Nous n’avons aucun devoir d’accueil envers les « réfugiés » : s’ils recherchent une vie meilleure, qu’ils la construisent chez eux

Chronique de Paysan Savoyard

(n°201 – juin 2018)

 

L’épisode de l’Aquarius offre au Système mondialiste et immigrationniste l’occasion de se livrer à une vaste opération de propagande, au service de laquelle il fait donner tous ses relais : belles âmes des associations caritatives, religieux, avocats, éditorialistes, universitaires, experts, philosophes, juristes, tous plaident pour que l’Europe reste ouverte aux migrants. Il va de soi que cette propagande est entièrement bâtie sur le mensonge et la manipulation.

 

  • « Les Européens ont manqué de solidarité à l’égard de l’Italie »

Selon le Système, les Européens ont ces dernières années manqué de solidarité à l’égard de l’Italie et la Grèce, les laissant seules assumer la charge de tous les réfugiés débarquant sur leurs côtes : il est donc impératif d’organiser enfin une répartition de ces réfugiés entre les différents pays européens afin que chacun puisse prendre sa part de la charge.

Cette propagande est doublement mensongère. Il est faux, premièrement, de prétendre que l’Italie et la Grèce aient dû prendre à leur charge la totalité du flux des réfugiés : une bonne part des immigrés débarqués dans ces deux pays ont en effet passé ensuite les frontières clandestinement et se sont installés ailleurs en Europe, en particulier en France.

Surtout, le raisonnement fondé sur la « solidarité » et « l’obligation de se répartir la charge »  vise à faire croire que les Européens ont collectivement le devoir d’accueillir les immigrés : or ce devoir n’existe que dans l’imaginaire des immigrationnistes. Nous n’avons en réalité aucun devoir d’accueillir des migrants, quels que soient l’étiquette dont on les affuble ou le statut « bidon » qu’on leur attribue (migrants, réfugiés, demandeurs d’asile, exilés…). Les seuls envers qui les autorités des pays européens ont des devoirs sont les populations européennes, qu’elles ont le devoir de protéger en faisant cesser l’invasion en cours. Et elles font l’inverse…

 

  • « La solution ne peut être qu’européenne »

Le Système affirme qu’il n’y a pas de solution nationale à la crise migratoire : la politique en ce domaine ne peut être qu’européenne. Cet élément de propagande est à la fois immigrationniste et européiste : il s’agit de renforcer l’idée selon laquelle il ne peut y avoir de salut en dehors de l’UE.

Il s’agit là encore d’un mensonge. Si la solution consiste à fermer les frontières nationales afin de faire cesser l’immigration clandestine, ainsi que le souhaite la majorité de l’opinion publique dans tous les pays européens, la chose est tout à fait à la portée de chacun des Etats membres : la décision du gouvernement italien vient de le montrer. Si les ordres adéquats lui sont donnés, la marine italienne pourra être utilisée désormais, non pour aller chercher les immigrés en mer comme cela a été le cas ces dernières années, mais au contraire pour les empêcher d’approcher les côtes du pays.

 

  • « Nous devons sauver des personnes en danger »

Selon le Système, nous devons tout faire pour sauver des personnes fragiles ou en danger, enfants, femmes enceintes, malades, tous menacés de noyade.

Là encore le discours du Système est malhonnête. Les personnes qui entreprennent d’émigrer et d’embarquer sur des bateaux surchargés se mettent en danger de façon volontaire : ces immigrés et leurs passeurs cherchent à faire pression sur les Européens, en jouant sur les « valeurs » que ceux-ci croient devoir s’imposer.

Les Européens doivent refuser ce chantage. S’ils cessent de recueillir les bateaux qui se présentent à leurs côtes, les immigrés cesseront d’embarquer. Au contraire, en secourant les « réfugiés », les dirigeants européens créent un appel d’air et incitent un flot sans cesse renouvelé de nouveaux migrants à tenter leur chance : ces dirigeants européens sont dès lors les premiers responsables des noyades qui se produisent en Méditerranée.

 

  • « Nous avons le devoir d’accueillir ces personnes qui sont des réfugiés »

Selon le Système, conformément à leurs lois et à leurs valeurs, les Européens ont le devoir d’accueillir les réfugiés, tels que ceux qui traversent la Méditerranée. De façon plus générale, ils ont le devoir d’organiser l’accueil des demandeurs d’asile, qui fuient la guerre ou les persécutions.

Cette composante de la propagande du Système est là encore particulièrement contestable. D’abord parce que la plupart de ceux qui traversent la Méditerranée n’entrent pas en Europe pour fuir la guerre : ce sont des migrants, qui viennent profiter de la prospérité des pays européens.

Il est de fait cependant que de nombreux pays, en particulier en Afrique et en Orient, sont en guerre avec leurs voisins ou confrontés à des violences internes, d’origine raciale, ethnique ou religieuse. Pour s’en tenir à l’Afrique, les pays actuellement en guerre sont nombreux : Libye, Soudan, Ethiopie, Somalie, Congo, Centre-Afrique, Nigéria, Cameroun. Il en est de même de toute la zone sahélienne, Algérie, Mauritanie, Mali, Niger, Tchad, confrontée au terrorisme islamiste. Devons-nous nous disposer à accueillir tous les ressortissants de ces différents pays en tension ou en guerre qui souhaitent venir en Europe, ainsi que l’affirme la classe dirigeante ? La réponse raisonnable est évidemment non, et la majorité des Européens de souche partagent ce point de vue.

 

  • « Les Européens doivent trouver une solution à cette crise migratoire »

Selon les porte-paroles du Système, l’Europe fait face à une « crise migratoire » et doit trouver des « solutions » pour la régler. Mensonge là encore.

Qu’est-ce en effet qu’une crise ? Une crise a un caractère ponctuel : elle peut comme telle être dépassée et réglée grâce à la mise en oeuvre de mesures idoines. Une crise a un caractère fortuit et indésirable : sa survenance n’ayant pu être évitée, il reste à s’efforcer de la surmonter.

Or l’arrivée massive des immigrés en Europe n’a rien d’une crise ponctuelle : elle a commencé il y a maintenant cinquante ans et a pris désormais une dimension invasive. De même l’immigration massive n’a rien de fortuit : elle a été voulue, encouragée et organisée par le Système. Nulle crise donc, mais un processus, l’invasion migratoire de l’Europe, déclenché délibérément par les classes dirigeantes européennes.

 

  • « Les Européens doivent respecter les règles internationales de droit, conformément à leurs valeurs »

Pour fonder sa politique, le Système multiplie les références au « droit » : droit d’asile, déclaration universelle des droits de l’homme, convention de Genève, droit international maritime… Il s’agit de convaincre les opinions publiques européennes qu’il n’y a pas d’autre choix que de respecter ces différents principes et règles.

Or il n’en est rien. Ces règles, premièrement, ne découlent pas de principes sacrés déterminés universellement et de toute éternité : elles ont été fixées, par les seuls occidentaux, en fonction de certaines valeurs et de certains objectifs. Ces valeurs et ces objectifs ne lient que ceux qui les partagent.

Ces règles de droit, d’autre part, n’ont rien d’intangible : elles ont donné lieu à des traités et accords internationaux, dont les pays signataires peuvent librement décider de sortir.

Il faut relever en outre que le Système viole ou travestit lui-même les règles dont il se prévaut. C’est ainsi que, depuis plus de dix ans, le droit d’asile a été détourné de son objet : ce ne sont plus des personnes menacées qui présentent une demande d’asile mais des migrants économiques par centaines de milliers. Par exemple encore, dans le cas de l’Aquarius, les propagandistes du Système ont dénoncé le non respect par l’Italie du droit international maritime, qui impose de sauver un navire en détresse : or le droit en question n’impose nullement de sauver des gens qui se mettent eux-mêmes en danger dans le but de faire pression et de créer un fait accompli.

 

  • « La France a refusé d’accueillir une partie des réfugiés débarqués ces dernières années en Italie et en Grèce »

Le Système profite de l’affaire de l’Aquarius pour souligner que la France a jusqu’ici refusé d’accueillir les réfugiés débarqués ces dernières années sur les côtes méditerranéennes de l’Europe. Il veut conduire ainsi l’opinion à accepter l’accueil en France d’une partie des réfugiés de l’Aquarius.

Il s’agit là, une fois encore, d’un mensonge grossier : non seulement la France n’a jamais fermé la porte aux migrants, mais le nombre des arrivées sur le territoire n’a jamais été aussi élevé. Le nombre des installations légales d’immigrés non européens a atteint en 2017 le record de 267.000. Toutes les autres voies d’immigration augmentent également et atteignent des records : demandes d’asile présentées, demandes d’asile satisfaites, demandes présentées par des « dublinés », c’est à dire notamment par des personnes débarquées sur les côtes italiennes ou grecques (voir cette chronique).

Rappelons également que les naissances issues de l’immigration non européenne sont une autre modalité majeure de l’invasion migratoire : elles représentent désormais 40 % des naissances en métropole (voir cette chronique)

 

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Les propagandistes du Système prennent manifestement plaisir à provoquer les Français moyens de souche : alors que, selon les sondages, la majorité d’entre-eux sont hostiles à la poursuite de l’immigration, les médias se félicitent ces jours-ci que les migrants de l’Aquarius ou ceux des campements du nord de Paris ont pu être « sauvés », « mis à l’abri », « mis en sécurité »…

Ces gens qui se pressent en Europe, sur nos côtes, dans nos aéroports ou à nos frontières terrestres, ne sont pas des réfugiés mais des envahisseurs. Nous n’avons aucun devoir à leur égard. S’ils sont en quête d’une vie meilleure, qu’ils se donnent les moyens de la construire chez eux.

 

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Nous ne voulons pas de leurs « valeurs », qu’ils ne cessent eux-mêmes de bafouer

Chronique de Paysan Savoyard

(n°199 – mai 2018)

 

Les dirigeants du Système et leurs principaux serviteurs et obligés, politiciens, journalistes, intellectuels, juges et hauts-fonctionnaires, brandissent à tout propos les valeurs dont ils se réclament et dont ils proclament l’universalité : démocratie, liberté, égalité, laïcité… C’est sur ces valeurs qu’ils fondent leur légitimité : ils se présentent comme leurs défenseurs, leurs hérauts, leurs boucliers face à tous ceux, réactionnaires, populistes et nostalgiques de l’identité rancie, qui veulent « ressusciter les vieux démons ».

Dans la réalité les tenants du Système violent au quotidien ces « valeurs républicaines » qu’ils portent en étendard. Jamais depuis la révolution française le pouvoir n’avait à ce point mis en avant les principes et les valeurs. Jamais depuis cette même période il ne les avait à ce point piétinées.

 

  • Ils glorifient la démocratie et organisent l’invasion de l’Europe sans avoir jamais demandé l’avis de la population

Le Système se revendique hautement de la démocratie. Il se comporte dans la réalité de façon parfaitement tyrannique.

C’est ainsi que les gouvernements successifs, réputés démocratiques, se gardent bien de consulter le peuple sur les sujets cruciaux, refusant toute démocratie directe. Lorsqu’en 2005 ils ont par exception organisé un référendum sur l’Europe et que contrairement à leurs prévisions leur projet a été repoussé, ils sont passés outre et ont appliqué tout de même les dispositions qui venaient d’être rejetées.

Ces gouvernements soi-disant démocratiques ainsi engagé la politique d’immigration massive, décisive pourtant quant à ses conséquences à court et long terme, sans consulter la population. Mieux, ils la poursuivent et l’accentuent alors qu’ils savent parfaitement, au vu des études d’opinion unanimes depuis plus de vingt ans, que la population y ait majoritairement opposée.

