La propagande immigrationniste : la technique du jeu-de-rôles

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 185 – juillet 2017)

 

Pour pouvoir poursuivre sa politique immigrationniste sans contestation majeure, le Système doit détourner l’attention de cette double réalité effarante : La France et l’Europe sont en train d’être envahies. Et cette invasion est voulue, encouragée, organisée par la classe dirigeante.

L’une des techniques les plus efficaces que le Système emploie pour enfumer l’opinion est celle du « jeu-de-rôles » : elle consiste à organiser sur la question de l’immigration un faux débat permanent sur des sujets mineurs.

Cette technique comprend deux éléments principaux. Elle conduit tout d’abord à dévier le débat concernant l’immigration sur des thématiques secondaires, parcellaires ou non pertinentes : le burkini, la laïcité, l’intégration…

Elle consiste, deuxièmement, à faire s’affronter sur chacun de ces thèmes deux thèses, dont les tenants se disputent violemment : la thèse officielle, immigrationniste modérée, et la thèse gauchiste, immigrationniste forcenée. La thèse officielle est présentée par les principaux dirigeants politiques et par les intellectuels les plus en vue. Sous le précédent gouvernement M. Valls était son porte-parole principal : le rôle sera désormais assumé par E. Macron. J.L. Mélenchon sera lui le principal porte-voix de la thèse gauchiste. Dans le monde des « experts », G. Kepel est l’un des représentants principaux de la thèse officielle, O. Roy de la thèse gauchiste. Lorsqu’un thème lié à l’immigration vient au premier plan de l’actualité, le débat entre les deux thèses s’enclenche immédiatement.

En organisant ce jeu de rôles, la classe dirigeante immigrationniste recherche un triple effet.

Centrer les débats sur des questions secondaires permet, premier effet, de détourner l’attention de l’essentiel. En faisant semblant de se disputer entre eux, les immigrationnistes créent l’illusion d’un débat, alors qu’en réalité le cœur du sujet, l’invasion migratoire en cours et ses conséquences tragiques, est évacué.

Multiplier les thèmes de débats permet deuxièmement de créer la confusion dans les esprits : recru de controverses, bombardé d’arguties, noyé sous les syllogismes, déstabilisé par les concepts qui s’entrechoquent, le lecteur, auditeur et électeur moyen ne sait plus finalement quoi penser.

La technique a un troisième objectif. Les deux thèses qui s’opposent vigoureusement et parfois violemment sont toutes les deux favorables à l’immigration, l’une avec mesure, l’autre dans l’extrémisme. Le Système ce faisant circonscrit le champ du débat qu’il tolère : la thèse hostile à l’immigration, dénoncée comme déraisonnable, outrancière, immorale et étrangère au « cercle de la raison », en est exclue.

La technique, que nous allons maintenant illustrer par une série d’exemples, comprend une subtilité supplémentaire. La thèse gauchiste est ressentie par la plupart des Français moyens comme effrayante et profondément antipathique. La chose est voulue : elle permet ainsi de valoriser la thèse officielle. Se met en œuvre plus précisément le procédé de la vaccination.

Prenons le cas d’un débat télévisé traitant la question de l’immigration, vue bien entendu sous un angle subalterne. Exemple : « Faut-il interdire le burkini ? ». Le porte-parole du Système qui participe à l’émission, politicien, intellectuel ou journaliste, commence par dénoncer le rôle nocif de l’extrême droite « qui met de l’huile sur le feu et répand la haine ». Un contradicteur gauchiste, l’un des émules de Mélenchon par exemple, après avoir à son tour vilipendé les « populistes », présente alors la thèse gauchiste : « Sous couvert de promouvoir le droit des femmes, ceux qui veulent interdire le burkini manifestent en réalité leur hostilité à l’islam et à l’immigration : l’interdiction du burkini relève donc en fait d’un forme de racisme ».

La phraséologie gauchiste ayant été ressentie par la plupart des auditeurs comme déplaisante et provocatrice, le porte-parole du Système peut alors énoncer doctement la thèse officielle, présentée comme un compromis raisonnable : « Le burkini doit pouvoir être interdit lorsque l’ordre public est en jeu. Mais il faut savoir faire preuve de souplesse et prendre garde à ne pas stigmatiser l’ensemble des musulmans, dont l’immense majorité sont tout à fait intégrés à la société française et n’ont rien à voir avec l’extrémisme ».

Le tour est joué. L’auditoire a été vacciné : on lui a inoculé en douceur la thèse immigrationniste. La thèse du Système, pourtant proche en réalité de la position gauchiste et comme elle immigrationniste, est apparue raisonnable et de juste milieu.

Quant à la thèse anti immigration, elle ne disposait pas, bien entendu, de représentant dans l’émission : personne n’est venu défendre l’idée selon laquelle la question subalterne du burkini est agitée pour occulter celle de l’invasion migratoire et du Grand remplacement en cours. Personne pour affirmer que, si l’invasion migratoire n’est pas arrêtée, elle détruira notre culture, nos mœurs, nos modes de vie et notre civilisation même. Personne pour expliquer que l’invasion migratoire est voulue par la classe dirigeante, à la fois pour des raisons économiques – constituer une économie mondiale, au sein de laquelle la main d’œuvre, interchangeable, circule librement – et idéologiques – construire un monde sans frontières -. Les compères de l’émission, adversaires pour la frime, se sont entendus pour que la thèse hostile à l’immigration soit évacuée.

On peut recenser six thèmes principaux liés à l’immigration qui sont mis en avant pour détourner l’attention et pour alimenter un débat factice entre immigrationnistes officiels et immigrationnistes extrémistes.

 

  • Le thème du terrorisme

Les attentats terroristes font naître un risque non nul pour la classe dirigeante : par leur accumulation et leur gravité croissante, ils pourraient conduire à ce que l’opinion en vienne à mettre en cause l’immigration elle-même. Le Système est jusqu’ici parvenu sans difficulté à dresser des contre-feux : la technique du jeu-de-rôles l’y aide puissamment.

La thèse officielle soutient que la victoire contre le terrorisme est avant tout une question d’investissement sécuritaire et d’efficacité policière et judiciaire. Elle prône le maintien de l’état d’urgence, la surveillance des fichés S ou leur assignation à résidence, la détention et le jugement des Français de retour du djihad. Les arrestations réalisées et les attentats eux-mêmes donnent l’occasion de déploiements spectaculaires de forces de l’ordre, donnant l’impression d’une action efficace et déterminée et crédibilisant la thèse officielle.

Les porte-paroles gauchistes viennent eux protester contre ces mesures, au nom des libertés publiques. Tel vote au parlement prolongeant l’état d’urgence ou telle décision judiciaire à la suite d’un recours permettent de relancer le débat entre immigrationnistes officiels « sécuritaires » et immigrationnistes gauchistes « défenseurs intransigeants des libertés ».

Dans le même registre, le Système défend l’idée que la lutte contre le terrorisme passe aussi par les interventions militaires à l’étranger, en association avec les pays qui luttent contre le djihad international. Comme pour les déploiements policiers en France, ces OPEX ont aussi pour intérêt d’illustrer la détermination des pouvoirs publics : les médias servent à l’opinion des gros plans sur les avions au décollage ; les membres du gouvernement, président de la république et ministre de la défense à leur tête, ne manquent pas une occasion de passer les troupes en revue en s’efforçant face caméra d’adopter une posture martiale. Ces interventions sur des théâtres étrangers ont également le grand intérêt de détourner l’attention de ce qui se passe en France.

Les gauchistes eux dénoncent ces interventions « qui causent la mort de civils innocents et donnent aux terroristes des prétextes pour venger par leurs actes les exactions impérialistes occidentales ». Les gauchistes ajoutent, à raison parfois, que le djihadisme a été pour partie suscité et instrumentalisé par les Occidentaux.

La thèse anti invasion n’obtient qu’exceptionnellement la possibilité d’être exprimée : « Le plus sûr moyen de faire  cesser le terrorisme serait de renvoyer la plupart des immigrés : pas d’immigration pas de terrorisme. Quant à l’armée, plutôt que d’être occupée dans le désert ou au fond de la jungle, elle serait plus utile pour éloigner les immigrés indésirables, rendre les frontières étanches et reprendre le contrôle des quartiers ».  Grâce notamment à la technique du jeu-de-rôles cette thèse est quasi absente du débat public.

Pour l’instant en tout cas, les techniques d’intoxication de l’opinion font que celle-ci absorbe placidement les attentats qui se succèdent, sans mettre en cause les gouvernements, sans dénoncer leur incurie, sans exiger l’arrêt de l’immigration. Le gouvernement actuel, comme celui qui l’a précédé, l’ont annoncé : « il faudra apprendre à vivre avec le terrorisme ». Les Français s’y emploient. Déjà les attentats mineurs ou ratés, sont mis sur le compte de « déséquilibrés » et passent rapidement au second plan. Bientôt les attentats ordinaires ne mériteront plus que quelques lignes dans les journaux. Le terrorisme est en voie de banalisation (voir cette chronique).

 

  • Le thème de l’islam

Le thème de l’islam fournit bien entendu un aliment privilégié à la technique du faux débat entre comparses.

