La France des publicitaires, merveilleuse et multiraciale

Chronique de Paysan Savoyard

(n°159 – novembre 2016)

L’un des objectifs majeurs de la classe dirigeante est que l’opinion continue à accepter sans réagir la poursuite de la politique immigrationniste. Elle se livre pour ce faire à une entreprise de propagande de tous les instants. Dans le dispositif de matraquage et de manipulation de l’opinion, les publicitaires jouent un rôle non négligeable.

 

  • La France est un pays multiracial, comme cela doit être 

Depuis déjà une ou deux décennies, sur les affiches murales,  à la télé ou dans les pages des journaux, la publicité pour les produits alimentaires ou d’habillement comporte systématiquement des personnages représentatifs de la mixité ethnique.

Il en est de même de tous les documents de communication de l’administration et des organismes publics (annuaires de la poste, plaquettes imprimées, sites internet…).

Il s’agit d’accoutumer la population à accepter le fait que la France devient un pays multiracial.

 

  • Les immigrés sont souvent chirurgiens, agents secrets ou présidents 

De même les publicitaires et leurs donneurs d’ordre ont pour objectif d’habituer l’opinion au fait que les immigrés, grâce notamment aux politiques de discrimination positive, occuperont de façon croissante des postes de responsabilité.

C’est ainsi que de nombreuses pubs mettent en scène des personnes issues de l’immigration en costume-cravate, dans le rôle du banquier en réunion ou du trader derrière son écran d’ordinateur.

La publicité vient renforcer le rôle joué par la télé et le cinéma, notamment par les séries américaines, omniprésentes à la télé française. Les Noirs ou Arabes y tiennent des rôles valorisants : policier, agent secret, juge, politicien.

Le cinéma hollywoodien a procédé de la même manière depuis les années soixante. Il a ainsi introduit systématiquement un quota racial dans les productions, les héros devant être en juste proportion Blancs, Noirs et Asiatiques et Juifs. De même les films ont mis en scène des héros Noirs dotés de statut enviable (auxquels les Noirs n’accédaient pas dans la vraie vie) : aviateur, commandant de sous-marin, président des Etats-Unis… Les esprits ont ainsi été progressivement préparés à accepter l’arrivée de Noirs à des postes de commande. Ce travail de propagande a ouvert la voie à l’élection d’Obama.

 

  • Les immigrés sont beaux, notamment les métis

La publicité ne reflète cependant la présence immigrée que de façon biaisée, en fonction des préjugés des publicitaires et de leurs objectifs de communication. C’est ainsi que certaines populations sont mises en avant, tandis que d’autres sont oubliées ou dissimulées.

Les personnages présentés sont fréquemment des métis, plutôt que des « Noirs-Noirs » : ce compromis permet de ménager les susceptibilités de chaque communauté, celle des Blancs comme celle des immigrés.

Les couples présentés par la pub sont souvent composés d’un homme Noir ou métis et d’une femme Blanche et blonde : sont ainsi reflétés, en même temps qu’encouragés, les fantasmes de la population masculine d’origine immigrée.

On notera que les Arabes typés figurent rarement dans les pubs : les publicitaires ont sûrement jugé que leur image était moins bonne que celle des Noirs.

De même il y a peu d’Asiatiques. Ceux-ci sont pourtant assez nombreux dans les grandes villes. Sans doute les publicitaires misent-ils sur le fait que cette population est peu revendicative et que l’on peut donc se passer de leur attribuer un quota.

 

  • Les immigrés sont rarement délinquants, à la différence des Blancs

Il faut mettre en exergue les campagnes de publicité commandées par les pouvoirs publics qui ont pour objectif d’influer sur les comportements : elles sont en effet spectaculairement manipulatoires.

Le contenu de la campagne antiraciste lancée par le gouvernement en mars 2016 mérite d’être rappelé. Le cœur de cette campagne est une série de clips télévisés inspirés, paraît-il, de faits réels mettant en scène des victimes de violences racistes. Ces victimes sont des Noirs, des Arabes et des Juifs. Les agresseurs sont pour certains cagoulés : lorsqu’ils ne le sont pas et qu’ils sont identifiables, l’on peut constater qu’ils sont tous Blancs. En parallèle, comme le précise le site du gouvernement, « le téléspectateur entend, au cours d’un repas, des convives qui tiennent des propos racistes, antisémites et anti musulmans ». Le spot se termine par ce slogan : « Le racisme ça commence par des mots. Ça se termine par des coups, des crachats, du sang ».

