La propagande immigrationniste : la technique du jeu-de-rôles

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 185 – juillet 2017)

 

Pour pouvoir poursuivre sa politique immigrationniste sans contestation majeure, le Système doit détourner l’attention de cette double réalité effarante : La France et l’Europe sont en train d’être envahies. Et cette invasion est voulue, encouragée, organisée par la classe dirigeante.

L’une des techniques les plus efficaces que le Système emploie pour enfumer l’opinion est celle du « jeu-de-rôles » : elle consiste à organiser sur la question de l’immigration un faux débat permanent sur des sujets mineurs.

Cette technique comprend deux éléments principaux. Elle conduit tout d’abord à dévier le débat concernant l’immigration sur des thématiques secondaires, parcellaires ou non pertinentes : le burkini, la laïcité, l’intégration…

Elle consiste, deuxièmement, à faire s’affronter sur chacun de ces thèmes deux thèses, dont les tenants se disputent violemment : la thèse officielle, immigrationniste modérée, et la thèse gauchiste, immigrationniste forcenée. La thèse officielle est présentée par les principaux dirigeants politiques et par les intellectuels les plus en vue. Sous le précédent gouvernement M. Valls était son porte-parole principal : le rôle sera désormais assumé par E. Macron. J.L. Mélenchon sera lui le principal porte-voix de la thèse gauchiste. Dans le monde des « experts », G. Kepel est l’un des représentants principaux de la thèse officielle, O. Roy de la thèse gauchiste. Lorsqu’un thème lié à l’immigration vient au premier plan de l’actualité, le débat entre les deux thèses s’enclenche immédiatement.

En organisant ce jeu de rôles, la classe dirigeante immigrationniste recherche un triple effet.

Centrer les débats sur des questions secondaires permet, premier effet, de détourner l’attention de l’essentiel. En faisant semblant de se disputer entre eux, les immigrationnistes créent l’illusion d’un débat, alors qu’en réalité le cœur du sujet, l’invasion migratoire en cours et ses conséquences tragiques, est évacué.

Multiplier les thèmes de débats permet deuxièmement de créer la confusion dans les esprits : recru de controverses, bombardé d’arguties, noyé sous les syllogismes, déstabilisé par les concepts qui s’entrechoquent, le lecteur, auditeur et électeur moyen ne sait plus finalement quoi penser.

La technique a un troisième objectif. Les deux thèses qui s’opposent vigoureusement et parfois violemment sont toutes les deux favorables à l’immigration, l’une avec mesure, l’autre dans l’extrémisme. Le Système ce faisant circonscrit le champ du débat qu’il tolère : la thèse hostile à l’immigration, dénoncée comme déraisonnable, outrancière, immorale et étrangère au « cercle de la raison », en est exclue.

La technique, que nous allons maintenant illustrer par une série d’exemples, comprend une subtilité supplémentaire. La thèse gauchiste est ressentie par la plupart des Français moyens comme effrayante et profondément antipathique. La chose est voulue : elle permet ainsi de valoriser la thèse officielle. Se met en œuvre plus précisément le procédé de la vaccination.

Prenons le cas d’un débat télévisé traitant la question de l’immigration, vue bien entendu sous un angle subalterne. Exemple : « Faut-il interdire le burkini ? ». Le porte-parole du Système qui participe à l’émission, politicien, intellectuel ou journaliste, commence par dénoncer le rôle nocif de l’extrême droite « qui met de l’huile sur le feu et répand la haine ». Un contradicteur gauchiste, l’un des émules de Mélenchon par exemple, après avoir à son tour vilipendé les « populistes », présente alors la thèse gauchiste : « Sous couvert de promouvoir le droit des femmes, ceux qui veulent interdire le burkini manifestent en réalité leur hostilité à l’islam et à l’immigration : l’interdiction du burkini relève donc en fait d’un forme de racisme ».

La phraséologie gauchiste ayant été ressentie par la plupart des auditeurs comme déplaisante et provocatrice, le porte-parole du Système peut alors énoncer doctement la thèse officielle, présentée comme un compromis raisonnable : « Le burkini doit pouvoir être interdit lorsque l’ordre public est en jeu. Mais il faut savoir faire preuve de souplesse et prendre garde à ne pas stigmatiser l’ensemble des musulmans, dont l’immense majorité sont tout à fait intégrés à la société française et n’ont rien à voir avec l’extrémisme ».