La thèse officielle, relayée par les pouvoirs publics et la majorité des journalistes, intellectuels et experts, consiste à soutenir que le fondamentalisme et l’intégrisme et à fortiori la radicalisation et le terrorisme sont une déviation et une mauvaise interprétation de l’islam. Il serait donc tout à fait injustifié d’opérer un amalgame entre les intégristes et l’ensemble des musulmans, « dont l’immense majorité ne demandent qu’à s’intégrer ». La vulgate officielle poursuit en soulignant que les musulmans sont eux aussi les victimes des attentats parce qu’ils subissent la stigmatisation et le racisme que le terrorisme alimente. Les tenants de la thèse officielle achèvent en appelant les responsables musulmans à éradiquer le fondamentalisme en leur sein. Pour attester que « les musulmans sont membres à part entière de la communauté nationale », les immigrationnistes officiels multiplient les gestes symboliques, en saluant par exemple le début du ramadan ou en participant à la « rupture du jeune » comme il y a quelques jours E. Macron.

La thèse gauchiste adopte un point de vue provocateur, comme il est de règle. Selon elle, le fondamentalisme est la seule façon dont la jeunesse issue de l’immigration, marginalisée par le chômage, la relégation et les ghettos, stigmatisée par le racisme de l’extrême droite et humiliée par le comportement de la police, peut manifester sa colère et sa révolte. Selon les islamo-gauchistes, le fondamentalisme et le terrorisme sont donc à la fois l’expression d’une colère sociale et la traduction d’une révolte contre le racisme.

Ces deux thèses en présence ne correspondent pas à la réalité. La thèse islamo-gauchiste exprime sans fard l’esprit collabo. S’agissant de la thèse officielle bien-pensante, la distinction qu’elle opère entre islam intégriste et islam modéré est vide de sens, le djihadisme n’étant jamais qu’une application rigoureuse de l’islam. Plus fondamentalement, il n’y a pas de solution de continuité entre djihadistes et musulmans de base, qui ont en commun un certain nombre de fondamentaux, tels que le ressentiment contre l’occident. Les uns et les autres ont bien conscience également que le nombre sans cesse croissant des immigrés leur permettra de devenir majoritaires avant qu’il soit longtemps et de prendre ainsi une revanche historique sur des Européens qui les ont jusqu’ici dominés.

Marginalisé par le débat entre immigrationnistes, cette analyse « anti invasion » n’a pour ainsi dire par droit de cité. Ceux qui la développent, en particulier E. Zemmour et R. Camus, parviennent par leur talent à échapper à une mise à l’écart complète. La justice vient apporter sa contribution à l’entreprise d’éviction des dissidents : c’est ainsi que ce même E. Zemmour vient une nouvelle fois d’être condamné pour provocation à la haine raciale.

 

  • Le thème des réfugiés

Le thème des réfugiés est également une bonne occasion d’alimenter un débat factice entre immigrationnistes.

La thèse officielle est balancée, comme il se doit, toute en nuances et en apparente modération. « Les réfugiés, qui fuient les guerres doivent être accueillis. Mais il faut en même temps s’efforcer d’empêcher que l’asile ne devienne un moyen dans lequel s’engouffre l’immigration économique et pour ce faire lutter contre les réseaux de passeurs ».

En regard de cette thèse officielle, la thèse gauchiste milite pour qu’on ne fixe « pas de limites à la solidarité ». La perspective d’un tri entre les migrants est dénoncée comme discriminatoire et renvoie selon les gauchistes « aux heures les plus sombres ». De façon plus générale la thèse gauchiste milite pour un monde sans frontières : no borders.

On voit une fois encore tout l’intérêt du jeu de rôle. La thèse gauchiste étant ressentie par tous les Français moyens comme irresponsable, la thèse officielle apparaît par contraste équilibrée et raisonnable.

La réalité n’a rien à voir, pourtant, avec la thèse officielle (et moins encore, bien entendu, avec la thèse gauchiste). Dans la réalité le droit d’asile est depuis des décennies détourné de son objet. La plupart des 100 000 demandes d’asile annuelles ne sont pas présentées par des familles de réfugiés mais par des hommes jeunes et seuls venant d’Afrique et non des pays du Moyen-Orient en guerre. 70 % des demandeurs d’asile sont d’ailleurs déboutés : mais aucun ou presque n’est expulsé. Les déboutés du droit d’asile se maintiennent pendant quelques années en France en situation irrégulière avant finalement d’être régularisés. La procédure d’asile est ainsi devenue une voie d’immigration, avec la complicité des pouvoirs publics.

Il va sans dire que cette analyse anti invasion n’a pas voix au chapitre, étouffée qu’elle est par le pseudo débats entre les deux complices de l’immigrationnisme.

 

  • Le thème de l’intégration

Le thème de l’intégration est lui aussi l’occasion de débats enflammés entre faux-frères ennemis, aussi opposés en apparence que d’accords sur la nécessité de poursuivre l’immigration.

La thèse officielle prône l’intégration des immigrés et affirme qu’elle est bien en cours : par le travail, par l’accès à la nationalité, par le partage des valeurs républicaines essentielles, la majorité des immigrés s’intègrent de façon satisfaisante, en dépit des difficultés, comme le montrent la réussite de ces entrepreneurs, étudiants et politiciens issus de l’immigration. La multiplication des mariages mixtes illustre également la réalité du processus d’intégration. La thèse officielle ajoute que la réussite de l’intégration est également de la responsabilité de la société française, qui doit se montrer ouverte et inclusive. Elle doit notamment accepter l’introduction de mécanismes de discrimination positive. Elle doit surtout rejeter l’extrême-droite qui, par ses positions xénophobes et intolérantes, contribue à freiner le processus d’intégration.

La thèse gauchiste récuse l’objectif même d’intégration. La phraséologie gauchiste est en substance la suivante : « Prétendre intégrer les immigrés à la société française constitue une attitude néo coloniale, voire raciste et manifeste une posture de supériorité envers la culture de l’Autre. La volonté d’intégration constitue également une violence envers les immigrés, sommés d’abandonner leur culture et de se dépouiller de leurs traditions ». C’est pourquoi les gauchistes soutiennent le refus d’intégration des « Indigènes de la république » et les universités sans Blancs qu’ils organisent.

Là encore la thèse officielle ignore (délibérément bien entendu) la réalité (sans parler de la thèse gauchiste, qui joue sa fonction de repoussoir). La réalité est que l’intégration est impossible (voir cette chronique). Impossible parce que les immigrés sont animés par le ressentiment, lequel est une conséquence de la situation d’immigré elle-même, premièrement ; des conflits et contentieux séculaires entre l’Afrique et l’Occident deuxièmement ; et troisièmement de la nature même de l’islam, religion politique incompatible avec la civilisation européenne. Il y a encore une dernière raison, la principale : l’intégration des immigrés est impossible parce que les immigrés n’en veulent pas. Ils savent qu’ils sont en train de conquérir l’Europe par leur nombre et qu’ils vont pouvoir prendre leur revanche à brève échéance et laver les humiliations subies depuis des siècles. Il n’y a pas d’intégration possible parce que les immigrés sont là désormais pour coloniser l’Europe, l’occuper, la conquérir.

Il va sans dire, que dans le débat public, cette vision pessimiste des choses est tenue à l’écart du débat public, étouffée par le jeu-de-rôle et par la vigilance sourcilleuse de la justice immigrationniste.

 

  • Le thème de la république et de ses valeurs

Un autre débat qu’affectionne le Système immigrationniste a pour thème « les valeurs de la république ». Selon la thèse officielle, le djihadisme et l’intégrisme s’attaquent à la république et à ses valeurs, et en particulier à deux d’entre elles : la laïcité et le statut de la femme. « C’est en s’arc-boutant à ces valeurs, partagées par l’immense majorité des musulmans que l’on combattra le plus efficacement le djihadisme ».

La thèse gauchiste dénonce à l’inverse la prétention des Français à imposer leurs valeurs. Pour les gauchistes, exiger des immigrés qu’ils adoptent nos normes relève du néo colonialisme, au même titre que les objurgations à s’intégrer que nous leur adressons. « Au lieu de demander aux immigrés d’adopter nos valeurs, il s’agit au contraire d’intégrer les leurs à la république, qui s’est construite par l’agrégation d’apports culturels successifs ». Quant au voile et au burkini, ils ne sont pas nécessairement à rejeter avec mépris : « il faut voir en effet, disent les gauchistes, que voile et burkini sont d’abord une façon de se protéger contre le sexisme et le machisme, aussi présents parmi les Français de souche que chez les immigrés ».

Ces disputes entre la thèse officielle et les islamo-gauchistes sur la question des valeurs relèvent une fois encore de l’enfumage. La réalité est que les terroristes, djihadistes et autres intégristes ne s’attaquent nullement à nos Valeurs pas plus qu’ils ne luttent contre la République, concepts qui les indifférent absolument. Ils sont engagés dans une opération de conquête de l’Europe, par le nombre, par l’intimidation et par la violence : cette réalité géopolitique et historique est sans rapport avec « les valeurs républicaines » que veulent défendre les porte-paroles Francs-maçons du Système.

 

  • Le thème du passé coupable de la France

Un dernier débat est mis en scène par le Système de façon régulière : il porte sur « le passé coupable » de la France et de l’Europe,

Selon la thèse officielle, les difficultés d’intégration des immigrés sont pour partie liées au passé de la France : les croisades, l’esclavage, la colonisation… Il appartient aux autorités Françaises de reconnaître les responsabilités de la France et de présenter des excuses. Dans cet esprit le président Chirac avait transformé le musée des colonies en musée de l’immigration. De même depuis une vingtaine d’années, les programmes scolaires ont été remaniés pour faire une large place aux questions d’esclavage et de colonisation, traitées sous l’angle de la repentance. Reflétant la position officielle du Système, le candidat Macron a franchi une étape supplémentaire,en déclarant que la France colonisatrice s’était rendue coupable d’un crime contre l’humanité.