Il nous semblait jusque-là pour notre part que les ratonnades anti immigrés étaient des plus rares. Et que les cas où les Blancs sont insultés, agressés, détroussés, frappés par les immigrés étaient en revanche légion. A en croire le gouvernement et les publicitaires, nous nous trompions du tout au tout.

Cet été, le ministère de l’environnement a réalisé une campagne d’affichage adressée aux vacanciers, à qui il était demandé de ne pas jeter de déchets dans la nature. Cette campagne est également remarquable. On y voit un sac plastique, un emballage de sandwich et un paquet de cigarettes vide jetés par terre. Chacun de ces déchets porte un prénom : « Jeté par Léa le 12 juin » ; « Jeté par Paul le 15 juillet » ; « Jeté par Marie le 1er août ». Léa, Paul, Marie…

Comme on le voit, les publicités ne suivent pas les mêmes règles que les séries télé : les prénoms choisis par le ministère de l’environnement ne représentent que très imparfaitement la diversité de la population française. Il faut croire que les publicitaires et le ministère de l’environnement ont eu connaissance d’études et de statistiques montrant que les Boubacar et les Abdelkrim ne jettent jamais rien par terre.

A la rentrée 2016, la RATP a lancé à son tour une campagne d’affichage, contre la fraude dans les transports cette fois. La campagne comporte trois affiches, chacune mettant en scène un « héros » différent : deux hommes et une femme, entre 20 et 35 ans. Un mauvais génie conseille à chacun d’eux de frauder. Suit le message d’avertissement : « Attention les règles anti fraude viennent d’être durcies ». Il se trouve que les trois fraudeurs sont… des Blancs. Dans le monde politiquement correct des publicitaires et des responsables de la RATP, seuls les Blancs fraudent.

 

  • Et pourtant, le vivre ensemble personne n’en veut

La classe dirigeante et ses relais médiatiques veulent nous convaincre que la société multiculturelle et multiraciale est possible et désirable. Ils veulent nous faire croire que la majorité des gens, immigrés comme Français de souche, sont favorables au « vivre ensemble ». L’oligarchie alimente sur ce thème une propagande incessante. Le Système cependant, dans certaines circonstances, est parfois conduit à laisser transparaître la vérité.

C’est ainsi que cet été de grandes affiches dans le métro ont fait la promotion d’un site de rencontres par internet, à destination des parisiens esseulés.  La trouvaille publicitaire est brillante : « Métro, Boulot, Hugo, Théo, Léo… » sur l’affiche rose. « Métro, Boulot, Caro, Véro, Margo… » sur la bleue.  Six prénoms… et une absence totale de diversité ethnique. Les publicitaires considèrent apparemment que les célibataires parisiens n’ont pas envie cet été de rencontrer Boubacar ni Abdelkrim, pas davantage que Rachida ou Fatoumata.

Le site de rencontre a envie d’être fréquenté : s’il s’affichait comme « multiculturel », tout le monde le fuirait.

Les panneaux publicitaires apposés à l’emplacement de ce projet immobilier situé dans une banlieue « moyenne bourgeoisie » sont également significatifs.  Les dessins réalisés par ordinateur y présentent les bâtiments futurs. Pour rendre la scène plus vivante, ils mettent en scène des personnages sur le trottoir et à l’entrée de l’immeuble : il n’y a que des Blancs. Et pour cause : les promoteurs savent que les éventuels acheteurs n’ont aucune envie de vivre-ensemble et de mixité ethnique.

On voit que lorsqu’il s’agit de générer des profits, le Système ne s’embarrasse plus des quotas, de la mixité, de la lutte contre le racisme et les discriminations. Pour gagner de l’argent, il est obligé d’admettre, en creux, la vérité : le « vivre-ensemble » personne n’en veut.

**

Lorsqu’ils sont payés pour relayer la propagande immigrationniste du régime, les publicitaires le font avec talent : « Les personnes originaires de l’immigration occupent une place importante dans l’économie, conformément à ce que doit être une société moderne. Les immigrés portent souvent des cravates, compte tenu des responsabilités importantes qu’ils occupent habituellement. En dépit de leur comportement impeccable, ils sont pourtant trop souvent les victimes du racisme des Français de souche »…

Si en revanche la publicité doit, pour vendre ses produits, se faire le reflet de la réalité, le message change. Qui a-t-on envie de fréquenter quand on est célibataire ? Qui veut-on rencontrer sur son lieu de vacances ? Qui veut-on avoir comme voisin de palier ? La pub est contrainte de laisser filtrer la réponse : « On veut rester entre nous ».

Publicités