Le tour est joué. L’auditoire a été vacciné : on lui a inoculé en douceur la thèse immigrationniste. La thèse du Système, pourtant proche en réalité de la position gauchiste et comme elle immigrationniste, est apparue raisonnable et de juste milieu.

Quant à la thèse anti immigration, elle ne disposait pas, bien entendu, de représentant dans l’émission : personne n’est venu défendre l’idée selon laquelle la question subalterne du burkini est agitée pour occulter celle de l’invasion migratoire et du Grand remplacement en cours. Personne pour affirmer que, si l’invasion migratoire n’est pas arrêtée, elle détruira notre culture, nos mœurs, nos modes de vie et notre civilisation même. Personne pour expliquer que l’invasion migratoire est voulue par la classe dirigeante, à la fois pour des raisons économiques – constituer une économie mondiale, au sein de laquelle la main d’œuvre, interchangeable, circule librement – et idéologiques – construire un monde sans frontières -. Les compères de l’émission, adversaires pour la frime, se sont entendus pour que la thèse hostile à l’immigration soit évacuée.

On peut recenser six thèmes principaux liés à l’immigration qui sont mis en avant pour détourner l’attention et pour alimenter un débat factice entre immigrationnistes officiels et immigrationnistes extrémistes.

 

  • Le thème du terrorisme

Les attentats terroristes font naître un risque non nul pour la classe dirigeante : par leur accumulation et leur gravité croissante, ils pourraient conduire à ce que l’opinion en vienne à mettre en cause l’immigration elle-même. Le Système est jusqu’ici parvenu sans difficulté à dresser des contre-feux : la technique du jeu-de-rôles l’y aide puissamment.

La thèse officielle soutient que la victoire contre le terrorisme est avant tout une question d’investissement sécuritaire et d’efficacité policière et judiciaire. Elle prône le maintien de l’état d’urgence, la surveillance des fichés S ou leur assignation à résidence, la détention et le jugement des Français de retour du djihad. Les arrestations réalisées et les attentats eux-mêmes donnent l’occasion de déploiements spectaculaires de forces de l’ordre, donnant l’impression d’une action efficace et déterminée et crédibilisant la thèse officielle.

Les porte-paroles gauchistes viennent eux protester contre ces mesures, au nom des libertés publiques. Tel vote au parlement prolongeant l’état d’urgence ou telle décision judiciaire à la suite d’un recours permettent de relancer le débat entre immigrationnistes officiels « sécuritaires » et immigrationnistes gauchistes « défenseurs intransigeants des libertés ».

Dans le même registre, le Système défend l’idée que la lutte contre le terrorisme passe aussi par les interventions militaires à l’étranger, en association avec les pays qui luttent contre le djihad international. Comme pour les déploiements policiers en France, ces OPEX ont aussi pour intérêt d’illustrer la détermination des pouvoirs publics : les médias servent à l’opinion des gros plans sur les avions au décollage ; les membres du gouvernement, président de la république et ministre de la défense à leur tête, ne manquent pas une occasion de passer les troupes en revue en s’efforçant face caméra d’adopter une posture martiale. Ces interventions sur des théâtres étrangers ont également le grand intérêt de détourner l’attention de ce qui se passe en France.

Les gauchistes eux dénoncent ces interventions « qui causent la mort de civils innocents et donnent aux terroristes des prétextes pour venger par leurs actes les exactions impérialistes occidentales ». Les gauchistes ajoutent, à raison parfois, que le djihadisme a été pour partie suscité et instrumentalisé par les Occidentaux.

La thèse anti invasion n’obtient qu’exceptionnellement la possibilité d’être exprimée : « Le plus sûr moyen de faire  cesser le terrorisme serait de renvoyer la plupart des immigrés : pas d’immigration pas de terrorisme. Quant à l’armée, plutôt que d’être occupée dans le désert ou au fond de la jungle, elle serait plus utile pour éloigner les immigrés indésirables, rendre les frontières étanches et reprendre le contrôle des quartiers ».  Grâce notamment à la technique du jeu-de-rôles cette thèse est quasi absente du débat public.