Les élites européennes veulent aujourd’hui contraindre et punir des dirigeants librement et largement élus, tels les gouvernements hongrois et polonais, accusés de ne pas respecter « les valeurs européennes et l’Etat de droit ».

C’est là également l’un des aspects du comportement antidémocratique des élites Systémiques : des instances non élues, les juges d’une part, les organes de l’Union européenne d’autre part, viennent borner et réduire les marges de manœuvre des pouvoirs issus de l’élection. Il est piquant de remarquer que ces instances non élues s’appuient elles-mêmes sur les « valeurs », qu’elles dénomment « Etat de droit », pour limiter et encadrer la démocratie.

 

  • Ils célèbrent la liberté et font taire les dissidents

Les porte-paroles du Système affirment défendre et promouvoir la valeur fondamentale de la liberté. Le Système ne cesse pourtant de restreindre la liberté d’expression et de durcir les lois destinées à réduire les dissidents au silence, au nom de la lutte contre la haine. On enregistre par exemple ces jours-ci une nouvelle condamnation d’E. Zemmour ou encore la fermeture du compte Facebook du mouvement Génération identitaire (voir cette chronique).

De même le Système met en place différents mécanismes autoritaires et de coercition visant à imposer sa vision du monde (les quotas, la discrimination positive…). Les lois anti-discrimination interdisent ainsi désormais de choisir librement son employé, son collaborateur, son locataire ou l’acheteur du logement que l’on met en vente. Avec des dispositifs comme celui de loi SRU ou de la politique de « mixité scolaire », le Système cherche en particulier à imposer à tout le monde la cohabitation avec les immigrés.

Surtout le Système fait entrer par millions des immigrés qui viennent ruiner la première des libertés dont les Français de souche disposaient jusque-là : la liberté de vivre en sécurité et d’aller et venir en toute sérénité.

 

  • Ils promeuvent l’égalité et enrichissent les riches comme jamais

Les partisans du Système mettent en avant l’égalité, leur valeur républicaine la plus cardinale. Dans la pratique, les politiques mises en œuvre par le Système depuis plus de quatre décennies (mondialisation, délocalisations, travail détaché, immigration, dumping fiscal…) ont pour objectif et pour effet d’enrichir la classe dirigeante comme jamais dans l’Histoire. Dès lors les écarts ne cessent de se creuser avec la majorité de la population, classe moyenne et salariés de souche, en voie de précarisation et de déclassement.

Remarquons que les tenants du Système anonnent sans relâche le mot d’égalité tout en affichant à l’égard des électeurs « populistes » et « extrémistes », qui appartiennent majoritairement aux couches populaires, le mépris le plus ostensible.

Les tenants du Système, cela va sans dire, s’arrangent pour se tenir eux-mêmes à l’écart de l’immigration qu’ils organisent. Celle-ci introduit dès lors une nouvelle source d’inégalités majeures entre ceux qui disposent des moyens financiers permettant de s’en protéger et ceux qui n’ont d’autre choix que de la subir.

 

  • Ils révèrent la laïcité et installent l’islam en France

Les tenants du Système célèbrent et révèrent la laïcité, condition disent-ils de la liberté d’opinion et de la paix civile.

Ils font pourtant entrer en Europe par millions des immigrés, pour la plupart musulmans, à qui la notion de laïcité est radicalement étrangère. Envers ces immigrés une fois installés et envers leur religion, le Système multiplie les concessions et les « accommodements raisonnables » en contravention avec son principe de laïcité (construction de mosquées, halal, tenue vestimentaire…). Dans un registre comparable, on notera que le Système ne cesse de brandir les droits des femmes comme ceux des homosexuels, tout en important en masse des immigrés qui, lorsqu’ils auront le pouvoir, voileront les femmes et tabasseront les homos.

Le concept de laïcité est en réalité depuis deux-cents ans un prétexte et un paravent pour la politique républicaine d’hostilité à la religion catholique. Pour les laïcs militants, la montée en puissance de l’islam a l’intérêt de damer définitivement le pion du catholicisme. Quant à l’Eglise, les laïcs la tolèrent désormais, dès lors qu’elle est devenue insignifiante et qu’elle s’est alignée en tout point sur les dogmes républicains, à commencer par l’immigrationnisme.

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Les « valeurs républicaines », qui au demeurant n’ont rien d’universel, ne sont selon nous rien d’autre que des illusions, des leurres, des fausses pistes : nous y reviendrons (voir déjà cette chronique).

Les valeurs morales véritables ne sont pas là où la république les désigne : parmi les principales citons l’honnêteté, le souci de la vérité, la volonté de ne pas nuire à autrui, le respect des générations qui ont précédé et de celles qui suivront…. Ces valeurs fondamentales, les tenants du Système les violent sans relâche. Ils mentent. Ils sont hypocrites. Ils sont amoraux. Ils sont nihilistes. Ils sont d’un égoïsme absolu. Et surtout ce sont des traîtres.

Ils trahissent tout. Leurs promesses. Leur parole. Leurs électeurs naïfs. Ils trahissent les peuples européens. Ils trahissent le passé et ils trahissent l’avenir. Comme nous avons voulu ici le montrer, ils ne cessent même de trahir leurs propres « valeurs ».

Terminons sur cette remarque. Ces valeurs républicaines, ils les piétinent sans chercher à le dissimuler. En se réclamant sans cesse de principes qu’il viole grossièrement, le Système procède de façon provocatrice. Ce n’est pas par hasard. Cette attitude de provocation n’est pas gratuite : elle est un élément de son pouvoir. Abasourdi par tant d’impudeur, le peuple prend conscience de ce que le pouvoir qui le domine est arbitraire et qu’il ne reculera devant rien pour rester en place et parvenir à ses fins : le Système parvient ainsi à susciter la crainte et la résignation. Le viol de ses propres valeurs est pour le Système un instrument de son pouvoir totalitaire.

Attentat de Trèbes : L’héroïsme d’un officier, l’esprit de soumission des millions de Français « ouverts et tolérants »

Chronique de Paysan Savoyard

(n°195 – mars 2018)

 

La France avait profité d’un répit de quelques mois : le dernier des 11 attentats commis en 2017 datait d’octobre. Le premier attentat de 2018 survient avec le printemps.

Chaque nouvel attentat apporte sa caractéristique propre dans le registre de l’horreur. L’attentat contre Charlie avait touché des personnalités connues. Le Bataclan frappait par l’effet de masse. A Nice, le contraste entre l’horreur du geste et la beauté des lieux accentuait le traumatisme. A St-Etienne-du-Rouvray, un prêtre était égorgé en pleine messe. A Trèbes cette fois, un officier supérieur est mort en héros, égorgé lui aussi.

Les conclusions à tirer de ce nouvel épisode terroriste sont cependant les mêmes qu’à l’ordinaire. Désespérément les mêmes (voir cette chronique). La propagande du Système est identique, elle aussi, et se développe sur quatre fronts, comme à chaque attentat :

 

  • Dédouaner le gouvernement et les pouvoirs publics

Comme d’habitude, le terroriste, R. Lakdim, était un délinquant, bien connu de la police et de la justice. Il avait été condamné en 2011, pour port d’arme prohibée et en 2015 à 1 mois de prison ferme pour trafic de stupéfiants, peine qu’il avait effectuée en 2016. Il était d’autre part repéré comme islamiste depuis plusieurs années. Il figurait sur le fichier S depuis 2014 ainsi que sur le « fichier de suivi de la radicalisation à caractère terroriste ». Sa compagne figurait également sur le fichier S. Il avait fait l’objet, selon le procureur de Paris, d’un « suivi effectif par les services de renseignement » en 2016 et 2017. Il venait de recevoir au mois de mars un courrier de la DGSI le convoquant pour un « entretien administratif » (sic).

Le profil de l’assassin de Trèbes est donc identique à celui des autres terroristes. Tous les terroristes qui ensanglantent l’Europe depuis plus d’une décennie sont originaires de l’immigration. Tous sont musulmans. Tous sont à la fois des délinquants et des islamistes bien identifiés : avant de commettre leur attentat, la plupart ont déjà été condamnés pour délinquance ; tous ou presque sont identifiés et surveillés comme islamistes. Et comme à chaque fois il apparaît que cette détection, ce fichage et cette soi-disant surveillance n’ont servi à rien : avant de passer à l’acte les terroristes ont été laissés libres d’aller et venir ; plusieurs ont passé des frontières à de nombreuses reprises ; tous ont pu se procurer des armes sans difficultés.

Concernant le tueur de Trèbes les déclarations des « responsables » valent d’être citées. Selon le procureur de Paris, M. Molins, la « surveillance effective » par les services de renseignement dont Radouane Lakdim avait fait l’objet en 2016 et 2017 « n’a permis de mettre en évidence aucun signe précurseur d’un éventuel passage à l’acte terroriste » (sic). L’inénarrable M. Collomb, ministre de de  l’intérieur, a quant à lui déclaré : « Nous l’avions suivi et nous pensions qu’il n’y avait pas de radicalisation » (sic).

En dépit de l’ampleur de ces dysfonctionnements et de la situation d’incurie générale, on n’enregistre bien entendu aucun aveu de culpabilité de la part des autorités ni aucune démission de ministres ou de hauts fonctionnaires. Au contraire le Système se défend en rappelant la liste des tentatives et des projets d’attentats qu’il parvient paraît-il à déjouer. Il fait valoir en outre que « le risque zéro » ne peut pas exister et qu’il faut « apprendre à vivre avec le terrorisme ».

Quant aux Français, ils doivent une fois de plus se contenter de ces explications inconsistantes et espérer échapper pour eux-mêmes aux prochains attentats qui se produiront immanquablement.

 

  • Refuser d’attenter aux « valeurs »

Comme d’habitude le Système annonce qu’il ne prendra aucune des mesures qui permettraient d’endiguer le terrorisme.

Il serait pourtant tout à fait possible d’éradiquer le terrorisme ou de le réduire à peu de choses, en prenant ces quatre mesures simples à mettre en œuvre. Renvoyer tous les clandestins dans leur pays. Renvoyer tous les délinquants étrangers et naturalisés. Placer en rétention toutes ces personnes dans l’attente de leur renvoi. Renvoyer tous les étrangers fichés pour radicalisation et interner les personnes fichées de nationalité française. Ces mesures supposeraient bien entendu de modifier la législation et la constitution et de dénoncer certains traités. Elles supposeraient surtout de contrevenir aux « droits de l’homme » tels que les conçoit le Système, ce à quoi bien entendu il se refuse.

Le Monde, l’un des principaux organes de propagande du Système, explique ainsi « qu’aucun état démocratique n’est en mesure de surveiller plusieurs milliers de citoyens  ». Cette déclaration mérite d’être décryptée. Le Monde n’affirme pas que les mesures qui conduiraient à neutraliser les islamistes sont matériellement impossibles à mettre en oeuvre : il déclare que ces mesures sont à proscrire car elles seraient contraires aux « valeurs démocratiques ».

Il convient d’insister sur ce point. Le Système place ses « valeurs démocratiques et républicaines » au-dessus de la sécurité des Français : il préfère autrement dit tolérer des attentats (et la délinquance) que de prendre des mesures qui contreviendraient aux « valeurs » et aux droits de l’homme tels qu’il les conçoit.

C’est là que se situe précisément l’un des nœuds du problème. S’ils veulent vivre, les Français et les Européens doivent s’affranchir désormais des oukazes moraux et philosophiques posés par le Système et se débarrasser de ses « valeurs » (on notera d’ailleurs que le Système ne sollicite jamais l’avis du peuple sur la pertinence de ces valeurs soi-disant démocratiques).