La thèse gauchiste va plus loin encore, comme de juste, et radicalise la thèse officielle. La France ne doit pas se contenter de reconnaître et de commémorer : elle devrait aussi réparer. Selon les gauchistes, « les pays africains, dont les difficultés de développement résultent pour une bonne part de la colonisation, sont ainsi en droit d’exiger le versement de réparations financières ». De même, les gauchistes font valoir qu’en réparation des crimes commis, la France a le devoir d’accueillir les immigrés, descendants de ceux qui en ont été les victimes. Certains gauchistes sont encore plus radicaux et considèrent que l’immigration massive et le terrorisme sont, pour la France et l’Europe coupables, un juste retour des choses et une punition méritée.

Tout est faux dans ces deux positions immigrationnistes, l’officielle et la gauchiste, dictées l’une et l’autre par l’esprit collabo. Les croisades ? Elles ont été une réponse à l’invasion par les arabes du monde méditerranéen.

L’esclavage ?  Les Africains eux-mêmes y ont activement contribué, les peuples dominants vendant aux négriers européens les tribus vaincues. Les Arabes  réduisaient en esclavage les Européens que leurs pirates faisaient prisonniers. Quant aux Africains, les Arabes ont eux-mêmes pratiqué une traite des Noirs active. Aujourd’hui encore dans les pays sahéliens de nombreux Noirs sont en situation d’esclaves.

La colonisation ? Voulue au dix-neuvième siècle par la gauche et les républicains, la colonisation française a sans doute constitué une erreur, en dépit de ce que les colonisateurs ont pu réaliser sur place (infrastructures, écoles, dispensaires…). Pour autant la colonisation, à l’évidence, n’explique en rien les « difficultés de développement » que rencontrent les pays africains dits « pauvres ». Le chaos qui s’est installé dans de nombreux pays africains est dû à différents facteurs dans lesquels les Occidentaux n’ont qu’une part minime ou nulle : guerres tribales, impéritie des Etats, traditions de prédation sur une base clanique, guerres incessantes, racisme meurtrier. Mais le principal facteur du « sous-développement » est bien la démographie incontrôlée des Africains : les Européens n’ont à cet égard aucune responsabilité (sauf à ce qui leur soit reproché d’avoir introduit en Afrique la vaccination, réduisant par là-même la mortalité infantile de façon radicale).

Les crimes commis par la France en Algérie ? Si crimes il y a (Sétif…) il convient de les mettre en regard de ceux commis par les Algériens, à l’égard des harkis, massacrés en violation des accords d’Evian, et à l’égard des Européens (on commémore ces jours-ci le massacre, le viol et la torture d’au moins 2000 civils européens par les Algériens, à Oran le 5 juillet 1962 quelques jours après la signature des accords d’Evian).

Il convient d’ajouter cet élément décisif. En admettant que l’on puisse reprocher à la France telle ou telle faute voire tel ou tel crime commis dans le passé, on ne voit pas en quoi cela devrait nous conduire à accepter aujourd’hui l’invasion du pays par des immigrés et notre mise en minorité sur notre propre sol.

Bien entendu, cette vision des choses, qui rejette toute repentance, est à peu près totalement exclue du débat public.

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En mettant en scène un affrontement factice entre deux positions immigrationnistes, l’officielle et l’islamo-gauchiste, le Système fait en sorte qu’il occupe tout l’espace du débat public. La position « anti immigration » en est ainsi évincée.

S’il advenait que la classe dirigeante soit un jour jugée pour haute trahison, la pratique intensive du jeu-de-rôles immigrationniste figurerait sans doute en bonne place dans l’acte d’accusation.

 

Comment l’Insee manipule les chiffres de l’immigration

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 184 – juillet 2017)

 

Pour pouvoir poursuivre sa politique immigrationniste sans encombres et sans que la population de souche ne se révolte, la classe dirigeante met en œuvre différentes techniques de propagande et d’intoxication. L’une des principales consiste à manipuler les chiffres concernant l’immigration qu’elle choisit de rendre publics.

Deux organismes publics, l’Insee et l’Ined, sont chargés de fabriquer les chiffres de l’immigration. Ces institutions se livrent à trois manipulations principales, qui usent de la même technique : truquer la définition des concepts utilisés, afin d’obtenir des chiffres sans rapport avec la réalité

 

  • Les chiffres de l’immigration ne comptabilisent que les première et deuxième générations

La première manipulation, la plus importante, consiste à évacuer des chiffres tous les immigrés de la troisième génération et des générations suivantes. Elle repose sur l’adoption d’une définition restrictive de ce qu’est l’immigration.

Selon l’Insee, en effet, un « immigré » est une personne, résidant en France, qui est née à l’étranger et qui était de nationalité étrangère à sa naissance. Autrement dit, selon cette définition, quelle que soit son origine, celui qui est né en France n’est pas un immigré : l’Insee considère qu’il est « descendant d’immigré ». L’Insee définit ainsi le « descendant d’immigré » comme une personne née en France dont l’un des deux parents ou moins est « immigré ». Ces définitions, comme on va le voir, conduisent à ne comptabiliser que les immigrés de la première et de la deuxième génération.

La première génération d’immigrés est née à l’étranger avant de venir s’installer en France : ce sont les « immigrés » au  sens de la définition de l’Insee.

Les immigrés de la deuxième génération, c’est-à-dire les enfants des immigrés de première génération, sont eux nés en France. Ce sont eux que l’Insee nomme « descendants d’immigrés ».

Les enfants des « descendants d’immigrés » ne sont pas, eux, considérés par l’Insee comme des descendants d’immigrés, puisque leurs parents sont, par définition, nés en France. Autrement dit les personnes appartenant à la troisième génération de l’immigration sont considérées par l’Insee au même titre que les Français de souche. Il en est de même des générations suivantes.

Prenons l’exemple d’un Algérien arrivé en France en 1965 à l’âge de 20 ans pour travailler dans les usines automobiles. Imaginons qu’il ait fait venir en 1976, à la faveur de la nouvelle loi autorisant le regroupement familial, sa femme et les trois enfants qu’il avait d’elle à cette date. Cet Algérien et sa familles seront considérés par l’Insee comme des « immigrés » (puisqu’ils sont nés étrangers à l’étranger).

Imaginons que cet Algérien ait eu avec sa femme un quatrième enfant, un garçon né en France en 1977. Cet enfant sera, selon l’Insee, un « descendant d’immigré », puisque né en France de parents immigrés.

Imaginons maintenant que ce garçon né en 1977 ait à son tour, en 2000, à 23 ans, avec une femme elle-même d’origine algérienne, un premier enfant, qui seront suivis de 4 autres. Ces 5 enfants ne seront comptabilisés par l’Insee ni comme immigrés, ni comme descendants d’immigrés. Alors qu’ils sont issus de l’immigration, dont ils constituent la troisième génération, ils seront comptabilisés par l’Insee comme des Français de souche. Il en sera de même des générations suivantes (c’est ainsi que, les premiers immigrés non européens étant arrivés en nombre au début des années soixante, ont désormais commencé à naître en France des immigrés de la quatrième génération).

Les définitions de l’Insee sont donc, on le voit, abusivement restrictives. Les immigrés de troisième génération sont bel et bien des descendants d’immigrés : ils sont pourtant comptabilisés par l’Insee comme le sont les Français de souche.

Les responsables de l’Insee justifient leurs chiffres en affirmant qu’à compter de la troisième génération, les personnes originaires de l’immigration sont intégrées à la société française au même titre que les Français de souche. Cette argumentation est manifestement sans rapport avec la réalité : les personnes de la troisième génération restent ethniquement et culturellement issues de l’immigration. La plupart sont musulmanes. De même on peut constater que les intégristes et djihadistes appartiennent fréquemment à la troisième génération de l’immigration.

 

  • Les chiffres de l’Insee mêlent l’immigration européenne et non européenne

Sur la base de ces définitions, l’Insee publie les chiffres suivants. Selon l’Insee les « immigrés » en 2013 étaient 5,8 millions. Concernant les « descendants d’immigrés », l’Insee estime qu’en 2008, ils représentaient 11 % de la population métropolitaine, soit 6,8 millions de personnes (remarquons au passage que le dernier chiffre publié par l’Insee sur ce point date de près de dix ans). En additionnant les deux chiffres (même s’ils ne portent pas sur la même année), on obtient 12,6 millions de personnes qui, selon l’Insee, résident en France et sont immigrés ou descendants d’immigrés.

Ces chiffres en apparence robustes et carrés permettent aux « experts » d’affirmer que « tous les chiffres sont sur la table, contrairement à ce que prétend la fachosphère ». Ces données de l’Insee pourtant ne correspondent pas à la réalité.

Ces chiffres tout d’abord, comme on l’a vu plus avant, ne tiennent pas compte des immigrés de la troisième génération. Ils sont trompeurs également pour une deuxième raison : ils mélangent en effet l’immigration non européenne et l’immigration de personnes originaires d’autres pays européens. Il faut se reporter à différents tableaux enfouis dans les documents et le site de l’Insee pour prendre une mesure approximative de l’immigration non européenne.

