Marine Le Pen devrait passer un accord avec F. Fillon et se désister en sa faveur

Chronique de Paysan Savoyard

(n°173 – février 2017)

 

La fragilisation de F. Fillon offre au Front national une chance unique d’accéder au pouvoir dans quatre mois. Non pas en gagnant la présidentielle, la chose étant presque impossible. Mais en participant à un gouvernement, à un poste clé, pour y appliquer la politique d’arrêt de l’immigration souhaitée par la majorité des Français.

 

  • Profiter de la fragilité de la candidature Fillon pour passer un accord avec lui et se désister en sa faveur

Marine Le Pen ne peut pas gagner l’élection présidentielle. Presque tous les sondages la voient présente au second tour, après avoir été en tête à l’issue du premier. Mais aucun ne l’a jamais donné gagnante. La plupart des enquêtes lui attribuent au second tour un score sensiblement inférieur à 40 %, variable selon le candidat qui lui est opposé. Le sondage le plus favorable qu’elle ait enregistré jusqu’ici l’a créditée de 42 % au second tour contre F. Fillon, au moment où les révélations concernant l’affaire Pénélope mettaient celui-ci au plus bas.

Si la victoire de Mme Le Pen est très peu probable, il existe en revanche pour le Front national une chance unique d’accéder au pouvoir dès maintenant, pour y appliquer sur le sujet vital de l’immigration la politique que souhaitent ses électeurs et la majorité des électeurs de droite : que Marine Le Pen propose publiquement à F. Fillon un accord de gouvernement et, si celui-ci l’accepte, qu’elle se désiste dès à présent en sa faveur.

 

  • Un référendum sur l’immigration et un ministre de l’immigration Front national

Mme Le Pen pourrait proposer de se désister en faveur de F. Fillon si celui-ci s’engage sur les trois points suivants :

Premier engagement. Organiser dans les trois mois un référendum et soumettre au vote des Français cette question : « Voulez-vous que le gouvernement conduise dès à présent cette politique : arrêt de l’immigration légale ; renvoi des immigrés résidant irrégulièrement en France ; renvoi des immigrés délinquants, y compris lorsqu’ils ont obtenu la nationalité française ; incitation au départ volontaire des personnes originaires de l’immigration non européenne installées en France ».

Deuxième engagement. En cas de réponse positive au référendum, nommer une personnalité choisie par le Front national au poste de ministre de l’immigration pour appliquer la politique voulue par les Français.

Troisième engagement. Abandonner les dispositions les plus libérales du programme qu’avait défendu F. Fillon lors de la primaire de la droite, en particulier le projet conduisant à augmenter le temps de travail des salariés et des fonctionnaires sans augmentation de salaire.

 

  • Que F. Fillon l’accepte ou la refuse, une proposition d’accord serait tout bénéfice pour le Front national

Quelle serait la réaction de la droite à cette proposition ? Les centristes et la droite modérée se récrieraient, bien sûr, et en cas d’accord avec le FN rejoindraient promptement M. Macron, ou M. Bayrou s’il se présente. En revanche la majorité des électeurs de droite, qui partagent avec ceux du Front national les mêmes préoccupations et les mêmes analyses sur l’immigration et la sécurité, n’attendent que cela depuis des années : un accord de gouvernement entre la droite et le FN.

F. Fillon pourrait bel et bien être tenté par la proposition que lui ferait Mme. Le Pen. Récusé par le Système, qui lui préfère E. Macron, F. Fillon est désormais gravement fragilisé par l’opération de déstabilisation qui a été menée contre lui. Alors qu’il avait toutes les chances d’être élu il y a encore quelques semaines, il n’est plus assuré désormais d’être présent au second tour, la plupart des sondages le donnant perdant contre E. Macron. Il y a encore un mois, F. Fillon n’avait nul besoin des voix du Front national, comme c’était le cas également du candidat de la droite lors des élections présidentielles précédentes. La situation est aujourd’hui radicalement différente : pour la première fois, le candidat de la droite risque d’être éliminé dès le premier tour d’une élection présidentielle. Tandis qu’a contrario un soutien du Front national dès le premier tour rendrait sa victoire à la présidentielle presque certaine.

Pour justifier la révolution politique que constituerait un accord avec le FN, F. Fillon pourrait aisément tirer parti du contexte créé par l’arrivée massive d’immigrants irréguliers en Europe, la montée du communautarisme, les attentats et les émeutes.