 

  • Eviter à tout prix que les attentats ne provoquent une mise en cause de la politique d’immigration

Comme d’habitude le Système tient avant toute chose à éviter tout amalgame entre islam et terrorisme : l’islamisme est selon lui une déviation, une déformation, « une maladie de l’islam » (voir l’édito du Monde).

Pour accréditer cette thèse, le Système déploie tous ces efforts : il met en scène la présence de musulmans aux cérémonies d’hommage aux victimes. Il prend soin de diffuser les témoignages d’immigrés ayant échappé aux attentats. Il veut « organiser l’islam de France » afin de « lui donner les moyens d’isoler puis d’éradiquer le djihadisme ».

Autre axe de sa propagande, le Système condamne par avance « l’esprit de vengeance » et met en exergue les messages de paix  et de réconciliation diffusés par les responsables des différentes églises et communautés religieuses.

L’objectif du Système est simple : il s’agit de tout faire pour éviter que les attentats ne conduisent une partie de l’opinion à mettre ouvertement en cause l’islam, la présence des immigrés en France et la politique immigrationniste suivie depuis cinquante ans.

Or tout montre que l’analyse officielle ne correspond en rien à la réalité. La distinction qu’opère le Système entre islam et islamisme, premier point, est évidemment inepte et de mauvaise foi. La lecture du Coran, accessible à tout un chacun dans sa traduction française (chez Folio par exemple), démontre que les terroristes ne font qu’appliquer à la lettre les commandements de l’islam.

Les terroristes, deuxièmement, sont certes minoritaires au sein de la communauté musulmane : ils ne constituent pas pour autant une poignée de déviants isolés. Le Système reconnaît lui-même avoir fiché 20 000 radicaux. De même les journalistes qui se sont rendus dans la cité où résidait le tueur de Trèbes ont pu constater que les jeunes du quartier partageaient le même état d’esprit que le sien. On peut relever également que chaque attentat provoque de nombreux cas d’apologie de terrorisme de la part d’immigrés. Rappelons enfin que, depuis trente ans maintenant, les textes et les clips de rap sont emplis de déclarations d’hostilité anti police, anti France et anti Blancs.

Si les terroristes, troisièmement, ne constituent certes qu’une petite minorité, il convient de prendre en compte le fait que les immigrés délinquants sont en revanche très nombreux et manifestent ainsi on ne peut plus clairement qu’ils ne sont pas intégrés à la société française (rappelons que 3,5 millions de délits et de crimes sont officiellement commis chaque année, la plupart d’entre eux étant attribuables à des personnes issues de l’immigration).

Enfin, quatrième élément, il est hors de doute que la grande masse des immigrés, s’ils sont sans doute globalement pacifiques, partagent en revanche, au moins en partie, les mêmes analyses que les terroristes (voir cette chronique).

La vérité est à l’inverse de ce que prétend la propagande du Système. Le terrorisme n’est que la manifestation la plus spectaculaire de ce phénomène, que la classe dirigeante cherche à cacher : qu’ils soient nés en France ou à l’étranger, qu’ils soient étrangers, naturalisés ou Français de naissance, les immigrés ne sont aucunement en voie d’intégration. Ces immigrés au contraire, sauf exception, ont plus ou moins conscience de participer à une entreprise historique de conquête de l’Europe. Disons les choses autrement : terroristes et délinquants sont en quelque sorte les « soldats » du processus d’invasion de l’Europe en cours, la grande masse des immigrés formant la « population civile » et jouant le rôle de colons.

 

  • En profiter pour dénoncer l’extrême-droite

Comme d’habitude le Système n’a pas tardé  à dénoncer l’extrême-droite et plus généralement ceux qui réclament des mesures de durcissement, en les présentant comme des fauteurs de troubles.

Le Système et ses médias déploient comme à l’accoutumée leur arsenal de métaphores dépréciatives et accusent l’extrême droite, de « mettre de l’huile sur le feu », « d’attiser la haine », de « faire son miel des attentats », de « se repaître de la douleur », de « surfer sur la vague populiste »… Au cœur de l’argumentaire du Système, ce sophisme est asséné avec constance : « En attisant la haine, l’extrême-droite a une responsabilité dans la dégradation de la situation : l’extrême-droite et l’islamisme sont en réalité les deux faces d’une même pièce, deux extrémismes qui se renforcent l’un l’autre ».

Cet argumentaire est sans doute efficace, la plupart des gens étant peu avertis des techniques de propagande : mais il est évidemment parfaitement malhonnête. Lorsqu’à chaque attentat l’extrême-droite constate que les faits année après année confirment la justesse de ses analyses, c’est elle qui est accusée « d’attiser la haine ». Et ceux qui dénoncent l’extrême-droite ne sont autres que les responsables mêmes de ces catastrophes ! On pourchasse ceux qui ont sonné le tocsin et ce sont les incendiaires qu’on hisse sur le pavois…

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Pour notre part il nous semble que la bonne réponse à ces attentats ne consiste pas à réclamer « des mesures de durcissement », comme le font Mme Le Pen, L. Wauquiez ou M. Valls : le discours à tenir doit désormais s’affranchir des cadres mentaux et lexicaux posés par le Système. Les Européens sont confrontés à l’invasion de leur continent : dans ces conditions, il faut affirmer que le danger mortel n’est pas le terrorisme, ni l’islamisme, ni même l’islam, mais l’immigration elle-même.

L’heure n’est plus malheureusement, contrairement à ce que prétend le Système après chaque attentat, à la tolérance, à la concorde et au « vivre ensemble ». Face à ces gens qui par millions nous envahissent, nous agressent et nous haïssent, l’esprit de paix, d’ouverture et de tolérance n’est qu’un synonyme de la soumission. Et d’une immense lâcheté…

« La qualification dépréciative » : petite leçon de propagande

Chronique de Paysan Savoyard

(n°193 – mars 2018)

 

Qualifier pour disqualifier, étiqueter pour discréditer, préciser pour déprécier : dans la propagande du Système, les adjectifs qualificatifs occupent une place privilégiée. La technique de « qualification dépréciative » étant utilisée de façon systématique et pourvue d’une incontestable efficacité, il n’est pas inutile de l’examiner en détail.

Pour tenter de freiner l’influence croissante des forces politiques qui lui sont opposées (le FN en France, l’AFD en Allemagne, le FPO en Autriche, La Ligue et ses alliés en Italie, les partis au pouvoir dans les pays de Visegrad), le Système et ses relais médiatiques leur attribuent de façon systématique des étiquettes dépréciatives et des qualificatifs négatifs ou infâmants. Comme quiconque peut aisément le constater, en écoutant un journal télévisé par exemple, les noms des partis anti Système ne sont jamais prononcés par les politiciens, les journalistes et les commentateurs sans que leur soit accolé un adjectif destiné à les disqualifier : « europhobe », « populiste » ou encore « extrémiste »…  (nous illustrerons la chose à l’aide des articles que Le Monde, l’un des principaux organes de propagande du Système, fait paraître ces jours-ci sur l’Italie).

L’efficacité de la technique tient à deux paramètres : le choix du terme utilisé, premièrement, sélectionné parmi ceux qui provoqueront le plus sûrement dans l’opinion un réflexe de rejet ; l’effet de répétition, deuxièmement, qui dans l’esprit de chacun finit par rendre le lien entre le nom et l’adjectif évident et incontestable.

Le lexique utilisé par la propagande du Système pour discréditer les opposants est composé de quatre qualificatifs principaux, qu’il convient de recenser et de décrypter :

 

  • « L’europhobie »

Les partis opposants sont qualifiés tout d’abord par le Système et ses relais médiatique de partis « europhobes », ou « eurosceptiques » ou même « anti-européens » (voir cet article et cet autre).

Le procédé est efficace. La grande majorité des gens en effet sont favorables à l’Europe, à la coopération entre Européens et à la paix en Europe, bien sûr, avant toute chose : ils y regardent donc à deux fois avant d’apporter leur appui à des partis réputés hostiles à la « construction européenne ».

Or l’accusation est mensongère. Tous les partis anti Système sont certes hostiles à l’UE, à ses méthodes anti démocratiques, à ses orientations mondialistes et libérales, à sa politique immigrationniste. Aucun des partis opposants du Système ne souhaite en revanche la rupture entre pays européens. Aucun ne refuse de rechercher entre eux des coopérations. Aucun ne remet en cause la nécessité de disposer d’institutions permettant d’organiser la coopération entre européens.

Contrairement à ce que prétend la classe dirigeante, les opposants au Système ne sont donc nullement europhobes : dire non à l’UE, ce n’est pas dire non à l’Europe.

 

  • « Le populisme »

Le deuxième qualificatif dépréciatif accolé aux partis anti Système est lui aussi largement utilisé : « populisme ». Les partis en question sont présentés comme « populistes », hostiles aux élites et « adeptes de la théorie du complot » (voir cet article).

L’effet recherché par le choix du mot populisme est de sous-entendre que les opposants sont des démagogues. Or la démagogie, technique de pouvoir consistant à séduire en proférant des mensonges, en se servant des élites comme boucs-émissaires et en dénonçant des complots imaginaires, ne peut que susciter la réprobation.

On notera tout d’abord que le terme de populisme n’est jamais clairement défini par ceux qui l’utilisent : la propagande se contente de prononcer le mot, en comptant sur son effet péjoratif.

De même, concernant l’accusation implicite selon laquelle les opposants sont des démagogues, c’est-à-dire des menteurs, les défenseurs du Système ne donnent jamais de précision sur les mensonges dont il s’agit.

L’accusation de complotisme est tout aussi floue et infondée. Le concept de « théorie du complot » a été inventé par la propagande du Système pour assimiler les opposants à ces groupuscules délirants qui croient détecter à tout propos des opérations souterraines menées par des forces occultes. Or, s’ils mettent en cause les politiques et les projets du Système, les opposants ne dénoncent en revanche aucun « complot ». Et pour cause : les politiques du Système ne peuvent relever du complot puisqu’elles n’ont rien de secret : elles sont à l’agenda de toutes les réunions internationales, à Bruxelles, à Washington, à Davos (voir cette chronique).

De même enfin, le Système accuse les opposants de cultiver « la haine des élites ». Là encore la mise en cause est malhonnête. Si les électeurs des partis anti Système se défie des élites actuelles, ce n’est évidemment pas par anti élitisme de principe, mais parce qu’ils sentent bien que ces élites n’agissent pas en fonction de l’intérêt général.

Le « populisme » est donc pleinement légitime. Les élites d’aujourd’hui trahissent le peuple, qu’elles méprisent : le peuple commence à s’en rendre compte et vote en conséquence.

 

  • « L’extrémisme »

Une autre série de qualificatifs destinés à déprécier vise le positionnement politique : le Système accuse les opposants d’être « d’extrême-droite », d’être « anti républicains » et même d’être en réalité des « fascistes » (voir cet article).

Là encore ces accusations sont efficaces. La plupart des gens n’aiment pas l’extrémisme, porteur de violence. Ils aiment encore moins le fascisme, l’allié du nazisme. Enfin la majorité des gens s’estiment républicains : toute autre position leur paraît relever de l’obscurantisme et conduire à la négation des libertés.