S’agissant des « immigrés », un tableau de « deuxième niveau » nous apprend que, sur le total de 5,8 millions d’immigrés, 3,708 sont non-européens. Concernant les « descendants d’immigrés », un autre tableau, partiel et alambiqué (il ne concerne que les  personnes de 18 à 50 ans ?!) permet de conclure que les descendants d’immigrés non européens représentent 55 % du total de 6,8 millions, soit 3,74 millions. Selon ces tableaux, l’immigration non européenne (immigrés + descendants) serait donc, non pas de 12,6 millions mais de 7,448 millions (3,708 + 3,74).

On voit que les chiffres totaux mis en avant par l’Insee sur son site et ses documents principaux, conçus pour introduire la confusion, ne signifient rien. Ils sont trop élevés pour rendre compte de l’immigration non européenne, puisqu’ils mêlent immigration européenne et non européenne. Ils sont en même temps abusivement minorés puisqu’ils ne comptabilisent que les immigrés de première et deuxième génération.

Au terme de ces différentes manipulations, le but recherché par l’Insee est atteint : il est impossible de connaître même approximativement le nombre des immigrés non européens et de leurs descendants résidant en France.

 

  • Le « solde migratoire » de l’Insee mêle les étrangers et les Français

La troisième manipulation concerne  le chiffre du « solde migratoire », qui est la différence entre les entrées du territoire et les sorties. Ce solde annuel est pour 2016 de 67 000.

Les  experts malhonnêtes, relayés par les médias, utilisent ce chiffre pour démontrer que l’immigration est faible : « Si l’on prend en compte les immigrés qui s’installent en France et  ceux qui en repartent, le nombre des immigrés présents sur le territoire n’augmente que de 67 000 par an, ce qui est peu, rapporté à la population française ». Cette démonstration suffit sans doute à convaincre et à rassurer la plupart de ceux qui en prennent connaissance. Or ce chiffre de 67 000 n’a aucune valeur.

Ce chiffre du solde migratoire est sans signification tout d’abord parce qu’il ne repose pas sur des bases statistiques solides. Il n’existe pas en effet en France d’enregistrement des entrées et des sorties du territoire. Le nombre des immigrés qui entrent en France de façon légale pour s’y installer est connu car le ministère de l’intérieur leur délivre des titres de séjour une fois qu’ils sont entrés sur le territoire, titres de séjour qui sont comptabilisés. En revanche le nombre des sorties du territoire ne fait lui l’objet d’aucune comptabilisation. Dans ces conditions le solde migratoire de l’Insee ne peut résulter d’un décompte : il ne constitue qu’une estimation.

L’absence d’enregistrement et de comptabilisation des entrées et des sorties peut être analysée comme le signe d’une mauvaise administration : mais elle a le grand intérêt de contribuer à camoufler la réalité des flux migratoires.

Ce solde migratoire relativement faible permet aux experts malhonnêtes de prétendre que « de nombreux immigrés repartent». Cette affirmation est comme on vient de le voir sans fondement statistique. Elle est en outre très probablement mensongère : on ne voit pas en effet ce qui pourrait conduire à repartir les immigrés qui ont rejoint la France pour tirer parti des différents avantages qu’elle leur offre (travail, prestations sociales, services publics…).

Le solde migratoire est sans signification pour une deuxième raison : il rend compte des flux immigrés de toute origine, non européens comme européens.

Le solde soit disant « migratoire » n’a aucunement la signification que lui donnent les experts et commentateurs de mauvaise foi pour une dernière raison : il vise à rendre compte des entrées et des sorties du territoire, quelle que soit la nationalité des personnes concernées. C’est ainsi qu’un Français qui part s’installer à Londres réduit le solde migratoire positif et l’augmente s’il revient.

Ces différentes caractéristiques n’empêchent nullement les experts de s’appuyer sur le solde migratoire de l’Insee pour affirmer que « les flux migratoires n’ont rien à voir avec les fantasmes de la fachosphère ».

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Les données que l’Insee publie sont donc partielles, biaisées, déformées. L’Insee cache les deux chiffres essentiels : le nombre des immigrés non européens et de leurs descendants présents sur le territoire ; le nombre des immigrés supplémentaires qui s’installent chaque année.

Si elles camouflent les données essentielles, l’Insee et les autres institutions publiques qui produisent des statistiques (Ined, services statistiques des différents ministères) abreuvent en revanche le public de chiffres portant sur des questions accessoires : la place de la femme dans la population originaire de l’immigration, les modalités de l’insertion professionnelle des immigrés, les modes de consommation des populations issues de l’immigration… Sur des thèmes de ce type, les tableaux, graphiques, gloses et commentaires abondent. Les revues « scientifiques » et les travaux de recherche sont innombrables. Le déluge statistique joue un rôle majeur dans l’opération d’enfumage : multiplier les chiffres concernant la périphérie du sujet pour mieux en cacher le cœur.

Il se trouve pourtant que, curieusement, l’administration laisse à l’occasion filtrer, par négligence ou inconséquence, certains éléments chiffrés, qui, décryptés et mis bout à bout, prouvent la réalité de l’invasion et du Grand Remplacement. On connaît ainsi le chiffre annuel de l’immigration légale : 200 000 immigrés non européens s’installent chaque année en France. L’ordre de grandeur de l’immigration irrégulière est lui aussi connu : au moins 70 000 (soit le nombre des déboutés de leur demande d’asile, jamais expulsés). On connaît même approximativement le nombre annuel des naissances issues de l’immigration non européenne : 300 000. On connaît donc le nombre total des immigrés non européens supplémentaires qui chaque année naissent ou s’installent en France : plus de 500 000 (desquels il faut déduire le nombre des décès et des départs, qui lui n’est pas connu mais qui est probablement très faible).

Les flux sont donc à peu près connus : entre 4 et 500 000 immigrés non européens supplémentaires par an. Et le stock ? Au moins 15 millions de façon certaine. Entre 15 et 20. Nous reviendrons sur ce point, en tentant d’être plus précis.

 

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Une haine légitime et salutaire

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 182 – juin 2017)

 

Face à son adversaire principal, l’extrême-droite, le Système utilise différentes techniques de propagande. Les électeurs d’extrême-droite sont accusés tout à la fois d’être peureux et lâches, d’être peu instruits et mal informés, d’être moralement mauvais et de souffrir de différents désordres psychologiques (voir cette chronique). Mais le principal procédé destiné à la discréditer est le suivant : l’extrême-droite est accusée d’être animée par la haine et de la propager. Lorsque l’extrême-droite est évoquée par les médias, le terme de « haine » est presque toujours utilisé. De même depuis sa création, le FN est désigné par ce sobriquet : le « F’haine ».

L’effet recherché est double. Le procédé permet d’une part de présenter les extrémistes de droite comme des personnes moralement douteuses animées de mauvais sentiments. Il permet d’autre part d’imputer à l’extrême-droite une partie de la responsabilité dans la situation de tension et de dégradation du Vivre ensemble. Le raisonnement mis en avant par le Système est simple et efficace. L’extrême-droite affiche sa haine et la propage : elle la provoque donc en retour et attise les tensions. Elle serait dès lors pour partie responsable du comportement des délinquants et des auteurs d’attentats, dont l’agressivité, le ressentiment et le refus d’intégration seraient des réactions à la haine qu’ils ressentent chez un trop grand nombre de Français de souche partisans de l’extrême-droite.

C’est ainsi qu’à l’occasion de chaque attentat, les terroristes et l’extrême-droite, « tous deux animés par la haine », sont mis sur le même plan, présentés comme les deux faces d’une même pièce et dénoncés comme également coupables (voir cette chronique).

La méthode est efficace. Beaucoup de gens reprennent sans réfléchir cette idée toute faite et la considèrent comme un fait acquis : « animée par la haine et la propageant, l’extrême-droite est pour partie responsable de la haine éprouvée en retour par certains immigrés et de leur refus de s’intégrer ».

Est-il possible de demander à ceux qui reprennent à leur compte cette accusation et la reçoivent comme une évidence de bien vouloir y réfléchir quelques instants, afin peut-être de prendre conscience de son inanité ?

 

  • Vouloir rester maître chez soi n’a rien à voir avec la haine

Ce qui domine chez les partisans de l’extrême-droite n’est pas la haine. Les anime pour l’essentiel la volonté de défendre les frontières de leur pays, de préserver leur civilisation, de pouvoir conserver leurs coutumes et leur mode de vie, de rester sur leur sol en situation de large majorité et maîtres chez eux. Ils souhaitent que leurs dirigeants les défendent face à ce qu’ils considèrent comme une invasion. Tout cela ne relève pas du registre de la haine. Vouloir continuer à vivre entre soi et selon les règles et usages ancestraux ne constitue pas une attitude haineuse.

Les partisans d’un monde sans frontières soutiennent au contraire que le simple fait de défendre l’existence des frontières et l’entre soi déchaîne par lui-même les passions et les haines nationalistes et provoquent les guerres.

Quoiqu’aujourd’hui dominant, ce raisonnement bien-pensant est pourtant erroné. L’attachement aux frontières et à l’entre soi ne débouche pas nécessairement sur le nationalisme agressif et sur les guerres. Les Tibétains, entre autres exemples, veulent défendre leur identité, souhaiteraient rester majoritaires et maîtres chez eux et s’opposent à la colonisation chinoise : personne ne les accuse d’adopter ce faisant une démarche haineuse. Inversement, ainsi que l’a illustré l’exemple de l’URSS et du communisme international, l’internationalisme peut tout à fait susciter la haine et entraîner les pires conflits tant civils qu’extérieurs.

