Voter Macron c’est voter pour la poursuite de l’invasion migratoire

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 178 – mai 2017)

 

Les sondages donnent E. Macron gagnant par 60 % des voix. Comment Marine Le Pen pourrait-elle in extremis renverser les choses et conjurer le sort contraire ? Le débat télévisé du 3 mai peut influer grandement sur la partie hésitante de l’électorat, qui est suffisamment nombreuse pour faire basculer le résultat.

On sait qu’un débat télévisé répond à deux règles principales. La première est que l’auditoire pour différentes raisons ne peut retenir  qu’un très petit nombre de messages : il convient donc de choisir soigneusement les thèmes sur lesquels on souhaite insister. L’autre règle est des plus simples : l’impression que l’on donne et la personnalité qu’on laisse transparaître comptent bien davantage que le contenu du discours. Compte-tenu de ces éléments, Marine Le Pen devrait se fixer trois priorités.

 

  • Marine Le Pen doit faire montre d’une capacité présidentielle

Il faut d’abord que Marine Le Pen sache faire montre d’une aptitude présidentielle. L’enjeu pour elle est donc de lutter contre son naturel. Il ne s’agit plus de manifester l’énergie débordante du chef de parti ni d’afficher la férocité du polémiste. Il faut proscrire les décibels et les sourires carnassiers parfois à la limite du vulgaire. Proscrire les emportements. Parler lentement. Souligner les points importants par des silences. La gravité dans la façon d’être doit faire écho à la gravité de la situation à laquelle la France est confrontée.

Avec calme il faut saisir l’occasion de signaler au téléspectateur les fragilités du candidat Macron et souligner combien ses envolées hystériques au cours de ses meetings sont surjouées et ridicules. Elles peuvent également susciter quelques interrogations concernant l’état psychologique de celui qui brigue la fonction suprême.

La gravité de l’enjeu peut aider Marine Le Pen à se dépasser et la conduire à prendre enfin une nouvelle dimension.

 

  • Voter Macron c’est voter pour la poursuite de la politique suivie depuis quarante ans

Sur le fond M. Le Pen ne manquera pas d’indiquer au téléspectateur que Macron est le candidat choisi par le Système pour poursuivre la politique suivie depuis quarante ans.

Macron a été conseiller et ministre de F. Hollande. Il est soutenu par la majorité des socialistes, à commencer par l’ancien premier ministre Valls. Il est également soutenu par la quasi-totalité des politiciens de gauche, de droite et du centre, qui se succèdent à la faveur des alternances pour poursuivre la même politique. Il est soutenu par tous les pouvoirs : les intellectuels, les universitaires, les médias, les syndicats, les églises, les principaux groupes de pression. Il est soutenu par le patronat et par les banques qui ont financé sa campagne. Il est le candidat du Système qui gouverne et verrouille le pays depuis quarante ans.

Voter Macron, c’est donc voter pour la poursuite des évolutions en cours depuis quatre décennies : la mondialisation économique, la poursuite des délocalisations, le maintien d’une organisation européenne intégrée à la mondialisation. Voter Macron c’est approuver les conséquences de ces politiques : les suppressions d’emplois massives, masquées par l’assistanat ; le matraquage fiscal de la classe moyenne ; l’enrichissement indécent de la minorité des gagnants de la mondialisation.

Pour se défendre, le Système essaie de faire passer la candidate du Front national pour un ennemi de la république, tenté par le fascisme, s’apprêtant à accéder au pouvoir par les urnes avec les mêmes intentions que jadis les nazis. Ces accusations, inchangées depuis la création du Front national, sont des tentatives de diversion qui visent à effrayer. Les ennemis de la France et des Français ne sont évidemment pas le Front national, ses militants et ses 7 millions d’électeurs. Ce qui doit effrayer ce n’est évidemment pas la perspective de l’arrivée au pouvoir du Front National mais les conséquences des politiques mondialistes et immigrationnistes si celles-ci sont poursuivies.

 

  • Voter Macron c’est voter pour la poursuite de l’invasion

M. Le Pen devrait annoncer qu’elle donnera la priorité à l’arrêt de l’immigration. La focalisation de sa campagne sur le thème de la sortie de l’euro a constitué une erreur majeure : le débat d’entre-deux tours peut permettre à Marine Le Pen de la rectifier in extremis. Elle pourrait aisément expliquer son changement de priorité en faisant valoir le contexte créé par les attentats qui se multiplient et par les arrivées massives d’immigrés en Europe.

L’immigration massive depuis quarante ans est chaque année plus importante. Si l’on additionne l’immigration légale, l’immigration irrégulière et les naissances issues de l’immigration, ce sont au moins  450 000 nouvelles personnes issues de l’immigration non européenne qui chaque année s’installent ou naissent en France.

L’immigration a cinq conséquences. Elle provoque premièrement une augmentation forte de la population, qui dégrade la qualité de la vie et l’environnement.  Elle entraîne deuxièmement l’implosion et la ruine des services publics et des systèmes sociaux, débordés par le nombre des immigrés, malgré la hausse continue des impôts et taxes pesant sur les Français de souche. Elle est à l’origine troisièmement d’une délinquance et d’une violence croissantes. L’immigration et le travail détaché exercent quatrièmement une pression à la baisse sur les salaires et les conditions d’emploi. Enfin et surtout l’immigration se traduit par notre remplacement progressif : si l’immigration se poursuit nous serons rapidement mis en minorité dans notre propre pays et la civilisation européenne disparaîtra.