Si le FN lui proposait un accord, il se pourrait certes que F. Fillon le refuse et préfère courir le risque de perdre l’élection. Ce serait même l’issue la plus probable, parce que F. Fillon subirait d’énormes pressions du Système, et toutes les formes de menaces, pour le contraindre à maintenir le FN hors de « l’arc républicain ».

Mais un refus de F. Fillon serait malgré tout fortement bénéfique pour le FN. Aux yeux des électeurs de droite en effet, le FN aurait manifesté sa volonté d’ouverture. En cas de défaite de F. Fillon, ces électeurs reprocheraient à leur parti d’avoir refusé un accord qui aurait permis la victoire. En renonçant à la candidature de son leader, le FN apparaîtrait de plus comme un parti désintéressé, avant tout soucieux de l’avenir du pays. Enfin sa proposition aurait mis en exergue le fait que la droite est sur le fond très proche de la gauche et refuse de mettre en œuvre la politique « populiste » que la majorité des Français attendent. Dans ce contexte le FN serait en bonne position pour gagner l’élection suivante.

Si au contraire le FN ne saisit pas l’occasion et ne choisit pas l’option stratégique que nous lui suggérons, il se passera la même chose que d’habitude. Il ne gagnera pas l’élection présidentielle, même s’il y obtient un score élevé. Il restera hors-jeu, continuera à apparaître comme insusceptible de gouverner et laissera le jeu de bascule et d’alternances factices entre la gauche et la droite se poursuivre, sans lui, et pour le malheur de ses électeurs et de la majorité des Français.

La situation de grande difficulté dans laquelle se trouve le candidat de la droite à moins de trois mois de l’élection constitue pour le FN une chance inespérée. Elle lui ouvre une fenêtre d’opportunité dont il n’avait jamais disposé jusqu’ici : le Front national doit s’en saisir pour quitter la posture protestataire et se donner une chance de pouvoir enfin agir sur les événements et les décisions prises.

 

  • Construire une nouvelle majorité et offrir enfin aux Français un véritable choix

Les objections que la direction du Front national pourrait opposer à cette option stratégique ne tiennent pas, nous semble-t-il.

« En passant un accord de gouvernement avec la droite, le FN devrait par là-même renoncer à son programme social, accepter la poursuite de la mondialisation, de l’UE, de l’euro »… L’argument est sans valeur. Les questions économiques et sociales sont désormais secondaires par rapport à l’enjeu vital que représente l’invasion migratoire. Elles ne sont pas essentielles pour les électeurs du Front national eux-mêmes, contrairement à ce que prétend M. Philippot. Ce qu’attendent avant tout les électeurs du Front national, comme ses militants, c’est qu’on arrête l’immigration et qu’on remette de l’ordre.

« Passer un accord avec F. Fillon reviendrait à cautionner son programme ultra libéral »…. Argument non recevable là encore. D’abord parce que l’accord qu’il s’agirait de passer avec F. Fillon conduirait celui-ci à renoncer à ses projets les plus contestables. Deuxièmement parce que F. Fillon est d’ores et déjà trop fragilisé pour pouvoir appliquer, s’il est élu, la purge libérale qu’il envisageait. Sa victoire à la primaire avait créé une dynamique sur laquelle il aurait pu s’appuyer pour engager un programme de rigueur anti sociale : elle a aujourd’hui disparu.

« Un accord avec F. Fillon conduirait à pactiser avec la fausse droite, l’une des deux branches de l’oligarchie, qui met en place depuis des décennies, en accord avec la gauche, la même politique mondialiste et immigrationniste »… L’argument est lui aussi non valide. Un accord avec le FN conduirait précisément à l’éclatement de cette droite, en rejetant vers la gauche sa partie la plus mondialiste.

Le FN a l’occasion d’accentuer le mouvement déjà initié par la candidature de F. Fillon elle-même, que le Système a jugé trop conservatrice, trop blanche, trop hétérosexuelle, trop catholique, trop France Française (voir cette chronique). Il s’agit de saisir l’occasion de construire une nouvelle alliance politique, permettant d’offrir enfin aux électeurs un véritable choix. D’un côté le camp du mondialisme immigrationniste et libéral-libertaire, de Hamon à Juppé, de Bayrou à Cohn-Bendit, en passant par Attali, Minc et Pierre Bergé. Leur candidat est E. Macron, qui recevrait dans le cas d’un second tour le soutien de l’extrême gauche. De l’autre, ceux qui se proposent de défendre les intérêts du peuple européen de souche et la civilisation européenne elle-même.