 

  • La haine se rencontre surtout chez les adversaires de l’extrême-droite

Les anathèmes adressés aux partisans de l’extrême-droite, accusés d’être saisis par la haine, sont contestables pour une seconde raison, également puissante : il est aisé de constater que c’est bien chez les adversaires de l’extrême-droite que la haine sans fard se rencontre le plus souvent.

La haine est à l’évidence présente, tout d’abord, dans les motivations des auteurs d’attentats terroristes. A cet égard en mettant systématiquement sur le même plan les terroristes et l’extrême-droite parce qu’ils auraient en partage « la même haine » , l’élite dirigeante et les médias procèdent de façon évidemment malhonnête et obscène. Combien de morts à mettre au compte de la haine d’extrême-droite ?

De même il est faux et malhonnête de prétendre que la haine éprouvée par les terroristes et autres radicaux islamistes constitue une résultante de l’attitude haineuse de l’extrême-droite et de ses partisans. Une des preuves les plus évidentes en est que les pays d’Europe du Nord, où il n’y a pas de partis d’extrême-droite, sont eux aussi victimes des attentats et de la délinquance, du fait de leur immigration pourtant toute récente. De même ces pays particulièrement ouverts et tolérants ne peuvent encourir aucune des accusations portées à l’encontre de la France par exemple, sur le terrain de l’esclavage, de la colonisation, de la soi-disant exploitation des travailleurs immigrés, du soi-disant racisme des autochtones ou encore des interventions militaires françaises dans le monde arabo-musulmans : cela ne les protège nullement de la haine des terroristes et des immigrés violents et revendicatifs.

La haine est également fortement présente chez les adversaires politiques de l’extrême-droite. La haine éprouvée par les élites, politiciens, intellectuels, gens de spectacle, journalistes, à l’égard de l’extrême-droite transparaît sans détour à l’occasion de chacune de leurs prises de position sur le sujet. De même la haine des « antifas » à l’égard de l’extrême droite n’est pas à démontrer. De façon générale les électeurs de gauche cachent rarement dans leurs prises de position les sentiments haineux qu’ils éprouvent le plus souvent à l’égard des partisans de l’extrême droite, accusés tout à la fois de populisme, de xénophobie, de racisme, de franchouillardise et d’étroitesse d’esprit. Il est aisé de constater que, dans les discussions publiques ou privées, la crispation, l’intolérance et la colère sont le plus souvent le fait des électeurs et militants de gauche. Elément supplémentaire : ce sont les militants d’extrême-droite qui sont le plus souvent victimes dans le cadre de leurs actions militantes, de menaces et d’agressions verbales et physiques.

Il est également remarquable de constater combien les gens de gauche font généralement preuve d’une agressivité et même souvent d’une haine assumée pour dénoncer ce qu’ils détestent : les frontières nationales, la famille, la religion catholique, les valeurs traditionnelles ou la notion même de civilisation européenne.

On se trouve là  en présence d’un procédé de propagande aussi malhonnête que classique : l’inversion accusatoire. Pour les camoufler et détourner l’attention, les auteurs de turpitudes en accusent leurs adversaires. Ceux que la haine anime accusent ainsi leurs ennemis d’être haineux. Sur le plan rhétorique ce renversement de la réalité est malheureusement le plus souvent efficace.

 

  • La haine qu’il est possible d’éprouver à l’égard de l’élite et de ses agissements est légitime

Les adversaires de l’extrême-droite détenant tous les pouvoirs, ils peuvent se permettre d’être haineux. La haine voyante est en revanche interdite aux partisans de l’extrême droite. En position de faiblesse et menacés de procès, ils sont obligés à la discrétion.

Admettons que certains partisans de l’extrême-droite puissent éprouver une haine rentrée, d’autant plus enracinée et profonde qu’elle doit être cachée : il nous semble que si tel est le cas cette  haine est pleinement légitime.

L’arrivée des immigrés qui envahissent le pays ne peut que susciter la crainte. Mais à l’égard de ceux des immigrés qui, de surcroît, sont des délinquants ou des criminels, c’est bien la haine qui est compréhensible. Elle est compréhensible également envers ceux qui se comportent de façon provocatrice, revendicative et agressive. De ceux qui affichent par de multiples procédés leur refus d’intégration. De ceux qui multiplient les « incivilités » et les comportements d’intimidation. De ceux qui par effet de nombre, menace ou simple « pression de regard » obligent les autochtones à changer de trottoir et à baisser les yeux.

Mais la haine la plus légitime est celle qu’il est possible d’éprouver à l’égard des élites et des dirigeants, qui nous trahissent. L’invasion migratoire en effet, il faut y insister de nouveau, n’est pas un phénomène exogène et fortuit,  qu’il serait impossible d’interrompre ni même de ralentir. Tout au contraire elle est voulue, encouragée et organisée par l’élite des différents pays d’Europe occidentale (voir cette chronique).

Les motivations de l’élite sont pour partie économiques. Les dirigeants des entreprises et les détenteurs de capitaux ont intérêt à ce qu’une main d’œuvre bon marché puisse circuler librement. Ils ont intérêt plus généralement à ce que les grands groupes multinationaux qu’ils possèdent et dirigent puissent évoluer au sein d’un marché mondialisé.

L’élite est également mue par l’idéologie et cherche à bâtir, contre les nations et contre les peuples, un monde sans frontières, multiculturel et multiracial, un monde de citoyens du monde.

Ces gens ce faisant sont en train de détruire les vieux pays de l’Europe occidentale. Ils sont en train de les rendre progressivement invivables pour la majorité des populations de souche. Par le moyen de l’immigration, ils ont placé les gens ordinaires dans l’insécurité. Ils écrasent la classe moyenne d’impôts et de charges pour pouvoir financer l’immigration qu’ils ont organisée et le traitement social du chômage qu’ils ont provoqué en délocalisant l’industrie.

Ils sont en train de ruiner les règles de base de la vie en société. De spolier les populations européennes de souche de leur héritage De détruire des sociétés européennes qui, en paix depuis plus d’un demi-siècle, auraient pu, sans l’immigration, éprouver la douceur de vivre. Ils sont en train de provoquer un processus de tiers-mondisation générale. Ils sont en train qui plus est de créer les conditions d’une guerre civile qui, sous une forme « tiède », a déjà commencé (voir cette chronique).

Dans le même temps, ces élites en situation de haute trahison s’enrichissent de façon incommensurable et se sont ménagées des positions de repli dans les endroits de la planète qu’elles tiennent à l’abri de ces processus calamiteux.

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Face aux phénomènes catastrophiques auxquels nos sociétés sont confrontées, il est légitime d’éprouver de la haine à l’égard des élites, qui les ont volontairement déclenchés. Quant à l’absence de haine envers les responsables, elle n’est aucunement louable : elle relève en effet soit de l’aveuglement soit de la complicité.

 

« Réussir… Redresser… Rassembler… Renouveler… » : entre leurre et illusion

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 181 – mai 2017)

 

Après l’élection d’E. Macron, la plupart des politiciens, des observateurs de la vie politique et des éditorialistes ont tous à peu près prononcé les mêmes mots : ils ont souhaité que le nouveau gouvernement réussisse ; qu’il s’attache à redresser la France ; qu’il parvienne à rassembler les Français ; et qu’il renouvelle les pratiques politiques.

Tous ces objectifs paraissent faire consensus et relever du registre du bon sens. Ils n’ont pourtant aucune signification véritable et sont destinés à abuser l’électorat.

 

  • Souhaiter la réussite du gouvernement ?

L’unanimité ou presque s’est manifestée pour souhaiter « la réussite du gouvernement ». Il s’agit là pourtant d’une formule dénuée de sens.

Le concept de réussite se justifie pour parler d’un coureur du dimanche qui s’est fixé pour objectif de faire le marathon en moins de quatre heures. Ou de quelqu’un qui entame un régime alimentaire en vue de revenir à son poids de jeune fille. Ou encore de celui qui a décidé d’arrêter de fumer. Mais dans le cas qui nous occupe, de quelle réussite peut-il s’agir ?

Les gouvernements depuis quarante ans ont mené des politiques conduisant à délocaliser ; à supprimer les barrières douanières ; à importer des travailleurs peu coûteux, immigrés ou détachés ; à faire peser sur les classes moyennes les impôts permettant le financement du traitement social du chômage.

Ces politiques ont été une réussite complète. Elles ont été appliquées efficacement et ont produit les résultats attendus : les profits des financiers, des propriétaires et des dirigeants des entreprises se sont envolés. Ces politiques de plus sont passées « comme lettre à la poste » : les dispositifs d’assistanat mis en place pour amortir leur coût social ont produit l’effet anesthésiant attendu. Du point de vue de leurs objectifs véritables, les politiques menées depuis quarante ans ont donc été de complètes réussites.

On voit bien, dès lors, que le concept de réussite n’a pas de sens. Réussite pour qui ? Les politiques menées depuis quatre décennies servent les intérêts de la classe dirigeante mondialisée et sont menées au détriment de la majorité de la population. Du point de vue de la classe dirigeante, le gouvernement Macron réussira s’il parvient à prolonger et à étendre ces politiques. Du point de vue de la majorité des Français, les Français de souche de classe moyenne et de classe populaire, cette réussite même sera une catastrophe.

