Une haine légitime et salutaire

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 182 – juin 2017)

 

Face à son adversaire principal, l’extrême-droite, le Système utilise différentes techniques de propagande. Les électeurs d’extrême-droite sont accusés tout à la fois d’être peureux et lâches, d’être peu instruits et mal informés, d’être moralement mauvais et de souffrir de différents désordres psychologiques (voir cette chronique). Mais le principal procédé destiné à la discréditer est le suivant : l’extrême-droite est accusée d’être animée par la haine et de la propager. Lorsque l’extrême-droite est évoquée par les médias, le terme de « haine » est presque toujours utilisé. De même depuis sa création, le FN est désigné par ce sobriquet : le « F’haine ».

L’effet recherché est double. Le procédé permet d’une part de présenter les extrémistes de droite comme des personnes moralement douteuses animées de mauvais sentiments. Il permet d’autre part d’imputer à l’extrême-droite une partie de la responsabilité dans la situation de tension et de dégradation du Vivre ensemble. Le raisonnement mis en avant par le Système est simple et efficace. L’extrême-droite affiche sa haine et la propage : elle la provoque donc en retour et attise les tensions. Elle serait dès lors pour partie responsable du comportement des délinquants et des auteurs d’attentats, dont l’agressivité, le ressentiment et le refus d’intégration seraient des réactions à la haine qu’ils ressentent chez un trop grand nombre de Français de souche partisans de l’extrême-droite.

C’est ainsi qu’à l’occasion de chaque attentat, les terroristes et l’extrême-droite, « tous deux animés par la haine », sont mis sur le même plan, présentés comme les deux faces d’une même pièce et dénoncés comme également coupables (voir cette chronique).

La méthode est efficace. Beaucoup de gens reprennent sans réfléchir cette idée toute faite et la considèrent comme un fait acquis : « animée par la haine et la propageant, l’extrême-droite est pour partie responsable de la haine éprouvée en retour par certains immigrés et de leur refus de s’intégrer ».

Est-il possible de demander à ceux qui reprennent à leur compte cette accusation et la reçoivent comme une évidence de bien vouloir y réfléchir quelques instants, afin peut-être de prendre conscience de son inanité ?

 

  • Vouloir rester maître chez soi n’a rien à voir avec la haine

Ce qui domine chez les partisans de l’extrême-droite n’est pas la haine. Les anime pour l’essentiel la volonté de défendre les frontières de leur pays, de préserver leur civilisation, de pouvoir conserver leurs coutumes et leur mode de vie, de rester sur leur sol en situation de large majorité et maîtres chez eux. Ils souhaitent que leurs dirigeants les défendent face à ce qu’ils considèrent comme une invasion. Tout cela ne relève pas du registre de la haine. Vouloir continuer à vivre entre soi et selon les règles et usages ancestraux ne constitue pas une attitude haineuse.

Les partisans d’un monde sans frontières soutiennent au contraire que le simple fait de défendre l’existence des frontières et l’entre soi déchaîne par lui-même les passions et les haines nationalistes et provoquent les guerres.

Quoiqu’aujourd’hui dominant, ce raisonnement bien-pensant est pourtant erroné. L’attachement aux frontières et à l’entre soi ne débouche pas nécessairement sur le nationalisme agressif et sur les guerres. Les Tibétains, entre autres exemples, veulent défendre leur identité, souhaiteraient rester majoritaires et maîtres chez eux et s’opposent à la colonisation chinoise : personne ne les accuse d’adopter ce faisant une démarche haineuse. Inversement, ainsi que l’a illustré l’exemple de l’URSS et du communisme international, l’internationalisme peut tout à fait susciter la haine et entraîner les pires conflits tant civils qu’extérieurs.

 

  • La haine se rencontre surtout chez les adversaires de l’extrême-droite

Les anathèmes adressés aux partisans de l’extrême-droite, accusés d’être saisis par la haine, sont contestables pour une seconde raison, également puissante : il est aisé de constater que c’est bien chez les adversaires de l’extrême-droite que la haine sans fard se rencontre le plus souvent.

La haine est à l’évidence présente, tout d’abord, dans les motivations des auteurs d’attentats terroristes. A cet égard en mettant systématiquement sur le même plan les terroristes et l’extrême-droite parce qu’ils auraient en partage « la même haine » , l’élite dirigeante et les médias procèdent de façon évidemment malhonnête et obscène. Combien de morts à mettre au compte de la haine d’extrême-droite ?

De même il est faux et malhonnête de prétendre que la haine éprouvée par les terroristes et autres radicaux islamistes constitue une résultante de l’attitude haineuse de l’extrême-droite et de ses partisans. Une des preuves les plus évidentes en est que les pays d’Europe du Nord, où il n’y a pas de partis d’extrême-droite, sont eux aussi victimes des attentats et de la délinquance, du fait de leur immigration pourtant toute récente. De même ces pays particulièrement ouverts et tolérants ne peuvent encourir aucune des accusations portées à l’encontre de la France par exemple, sur le terrain de l’esclavage, de la colonisation, de la soi-disant exploitation des travailleurs immigrés, du soi-disant racisme des autochtones ou encore des interventions militaires françaises dans le monde arabo-musulmans : cela ne les protège nullement de la haine des terroristes et des immigrés violents et revendicatifs.

La haine est également fortement présente chez les adversaires politiques de l’extrême-droite. La haine éprouvée par les élites, politiciens, intellectuels, gens de spectacle, journalistes, à l’égard de l’extrême-droite transparaît sans détour à l’occasion de chacune de leurs prises de position sur le sujet. De même la haine des « antifas » à l’égard de l’extrême droite n’est pas à démontrer. De façon générale les électeurs de gauche cachent rarement dans leurs prises de position les sentiments haineux qu’ils éprouvent le plus souvent à l’égard des partisans de l’extrême droite, accusés tout à la fois de populisme, de xénophobie, de racisme, de franchouillardise et d’étroitesse d’esprit. Il est aisé de constater que, dans les discussions publiques ou privées, la crispation, l’intolérance et la colère sont le plus souvent le fait des électeurs et militants de gauche. Elément supplémentaire : ce sont les militants d’extrême-droite qui sont le plus souvent victimes dans le cadre de leurs actions militantes, de menaces et d’agressions verbales et physiques.

Il est également remarquable de constater combien les gens de gauche font généralement preuve d’une agressivité et même souvent d’une haine assumée pour dénoncer ce qu’ils détestent : les frontières nationales, la famille, la religion catholique, les valeurs traditionnelles ou la notion même de civilisation européenne.

On se trouve là  en présence d’un procédé de propagande aussi malhonnête que classique : l’inversion accusatoire. Pour les camoufler et détourner l’attention, les auteurs de turpitudes en accusent leurs adversaires. Ceux que la haine anime accusent ainsi leurs ennemis d’être haineux. Sur le plan rhétorique ce renversement de la réalité est malheureusement le plus souvent efficace.

 

  • La haine qu’il est possible d’éprouver à l’égard de l’élite et de ses agissements est légitime

Les adversaires de l’extrême-droite détenant tous les pouvoirs, ils peuvent se permettre d’être haineux. La haine voyante est en revanche interdite aux partisans de l’extrême droite. En position de faiblesse et menacés de procès, ils sont obligés à la discrétion.

Admettons que certains partisans de l’extrême-droite puissent éprouver une haine rentrée, d’autant plus enracinée et profonde qu’elle doit être cachée : il nous semble que si tel est le cas cette  haine est pleinement légitime.

L’arrivée des immigrés qui envahissent le pays ne peut que susciter la crainte. Mais à l’égard de ceux des immigrés qui, de surcroît, sont des délinquants ou des criminels, c’est bien la haine qui est compréhensible. Elle est compréhensible également envers ceux qui se comportent de façon provocatrice, revendicative et agressive. De ceux qui affichent par de multiples procédés leur refus d’intégration. De ceux qui multiplient les « incivilités » et les comportements d’intimidation. De ceux qui par effet de nombre, menace ou simple « pression de regard » obligent les autochtones à changer de trottoir et à baisser les yeux.

