Ecole : La mixité ethnique… mais pour les autres

Chronique de Paysan Savoyard

(n°168 – janvier 2017)

 

L’un des objectifs poursuivis par la classe dirigeante est de promouvoir « la mixité sociale », aussi bien dans l’habitat que dans les écoles.

Il figure dès la première page du site du ministère de l’éducation nationale, où la ministre met en cause « la ségrégation sociale » et « les processus de ségrégation et d’exclusion » qui aboutissent à ce que « 10 % des collèges accueillent moins de 15 % d’élèves d’origine sociale défavorisée, tandis que. 10 % en accueillent plus de 63 % ».

La ministre annonce les intentions du gouvernement : « Il est urgent que la mixité sociale ne soit plus un souhait ou une injonction pour devenir une réalité. (…) Nous mettrons ainsi un terme à cette situation scandaleuse qui conduit des générations d’élèves à grandir dans le même pays sans jamais se rencontrer véritablement ».

La politique de mixité sociale, on le voit, se drape dans les grands principes : égalité, refus de l’exclusion, lutte contre la ségrégation… Cette politique se veut morale : elle est en réalité hypocrite et d’essence totalitaire.

 

  • « Social » ? Comprendre « ethnique »

La classe dirigeante et ses porte-voix mettent en avant un objectif de « mixité sociale ». Ils se signalent ainsi par leur hypocrisie puisque ce n’est évidemment pas de mixité sociale dont il s’agit. Ce que les Français refusent pour la plupart, et que l’oligarchie veut leur imposer, ce n’est pas la cohabitation des cadres et des dentistes avec des employés de bureau, des ouvriers ou des plombiers zingueurs : ce dont il s’agit c’est de mixité ethnique. Les Français dans leur immense majorité font en sorte de ne pas avoir à côtoyer, aussi bien dans leur immeuble qu’à l’école, des personnes originaires de l’immigration : c’est ce à quoi la classe dirigeante veut porter remède.

Nous sommes là en présence de l’une des composantes de la novlangue utilisée par le Régime pour dissimuler la réalité. Dans le lexique politiquement correct imposé par l’oligarchie, la cohabitation avec les immigrés devient « mixité sociale ». Les racailles et les bandits de banlieues se transforment en « jeunes des quartiers ». Les zones où ne résident plus que des immigrés parce que les Blancs les ont fuies se dénomment « banlieues défavorisées ». La cohabitation forcée entre Français de souche et immigrés est appelée « vivre ensemble ».

 

  • Imposer le vivre ensemble alors que personne n’en veut

Les élites se réclament à tout instant de la démocratie, l’une des principales valeurs de leur république. Ils n’ont de cesse de fustiger l’extrême droite et les populistes accusés d’être en réalité hostiles à la démocratie.

Dans les faits ces démocrates mettent en œuvre des politiques qui vont à l’encontre des souhaits majoritaires. Ils ont ainsi organisé une immigration massive sans avoir demandé l’avis des populations et en sachant même que la majorité des Français y sont hostiles comme le montrent toutes les études d’opinion depuis des décennies.

Ils veulent maintenant imposer la « mixité » c’est-à-dire la cohabitation forcée avec les immigrés, notamment dans le cadre scolaire. Là encore la majorité des Français ne veulent pas de ce vivre ensemble. Pour éviter la cohabitation scolaire, ils ont recours de façon croissante aux établissements privés. Les chiffres qui viennent d’être publiés par le ministère de l’éducation nationale montrent qu’en dix ans, le nombre d’élèves entrant en 6e dans les collèges privés a augmenté de plus de deux points, atteignant 22 % du total.

Encore faut-il signaler que la fuite vers l’enseignement privé serait plus importante encore si les crédits affectés par l’Etat aux établissements privés sous contrat n’étaient pas toisés par la loi (celle-ci prévoit en effet que les effectifs du privé sous contrat ne doivent pas excéder un quart du total des élèves).

Le Monde, l’un des principaux porte-paroles de la classe dirigeante, déplore dans son édito du 06/01/17 que l’école soit impuissante à enrayer « les stratégies familiales et sociales » qui visent à scolariser les élèves dans des classes « beaucoup plus homogènes » dans « une logique sociale d’entre-soi ».

Poursuivant leur logique totalitaire (voir notamment cet article), les soi-disant démocrates qui nous gouvernent recherchent à tout moment les moyens d’imposer ce vivre ensemble dont personne ne veut.

 

  • La mixité, mais seulement pour les autres

Ces politiques de mixité « sociale » atteignent des sommets d’hypocrisie et de duplicité : les membres de la classe dirigeante s’arrangent en effet pour échapper eux-mêmes à la mixité qu’ils veulent imposer aux autres. Habitant les quartiers privilégiés et plaçant leurs enfants dans les établissements protégés, ils sont experts dans les stratégies d’évitement décrites par C. Guilluy.

Si l’on en croit les auteurs d’une enquête publiée en 2015, de nombreux membres de la classe dirigeante scolarisent ainsi leurs enfants à l’Ecole alsacienne, école privée parisienne socialement et scolairement hyper sélective et protégée de toute immigration. On trouve dans la liste les noms de chauds partisans du vivre ensemble et de la mixité sociale, notamment ceux de Martine Aubry, Alain Juppé, Arnaud Montebourg et Vincent Peillon (que cela n’a pas empêché de devenir ministre de l’éducation nationale).

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Comme on le voit le culot des oligarques ne connaît décidément pas de limite. Non content d’être des traîtres, les membres de la classe dirigeante immigrationniste sont également d’incroyables tartuffes et des pharisiens de la pire espèce.

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