Nous n’avons aucun devoir envers les « réfugiés » : s’ils veulent une vie meilleure, qu’ils la construisent chez eux

Chronique de Paysan Savoyard

(n°201 – juin 2018)

 

L’épisode de l’Aquarius offre au Système mondialiste et immigrationniste l’occasion de se livrer à une vaste opération de propagande, au service de laquelle il fait donner tous ses relais : belles âmes des associations caritatives, religieux, avocats, éditorialistes, universitaires, experts, philosophes, juristes, tous plaident pour que l’Europe reste ouverte aux migrants. Il va de soi que cette propagande est entièrement bâtie sur le mensonge et la manipulation.

 

  • « Les Européens ont manqué de solidarité à l’égard de l’Italie »

Selon le Système, les Européens ont ces dernières années manqué de solidarité à l’égard de l’Italie et la Grèce, les laissant seules assumer la charge de tous les réfugiés débarquant sur leurs côtes : il est donc impératif d’organiser enfin une répartition de ces réfugiés entre les différents pays européens afin que chacun puisse prendre sa part de la charge.

Cette propagande est doublement mensongère. Il est faux, premièrement, de prétendre que l’Italie et la Grèce aient dû prendre à leur charge la totalité du flux des réfugiés : une bonne part des immigrés débarqués dans ces deux pays ont en effet passé ensuite les frontières clandestinement et se sont installés ailleurs en Europe, en particulier en France.

Surtout, le raisonnement fondé sur la « solidarité » et « l’obligation de se répartir la charge »  vise à faire croire que les Européens ont collectivement le devoir d’accueillir les immigrés : or ce devoir n’existe que dans l’imaginaire des immigrationnistes. Nous n’avons en réalité aucun devoir d’accueillir des migrants, quels que soient l’étiquette dont on les affuble ou le statut « bidon » qu’on leur attribue (migrants, réfugié, demandeur d’asile, exilé…). Les seuls envers qui les autorités des pays européens ont des devoirs sont les populations européennes : elles ont le devoir de les protéger et de faire cesser l’invasion en cours. Et elles font l’inverse…

 

  • « La solution ne peut être qu’européenne »

Le Système affirme qu’il n’y a pas de solution nationale à la crise migratoire : la politique en ce domaine ne peut être qu’européenne. Cet élément de propagande est à la fois immigrationniste et européiste : il s’agit de renforcer l’idée selon laquelle il ne peut y avoir de salut en dehors de l’UE.

Il s’agit là encore d’un mensonge. Si la solution consiste à fermer les frontières nationales afin de faire cesser l’immigration clandestine, ainsi que le souhaite la majorité de l’opinion publique dans tous les pays européens, la chose est tout à fait à la portée de chacun des Etats membres : la décision du gouvernement italien vient de le montrer. Si les ordres adéquats lui sont donnés, la marine italienne pourra être utilisée désormais, non pour aller chercher les immigrés en mer comme cela a été le cas ces dernières années, mais au contraire pour les empêcher d’approcher les côtes du pays.

 

  • « Nous devons sauver des personnes en danger »

Selon le Système, nous devons tout faire pour sauver des personnes fragiles ou en danger, enfants, femmes enceintes, malades, tous menacés de noyade.

Là encore le discours du Système est malhonnête. Les personnes qui entreprennent d’émigrer et d’embarquer sur des bateaux surchargés se mettent en danger de façon volontaire : ces immigrés et leurs passeurs cherchent à faire pression sur les Européens, en jouant sur les « valeurs » que ceux-ci croient devoir s’imposer.

Les Européens doivent refuser ce chantage. S’ils cessent de recueillir les bateaux qui se présentent à leurs côtes, les immigrés cesseront d’embarquer. Au contraire, en secourant les « réfugiés », les dirigeants européens créent un appel d’air et incitent un flot sans cesse renouvelé de nouveaux migrants à tenter leur chance : ces dirigeants européens sont dès lors les premiers responsables des noyades qui se produisent en Méditerranée.

 

  • « Nous avons le devoir d’accueillir ces personnes qui sont des réfugiés »

Selon le Système, conformément à leurs lois et à leurs valeurs les Européens ont le devoir d’accueillir les réfugiés, tels que ceux qui traversent la Méditerranée. De façon plus générale, ils ont le devoir d’organiser l’accueil des demandeurs d’asile, qui fuient la guerre ou les persécutions.

Cette composante de la propagande du Système est là encore particulièrement contestable. D’abord parce que la plupart de ceux qui traversent la Méditerranée n’entrent pas en Europe pour fuir la guerre : ce sont des migrants, qui viennent profiter de la prospérité des pays européens.

Il est de fait cependant que de nombreux pays, en particulier en Afrique et en Orient, sont en guerre avec leurs voisins ou confrontés à des violences internes, d’origine raciale, ethnique ou religieuse. Pour s’en tenir à l’Afrique, les pays actuellement en guerre sont nombreux : Libye, Soudan, Ethiopie, Somalie, Congo, Centre-Afrique, Cameroun. Il en est de même de toute la zone sahélienne, Algérie, Mauritanie, Mali, Niger, Tchad, confrontée au terrorisme islamiste. Devons-nous nous disposer à accueillir tous les ressortissants de ces différents pays en tension ou en guerre qui souhaitent venir en Europe, ainsi que l’affirme la classe dirigeante ? La réponse raisonnable est évidemment non, et la majorité des Européens de souche partagent ce point de vue.

 

  • « Les Européens doivent trouver une solution à cette crise migratoire »

Selon les porte-paroles du Système, l’Europe fait face à une « crise migratoire » et doit trouver des « solutions » pour la régler. Mensonge là encore.

Qu’est-ce en effet qu’une crise ? Une crise a un caractère ponctuel : elle peut comme telle être dépassée et réglée grâce à la mise en oeuvre de mesures idoines. Une crise a un caractère fortuit et indésirable : sa survenance n’ayant pu être évitée, il reste à s’efforcer de la surmonter. Or l’arrivée massive des immigrés en Europe n’a rien d’une crise ponctuelle : elle a commencé il y a maintenant cinquante ans et a pris désormais une dimension invasive. De même l’immigration massive n’a rien de fortuit : elle a été voulue, encouragée et organisée par le Système. Nulle crise donc, mais un processus, déclenché délibérément par les classes dirigeantes européennes.

 

  • « Les Européens doivent respecter les règles internationales de droit, conformément à leurs valeurs »

Pour fonder sa politique, le Système multiplie les références au « droit » : droit d’asile, déclaration universelle des droits de l’homme, convention de Genève, droit international maritime… Il s’agit de convaincre les opinions publiques européens qu’il n’y a pas d’autre choix que de respecter ces différents principes et règles.

Or il n’en est rien. Ces règles, premièrement, ne découlent pas de principes sacrés déterminés universellement et de toute éternité : elles ont été fixées, par les seuls occidentaux, en fonction de certaines valeurs et de certains objectifs. Ces valeurs et ces objectifs ne lient que ceux qui les partagent.

Ces règles de droit, d’autre part, n’ont rien d’intangible : elles ont donné lieu à des traités et accords internationaux, dont les pays signataires peuvent librement décider de sortir.

Il faut relever en outre que le Système viole ou travestit lui-même les règles dont il se prévaut. C’est ainsi que, depuis plus de dix ans, le droit d’asile a été détourné de son objet : ce ne sont plus des personnes menacées qui présentent une demande d’asile mais des migrants économiques par centaines de milliers. Par exemple encore, dans le cas de l’Aquarius, les propagandistes du Système ont dénoncé le non respect par l’Italie du droit international maritime, qui impose de sauver un navire en détresse : or le droit en question n’impose nullement de sauver des gens qui se mettent eux-mêmes en danger dans le but de faire pression et de créer un fait accompli.

 

  • « La France a refusé d’accueillir une partie des réfugiés débarqués ces dernières années en Italie et en Grèce »

Le Système profite de l’affaire de l’Aquarius pour souligner que la France a jusqu’ici refusé d’accueillir les réfugiés débarqués ces dernières années sur les côtes méditerranéennes de l’Europe. Il veut conduire ainsi l’opinion à accepter l’accueil en France d’une partie des réfugiés de l’Aquarius.

