Immigrationnisme : La négation perverse de soi-même

Chronique de Paysan Savoyard

(n°184 – décembre 2017)

 

Les immigrationnistes sont de plusieurs types. Ceux qui occupent les postes de décision ou d’influence, immigrationnistes soit par intérêt soit par idéologie, sont pleinement lucides et informés des conséquences de l’invasion en cours.

Parmi les immigrationnistes de base beaucoup sont conscients, en réalité, de ce que l’immigration constitue une catastrophe : mais ils ne l’avouent pas et ne se l’avouent pas, afin de préserver leur réputation, leur carrière, leurs relations, l’image qu’ils ont d’eux-mêmes et, finalement, leur identité.

Nous laisserons de côté ici ces deux premières catégories, pour nous intéresser à une troisième : les immigrationnistes de bonne foi. Chez eux, l’immigrationnisme est souvent dicté par l’altruisme, l’oubli de soi, le souci de donner la priorité à l’Autre, à l’Etranger, au Différent. Le phénomène de haine de soi qui sous-tend les positions de l’immigrationniste de bonne foi a été de longue date mis en évidence (par P. Bruckner notamment). Il nous paraît cependant utile d’y revenir et d’examiner de nouveau ce curieux mécanisme psychologique, afin de montrer sa perversité et la fausseté des analyses qui en découlent.

 

  • Le passé : « L’Histoire de l’Autre est plus belle »

La première manifestation du désordre psychologique qui frappe les immigrationnistes sincères est le suivant : ces personnes de bonne foi ont une vision de l’Histoire borgne et à sens unique, systématiquement déformée au bénéfice de l’Autre et de l’Etranger

L’immigrationniste rappelle ainsi couramment, pour les condamner, les croisades conduites par les Européens. Il oublie de préciser, et le plus souvent il l’ignore, que les croisades en question étaient une réaction à la conquête arabe, qui commence en 632 et qui conduit à la domination arabe sur une partie de la Méditerranée, l’Afrique du nord, l’Espagne et le Moyen-Orient. C’est ainsi que la première croisade aura pour motif la libération des Lieux Saints.

Les immigrationnistes célèbrent l’Espagne arabo-andalouse, selon eux aussi brillante qu’ouverte et tolérante. Dans la réalité, les Chrétiens et les Juifs étaient dominés et placés en position inférieure (la dhimmitude). Les Espagnols n’ont eu de cesse que de se libérer de l’occupation arabe, grâce à une reconquête qui a duré sept siècles.

Les immigrationnistes dénoncent la traite des Noirs, envoyés de force dans les colonies et réduits en esclavage. Ils oublient que l’esclavage a été pratiqué de tous temps et par toutes les civilisations. Que la traite des Noirs s’est effectuée avec la collaboration des Africains eux-mêmes, les peuples dominants venant livrer aux comptoirs français ou anglais installés sur les côtes, les tribus vaincues et les villages capturés. Ils oublient de même de préciser que les Européens ont été les premiers à abolir l’esclavage. Que les Noirs ont été également réduits à l’esclavage par les Arabes et que la traite arabe a duré bien plus longtemps que celle conduite par les Blancs. Ils omettent d’indiquer que l’esclavage des Noirs par les Arabes existe toujours, notamment au Sahel. Et que les Européens eux-mêmes étaient réduits en esclavage à Alger lorsqu’ils étaient capturés par les pirates qui menaient des raids jusque dans le sud de la France. On indiquera ainsi aux immigrationnistes que les tours génoises de Corse ou les villages fortifiés de Provence étaient destinés à se protéger des raids arabes. On leur signalera encore que c’est bien la tête coupée d’un pirate maure que les Corses ont choisi pour emblème.

Les immigrationnistes dénoncent la colonisation (que pour notre part nous n’aurions certes pas approuvée). Ils passent sous silence le fait que, pour ce qui est de la France, la conquête coloniale a été peu violente (sauf en Algérie). Le fait que la colonisation s’est accompagnée de nombreuses réalisations positives. Le fait qu’elle a interrompu les guerres ethniques en Afrique pendant près d’un siècle. Le fait que la colonisation n’était pas de peuplement (sauf en Algérie et Madagascar).

Les immigrationnistes dénoncent la guerre d’Algérie. Ils omettent le fait que les violences ont concerné les deux camps. Le fait que les Algériens n’ont pas respecté les accords d’Evian à peine signés, chassant les Européens et massacrant les Harkis ainsi que des Européens. Ils commémorent Sétif mais taisent le massacre d’Oran. Ils rendent hommage aux Algériens jetés à la Seine en 1961, en oubliant de préciser que la manifestation algérienne qui avait lieu ce jour-là avait été interdite et faisait suite à une série d’assassinats de policiers parisiens perpétrés par le FLN. On peut également signaler aux immigrationnistes que l’indépendance n’a pas empêché les Algériens de se livrer récemment à une autre guerre, civile cette fois, qui a fait au moins 400 000 morts.