 

  • Redresser la France ?

De même l’objectif du « redressement de la France » auquel il est fait référence régulièrement n’a lui non plus aucun sens. Les mauvais chiffres de l’économie française ne sont mauvais que pour certains. Ils ne sont en aucune manière une mauvaise nouvelle pour la classe dirigeante.

Le déficit français des échanges extérieurs par exemple, qui tend à devenir structurel, est une conséquence des politiques de délocalisations, les échanges internationaux recouvrant en réalité des échanges internes aux entreprises multinationales.

De même le déficit et l’endettement public sont eux-aussi ambivalents. Ils sont une mauvaise nouvelle pour ceux dont on augmente les impôts afin de les financer. Mais une bonne nouvelle pour les banques qui prêtent aux Etats.

De même encore pour le chômage. Il constitue bien entendu une mauvaise chose pour les chômeurs. Mais il est sans effet pour les décideurs, le coût du traitement social du chômage et de l’assistanat pesant sur les classes moyennes, tandis que la classe dirigeante parvient par différents moyens à échapper à la fiscalité.

Autrement dit redresser la France n’a pas de sens. Les mauvaises performances de l’économie française sont une conséquence inévitable des politiques conduites en toute connaissance de cause par la classe dirigeante. Quant à leur incidence négative, ce n’est pas sur elle qu’elle pèse.

 

  • Rassembler les Français ?

De nombreux commentateurs et politiciens ont souhaité également que le gouvernement se donne pour objectif prioritaire de rassembler les Français et de « réunifier une société fracturée ». Là encore et pour les mêmes raisons que celles qui viennent d’être exposées, cet objectif est dépourvu de pertinence.

On peut souhaiter la réconciliation et le rassemblement de la famille après une dispute entre frères et sœurs. De même après la défaite d’une équipe sportive, lorsque chacun cherche à reporter sur l’autre les responsabilités, l’entraîneur doit essayer de ressouder et de rassembler le groupe afin de le remobiliser. Mais la situation de la France n’a rien à voir avec ce type de situation. Les Français sont divisés parce que leurs objectifs et leurs intérêts ne sont pas conciliables. Les uns ont intérêt à la disparition des frontières, d’autres à leur maintien. Certains ont intérêt à l’immigration, d’autres à son interruption urgente. D’aucuns ont intérêt à ce que l’impôt continue de peser sur la classe moyenne et sur les salariés, tandis que ces derniers ont évidemment intérêt à ce que cette situation cesse.

Comme nous l’avons souligné à plusieurs reprises, il y a désormais trois France (voir cette chronique). La classe dirigeante d’une part, soutenue par ceux qui tirent profit de sa politique immigrationniste et mondialiste. La France de souche de classe moyenne et populaire, ensuite. La France immigrée enfin. La première et la troisième sont alliées contre la deuxième. Les intérêts des deux blocs ainsi constitués sont antagonistes : entre eux aucun « rassemblement » n’est possible.

 

  • Renouveler la politique ?

La campagne de M. Macron a été bâtie notamment sur cette promesse : le renouveau. Renouveler les pratiques politiques. Renouveler le personnel politique. Ouvrir la sphère politique à la société. Là encore ces objectifs et ces slogans sont illusoires. L’idée de renouveau résulte d’une illusion sur ce qu’est la politique.

Les pratiques en usage dans la sphère politique n’ont, par nature, rien de commun avec le registre de la morale. Réussir en politique suppose d’être impitoyable et dénué de scrupules. De ne penser qu’à soi et à sa carrière. De savoir mentir et renier sa parole. De soutenir avec conviction le contraire de ce que l’on pense vraiment. De détruire ceux dont est proche sur le fond, parce qu’ils sont vos concurrents les plus directs. De s’allier à un puissant, de se mettre à son service et de le trahir le moment venu afin de prendre sa place ou de suivre un autre leader mieux placé. L’objectif de tout politicien en outre est de jouir du pouvoir et de tous les privilèges associés. Si l’on ne suit pas la règle commune, on sera considéré comme suspect et écarté.

La volonté de renouveler les pratiques politiques révèle là encore une confusion quant à la nature de la politique. La sphère politique n’a rien de commun avec le fonctionnement du camp de boy-scouts où l’entraide, la solidarité, l’honnêteté et la bravoure sont les vertus cardinales. La politique a bien des points communs avec la guerre, dont elle est un substitut. Les politiciens sont des tueurs amoraux. C’est un fait. L’on peut peut-être souhaiter qu’ils aient certaines convictions ayant trait à l’intérêt général et qu’ils soient compétents. Mais peut-être n’est ce même pas nécessaire. Il suffit qu’ils aient le sentiment qu’en agissant dans le sens de l’intérêt général, ils assureront leur réussite propre. Ajoutons que tous les milieux concurrentiels et tous les lieux de pouvoir obéissent peu ou prou aux mêmes règles, qu’il s’agisse du monde de l’entreprise, de l’université, du milieu artistique ou du sport de haut niveau.

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Renouveler, rassembler, réussir, autant de sornettes destinées à amadouer le bon peuple crédule, avide de paix civile et de tranquillité personnelle. La France n’est pas et ne peut pas être paisible : comme nous l’avons souligné à différentes reprises, elle est au contraire entrée dans une période de guerre civile. Une guerre civile tiède, pour l’instant.

Haro sur les cheminées, les vaches et les automobilistes : petite leçon de propagande

Chronique de Paysan Savoyard

(n°167 – janvier 2017)

 

Trois bonnes résolutions pour ce début d’année : Ne plus brûler de bois dans la cheminée. Ne plus manger de viande. Laisser sa voiture au garage. Tels sont les commandements qui s’imposent à qui veut se comporter de façon éco-responsable, adopter un comportement citoyen et s’engager pour le développement durable.

Les cheminées à feu ouvert polluent, en effet, et leur efficacité énergétique est faible. Les élevages de bovins produisent du méthane, qui contribue à l’effet de serre. Les voitures fabriquent du CO2, autre gaz de même conséquence.

Ces recommandations écologistes partent donc d’une bonne intention. Elles n’en sont pas moins contestables et suspectes.

 

  • Les saints commandements écologistes mettent abusivement tout le monde dans le même sac

Les commandements environnementaux bien-pensants sont contestables parce qu’ils amalgament dans une condamnation indistincte des situations et des comportements sans rapport entre eux

La pollution atmosphérique est causée par le chauffage urbain, l’activité industrielle et les transports. Dans ce total les cheminées à feu ouvert ne représentent qu’une partie infime et négligeable de la production de CO2.

De même l’élevage de bovins contribue certes à la pollution atmosphérique. Mais les sources majeures de pollution sont les élevages intensifs de centaines de têtes, en Amérique du Sud et du Nord, en Hollande, en Allemagne… Il est absurde de mettre en cause dans le même mouvement les exploitations « hors-sol » de l’agro-industrie et les éleveurs de l’agriculture traditionnelle, ou ce qu’il en reste.

Quant aux voitures,  elles sont dans tous les cas une source de pollution, c’est entendu. Mais là encore mettre tous les automobilistes dans le même sac est intellectuellement malhonnête. Ce qui est contestable c’est l’utilisation de la voiture dans les grandes villes, où il est possible de mettre en place des transports en commun. En région parisienne, la pollution automobile est une conséquence de la croissance continue de l’agglomération, qui résulte elle-même de la concentration des emplois à Paris et dans quelques métropoles et de l’attribution de permis de construire de plus en plus loin du centre : ce sont ces politiques qui sont contestables. En revanche l’utilisation de la voiture en milieu diffus (hors grande agglomération) est indispensable et positive.

 

  • Les condamnations écologistes tout azimut visent à dissimuler les enjeux véritables

Les commandements écologistes désignent des cibles injustifiées dans le but de dissimuler les vrais enjeux.

En matière agricole, la propagande écologiste dénonce «  la viande » indistinctement. Elle évite ainsi que soit mis en cause de façon précise le principe de l’agriculture intensive, dédiée à la production de masse et à l’exportation. Ce modèle d’agriculture, qui a été mis en place en Europe dans les années soixante à l’imitation des Etats-Unis, a ruiné l’agriculture traditionnelle. Il a provoqué des pollutions de diverses natures, la désertification des parties non rentables du territoire et la destruction de nombreux emplois agricoles. Il est en outre à l’origine d’une production alimentaire probablement nocive pour la santé humaine.

De même la grande distribution, étroitement associée au système d’agriculture intensive, dégrade l’environnement notamment urbain. De même enfin la mondialisation des échanges agricoles élimine partout dans le monde la paysannerie traditionnelle, alimente l’exode rural, détruit l’indépendance alimentaire et déstructure les sociétés. Ce sont ces mécanismes et ces politiques qui méritent d’être débattus et mis en cause et non « la consommation de viande » de façon indistincte.

En matière de transport, culpabiliser tous les automobilistes de façon globale évite de faire porter le débat sur le phénomène de croissance des grandes agglomérations, qui augmente la durée des trajets domicile-travail et implique une augmentation de la circulation automobile.

Plutôt que l’automobile en soi, il faudra mettre en cause là encore la mondialisation et les délocalisations, qui entraînent une explosion des transports : il faut en effet acheminer vers l’Europe les produits qui y sont consommés et qui sont désormais dans presque toujours fabriqués en Asie.