Mais la haine la plus légitime est celle qu’il est possible d’éprouver à l’égard des élites et des dirigeants, qui nous trahissent. L’invasion migratoire en effet, il faut y insister de nouveau, n’est pas un phénomène exogène et fortuit,  qu’il serait impossible d’interrompre ni même de ralentir. Tout au contraire elle est voulue, encouragée et organisée par l’élite des différents pays d’Europe occidentale (voir cette chronique).

Les motivations de l’élite sont pour partie économiques. Les dirigeants des entreprises et les détenteurs de capitaux ont intérêt à ce qu’une main d’œuvre bon marché puisse circuler librement. Ils ont intérêt plus généralement à ce que les grands groupes multinationaux qu’ils possèdent et dirigent puissent évoluer au sein d’un marché mondialisé.

L’élite est également mue par l’idéologie et cherche à bâtir, contre les nations et contre les peuples, un monde sans frontières, multiculturel et multiracial, un monde de citoyens du monde.

Ces gens ce faisant sont en train de détruire les vieux pays de l’Europe occidentale. Ils sont en train de les rendre progressivement invivables pour la majorité des populations de souche. Par le moyen de l’immigration, ils ont placé les gens ordinaires dans l’insécurité. Ils écrasent la classe moyenne d’impôts et de charges pour pouvoir financer l’immigration qu’ils ont organisée et le traitement social du chômage qu’ils ont provoqué en délocalisant l’industrie.

Ils sont en train de ruiner les règles de base de la vie en société. De spolier les populations européennes de souche de leur héritage De détruire des sociétés européennes qui, en paix depuis plus d’un demi-siècle, auraient pu, sans l’immigration, éprouver la douceur de vivre. Ils sont en train de provoquer un processus de tiers-mondisation générale. Ils sont en train qui plus est de créer les conditions d’une guerre civile qui, sous une forme « tiède », a déjà commencé (voir cette chronique).

Dans le même temps, ces élites en situation de haute trahison s’enrichissent de façon incommensurable et se sont ménagées des positions de repli dans les endroits de la planète qu’elles tiennent à l’abri de ces processus calamiteux.

**

Face aux phénomènes catastrophiques auxquels nos sociétés sont confrontées, il est légitime d’éprouver de la haine à l’égard des élites, qui les ont volontairement déclenchés. Quant à l’absence de haine envers les responsables, elle n’est aucunement louable : elle relève en effet soit de l’aveuglement soit de la complicité.

 

« Réussir… Redresser… Rassembler… Renouveler… » : entre leurre et illusion

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 181 – mai 2017)

 

Après l’élection de Macron, la plupart des politiciens, des observateurs de la vie politique et des éditorialistes ont tous à peu près prononcé les mêmes mots : ils ont souhaité que le nouveau gouvernement réussisse ; qu’il s’attache à redresser la France ; qu’il parvienne à rassembler les Français ; et qu’il renouvelle les pratiques politiques.

Tous ces objectifs paraissent faire consensus et relever du registre du bon sens. Ils n’ont pourtant aucune signification véritable et sont destinés à abuser l’électorat.

 

  • Souhaiter la réussite du gouvernement ?

L’unanimité ou presque s’est manifestée pour souhaiter « la réussite du gouvernement ». Il s’agit là pourtant d’une formule dénuée de sens.

Le concept de réussite se justifie pour parler d’un coureur du dimanche qui s’est fixé pour objectif de faire le marathon en moins de quatre heures. Ou de quelqu’un qui entame un régime alimentaire en vue de revenir à son poids de jeune fille. Ou encore de celui qui a décidé d’arrêter de fumer. Mais dans le cas qui nous occupe, de quelle réussite peut-il s’agir ?

Les gouvernements depuis quarante ans ont mené des politiques conduisant à délocaliser ; à supprimer les barrières douanières ; à importer des travailleurs peu coûteux, immigrés ou détachés ; à faire peser sur les classes moyennes les impôts permettant le financement du traitement social du chômage.

Ces politiques ont été une réussite complète. Elles ont été appliquées efficacement et ont produit les résultats attendus : les profits des financiers, des propriétaires et des dirigeants des entreprises se sont envolés. Ces politiques de plus sont passées « comme lettre à la poste » : les politiques d’assistanat menées pour amortir leur coût social ont produit l’effet anesthésiant attendu. Du point de vue de leurs objectifs véritables, les politiques menées depuis quarante ans ont donc été de complètes réussites.

On voit bien, dès lors, que le concept de réussite n’a pas de sens. Réussite pour qui ? Les politiques menées depuis quatre décennies servent les intérêts de la classe dirigeante mondialisée et sont menées au détriment de la majorité de la population. De point de vue de la classe dirigeante le gouvernement Macron réussira s’il parvient à prolonger et à étendre ces politiques. Du point de vue de la majorité des Français, les Français de souche de classe moyenne et de classe populaire, cette réussite sera une catastrophe.

 

  • Redresser la France ?

De même l’objectif du « redressement de la France » auquel il est fait référence régulièrement n’a lui non plus aucun sens. Les mauvais chiffres de l’économie française ne sont mauvais que pour certains. Ils ne sont en aucune manière une mauvaise nouvelle pour la classe dirigeante.

Le déficit français des échanges extérieurs par exemple, qui tend à devenir structurel, est une conséquence des politiques de délocalisations, les échanges internationaux recouvrant en réalité des échanges internes aux entreprises multinationales. De même le déficit et l’endettement public sont eux-aussi ambivalents. Ils sont une mauvaise nouvelle pour ceux dont on augmente les impôts afin de les financer. Mais une bonne nouvelle pour les banques qui prêtent aux Etats. De même encore pour le chômage. Il constitue bien entendu une mauvaise chose pour les chômeurs. Mais il est sans effet pour les décideurs, le coût du traitement social du chômage et de l’assistanat pesant sur les classes moyennes, tandis que la classe dirigeante parvient par différents moyens à échapper à la fiscalité.

Autrement dit redresser la France n’a pas de sens. Les mauvaises performances de l’économie française sont une conséquence inévitable des politiques conduites en toute connaissance de cause par la classe dirigeante. Quant à leur incidence négative, ce n’est pas sur elle qu’elle pèse.

 

  • Rassembler les Français ?

De nombreux commentateurs et politiciens ont souhaité également que le gouvernement se donne pour objectif prioritaire de rassembler les Français et de « réunifier une société fracturée ». Là encore et pour les mêmes raisons que celles qui viennent d’être exposées, cet objectif est dépourvu de pertinence.

On peut souhaiter la réconciliation et le rassemblement de la famille après une dispute entre frères et sœurs. De même après la défaite d’une équipe sportive, lorsque chacun cherche à reporter sur l’autre les responsabilités, l’entraîneur doit essayer de ressouder et de rassembler le groupe afin de le remobiliser. Mais la situation de la France n’a rien à voir avec ce type de situation. Les Français sont divisés parce que leurs objectifs et leurs intérêts ne sont pas conciliables. Les uns ont intérêt à la disparition des frontières, d’autres à leur maintien. Certains ont intérêt à l’immigration, d’autres à son interruption urgente. D’aucuns ont intérêt à ce que l’impôt continue de peser sur la classe moyenne et sur les salariés, tandis que ces derniers ont évidemment intérêt à ce que cette situation cesse.

Comme nous l’avons souligné à plusieurs reprises, il y a désormais trois France. La classe dirigeante d’une part, soutenue par ceux qui tirent profit de sa politique immigrationniste et mondialiste. La France de souche de classe moyenne et populaire, ensuite. La France immigrée enfin. La première et la troisième sont alliées contre la deuxième. Les intérêts des deux blocs ainsi constitués sont antagonistes : entre eux aucun « rassemblement » n’est possible.