 

  • Le présent : « Il est juste qu’aujourd’hui l’Autre ait davantage de droits »

Avec le même état d’esprit unilatéral à rebours, les immigrationnistes admettent sans difficulté que l’Autre puisse disposer de davantage de droits que n’en ont les autochtones eux-mêmes.

Les immigrationnistes font ainsi preuve de tolérance pour les comportements anormaux et asociaux qui sont le fait des immigrés. La délinquance, les incivilités, les comportements agressifs et le langage ordurier bénéficient d’une grande mansuétude, les immigrationnistes les excusant par le racisme, les discriminations et la ghettoïsation dont les immigrés seraient victimes. Les immigrationnistes pourtant n’acceptent pas ces mêmes comportements de la part de leurs enfants, de leurs proches et plus généralement des Français de souche.

Avec l’approbation des immigrationnistes, les immigrés bénéficient également de droits dans le domaine social supérieurs à ceux attribués en pratique aux Français de souche : leur situation sociale par définition moins bonne et leurs familles nombreuses leur ouvrent droit en effet à des allocations et prestations supérieures. Leurs revenus étant en moyenne plus faibles que ceux des autochtones, ils paient également moins d’impôts et de cotisations.

Les immigrationnistes approuvent également le fait que les immigrés bénéficient de mécanismes de discrimination positive. C’est ainsi qu’ont été mis en place au fil des années des dispositifs d’aides à la préparation des concours réservés aux « jeunes des banlieues », la dispense de concours d’entrée à Sciences-Po et des recrutements préférentiels assortis de quotas dans les entreprises publiques.

 

  • Le futur : « L’Autre nous remplacera peut-être, et c’est très bien comme ça »

La négation de soi des immigrationnistes de bonne foi les conduits à consentir à l’installation massive de l’Autre dans leur propre pays.

Ils acceptent ainsi la disparition de nos frontières et récusent le droit des Blancs sur leur sol. Ils acceptent que les étrangers, non contents de prendre place légalement ou non, adoptent en outre un comportement de refus d’assimilation, de revendication et même d’hostilité franche aux populations d’accueil.

Les immigrationnistes sont pourtant les premiers à défendre les droits des peuples opprimés, les droits des peuplades primitives en danger d’extinction, ou encore les droits des Tibétains dont l’identité est menacée par l’agressivité de la politique chinoise. Les seuls auxquels les immigrationnistes dénient le droit de conserver leur identité, leur territoire et leurs frontières, ce sont les peuples européens.

Dans le même esprit les immigrationnistes acceptent l’implantation de l’islam. Ils souhaitent qu’on accorde à l’islam les mêmes droits que les autres religions. Ils acceptent sans difficulté le communautarisme musulman et son prosélytisme. Ils ne peuvent ignorer pourtant que les chrétiens sont pourchassés dans tous les pays arabes.

Les immigrationnistes, encore, dénient l’existence des races et donc de la leur propre. Ils se plaisent à dénoncer les comportements des autres Blancs, insuffisamment accueillants, xénophobes voire racistes.

Les immigrationnistes vont plus loin encore et manifestent fréquemment le mépris et la détestation qu’ils éprouvent pour leur propre peuple. Avec un rictus de dégoût, ils disent leur haine des Blancs d’extrême droite, populistes et racistes, leur détestation de « ces bons Blancs bien de chez nous » lorsqu’ils sont alcooliques ou mal éduqués, leur haine à l’égard des fraudeurs Blancs en col blanc et plus généralement leur haine des riches, dès lors qu’ils sont Blancs.

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Concluons. Les positions des immigrationnistes sont évidemment aberrantes : les Européens exceptés, tous les autres peuples se comportent exactement à l’inverse. L’Histoire est dans leur pays écrite à leur profit. Les nationaux y ont davantage de droits que les étrangers. Tous défendent jalousement leur sol et leurs frontières. Ceux qui en sont privés combattent et meurent pour les obtenir. Toutes les races autres que la race blanche sont conscientes de leur existence. Elles en éprouvent de la fierté. Et elles sont souvent racistes à l’égard des autres peuples.

La source des conceptions folles qui sont celles des immigrationnistes est évidente. C’est bien entendu l’Evangile, pris abusivement au pied de la lettre et compris faussement comme un programme de société, qui inspire les immigrationnistes sincères, qu’ils soient chrétiens ou athées de culture chrétienne. Chez les immigrationnistes, qui se croient peu ou prou destinés au martyre, l’attention et l’ouverture à l’autre prônés par l’Evangile deviennent la préférence maladive pour l’Autre. Le diagnostic a été posé de longue date : l’Europe va mourir probablement de ces « idées chrétiennes devenues folles ».