Pour l’instant en tout cas, les techniques d’intoxication de l’opinion font que celle-ci absorbe placidement les attentats qui se succèdent, sans mettre en cause les gouvernements, sans dénoncer leur incurie, sans exiger l’arrêt de l’immigration. Le gouvernement actuel, comme celui qui l’a précédé, l’ont annoncé : « il faudra apprendre à vivre avec le terrorisme ». Les Français s’y emploient. Déjà les attentats mineurs ou ratés, sont mis sur le compte de « déséquilibrés » et passent rapidement au second plan. Bientôt les attentats ordinaires ne mériteront plus que quelques lignes dans les journaux. Le terrorisme est en voie de banalisation (voir cette chronique).

 

  • Le thème de l’islam

Le thème de l’islam fournit bien entendu un aliment privilégié à la technique du faux débat entre comparses.

La thèse officielle, relayée par les pouvoirs publics et la majorité des journalistes, intellectuels et experts, consiste à soutenir que le fondamentalisme et l’intégrisme et à fortiori la radicalisation et le terrorisme sont une déviation et une mauvaise interprétation de l’islam. Il serait donc tout à fait injustifié d’opérer un amalgame entre les intégristes et l’ensemble des musulmans, « dont l’immense majorité ne demandent qu’à s’intégrer ». La vulgate officielle poursuit en soulignant que les musulmans sont eux aussi les victimes des attentats parce qu’ils subissent la stigmatisation et le racisme que le terrorisme alimente. Les tenants de la thèse officielle achèvent en appelant les responsables musulmans à éradiquer le fondamentalisme en leur sein. Pour attester que « les musulmans sont membres à part entière de la communauté nationale », les immigrationnistes officiels multiplient les gestes symboliques, en saluant par exemple le début du ramadan ou en participant à la « rupture du jeune » comme il y a quelques jours E. Macron.

La thèse gauchiste adopte un point de vue provocateur, comme il est de règle. Selon elle, le fondamentalisme est la seule façon dont la jeunesse issue de l’immigration, marginalisée par le chômage, la relégation et les ghettos, stigmatisée par le racisme de l’extrême droite et humiliée par le comportement de la police, peut manifester sa colère et sa révolte. Selon les islamo-gauchistes, le fondamentalisme et le terrorisme sont donc à la fois l’expression d’une colère sociale et la traduction d’une révolte contre le racisme.

Ces deux thèses en présence ne correspondent pas à la réalité. La thèse islamo-gauchiste exprime sans fard l’esprit collabo. S’agissant de la thèse officielle bien-pensante, la distinction qu’elle opère entre islam intégriste et islam modéré est vide de sens, le djihadisme n’étant jamais qu’une application rigoureuse de l’islam. Plus fondamentalement, il n’y a pas de solution de continuité entre djihadistes et musulmans de base, qui ont en commun un certain nombre de fondamentaux, tels que le ressentiment contre l’occident. Les uns et les autres ont bien conscience également que le nombre sans cesse croissant des immigrés leur permettra de devenir majoritaires avant qu’il soit longtemps et de prendre ainsi une revanche historique sur des Européens qui les ont jusqu’ici dominés.

Marginalisé par le débat entre immigrationnistes, cette analyse « anti invasion » n’a pour ainsi dire par droit de cité. Ceux qui la développent, en particulier E. Zemmour et R. Camus, parviennent par leur talent à échapper à une mise à l’écart complète. La justice vient apporter sa contribution à l’entreprise d’éviction des dissidents : c’est ainsi que ce même E. Zemmour vient une nouvelle fois d’être condamné pour provocation à la haine raciale.

 

  • Le thème des réfugiés

Le thème des réfugiés est également une bonne occasion d’alimenter un débat factice entre immigrationnistes.

La thèse officielle est balancée, comme il se doit, toute en nuances et en apparente modération. « Les réfugiés, qui fuient les guerres doivent être accueillis. Mais il faut en même temps s’efforcer d’empêcher que l’asile ne devienne un moyen dans lequel s’engouffre l’immigration économique et pour ce faire lutter contre les réseaux de passeurs ».

En regard de cette thèse officielle, la thèse gauchiste milite pour qu’on ne fixe « pas de limites à la solidarité ». La perspective d’un tri entre les migrants est dénoncée comme discriminatoire et renvoie selon les gauchistes « aux heures les plus sombres ». De façon plus générale la thèse gauchiste milite pour un monde sans frontières : no borders.

On voit une fois encore tout l’intérêt du jeu de rôle. La thèse gauchiste étant ressentie par tous les Français moyens comme irresponsable, la thèse officielle apparaît par contraste équilibrée et raisonnable.