Macron est le candidat immigrationniste. Il s’est déclaré favorable à la poursuite de l’immigration. Il s’est déclaré favorable aux mécanismes de discrimination positive.  Il a déclaré qu’il considérait l’immigration « comme une chance, d’un point de vue économique, social et culturel ». Voter Macron c’est donc voter pour la poursuite de l’invasion migratoire.

M. Le Pen doit dès lors indiquer qu’avant toute autre mesure, elle donnera la priorité à l’arrêt immédiat de l’immigration et à la reconduite des immigrés délinquants et en situation irrégulière. Les immigrés qui s’intègrent à la société française ne seront nullement concernés par ces politiques.

Il lui faudra insister sur un point déterminant. Pour mettre fin à l’invasion migratoire, il sera nécessaire de prendre un certain nombre de mesures fortes, telles que l’arrêt du regroupement familial, l’arrêt de la délivrance de visas dans les pays d’émigration ou la reconduite des clandestins et des délinquants. Cette politique d’arrêt de l’invasion entraînera bien sûr d’importantes tensions : mais ces mesures peuvent être prises sans violences et dans le respect des droits humains fondamentaux. C’est en repoussant sans cesse les mesures nécessaires que l’on rendra la situation progressivement incontrôlable et que l’on créera les conditions d’une violence  dont l’intensité pourrait être  extrêmement forte.

Voter Le Pen pour prendre aujourd’hui les mesures qui permettront de prévenir et d’endiguer la violence. Voter Macron c’est laisser s’envenimer une situation qui, bientôt deviendra incontrôlable.

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En un mot M. Le Pen devrait au cours de ce débat axer ses interventions sur le seul sujet qui vaille. Montrer que voter Macron c’est voter pour la poursuite de la mondialisation et de l’immigration. Transformer en quelque sorte l’élection en une forme de référendum : « Voulez-vous ou non la poursuite de l’invasion ? ».

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Un commentaire sur “Voter Macron c’est voter pour la poursuite de l’invasion migratoire

  1. Vous ne dites rien de l’économie.
    Macron devrait avoir beau jeu, lors du débat de ce mercredi 3 mai, de démonter M. le Pen sur son projet économique.
    Dualité Franc et Euro, protectionnisme, et surtout « repli sur soi » : la formule magique qui, je pense, sera surutilisée par le déjà-élu Macron
    Quant à l’immigration, le déjà-élu candidat, qui ne craint pas de se contredire, va avoir un discours ferme sur le sujet : reconduite des clandestins, et pour ce faire, accords avec ces pays pour les retours, accords de coopération et de développement avec ces mêmes pays afin de dissuader leurs ressortissants de venir chez nous etc.
    Quant à l’islam : fermeture des mosquées salafistes, renvois chez eux des imams aux discours de haine contre la France etc.
    Bref, l’électeur sera rassuré et se dira : pourquoi voter pour une candidate qui amènera le désordre dans le pays, des insurrections de rue etc ?
    Et bien sûr, en 5 ans, la situation que nous connaissons aura le temps d’empirer : davantage d’impôts, de taxes, d’immigration, d’attentats, de revendications des musulmans, d’accommodements avec eux, de chômage, de pauvreté…
    Et la question se reposera en 2022, plus aigüe qu’aujourd’hui.
    Le mouvement d’opinion des franco-Français en faveur de M. le Pen (ou sa nièce) sera plus fort qu’aujourd’hui, mais le poids du vote musulman sera également plus fort, qui pourrait le contrebalancer.

    Quant à moi, j’estime qu’il faut percer l’abcès, forcer les ennemis de notre pays à sortir du bois, ce qui permettra de les identifier et de mieux les combattre.
    Macron président, ce n’est que reculer pour mieux sauter.

    PS : L’UOIF a appelé clairement à voter Macron, l’ami de l’Algérie (dixit son ministre des Affaires étrangères, M. Lamamra).
    Le CRIF, en la personne de son président : Francis Kalifat (ça ne s’invente pas !) ne donne pas de consigne précise, mais écrit :
    « Ne pas voter c’est s’abstenir et c’est faire le jeu de l’extrême droite comme de l’extrême gauche que nous devons combattre. Ces partis extrémistes menacent notre unité nationale, notre démocratie et nos valeurs. Ils propagent l’antisionisme pour certains et l’antisémitisme pour d’autres. Nous devons leur faire barrage.
    Mettre un bulletin de vote dans l’urne sera la meilleure des réponses face à l’intolérance, le racisme, la xénophobie et le complotisme. »
    Le message est également clair, même si le nom du déjà-élu n’est pas cité.
    Et pourtant !
    Avec Macron et l’immigration qui va avec, les musulmans seront encore plus nombreux en France, leur antisémitisme – qui n’est un secret pour personne même si on le cache pudiquement – ne pourra que se renforcer, et la situations des juifs de France devenir plus difficile.
    Que l’on m’explique ce mystère insondable qu’est pour moi cette volonté suicidaire des juifs de France à voter Macron, c’est-à-dire à voter pour l’immigration, sachant que celle-ci est à 80 % musulmane ?
    Il est vrai qu’eux ont un ultime refuge (l’alya en Israël), ce que nous, franco-Français, n’avons pas, hélas !

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