 

  • Renouveler la politique ?

La campagne de M. Macron a été bâtie notamment sur cette promesse : le renouveau. Renouveler les pratiques politiques. Renouveler le personnel politique. Ouvrir la sphère politique à la société. Là encore ces objectifs et ces slogans sont illusoires. L’idée de renouveau résulte d’une illusion sur ce qu’est la politique.

Les pratiques en usage dans la sphère la politique n’ont, par nature, rien de commun avec le registre de la morale. Réussir en politique suppose d’être impitoyable et dénué de scrupules. De ne penser qu’à soi et à sa carrière. De savoir mentir et renier sa parole. De soutenir avec conviction le contraire de ce que l’on pense vraiment. De détruire ceux dont est proche sur le fond, parce qu’ils sont vos concurrents les plus directs. De s’allier à un puissant, de se mettre à son service et de le trahir le moment venu afin de prendre sa place ou de suivre un autre leader mieux placé. L’objectif de tout politicien en outre est de jouir du pouvoir et de tous les privilèges associés. Si l’on ne suit pas la règle commune, on sera considéré comme suspect et écarté.

La volonté de renouveler les pratiques politiques révèle là encore une confusion quant à la nature de la politique. La sphère politique n’a rien de commun avec le fonctionnement du camp de boy-scouts où l’entraide, la solidarité, l’honnêteté et la bravoure sont les vertus cardinales. La politique a bien des points communs avec la guerre, dont elle est un substitut. Les politiques sont des tueurs amoraux. C’est un fait. L’on peut-être souhaiter qu’ils aient certaines convictions ayant trait à l’intérêt général et qu’ils soient compétents. Mais peut-être n’est ce même pas nécessaire. Il suffit qu’ils aient le sentiment qu’en agissant dans le sens de l’intérêt général, ils assureront leur réussite propre. Ajoutons que tous les milieux concurrentiels et tous les lieux de pouvoir obéissent peu ou prou aux mêmes règles, qu’il s’agisse du monde de l’entreprise, de l’université, du milieu artistique ou du sport de haut niveau.

**

Renouveler, rassembler, réussir, autant de sornettes destinées à amadouer le bon peuple crédule, avide de paix civile et de tranquillité personnelle. La France n’est pas et ne peut pas être paisible : comme nous l’avons souligné à différentes reprises, elle est au contraire entrée dans une période de guerre civile. Une guerre civile tiède, pour l’instant.

Haro sur les cheminées, les vaches et les automobilistes : petite leçon de propagande

Chronique de Paysan Savoyard

(n°167 – janvier 2017)

 

Trois bonnes résolutions pour ce début d’année : Ne plus brûler de bois dans la cheminée. Ne plus manger de viande. Laisser sa voiture au garage. Tels sont les commandements qui s’imposent à qui veut se comporter de façon éco-responsable, adopter un comportement citoyen et s’engager pour le développement durable.

Les cheminées à feu ouvert polluent, en effet, et leur efficacité énergétique est faible. Les élevages de bovins produisent du méthane, qui contribue à l’effet de serre. Les voitures fabriquent du CO2, autre gaz de même conséquence.

Ces recommandations écologistes partent donc d’une bonne intention. Elles n’en sont pas moins contestables et suspectes.

 

  • Les saints commandements écologistes mettent abusivement tout le monde dans le même sac

Les commandements environnementaux bien-pensants sont contestables parce qu’ils amalgament dans une condamnation indistincte des situations et des comportements sans rapport entre eux

La pollution atmosphérique est causée par le chauffage urbain, l’activité industrielle et les transports. Dans ce total les cheminées à feu ouvert ne représentent qu’une partie infime et négligeable de la production de CO2.

De même l’élevage de bovins contribue certes à la pollution atmosphérique. Mais les sources majeures de pollution sont les élevages intensifs de centaines de têtes, en Amérique du Sud et du Nord, en Hollande, en Allemagne… Il est absurde de mettre en cause dans le même mouvement les exploitations « hors-sol » de l’agro-industrie et les éleveurs de l’agriculture traditionnelle, ou ce qu’il en reste.

Quant aux voitures,  elles sont dans tous les cas une source de pollution, c’est entendu. Mais là encore mettre tous les automobilistes dans le même sac est intellectuellement malhonnête. Ce qui est contestable c’est l’utilisation de la voiture dans les grandes villes, où il est possible de mettre en place des transports en commun. En région parisienne, la pollution automobile est une conséquence de la croissance continue de l’agglomération, qui résulte elle-même de la concentration des emplois à Paris et dans quelques métropoles et de l’attribution de permis de construire de plus en plus loin du centre : ce sont ces politiques qui sont contestables. En revanche l’utilisation de la voiture en milieu diffus (hors grande agglomération) est indispensable et positive.

 

  • Les condamnations écologistes tout azimut visent à dissimuler les enjeux véritables

Les commandements écologistes désignent des cibles injustifiées dans le but de dissimuler les vrais enjeux.

En matière agricole, la propagande écologiste dénonce «  la viande » indistinctement. Elle évite ainsi que soit mis en cause de façon précise le principe de l’agriculture intensive, dédiée à la production de masse et à l’exportation. Ce modèle d’agriculture, qui a été mis en place en Europe dans les années soixante à l’imitation des Etats-Unis, a ruiné l’agriculture traditionnelle. Il a provoqué des pollutions de diverses natures, la désertification des parties non rentables du territoire et la destruction de nombreux emplois agricoles. Il est en outre à l’origine d’une production alimentaire probablement nocive pour la santé humaine.

De même la grande distribution, étroitement associée au système d’agriculture intensive, dégrade l’environnement notamment urbain. De même enfin la mondialisation des échanges agricoles élimine partout dans le monde la paysannerie traditionnelle, alimente l’exode rural, détruit l’indépendance alimentaire et déstructure les sociétés. Ce sont ces mécanismes et ces politiques qui méritent d’être débattus et mis en cause et non « la consommation de viande » de façon indistincte.

En matière de transport, culpabiliser tous les automobilistes de façon globale évite de faire porter le débat sur le phénomène de croissance des grandes agglomérations, qui augmente la durée des trajets domicile-travail et implique une augmentation de la circulation automobile.

Plutôt que l’automobile en soi, il faudra mettre en cause là encore la mondialisation et les délocalisations, qui entraînent une explosion des transports : il faut en effet acheminer vers l’Europe les produits qui y sont consommés et qui sont désormais dans presque toujours fabriqués en Asie.

Outre la croissance des transports qu’elle suppose, la mondialisation alimente également la pollution en ce qu’elle conduit à localiser la production industrielle dans les pays qui ne respectent aucune règle environnementale.

Il faudrait mettre en question, de même, les méthodes de production « à flux tendus » adoptées par les entreprises, qui leur permettent de faire l’économie des stocks. Ces méthodes de « zéro stock » impliquent de mettre en oeuvre des norias de camions : les stocks ne sont plus dans les hangars mais sur les routes.

Il faudrait mettre en débat la politique du tout TGV poursuivie par l’Etat et la SNCF depuis trois décennies, qui a contribué à ce que 80 % du fret soit désormais transporté par la route (il y a trente ans 80 % du fret était transporté par chemin de fer).

De même encore en matière de transport, on culpabilise l’automobiliste tandis qu’on fait tout pour développer le transport aérien, lui-même fortement polluant.

Surtout les objurgations écologistes évitent soigneusement de désigner la cause principale de la pollution et de la dégradation de l’environnement : l’augmentation folle de la population mondiale. Aussi bien en France qu’à l’échelle de la planète, l’augmentation continue de la population est le facteur principal de toutes les dégradations apportées à l’environnement puisqu’elle induit une hausse continue de la production industrielle, de la production alimentaire, du transport et du chauffage urbain.