Toutes efficaces qu’elles soient, les accusations portées par le Système contre ses opposants sont, là encore, mensongères. Fascisme ? L’accusation n’a pas de sens. Le fascisme ne s’est jamais implanté en France. Au contraire, l’extrême-droite d’avant-guerre, qui était violemment anti allemande, s’est massivement engagée dans la résistance (tandis que la plupart des figures de la collaboration venaient de la gauche…). Quant à Mussolini, faut-il le rappeler, il était socialiste…

Extrême-droite ? Les partis anti Système sont hostiles à l’immigration. Mais ils sont également opposés à la mondialisation, facteur d’enrichissement des capitalistes et d’écrasement de la classe moyenne : ils rejoignent ainsi sur ce point… l’extrême-gauche. Rappelons au passage que l’extrême-droite française historique, avec Barrès, avec Maurras, était anticapitaliste et favorable aux politiques sociales.

Anti républicains ? Parmi les opposants « de droite » au Système, la plupart ne se disent pas opposés à la république. Ils aimeraient même que l’un des principes républicains, la démocratie, soit mieux respecté, que les partis d’opposition soient mieux représentés au parlement et que soient organisés des référendums sur les principaux sujets qui engagent l’avenir du pays.

Apportons au passage cette précision. Pour notre part, nous pensons que les opposants au Système ne devraient plus hésiter à mettre désormais en cause ouvertement les « valeurs républicaines », l’individualisme, la laïcité anti catholique, le matérialisme, la haine de la tradition, l’universalisme. Ce sont ces « valeurs » qui, selon-nous, sont à l’origine de la ruine probable de la civilisation européenne. Pour se ressourcer et se renforcer, les opposants au Système auraient intérêt désormais, nous semble-t-il, à rompre avec les valeurs et le cadre mental imposés par l’élite dirigeante, en France et en Europe, et à assumer, revendiquer et expliquer une position de transgression idéologique. Nous y reviendrons.

Terminons sur l’accusation « d’extrémisme ». Les oligarques au pouvoir dans la plupart des pays d’Europe mènent une politique mondialiste et immigrationniste radicale. Ils n’ont pas hésité à délocaliser les emplois dans les pays à bas coût, réduisant au chômage une fraction considérable de la population. Ils abolissent les frontières économiques, enrichissant les riches comme jamais et déstabilisant les classes moyennes. Ils ont entrepris d’organiser une immigration massive, qui aboutira à la mise en minorité prochaine de la population de souche sur son propre territoire. Nous sommes là aux antipodes du registre des politiques modérées et raisonnables.

L’accusation d’extrémisme est donc parfaitement malhonnête. C’est le mondialisme et l’immigrationnisme qui sont extrémistes. Les extrémistes ? : ils sont au pouvoir !

 

  • « La haine raciste »

L’accusation la plus grave porte, comme de juste, sur la question de l’immigration, la plus vitale de toutes : le Système accuse les opposants d’être mus par « la haine raciste » (voir cet article).

Là encore l’accusation porte, et nuit à ceux qu’elle vise. Personne en effet n’aime la haine, la violence qu’elle provoque, les guerres qu’elle annonce. Personne n’aime le racisme, marque de fabrique des crimes nazis.

Mensonge, pourtant, là encore. Les tensions raciales ? Ce sont les dirigeants qui les provoquent en organisant une immigration massive. La haine ? Ce sont plutôt les immigrés qui manifestement l’éprouvent bien souvent à l’égard du pays d’accueil et des autochtones. La haine, encore ? Elle est souvent du côté du Système et de ses partisans, qui ne se privent pas de brandir celle qu’ils éprouvent pour les « fascistes », les « racistes », « l’extrême-droite » (voir cette chronique).

Quant aux anti Système, ils n’ont généralement pas de haine pour les immigrés, qui franchissent une porte qu’on leur tient grand ouverte. La haine, quand il y en a, c’est à l’oligarchie immigrationniste qu’ils la réservent.

La haine ? Ceux qui la dénoncent à tout propos sont ceux qui l’ont installée.

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Europhobie, démagogie, extrémisme, haine raciste…. : toutes ces grosses ficelles tiendront-elles encore longtemps (voir également cette chronique et celle-ci) ? Combien de temps encore les Français et les Européens, confrontés à l’invasion de leur continent, se laisseront-ils intimider, subjuguer et inhiber par la propagande du Système ?

Comment faire taire les dissidents : le prétexte de la haine

Chronique de Paysan Savoyard

(n°191 – février 2018)

 

Pour faire taire les opposants hostiles à l’immigration, le Système s’appuie un argument majeur : il les accuse de propager la haine, de l’alimenter, de l’attiser, d’accentuer les tensions en mettant de l’huile sur le feu.

L’argument est d’une incontestable efficacité. La haine en effet est un sentiment unanimement rejeté : tout le monde déteste la haine. La grande majorité des Français, premièrement, même s’ils ont répudié la foi, ont dans les faits intégré la morale chrétienne, centrée sur le concept d’amour : aimer l’Autre, aimer les autres, aimer même ses ennemis. La haine est considérée comme un mal absolu, deuxièmement, parce qu’elle se situe dans le même registre que la guerre, que chacun déteste et craint. Les peuples qui se font la guerre se haïssent : rejeter la haine permet donc, espère-t-on, de prévenir la guerre ou du moins d’en limiter le risque. Le concept de haine raciale plus précisément est dans l’esprit de tous étroitement relié au nazisme, ce qui le rend d’autant plus odieux. Enfin, chacun réprouve spontanément toute entreprise « d’incitation à la haine » parce qu’elle est de nature à entraîner des affrontements et des troubles à l’ordre public.

L’argument est donc sans réplique. Celui qui est accusé d’inciter à la haine ou de la propager est immédiatement discrédité et mis hors-jeu de tout débat. Il suffit d’accuser quelqu’un d’être mu par la haine pour déclencher envers lui une réaction immédiate de rejet et le rendre ipso facto inaudible.

C’est en jouant sur ce sentiment général que le Système a adopté différentes lois interdisant l’expression des opinions considérées comme des facteurs de haine. En vertu de la loi du 01/07/72, seront ainsi punis d’emprisonnement et d’amende ceux qui « auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ». Cette loi de 1972 (dite Pleven) a été ensuite complétée par la loi dite Gayssot du 13/07/1990, qui réprime la négation des crimes nazis.

L’argumentation fondée sur la proscription de la haine et l’arsenal législatif qui en découle recueillent selon toute apparence l’assentiment tacite de l’opinion : nous nous proposons de montrer qu’ils sont pourtant malhonnêtes et falsifiés.

 

  • Le sentiment de haine n’est pas nécessairement illégitime

Il est légitime que les pouvoirs publics interdisent les menaces et les appels à la haine, qu’ils soient dirigés envers des individus ou envers des groupes : les incitations à la haine sont susceptibles en effet de susciter ou de favoriser affrontements et désordres. Le rejet de la haine ne peut cependant constituer un absolu, ni sa condamnation valoir en toute circonstance.

Il peut en effet exister des circonstances exceptionnelles durant lesquelles les règles normales de l’ordre public n’ont pas à s’appliquer. Le respect de la loi, par exemple, est dans les temps ordinaires un impératif. De même les fonctionnaires ont l’obligation d’obéir aux ordres qui leur sont donnés. Cependant, il est généralement admis que ces obligations ne valent plus lorsqu’on se trouve en présence d’un pouvoir illégitime ou tyrannique. C’est la résistance à l’oppression qui devient alors un devoir et qui affranchit des obligations s’imposant en temps normal.

La guerre constitue également un contexte qui subvertit les règles ordinaires. C’est ainsi que le meurtre, interdit dans le cadre du fonctionnement normal de la société, devient autorisé en situation de guerre lorsqu’il s’agit de tuer un ennemi.

Prenons l’exemple de la seconde guerre mondiale, à laquelle le Système fait si souvent référence pour louer la résistance à la doctrine raciste qu’était le nazisme. La plupart des résistants ne se contentaient probablement pas de haïr le nazisme. Ils éprouvaient sans doute également de la haine pour les occupants allemands eux-mêmes. Ils haïssaient de même les collabos. Cette haine, sans doute, contribuait à les soutenir psychologiquement et à les renforcer dans leur action. Cette « haine de l’autre » était-elle condamnable ? Les assassinats commis par les résistants étaient-ils condamnables ? De façon générale les peuples envahis éprouvent de la haine pour les envahisseurs, une haine qui se renforce lorsque l’invasion se transforme en occupation prolongée et en annexion. Ce sentiment est-il condamnable ?

La haine, comme la guerre, comptent sans aucun doute parmi les pires maux dont l’humanité est affligée. Cependant le rejet absolu de la haine et de la guerre ne devient-il pas contestable s’il débouche sur le pacifisme, la soumission et la lâcheté ? On le voit, le rejet de la haine ne peut constituer une norme morale absolue.

 

  • La proscription de « la haine » interdit tout débat véritable sur la politique d’immigration

L’argument fondé sur le rejet de la haine, et c’est bien son objectif, interdit tout débat véritable sur la question de l’immigration. Seule est en effet admise par le Système l’expression des opinions qui ne remettent pas en cause le principe de l’immigration et la présence en France des immigrés. En d’autres termes, seules sont admises les positions immigrationnistes, les unes enthousiastes les autres modérées.

Il est ainsi tout à fait possible d’exprimer une position immigrationniste radicale, de se déclarer « citoyen du monde » et de proclamer que les frontières doivent être abattues. De même il est licite d’affirmer que le droit de circuler librement et de s’installer dans le pays de son choix est un droit de l’homme fondamental. Il est également possible de déclarer, dans le même registre, que la France doit accepter l’arrivée massive d’immigrés non européens en réparation du crime contre l’humanité qu’elle a commis en colonisant l’Afrique et l’Asie.

Les positions immigrationnistes modérées sont admises elles-aussi, bien entendu. On peut ainsi déclarer sans difficulté que la France « ne peut accueillir toute la misère du monde » et doit pouvoir décider de fixer des limites ou des quotas à l’immigration légale. On peut déclarer que, si l’arrivée de populations nouvelles est pour la France une bonne chose dès lors que cette immigration est choisie, la France doit en revanche combattre l’immigration clandestine. De même on est tout à fait en droit de déclarer que, si l’islamisme radical doit être combattu sans faiblesse, l’islam lui-même a toute sa place en France, la majorité des immigrés étant pacifiques et désireux de s’intégrer. Cette position immigrationniste modérée, « humaine mais ferme », est parfaitement licite : mieux, elle constitue la ligne officielle du Système.

Le débat sur l’immigration est ainsi circonscrit à une opposition entre immigrationnistes modérés et radicaux. Cette opposition est au demeurant factice et constitue un jeu de rôles : elle permet au gouvernement de poursuivre sa politique d’immigration tout en paraissant adopter une ligne de « fermeté » et de « réalisme » contrastant avantageusement avec les outrances des immigrationnistes radicaux (voir cette chronique).

Il est en revanche interdit d’exprimer une opinion contestant l’immigration elle-même et la présence des immigrés en France : l’expression d’opinions hostiles à l’immigration est dénoncée par le Système comme constituant un appel à la haine et est pour ce motif susceptible d’être interdite. Il est ainsi interdit de déclarer que l’immigration n’a pas sa place en France ; que la France et l’Europe appartiennent aux Français et aux Européens de souche ; que les sociétés multiraciales et multiculturelles débouchent nécessairement sur la guerre ; que dès lors l’immigration devrait être interrompue et une remigration massive organisée. De même il est interdit de déclarer que l’immigration est à l’origine de l’essentiel de la délinquance et qu’elle entraîne l’implosion des services publics et la ruine des comptes publics. Il est interdit de déclarer que l’islam est une religion incompatible avec la civilisation européenne et qu’elle n’a pas sa place en Europe. De même enfin il est interdit de déclarer que la quasi-totalité des immigrés envahissent l’Europe avec le sentiment de prendre une juste revanche contre des occidentaux qui pendant des siècles les ont, pensent-ils, dominés, opprimés et humiliés.

