Attentat de Berlin : encore un coup de l’extrême-droite

Chronique de Paysan Savoyard

(n°166 – décembre 2016)

 

Nouvel attentat islamique en Europe, à Berlin cette fois : 12 morts. Le terrorisme prend des airs d’habitude. Comme déjà à Nice, un camion dans la foule… Comme à chaque fois les bougies sur le trottoir. La revendication par l’Etat islamique. Le profil du terroriste, entre islam et délinquance…

Comme à chaque fois le laxisme de l’Europe passoire et des polices dépassées : le terroriste présumé avait été condamné pour des violences, avait fait de la prison en Italie et était repéré comme islamiste dangereux. Cela ne l’a pas empêché de circuler et de séjourner librement en Europe. De même une fois l’attentat commis, il a pu quitter l’Allemagne, passer par la France et entrer en Italie.

Comme à l’habitude également, recourant à une propagande puissante et bien rodée, la classe dirigeante, aussi bien en France qu’en Allemagne, met en cause… l’extrême-droite !

L’extrême-droite en effet est accusée tout à la fois de propager la haine ; de se livrer à des analyses simplistes ; de faire preuve de populisme ; d’alimenter la théorie du complot ; de chercher à tirer profit des attentats ; d’être un danger pour la démocratie et les libertés ; de constituer le pendant extrémiste du djihadisme…

En dénonçant immédiatement après l’attentat les positions « extrémistes » et « haineuses » des « populistes », la classe dirigeante tant en Allemagne qu’en France cherche d’abord à éviter d’être accusée elle-même pour sa politique migratoire et de sécurité. Elle vise également à empêcher la naissance de tout questionnement sur le lien entre immigration et terrorisme et à prévenir tout débat sur le bien-fondé de la présence même des immigrés en Europe.

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Arrêtons-nous pour cette fois sur cet argument : l’extrême droite est accusée de profiter des attentats pour propager ses thèses, de « surfer sur les peurs », d’exploiter les tragédies, de « souffler sur les braises », de se repaître des cadavres « comme des vautours » (voir cet édito du Monde).

Le caractère intellectuellement malhonnête de cet argumentaire nous paraît patent. L’extrême droite s’appuie sur le terrorisme pour faire valoir ses analyses, c’est entendu : mais en quoi serait-ce condamnable ? Elle voit dans les attentats qui se succèdent la confirmation de ses thèses et de ses pronostics : pourquoi ne le dirait-elle pas ?

Prenons l’exemple du plombier qui a incité en pure perte des propriétaires négligents à faire réparer une fuite ; ou celui du médecin qui a tenté en vain de convaincre son patient d’améliorer son hygiène de vie ; ou bien encore le cas du conseil de classe qui, sans effet tangible, a mis en garde tout au long de l’année l’élève paresseux. Leur reprochera-t-on, alors qu’ils n’ont pas été écoutés et que les dégâts surviennent, de le rappeler aux intéressés : « Je vous avais prévenus  » ?

Lorsqu’un syndicat saisit l’occasion d’un plan de licenciement pour dénoncer les choix de la direction de l’entreprise et déclencher une grève, on ne lui reproche pas d’exploiter la situation. Quand l’extrême-gauche, face aux difficultés de la Grèce par exemple, met en avant ses thèses anticapitalistes, on ne lui reproche pas de souffler sur les braises. Au moment où survient une inondation meurtrière, on ne reproche pas aux écologistes de dénoncer l’attitude des maires qui accordent des permis de construire en zone inondable. Alors pourquoi l’extrême-droite devrait-elle se taire quand les faits viennent valider les analyses qu’elle développe, seule contre tous, depuis des décennies ?

Qu’attend-on de l’extrême droite ? Quelle serait de sa part une attitude digne, raisonnable, démocratique et responsable ? Qu’elle s’excuse d’avoir eu raison depuis quarante ans ? Quelle se taise et laisse le pouvoir et ses médias développer seuls leurs analyses lénifiantes ? Qu’elle fasse silence, alors que mois après mois les faits viennent confirmer la justesse de ses analyses et la pertinence de ses mises en garde ?

La propagande anti extrême-droite de l’oligarchie, nous l’avons souligné à plusieurs reprises (voir notamment cette chronique), relève des techniques totalitaires. Désigner des ennemis publics. Fabriquer des coupables. Dénoncer et calomnier les opposants. Les accuser de ses propres turpitudes. Introduire la confusion et semer le trouble dans les esprits en multipliant les concepts flous ( » complotisme « , « extrémisme « , « populisme »…).

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Les attentats manifestent la haine qu’éprouvent une partie des immigrés à l’égard des Occidentaux. Il en est de même du rap. Il en est de même des actes émeutiers commis tous les jours contre les policiers, les pompiers, les chauffeurs de bus. Et c’est l’extrême-droite qui est accusée de propager la haine…

La classe dirigeante organise l’immigration, qui est la cause première des attentats. Elle se montre incapable d’empêcher le terrorisme, d’endiguer la délinquance des immigrés et de mettre fin aux émeutes de banlieues. Et c’est l’extrême droite qu’on accuse d’accroître les tensions et de menacer la paix civile…

Cet aphorisme de Chamfort (1740-1794) rend compte à merveille de la situation qui est aujourd’hui la nôtre : « En France on laisse en repos ceux qui mettent le feu et on persécute ceux qui sonnent le tocsin ».

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Un commentaire sur “Attentat de Berlin : encore un coup de l’extrême-droite

  1. Au delà des déclarations visant à tromper sur les réels responsables, il y a une réalité dont on ne parle que peu. Le tunisien en cause était un repris de justice en Tunisie qui a sans doute tout fait pour s’en débarrasser afin qu’il continue ses méfaits ailleurs et qui a eu quelques réticences à le reprendre utilisant les obsolètes régles juridiques que nous appliquons et dont nous ne pallions pas les effets mortiféres en créant des camps d’internement pour ceux qui sommés de quitter nos territoires après moultes condamnations, ne sont pas repris par leurs pays d’origine. Cela promet de beaux jours avec le retour des djihadistes. Les forces de sécurité tunisienne ont d’ores et déjà averti l’Etat tunisien que sans mesures drastiques contre ces individus, la Tunisie serait en voie de somalisation. L’Etat tunisien répond n’avoir pas assez de places de prison mais que des mesures seront prises…. On aimerait savoir lesquelles… Ils sont 5000. Un énorme doute m’assaille : le plus simple ne serait- il pas de les engager à aller sans papier tunisien , semer le chaos ailleurs et notamment chez les mécréants occidentaux? Je dois être une pessimiste irréductible pour avoir de telles pensées….

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