La population mondiale augmente pour l’essentiel en Asie et en Afrique : elle entraîne une immigration importante qui se dirige pour l’essentiel vers l’Europe. Rappelons qu’en France, la population française qui était de 50 millions en 1968 (France métropolitaine) atteint désormais 63 millions et continue à augmenter. Cette forte augmentation est due exclusivement à l’immigration. Compte tenu de la natalité de la population de souche, la population en France et en Europe aurait sans immigration cessé d’augmenter depuis déjà plusieurs décennies.

 

  • Culpabiliser les Français moyens pour éviter la mise en cause de la classe dirigeante

La mise en cause des soirées au coin du feu, des barbecues de l’été et de la voiture pour aller chercher le pain ont pour objectif de rendre chacun coupable. Le but est de culpabiliser les Français moyens, pour les inhiber, les fragiliser et les empêcher de mettre en cause les responsables des politiques d’ensemble. Chacun doit se sentir coupable de quelque chose. Et à celui qui voudra mettre en cause les responsabilités de la classe dirigeante, les journalistes, les intellectuels et les militants répondront : « Et toi tu fais quoi ? ». Les chiens de garde du Système ajouteront : « Avant de mettre en cause les autres il faut d’abord examiner son propre comportement. Ne pas voir la paille chez les autres et oublier la poutre chez soi ». Et les Français moyens, honteux, désemparés, désarçonnés par ces sophismes, ne sauront plus quoi dire…

Le Système utilise le même mécanisme de culpabilisation (voir cette chronique) avec le domaine de la sécurité routière. Pour différentes raisons la classe dirigeante choisit délibérément le laxisme en matière de délinquance. La propagande routière vise à culpabiliser l’automobiliste moyen et à lui faire croire qu’il est lui aussi un délinquant  : l’assimilation des automobilistes au monde de la délinquance inhibe les Français moyens et leur interdit toute révolte contre la politique de laxisme envers les voyous et les bandits.

**

Ajoutons ce dernier élément. Les commandements écologistes sont aussi le reflet des parti-pris sociologiques et idéologiques de leurs inspirateurs. Les écolos sont des urbains et des libertaires. Ils se méfient du monde rural, trop souvent réactionnaire. Ils détestent aussi, et jalousent, les bourgeois traditionnels, fiers de la cheminée de leur résidence normande ou de leur domicile versaillais.

Les écolos bobos urbains habitent le centre de Paris et peuvent donc se dispenser de voiture. Ils prennent en revanche fréquemment le TGV pour leur WE à Toulouse ou Amsterdam, l’avion pour leurs escapades à Berlin ou Barcelone.

Le voyageur du transport aérien est d’ailleurs porté aux nues par l’ensemble de la classe dominante, paré qu’il est de toutes les vertus. Acteur de la mondialisation, il discute parts de marché à Francfort, plan marketing à Dubaï, avant de filer à Londres pour le WE en famille. Cultivé, moderne, curieux de tout, friand de rencontres avec l’Autre, il efface les frontières d’un coup d’aile : l’usager du transport aérien est un citoyen du monde.

Il méprise in petto ce français cadre moyen, qui après le métro et le trajet en train, au volant de sa voiture dans les encombrements, rejoint en sa banlieue chaque soir son lotissement.

 

Bonne année aux lecteurs du blog. Merci de votre fidélité. Paysan Savoyard

Attentat de Berlin : encore un coup de l’extrême-droite

Chronique de Paysan Savoyard

(n°166 – décembre 2016)

 

Nouvel attentat islamique en Europe, à Berlin cette fois : 12 morts. Le terrorisme prend des airs d’habitude. Comme déjà à Nice, un camion dans la foule… Comme à chaque fois les bougies sur le trottoir. La revendication par l’Etat islamique. Le profil du terroriste, entre islam et délinquance…

Comme à chaque fois le laxisme de l’Europe passoire et des polices dépassées : le terroriste présumé avait été condamné pour des violences, avait fait de la prison en Italie et était repéré comme islamiste dangereux. Cela ne l’a pas empêché de circuler et de séjourner librement en Europe. De même une fois l’attentat commis, il a pu quitter l’Allemagne, passer par la France et entrer en Italie.

Comme à l’habitude également, recourant à une propagande puissante et bien rodée, la classe dirigeante, aussi bien en France qu’en Allemagne, met en cause… l’extrême-droite !

L’extrême-droite en effet est accusée tout à la fois de propager la haine ; de se livrer à des analyses simplistes ; de faire preuve de populisme ; d’alimenter la théorie du complot ; de chercher à tirer profit des attentats ; d’être un danger pour la démocratie et les libertés ; de constituer le pendant extrémiste du djihadisme…

En dénonçant immédiatement après l’attentat les positions « extrémistes » et « haineuses » des « populistes », la classe dirigeante tant en Allemagne qu’en France cherche d’abord à éviter d’être accusée elle-même pour sa politique migratoire et de sécurité. Elle vise également à empêcher la naissance de tout questionnement sur le lien entre immigration et terrorisme et à prévenir tout débat sur le bien-fondé de la présence même des immigrés en Europe.

**

Arrêtons-nous pour cette fois sur cet argument : l’extrême droite est accusée de profiter des attentats pour propager ses thèses, de « surfer sur les peurs », d’exploiter les tragédies, de « souffler sur les braises », de se repaître des cadavres « comme des vautours » (voir cet édito du Monde).

Le caractère intellectuellement malhonnête de cet argumentaire nous paraît patent. L’extrême droite s’appuie sur le terrorisme pour faire valoir ses analyses, c’est entendu : mais en quoi serait-ce condamnable ? Elle voit dans les attentats qui se succèdent la confirmation de ses thèses et de ses pronostics : pourquoi ne le dirait-elle pas ?

Prenons l’exemple du plombier qui a incité en pure perte des propriétaires négligents à faire réparer une fuite ; ou celui du médecin qui a tenté en vain de convaincre son patient d’améliorer son hygiène de vie ; ou bien encore le cas du conseil de classe qui, sans effet tangible, a mis en garde tout au long de l’année l’élève paresseux. Leur reprochera-t-on, alors qu’ils n’ont pas été écoutés et que les dégâts surviennent, de le rappeler aux intéressés : « Je vous avais prévenus  » ?

Lorsqu’un syndicat saisit l’occasion d’un plan de licenciement pour dénoncer les choix de la direction de l’entreprise et déclencher une grève, on ne lui reproche pas d’exploiter la situation. Quand l’extrême-gauche, face aux difficultés de la Grèce par exemple, met en avant ses thèses anticapitalistes, on ne lui reproche pas de souffler sur les braises. Au moment où survient une inondation meurtrière, on ne reproche pas aux écologistes de dénoncer l’attitude des maires qui accordent des permis de construire en zone inondable. Alors pourquoi l’extrême-droite devrait-elle se taire quand les faits viennent valider les analyses qu’elle développe, seule contre tous, depuis des décennies ?

Qu’attend-on de l’extrême droite ? Quelle serait de sa part une attitude digne, raisonnable, démocratique et responsable ? Qu’elle s’excuse d’avoir eu raison depuis quarante ans ? Quelle se taise et laisse le pouvoir et ses médias développer seuls leurs analyses lénifiantes ? Qu’elle fasse silence, alors que mois après mois les faits viennent confirmer la justesse de ses analyses et la pertinence de ses mises en garde ?

La propagande anti extrême-droite de l’oligarchie, nous l’avons souligné à plusieurs reprises (voir notamment cette chronique), relève des techniques totalitaires. Désigner des ennemis publics. Fabriquer des coupables. Dénoncer et calomnier les opposants. Les accuser de ses propres turpitudes. Introduire la confusion et semer le trouble dans les esprits en multipliant les concepts flous ( » complotisme « , « extrémisme « , « populisme »…).