Outre la croissance des transports qu’elle suppose, la mondialisation alimente également la pollution en ce qu’elle conduit à localiser la production industrielle dans les pays qui ne respectent aucune règle environnementale.

Il faudrait mettre en question, de même, les méthodes de production « à flux tendus » adoptées par les entreprises, qui leur permettent de faire l’économie des stocks. Ces méthodes de « zéro stock » impliquent de mettre en oeuvre des norias de camions : les stocks ne sont plus dans les hangars mais sur les routes.

Il faudrait mettre en débat la politique du tout TGV poursuivie par l’Etat et la SNCF depuis trois décennies, qui a contribué à ce que 80 % du fret soit désormais transporté par la route (il y a trente ans 80 % du fret était transporté par chemin de fer).

De même encore en matière de transport, on culpabilise l’automobiliste tandis qu’on fait tout pour développer le transport aérien, lui-même fortement polluant.

Surtout les objurgations écologistes évitent soigneusement de désigner la cause principale de la pollution et de la dégradation de l’environnement : l’augmentation folle de la population mondiale. Aussi bien en France qu’à l’échelle de la planète, l’augmentation continue de la population est le facteur principal de toutes les dégradations apportées à l’environnement puisqu’elle induit une hausse continue de la production industrielle, de la production alimentaire, du transport et du chauffage urbain.

La population mondiale augmente pour l’essentiel en Asie et en Afrique : elle entraîne une immigration importante qui se dirige pour l’essentiel vers l’Europe. Rappelons qu’en France, la population française qui était de 50 millions en 1968 (France métropolitaine) atteint désormais 63 millions et continue à augmenter. Cette forte augmentation est due exclusivement à l’immigration. Compte tenu de la natalité de la population de souche, la population en France et en Europe aurait sans immigration cessé d’augmenter depuis déjà plusieurs décennies.

 

  • Culpabiliser les Français moyens pour éviter la mise en cause de la classe dirigeante

La mise en cause des soirées au coin du feu, des barbecues de l’été et de la voiture pour aller chercher le pain ont pour objectif de rendre chacun coupable. Le but est de culpabiliser les Français moyens, pour les inhiber, les fragiliser et les empêcher de mettre en cause les responsables des politiques d’ensemble. Chacun doit se sentir coupable de quelque chose. Et à celui qui voudra mettre en cause les responsabilités de la classe dirigeante, les journalistes, les intellectuels et les militants répondront : « Et toi tu fais quoi ? ». Les chiens de garde du Système ajouteront : « Avant de mettre en cause les autres il faut d’abord examiner son propre comportement. Ne pas voir la paille chez les autres et oublier la poutre chez soi ». Et les Français moyens, honteux, désemparés, désarçonnés par ces sophismes, ne sauront plus quoi dire…

Le Système utilise le même mécanisme de culpabilisation (voir cette chronique) avec le domaine de la sécurité routière. Pour différentes raisons la classe dirigeante choisit délibérément le laxisme en matière de délinquance. La propagande routière vise à culpabiliser l’automobiliste moyen et à lui faire croire qu’il est lui aussi un délinquant  : l’assimilation des automobilistes au monde de la délinquance inhibe les Français moyens et leur interdit toute révolte contre la politique de laxisme envers les voyous et les bandits.

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Ajoutons ce dernier élément. Les commandements écologistes sont aussi le reflet des parti-pris sociologiques et idéologiques de leurs inspirateurs. Les écolos sont des urbains et des libertaires. Ils se méfient du monde rural, trop souvent réactionnaire. Ils détestent aussi, et jalousent, les bourgeois traditionnels, fiers de la cheminée de leur résidence normande ou de leur domicile versaillais.

Les écolos bobos urbains habitent le centre de Paris et peuvent donc se dispenser de voiture. Ils prennent en revanche fréquemment le TGV pour leur WE à Toulouse ou Amsterdam, l’avion pour leurs escapades à Berlin ou Barcelone.

Le voyageur du transport aérien est d’ailleurs porté aux nues par l’ensemble de la classe dominante, paré qu’il est de toutes les vertus. Acteur de la mondialisation, il discute parts de marché à Francfort, plan marketing à Dubaï, avant de filer à Londres pour le WE en famille. Cultivé, moderne, curieux de tout, friand de rencontres avec l’Autre, il efface les frontières d’un coup d’aile : l’usager du transport aérien est un citoyen du monde.

Il méprise in petto ce français cadre moyen, qui après le métro et le trajet en train, au volant de sa voiture dans les encombrements, rejoint en sa banlieue chaque soir son lotissement.

 

Bonne année aux lecteurs du blog. Merci de votre fidélité. Paysan Savoyard

Attentat de Berlin : encore un coup de l’extrême-droite

Chronique de Paysan Savoyard

(n°166 – décembre 2016)

 

Nouvel attentat islamique en Europe, à Berlin cette fois : 12 morts. Le terrorisme prend des airs d’habitude. Comme déjà à Nice, un camion dans la foule… Comme à chaque fois les bougies sur le trottoir. La revendication par l’Etat islamique. Le profil du terroriste, entre islam et délinquance…

Comme à chaque fois le laxisme de l’Europe passoire et des polices dépassées : le terroriste présumé avait été condamné pour des violences, avait fait de la prison en Italie et était repéré comme islamiste dangereux. Cela ne l’a pas empêché de circuler et de séjourner librement en Europe. De même une fois l’attentat commis, il a pu quitter l’Allemagne, passer par la France et entrer en Italie.

Comme à l’habitude également, recourant à une propagande puissante et bien rodée, la classe dirigeante, aussi bien en France qu’en Allemagne, met en cause… l’extrême-droite !

L’extrême-droite en effet est accusée tout à la fois de propager la haine ; de se livrer à des analyses simplistes ; de faire preuve de populisme ; d’alimenter la théorie du complot ; de chercher à tirer profit des attentats ; d’être un danger pour la démocratie et les libertés ; de constituer le pendant extrémiste du djihadisme…

En dénonçant immédiatement après l’attentat les positions « extrémistes » et « haineuses » des « populistes », la classe dirigeante tant en Allemagne qu’en France cherche d’abord à éviter d’être accusée elle-même pour sa politique migratoire et de sécurité. Elle vise également à empêcher la naissance de tout questionnement sur le lien entre immigration et terrorisme et à prévenir tout débat sur le bien-fondé de la présence même des immigrés en Europe.

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Arrêtons-nous pour cette fois sur cet argument : l’extrême droite est accusée de profiter des attentats pour propager ses thèses, de « surfer sur les peurs », d’exploiter les tragédies, de « souffler sur les braises », de se repaître des cadavres « comme des vautours » (voir cet édito du Monde).

Le caractère intellectuellement malhonnête de cet argumentaire nous paraît patent. L’extrême droite s’appuie sur le terrorisme pour faire valoir ses analyses, c’est entendu : mais en quoi serait-ce condamnable ? Elle voit dans les attentats qui se succèdent la confirmation de ses thèses et de ses pronostics : pourquoi ne le dirait-elle pas ?

Prenons l’exemple du plombier qui a incité en pure perte des propriétaires négligents à faire réparer une fuite ; ou celui du médecin qui a tenté en vain de convaincre son patient d’améliorer son hygiène de vie ; ou bien encore le cas du conseil de classe qui, sans effet tangible, a mis en garde tout au long de l’année l’élève paresseux. Leur reprochera-t-on, alors qu’ils n’ont pas été écoutés et que les dégâts surviennent, de le rappeler aux intéressés : « Je vous avais prévenus  » ?

Lorsqu’un syndicat saisit l’occasion d’un plan de licenciement pour dénoncer les choix de la direction de l’entreprise et déclencher une grève, on ne lui reproche pas d’exploiter la situation. Quand l’extrême-gauche, face aux difficultés de la Grèce par exemple, met en avant ses thèses anticapitalistes, on ne lui reproche pas de souffler sur les braises. Au moment où survient une inondation meurtrière, on ne reproche pas aux écologistes de dénoncer l’attitude des maires qui accordent des permis de construire en zone inondable. Alors pourquoi l’extrême-droite devrait-elle se taire quand les faits viennent valider les analyses qu’elle développe, seule contre tous, depuis des décennies ?

Qu’attend-on de l’extrême droite ? Quelle serait de sa part une attitude digne, raisonnable, démocratique et responsable ? Qu’elle s’excuse d’avoir eu raison depuis quarante ans ? Quelle se taise et laisse le pouvoir et ses médias développer seuls leurs analyses lénifiantes ? Qu’elle fasse silence, alors que mois après mois les faits viennent confirmer la justesse de ses analyses et la pertinence de ses mises en garde ?

La propagande anti extrême-droite de l’oligarchie, nous l’avons souligné à plusieurs reprises (voir notamment cette chronique), relève des techniques totalitaires. Désigner des ennemis publics. Fabriquer des coupables. Dénoncer et calomnier les opposants. Les accuser de ses propres turpitudes. Introduire la confusion et semer le trouble dans les esprits en multipliant les concepts flous ( » complotisme « , « extrémisme « , « populisme »…).