Offrir un véritable choix : c’est ce qu’essaie de faire de son côté D. Trump en voulant transformer en mouvement populaire le Parti républicain, qui n’est actuellement que l’une des deux faces de l’oligarchie. Le Front national peut lui aussi rechercher le même objectif. S’il propose un accord avec la droite, il entrera enfin dans le jeu politique au lieu de rester confiné dans la protestation stérile. Il offrira un débouché politique à tous les Français floués depuis des décennies par l’alternance gauche droite factice.

Cette alliance politique nouvelle constituée de la droite conservatrice et du FN serait, qui plus est, probablement victorieuse : elle correspondrait sans doute en effet aux voeux de la majorité des Français.

**

Il s’ensuivrait l’enclenchement d’une dynamique qui pourrait remettre en cause les évolutions en cours en France et en Europe. Tout redeviendrait possible. Peut-être enfin l’engagement d’un processus de restauration et de remise en ordre. Peut-être enfin l’amorce d’une dynamique de survie. Peut-être enfin le coup d’arrêt inespéré à la spirale infernale, au processus mortel, à la descente aux enfers, à l’évolution continue vers le toujours pire, dans lesquels nous sommes engagés depuis des décennies. Peut-être un frein à la décadence. Peut-être… Enfin…

Venant après l’élection de Trump, il s’agirait là du deuxième coup de tonnerre dans le ciel plombé qui pèse sur les peuples européens et l’avenir de leur civilisation.

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11 commentaires sur “Marine Le Pen devrait passer un accord avec F. Fillon et se désister en sa faveur

  1. ahhhhh, les tocards se dévoilent (si j’ose dire) ça nous a dégueulé pendant des lustres sur le FN « pas assez radical qui doit sire en face qu’il faut crever tous les bics » et ça va faire des mamours au premier politicard venu à avoir osé inaugurer une mosquée sur le sol français

    L’esprit lumières de fsetouche dans toute sa splendeur

    Mais évidemment que MLP va se désister en faveur de monsieur Fion en échange d’un secrétariat d’Etat aux plantes vertes, histoire de donner une jolie caution BBR

    après tout, c’est évident qu’il va gagner l’élection il est juste 15 points derrière le FN, et pis c’est sûr que le système n’exclurait pas illico monsieur Fion du monde civilisé s’il passait outre la ligne qu’il est l’un des premiers à avoir tracée et que le Système ne ferait pas illico de macaron le sauveur de la raie publique assiégée par les factieux olfactifs, hein, et enfin que la partie centro-juppéiste de l’électorat humep-et ne le lâcherait pas à l’instant en rase campagne, se réduisant aux seuls sarkozystes, qui voteraient de toute MLP au second tour face à micron.

    Paysan savoyard, le bon sens, bien con, bien d’chez nous.

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  2. L’idée est géniale !

    Il faut créer une pétition en ligne si elle est bien relayer, elle pourrait atteindre des centaines de milliers de signatures.

    Elle ne pourrait être ignorer ni par les médias, ni par Marine Le Pen.