Considérées par le Système comme constituant des provocations à la haine raciale, l’expression de ces opinions hostiles à l’immigration est susceptible d’être interdite. Ceux qui expriment ou diffusent ces opinions courent le risque d’être jugés et condamnés. Les quelques commentateurs et polémistes qui expriment ces opinions peuvent être exclus des médias dans lesquels ils interviennent. Les comptes sociaux des militants exprimant ces opinions anti immigration peuvent également être fermés pour ce motif.  Dans la pratique, l’interdiction ne frappe que les opinions les plus en vue, le Système tolérant les opinions proscrites aussi longtemps qu’elles restent confidentielles. Il n’en fait pas moins peser sur tous les opposants l’épée de Damoclès de « l’interdiction de la haine ».

C’est ainsi que le seul parti d’opposition à l’immigration, le Front national, a été contraint ces dernières années, sous les menaces du Système, d’adopter des positions conformes. Il a ainsi décidé de reléguer la question de l’immigration au second plan de ses préoccupations. Dénonçant l’immigration clandestine, comme la plupart des autres partis politiques, il a en revanche cessé de remettre en cause le principe même de la présence d’immigrés sur le territoire. De même le FN a dû reconnaître que l’islam a sa place en France. Si ce parti n’avait pas décidé de rentrer dans le rang, abandonnant ainsi une bonne partie de son identité et de sa force d’attraction, il aurait sans doute été interdit ou serait du moins resté exclu de toute présence médiatique, comme c’était le cas lorsqu’il était dirigé par Jean-Marie Le Pen.

 

  • L’interdiction des opinions dissidentes est d’autant plus anormale que la population n’a jamais été consultée sur la politique d’immigration

L’expression de positions hostiles à l’immigration est donc susceptible d’être limitée ou interdite au motif que la propagation de la haine doit être interdite. Cette situation de limitation de la liberté d’expression pourrait être considérée comme légitime si la décision de mettre en œuvre une politique d’immigration massive avait été prise démocratiquement : on pourrait alors considérer comme légitime l’interdiction d’exprimer des opinions susceptibles de nuire à l’ordre public et venant s’opposer à une politique souhaitée par la majorité.

Or tel n’est précisément pas le cas. La politique d’immigration massive, pourtant d’une importance capitale pour l’avenir du pays et de sa population, a été lancée dans les années soixante et amplifiée dans les années soixante-dix sans débat public et sans consultation de l’opinion.

Lorsqu’à partir des années quatre-vingt, les conséquences négatives de l’immigration ont commencé à se faire sentir et que les réticences d’une partie croissante de l’opinion sont devenues manifestes, le pouvoir a refusé d’organiser tout débat et tout référendum. Il a menti délibérément pendant toute cette période, en trafiquant les chiffres, en niant l’implication de l’immigration dans la croissance de la délinquance, en niant l’extension du communautarisme musulman, en prétendant que l’intégration allait pouvoir s’opérer si l’on y affectait suffisamment de moyens.

Au cours des années deux-mille, le problème de l’immigration est devenu considérable. Les flux d’immigration se sont encore amplifiés. Des émeutes spectaculaires se produisent à intervalles réguliers. Les attentats  sont devenus de plus en plus nombreux et sanglants. Les tentatives de minimisation du phénomène migratoire et de relativisation des difficultés qu’il engendre étant devenues vaines, le Système a alors changé d’argumentaire et de registre. La dénonciation de l’action néfaste des opposants est devenue le centre de son dispositif de propagande. Les opposants anti-immigration sont accusés de diffuser la haine, de jeter de l’huile sur le feu, de nuire au vivre ensemble, de renforcer les extrémistes islamistes, dont ils sont le pendant et l’alter ego, alors même que, selon les tenants du Système, « la majorité des Français, quelle que soit leur origine, ne demandent qu’à vivre en paix ».

La politique d’immigration a donc été lancée sans débat et sans consultation de l’opinion. Lorsque l’immigration a commencé à poser des problèmes graves et que l’opinion s’est mise à regimber, le Système a alors brandi « l’argument de la haine », pour interdire tout débat véritable et pouvoir poursuivre sa politique sans encombre. Le caractère anti démocratique du Système immigrationniste apparaît ainsi en pleine lumière.

 

  • Le Système dénonce « la propagation de la haine » alors qu’il en est à l’origine et ne cesse de l’alimenter

L’argument fondé sur le rejet de la haine est illégitime pour une dernière raison. Le Système dénonce ceux qui incitent à la haine et menacent l’ordre public alors qu’il est lui-même le premier pourvoyeur de haine et de désordre.

Les opposants à l’immigration sont accusés de propager la haine : leur position n’est pourtant qu’une réaction à la politique d’immigration de masse. Pas d’immigration pas de haine. A preuve, lorsque l’immigration de masse a été engagée, elle n’a d’abord suscité aucune réaction de haine de la part de qui que ce soit, ni même aucune réaction d’hostilité. Les graves conséquences catastrophiques de l’immigration n’étaient pas encore sensibles et l’opinion a assisté à la mise en place de la politique migratoire sans réagir d’aucune manière. Le parti anti-immigration qu’est le Front national, créé en 1972, n’a enregistré que des scores très faibles pendant plus d’une décennie. Ce n’est qu’en 1983, dix ans après le début du regroupement familial, lorsqu’une partie significative de l’opinion a pris conscience de la réalité de l’immigration de masse, que le FN a commencé à obtenir des résultats électoraux significatifs.

Non seulement le Système a pris seul la décision d’engager une politique d’immigration massive mais il a confirmé ce cap année après année et n’a cessé même d’amplifier le processus. Il organise jour après jour l’arrivée de milliers d’immigrés supplémentaires, alors que le pays est confronté depuis des décennies à une situation de chômage massif ; alors que les immigrés sont les auteurs de la plupart des actes de délinquance ; alors que les comptes publics sont déficitaires chaque année depuis 40 ans, sous le poids notamment des dépenses consacrées à l’accueil et à l’entretien des immigrés ; alors que les impôts des Français ne cessent d’augmenter en raison notamment des coûts liés à l’immigration ; alors que la majorité de l’opinion, comme l’indiquent tous les sondages, est depuis plus de vingt ans hostile à la poursuite de l’immigration. Ne tenant aucun compte de l’opinion majoritaire, le Système ne cesse au contraire d’augmenter les flux d’immigration et les répartit autoritairement sur le territoire, imposant l’immigration à tout le monde par le biais de mécanismes tels que la loi SRU. C’est bien le Système qui a créé une situation favorable à l’apparition de réactions hostiles de la part de la population autochtone qui se sent envahie.

Sur le chapitre de la haine, on insistera sur le fait que, pourtant confrontée à une situation d’invasion, pourtant en passe d’être mise en minorité sur son propre sol, pourtant manifestement destinée à être « remplacée », la population, tout au contraire des accusations du Système, manifeste une absence totale de réaction haineuse. Aucune manifestation violente. Aucun mouvement de refus de payer ses impôts. Aucun attentat anti-immigrés. Aucune réaction de vengeance ou d’autodéfense face aux millions d’actes de délinquance commis par des immigrés. Loin de se comporter de façon haineuse, la population se signale au contraire par une impavidité qui confine à la passivité sinon à la soumission.

Si le comportement des Français ne révèle de leur part aucune haine, les immigrés que le Système importe sont eux, au contraire, pour la plupart animés par la rancœur, l’hostilité et même souvent par une haine visible. Certains commettent des attentats. Beaucoup sont délinquants ou émeutiers. La plupart professent une religion, l’islam, dont le caractère guerrier et violent transparaît à chaque page de son ouvrage sacré. Enfin, tous les immigrés ou presque ont de l’hostilité et du ressentiment envers la France, dont ils accusent le passé colonial. Tous ou presque se pensent les victimes du comportement des Français de souche, qu’ils accusent de racisme et de discrimination.

Résumons. Le Système accuse les Dissidents de propager la haine et les fait taire sur ce motif. Alors qu’il a lui-même délibérément fabriqué une situation susceptible de se traduire le moment venu par un déchaînement de violences. Alors qu’il envenime les choses jour après jour en ne cessant d’augmenter les flux d’immigration. Alors que les seuls en France qui se comportent massivement de façon haineuse et violente sont précisément les immigrés que le Système fait venir. Les tenants du Système ont en quelque sorte mis le feu à la ville, ne cessent d’alimenter l’incendie et pourchassent ceux qui crient « Au feu » en les accusant d’accroître le désordre.

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Concluons, sur cette première remarque. La propagande du Système, comme on vient de le voir, accorde une place centrale à « la haine » qu’il dénonce et condamne. Il faut remarquer cependant que les immigrationnistes ne se privent pas, eux, de haïr les opposants à l’immigration et de façon plus générale les opposants au Système. Comme en témoignent par exemple les forums des journaux ou les échanges sur les réseaux sociaux, les prises de position dissidentes sur la question de l’immigration déclenchent fréquemment de la part des immigrationnistes et des partisans du Système des réactions ouvertement haineuses, accompagnées d’insultes et de menaces. Nous tenons de multiples exemples à la disposition de nos lecteurs. Dans la France envahie, les seuls que l’on a le droit de haïr sont les dissidents opposés à l’immigration. Les immigrationnistes n’ont que le mot « haine » à la bouche. C’est bien en effet la haine qui les anime et les dévore : haine de l’extrême-droite et des dissidents ; haine autodestructrice de la civilisation européenne ; haine diffuse d’eux-mêmes, finalement, car ils se savent pour la plupart inconséquents, lâches et hypocrites. Nous y reviendrons.

Il faut relever, deuxième remarque, que le Système a ces dernières années étendu l’interdiction d’exprimer des opinions réputées haineuses à d’autres domaines que l’immigration. Plusieurs autres « communautés » sont désormais également protégées par les lois limitant la liberté d’expression, en particulier les homosexuels et les femmes. Le Code pénal punit désormais ceux qui « auront provoqué à la haine ou à la violence ou aux discriminations à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation ou identité sexuelle ou de leur handicap ». Les groupes concernés sont ceux que l’idéologie du Système protège au nom du concept d’égalité : de même que les immigrés doivent être égaux aux Français d’origine, de même les femmes doivent être en tout point égales aux hommes, les homos aux hétéros, les handicapés aux biens portants. Pour protéger ces catégories, le système de censure joue de la même manière que pour les immigrés : tout propos critique ou négatif à l’égard des féministes ou des militants homosexuels est ainsi susceptible d’être interdit et poursuivi pénalement.

Le Système n’est donc pas seulement anti-démocratique, comme le révèle son comportement sur la question de l’immigration. Restreignant toujours un peu plus les libertés, liberté d’expression, liberté d’embaucher qui l’on souhaite, liberté de choisir son locataire, il est en réalité de nature totalitaire, animé par une idéologie fondée essentiellement sur le concept d’égalité. Le Système immigrationniste est un totalitarisme : nous reviendrons dans une prochaine chronique sur ce point décisif.

Notons à ce propos que la place centrale occupée par la dénonciation de « la haine » dans la propagande du Système ne peut manquer de faire penser au roman d’Orwell. Les célébrations et commémorations antiracistes ou féministes ou homosexuelles, sont des formes de « Semaines de la haine » dirigées contre les dissidents. Le Système immigrationniste prolonge l’histoire totalitaire. Imposer l’immigration à tous. Obliger tout le monde à adhérer à l’idéologie du Système. Dénoncer, harceler et haïr les dissidents.