La réalité n’a rien à voir, pourtant, avec la thèse officielle (et moins encore, bien entendu, avec la thèse gauchiste). Dans la réalité le droit d’asile est depuis des décennies détourné de son objet. La plupart des 100 000 demandes d’asile annuelles ne sont pas présentées par des familles de réfugiés mais par des hommes jeunes et seuls venant d’Afrique et non des pays du Moyen-Orient en guerre. 70 % des demandeurs d’asile sont d’ailleurs déboutés : mais aucun ou presque n’est expulsé. Les déboutés du droit d’asile se maintiennent pendant quelques années en France en situation irrégulière avant finalement d’être régularisés. La procédure d’asile est ainsi devenue une voie d’immigration, avec la complicité des pouvoirs publics.

Il va sans dire que cette analyse anti invasion n’a pas voix au chapitre, étouffée qu’elle est par le pseudo débats entre les deux complices de l’immigrationnisme.

 

  • Le thème de l’intégration

Le thème de l’intégration est lui aussi l’occasion de débats enflammés entre faux-frères ennemis, aussi opposés en apparence que d’accords sur la nécessité de poursuivre l’immigration.

La thèse officielle prône l’intégration des immigrés et affirme qu’elle est bien en cours : par le travail, par l’accès à la nationalité, par le partage des valeurs républicaines essentielles, la majorité des immigrés s’intègrent de façon satisfaisante, en dépit des difficultés, comme le montrent la réussite de ces entrepreneurs, étudiants et politiciens issus de l’immigration. La multiplication des mariages mixtes illustre également la réalité du processus d’intégration. La thèse officielle ajoute que la réussite de l’intégration est également de la responsabilité de la société française, qui doit se montrer ouverte et inclusive. Elle doit notamment accepter l’introduction de mécanismes de discrimination positive. Elle doit surtout rejeter l’extrême-droite qui, par ses positions xénophobes et intolérantes, contribue à freiner le processus d’intégration.

La thèse gauchiste récuse l’objectif même d’intégration. La phraséologie gauchiste est en substance la suivante : « Prétendre intégrer les immigrés à la société française constitue une attitude néo coloniale, voire raciste et manifeste une posture de supériorité envers la culture de l’Autre. La volonté d’intégration constitue également une violence envers les immigrés, sommés d’abandonner leur culture et de se dépouiller de leurs traditions ». C’est pourquoi les gauchistes soutiennent le refus d’intégration des « Indigènes de la république » et les universités sans Blancs qu’ils organisent.

Là encore la thèse officielle ignore (délibérément bien entendu) la réalité (sans parler de la thèse gauchiste, qui joue sa fonction de repoussoir). La réalité est que l’intégration est impossible (voir cette chronique). Impossible parce que les immigrés sont animés par le ressentiment, lequel est une conséquence de la situation d’immigré elle-même, premièrement ; des conflits et contentieux séculaires entre l’Afrique et l’Occident deuxièmement ; et troisièmement de la nature même de l’islam, religion politique incompatible avec la civilisation européenne. Il y a encore une dernière raison, la principale : l’intégration des immigrés est impossible parce que les immigrés n’en veulent pas. Ils savent qu’ils sont en train de conquérir l’Europe par leur nombre et qu’ils vont pouvoir prendre leur revanche à brève échéance et laver les humiliations subies depuis des siècles. Il n’y a pas d’intégration possible parce que les immigrés sont là désormais pour coloniser l’Europe, l’occuper, la conquérir.

Il va sans dire, que dans le débat public, cette vision pessimiste des choses est tenue à l’écart du débat public, étouffée par le jeu-de-rôle et par la vigilance sourcilleuse de la justice immigrationniste.

 

  • Le thème de la république et de ses valeurs

Un autre débat qu’affectionne le Système immigrationniste a pour thème « les valeurs de la république ». Selon la thèse officielle, le djihadisme et l’intégrisme s’attaquent à la république et à ses valeurs, et en particulier à deux d’entre elles : la laïcité et le statut de la femme. « C’est en s’arc-boutant à ces valeurs, partagées par l’immense majorité des musulmans que l’on combattra le plus efficacement le djihadisme ».