Ce comportement suicidaire d’inspiration chrétienne est encouragé bien entendu par ceux qui se sont donnés pour mission de détruire la civilisation européenne et les sociétés traditionnelles. Francs-maçons et protestants sont depuis deux-cents ans à la manœuvre, au nom de l’universalisme. Une partie des intellectuels de confession juive, au nom du cosmopolitisme, apportent également leur contribution. L’idéologie libérale-libertaire, fabriquée dans les campus américains, est venue renforcer la lutte pour l’abolition des frontières, des nations et des races.

Ajoutons enfin que les positions de ces immigrationnistes de bonne foi s’accompagnent tout de même le plus souvent d’une bonne dose d’hypocrisie. Les immigrationnistes idéalistes retrouvent ainsi instantanément le sens des réalités prosaïques au moment de choisir leur quartier ou l’établissement scolaire de leurs enfants. De même on constate le plus souvent que les immigrationnistes fréquentent avant tout des Blancs. On peut même penser que ces donneurs de leçons morales préféreront avoir comme voisins des Blancs fussent-ils d’extrême droite plutôt que ces immigrés dont ils souhaitent la présence en Europe.

Ces immigrationnistes plus ou moins sincères sont en train de participer en toute bonne conscience au crime historique absolu qu’est la destruction de l’Europe, de son territoire, de ses peuples et de sa civilisation. On ne sait finalement ce qui l’emporte chez eux, de la maladie mentale autodestructrice ou de l’hypocrisie. Cette adresse vient à l’esprit au moment de conclure : Qu’ils soient maudits.

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6 commentaires sur “Immigrationnisme : La négation perverse de soi-même

  1. Excellente publication comme d’habitude ,et qui caractérise très bien la société schizophrénique dans laquelle nous vivons aujourd’hui , le seul bémol pour moi c’est de rendre le christianisme responsable de cette situation , ce qui plaira évidemment aux franc maçons et dans une certaine mesure aux protestants , or ceux sont bien ces FM qui par leur réthorique ont poussé la hiérarchie du clergé catholique à admettre l’idée que le christianisme était ouvert , devait être ouvert aux quatre vents , ce qui est totalement faux.
    Dans la notion de « l’amour de son prochain » ne jamais oublier que cela s’applique bien au proche , à l’intimement proche et non à l’ensemble de l’humanité.
    Ni Dieu ni Jesus ne commandent d’aimer toute l’humanité, mais au contraire de la convertir , la Charité étant elle même non une philanthropie mais bien l’Amour de Dieu et donc de son prochaine compris comme son frère en religion.
    Il aura fallu les francs maçons et leur pouvoir occulte pour interpréter de manière totalement erronée et volontaire l’Evangile et pour le faire croire à un nombre important de fidèles tels que vous les décrivez ici.
    Tout cela ressort bien d’une manipulation qui a lieu depuis des siècles , le but de la FM étant de démontrer que l’homme étant supérieur à Dieu, Dieu ne peut exister … Ne tombez pas dans le panneau et rapprochez vous des membres de la FSSPX et vous verrez que l’Eglise , la vraie n’est pas celle de Vatican 2 mais bien celle de Mgr Lefebvre qui s’est lui sacrifié pour que la Vraie Foi soit conservée dans l’attente du Jugement

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  2. Vous précisez ce qu’écrit dan son livre Tidiane N’Diaye écrivain et anthropologue Franco-Sénégalais vivant en Guadeloupe ou il travaille comme économiste à l’INSEE; pour lui la traite négrière par le monde arabo-musulman aurait fait 17 millions de victimes tuées, castrées ou asservies !!!! pendant plus de 13 siècles .
    Merci de vos analyses très intéressantes .Très sincèrement .

