Nous ne voulons pas de leurs « valeurs », qu’ils ne cessent eux-mêmes de bafouer

Chronique de Paysan Savoyard

(n°199 – mai 2018)

 

Les dirigeants du Système et leurs principaux serviteurs et obligés, politiciens, journalistes, intellectuels, juges et hauts-fonctionnaires, brandissent à tout propos les valeurs dont ils se réclament et dont ils proclament l’universalité : démocratie, liberté, égalité, laïcité… C’est sur ces valeurs qu’ils fondent leur légitimité : ils se présentent comme leurs défenseurs, leurs hérauts, leurs boucliers face à tous ceux, réactionnaires, populistes et nostalgiques de l’identité rancie, qui veulent « ressusciter les vieux démons ».

Dans la réalité les tenants du Système violent au quotidien ces « valeurs républicaines » qu’ils portent en étendard. Jamais depuis la révolution française le pouvoir n’avait à ce point mis en avant les principes et les valeurs. Jamais depuis cette même période il ne les avait à ce point piétinées.

 

  • Ils glorifient la démocratie et organisent l’invasion de l’Europe sans avoir jamais demandé l’avis de la population

Le Système se revendique hautement de la démocratie. Il se comporte dans la réalité de façon parfaitement tyrannique.

C’est ainsi que les gouvernements successifs, réputés démocratiques, se gardent bien de consulter le peuple sur les sujets cruciaux, refusant toute démocratie directe. Lorsqu’en 2005 ils ont par exception organisé un référendum sur l’Europe et que contrairement à leurs prévisions leur projet a été repoussé, ils sont passés outre et ont appliqué tout de même les dispositions qui venaient d’être rejetées.

Ces gouvernements soi-disant démocratiques ainsi engagé la politique d’immigration massive, décisive pourtant quant à ses conséquences à court et long terme, sans consulter la population. Mieux, ils la poursuivent et l’accentuent alors qu’ils savent parfaitement, au vu des études d’opinion unanimes depuis plus de vingt ans, que la population y ait majoritairement opposée.

Les élites européennes veulent aujourd’hui contraindre et punir des dirigeants librement et largement élus, tels les gouvernements hongrois et polonais, accusés de ne pas respecter « les valeurs européennes et l’Etat de droit ».

C’est là également l’un des aspects du comportement antidémocratique des élites Systémiques : des instances non élues, les juges d’une part, les organes de l’Union européenne d’autre part, viennent borner et réduire les marges de manœuvre des pouvoirs issus de l’élection. Il est piquant de remarquer que ces instances non élues s’appuient elles-mêmes sur les « valeurs », qu’elles dénomment « Etat de droit », pour limiter et encadrer la démocratie.

 

  • Ils célèbrent la liberté et font taire les dissidents

Les porte-paroles du Système affirment défendre et promouvoir la valeur fondamentale de la liberté. Le Système ne cesse pourtant de restreindre la liberté d’expression et de durcir les lois destinées à réduire les dissidents au silence, au nom de la lutte contre la haine. On enregistre par exemple ces jours-ci une nouvelle condamnation d’E. Zemmour ou encore la fermeture du compte Facebook du mouvement Génération identitaire (voir cette chronique).

De même le Système met en place différents mécanismes autoritaires et de coercition visant à imposer sa vision du monde (les quotas, la discrimination positive…). Les lois anti-discrimination interdisent ainsi désormais de choisir librement son employé, son collaborateur, son locataire ou l’acheteur du logement que l’on met en vente. Avec des dispositifs comme celui de loi SRU ou de la politique de « mixité scolaire », le Système cherche en particulier à imposer à tout le monde la cohabitation avec les immigrés.

Surtout le Système fait entrer par millions des immigrés qui viennent ruiner la première des libertés dont les Français de souche disposaient jusque-là : la liberté de vivre en sécurité et d’aller et venir en toute sérénité.

 

  • Ils promeuvent l’égalité et enrichissent les riches comme jamais

Les partisans du Système mettent en avant l’égalité, leur valeur républicaine la plus cardinale. Dans la pratique, les politiques mises en œuvre par le Système depuis plus de quatre décennies (mondialisation, délocalisations, travail détaché, immigration, dumping fiscal…) ont pour objectif et pour effet d’enrichir la classe dirigeante comme jamais dans l’Histoire. Dès lors les écarts ne cessent de se creuser avec la majorité de la population, classe moyenne et salariés de souche, en voie de précarisation et de déclassement.

Remarquons que les tenants du Système anonnent sans relâche le mot d’égalité tout en affichant à l’égard des électeurs « populistes » et « extrémistes », qui appartiennent majoritairement aux couches populaires, le mépris le plus ostensible.

Les tenants du Système, cela va sans dire, s’arrangent pour se tenir eux-mêmes à l’écart de l’immigration qu’ils organisent. Celle-ci introduit dès lors une nouvelle source d’inégalités majeures entre ceux qui disposent des moyens financiers permettant de s’en protéger et ceux qui n’ont d’autre choix que de la subir.

 

  • Ils révèrent la laïcité et installent l’islam en France

Les tenants du Système célèbrent et révèrent la laïcité, condition disent-ils de la liberté d’opinion et de la paix civile.