Terminons sur ce point. Pour notre part, et la plupart des opposants à l’immigration partagent de toute évidence le même état d’esprit, nous n’éprouvons pas de haine envers les immigrés. Les immigrés arrivent en France après avoir été incités à y venir, attirés par les multiples aides et avantages qu’on leur promet et que leur entrée sur le territoire suffit à déclencher de façon immédiate et automatique. Ils viennent envahir, occuper, coloniser un pays dont les dirigeants n’ont cessé de déclarer qu’ils y étaient les bienvenus. Pas de haine, donc, pour les immigrés, qui viennent franchir une porte qu’on leur tient grand ouverte.

Nous réservons notre haine aux immigrationnistes, et en particulier aux membres de la classe dirigeante qui, par cupidité et par idéologie, organisent sciemment l’invasion de l’Europe. A l’égard des immigrationnistes, la haine est, affirmons-le, pleinement légitime. Elle est saine. Elle est roborative. Elle est nécessaire. Elle est la condition du renversement du Système et de la libération de l’Europe.

La propagande immigrationniste : la technique du jeu-de-rôles

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 185 – juillet 2017)

 

Pour pouvoir poursuivre sa politique immigrationniste sans contestation majeure, le Système doit détourner l’attention de cette double réalité effarante : La France et l’Europe sont en train d’être envahies. Et cette invasion est voulue, encouragée, organisée par la classe dirigeante.

L’une des techniques les plus efficaces que le Système emploie pour enfumer l’opinion est celle du « jeu-de-rôles » : elle consiste à organiser sur la question de l’immigration un faux débat permanent sur des sujets mineurs.

Cette technique comprend deux éléments principaux. Elle conduit tout d’abord à dévier le débat concernant l’immigration sur des thématiques secondaires, parcellaires ou non pertinentes : le burkini, la laïcité, l’intégration…

Elle consiste, deuxièmement, à faire s’affronter sur chacun de ces thèmes deux thèses, dont les tenants se disputent violemment : la thèse officielle, immigrationniste modérée, et la thèse gauchiste, immigrationniste forcenée. La thèse officielle est présentée par les principaux dirigeants politiques et par les intellectuels les plus en vue. Sous le précédent gouvernement M. Valls était son porte-parole principal : le rôle sera désormais assumé par E. Macron. J.L. Mélenchon sera lui le principal porte-voix de la thèse gauchiste. Dans le monde des « experts », G. Kepel est l’un des représentants principaux de la thèse officielle, O. Roy de la thèse gauchiste. Lorsqu’un thème lié à l’immigration vient au premier plan de l’actualité, le débat entre les deux thèses s’enclenche immédiatement.

En organisant ce jeu de rôles, la classe dirigeante immigrationniste recherche un triple effet.

Centrer les débats sur des questions secondaires permet, premier effet, de détourner l’attention de l’essentiel. En faisant semblant de se disputer entre eux, les immigrationnistes créent l’illusion d’un débat, alors qu’en réalité le cœur du sujet, l’invasion migratoire en cours et ses conséquences tragiques, est évacué.

Multiplier les thèmes de débats permet deuxièmement de créer la confusion dans les esprits : recru de controverses, bombardé d’arguties, noyé sous les syllogismes, déstabilisé par les concepts qui s’entrechoquent, le lecteur, auditeur et électeur moyen ne sait plus finalement quoi penser.

La technique a un troisième objectif. Les deux thèses qui s’opposent vigoureusement et parfois violemment sont toutes les deux favorables à l’immigration, l’une avec mesure, l’autre dans l’extrémisme. Le Système ce faisant circonscrit le champ du débat qu’il tolère : la thèse hostile à l’immigration, dénoncée comme déraisonnable, outrancière, immorale et étrangère au « cercle de la raison », en est exclue.

La technique, que nous allons maintenant illustrer par une série d’exemples, comprend une subtilité supplémentaire. La thèse gauchiste est ressentie par la plupart des Français moyens comme effrayante et profondément antipathique. La chose est voulue : elle permet ainsi de valoriser la thèse officielle. Se met en œuvre plus précisément le procédé de la vaccination.

Prenons le cas d’un débat télévisé traitant la question de l’immigration, vue bien entendu sous un angle subalterne. Exemple : « Faut-il interdire le burkini ? ». Le porte-parole du Système qui participe à l’émission, politicien, intellectuel ou journaliste, commence par dénoncer le rôle nocif de l’extrême droite « qui met de l’huile sur le feu et répand la haine ». Un contradicteur gauchiste, l’un des émules de Mélenchon par exemple, après avoir à son tour vilipendé les « populistes », présente alors la thèse gauchiste : « Sous couvert de promouvoir le droit des femmes, ceux qui veulent interdire le burkini manifestent en réalité leur hostilité à l’islam et à l’immigration : l’interdiction du burkini relève donc en fait d’un forme de racisme ».

La phraséologie gauchiste ayant été ressentie par la plupart des auditeurs comme déplaisante et provocatrice, le porte-parole du Système peut alors énoncer doctement la thèse officielle, présentée comme un compromis raisonnable : « Le burkini doit pouvoir être interdit lorsque l’ordre public est en jeu. Mais il faut savoir faire preuve de souplesse et prendre garde à ne pas stigmatiser l’ensemble des musulmans, dont l’immense majorité sont tout à fait intégrés à la société française et n’ont rien à voir avec l’extrémisme ».

Le tour est joué. L’auditoire a été vacciné : on lui a inoculé en douceur la thèse immigrationniste. La thèse du Système, pourtant proche en réalité de la position gauchiste et comme elle immigrationniste, est apparue raisonnable et de juste milieu.

Quant à la thèse anti immigration, elle ne disposait pas, bien entendu, de représentant dans l’émission : personne n’est venu défendre l’idée selon laquelle la question subalterne du burkini est agitée pour occulter celle de l’invasion migratoire et du Grand remplacement en cours. Personne pour affirmer que, si l’invasion migratoire n’est pas arrêtée, elle détruira notre culture, nos mœurs, nos modes de vie et notre civilisation même. Personne pour expliquer que l’invasion migratoire est voulue par la classe dirigeante, à la fois pour des raisons économiques – constituer une économie mondiale, au sein de laquelle la main d’œuvre, interchangeable, circule librement – et idéologiques – construire un monde sans frontières -. Les compères de l’émission, adversaires pour la frime, se sont entendus pour que la thèse hostile à l’immigration soit évacuée.

On peut recenser six thèmes principaux liés à l’immigration qui sont mis en avant pour détourner l’attention et pour alimenter un débat factice entre immigrationnistes officiels et immigrationnistes extrémistes.

 

  • Le thème du terrorisme

Les attentats terroristes font naître un risque non nul pour la classe dirigeante : par leur accumulation et leur gravité croissante, ils pourraient conduire à ce que l’opinion en vienne à mettre en cause l’immigration elle-même. Le Système est jusqu’ici parvenu sans difficulté à dresser des contre-feux : la technique du jeu-de-rôles l’y aide puissamment.

La thèse officielle soutient que la victoire contre le terrorisme est avant tout une question d’investissement sécuritaire et d’efficacité policière et judiciaire. Elle prône le maintien de l’état d’urgence, la surveillance des fichés S ou leur assignation à résidence, la détention et le jugement des Français de retour du djihad. Les arrestations réalisées et les attentats eux-mêmes donnent l’occasion de déploiements spectaculaires de forces de l’ordre, donnant l’impression d’une action efficace et déterminée et crédibilisant la thèse officielle.

Les porte-paroles gauchistes viennent eux protester contre ces mesures, au nom des libertés publiques. Tel vote au parlement prolongeant l’état d’urgence ou telle décision judiciaire à la suite d’un recours permettent de relancer le débat entre immigrationnistes officiels « sécuritaires » et immigrationnistes gauchistes « défenseurs intransigeants des libertés ».

Dans le même registre, le Système défend l’idée que la lutte contre le terrorisme passe aussi par les interventions militaires à l’étranger, en association avec les pays qui luttent contre le djihad international. Comme pour les déploiements policiers en France, ces OPEX ont aussi pour intérêt d’illustrer la détermination des pouvoirs publics : les médias servent à l’opinion des gros plans sur les avions au décollage ; les membres du gouvernement, président de la république et ministre de la défense à leur tête, ne manquent pas une occasion de passer les troupes en revue en s’efforçant face caméra d’adopter une posture martiale. Ces interventions sur des théâtres étrangers ont également le grand intérêt de détourner l’attention de ce qui se passe en France.

Les gauchistes eux dénoncent ces interventions « qui causent la mort de civils innocents et donnent aux terroristes des prétextes pour venger par leurs actes les exactions impérialistes occidentales ». Les gauchistes ajoutent, à raison parfois, que le djihadisme a été pour partie suscité et instrumentalisé par les Occidentaux.

La thèse anti invasion n’obtient qu’exceptionnellement la possibilité d’être exprimée : « Le plus sûr moyen de faire  cesser le terrorisme serait de renvoyer la plupart des immigrés : pas d’immigration pas de terrorisme. Quant à l’armée, plutôt que d’être occupée dans le désert ou au fond de la jungle, elle serait plus utile pour éloigner les immigrés indésirables, rendre les frontières étanches et reprendre le contrôle des quartiers ».  Grâce notamment à la technique du jeu-de-rôles cette thèse est quasi absente du débat public.

Pour l’instant en tout cas, les techniques d’intoxication de l’opinion font que celle-ci absorbe placidement les attentats qui se succèdent, sans mettre en cause les gouvernements, sans dénoncer leur incurie, sans exiger l’arrêt de l’immigration. Le gouvernement actuel, comme celui qui l’a précédé, l’ont annoncé : « il faudra apprendre à vivre avec le terrorisme ». Les Français s’y emploient. Déjà les attentats mineurs ou ratés, sont mis sur le compte de « déséquilibrés » et passent rapidement au second plan. Bientôt les attentats ordinaires ne mériteront plus que quelques lignes dans les journaux. Le terrorisme est en voie de banalisation (voir cette chronique).

 

  • Le thème de l’islam

Le thème de l’islam fournit bien entendu un aliment privilégié à la technique du faux débat entre comparses.

La thèse officielle, relayée par les pouvoirs publics et la majorité des journalistes, intellectuels et experts, consiste à soutenir que le fondamentalisme et l’intégrisme et à fortiori la radicalisation et le terrorisme sont une déviation et une mauvaise interprétation de l’islam. Il serait donc tout à fait injustifié d’opérer un amalgame entre les intégristes et l’ensemble des musulmans, « dont l’immense majorité ne demandent qu’à s’intégrer ». La vulgate officielle poursuit en soulignant que les musulmans sont eux aussi les victimes des attentats parce qu’ils subissent la stigmatisation et le racisme que le terrorisme alimente. Les tenants de la thèse officielle achèvent en appelant les responsables musulmans à éradiquer le fondamentalisme en leur sein. Pour attester que « les musulmans sont membres à part entière de la communauté nationale », les immigrationnistes officiels multiplient les gestes symboliques, en saluant par exemple le début du ramadan ou en participant à la « rupture du jeune » comme il y a quelques jours E. Macron.

La thèse gauchiste adopte un point de vue provocateur, comme il est de règle. Selon elle, le fondamentalisme est la seule façon dont la jeunesse issue de l’immigration, marginalisée par le chômage, la relégation et les ghettos, stigmatisée par le racisme de l’extrême droite et humiliée par le comportement de la police, peut manifester sa colère et sa révolte. Selon les islamo-gauchistes, le fondamentalisme et le terrorisme sont donc à la fois l’expression d’une colère sociale et la traduction d’une révolte contre le racisme.