La thèse gauchiste dénonce à l’inverse la prétention des Français à imposer leurs valeurs. Pour les gauchistes, exiger des immigrés qu’ils adoptent nos normes relève du néo colonialisme, au même titre que les objurgations à s’intégrer que nous leur adressons. « Au lieu de demander aux immigrés d’adopter nos valeurs, il s’agit au contraire d’intégrer les leurs à la république, qui s’est construite par l’agrégation d’apports culturels successifs ». Quant au voile et au burkini, ils ne sont pas nécessairement à rejeter avec mépris : « il faut voir en effet, disent les gauchistes, que voile et burkini sont d’abord une façon de se protéger contre le sexisme et le machisme, aussi présents parmi les Français de souche que chez les immigrés ».

Ces disputes entre la thèse officielle et les islamo-gauchistes sur la question des valeurs relèvent une fois encore de l’enfumage. La réalité est que les terroristes, djihadistes et autres intégristes ne s’attaquent nullement à nos Valeurs pas plus qu’ils ne luttent contre la République, concepts qui les indifférent absolument. Ils sont engagés dans une opération de conquête de l’Europe, par le nombre, par l’intimidation et par la violence : cette réalité géopolitique et historique est sans rapport avec « les valeurs républicaines » que veulent défendre les porte-paroles Francs-maçons du Système.

 

  • Le thème du passé coupable de la France

Un dernier débat est mis en scène par le Système de façon régulière : il porte sur « le passé coupable » de la France et de l’Europe,

Selon la thèse officielle, les difficultés d’intégration des immigrés sont pour partie liées au passé de la France : les croisades, l’esclavage, la colonisation… Il appartient aux autorités Françaises de reconnaître les responsabilités de la France et de présenter des excuses. Dans cet esprit le président Chirac avait transformé le musée des colonies en musée de l’immigration. De même depuis une vingtaine d’années, les programmes scolaires ont été remaniés pour faire une large place aux questions d’esclavage et de colonisation, traitées sous l’angle de la repentance. Reflétant la position officielle du Système, le candidat Macron a franchi une étape supplémentaire,en déclarant que la France colonisatrice s’était rendue coupable d’un crime contre l’humanité.

La thèse gauchiste va plus loin encore, comme de juste, et radicalise la thèse officielle. La France ne doit pas se contenter de reconnaître et de commémorer : elle devrait aussi réparer. Selon les gauchistes, « les pays africains, dont les difficultés de développement résultent pour une bonne part de la colonisation, sont ainsi en droit d’exiger le versement de réparations financières ». De même, les gauchistes font valoir qu’en réparation des crimes commis, la France a le devoir d’accueillir les immigrés, descendants de ceux qui en ont été les victimes. Certains gauchistes sont encore plus radicaux et considèrent que l’immigration massive et le terrorisme sont, pour la France et l’Europe coupables, un juste retour des choses et une punition méritée.

Tout est faux dans ces deux positions immigrationnistes, l’officielle et la gauchiste, dictées l’une et l’autre par l’esprit collabo. Les croisades ? Elles ont été une réponse à l’invasion par les arabes du monde méditerranéen.

L’esclavage ?  Les Africains eux-mêmes y ont activement contribué, les peuples dominants vendant aux négriers européens les tribus vaincues. Les Arabes  réduisaient en esclavage les Européens que leurs pirates faisaient prisonniers. Quant aux Africains, les Arabes ont eux-mêmes pratiqué une traite des Noirs active. Aujourd’hui encore dans les pays sahéliens de nombreux Noirs sont en situation d’esclaves.

La colonisation ? Voulue au dix-neuvième siècle par la gauche et les républicains, la colonisation française a sans doute constitué une erreur, en dépit de ce que les colonisateurs ont pu réaliser sur place (infrastructures, écoles, dispensaires…). Pour autant la colonisation, à l’évidence, n’explique en rien les « difficultés de développement » que rencontrent les pays africains dits « pauvres ». Le chaos qui s’est installé dans de nombreux pays africains est dû à différents facteurs dans lesquels les Occidentaux n’ont qu’une part minime ou nulle : guerres tribales, impéritie des Etats, traditions de prédation sur une base clanique, guerres incessantes, racisme meurtrier. Mais le principal facteur du « sous-développement » est bien la démographie incontrôlée des Africains : les Européens n’ont à cet égard aucune responsabilité (sauf à ce qui leur soit reproché d’avoir introduit en Afrique la vaccination, réduisant par là-même la mortalité infantile de façon radicale).