Il s’agit là, une fois encore, d’un mensonge grossier : non seulement la France n’a jamais fermé la porte aux migrants, mais le nombre des arrivées sur le territoire n’a jamais été aussi élevé. Le nombre des installations légales d’immigrés non européens a atteint en 2017 le record de 267.000. Toutes les autres voies d’immigration augmentent également et atteignent des records : demandes d’asile présentées, demandes d’asile satisfaites, demandes présentées par des « dublinés », c’est à dire notamment par des personnes débarquées sur les côtes italiennes ou grecques (voir cette chronique).

Rappelons également que les naissances issues de l’immigration non européenne sont une autre modalité majeure de l’invasion migratoire : elles représentent désormais 40 % des naissances en métropole (voir cette chronique)

 

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Les propagandistes du Système prennent manifestement plaisir à provoquer les Français moyens de souche : alors que, selon les sondages, la majorité de ces Français sont hostiles à la poursuite de l’immigration, les médias se félicitent eux ces jours-ci que les migrants de l’Aquarius ou ceux des campements du nord de Paris ont pu être « sauvés », « mis à l’abri », « mis en sécurité »…

Ces gens qui se pressent en Europe, sur nos côtes, dans nos aéroports ou à nos frontières terrestres, ne sont pas des réfugiés mais des envahisseurs. Nous n’avons aucun devoir à leur égard. S’ils sont en quête d’une vie meilleure, qu’ils la construisent chez eux.

 

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M. Macron, l’employé modèle du Système

Chronique de Paysan Savoyard

(n°200 – mai 2018)

 

L’anniversaire de l’élection de M. Macron permet de dresser un premier bilan. Au terme de cette première année de pouvoir macronien, on peut constater que les évolutions à l’œuvre depuis quatre ou cinq décennies sont en train de s’accélérer : M. Macron conduit de façon efficace la politique mondialiste, libérale et immigrationniste pour laquelle le Système l’a choisi.

 

  • Macron-Rothschild est comme prévu le président des riches

Conformément aux vœux de ceux qui l’ont porté au pouvoir, après l’avoir sélectionné et financé sa campagne, la politique de M. Macron est favorable aux plus riches.

L’ISF a été remplacé par un impôt (l’IFI) qui ne pèsera plus que sur le patrimoine immobilier. Alors qu’ils constituent la plus grosse partie du patrimoine des plus riches, les actifs financiers vont donc désormais être exonérés.

L’impôt sur les revenus du capital est lui fortement réduit. Au lieu d’être imposés à l’impôt sur le revenu, comme ils l’étaient sauf exception jusqu’à présent, impôt sur le revenu dont le taux maximum est de 45 %, les revenus du capital seront désormais soumis à un « prélèvement forfaitaire unique » de 12,80 % (en comptant les cotisations sociales, d’un niveau très inférieur à celles qui pèsent sur le travail, le PFU total sera de 30 %).

Selon le président PS de la commission des finances, le gain de ces deux réformes, IFI et PFU peut être estimé à 1,5 million d’euros par an en moyenne pour chacun des cents premiers contribuables à l’ISF.

M. Macron vient en outre d’annoncer la suppression de « l’Exit tax », que M. Sarkozy avait instituée afin de freiner l’exil fiscal (cette taxe pèse sur les plus values constatées lorsqu’un contribuable transfère son domicile fiscal à l’étranger).

Enfin M. Macron a également annoncé la baisse prochaine de l’impôt sur les bénéfices des sociétés.

Dans le même registre, on peut noter que le nombre des travailleurs détachés s’est envolé en 2017, au bénéfice des employeurs et au détriment des salariés et petits artisans français : il atteint 516 000, soit une hausse de 46 % par rapport à 2016 (étant précisé, qui plus est, que ce chiffre ne comprend ni le secteur du transport routier ni les nombreux travailleurs non déclarés).

Comme le dit perfidement M. Hollande, son successeur est moins le président des riches que celui des hyper-riches.

 

  • Les militants et électeurs de la gauche anticapitaliste, « idiots utiles » du Système

Dans ce contexte, les différentes nuances et factions de la gauche anti-capitaliste (communistes, trotskystes, socialistes marxisants, écologistes, anarchistes) se mobilisent contre la politique menée par M. Macron. Le résultat de M. Mélenchon, qui a obtenu 7 millions de voix en 2017, a montré que ce courant politique est toujours bien vivant et puissant : il représente environ 20 % de l’électorat qui s’exprime, soit un score comparable à ceux qu’atteignait le PCF à son apogée.

Ce courant comporte une avant-garde violente, composée des Antifas, Black-blocs et autres casseurs, qui se manifeste régulièrement. On se souvient de l’agression de policiers à Viry-Châtillon en 2016. Ces derniers mois les casseurs se sont manifestés à Notre-Dame-des-Landes, dans les blocage des facs et lors du 1er mai. On peut relever également les fréquentes agressions de militants et de cadres d’extrême-droite, telle que celle dont vient d’être victime R. Ménard (on notera que cette agression a été applaudie sur les réseaux sociaux par un grand nombre de commentateurs appartenant à la gauche anticapitaliste). Cette avant-garde poursuit la tradition violente qui est celle de la gauche communiste depuis 200 ans ; nous y reviendrons.

Pour le Système, cette gauche anticapitaliste joue un rôle très positif. Elle permet à M. Macron de se poser en modéré et en réaliste face aux différents extrémismes de gauche et de droite : il peut ainsi mener une politique favorable aux riches, tout en paraissant occuper le centre de l’arc politique. En outre M. Macron sait qu’il retrouvera les suffrages de la plupart de ces électeurs d’extrême-gauche au moment décisif dans quatre ans. Les militants et électeurs de la gauche anticapitaliste jouent donc à la perfection le rôle « d’idiots utiles » que le Système attend d’eux.

 

  • Le totalitarisme doucereux accentue son emprise

Même s’il se présente de façon doucereuse et hypocrite, le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire est un totalitarisme. La première année de pouvoir de M. Macron vient le confirmer.

Sous le prétexte de lutter contre l’incitation à la haine, le Système continue ainsi à harceler les dissidents. Les militants de Génération identitaire qui, pour dénoncer l’immigration, avaient en 2012 occupé pacifiquement pendant quelques heures une mosquée en construction ont été lourdement condamnés il y a quelques semaines (5 militants ont été condamnés à 1 an de prison avec sursis, 5 ans de privation de droits civiques et 40 000 euros d’amende au total).

Jean-Marie Le Pen a été condamné une fois encore (sa condamnation pour des propos « haineux » contre les Roms vient d’être confirmée le 6 mars par la Cour de cassation). E. Zemmour vient lui aussi d’être condamné une nouvelle fois, le 3 mai, pour des propos « haineux » contre l’islam. Ces derniers jours, le Système vient de faire fermer les comptes de Génération identitaire sur les différents réseaux sociaux.

Comme l’a noté J.Y. Le Gallou, la fermeture des comptes de Génération identitaire illustre éloquemment le fait que le Système a la maîtrise de la totalité des lieux de pouvoirs et d’expression. C’est ainsi que le patron de Facebook France qui a fermé le compte n’est autre qu’un préfet, proche de M. Sarkozy : il a répondu à la demande du gouvernement et notamment à celle d’un autre préfet, responsable de la Dilcra, organisme officiel de l’antiracisme.

Comme ses prédécesseurs, le pouvoir macronien illustre également un autre aspect du totalitarisme à l’oeuvre : l’arbitraire et le deux poids-deux mesures. Pendant que les dissidents anti Système sont condamnés et interdits, les casseurs et Black-blocs bénéficient de la plus grande mansuétude. L’agresseur principal des policiers de Viry-Châtillon est déjà sorti de prison. De même les centaines de rappeurs haineux ne sont jamais poursuivis. Les multiples discours de haine tenus par les immigrés sur les réseaux sociaux ne font l’objet d’aucune répression. Tandis que les très rares et très limitées actions hostiles contre les mosquées ont été lourdement condamnées, alors qu’elles se limitent à quelques tags, les actes de vandalisme contre les églises se multiplient sans provoquer de réaction du Système.