Ils font pourtant entrer en Europe par millions des immigrés, pour la plupart musulmans, à qui la notion de laïcité est radicalement étrangère. Envers ces immigrés une fois installés et envers leur religion, le Système multiplie les concessions et les « accommodements raisonnables » en contravention avec son principe de laïcité (construction de mosquées, halal, tenue vestimentaire…). Dans un registre comparable, on notera que le Système ne cesse de brandir les droits des femmes comme ceux des homosexuels, tout en important en masse des immigrés qui, lorsqu’ils auront le pouvoir, voileront les femmes et tabasseront les homos.

Le concept de laïcité est en réalité depuis deux-cents ans un prétexte et un paravent pour la politique républicaine d’hostilité à la religion catholique. Pour les laïcs militants, la montée en puissance de l’islam a l’intérêt de damer définitivement le pion du catholicisme. Quant à l’Eglise, les laïcs la tolèrent désormais, dès lors qu’elle est devenue insignifiante et qu’elle s’est alignée en tout point sur les dogmes républicains, à commencer par l’immigrationnisme.

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Les « valeurs républicaines », qui au demeurant n’ont rien d’universel, ne sont selon nous rien d’autre que des illusions, des leurres, des fausses pistes : nous y reviendrons (voir déjà cette chronique).

Les valeurs morales véritables ne sont pas là où la république les désigne : parmi les principales citons l’honnêteté, le souci de la vérité, la volonté de ne pas nuire à autrui, le respect des générations qui ont précédé et de celles qui suivront…. Ces valeurs fondamentales, les tenants du Système les violent sans relâche. Ils mentent. Ils sont hypocrites. Ils sont amoraux. Ils sont nihilistes. Ils sont d’un égoïsme absolu. Et surtout ce sont des traîtres.

Ils trahissent tout. Leurs promesses. Leur parole. Leurs électeurs naïfs. Ils trahissent les peuples européens. Ils trahissent le passé et ils trahissent l’avenir. Comme nous avons voulu ici le montrer, ils ne cessent même de trahir leurs propres « valeurs ».

Terminons sur cette remarque. Ces valeurs républicaines, ils les piétinent sans chercher à le dissimuler. En se réclamant sans cesse de principes qu’il viole grossièrement, le Système procède de façon provocatrice. Ce n’est pas par hasard. Cette attitude de provocation n’est pas gratuite : elle est un élément de son pouvoir. Abasourdi par tant d’impudeur, le peuple prend conscience de ce que le pouvoir qui le domine est arbitraire et qu’il ne reculera devant rien pour rester en place et parvenir à ses fins : le Système parvient ainsi à susciter la crainte et la résignation. Le viol de ses propres valeurs est pour le Système un instrument de son pouvoir totalitaire.

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Un commentaire sur “Nous ne voulons pas de leurs « valeurs », qu’ils ne cessent eux-mêmes de bafouer

  1. Tout cela est bien résumé, et n’est, hélas ! que la stricte vérité.
    Mais c’est un constat, un diagnostic, une première étape, même si celle-ci est bien sûr la condition des suivantes.
    La seconde étape devrait être : l’explication du pourquoi de tout cela.
    La troisième serait de définir les voies et les moyens d’y remédier ; de celle-ci, nous sommes à des années-lumière.

    En guise d’explication du pourquoi, j’ai, dans un commentaire à un article précédent de notre hôte, fait part de ma conviction que nos dirigeants sont en réalité pieds et poings liés par la dette publique et par leurs créanciers (pays du Golfe), et qu’ils ne peuvent pas faire d’autre politique que celle qu’ils font. D’où l’immigrationnisme, l’islamisation, le mondialisme…
    https://leblogdepaysansavoyard.wordpress.com/2018/03/31/attentat-de-trebes-lheroisme-dun-officier-la-lachete-de-millions-de-francais/

    Bien sûr, à ce jeu pervers, certains montrent plus d’aptitude, de zèle, que d’autres.
    En Europe, Macron est sans aucun doute le champion, le meilleur élève de la classe.
    La conséquence est alors évidente :
    Afin de conduire cette politique que le peuple en majorité rejette, il leur est nécessaire de le tromper le plus habilement qu’ils peuvent.
    Et ça marche. Même si certains observateurs peu nombreux, tel notre hôte, s’aperçoivent du subterfuge.

    L’autre alternative, pour nos dirigeants, serait de mettre leur population face au vrai dilemme qui se pose, qui pourrait, pour résumer, prendre la forme suivante :
    «D’accord, vous voulez la fin de l’immigration, la fin de l’islamisation etc.
    Nous avons décidé de prendre enfin acte de vos désirs et de vos aspirations.»
    La population pousserait un grand “ouf” de soulagement. La cote de nos politiques grimperait en flèche etc…
    Mais… car il y a un gros mais.
    «Dans ce cas, acceptez-vous que le prix du carburant de vos voitures augmente de manière drastique?
    Que les taux d’intérêt de nos emprunts deviennent tels qu’ils obligent à une forte augmentation de la pression fiscale?
    Que la faillite guette, et qu’à terme les retraites ne soient peut-être plus payées et que tout s’arrête?»

    Bien sûr, nos dirigeants ne le savent que trop, le peuple n’est pas assez mature, ne connaît pas suffisamment les lois de l’économie, n’est pas assez raisonnable, pour que de telles questions puissent lui être valablement posées.
    Ils savent trop bien que ce qui mène le peuple c’est, essentiellement, l’émotion.
    Et certains s’y entendent pour la susciter, et la diriger dans la direction qui leur convient.
    Alors, que faire, sinon pratiquer la fuite en avant?
    Mettez-vous à leur place!

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