**

Les attentats manifestent la haine qu’éprouvent une partie des immigrés à l’égard des Occidentaux. Il en est de même du rap. Il en est de même des actes émeutiers commis tous les jours contre les policiers, les pompiers, les chauffeurs de bus. Et c’est l’extrême-droite qui est accusée de propager la haine…

La classe dirigeante organise l’immigration, qui est la cause première des attentats. Elle se montre incapable d’empêcher le terrorisme, d’endiguer la délinquance des immigrés et de mettre fin aux émeutes de banlieues. Et c’est l’extrême droite qu’on accuse d’accroître les tensions et de menacer la paix civile…

Cet aphorisme de Chamfort (1740-1794) rend compte à merveille de la situation qui est aujourd’hui la nôtre : « En France on laisse en repos ceux qui mettent le feu et on persécute ceux qui sonnent le tocsin ».

La France des publicitaires, merveilleuse et multiraciale

Chronique de Paysan Savoyard

(n°159 – novembre 2016)

L’un des objectifs majeurs de la classe dirigeante est que l’opinion continue à accepter sans réagir la poursuite de la politique immigrationniste. Elle se livre pour ce faire à une entreprise de propagande de tous les instants. Dans le dispositif de matraquage et de manipulation de l’opinion, les publicitaires jouent un rôle non négligeable.

 

  • La France est un pays multiracial, comme cela doit être 

Depuis déjà une ou deux décennies, sur les affiches murales,  à la télé ou dans les pages des journaux, la publicité pour les produits alimentaires ou d’habillement comporte systématiquement des personnages représentatifs de la mixité ethnique.

Il en est de même de tous les documents de communication de l’administration et des organismes publics (annuaires de la poste, plaquettes imprimées, sites internet…).

Il s’agit d’accoutumer la population à accepter le fait que la France devient un pays multiracial.

 

  • Les immigrés sont souvent chirurgiens, agents secrets ou présidents 

De même les publicitaires et leurs donneurs d’ordre ont pour objectif d’habituer l’opinion au fait que les immigrés, grâce notamment aux politiques de discrimination positive, occuperont de façon croissante des postes de responsabilité.

C’est ainsi que de nombreuses pubs mettent en scène des personnes issues de l’immigration en costume-cravate, dans le rôle du banquier en réunion ou du trader derrière son écran d’ordinateur.

La publicité vient renforcer le rôle joué par la télé et le cinéma, notamment par les séries américaines, omniprésentes à la télé française. Les Noirs ou Arabes y tiennent des rôles valorisants : policier, agent secret, juge, politicien.

Le cinéma hollywoodien a procédé de la même manière depuis les années soixante. Il a ainsi introduit systématiquement un quota racial dans les productions, les héros devant être en juste proportion Blancs, Noirs et Asiatiques et Juifs. De même les films ont mis en scène des héros Noirs dotés de statut enviable (auxquels les Noirs n’accédaient pas dans la vraie vie) : aviateur, commandant de sous-marin, président des Etats-Unis… Les esprits ont ainsi été progressivement préparés à accepter l’arrivée de Noirs à des postes de commande. Ce travail de propagande a ouvert la voie à l’élection d’Obama.

 

  • Les immigrés sont beaux, notamment les métis

La publicité ne reflète cependant la présence immigrée que de façon biaisée, en fonction des préjugés des publicitaires et de leurs objectifs de communication. C’est ainsi que certaines populations sont mises en avant, tandis que d’autres sont oubliées ou dissimulées.

Les personnages présentés sont fréquemment des métis, plutôt que des « Noirs-Noirs » : ce compromis permet de ménager les susceptibilités de chaque communauté, celle des Blancs comme celle des immigrés.

Les couples présentés par la pub sont souvent composés d’un homme Noir ou métis et d’une femme Blanche et blonde : sont ainsi reflétés, en même temps qu’encouragés, les fantasmes de la population masculine d’origine immigrée.

On notera que les Arabes typés figurent rarement dans les pubs : les publicitaires ont sûrement jugé que leur image était moins bonne que celle des Noirs.

De même il y a peu d’Asiatiques. Ceux-ci sont pourtant assez nombreux dans les grandes villes. Sans doute les publicitaires misent-ils sur le fait que cette population est peu revendicative et que l’on peut donc se passer de leur attribuer un quota.

 

  • Les immigrés sont rarement délinquants, à la différence des Blancs

Il faut mettre en exergue les campagnes de publicité commandées par les pouvoirs publics qui ont pour objectif d’influer sur les comportements : elles sont en effet spectaculairement manipulatoires.

Le contenu de la campagne antiraciste lancée par le gouvernement en mars 2016 mérite d’être rappelé. Le cœur de cette campagne est une série de clips télévisés inspirés, paraît-il, de faits réels mettant en scène des victimes de violences racistes. Ces victimes sont des Noirs, des Arabes et des Juifs. Les agresseurs sont pour certains cagoulés : lorsqu’ils ne le sont pas et qu’ils sont identifiables, l’on peut constater qu’ils sont tous Blancs. En parallèle, comme le précise le site du gouvernement, « le téléspectateur entend, au cours d’un repas, des convives qui tiennent des propos racistes, antisémites et anti musulmans ». Le spot se termine par ce slogan : « Le racisme ça commence par des mots. Ça se termine par des coups, des crachats, du sang ».

Il nous semblait jusque-là pour notre part que les ratonnades anti immigrés étaient des plus rares. Et que les cas où les Blancs sont insultés, agressés, détroussés, frappés par les immigrés étaient en revanche légion. A en croire le gouvernement et les publicitaires, nous nous trompions du tout au tout.

Cet été, le ministère de l’environnement a réalisé une campagne d’affichage adressée aux vacanciers, à qui il était demandé de ne pas jeter de déchets dans la nature. Cette campagne est également remarquable. On y voit un sac plastique, un emballage de sandwich et un paquet de cigarettes vide jetés par terre. Chacun de ces déchets porte un prénom : « Jeté par Léa le 12 juin » ; « Jeté par Paul le 15 juillet » ; « Jeté par Marie le 1er août ». Léa, Paul, Marie…

Comme on le voit, les publicités ne suivent pas les mêmes règles que les séries télé : les prénoms choisis par le ministère de l’environnement ne représentent que très imparfaitement la diversité de la population française. Il faut croire que les publicitaires et le ministère de l’environnement ont eu connaissance d’études et de statistiques montrant que les Boubacar et les Abdelkrim ne jettent jamais rien par terre.

A la rentrée 2016, la RATP a lancé à son tour une campagne d’affichage, contre la fraude dans les transports cette fois. La campagne comporte trois affiches, chacune mettant en scène un « héros » différent : deux hommes et une femme, entre 20 et 35 ans. Un mauvais génie conseille à chacun d’eux de frauder. Suit le message d’avertissement : « Attention les règles anti fraude viennent d’être durcies ». Il se trouve que les trois fraudeurs sont… des Blancs. Dans le monde politiquement correct des publicitaires et des responsables de la RATP, seuls les Blancs fraudent.

 

  • Et pourtant, le vivre ensemble personne n’en veut

La classe dirigeante et ses relais médiatiques veulent nous convaincre que la société multiculturelle et multiraciale est possible et désirable. Ils veulent nous faire croire que la majorité des gens, immigrés comme Français de souche, sont favorables au « vivre ensemble ». L’oligarchie alimente sur ce thème une propagande incessante. Le Système cependant, dans certaines circonstances, est parfois conduit à laisser transparaître la vérité.

C’est ainsi que cet été de grandes affiches dans le métro ont fait la promotion d’un site de rencontres par internet, à destination des parisiens esseulés.  La trouvaille publicitaire est brillante : « Métro, Boulot, Hugo, Théo, Léo… » sur l’affiche rose. « Métro, Boulot, Caro, Véro, Margo… » sur la bleue.  Six prénoms… et une absence totale de diversité ethnique. Les publicitaires considèrent apparemment que les célibataires parisiens n’ont pas envie cet été de rencontrer Boubacar ni Abdelkrim, pas davantage que Rachida ou Fatoumata.