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Les attentats manifestent la haine qu’éprouvent une partie des immigrés à l’égard des Occidentaux. Il en est de même du rap. Il en est de même des actes émeutiers commis tous les jours contre les policiers, les pompiers, les chauffeurs de bus. Et c’est l’extrême-droite qui est accusée de propager la haine…

La classe dirigeante organise l’immigration, qui est la cause première des attentats. Elle se montre incapable d’empêcher le terrorisme, d’endiguer la délinquance des immigrés et de mettre fin aux émeutes de banlieues. Et c’est l’extrême droite qu’on accuse d’accroître les tensions et de menacer la paix civile…

Cet aphorisme de Chamfort (1740-1794) rend compte à merveille de la situation qui est aujourd’hui la nôtre : « En France on laisse en repos ceux qui mettent le feu et on persécute ceux qui sonnent le tocsin ».

La France des publicitaires, merveilleuse et multiraciale

Chronique de Paysan Savoyard

(n°159 – novembre 2016)

L’un des objectifs majeurs de la classe dirigeante est que l’opinion continue à accepter sans réagir la poursuite de la politique immigrationniste. Elle se livre pour ce faire à une entreprise de propagande de tous les instants. Dans le dispositif de matraquage et de manipulation de l’opinion, les publicitaires jouent un rôle non négligeable.

 

  • La France est un pays multiracial, comme cela doit être 

Depuis déjà une ou deux décennies, sur les affiches murales,  à la télé ou dans les pages des journaux, la publicité pour les produits alimentaires ou d’habillement comporte systématiquement des personnages représentatifs de la mixité ethnique.

Il en est de même de tous les documents de communication de l’administration et des organismes publics (annuaires de la poste, plaquettes imprimées, sites internet…).

Il s’agit d’accoutumer la population à accepter le fait que la France devient un pays multiracial.

 

  • Les immigrés sont souvent chirurgiens, agents secrets ou présidents 

De même les publicitaires et leurs donneurs d’ordre ont pour objectif d’habituer l’opinion au fait que les immigrés, grâce notamment aux politiques de discrimination positive, occuperont de façon croissante des postes de responsabilité.

C’est ainsi que de nombreuses pubs mettent en scène des personnes issues de l’immigration en costume-cravate, dans le rôle du banquier en réunion ou du trader derrière son écran d’ordinateur.

La publicité vient renforcer le rôle joué par la télé et le cinéma, notamment par les séries américaines, omniprésentes à la télé française. Les Noirs ou Arabes y tiennent des rôles valorisants : policier, agent secret, juge, politicien.

Le cinéma hollywoodien a procédé de la même manière depuis les années soixante. Il a ainsi introduit systématiquement un quota racial dans les productions, les héros devant être en juste proportion Blancs, Noirs et Asiatiques et Juifs. De même les films ont mis en scène des héros Noirs dotés de statut enviable (auxquels les Noirs n’accédaient pas dans la vraie vie) : aviateur, commandant de sous-marin, président des Etats-Unis… Les esprits ont ainsi été progressivement préparés à accepter l’arrivée de Noirs à des postes de commande. Ce travail de propagande a ouvert la voie à l’élection d’Obama.

 

  • Les immigrés sont beaux, notamment les métis

La publicité ne reflète cependant la présence immigrée que de façon biaisée, en fonction des préjugés des publicitaires et de leurs objectifs de communication. C’est ainsi que certaines populations sont mises en avant, tandis que d’autres sont oubliées ou dissimulées.

Les personnages présentés sont fréquemment des métis, plutôt que des « Noirs-Noirs » : ce compromis permet de ménager les susceptibilités de chaque communauté, celle des Blancs comme celle des immigrés.

Les couples présentés par la pub sont souvent composés d’un homme Noir ou métis et d’une femme Blanche et blonde : sont ainsi reflétés, en même temps qu’encouragés, les fantasmes de la population masculine d’origine immigrée.

On notera que les Arabes typés figurent rarement dans les pubs : les publicitaires ont sûrement jugé que leur image était moins bonne que celle des Noirs.

De même il y a peu d’Asiatiques. Ceux-ci sont pourtant assez nombreux dans les grandes villes. Sans doute les publicitaires misent-ils sur le fait que cette population est peu revendicative et que l’on peut donc se passer de leur attribuer un quota.

 

  • Les immigrés sont rarement délinquants, à la différence des Blancs

Il faut mettre en exergue les campagnes de publicité commandées par les pouvoirs publics qui ont pour objectif d’influer sur les comportements : elles sont en effet spectaculairement manipulatoires.

Le contenu de la campagne antiraciste lancée par le gouvernement en mars 2016 mérite d’être rappelé. Le cœur de cette campagne est une série de clips télévisés inspirés, paraît-il, de faits réels mettant en scène des victimes de violences racistes. Ces victimes sont des Noirs, des Arabes et des Juifs. Les agresseurs sont pour certains cagoulés : lorsqu’ils ne le sont pas et qu’ils sont identifiables, l’on peut constater qu’ils sont tous Blancs. En parallèle, comme le précise le site du gouvernement, « le téléspectateur entend, au cours d’un repas, des convives qui tiennent des propos racistes, antisémites et anti musulmans ». Le spot se termine par ce slogan : « Le racisme ça commence par des mots. Ça se termine par des coups, des crachats, du sang ».

Il nous semblait jusque-là pour notre part que les ratonnades anti immigrés étaient des plus rares. Et que les cas où les Blancs sont insultés, agressés, détroussés, frappés par les immigrés étaient en revanche légion. A en croire le gouvernement et les publicitaires, nous nous trompions du tout au tout.

Cet été, le ministère de l’environnement a réalisé une campagne d’affichage adressée aux vacanciers, à qui il était demandé de ne pas jeter de déchets dans la nature. Cette campagne est également remarquable. On y voit un sac plastique, un emballage de sandwich et un paquet de cigarettes vide jetés par terre. Chacun de ces déchets porte un prénom : « Jeté par Léa le 12 juin » ; « Jeté par Paul le 15 juillet » ; « Jeté par Marie le 1er août ». Léa, Paul, Marie…

Comme on le voit, les publicités ne suivent pas les mêmes règles que les séries télé : les prénoms choisis par le ministère de l’environnement ne représentent que très imparfaitement la diversité de la population française. Il faut croire que les publicitaires et le ministère de l’environnement ont eu connaissance d’études et de statistiques montrant que les Boubacar et les Abdelkrim ne jettent jamais rien par terre.

A la rentrée 2016, la RATP a lancé à son tour une campagne d’affichage, contre la fraude dans les transports cette fois. La campagne comporte trois affiches, chacune mettant en scène un « héros » différent : deux hommes et une femme, entre 20 et 35 ans. Un mauvais génie conseille à chacun d’eux de frauder. Suit le message d’avertissement : « Attention les règles anti fraude viennent d’être durcies ». Il se trouve que les trois fraudeurs sont… des Blancs. Dans le monde politiquement correct des publicitaires et des responsables de la RATP, seuls les Blancs fraudent.

 

  • Et pourtant, le vivre ensemble personne n’en veut

La classe dirigeante et ses relais médiatiques veulent nous convaincre que la société multiculturelle et multiraciale est possible et désirable. Ils veulent nous faire croire que la majorité des gens, immigrés comme Français de souche, sont favorables au « vivre ensemble ». L’oligarchie alimente sur ce thème une propagande incessante. Le Système cependant, dans certaines circonstances, est parfois conduit à laisser transparaître la vérité.

C’est ainsi que cet été de grandes affiches dans le métro ont fait la promotion d’un site de rencontres par internet, à destination des parisiens esseulés.  La trouvaille publicitaire est brillante : « Métro, Boulot, Hugo, Théo, Léo… » sur l’affiche rose. « Métro, Boulot, Caro, Véro, Margo… » sur la bleue.  Six prénoms… et une absence totale de diversité ethnique. Les publicitaires considèrent apparemment que les célibataires parisiens n’ont pas envie cet été de rencontrer Boubacar ni Abdelkrim, pas davantage que Rachida ou Fatoumata.

Le site de rencontre a envie d’être fréquenté : s’il s’affichait comme « multiculturel », tout le monde le fuirait.

Les panneaux publicitaires apposés à l’emplacement de ce projet immobilier situé dans une banlieue « moyenne bourgeoisie » sont également significatifs.  Les dessins réalisés par ordinateur y présentent les bâtiments futurs. Pour rendre la scène plus vivante, ils mettent en scène des personnages sur le trottoir et à l’entrée de l’immeuble : il n’y a que des Blancs. Et pour cause : les promoteurs savent que les éventuels acheteurs n’ont aucune envie de vivre-ensemble et de mixité ethnique.

On voit que lorsqu’il s’agit de générer des profits, le Système ne s’embarrasse plus des quotas, de la mixité, de la lutte contre le racisme et les discriminations. Pour gagner de l’argent, il est obligé d’admettre, en creux, la vérité : le « vivre-ensemble » personne n’en veut.

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Lorsqu’ils sont payés pour relayer la propagande immigrationniste du régime, les publicitaires le font avec talent : « Les personnes originaires de l’immigration occupent une place importante dans l’économie, conformément à ce que doit être une société moderne. Les immigrés portent souvent des cravates, compte tenu des responsabilités importantes qu’ils occupent habituellement. En dépit de leur comportement impeccable, ils sont pourtant trop souvent les victimes du racisme des Français de souche »…

Si en revanche la publicité doit, pour vendre ses produits, se faire le reflet de la réalité, le message change. Qui a-t-on envie de fréquenter quand on est célibataire ? Qui veut-on rencontrer sur son lieu de vacances ? Qui veut-on avoir comme voisin de palier ? La pub est contrainte de laisser filtrer la réponse : « On veut rester entre nous ».