ses profits. C’est une politique qui non seulement détruit nos emplois mais qui aussi délite nos sociétés en profondeur. C’est une politique de trahison. Il faut sortir de la mondialisation.

De façon générale le monde doit fonctionner avec un certain nombre de zones géopolitiques et économiques relativement autonomes. L’Amérique. L’Asie. L’Europe et la Russie, qui doivent se rapprocher, doivent constituer l’un de ces ensembles. Cela veut dire aussi que les Européens doivent cesser d’intervenir, à la remorque des Américains qui plus est, dans les conflits de la planète. Huntington a raison. Si nous voulons éviter la guerre des civilisations, il faut que chaque zone soit relativement autonome sur le plan économique et qu’elle s’occupe de ses affaires sur le plan géopolitique.

Quid de l’Europe ? Vous voulez plus d’Europe ou vous n’en voulez plus ?

Ma conception de l’Europe se déduit de ce que je viens de dire. Il faut une autre Europe que celle de l’Union européenne. Une Europe qui ne soit plus inféodée aux Etats Unis. Qui développe une relation privilégiée avec la Russie. Qui ne favorise plus l’immigration. Qui ne mette plus en place le dumping social entre pays européens. Qui ne soit plus l’Europe du libre commerce au bénéfice des grands marchands et des grands bandits et au détriment des peuples. Il faut une Europe qui se tienne en dehors de la mondialisation.

Il faut une Europe différente mais aussi une Europe à même de se protéger et de se défendre de façon autonome. Parce que nous sommes un ensemble civilisationnel. Et parce que nous sommes menacés. Quant au mode de fonctionnement de cette Europe c’est à voir. Il faut sûrement du fédéralisme dans les domaines vitaux, comme la défense. Mais il faut une Europe qui n’empiète pas sur la plupart des autres domaines, qui doivent rester l’affaire des peuples et des nations. Je résume : il faut passer de l’Europe mercantile à une Europe dont la priorité soit la pérennité de notre civilisation.

L’environnement est une préoccupation pour vous ?

Bien sûr. Une des politiques que je veux mener est de promouvoir une agriculture à échelle humaine, occupant et entretenant le territoire, source d’emplois et productrice d’une alimentation saine. Il faudra consacrer d’importants crédits publics pour soutenir cette agriculture. L’agriculture à l’américaine, polluante, cancérigène, détruisant les paysages, pauvre en emplois, tournée vers l’exportation, ce n’est plus l’agriculture que l’Etat doit soutenir.

L’agriculture à l’américaine a une autre conséquence néfaste : la moitié de la France est en voie de désertification et les gens s’entassent dans une dizaine de métropoles attractives : il faut inverser la tendance. La France doit redevenir un pays où une partie significative de la population vit en milieu rural et dans des villes à taille humaine, comme sait le faire la Suisse par exemple.

L’environnement ce n’est pas que l’agriculture…

Je veux une politique de respect du territoire. Finis les nouvelles autoroutes, les nouveaux TGV, les nouveaux aéroports. Fini le tout camion : il faut donner la priorité au transport de marchandises par voie ferrée. Finis les nouveaux centres commerciaux. Il faut soutenir le commerce indépendant, l’artisanat, la paysannerie de dimension traditionnelle. Finie l’artificialisation accélérée du territoire, que nous dénaturons alors qu’il constitue un patrimoine exceptionnel.

De façon plus générale il faut s’éloigner de la société de consommation de masse et aller vers une société plus frugale. J’ajoute que l’immigration, qui conduit à l’augmentation de la population, a notamment pour conséquence catastrophique une pression accrue sur l’environnement. Arrêter l’immigration c’est aussi alléger la pression sur l’environnement.

Un dernier mot ?

Dans leur majorité même s’ils ne disent pas, même s’ils n’osent même pas le penser et se l’avouer à eux-mêmes, les Français attendent un chef. Ils n’attendent que ça. Ils veulent un chef. Un chef qui remette de l’ordre. Un chef qui donne une direction. Un chef qui redonne aux Français un avenir. Je veux être ce chef, le chef de l’Etat.

Merci Diane d’Arques. Nous reprendrons avec vous les différents points de votre programme dans nos prochains entretiens.

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