Le site de rencontre a envie d’être fréquenté : s’il s’affichait comme « multiculturel », tout le monde le fuirait.

Les panneaux publicitaires apposés à l’emplacement de ce projet immobilier situé dans une banlieue « moyenne bourgeoisie » sont également significatifs.  Les dessins réalisés par ordinateur y présentent les bâtiments futurs. Pour rendre la scène plus vivante, ils mettent en scène des personnages sur le trottoir et à l’entrée de l’immeuble : il n’y a que des Blancs. Et pour cause : les promoteurs savent que les éventuels acheteurs n’ont aucune envie de vivre-ensemble et de mixité ethnique.

On voit que lorsqu’il s’agit de générer des profits, le Système ne s’embarrasse plus des quotas, de la mixité, de la lutte contre le racisme et les discriminations. Pour gagner de l’argent, il est obligé d’admettre, en creux, la vérité : le « vivre-ensemble » personne n’en veut.

**

Lorsqu’ils sont payés pour relayer la propagande immigrationniste du régime, les publicitaires le font avec talent : « Les personnes originaires de l’immigration occupent une place importante dans l’économie, conformément à ce que doit être une société moderne. Les immigrés portent souvent des cravates, compte tenu des responsabilités importantes qu’ils occupent habituellement. En dépit de leur comportement impeccable, ils sont pourtant trop souvent les victimes du racisme des Français de souche »…

Si en revanche la publicité doit, pour vendre ses produits, se faire le reflet de la réalité, le message change. Qui a-t-on envie de fréquenter quand on est célibataire ? Qui veut-on rencontrer sur son lieu de vacances ? Qui veut-on avoir comme voisin de palier ? La pub est contrainte de laisser filtrer la réponse : « On veut rester entre nous ».

Attentats en Europe : Banalisation ou montée aux extrêmes ?

Chronique de Paysan Savoyard

(n°148 – août 2016)

 

Les actes terroristes commis en Europe par des immigrés et/ou des islamistes ont commencé dans les années 80. On enregistre depuis 2012 une augmentation spectaculaire de leur fréquence et de leur ampleur. Toulouse et Montauban (mars 2012 ; 7 morts) ; Paris La Défense (mai 2013) ; Joué-les-Tours (décembre 2014) ; Charlie et Hypercasher (janvier 2015 ; 17 morts) ; Nice (février 2015) ; Villejuif (avril 2015 ; 1 mort) ; St-Quentin-Fallavier (juin 2015 ; 1 mort) ; Thalys (août 2015) ; Paris Bataclan et cafés (novembre 2015 ; 130 morts). Paris commissariat de la Goutte d’Or (janvier 2016). Marseille (janvier 2016). Magnanville (juin 2016 ; 2 morts). Nice (juillet 2016 ; 86 morts). St-Etienne du Rouvray (juillet 2016 ; 1 mort).

Dans les autres pays européens la liste, pour s’en tenir aux années 2000, s’allonge également. Allemagne (mars 2011, Francfort, 2 morts ; juillet 2016, Munich, 9 morts ; juillet 2016, train régional Würzburg, 1 mort ; juillet 2016,  Ansbach). Angleterre (juillet 2005, métro de Londres, 56 morts ; mai 2013, Woolwich, 1 mort ; décembre 2015, métro de Londres ; août 2016, Londres, 1 mort). Belgique (décembre 2011, Liège, 4 morts ; mai 2014, Bruxelles, 4 morts ; mars 2016, aéroport et métro de Bruxelles, 32 morts). Danemark (février 2015, Copenhague, 2 morts). Pays-Bas (novembre 2004, assassinat de T. Van Gogh). Suède (décembre 2010, Stockholm).

Sans oublier les attentats évités par la police (si l’on en croit les autorités). Sans oublier les nombreux cas d’apologie du terrorisme. Sans oublier les attaques au couteau commises par des immigrés « déséquilibrés » (Suisse, août 2016 ; Strasbourg, août 2016). Sans oublier la délinquance, ce terrorisme du quotidien. Sans oublier les agressions sexuelles de masse dans les villes allemandes au Nouvel An (ainsi que dans des festivals de musique dans plusieurs pays scandinaves). Sans oublier les messages de haine anti-France dont le Rap est truffé…

A chaque attentat, on peut effectuer les mêmes constatations. Avec les dernières attaques, un élément nouveau est toutefois apparu et il est particulièrement significatif.

 

  • Inefficacité et laxisme à chaque fois mis en lumière

Chaque nouvel attentat confirme l’absolu laxisme des pouvoirs publics.

L’on constate à chaque fois que les terroristes et leurs complices étaient tous ou presque connus des services de police, soit comme délinquants soit comme islamistes radicaux. Certains avaient été condamnés. Plusieurs étaient en situation irrégulière en Belgique ou en France. Ils ont tous pourtant été laissés libres d’agir.

 

  • La poursuite obstinée de la politique immigrationniste

Les attentats qui se succèdent, toujours commis par des immigrés, ne conduisent aucunement la classe dirigeante à réviser sa politique immigrationniste.

Loin d’envisager de fermer les frontières, l’UE se préoccupe de savoir si la répartition des réfugiés dans les différents pays européens va se faire sur la base du volontariat des différents gouvernements ou leur être dictée de façon automatique.

Après avoir imposé aux Allemands l’accueil de 1,3 millions d’immigrés en 2015, Mme Merkel milite désormais pour que les Turcs n’aient plus besoin de visa pour entrer en Europe.

L’oligarchie française n’est pas en reste, cela va sans dire. Elle a ainsi fait voter il y a quelques mois, en toute discrétion, une loi qui va encore accentuer les flux migratoires. Cette loi 2016-274 du 7 mars 2016 comporte notamment les dispositions suivantes : remplacement des cartes de séjour annuelles par des cartes pluriannuelles ; élargissement du droit des étudiants à rester en France à l’issue de leurs études pour occuper un emploi ; élargissement du droit des immigrés à séjourner en France pour raison de santé ; développement de l’assignation à résidence des immigrés faisant l’objet d’une mesure d’éloignement du territoire, de préférence à leur incarcération.

Moins que jamais enfin, soulignons-le, l’oligarchie envisage de demander son avis au peuple par référendum sur la poursuite de la politique immigrationniste.

 

  • Une propagande soutenue

Les attentats incitent la classe dirigeante à redoubler l’intensité de sa propagande. Celle-ci se déploie dans trois directions principales :

Il s’agit d’abord de s’efforcer de dédouaner les pouvoirs publics : « La guerre contre Daech est une guerre mondiale, nécessairement longue : il faut donc apprendre à vivre avec le terrorisme ».

La propagande s’efforce, deuxièmement, de mettre en cause la population Française et de lui faire porter une partie de la responsabilité : « Le terrorisme naît et prospère dans un terreau favorable : les communautés immigrées, d’où sont issus les terroristes, sont en effet trop souvent victimes du racisme, des discriminations, des inégalités, du chômage ».

La classe dirigeante met en cause spécialement les Français qui votent pour l’extrême droite. Celle-ci est accusée d’avoir une part de responsabilité parce qu’elle « jette de l’huile sur le feu, encourage le racisme et propage la haine ». C’est pourquoi l’extrême droite est présentée comme le pendant de l’extrémisme islamiste, tous deux associés pour ruiner « le vivre ensemble ».

L’objectif essentiel de la propagande est d’éviter que soit mis en avant un lien de cause à effet entre immigration et terrorisme. C’est pourquoi la classe dirigeante s’efforce de convaincre l’opinion de ce que les terroristes ne représentent qu’une petite minorité : «  La grande majorité des immigrés n’ont rien à voir avec le terrorisme, sont désireux de s’intégrer et de respecter les lois et les valeurs de la république ».

Cette propagande, faut-il le préciser, est de bout en bout mensongère.