L’illustration la plus criante de ce deux poids-deux mesures est toute récente : tandis que, comme on l’a indiqué plus haut, les militants ayant occupé une mosquée vide et en construction viennent d’être lourdement condamnés, une manifestation de « sans-papiers », bruyante et provocatrice, avec banderoles et slogans hurlés par haut-parleur, a été organisée, avec l’appui du parti de M. Mélenchon, à l’intérieur même… de la basilique St-Denis, sans que les pouvoirs publics aient déclenché aucune poursuite.

Dans ce même registre du deux poids-deux mesures et du laxisme à géométrie variable, on notera que la réduction de la vitesse sur les routes à 80 km/h va permettre d’accentuer la politique d’intimidation des Français moyens.

Le Système attend probablement une occasion favorable pour se débarrasser des dissidents et pour faire taire ses plus sérieux opposants, en particulier Eric Zemmour et Renaud Camus. Il se dit que le pouvoir a mis au point depuis déjà plusieurs années le scénario d’un attentat d’extrême-droite manipulé ou fabriqué de toutes pièces, qui pourra être monté en épingle et permettra de justifier des mesures radicales contre les dissidents.

 

  • Le rythme de l’invasion migratoire organisée par le Système s’accroît encore

M. Macron avait annoncé qu’il considère l’immigration comme une chance : l’accélération de l’invasion depuis qu’il est arrivé au pouvoir n’est donc pas une surprise. Les chiffres de l’immigration atteignent de nouveaux records, qu’il s’agisse des installations légales (+ 13 % en 2017 par rapport à l’année précédente), des demandes d’asile enregistrées (+17 %), des demandes d’asile satisfaites (+21 %) ou encore des visas délivrés (+13 %). C’est ainsi que le nombre des installations légales d’immigrés en 2017 a atteint le record de 262 000.

M. Macron est actuellement en train de faire passer un projet de loi « asile et immigration » qui ne contient que des mesures « bidon » contre l’immigration clandestine, tandis que d’autres mesures, précises et efficaces celles-là, vont accentuer l’immigration (voir cette chronique). Là encore, face aux protestations en sens opposé de l’extrême-gauche d’une part, de la droite et de l’extrême-droite d’autre part, M. Macron occupe la posture du juste milieu : il parviendra ainsi sans difficulté à abuser l’opinion et à la convaincre que son projet est raisonnable, à la fois humaniste et ferme, alors qu’il est en réalité destiné à accentuer l’immigration.

Notons enfin sur le chapitre de l’immigration que, comme ses prédécesseurs, M. Macron multiplie les concessions et les accommodements envers les immigrés. C’est ainsi que s’organisent de plus en plus souvent ces derniers mois des réunions publiques interdites aux Blancs. On imagine la réaction du pouvoir si l’extrême-droite se mettait à organiser des réunions interdites aux Noirs et Arabes…

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Comme on pouvait le prévoir (voir ces chroniques), M. Macron, plus habile et efficace que ses devanciers, se comporte comme un employé modèle du Système.

Nous ne voulons pas de leurs « valeurs », qu’ils ne cessent eux-mêmes de bafouer

Chronique de Paysan Savoyard

(n°199 – mai 2018)

 

Les dirigeants du Système et leurs principaux serviteurs et obligés, politiciens, journalistes, intellectuels, juges et hauts-fonctionnaires, brandissent à tout propos les valeurs dont ils se réclament et dont ils proclament l’universalité : démocratie, liberté, égalité, laïcité… C’est sur ces valeurs qu’ils fondent leur légitimité : ils se présentent comme leurs défenseurs, leurs hérauts, leurs boucliers face à tous ceux, réactionnaires, populistes et nostalgiques de l’identité rancie, qui veulent « ressusciter les vieux démons ».

Dans la réalité les tenants du Système violent au quotidien ces « valeurs républicaines » qu’ils portent en étendard. Jamais depuis la révolution française le pouvoir n’avait à ce point mis en avant les principes et les valeurs. Jamais depuis cette même période il ne les avait à ce point piétinées.

 

  • Ils glorifient la démocratie et organisent l’invasion de l’Europe sans avoir jamais demandé l’avis de la population

Le Système se revendique hautement de la démocratie. Il se comporte dans la réalité de façon parfaitement tyrannique.

C’est ainsi que les gouvernements successifs, réputés démocratiques, se gardent bien de consulter le peuple sur les sujets cruciaux, refusant toute démocratie directe. Lorsqu’en 2005 ils ont par exception organisé un référendum sur l’Europe et que contrairement à leurs prévisions leur projet a été repoussé, ils sont passés outre et ont appliqué tout de même les dispositions qui venaient d’être rejetées.

Ces gouvernements soi-disant démocratiques ainsi engagé la politique d’immigration massive, décisive pourtant quant à ses conséquences à court et long terme, sans consulter la population. Mieux, ils la poursuivent et l’accentuent alors qu’ils savent parfaitement, au vu des études d’opinion unanimes depuis plus de vingt ans, que la population y ait majoritairement opposée.

Les élites européennes veulent aujourd’hui contraindre et punir des dirigeants librement et largement élus, tels les gouvernements hongrois et polonais, accusés de ne pas respecter « les valeurs européennes et l’Etat de droit ».

C’est là également l’un des aspects du comportement antidémocratique des élites Systémiques : des instances non élues, les juges d’une part, les organes de l’Union européenne d’autre part, viennent borner et réduire les marges de manœuvre des pouvoirs issus de l’élection. Il est piquant de remarquer que ces instances non élues s’appuient elles-mêmes sur les « valeurs », qu’elles dénomment « Etat de droit », pour limiter et encadrer la démocratie.

 

  • Ils célèbrent la liberté et font taire les dissidents

Les porte-paroles du Système affirment défendre et promouvoir la valeur fondamentale de la liberté. Le Système ne cesse pourtant de restreindre la liberté d’expression et de durcir les lois destinées à réduire les dissidents au silence, au nom de la lutte contre la haine. On enregistre par exemple ces jours-ci une nouvelle condamnation d’E. Zemmour ou encore la fermeture du compte Facebook du mouvement Génération identitaire (voir cette chronique).

De même le Système met en place différents mécanismes autoritaires et de coercition visant à imposer sa vision du monde (les quotas, la discrimination positive…). Les lois anti-discrimination interdisent ainsi désormais de choisir librement son employé, son collaborateur, son locataire ou l’acheteur du logement que l’on met en vente. Avec des dispositifs comme celui de loi SRU ou de la politique de « mixité scolaire », le Système cherche en particulier à imposer à tout le monde la cohabitation avec les immigrés.

Surtout le Système fait entrer par millions des immigrés qui viennent ruiner la première des libertés dont les Français de souche disposaient jusque-là : la liberté de vivre en sécurité et d’aller et venir en toute sérénité.

 

  • Ils promeuvent l’égalité et enrichissent les riches comme jamais

Les partisans du Système mettent en avant l’égalité, leur valeur républicaine la plus cardinale. Dans la pratique, les politiques mises en œuvre par le Système depuis plus de quatre décennies (mondialisation, délocalisations, travail détaché, immigration, dumping fiscal…) ont pour objectif et pour effet d’enrichir la classe dirigeante comme jamais dans l’Histoire. Dès lors les écarts ne cessent de se creuser avec la majorité de la population, classe moyenne et salariés de souche, en voie de précarisation et de déclassement.

Remarquons que les tenants du Système anonnent sans relâche le mot d’égalité tout en affichant à l’égard des électeurs « populistes » et « extrémistes », qui appartiennent majoritairement aux couches populaires, le mépris le plus ostensible.

Les tenants du Système, cela va sans dire, s’arrangent pour se tenir eux-mêmes à l’écart de l’immigration qu’ils organisent. Celle-ci introduit dès lors une nouvelle source d’inégalités majeures entre ceux qui disposent des moyens financiers permettant de s’en protéger et ceux qui n’ont d’autre choix que de la subir.