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  3. à J. B. Moquelin :
    Vous refusez, semble-t-il, de vous mouiller. Vous continuez à écrire des généralités et, ce faisant, vous persister dans le déni.
    Il ne s’agit pas de papous ni de Zoro-as…, vous noyez le poisson.
    Posez-vous la question : pourquoi a-t-on tellement de problèmes et toutes les peines du monde avec nos chances pour la France (CPF), alors que l’on n’en a aucun avec les Asiatiques, que ce soit des Chinois, Vietnamiens, Cambodgiens etc. Pourquoi la première catégorie est-elle surreprésentée dans les prisons, alors que la seconde est sous-représentée, sinon absente dans ces mêmes lieux. Pourquoi les premiers sont revendicatifs et violents, alors que l’on n’entend jamais parler des seconds. Ces seconds qui, au contraire, sont travailleurs, studieux, qui réussissent à peu près tout ce qu’ils entreprennent, et ceci pas seulement en France, mais dans tous les pays où ils sont présents. En particulier aux US où les statistiques montrent qu’ils sont largement surreprésentés parmi les diplômés des universités.
    Posez-vous la question ! Mais c’est vrai que poser la question, comme on dit, c’est déjà y répondre. Et cette réponse semble vous mettre très mal à l’aise.
    Pas besoin de chercher et encore une fois, de tourner autour du pot, la bonne immigration extra-européenne, puisque c’est celle-là qui nous occupe, est asiatique.
    Savez-vous que ces pays asiatiques sont les premiers au classement PISA (tests, surtout scientifiques, effectués tous les 3 ans sur les enfants de 15 ans) ? Singapour est 1er, le Japon 2ème, la Corée du Sud etc. La France n’arrive que 23ème, en baisse. Par bonté d’âme, je ne parlerai même pas du classement des pays africains, du Nord, comme des subsahariens.
    Idem pour le QI moyen des populations, qui suit fidèlement, ou plutôt précède les classements PISA.
    D’ailleurs à propos de QI, la France est en baisse constante, de 4 points en 10 ans (1999 à 2009). L’étude, très sérieuse, et non contestée (c’est suffisamment rare pour le souligner), est sortie en 2015 (réf. plus bas), et a été reprise seulement près d’un an plus tard par le Monde et le Point. Cette question a d’ailleurs donné lieu très récemment à une émission sur RMC.
    Officiellement, la baisse est due aux perturbateurs endocriniens qui polluent ce qu’on mange, ce qu’on respire etc, et influent sur le cerveau du fœtus dans le ventre de sa mère.
    Curieusement, les deux chercheurs à l’origine de l’observation n’ont pas donné cette raison pour la baisse, mais en ont invoquée une autre, moins politiquement correcte, que les grands journaux et médias français, tels qu’on les connait, ne pouvaient décemment pas reprendre.
    Je vous laisse deviner laquelle.
    Si vous échouez dans cette (petite) devinette, vous pouvez toujours aller voir l’article originel :
    Titre de l’article : « A negative Flynn Effect in France, 1999 to 2008–9 »
    Source : Intelligence, Volume 51, July–August 2015, Pages 67-70
    Authors : Edward Dutton, Richard Lynn.
    L’article est malheureusement payant : $36.
    Une alternative meilleur marché est d’aller consulter ce journal suisse, qui y fait une allusion timide :
    http://lesobservateurs.ch/2016/06/29/france-qi-aurait-baisse-raison-de-limmigration/

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  4. @Il Poel
    Mais je n’ai jamais écrit que la planète entière pourrait s’inviter en France sans que j’y trouve à redire du moment qu’elle se comporte bien! Et je ne l’ai jamais écrit parce que je ne l’ai jamais pensé. Pour moi il tombe sous le sens que chaque pays a le droit de juger combien d’immigrants il est prêt à recevoir, et de quelle provenance. Je disais simplement qu’à mon avis le niveau d’immigration optimal est non-nul. Pas infini! Juste plus grand que zéro.

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  5. @Jean Philippe
    Vous me reprochez d’écrire des lapalissades, à savoir que la bonne immigration est préférable à la mauvaise. Je rétorque que je répondais à la proposition de notre hôte le paysan savoyard qui semble en faveur d’interdire TOUTE immigration. Je voulais moins opposer la bonne immigration à la mauvaise (deuh!) qu’arguer pour l’existence d’une bonne immigration, existence qui ne semble pas couler de source pour tous.

    La beauté de ma proposition est qu’elle est agnostique en matière de religion, ou de quelque catégorie humaine que ce soit: elle est bêtement pragmatique. Elle ne codifie d’aucune façon: les bougnoles, dehors. Donc si des Maliens ou des Guatémaltèques font la preuve qu’ils prospèrent en France, qu’ils ne sont pas impliqués dans les trafics, si leurs enfants sont studieux, pourquoi leur refuser l’entrée? Elle dégage même de la place pour un individu extraordinairement talentueux dans un groupe pénalisé – ainsi un prix Nobel de littérature algérien ou un ballon d’or ivoirien pourrait se faufiler en dépit d’un malus national. Inversement, si, disons, des zoroastriens ou des Papous ne font que remplir les prisons, alors pourquoi en admettre plus? Donc ouais, il y a des immigrants turbulents dont on aimerait se passer, mais y’a moyen de filtrer ceux-là sans tout couper – il n’y a aucune raison de jeter le bébé avec l’eau du bain.