Ces deux thèses en présence ne correspondent pas à la réalité. La thèse islamo-gauchiste exprime sans fard l’esprit collabo. S’agissant de la thèse officielle bien-pensante, la distinction qu’elle opère entre islam intégriste et islam modéré est vide de sens, le djihadisme n’étant jamais qu’une application rigoureuse de l’islam. Plus fondamentalement, il n’y a pas de solution de continuité entre djihadistes et musulmans de base, qui ont en commun un certain nombre de fondamentaux, tels que le ressentiment contre l’occident. Les uns et les autres ont bien conscience également que le nombre sans cesse croissant des immigrés leur permettra de devenir majoritaires avant qu’il soit longtemps et de prendre ainsi une revanche historique sur des Européens qui les ont jusqu’ici dominés.

Marginalisé par le débat entre immigrationnistes, cette analyse « anti invasion » n’a pour ainsi dire par droit de cité. Ceux qui la développent, en particulier E. Zemmour et R. Camus, parviennent par leur talent à échapper à une mise à l’écart complète. La justice vient apporter sa contribution à l’entreprise d’éviction des dissidents : c’est ainsi que ce même E. Zemmour vient une nouvelle fois d’être condamné pour provocation à la haine raciale.

 

  • Le thème des réfugiés

Le thème des réfugiés est également une bonne occasion d’alimenter un débat factice entre immigrationnistes.

La thèse officielle est balancée, comme il se doit, toute en nuances et en apparente modération. « Les réfugiés, qui fuient les guerres doivent être accueillis. Mais il faut en même temps s’efforcer d’empêcher que l’asile ne devienne un moyen dans lequel s’engouffre l’immigration économique et pour ce faire lutter contre les réseaux de passeurs ».

En regard de cette thèse officielle, la thèse gauchiste milite pour qu’on ne fixe « pas de limites à la solidarité ». La perspective d’un tri entre les migrants est dénoncée comme discriminatoire et renvoie selon les gauchistes « aux heures les plus sombres ». De façon plus générale la thèse gauchiste milite pour un monde sans frontières : no borders.

On voit une fois encore tout l’intérêt du jeu de rôle. La thèse gauchiste étant ressentie par tous les Français moyens comme irresponsable, la thèse officielle apparaît par contraste équilibrée et raisonnable.

La réalité n’a rien à voir, pourtant, avec la thèse officielle (et moins encore, bien entendu, avec la thèse gauchiste). Dans la réalité le droit d’asile est depuis des décennies détourné de son objet. La plupart des 100 000 demandes d’asile annuelles ne sont pas présentées par des familles de réfugiés mais par des hommes jeunes et seuls venant d’Afrique et non des pays du Moyen-Orient en guerre. 70 % des demandeurs d’asile sont d’ailleurs déboutés : mais aucun ou presque n’est expulsé. Les déboutés du droit d’asile se maintiennent pendant quelques années en France en situation irrégulière avant finalement d’être régularisés. La procédure d’asile est ainsi devenue une voie d’immigration, avec la complicité des pouvoirs publics.

Il va sans dire que cette analyse anti invasion n’a pas voix au chapitre, étouffée qu’elle est par le pseudo débats entre les deux complices de l’immigrationnisme.

 

  • Le thème de l’intégration

Le thème de l’intégration est lui aussi l’occasion de débats enflammés entre faux-frères ennemis, aussi opposés en apparence que d’accords sur la nécessité de poursuivre l’immigration.

La thèse officielle prône l’intégration des immigrés et affirme qu’elle est bien en cours : par le travail, par l’accès à la nationalité, par le partage des valeurs républicaines essentielles, la majorité des immigrés s’intègrent de façon satisfaisante, en dépit des difficultés, comme le montrent la réussite de ces entrepreneurs, étudiants et politiciens issus de l’immigration. La multiplication des mariages mixtes illustre également la réalité du processus d’intégration. La thèse officielle ajoute que la réussite de l’intégration est également de la responsabilité de la société française, qui doit se montrer ouverte et inclusive. Elle doit notamment accepter l’introduction de mécanismes de discrimination positive. Elle doit surtout rejeter l’extrême-droite qui, par ses positions xénophobes et intolérantes, contribue à freiner le processus d’intégration.

La thèse gauchiste récuse l’objectif même d’intégration. La phraséologie gauchiste est en substance la suivante : « Prétendre intégrer les immigrés à la société française constitue une attitude néo coloniale, voire raciste et manifeste une posture de supériorité envers la culture de l’Autre. La volonté d’intégration constitue également une violence envers les immigrés, sommés d’abandonner leur culture et de se dépouiller de leurs traditions ». C’est pourquoi les gauchistes soutiennent le refus d’intégration des « Indigènes de la république » et les universités sans Blancs qu’ils organisent.

Là encore la thèse officielle ignore (délibérément bien entendu) la réalité (sans parler de la thèse gauchiste, qui joue sa fonction de repoussoir). La réalité est que l’intégration est impossible (voir cette chronique). Impossible parce que les immigrés sont animés par le ressentiment, lequel est une conséquence de la situation d’immigré elle-même, premièrement ; des conflits et contentieux séculaires entre l’Afrique et l’Occident deuxièmement ; et troisièmement de la nature même de l’islam, religion politique incompatible avec la civilisation européenne. Il y a encore une dernière raison, la principale : l’intégration des immigrés est impossible parce que les immigrés n’en veulent pas. Ils savent qu’ils sont en train de conquérir l’Europe par leur nombre et qu’ils vont pouvoir prendre leur revanche à brève échéance et laver les humiliations subies depuis des siècles. Il n’y a pas d’intégration possible parce que les immigrés sont là désormais pour coloniser l’Europe, l’occuper, la conquérir.

Il va sans dire, que dans le débat public, cette vision pessimiste des choses est tenue à l’écart du débat public, étouffée par le jeu-de-rôle et par la vigilance sourcilleuse de la justice immigrationniste.

 

  • Le thème de la république et de ses valeurs

Un autre débat qu’affectionne le Système immigrationniste a pour thème « les valeurs de la république ». Selon la thèse officielle, le djihadisme et l’intégrisme s’attaquent à la république et à ses valeurs, et en particulier à deux d’entre elles : la laïcité et le statut de la femme. « C’est en s’arc-boutant à ces valeurs, partagées par l’immense majorité des musulmans que l’on combattra le plus efficacement le djihadisme ».

La thèse gauchiste dénonce à l’inverse la prétention des Français à imposer leurs valeurs. Pour les gauchistes, exiger des immigrés qu’ils adoptent nos normes relève du néo colonialisme, au même titre que les objurgations à s’intégrer que nous leur adressons. « Au lieu de demander aux immigrés d’adopter nos valeurs, il s’agit au contraire d’intégrer les leurs à la république, qui s’est construite par l’agrégation d’apports culturels successifs ». Quant au voile et au burkini, ils ne sont pas nécessairement à rejeter avec mépris : « il faut voir en effet, disent les gauchistes, que voile et burkini sont d’abord une façon de se protéger contre le sexisme et le machisme, aussi présents parmi les Français de souche que chez les immigrés ».

Ces disputes entre la thèse officielle et les islamo-gauchistes sur la question des valeurs relèvent une fois encore de l’enfumage. La réalité est que les terroristes, djihadistes et autres intégristes ne s’attaquent nullement à nos Valeurs pas plus qu’ils ne luttent contre la République, concepts qui les indifférent absolument. Ils sont engagés dans une opération de conquête de l’Europe, par le nombre, par l’intimidation et par la violence : cette réalité géopolitique et historique est sans rapport avec « les valeurs républicaines » que veulent défendre les porte-paroles Francs-maçons du Système.

 

  • Le thème du passé coupable de la France

Un dernier débat est mis en scène par le Système de façon régulière : il porte sur « le passé coupable » de la France et de l’Europe,

Selon la thèse officielle, les difficultés d’intégration des immigrés sont pour partie liées au passé de la France : les croisades, l’esclavage, la colonisation… Il appartient aux autorités Françaises de reconnaître les responsabilités de la France et de présenter des excuses. Dans cet esprit le président Chirac avait transformé le musée des colonies en musée de l’immigration. De même depuis une vingtaine d’années, les programmes scolaires ont été remaniés pour faire une large place aux questions d’esclavage et de colonisation, traitées sous l’angle de la repentance. Reflétant la position officielle du Système, le candidat Macron a franchi une étape supplémentaire,en déclarant que la France colonisatrice s’était rendue coupable d’un crime contre l’humanité.

La thèse gauchiste va plus loin encore, comme de juste, et radicalise la thèse officielle. La France ne doit pas se contenter de reconnaître et de commémorer : elle devrait aussi réparer. Selon les gauchistes, « les pays africains, dont les difficultés de développement résultent pour une bonne part de la colonisation, sont ainsi en droit d’exiger le versement de réparations financières ». De même, les gauchistes font valoir qu’en réparation des crimes commis, la France a le devoir d’accueillir les immigrés, descendants de ceux qui en ont été les victimes. Certains gauchistes sont encore plus radicaux et considèrent que l’immigration massive et le terrorisme sont, pour la France et l’Europe coupables, un juste retour des choses et une punition méritée.

Tout est faux dans ces deux positions immigrationnistes, l’officielle et la gauchiste, dictées l’une et l’autre par l’esprit collabo. Les croisades ? Elles ont été une réponse à l’invasion par les arabes du monde méditerranéen.

L’esclavage ?  Les Africains eux-mêmes y ont activement contribué, les peuples dominants vendant aux négriers européens les tribus vaincues. Les Arabes  réduisaient en esclavage les Européens que leurs pirates faisaient prisonniers. Quant aux Africains, les Arabes ont eux-mêmes pratiqué une traite des Noirs active. Aujourd’hui encore dans les pays sahéliens de nombreux Noirs sont en situation d’esclaves.

La colonisation ? Voulue au dix-neuvième siècle par la gauche et les républicains, la colonisation française a sans doute constitué une erreur, en dépit de ce que les colonisateurs ont pu réaliser sur place (infrastructures, écoles, dispensaires…). Pour autant la colonisation, à l’évidence, n’explique en rien les « difficultés de développement » que rencontrent les pays africains dits « pauvres ». Le chaos qui s’est installé dans de nombreux pays africains est dû à différents facteurs dans lesquels les Occidentaux n’ont qu’une part minime ou nulle : guerres tribales, impéritie des Etats, traditions de prédation sur une base clanique, guerres incessantes, racisme meurtrier. Mais le principal facteur du « sous-développement » est bien la démographie incontrôlée des Africains : les Européens n’ont à cet égard aucune responsabilité (sauf à ce qui leur soit reproché d’avoir introduit en Afrique la vaccination, réduisant par là-même la mortalité infantile de façon radicale).

Les crimes commis par la France en Algérie ? Si crimes il y a (Sétif…) il convient de les mettre en regard de ceux commis par les Algériens, à l’égard des harkis, massacrés en violation des accords d’Evian, et à l’égard des Européens (on commémore ces jours-ci le massacre, le viol et la torture d’au moins 2000 civils européens par les Algériens, à Oran le 5 juillet 1962 quelques jours après la signature des accords d’Evian).

Il convient d’ajouter cet élément décisif. En admettant que l’on puisse reprocher à la France telle ou telle faute voire tel ou tel crime commis dans le passé, on ne voit pas en quoi cela devrait nous conduire à accepter aujourd’hui l’invasion du pays par des immigrés et notre mise en minorité sur notre propre sol.

Bien entendu, cette vision des choses, qui rejette toute repentance, est à peu près totalement exclue du débat public.

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En mettant en scène un affrontement factice entre deux positions immigrationnistes, l’officielle et l’islamo-gauchiste, le Système fait en sorte qu’il occupe tout l’espace du débat public. La position « anti immigration » en est ainsi évincée.