 

  • Ils révèrent la laïcité et installent l’islam en France

Les tenants du Système célèbrent et révèrent la laïcité, condition disent-ils de la liberté d’opinion et de la paix civile.

Ils font pourtant entrer en Europe par millions des immigrés, pour la plupart musulmans, à qui la notion de laïcité est radicalement étrangère. Envers ces immigrés une fois installés et envers leur religion, le Système multiplie les concessions et les « accommodements raisonnables » en contravention avec son principe de laïcité (construction de mosquées, halal, tenue vestimentaire…). Dans un registre comparable, on notera que le Système ne cesse de brandir les droits des femmes comme ceux des homosexuels, tout en important en masse des immigrés qui, lorsqu’ils auront le pouvoir, voileront les femmes et tabasseront les homos.

Le concept de laïcité est en réalité depuis deux-cents ans un prétexte et un paravent pour la politique républicaine d’hostilité à la religion catholique. Pour les laïcs militants, la montée en puissance de l’islam a l’intérêt de damer définitivement le pion du catholicisme. Quant à l’Eglise, les laïcs la tolèrent désormais, dès lors qu’elle est devenue insignifiante et qu’elle s’est alignée en tout point sur les dogmes républicains, à commencer par l’immigrationnisme.

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Les « valeurs républicaines », qui au demeurant n’ont rien d’universel, ne sont selon nous rien d’autre que des illusions, des leurres, des fausses pistes : nous y reviendrons (voir déjà cette chronique).

Les valeurs morales véritables ne sont pas là où la république les désigne : parmi les principales citons l’honnêteté, le souci de la vérité, la volonté de ne pas nuire à autrui, le respect des générations qui ont précédé et de celles qui suivront…. Ces valeurs fondamentales, les tenants du Système les violent sans relâche. Ils mentent. Ils sont hypocrites. Ils sont amoraux. Ils sont nihilistes. Ils sont d’un égoïsme absolu. Et surtout ce sont des traîtres.

Ils trahissent tout. Leurs promesses. Leur parole. Leurs électeurs naïfs. Ils trahissent les peuples européens. Ils trahissent le passé et ils trahissent l’avenir. Comme nous avons voulu ici le montrer, ils ne cessent même de trahir leurs propres « valeurs ».

Terminons sur cette remarque. Ces valeurs républicaines, ils les piétinent sans chercher à le dissimuler. En se réclamant sans cesse de principes qu’il viole grossièrement, le Système procède de façon provocatrice. Ce n’est pas par hasard. Cette attitude de provocation n’est pas gratuite : elle est un élément de son pouvoir. Abasourdi par tant d’impudeur, le peuple prend conscience de ce que le pouvoir qui le domine est arbitraire et qu’il ne reculera devant rien pour rester en place et parvenir à ses fins : le Système parvient ainsi à susciter la crainte et la résignation. Le viol de ses propres valeurs est pour le Système un instrument de son pouvoir totalitaire.

Le projet de loi immigration : Des mesures de durcissement « bidon » cachant plusieurs dispositions qui accentueront l’invasion

Chronique de Paysan Savoyard

(n°197 – avril 2018)

 

Le projet de loi du gouvernement intitulé « Pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif » se présente comme un texte équilibré. Il affirme viser à la fois l’ouverture – améliorer l’accueil des personnes en situation régulière – et la fermeté – éloigner plus efficacement du territoire les personnes en situation irrégulière -.

En réalité le caractère équilibré du projet est factice et la fermeté affichée un trompe-l’œil : les mesures de durcissement que le projet contient sont des mesurettes « bidon » visant à camoufler et à faire passer en douceur les autres dispositions du texte, qui sont elles destinées à accroître l’immigration.

Nous citerons ci-après les principaux articles du projet de loi et certains passages importants, avec le numéro de page correspondant, de l’étude d’impact annexée au projet. Nous renvoyons d’autre part à cette précédente chronique, dans laquelle figure une présentation générale du dispositif de l’asile.

 

  1. Les flux d’immigration ne cessent d’augmenter

Il faut rappeler tout d’abord le contexte dans lequel ce projet s’inscrit : le rythme de l’immigration s’est encore accéléré depuis que M. Macron a été élu.

  • L’immigration régulière

Les immigrés non européens entrés de façon régulière en France métropolitaine pour s’y installer (regroupement familial, étudiants, immigration de travail, asile) ont été 267.000 en 2017. Ce nombre, en augmentation de 14 % par rapport à l’année précédente, constitue un record, jamais atteint jusqu’à présent (voir cette chronique).

  • Les demandes d’asile

Les demandes d’asile sont elles aussi en augmentation constante. En 2017 elles se sont élevées à 92.830 (73.689 premières demandes + 19.141 mineurs accompagnant le demandeur). Ce nombre, en augmentation de 18 % par rapport à l’année précédente, est là aussi un record (pages 29 et 58 de l’étude d’impact).

Encore faut-il ajouter à ces chiffres les « demandeurs placés sous procédure Dublin », c’est-à-dire les personnes demandant l’asile en France alors qu’elles sont entrées en Europe dans un autre pays que la France (les accords de Dublin prévoient d’une part que c’est le premier pays dans lequel l’étranger a été enregistré qui doit traiter la demande d’asile, et d’autre part que l’étranger concerné, s’il a gagné un autre pays d’Europe, doit être reconduit dans le pays qui traitera sa demande).

Le nombre des « dublinés » entrés en France en 2017 et ayant présenté une demande d’asile est de près de 30.000 personnes. Le nombre total de nouvelles demandes d’asile présentées en France, mineurs accompagnants compris, atteint donc en 2017,  121.200 (p. 10).

  • Les demandes d’asile satisfaites

Les demandes d’asile satisfaites augmentent elles très fortement. En 2017, l’asile a été accordé à 35.825 personnes, soit une hausse de 56 % par rapport à l’année précédente (p. 21 et 30).

  • Les naissances

Rappelons également que les naissances issues de l’immigration continuent à augmenter également : elles atteignent environ 300.000 (voir cette chronique).

En additionnant l’immigration régulière (près de 300.000 donc désormais), l’immigration irrégulière (au moins 100.000, parmi lesquels en particulier les déboutés de l’asile) et les naissances (300.000), et en déduisant les quelques départs et les décès, on peut estimer que le nombre des immigrés qui naissent ou s’installent en France métropolitaine est compris entre 400 et 500.000 par an.

 

2. Des mesures nouvelles sont prises année après année pour améliorer la situation des immigrés et accroître encore les flux d’immigration

Les droits des immigrés ne cessent d’être étendus :

  • Les recours suspensifs

Par exemple une loi de 2012 a décidé que l’entrée irrégulière en France ne constituerait plus une infraction pénale. Par exemple encore, une loi de 2015 a prévu que tous les recours introduits devant le juge par un demandeur d’asile contre une décision négative de l’OFPRA seront suspensifs (p. 23).

  • L’augmentation des places d’hébergement

Des places d’hébergement supplémentaires à destination des demandeurs d’asile ont été créées ces dernières années et d’autres le seront encore (les demandeurs dès lors qu’ils ont déposé une demande d’asile ont en effet le droit d’être hébergés gratuitement par l’Etat pendant la durée de l’instruction de leur dossier) : 20.000 places ont été créées entre 2012 et 2017, permettant d’atteindre 87.000 places ; 12.500 nouvelles places d’hébergement seront encore créées en 2018 et 2019 (p. 12, 24, 59, 66).

  • L’augmentation des aides financières

Les aides financières accordées aux demandeurs d’asile ne cessent, elles aussi, d’être augmentées. La loi sur l’asile de 2015 a institué une allocation pour demandeurs d’asile (ADA) qui vient remplacer les allocations précédentes. Le nombre des personnes percevant une allocation à ce niveau a doublé, passant de 45.000 en 2015 à 120.000 en 2017.

Par ailleurs, les capacités d’hébergement des demandeurs d’asile étant inférieures aux besoins, 65.000 demandeurs perçoivent une allocation compensant le fait qu’ils ne sont pas hébergés. Le Conseil d’Etat ayant jugé le niveau de cette allocation insuffisant, elle a été augmentée. Le même Conseil d’Etat ayant de nouveau estimé l’allocation insuffisante, celle-ci va faire l’objet d’une nouvelle augmentation (p. 21,25, 58).