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  3. Autant être précis, on en est que plus crédibles.
    Les esclaves mâles ont effectivement été castrés de manière systématique, ce qui, vu les méthodes primitives utilisées, provoquait une forte mortalité dans leurs rangs.
    Les femmes n’étaient pas stérilisées, ce qui eût d’ailleurs été techniquement difficile, mais le plus souvent utilisées pour le plaisir sexuel du maître, les femmes officielles n’étant pas à l’époque très regardantes sur la fidélité de leur mari. Et quand le maître était riche et puissant, il avait un harem (les 72 vierges avant l’heure !).
    Il faut savoir que la traite des Noirs subsahariens pratiquée par les Arabo-musulmans a commencé avant la traite occidentale, a concerné un plus grand nombre d’individus, et a duré plus longtemps, de fait jusqu’au début du 20e siècle dans la plupart des pays musulmans (Algérie française ; Maroc, où le dernier marché aux esclaves a été fermé en 1920 ; Tunisie, Égypte etc). La traite des Blancs a également été pratiquée, il s’agissait des habitants du sud de l’Europe capturés lors des razzias des pirates barbaresques (d’où la prise d’Alger par les Français en 1830, pour stopper ces razzias).
    Le résultat est patent : Il n’y a pas de descendance noire dans ces pays. Même s’il y a des foncés, résultat du métissage (femmes noires et maîtres arabo-musulman). Dans leurs jeux sexuels, ceux-ci n’avaient aucune raison de brider leur plaisir à prendre des précautions contraceptives : mettez-vous à leur place !
    Cette absence de traces visibles explique d’ailleurs en grande partie pourquoi cet esclavage arabo-musulman est pratiquement occulté dans la conscience collective.
    Reste que la castration systématique afin d’exclure toute descendance de leurs esclaves était une pratique fort intelligente de la part des Arabo-musulmans, particulièrement quand on voit les problèmes de tous ordres qu’ont eu et qu’ont toujours les Américains (blancs) avec les descendants des leurs (près de 40 millions d’afro-Américains et mélangés aux USA en 2010, contre virtuellement zéro au Maghreb).

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  4. à P. Savoyard :
    Vous omettez de mentionner que les Arabes ont systématiquement stérilisé/castré leurs esclaves noirs.
    Il faudrait que je fasse quelque recherche pour savoir si ces stérilisations concernaient également les femmes.
    Le résultat est patent : Il n’y a pas de descendance noire dans ces pays.
    Ce qui était bien pensé, quand on voit les problèmes de tous ordres qu’ont eu et qu’ont toujours les Américains (blancs) avec les descendants des leurs.
    Je sais, c’est à cause des discriminations et du racisme dont ils sont toujours l’objet !

    Dans le cadre de la refondation en cours des lois sur l’immigration, Macron subit les assauts tous azimuts des représentants des immigrés eux-mêmes (on les comprend) et des immigrationnistes bien blancs (le FN est étrangement absent). On a pu entendre un appel au gouvernement ce matin sur France inter, par l’archevêque de ? – j’ai oublié de quelle ville – rappelant le devoir de la France, terre d’asile, à en accueillir davantage, et il a plaidé pour plus de moyens et d’humanité dans le traitement des migrants/immigrants. Dans son homélie radiophonique, il a en particulier évoqué le triste sort de « nos frères humains »
    De quoi faire chialer à chaudes larmes les cœurs les plus endurcis.
    J’ai appris à cette occasion que la France avait accueilli 250 000 immigrés en 2016, en augmentation sur les 200 000 à 220 000 des années précédentes.
    Tout cela est une bien belle opération politique de la part de Macron :
    Il satisfait les franco-Français en s’emparant du sujet de l’immigration et en prétendant en durcir les conditions, et il satisfera tout autant les immigrationnistes et le clergé en faisant semblant de résister, pour finalement mieux céder à leurs exigences “humanistes”.

    À propos du clergé français, vous passez également sous silence son étrange attitude vis-à-vis de l’immigration. Je suppose qu’il n’y aurait sans doute même pas eu besoin de l’impulsion motrice de leur pape François 1er pour qu’ils poussent avec les immigrationnistes, si tant est qu’ils n’en soient pas déjà eux-mêmes.
    Alors que ce clergé et ce pape sont bien placés pour savoir que les chrétiens et la hiérarchie catholique vont vivre des heures de moins en moins riches (dans le sens des “riches heures du duc de Berry”, par exemple) à mesure que l’islam va s’implanter plus solidement en France. En attendant, deux ou trois décades peut-être, que ces heures leur soient carrément comptées.
    Avec tout cela, ce serait bien extraordinaire si l’immigration extra-européenne n’augmentait pas en 2017 et en 2018, par rapport à 2016.

    N. B. : Le mot “migrant” est piégé car il évoque des gens qui ne font que passer. Il n’en est évidemment rien, bien au contraire, ils sont là pour rester.
    D’ailleurs les immigrationnistes sont en recherche active d’un euphémisme encore plus passe-partout – sans jeu de mot – que “migrant”, pour atténuer encore la réalité de la chose. Avis aux spécialistes de mots-croisés.
    Je me suis d’ailleurs toujours demandé par quel miracle ce substantif : “mot-croisé” n’avait pas encore été attaqué par nos zélés laïcards, et même tout bonnement interdit de vocabulaire.

    Pour terminer avec un peu d’humour, on en a grand besoin !
    « Savez-vous quel est le comble du jardinier ?
    – Non !
    – C’est de se mettre à poil pour faire rougir ses tomates.
    Et celui de l’humaniste ?
    – Non !
    – Eh bien, c’est de se faire hara-kiri pour laisser la place ! »

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