S’il advenait que la classe dirigeante soit un jour jugée pour haute trahison, la pratique intensive du jeu-de-rôles immigrationniste figurerait sans doute en bonne place dans l’acte d’accusation.

 

Comment l’Insee manipule les chiffres de l’immigration

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 184 – juillet 2017)

 

Pour pouvoir poursuivre sa politique immigrationniste sans encombres et sans que la population de souche ne se révolte, la classe dirigeante met en œuvre différentes techniques de propagande et d’intoxication. L’une des principales consiste à manipuler les chiffres concernant l’immigration qu’elle choisit de rendre publics.

Deux organismes publics, l’Insee et l’Ined, sont chargés de fabriquer les chiffres de l’immigration. Ces institutions se livrent à trois manipulations principales, qui usent de la même technique : truquer la définition des concepts utilisés, afin d’obtenir des chiffres sans rapport avec la réalité

 

  • Les chiffres de l’immigration ne comptabilisent que les première et deuxième générations

La première manipulation, la plus importante, consiste à évacuer des chiffres tous les immigrés de la troisième génération et des générations suivantes. Elle repose sur l’adoption d’une définition restrictive de ce qu’est l’immigration.

Selon l’Insee, en effet, un « immigré » est une personne, résidant en France, qui est née à l’étranger et qui était de nationalité étrangère à sa naissance. Autrement dit, selon cette définition, quelle que soit son origine, celui qui est né en France n’est pas un immigré : l’Insee considère qu’il est « descendant d’immigré ». L’Insee définit ainsi le « descendant d’immigré » comme une personne née en France dont l’un des deux parents ou moins est « immigré ». Ces définitions, comme on va le voir, conduisent à ne comptabiliser que les immigrés de la première et de la deuxième génération.

La première génération d’immigrés est née à l’étranger avant de venir s’installer en France : ce sont les « immigrés » au  sens de la définition de l’Insee.

Les immigrés de la deuxième génération, c’est-à-dire les enfants des immigrés de première génération, sont eux nés en France. Ce sont eux que l’Insee nomme « descendants d’immigrés ».

Les enfants des « descendants d’immigrés » ne sont pas, eux, considérés par l’Insee comme des descendants d’immigrés, puisque leurs parents sont, par définition, nés en France. Autrement dit les personnes appartenant à la troisième génération de l’immigration sont considérées par l’Insee au même titre que les Français de souche. Il en est de même des générations suivantes.

Prenons l’exemple d’un Algérien arrivé en France en 1965 à l’âge de 20 ans pour travailler dans les usines automobiles. Imaginons qu’il ait fait venir en 1976, à la faveur de la nouvelle loi autorisant le regroupement familial, sa femme et les trois enfants qu’il avait d’elle à cette date. Cet Algérien et sa familles seront considérés par l’Insee comme des « immigrés » (puisqu’ils sont nés étrangers à l’étranger).

Imaginons que cet Algérien ait eu avec sa femme un quatrième enfant, un garçon né en France en 1977. Cet enfant sera, selon l’Insee, un « descendant d’immigré », puisque né en France de parents immigrés.

Imaginons maintenant que ce garçon né en 1977 ait à son tour, en 2000, à 23 ans, avec une femme elle-même d’origine algérienne, un premier enfant, qui seront suivis de 4 autres. Ces 5 enfants ne seront comptabilisés par l’Insee ni comme immigrés, ni comme descendants d’immigrés. Alors qu’ils sont issus de l’immigration, dont ils constituent la troisième génération, ils seront comptabilisés par l’Insee comme des Français de souche. Il en sera de même des générations suivantes (c’est ainsi que, les premiers immigrés non européens étant arrivés en nombre au début des années soixante, ont désormais commencé à naître en France des immigrés de la quatrième génération).

Les définitions de l’Insee sont donc, on le voit, abusivement restrictives. Les immigrés de troisième génération sont bel et bien des descendants d’immigrés : ils sont pourtant comptabilisés par l’Insee comme le sont les Français de souche.

Les responsables de l’Insee justifient leurs chiffres en affirmant qu’à compter de la troisième génération, les personnes originaires de l’immigration sont intégrées à la société française au même titre que les Français de souche. Cette argumentation est manifestement sans rapport avec la réalité : les personnes de la troisième génération restent ethniquement et culturellement issues de l’immigration. La plupart sont musulmanes. De même on peut constater que les intégristes et djihadistes appartiennent fréquemment à la troisième génération de l’immigration.

 

  • Les chiffres de l’Insee mêlent l’immigration européenne et non européenne

Sur la base de ces définitions, l’Insee publie les chiffres suivants. Selon l’Insee les « immigrés » en 2013 étaient 5,8 millions. Concernant les « descendants d’immigrés », l’Insee estime qu’en 2008, ils représentaient 11 % de la population métropolitaine, soit 6,8 millions de personnes (remarquons au passage que le dernier chiffre publié par l’Insee sur ce point date de près de dix ans). En additionnant les deux chiffres (même s’ils ne portent pas sur la même année), on obtient 12,6 millions de personnes qui, selon l’Insee, résident en France et sont immigrés ou descendants d’immigrés.

Ces chiffres en apparence robustes et carrés permettent aux « experts » d’affirmer que « tous les chiffres sont sur la table, contrairement à ce que prétend la fachosphère ». Ces données de l’Insee pourtant ne correspondent pas à la réalité.

Ces chiffres tout d’abord, comme on l’a vu plus avant, ne tiennent pas compte des immigrés de la troisième génération. Ils sont trompeurs également pour une deuxième raison : ils mélangent en effet l’immigration non européenne et l’immigration de personnes originaires d’autres pays européens. Il faut se reporter à différents tableaux enfouis dans les documents et le site de l’Insee pour prendre une mesure approximative de l’immigration non européenne.

S’agissant des « immigrés », un tableau de « deuxième niveau » nous apprend que, sur le total de 5,8 millions d’immigrés, 3,708 sont non-européens. Concernant les « descendants d’immigrés », un autre tableau, partiel et alambiqué (il ne concerne que les  personnes de 18 à 50 ans ?!) permet de conclure que les descendants d’immigrés non européens représentent 55 % du total de 6,8 millions, soit 3,74 millions. Selon ces tableaux, l’immigration non européenne (immigrés + descendants) serait donc, non pas de 12,6 millions mais de 7,448 millions (3,708 + 3,74).

On voit que les chiffres totaux mis en avant par l’Insee sur son site et ses documents principaux, conçus pour introduire la confusion, ne signifient rien. Ils sont trop élevés pour rendre compte de l’immigration non européenne, puisqu’ils mêlent immigration européenne et non européenne. Ils sont en même temps abusivement minorés puisqu’ils ne comptabilisent que les immigrés de première et deuxième génération.

Au terme de ces différentes manipulations, le but recherché par l’Insee est atteint : il est impossible de connaître même approximativement le nombre des immigrés non européens et de leurs descendants résidant en France.

 

  • Le « solde migratoire » de l’Insee mêle les étrangers et les Français

La troisième manipulation concerne  le chiffre du « solde migratoire », qui est la différence entre les entrées du territoire et les sorties. Ce solde annuel est pour 2016 de 67 000.

Les  experts malhonnêtes, relayés par les médias, utilisent ce chiffre pour démontrer que l’immigration est faible : « Si l’on prend en compte les immigrés qui s’installent en France et  ceux qui en repartent, le nombre des immigrés présents sur le territoire n’augmente que de 67 000 par an, ce qui est peu, rapporté à la population française ». Cette démonstration suffit sans doute à convaincre et à rassurer la plupart de ceux qui en prennent connaissance. Or ce chiffre de 67 000 n’a aucune valeur.

Ce chiffre du solde migratoire est sans signification tout d’abord parce qu’il ne repose pas sur des bases statistiques solides. Il n’existe pas en effet en France d’enregistrement des entrées et des sorties du territoire. Le nombre des immigrés qui entrent en France de façon légale pour s’y installer est connu car le ministère de l’intérieur leur délivre des titres de séjour une fois qu’ils sont entrés sur le territoire, titres de séjour qui sont comptabilisés. En revanche le nombre des sorties du territoire ne fait lui l’objet d’aucune comptabilisation. Dans ces conditions le solde migratoire de l’Insee ne peut résulter d’un décompte : il ne constitue qu’une estimation.

L’absence d’enregistrement et de comptabilisation des entrées et des sorties peut être analysée comme le signe d’une mauvaise administration : mais elle a le grand intérêt de contribuer à camoufler la réalité des flux migratoires.

Ce solde migratoire relativement faible permet aux experts malhonnêtes de prétendre que « de nombreux immigrés repartent». Cette affirmation est comme on vient de le voir sans fondement statistique. Elle est en outre très probablement mensongère : on ne voit pas en effet ce qui pourrait conduire à repartir les immigrés qui ont rejoint la France pour tirer parti des différents avantages qu’elle leur offre (travail, prestations sociales, services publics…).

Le solde migratoire est sans signification pour une deuxième raison : il rend compte des flux immigrés de toute origine, non européens comme européens.

Le solde soit disant « migratoire » n’a aucunement la signification que lui donnent les experts et commentateurs de mauvaise foi pour une dernière raison : il vise à rendre compte des entrées et des sorties du territoire, quelle que soit la nationalité des personnes concernées. C’est ainsi qu’un Français qui part s’installer à Londres réduit le solde migratoire positif et l’augmente s’il revient.

Ces différentes caractéristiques n’empêchent nullement les experts de s’appuyer sur le solde migratoire de l’Insee pour affirmer que « les flux migratoires n’ont rien à voir avec les fantasmes de la fachosphère ».

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Les données que l’Insee publie sont donc partielles, biaisées, déformées. L’Insee cache les deux chiffres essentiels : le nombre des immigrés non européens et de leurs descendants présents sur le territoire ; le nombre des immigrés supplémentaires qui s’installent chaque année.

Si elles camouflent les données essentielles, l’Insee et les autres institutions publiques qui produisent des statistiques (Ined, services statistiques des différents ministères) abreuvent en revanche le public de chiffres portant sur des questions accessoires : la place de la femme dans la population originaire de l’immigration, les modalités de l’insertion professionnelle des immigrés, les modes de consommation des populations issues de l’immigration… Sur des thèmes de ce type, les tableaux, graphiques, gloses et commentaires abondent. Les revues « scientifiques » et les travaux de recherche sont innombrables. Le déluge statistique joue un rôle majeur dans l’opération d’enfumage : multiplier les chiffres concernant la périphérie du sujet pour mieux en cacher le cœur.

Il se trouve pourtant que, curieusement, l’administration laisse à l’occasion filtrer, par négligence ou inconséquence, certains éléments chiffrés, qui, décryptés et mis bout à bout, prouvent la réalité de l’invasion et du Grand Remplacement. Le chiffre annuel de l’immigration légale est connu et officiel : 200 000 immigrés non européens s’installent chaque année en France. L’ordre de grandeur de l’immigration irrégulière peut être estimé : au moins 70 000 (soit le nombre des déboutés de leur demande d’asile, jamais expulsés). On peut également estimer le nombre annuel des naissances issues de l’immigration non européenne : 300 000. Le nombre total des immigrés non européens supplémentaires qui chaque année naissent ou s’installent en France peut donc être à peu près cerné : plus de 500 000 (desquels il faut déduire le nombre des décès et des départs, qui n’est pas connu mais qui est probablement très faible).

On peut donc réaliser une estimation des flux : entre 4 et 500 000 immigrés non européens supplémentaires par an. Et le stock ? Au moins 15 millions de façon certaine. Entre 15 et 20. Nous reviendrons sur ce point, en tentant d’être plus précis.

 

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