  • L’accueil des réfugiés répartis par l’UE

Un délégué interministériel chargé de l’accueil et de l’intégration des réfugiés a été nommé pour coordonner la mise en oeuvre de l’engagement de la France d’accueillir 10.000 réfugiés dans le cadre des programmes de « réinstallation » de l’Union européenne (p. 12).

  • La politique immigrationniste de l’UE

L’Europe parallèlement poursuit sa politique immigrationniste. Elle vise, premièrement, à harmoniser la politique d’asile dans tous les Etats (en transformant des directives en règlements et en créant une agence européenne de l’asile). Elle vise, deuxièmement, à répartir les demandeurs d’asile entre les Etats. Elle a pour objectif, troisièmement, d’augmenter les droits des demandeurs d’asile (notamment le droit au recours devant un juge pour toutes les décisions négatives prises par l’administration y compris des décisions de gestion ou de procédure ; ou encore le droit à l’assistance juridique et à la représentation gratuite devant le juge…).  Dans cette perspective, 7 nouveaux textes proposés par la Commission en 2016 sont en train d’être discutés au sein des instances de l’UE (p. 26, 28). Il est à relever également que de nombreuses mesures favorables aux immigrés prévues par le présent projet du gouvernement (voir ci-après) sont la transposition de directives européennes.

Toutes ces mesures ont pour effet, et pour objet, de renforcer l’attractivité de la France et de favoriser la croissance des flux d’immigration.

 

  1. Les mesures de durcissement introduites par le projet de loi sont des trompes-l’œil

Dans ce contexte où les droits des immigrés et les aides dont ils bénéficient ne cessent de s’accroître, le projet de loi « immigration et asile » prétend introduire différentes mesures de durcissement. Comme on va le voir celles-ci ne sont qu’un leurre.

31. Les mesures de durcissement sont de trois types :

  • Réduire le délai d’instruction des demandes d’asile pour réduire l’effet d’appel d’air

Le projet vise tout d’abord à réduire le délai de traitement des demandes d’asile, qui est actuellement de 11 mois en moyenne.

Il se trouve que le fait de déposer une demande d’asile ouvre le bénéfice de différents droits : droit au maintien sur le territoire pendant la durée de l’instruction, aide financière, hébergement…. (voir cette chronique). Dès lors, comme le note l’étude d’impact annexée au projet de loi (p. 46), des délais longs d’examen des demandes constituent une incitation à demander l’asile pour bénéficier de ces droits et pour tenter d’immigrer en France alors qu’on ne remplit pas les conditions de l’asile.

Pour réduire les délais, le gouvernement a fortement augmenté le nombre des postes administratifs et prévoit de les augmenter encore (p. 47). Dans la même perspective, le projet prévoit de réduire certains délais fixés par la loi : par exemple il prévoit de réduire de 120 à 90 jours le délai pendant lequel une personne peut déposer une demande d’asile après son entrée sur le territoire (article 5) ; ou encore de réduire de 1 mois à 15 jours du délai de saisine de la CNDA contre un refus de l’OFPRA (article 6).

  • Augmenter la durée maximale de la rétention pour augmenter le nombre des éloignements d’étrangers en situation irrégulière

Le projet de loi vise également, par différentes mesures, à améliorer l’efficacité des mesures d’éloignement des étrangers en situation irrégulière, notamment les demandeurs d’asile déboutés.

Par exemple dans le cas où un étranger fait l’objet d’une « décision l’obligeant à quitter le territoire » (OQTF) mais que l’autorité administrative lui a accordé un délai pour s’exécuter, le projet prévoit qu’elle pourra désormais désigner le lieu dans lequel l’étranger doit demeurer pendant ce délai (article 14). Par exemple également, le projet étend le nombre des motifs pour lesquels le délai de départ volontaire peut être refusé (notamment en cas d’usage de certains documents frauduleux) (article 11). Par exemple encore le projet prévoit que le recours devant la CNDA ne sera plus automatiquement suspensif lorsqu’il est introduit par un étranger originaire d’un pays sûr ou présentant une menace grave pour l’ordre public (article 8).

Le projet vise également à permettre l’assignation à résidence et le placement en rétention des demandeurs d’asile lorsque leur présence sur le territoire national constitue une menace grave pour la sécurité nationale et l’ordre public (article 18).

La mesure la plus significative consiste à augmenter la durée maximale pendant laquelle un étranger faisant l’objet d’une OQTF pourra être placé en centre de rétention administrative (CRA) afin d’organiser son éloignement. Le projet prévoit de faire passer cette durée de rétention de 45 jours, durée maximale actuelle, à 90 jours (en cas d’obstruction de la part de l’étranger, cette durée pourra même être augmentée de 3 fois 15 jours supplémentaires sur décision du juge saisi par l’autorité administrative) (article 16).

  • Différentes autres mesures restrictives concernent la garde à vue

Le projet prévoit une série d’autres mesures restrictives concernant la garde à vue pour vérification du titre de séjour (doublement de 12 à 24 h de sa durée maximale ; assouplissement de la possibilité de prendre des empreintes et des photos…) (article 19).

 

32. Ces mesures de durcissement constituent en réalité des mesurettes dérisoires

Ces mesures de durcissement sont en fait des mesurettes dérisoires. Elles ne sont aucunement de nature à faire cesser les détournements et les fraudes contre lesquels le projet prétend vouloir lutter.

  • Le détournement de l’asile, devenu une voie d’immigration

L’étude d’impact donne la liste des pays d’où sont originaires la plupart des demandeurs. Cette liste permet de constater que la procédure d’asile est détournée de son objet. Les demandeurs d’asile les plus nombreux viennent en effet de pays considérés comme « sûrs » : l’Albanie et le Kosovo (p. 45).

Parmi les demandeurs d’asile les plus nombreux figurent également les Haïtiens, qui affluent en Guyane française pour y demander l’asile. Il s’agit là encore d’un détournement manifeste, Haïti étant un pays sûr du point de vue des critères de l’asile (p. 48).

Les demandeurs d’asile en provenance de ces pays sûrs seront finalement déboutés. Mais ils auront bénéficié pendant toute la durée de l’instruction de leur demande de l’aide accordée aux demandeurs d’asile (hébergement, aide financière, soins gratuits…). Et surtout ils savent qu’une fois leur demande refusée, ils courent très peu de risques d’être expulsés.

On constate au passage que les demandeurs d’asile les plus nombreux viennent de pays qui n’ont rien à voir avec les régions en conflit au Moyen-Orient : contrairement à ce que le gouvernement a prétendu, l’explosion en cours du nombre des demandes d’asile est sans rapport avec les conflits syrien et irakien.

L’étude d’impact constate un autre détournement, qu’elle appelle les « pratiques massives de mouvements secondaires » de demandeurs d’asile. Sur le total des personnes qui entrent irrégulièrement en Europe (180.000 en 2017), un grand nombre se déplacent au sein de l’espace Schengen, soit pour rejoindre le pays qui était leur destination, soit pour échapper aux procédures de renvoi : « Ces mouvements secondaires sont très élevés et touchent tout particulièrement la France », dit l’étude. Une partie de ces mouvements sont stoppés à la frontière (en 2017, 85.408 refus d’admissions ont été prononcés aux frontières françaises, la plupart à la frontière italienne). Les contrôles aux frontières étant d’une efficacité limitée, beaucoup parviennent tout de même à entrer en France et y présentent une demande d’asile : ce sont les « dublinés ». Comme indiqué plus avant, le nombre des dublinés entrés en France en 2017 est de près de 30.000 personnes (p. 83 et 84).