Le terrorisme en France, premièrement, n’est pas d’abord lié aux interventions françaises en Syrie ou à l’Irak : il existait bien avant elles. Il touche d’ailleurs également des pays qui ne sont nullement engagés dans ces conflits (comme l’Allemagne ou la Belgique). Le terrorisme en Europe prend certes sa place dans la lutte que mène l’Etat islamique pour instaurer un califat à l’échelle mondiale. Mais il résulte avant tout de la volonté d’une partie de la communauté immigrée d’affronter ouvertement les Européens et les sociétés européennes.

La société française, deuxième point, n’est pour rien dans le radicalisme musulman. Celui-ci monte de la même manière dans tous les pays européens, y compris les plus ouverts et les plus tolérants, comme les pays scandinaves. Ces derniers en outre n’ont pas de passé colonial ni esclavagiste : cela ne les empêche aucunement d’être touchés par la montée de l’islamisme.

S’agissant de la montée de l’extrême droite, elle n’est évidemment pas une cause de la radicalisation des musulmans mais tout au contraire l’une de ses conséquences.

Enfin, troisièmement, la distinction faite entre radicaux et musulmans modérés ne correspond pas à la réalité. Il n’y a pas entre eux de ligne de partage : au sein de la communauté musulmane, les terroristes sont comme des poissons dans l’eau.

 

  • La soumission en marche

La dernière constatation qu’il est possible d’effectuer au vu des derniers attentats est, elle, inédite : on  a vu à cette occasion apparaître en pleine lumière, pour la première fois, des comportements de soumission caractérisée.

C’est ainsi que trois personnes directement victimes des attentats ont éprouvé le besoin de proclamer leur refus de la haine et des amalgames. Une victime de l’attentat de Bruxelles amputée d’une jambe appelle à ne pas faire d’amalgames entre terroristes et musulmans. Un autre, qui a perdu son fils dans l’attentat du Bataclan, déclare qu’il n’a « pas de haine », se demande à propos des terroristes, « comment la France a pu échouer à donner de l’espoir à autant de jeunes » et considère qu’il doit lui-même en prendre « une part de responsabilité ».  Un autre, encore, qui a perdu sa femme dans l’attentat du 13 novembre, se multiplie dans les médias pour plaider le vivre ensemble.

A en juger par ces réactions, la soumission que prophétise Houellebecq semble bel et bien en marche.

**

Un jour ou l’autre les prochains attentats ajouteront de nouvelles dimensions à ce schéma déjà catastrophique. On peut notamment penser aux trois suivantes :

Inévitablement l’un des futurs attentats franchira un cap quantitatif : attaque chimique, empoisonnement de l’eau d’une ville, vague d’incendies coordonnés avec attaque des pompiers débordés, destruction d’un barrage, attentat dans une centrale nucléaire…  Avec cette fois-ci des milliers de morts. Les attentats pourraient également marquer un saut qualitatif en s’attaquant à des éléments majeurs du patrimoine national (destruction d’oeuvres d’art ou de monuments symboliques, par exemple).

Il n’est pas exclu d’autre part qu’un futur attentat fournisse à la classe dirigeante un prétexte pour se débarrasser de ses principaux opposants : l’extrême-droite. Le régime pourrait s’efforcer de mettre en cause sa responsabilité, par exemple en fabriquant un attentat de toutes pièces ou en manipulant un émule de Breivik et en l’incitant à passer à l’action. Les leaders d’extrême-droite pourraient alors été arrêtés dans la foulée et les partis et les médias de leur mouvance interdits. C’est de cette manière que  l’incendie du Reichstag avait permis à Hitler de se débarrasser des communistes allemands. De même celui de Rome avait donné à Néron l’occasion de désigner et de pourchasser les Chrétiens.

Un prochain attentat pourrait également entraîner de la part de la classe dirigeante française un geste de soumission spectaculaire. On se rappelle que les émeutes de 2005 avaient conduit M. Sarkozy à mettre en place de nombreux mécanismes de discrimination positive : dans le même esprit un prochain attentat pourrait inciter le président du moment à nommer, par exemple, un premier ministre musulman.

De sorte que la question, nous semble-t-il, se pose désormais de la façon suivante. La répétition probable des attentats va-t-elle entraîner un effet de banalisation, d’acceptation passive et d’adaptation progressive de la population à ce nouveau contexte ? Ou bien provoquera-t-elle une montée aux extrêmes, par un mécanisme d’action-réaction et d’enchaînements à progression géométrique ? Nous ne devrions pas tarder à le savoir.

Deux nouveaux attentats en France : La classe dirigeante, première coupable

Chronique de Paysan Savoyard

(n°147 – juillet 2016)

 

La série des attentats commis par des islamistes continue. Cette fois c’est à Nice et St-Etienne-du-Rouvray, dans la banlieue de Rouen. Le premier attentat frappe par le nombre des morts (84). Le second par son caractère délibérément symbolique : un prêtre dans son église pendant la messe, vieillard de 85 ans, égorgé à genoux après une proclamation en arabe, selon le protocole fixé par l’Etat islamique.

Le terrorisme peut donc frapper partout : dans une grande ville balnéaire en principe fortement sécurisée ; comme dans une banlieue quelconque de la France déshéritée. Il peut frapper tout le monde : des passants choisis au hasard aussi bien que les cibles les plus symboliques.

Les premiers attentats commis en France par des immigrés issus du monde musulman datent des années quatre-vingt. Les attentats de ces derniers mois illustrent une double évolution : une fréquence et une régularité croissante ; une ampleur elle aussi croissante en termes de nombre de victimes.

Les autres pays européens envahis par les immigrés font face également, comme il est logique, aux attaques terroristes : la Belgique et l’Allemagne ces dernières semaines (3 attaques en Allemagne en quelques jours)…

La classe dirigeante, qui organise depuis cinq décennies une immigration massive, est directement responsable de ces attentats, aussi responsable que les terroristes qui les ont personnellement perpétrés. Du moins les terroristes nous débarrassent-ils de leur présence en mourant dans les attaques, tandis que les dirigeants Français et Européens restent, pour l’heure, impunis.

Pour dissimuler sa responsabilité et pouvoir poursuivre sa politique immigrationniste et mondialiste, la classe dirigeante multiplie, comme à chaque attentat, les contre-vérités. Nous nous concentrerons pour cette fois sur les trois plus grossières.

 

  • « Nous sommes en guerre avec le terrorisme »

M. Hollande l’assure : la France est en guerre avec le terrorisme. Il nous paie de mots bien entendu. Bien loin de mener une quelconque guerre, les pouvoirs publics continuent à afficher un laxisme complet à l’égard des populations à risque. La délinquance ne fait l’objet d’aucune répression sérieuse. Les actes émeutiers dans les banlieues sont quotidiens (voitures brûlées, policiers, pompiers et chauffeurs de bus caillassés…). Quant aux terroristes, ils disposent manifestement d’une grande liberté de mouvement.

Les deux derniers attentats mettent ainsi en lumière, comme à chaque fois, le laxisme et l’incompétence des autorités et des services censés protéger la population. Comme à chaque fois les auteurs étaient connus et repérés comme délinquant et/ou islamiste. Celui de Nice avait été condamné pour des faits de violence. L’un des terroristes de Rouen était fiché « islamiste radical » et avait été emprisonné pour avoir tenté par deux fois de rejoindre la Syrie. Ces deux personnages ont pu pourtant commettre leurs attentats librement.

Comme à chaque attentat, M. Hollande annonce que la France renforcera sa participation  à la lutte contre Daech en Syrie. Pourtant ce n’est évidemment pas en Syrie, ni en Irak, ni au Mali que les choses se jouent pour les Européens. Même si l’Etat islamique est chassé de toutes les régions dont il a pris le contrôle, il se reconstituera ailleurs dans un autre secteur du monde musulman en guerre. Et surtout, même si Daech est finalement privé de toute base territoriale, cela ne l’empêchera nullement de continuer à lancer des mots d’ordre et d’inciter ses sympathisants à passer à l’acte en Europe et partout dans le monde.