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  6. On estime que l’immigration en France est musulmane à 80 %.
    Une interdiction des musulmans réduirait donc l’immigration de 80 %, c’est-à-dire qu’on passerait de 200 à 250 000 par an à 40 à 50 000.
    Ce qui serait déjà plus raisonnable, à la fois en nombre et en nature. Car si ces gens étaient chrétiens, même venant de loin, ils auraient déjà une partie de leur culture commune avec la nôtre, que nous-mêmes soyons croyants, agnostiques, ou athées.
    Mais le problème n’est pas exactement là.
    Les Syriens yézidis (des Chrétiens) n’intéressent en effet personne, et encore moins nos bien-pensants immigrationnistes, anarchistes, trotskistes et j’en passe.
    Car ce qu’ils veulent est détruire notre société, saper ses fondements. Des Chrétiens ne feraient pas l’affaire, il leur faut des musulmans.
    La destruction de la société telle qu’on la connaît est en effet le préalable à la création de l’homme nouveau, du consommateur universel, du nomade sans frontières – celui d’Attali auquel Poel, alias Francisco Gomez, duc de Lerma, fait allusion.
    Ces bien-pensants du camp du bien ne se rendent pas compte que leur gloire sera de courte durée. Quand les musulmans seront suffisamment nombreux, ils auront leur parti et ils gagneront le pouvoir démocratiquement par les urnes. C’est la thèse de Houellebecq. Une hypothèse douce, mais la réalité pourrait se révéler plus brutale (cf. les émeutes de banlieues qui pourraient se généraliser, menant à un embrasement général). Bref, d’une manière ou d’une autre, ces bien-pensants/idiots utiles seront balayés.

    J’en viens à un autre point que j’ai soulevé dans mon post précédent.
    Le fait qu’on ne peut pas discriminer les gens selon leur religion, du moins c’est la loi dans la plupart des pays.
    C’est précisément le motif pour lequel Trump s’est vu refuser son décret sur l’interdiction d’entrée aux US pour les ressortissants de 7 pays musulmans.
    La solution de ce dilemme est simple : il suffit de décréter que l’islam n’est pas une religion, ou plutôt : qu’il n’est pas QU’une religion.
    De fait, l’islam est un système politique complet.
    Il prend en charge ses fidèles pour tous les aspects de leur vie, sociale, professionnelle comme politique, et ceci du matin au soir, et de leur naissance à leur mort.
    L’islam en tant que système politique serait bcp plus facile, juridiquement parlant, à bannir ou interdire.

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  7. Jean-Baptiste Moquelin accepte la vision de Jacques Attalie comme quoi la France doit être « un hôtel »: n´importe qui peut venir s´installer durablement, pourvu qu´il comporte bien. Et Jean Philippe ne trouve rien à redire (ça se déduit de ses commentaires) à ce qu´une part de 500 millions d´Africains supplémentaires qui vont naître au cours de 13 prochaines années (sic) s´installe en France, pourvu qu´ils ne soient pas Musulmans. Exit la France.

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  8. « plus de la bonne immigration, et moins de la mauvaise »
    Lapalisse n’aurait pas dit mieux, vous enfoncez des portes (déjà grande-) ouvertes.
    De fait vous vous embarrassez de bcp de mots, vous faites des phrases – dont le français n’est pas mauvais d’ailleurs –, vous tournez autour du pot, tout ça pour vous éviter de prononcer, plutôt d’écrire, un MOT.
    Ce mot, je l’écris pour vous, c’est : … musulman.
    Trump y a pensé avant vous, qui a voulu interdire toute immigration musulmane aux US.
    C’est aussi dans le programme de Gert Wilders, au Pays-Bas, pour les élections prochaines.
    Effectivement, la mauvaise immigration est musulmane, la bonne est, virtuellement, toutes les autres.
    Le problème, à ce niveau, est que quand on veut interdire le voile, le tchador ou le burkini, il faut interdire en même temps la kippa et les grandes croix.
    Personne n’a jamais vu qq’un porteur d’une grande croix, ne sait même ce que c’est – à part, bien entendu, ceux qui ont vu le film de Mel Gibson en 2004 : « La passion du Christ », qui montre l’acteur gravissant le chemin du Golgotha – mais ça ne fait rien, il faut l’interdire quand même.
    Car autrement c’est une discrimination à l’égard d’une religion, et cela c’est interdit par les constitutions de tous les pays, tous, sauf la Corée du Nord.