Pour lutter contre le détournement du droit d’asile, le projet de loi prévoit, comme on l’a vu plus haut, de réduire les délais d’instruction des demandes d’asile. Cette mesure est évidemment dérisoire. En admettant que les délais en question parviennent à être effectivement réduits, on ne voit pas en quoi cette réduction pourrait diminuer l’incitation à venir en France pour demander l’asile. Les demandeurs d’asile viennent en France pour bénéficier des aides accordées aux demandeurs d’asile, certes. Mais surtout ils viennent en France dans l’espoir de s’y installer. Ils savent que même si leur demande d’asile est rejetée, ils courent très peu de risques d’être ensuite expulsés, comme on va le voir ci-après. La question des délais d’instruction n’est donc qu’un détail : la seule chose qui pourrait décourager les demandes d’asile serait que les déboutés soient systématiquement renvoyés. Or tel n’est précisément pas le cas.

  • La plupart des demandeurs d’asile déboutés ne sont pas renvoyés

 L’asile est devenu l’une des sources de l’immigration irrégulière : en effet la plupart des demandeurs d’asile déboutés de leur demande restent en pratique sur le territoire.

Les deux-tiers environ des demandeurs d’asile sont déboutés de leur demande, parce qu’ils ne remplissent pas les conditions prévues par la loi (en particulier parce qu’ils viennent d’un pays qui, du point du vue des critères de l’asile, est considéré comme « sûr »). Ces déboutés doivent en principe quitter le territoire. En pratique très peu s’en vont, soit volontairement, soit en étant reconduits.

Il faut voir tout d’abord que la décision de refus de l’asile n’équivaut pas à une décision d’expulsion. Seuls font l’objet d’une mesure d’expulsion les étrangers dont la présence constitue une menace grave pour l’ordre public (p. 130).

Les déboutés qui ne sont pas considérés comme présentant une menace font eux l’objet d’une décision de l’autorité administrative les obligeant à quitter le territoire française (OQTF). Cette décision, à la différence de la décision d’expulsion, doit être exécutée volontairement par l’étranger concerné. Il dispose pour ce faire d’un délai, de 30 jours en principe, afin de lui permettre d’organiser son départ. Si l’étranger débouté quitte volontairement le territoire, il bénéficie d’une « aide financière au retour ». En 2017, 85.268 décisions d’OQTF ont été prononcées, à l’égard de déboutés du droit d’asile et d’autres étrangers en situation irrégulière (p. 96).

Dans le cas où le débouté ne quitte pas volontairement le territoire, il peut être appréhendé et retenu dans un centre de rétention administrative (CRA) le temps d’organiser son éloignement du territoire français. La décision de placement dans un CRA est prise par l’autorité administrative pour une durée de 48 heures. La rétention peut être prolongée jusqu’à 45 jours au total sur décision du juge. Pendant le délai de la rétention, l’autorité administrative devra organiser son départ et obtenir en particulier du pays de destination un laissez-passer autorisant l’entrée de l’étranger reconduit. Si le laissez-passer est délivré dans le délai de la rétention, l’étranger est accompagné jusqu’à son pays. Si en revanche, à l’expiration du délai de 45 jours, les documents nécessaires ne sont pas réunis, l’étranger est libéré.

Dans la pratique, en dépit de l’aide accordée, le nombre de départs volontaires de déboutés est faible : en 2016, 4774 étrangers, enfants compris, ont regagné volontairement leur pays et ont bénéficié d’une aide au retour (p. 93).

Parmi les étrangers qui n’ont pas quitté volontairement le territoire, une partie sont appréhendés et placés en CRA. En 2017, 26.055 personnes ont été placées en rétention administrative en métropole (p. 119). On peut relever que ce nombre ne représente que moins d’un tiers des OQTF : les autres étrangers en situation irrégulière restent sur le territoire sans être inquiétés.

Parmi ceux qui sont retenus en CRA, seuls un petit nombre seront effectivement reconduits. En 2017, le nombre de personnes retenues qui ont été effectivement éloignées est de 8.689 (p. 119). Encore faut-il préciser que la moitié de ces éloignements concernent des « dublinés » éloignés vers un pays européen.

Autrement dit, sur les 85.000 étrangers en situation irrégulière ayant fait l’objet d’une OQTF, seuls 13 000 personnes environ quittent le territoire, soit de façon volontaire soit en faisant l’objet d’un éloignement.

Les obstacles à l’éloignement effectif des étrangers en situation irrégulière sont en effet nombreux :

  • L’obstruction des étrangers eux-mêmes

Les étrangers concernés ont recours à différents moyens d’obstruction pour empêcher leur éloignement : refus de déclarer leur identité ou leur nationalité pour retarder leur identification et faire ainsi échec à la délivrance d’un document de voyage dans des délais utiles ; recours dilatoires tels que le dépôt d’une demande de « protection au titre de l’état de santé » effectué quelques jours avant la date limite de rétention en CRA ; refus d’embarquer… Comme l’indique l’étude d’impact, « Ces possibilités d’obstruction sont connues et font de la France une destination attractive en Europe, considérant qu’il y est relativement facile de faire obstacle à l’éloignement… » (p. 120 et 126).

  • L’obstruction des pays d’origine des étrangers

Une grande partie des pays d’origine des étrangers en situation irrégulière en France font obstacle au retour de leurs ressortissants, soit par mauvaise organisation administrative, soit par mauvaise volonté. Les laissez-passer permettant l’entrée dans le pays étant délivrés par ces pays trop lentement, les étrangers concernés doivent être libérés, la durée maximale de rétention étant atteinte. L’étude donne la liste des nationalités qui peuvent difficilement être éloignées parce que les pays d’origine ne fournissent pas les laissez-passer dans les délais : Egypte, Maroc, Turquie, Mali, Bangladesh notamment (p. 121 et 123). L’étude ajoute que l’éloignement des étrangers issus de ces pays étant impossible à réaliser, ils ne sont en pratique pas placés en CRA (sic).

  • L’obstruction des juges

Les juges jouent en rôle majeur dans le fait que les déboutés et les autres étrangers en situation irrégulière restent en pratique sur le territoire.

Il faut voir tout d’abord que la loi attribue aux juges, qu’ils soient administratifs ou judiciaires, un rôle déterminant dans la mise en œuvre de la politique d’entrée et de séjour des étrangers en France, et ce à tous les stades de la procédure. Toutes les décisions administratives concernant les étrangers, premièrement, peuvent faire l’objet d’un appel devant le juge, à commencer par le refus d’entrée sur le territoire et le refus d’asile. De nombreuses décisions importantes concernant les étrangers, deuxièmement, sont prises directement par le juge. C’est par exemple le juge qui prend la décision de prolonger la rétention en CRA au-delà de 48 heures et c’est lui qui fixe la durée totale de la détention. Or la plupart des juges sont immigrationnistes et forment collectivement une corporation qui constitue un maillon essentiel du Système immigrationniste. C’est ainsi que les juges contribuent fortement à bloquer les éloignements d’étrangers en situation irrégulière. Les juges par exemple libèrent la plupart des étrangers retenus en CRA bien avant le délai maximum de 45 jours : en pratique la durée moyenne de séjour en CRA est de 12 jours.

  • L’obstruction des associations

Les associations jouent elles aussi un rôle déterminant en faveur de l’immigration. Ces associations sont soit des associations militantes (SOS, Ligue des droits de l’homme, LICRA…), soit des associations, également militantes, mais chargées en outre par l’Etat de gérer les procédures et les structures d’accueil des immigrés (France Terre d’Asile par exemple). Toutes vivent de fonds publics et jouent un rôle immigrationniste important. Elles jouent notamment un rôle important pour bloquer les éloignements d’étrangers. Pour ce faire leurs militants et leurs avocats conseillent et téléguident les immigrés pour les aider à utiliser toutes les ressources procédurales afin d’empêcher l’éloignement. Ils aident en particulier les étrangers à introduire un recours devant le juge contre toutes les décisions défavorables prises par l’administration, par exemple la décision de placement en CRA. Elles jouent en outre un rôle de pression sur l’administration, en alertant les médias et en mettant en avant un discours fondé sur le pathos.