 

  • « Nous devons désormais vivre avec le terrorisme »

La droite réclame des mesures de durcissement, qu’elle n’avait pas prises quand elle était elle-même confrontée au terrorisme et qui sont de toute façon dérisoires (comme l’internement des fichés S).

La gauche, elle, déclare que la guerre contre le terrorisme sera longue. Elle fait valoir qu’il est impossible de surveiller tous les terroristes potentiels et tous les lieux susceptibles d’être frappés. Elle proclame, qui plus est, « refuser des mesures qui menaceraient les libertés, l’état de droit et nos valeurs ». Tirant la conclusion logique de ces trois prémisses, elle annonce que les Français vont « devoir vivre avec le terrorisme ».

Cette impuissance assumée des pouvoirs publics est évidemment scandaleuse. Le premier des droits et la première des libertés sont bien de pouvoir vivre en sécurité dans son propre pays. Le premier des devoirs d’un gouvernement n’est pas de célébrer des « valeurs » mais d’assurer la sécurité de sa population.

Les aveux d’impuissance volontaire des pouvoirs publics sont d’autant plus odieux qu’ils s’accompagnent de proclamations faussement martiales, de regards sombres surjoués et de coups de mentons ridicules : « en guerre…, état d’urgence…, devoir de résister…, fierté…, valeurs…, pas peur… ». Cette logorrhée sans consistance, ce bavardage vide de contenu, cette jactance dérisoire pourraient susciter de la part de la population française ainsi abusée et manipulée une réaction d’irrépressible colère… Il n’en est rien, au grand soulagement des oligarques.

Il serait pourtant évidemment possible de mettre fin rapidement au terrorisme (ainsi qu’à la délinquance de masse) si un gouvernement digne de ce nom choisissait de mettre en œuvre les mesures adaptées. Ni inhumaines, ni sanglantes, ces mesures seraient, pour les plus importantes, au nombre de quatre. Enfermer pour des périodes longues tous les délinquants récidivistes. Expulser les étrangers délinquants, y compris les étrangers naturalisés. Arrêter l’immigration. Conduire par différents moyens une partie des immigrés à regagner leur pays d’origine.

Redisons cette évidence. Les attentats sont tous attribuables à des personnes d’origine immigrée : pas d’immigration et pas d’immigrés, pas de terrorisme.

Mettre en œuvre ces politiques. Ou accepter de vivre avec le terrorisme… A nous de voir.

 

  • « Face aux terroristes qui veulent nous diviser, nous devons préserver la cohésion des Français de toutes origines et de toutes confessions »

Comme à l’habitude, la classe dirigeante en appelle à l’unité des Français de toutes origines et de toutes confessions. « Faire bloc, dit M. Valls, face à ceux qui veulent nous diviser… et créer une guerre de religions ». « Nous devons être dans une cohésion, dans un ensemble, dans un bloc » renchérit M. Hollande, dans le style hésitant et bancal qui n’appartient qu’à lui. M. Juppé a les mêmes mots : « Quelle que soit leur religion, les Français doivent faire bloc ».

Dans le même temps la classe dirigeante entend profiter des attentats pour tenter de disqualifier les « populistes » et les « obsédés du grand remplacement » qui dénoncent sa politique immigrationniste. Selon la classe dirigeante, la vraie fracture n’oppose pas Français de souche et musulmans, mais ceux qui veulent « vivre ensemble », dont l’immense majorité des immigrés, et ceux qui cherchent la confrontation : les islamistes et l’extrême droite. Présentés comme des frères ennemis, ou comme les deux faces d’une même pièce, populistes et islamistes sont ainsi renvoyés dos à dos. Signalons par exemple ce tour de force de SOS Racisme qui dans un communiqué a réussi à qualifier les terroristes de mouvement « d’extrême droite » !

Pour affirmer que l’immense majorité des musulmans et des immigrés sont modérés, pacifiques, désireux de s’intégrer et qu’ils « n’ont rien à voir avec le terrorisme », la classe dirigeante estime disposer de preuves irréfutables : « Les responsables de la communauté musulmane condamnent unanimement chaque attentat. De plus parmi les victimes des attentats, on trouve à chaque fois des personnes d’origine immigrée ». Ce qui permet aux oligarques de l’affirmer : « Les musulmans sont eux aussi des victimes du terrorisme. Ils en sont même les premières victimes puisque les attentats augmentent le racisme et la suspicion à leur égard ».

L’analyse mise en avant par la classe dirigeante est erronée dans sa totalité :

Parce que même si les terroristes ne sont évidemment qu’une minorité au sein de la communauté musulmane, ils sont tout de même, de toute évidence, nombreux.

Parce que les situations où de jeunes d’immigrés proclament leur solidarité avec Daech et  les terroristes sont monnaie courante  dans la rue et dans les établissements scolaires.

Parce que l’islam n’est pas une religion de paix. Le Coran est rempli de proclamations guerrières et haineuses. Et les pays musulmans sont tous en guerre, civile ou externe.

Parce que le monde musulman et l’Europe ont toujours été en conflit. Modérés ou non, tous les musulmans cultivent dès lors un certain degré de ressentiment envers les Européens.

Parce que les terroristes et les musulmans vivent en symbiose. Ils appartiennent aux mêmes familles, fréquentent les mêmes mosquées, partagent les mêmes analyses fondamentales. Il n’y a pas de solution de continuité entre modérés et islamistes. Au sein de la communauté musulmane, les islamistes sont comme un poisson dans l’eau.

Parce que même si les musulmans ne sont certes pas terroristes pour la plupart, beaucoup sont tout de même délinquants. Beaucoup d’entre eux également pourrissent la vie quotidienne des Français moyens par leur comportement incivil et agressif.

Parce que de nombreux immigrés s’abreuvent aux chansons de rap, truffées d’incantations antiFrance haineuses et guerrières.

Parce que les braves gens qui, bien sûr, existent parmi les immigrés, n’ont pas la parole : ils ne pourront pas et ne voudront pas se mettre en travers des radicaux qui font la loi.

Certes les musulmans, aussi bien en Europe que dans les pays où ils sont majoritaires, ne sont pas unis. Ils sont même, comme nous le notions plus haut, le plus souvent en guerre : guerres ethniques et tribales ; oppositions raciales et nationales (entre Arabes, Turcs, Perses…) ; lutte entre sunnites et chiites. L’affrontement entre l’Etat islamique (et avant lui Al Quaida) et les régimes en place dans les différents pays de la zone constitue l’un des conflits qui traversent le monde musulman. Daech est l’ennemi du régime marocain, du régime turc, du régime saoudien : mais le fait que les dirigeants Saoudiens ou les Turcs sont les ennemis de Daech n’en fait pas pour autant des amis de l’Europe.

De même, dans nos pays, la plupart des musulmans ne sont pas, sans doute, favorables à Daech  et ils en sont parfois les victimes : cela ne fait pas d’eux pour autant nos amis, contrairement à ce que prétendent les dirigeants européens félons.

Daech veut déclencher une guerre frontale entre l’Occident et le monde musulman, qu’il veut regrouper en un califat mondial. Les musulmans modérés participent eux, de façon consciente ou non, à une autre stratégie : la conquête de l’Europe en douceur par l’immigration et la démographie.

La stratégie de conquête par le nombre et le projet de Daech sont concurrents et ennemis : cela ne fait pas des musulmans modérés nos amis.

On renverra sur ce point à notre article de novembre 2015 suite aux attentats de Paris.

 

**

Notons que l’assassinat du prêtre de St-Etienne-du-Rouvray a suscité de la part des catholiques des réactions aussi atterrantes que prévisibles : nous y reviendrons dans un article suivant.

Terminons par cette question. Se peut-il que la multiplication des attentats finisse par provoquer un renversement de la situation et conduise les populations Françaises et Européennes à porter enfin au pouvoir des responsables qui arrêteront l’invasion migratoire ?