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  9. Si j’ai une certaine sympathie pour certaines de vos préoccupations, j’ai sursauté en lisant votre proposition de référendum qui serait en premier lieu sur l' »arrêt de l’immigration légale ».

    Je crois qu’un arrêt TOTAL de toute immigration serait une erreur. On ne peut tout simplement pas mettre tous les immigrants, et l’immigration en provenance de tous les pays, dans le même paquet. Il est tout aussi ridicule de croire que tout immigrant de tout pays est un fardeau pour le pays d’accueil que de croire que tout immigrant de tout pays est une rare bénédiction. Soit, il existe un battage politico-médiatique pro-immigration qui est incapable de reconnaître qu’une certaine immigration cause problème. Il ne faudrait pas qu’un rejet de ce lavage de cerveau idéologique arrive à faire oublier qu’il y a effectivement plein d’immigrants qui s’intègrent bien, éduqués, compétents, entrepreneurs, qui bossent et dont les enfants étudient et réussissent, pour le plus grand bien de la France. Il faudrait tout simplement avoir plus de la bonne immigration, et moins de la mauvaise. Il faudrait une immigration choisie en fonction de critères comme le niveau d’éducation, la connaissance de la langue française, ou une expérience de travail pertinente. On pourrait aussi appliquer un bonus/malus en fonction du pays d’origine. Ce bonus/malus serait fonction du succès ou de l’échec des immigrants originaires de ce pays suivant des critères objectifs, du genre: quel est la médiane des revenus des ressortissants de ce pays, leur taux d’aide sociale, leur taux de criminalité, le taux de décrochage scolaire de leurs enfants. Les immigrants venant de pays qui ne s’intègrent pas se feraient naturellement écarter en faveur de ceux qui réussissent.

    Réclamer une interdiction totale prêterait le flanc à une critique, justifiée, qui verrait là une expression de xénophobie, plutôt que d’un souci d’en venir à une politique d’immigration qui maximiserait les bénéfices pour la France.

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  10. Un accord de Fillon avec Le Pen me semble une idée excellente, et même lumineuse.
    C’est en effet une occasion unique d’impulser une entente que bcp dans les deux camps attendent depuis longtemps.
    La récente faute de Macron, qui, en Algérie, a traité de crime contre l’humanité/l’humain (!) notre œuvre colonisatrice dans ce pays – et pourquoi pas également quelques petits voyages de notre nouveau Robin des bois dans les pays des anciennes AEF et AOF (Afrique équatoriale et occidentale françaises), sans oublier ceux de l’Indochine française (Vietnam, Laos et Cambodge) ? – cette faute majeure, disais-je, va peut-être lui amener des voix de binationaux, mais va lui en aliéner davantage. Cet affaiblissement relatif de Macron, que Fillon ne peut ignorer, pourrait lui redonner quelque espoir de battre Macron au premier tour. Regain d’espoir pourrait le renforcer dans son refus d’alliance avec le FN et sa détestation, au moins de façade, de ce même mouvement.
    Cette idée novatrice d’alliance, reflet du bon sens de tout paysan, qu’il soit de Savoie ou d’ailleurs, mérite d’être popularisée dans les grands médias.
    Que ledit paysan tente une tribune dans le Figaro ou une interview sur les radios, par exemple RMC (800 000 auditeurs à l’émission de Bourdin du matin, et à celle d’Éric Brunet, de 13h à 15h). Éric Brunet me paraît particulièrement indiqué, qui est, et se dit journaliste de droite (de droite très modérée de mon point de vue), par opposition à 90 % de ses anciens collègues à l’école de journalisme – il l’a encore dit sur l’antenne très récemment.
    Le présent article doit également être envoyé, et j’espère que c’est déjà fait, aux intéressés. Mais ça ne suffira pas. Il faut prendre les Français à témoin. Et mettre Fillion, à la vue de tous, face à sa responsabilité : celle de nous faire repartir pour un tour de gauche et d’immigration de masse.
    Il faut aussi penser qu’avec les quinquennats UMPS/LRPS qui se succèdent, et l’immigration qui galope – 200 à 250 000 immigrants légaux + illégaux, principalement musulmans, chaque année – le corps électoral change de nature. Bientôt, l’élection à la Présidence d’un/une opposant(e) à l’immigration invasive deviendra techniquement impossible.

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