Résumons. La plupart des demandeurs d’asile sont déboutés. Pendant la durée d’instruction de leur demande (1 an environ) ils seront hébergés et aidés financièrement, alors même qu’ils viennent de pays où ils ne sont pas menacés. Parmi les déboutés, le nombre de ceux qui quitteront le territoire, soit volontairement, soit après avoir été reconduits, est très faible. Selon les données EUROSTAT, le taux d’exécution français des mesures d’éloignement du territoire est de 13,49 %. (p. 124). On aboutit à cette situation : les personnes interdites de territoire y sont en réalité tolérées faute de pouvoir être éloignées. Conclusion : dès lors que l’on entre en France et que l’on y présente une demande d’asile, on a de grandes chances, débouté ou pas, de pouvoir rester sur le territoire.

On voit par là que les dispositions du projet de loi ne permettront en rien de changer cette situation. L’augmentation de la durée de rétention ne lèvera pas le principal obstacle à l’éloignement des immigrés en situation irrégulière qui est la mauvaise volonté des pays d’origine à accueillir leurs ressortissants : l’étude elle-même indique que cette difficulté « renvoie d’abord à des questions de négociations avec les Etats de retour » (p. 120).

Surtout, les principales mesures prévues par le projet (allongement de la rétention, allongement de l’assignation à résidence) dépendent des juges. Elles ne seront appliquées que si les juges le décident. Or comme on l’a vu plus haut, les juges en pratique libèrent les étrangers bien avant la durée maximale de rétention : l’augmentation de la durée maximale de rétention ne changera donc rien à la situation.

  • L’aide apportée aux demandeurs d’asile fait l’objet de fraudes et détournements

Le projet entend également lutter contre les diverses fraudes ou détournements qui concernent l’aide apportée aux demandeurs d’asile.

L’étude d’impact constate ainsi que des demandeurs déboutés continuent à bénéficier irrégulièrement d’un hébergement au sein des structures de l’asile. Il en est de même de personnes reconnues réfugiées ou en possession d’un titre de séjour (p. 59).

L’étude signale également que, compte tenu du nombre de places insuffisantes dans les centres d’hébergement des demandeurs d’asile, 5.000 demandeurs d’asile occupent des places dans l’hébergement d’urgence de droit commun, normalement destiné aux publics en difficulté, notamment les SDF (p. 63).

L’étude énumère diverses fraudes qui ont été constatées : la fraude consistant à présenter plusieurs demandes d’asiles sous différentes identités pour bénéficier de plusieurs aides (p. 61 et 64) ; le versement du « pécule additionnel à l’ADA », réservé aux demandeurs d’asile non hébergés, à des personnes qui en réalité sont hébergées (p. 25 ; 59 ; 63).

Or le projet de loi ne comporte pas de mesures de nature à lutter contre ces fraudes et détournements. Il se contente d’introduire la possibilité, en cas de fraude avérée, de retirer l’aide matérielle dont bénéficie le demandeur d’asile (article 9) : il ne prévoit pas en revanche de mesures permettant de détecter les fraudes. L’étude d’impact s’en tient à cette incantation : « Il reste à parachever un travail de fiabilisation des versements, de lutte contre les versements indus et de maîtrise de la dépense »… (p. 25).

Pour lutter contre les fraudes, le gouvernement a produit une circulaire, publiée le 12 décembre 2017, prévoyant que l’administration pourrait effectuer le recensement des personnes hébergées dans les structures réservées aux demandeurs d’asile. Cette circulaire a déclenché l’opposition virulente des « associations » gérant ces structures, qui ont déclaré qu’elles refuseraient de laisser s’effectuer ces recensements et ces contrôles.

 

  1. Le projet contient une série de mesures destinées à accroître encore le rythme de l’immigration

Non seulement les mesures de durcissement prévues par le projet sont des mesurettes mais il contient en plus une série de mesures destinées à accroître encore les flux migratoires.

  • Les réfugiés mineurs pourront désormais faire venir leurs frères et soeurs

Jusqu’à présent, lorsqu’un mineur obtenait le statut de réfugié, ses parents pouvaient venir le rejoindre et s’installer à leur tour en France. La loi prévoit que désormais pourront venir également ses frères et sœurs (article 3) : « Le projet de loi entend consolider le droit à la réunification familiale des mineurs… et préserver l’unité de leur cellule familiale » (p. 36).

  • Les étudiants étrangers seront encouragés à rester en France à l’issue de leurs études

Le projet veut encourager le maintien et l’emploi en France des étrangers à l’issue de leurs études. Les étudiants titulaires au moins du master qui prennent un emploi à l’issue de leurs études ainsi que ceux qui ont effectué des études en France et souhaitent y revenir pour occuper un emploi recevront une carte de séjour temporaire (article 21). De même les étudiants qui prennent un emploi en France à l’issue de leurs études pourront demander un titre de séjour de salarié, sans qu’on puisse leur opposer la situation de l’emploi (article 34).

Or la plupart des étudiants étrangers accueillis en France viennent d’Afrique ou de pays non occidentaux. Ces étudiants à l’issue de leurs études cherchent à rester en France : les études en France sont une voie d’immigration. On voit qu’avec ce projet le gouvernement veut encourager ce mouvement.

  • Le projet veut encourager la venue en France de jeunes « au pair »

Le projet veut également encourager la venue en France de jeunes au pair. Est ainsi créée une carte de séjour temporaire spécifique (portant la mention « jeune au pair ») destinée à toute personne âgée de 18 à 30 ans, venant en France pour améliorer ses capacités linguistiques et hébergée par une famille en contrepartie de la garde d’enfants et de menus travaux » (article 22). Il convient de décrypter ce nouveau dispositif : il vise à favoriser l’arrivée en France de ces personnes discrètes et fiables, venues par exemple des Philippines, dont raffolent les bourgeois des beaux quartiers pour la garde de leurs enfants.

  • Le projet contient plusieurs autres mesures favorables à l’immigration

On peut relever notamment les dispositions suivantes. Les bénéficiaires de la protection subsidiaire bénéficieront désormais d’une carte de résident de 4 ans au lieu d’un an actuellement (article 1). La carte de séjour pour les conjoints de Français et pour les personnes entrées dans le cadre du regroupement familial sera désormais renouvelée de plein droit (article 33). La condition de la régularité du séjour aujourd’hui opposée aux membres d’une famille de réfugiés statutaires pour la délivrance d’une carte de résident sera supprimée (article 2) : « elle constituait un obstacle au maintien de l’unité familiale » (p. 36). La peine de prison d’un an qui pouvait être appliquée à un étranger entré irrégulièrement en Europe sera supprimée (article 19).

  • Le projet vise enfin à faciliter la répartition des demandeurs d’asile sur le territoire

Il faut relever enfin que l’un des points du projet vise à faciliter la répartition des demandeurs d’asile sur l’ensemble du territoire. Chaque région française devra accueillir un certain quota de demandeurs d’asile, lesquels seront pour leur part tenus de résider dans la région que l’administration leur aura désignée (article 9) (p. 61 et 64).

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Le projet de loi du gouvernement prend donc place dans la longue chaîne des décisions qui, depuis près de soixante ans maintenant, visent à susciter, encourager et organiser l’immigration massive. Non seulement les mesures de durcissement qu’il contient ne sont que des mesurettes, mais il comprend en outre un certain nombre de dispositions destinées à encourager l’immigration.

L’adoption de ce projet va donner lieu à l’opération de propagande classique. Les mesures de durcissement, en particulier l’augmentation de la durée de rétention, ne sont que factices : elles sont là pour constituer un « chiffon rouge » dont les militants immigrationnistes vont s’emparer afin de dénoncer un projet « contraire aux droits de l’homme et aux valeurs universelles ». Les protestations militantes permettront au gouvernement d’affirmer que le projet qu’il présente est « équilibré et mesuré mais ferme ». Et la plupart des électeurs, qui ne prendront pas le temps d’étudier le projet en détail, vont croire le gouvernement. Plus les associations pousseront des cris d’orfraies, plus la posture de fermeté adoptée par le gouvernement paraîtra crédible. Plus les immigrationnistes radicaux se mobiliseront, plus le projet sera perçu comme ferme, alors qu’il est en réalité destiné à accroître encore les flux migratoires. C’est la technique du jeu-de-rôles (voir cette chronique).