Les crimes commis par la France en Algérie ? Si crimes il y a (Sétif…) il convient de les mettre en regard de ceux commis par les Algériens, à l’égard des harkis, massacrés en violation des accords d’Evian, et à l’égard des Européens (on commémore ces jours-ci le massacre, le viol et la torture d’au moins 2000 civils européens par les Algériens, à Oran le 5 juillet 1962 quelques jours après la signature des accords d’Evian).

Il convient d’ajouter cet élément décisif. En admettant que l’on puisse reprocher à la France telle ou telle faute voire tel ou tel crime commis dans le passé, on ne voit pas en quoi cela devrait nous conduire à accepter aujourd’hui l’invasion du pays par des immigrés et notre mise en minorité sur notre propre sol.

Bien entendu, cette vision des choses, qui rejette toute repentance, est à peu près totalement exclue du débat public.

**

En mettant en scène un affrontement factice entre deux positions immigrationnistes, l’officielle et l’islamo-gauchiste, le Système fait en sorte qu’il occupe tout l’espace du débat public. La position « anti immigration » en est ainsi évincée.

S’il advenait que la classe dirigeante soit un jour jugée pour haute trahison, la pratique intensive du jeu-de-rôles immigrationniste figurerait sans doute en bonne place dans l’acte d’accusation.

 

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Un commentaire sur “La propagande immigrationniste : la technique du jeu-de-rôles

  1. Très bien vu ! Comme c’est généralement le cas avec notre paysan.
    Je m’étonne d’ailleurs que des interventions aussi pertinentes que les siennes soient suivies de si peu de commentaires, le mien étant souvent bien seul !
    C’est là, pour moi, un mystère persistant, dont notre paysan ne semble d’ailleurs guère s’émouvoir, puisqu’il poursuit ses analyses, imperturbable.
    Peu de commentaires ne veut pas nécessairement dire : peu de lecteurs. Beaucoup, qui épousent les idées développées ici, n’interviennent pas pour des raisons diverses qui leur appartiennent. On ne peut que le regretter.
    Quant à mon commentaire sur ce billet spécifique, je dirai ceci :
    Je doute que ce « jeu de rôles » ait été voulu au départ par la classe politico-médiatique. Ce serait lui prêter une intelligence qu’elle n’a pas. C’est plutôt la résultante de la diabolisation de l’extrême droite, alors que l’extrême gauche est plutôt bien vue, et a droit de cité. Restent donc deux interlocuteurs pour débattre de ces questions d’immigration et d’accueil des migrants, et non trois comme il se devrait.
    Demeure que ce statu quo arrange bien notre classe politico-médiatique, dont l’intérêt supérieur est effectivement de tout faire pour le maintenir.
    Mais il n’y a pas que ce « jeu de rôles » qui enfume les populations en les maintenant loin des « vrais » problèmes, ces problèmes vitaux qui vont, les années passant, peser sur elles de plus en plus lourds
    Il y a aussi les jeux tout courts, qui tiennent plus de place d’année en année. Les grands prix de formule 1 : chaque pays finit par décrocher le sien, le football, le tennis (Wimbledon, Roland Garros etc), maintenant le tour de France etc
    Ces activités ludiques sont chaque année plus nombreuses, ainsi que les journalistes spécialisés qui s’en occupent. Certes, c’est probablement dans le dessein innocent de faire toujours plus d’argent, plutôt que le résultat d’un mot d’ordre général.
    N’empêche que tout cela contribue fortement à divertir le peuple.
    Divertir, au sens latin premier : détourner.
    Dans mon post sur le fil précédent, je m’interrogeai sur l’expatriation en tant que moyen d’échapper à ce qui, à terme, attend les Français et les Européens en général : la perte de leur identité par l’islamisation, et la dhimmisation progressive.
    Les US, le Canada, les pays de l’Est ?
    Inutile d’aller si loin ! Beaucoup plus proche de nous, il y a un autre « pays » où l’on parle français, et qui appartient même (encore) à la France. Un « pays » qui ne se laissera pas envahir, et que je vois même très bien faire sécession dans l’avenir si la situation dans l’hexagone continue d’évoluer dans les sens que l’on peut prévoir.
    Nul mystère là-dedans, je veux parler de la Corse.
    Il y a justement un article intéressant à ce sujet de Paul-François Paoli dans la dernière livraison de Polemia, intitulé : « Victoire nationaliste en Corse : un signal d’alarme civilisationnel envoyé au continent ».

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