Si l’on voulait vraiment mettre fin à l’immigration irrégulière, il faudrait prendre de toutes autres mesures que celles prévues par le projet de loi : expulser toutes les personnes en situation irrégulière ; les incarcérer tant qu’elles n’ont pas quitté le territoire ; retirer aux juges le pouvoir de bloquer les expulsions ; cesser d’avoir recours à des associations immigrationnistes pour gérer l’accueil des immigrés. Pour arrêter l’invasion, il faudrait également décider l’arrêt de l’immigration régulière, interdire l’entrée de nouveaux immigrés sur le territoire et procéder à une remigration massive.

Tout cela bien entendu est aux antipodes des projets de M. Macron qui, rappelons-le, considère l’immigration comme « une chance, d’un point de vue économique, social et culturel ».

La trahison : la preuve par Trèbes 

Chronique de Paysan Savoyard

(n°196 – avril 2018)

 

En suscitant et en organisant l’invasion migratoire de l’Europe, la classe dirigeante nous trahit de façon délibérée. Aux naïfs qui n’en auraient pas encore pris conscience, l’attentat de Trèbes fournit à lui seul une triple démonstration.

 

  • Faire venir des Radouane Lakdim par millions

Le terroriste né au Maroc a pu entrer et s’installer en France alors qu’il était enfant, en bénéficiant du droit au regroupement familial. Chaque année plus de 90 000 immigrés s’installent légalement en France pour « motif familial » (voir cette chronique).

Le droit au regroupement familial a été instauré dans le but d’alimenter l’immigration de masse. Rappelons que celle-ci a pour la classe dirigeante un double intérêt : casser les salaires et dégrader les conditions d’emploi d’une part ; augmenter le nombre des consommateurs d’autre part. L’arrivée massive des femmes grâce au regroupement familial à partir du milieu des années soixante-dix a ainsi permis aux employeurs de maintenir des salaires faibles dans les secteurs où elles sont venues occuper les emplois (nettoyage, maisons de retraite…).

Les bien-pensants considèrent ce droit au regroupement familial comme une nécessité morale. Signalons leur, premièrement, que ce droit a été posé par la classe dirigeante en 1975 sans que le peuple de souche ait jamais été consulté. Indiquons, deuxièmement, qu’aucun principe supérieur ne nous oblige à accueillir les immigrés séparés de leur famille : si les immigrés veulent se regrouper, il leur est loisible de le faire en rejoignant leur famille restée au pays.

Si les Français veulent mettre fin à l’invasion, il leur faudra mener vis-à-vis des familles originaires de l’immigration une politique en trois volets. Arrêter, premièrement, toute immigration nouvelle, en supprimant notamment le regroupement familial. Réserver, deuxièmement, les allocations et prestations sociales à la population de souche européenne afin d’inciter les immigrés et leur famille à retourner dans leur pays. Accorder, troisièmement, une aide financière incitative aux familles immigrées qui font le choix de remigrer.

 

  • Donner la nationalité française à tous les Radouane, les Boubakar et les Fatoumata

Lakdim a bénéficié de la nationalité française. On la lui a donnée lorsqu’il avait quatorze ans. Rappelons que, comme lui, les personnes originaires de l’immigration obtiennent la nationalité française par centaines de milliers chaque année (soit à la naissance, soit par naturalisation ; voir cette chronique).

Cette politique d’attribution massive de la nationalité a un double fondement. Le premier est idéologique : la distribution de la nationalité est le reflet de la conception républicaine de la nation, constituée de citoyens censés adhérer aux mêmes « valeurs », indépendamment de leurs origines (voir cette chronique). La seconde motivation de la politique d’attribution massive de la nationalité est d’ordre tactique : en les transformant en Français, les immigrationnistes veulent rendre la présence des immigrés irréversible.

Si les Français veulent vivre et mettre fin à l’invasion, il leur faudra procéder à une opération générale de réexamen et de réattribution de la nationalité. La nationalité française ne serait réattribuée automatiquement qu’aux personnes dont les ancêtres sont Français ou Européens depuis plus de trois générations. Les immigrés non européens ne se verraient redonner la nationalité française que de façon exceptionnelle, pour services éminents rendus à la nation.

 

  • Ne jamais expulser les Radouane, les Abdelkrim et autres Djibril, même quand ils sont délinquants, même quand ils sont islamistes

Lakdim était un délinquant, bien identifié comme tel, condamné plusieurs fois et incarcéré en 2016. Il était en outre un islamiste, bien identifié également, fiché et paraît-il surveillé. En dépit de cette double caractéristique déplorable, les autorités françaises ne l’ont ni expulsé ni déchu de sa nationalité.

Il en est de même pour les centaines de milliers d’immigrés condamnés chaque année pour délinquance et pour les dizaines de milliers identifiés comme islamistes : alors qu’ils violent on ne peut plus gravement les lois les plus élémentaires de l’hospitalité, ces délinquants et ces islamistes originaires de l’immigration sont pourtant maintenus sur le territoire et conservent la nationalité française (le ministre Collomb a indiqué que seuls 20 islamistes avaient été expulsés en 2017 !).

Si les Français veulent vivre, mettre fin à l’invasion et redevenir maîtres chez eux, il leur faudra prendre trois mesures convergentes. Expulser les délinquants et les islamistes fichés, dès lors qu’ils sont étrangers ou naturalisés. Les placer en rétention dans l’attente de leur expulsion. Déchoir les naturalisés de leur nationalité (en attendant l’opération de réattribution générale de nationalité évoquée plus avant).

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Ce n’est pas le nombre des immigrés présents en France, tout considérable et croissant qu’il soit, qui empêcherait les Français de procéder à une remigration massive s’ils en décidaient ainsi. Les Français de souche européenne, en effet, sont maîtres encore de tous les leviers : les rouages de l’Etat, l’armée, la police, les lieux de pouvoir économique…

Le drame de la France et de l’Europe est sa classe dominante : mondialiste et immigrationniste, elle trahit depuis près de soixante ans les intérêts vitaux des peuples français et européens. Au nom de l’édification d’un monde sans frontières, elle veut la disparition des sociétés et des nations européennes et la dilution des Européens dans une population renouvelée par l’immigration. C’est par l’éviction de cette classe dirigeante en situation de haute trahison que passe notre survie.

Attentat de Trèbes : L’héroïsme d’un officier, l’esprit de soumission des millions de Français « ouverts et tolérants »

Chronique de Paysan Savoyard

(n°195 – mars 2018)

 

La France avait profité d’un répit de quelques mois : le dernier des 11 attentats commis en 2017 datait d’octobre. Le premier attentat de 2018 survient avec le printemps.

Chaque nouvel attentat apporte sa caractéristique propre dans le registre de l’horreur. L’attentat contre Charlie avait touché des personnalités connues. Le Bataclan frappait par l’effet de masse. A Nice, le contraste entre l’horreur du geste et la beauté des lieux accentuait le traumatisme. A St-Etienne-du-Rouvray, un prêtre était égorgé en pleine messe. A Trèbes cette fois, un officier supérieur est mort en héros, égorgé lui aussi.

Les conclusions à tirer de ce nouvel épisode terroriste sont cependant les mêmes qu’à l’ordinaire. Désespérément les mêmes (voir cette chronique). La propagande du Système est identique, elle aussi, et se développe sur quatre fronts, comme à chaque attentat :

 

  • Dédouaner le gouvernement et les pouvoirs publics

Comme d’habitude, le terroriste, R. Lakdim, était un délinquant, bien connu de la police et de la justice. Il avait été condamné en 2011, pour port d’arme prohibée et en 2015 à 1 mois de prison ferme pour trafic de stupéfiants, peine qu’il avait effectuée en 2016. Il était d’autre part repéré comme islamiste depuis plusieurs années. Il figurait sur le fichier S depuis 2014 ainsi que sur le « fichier de suivi de la radicalisation à caractère terroriste ». Sa compagne figurait également sur le fichier S. Il avait fait l’objet, selon le procureur de Paris, d’un « suivi effectif par les services de renseignement » en 2016 et 2017. Il venait de recevoir au mois de mars un courrier de la DGSI le convoquant pour un « entretien administratif » (sic).

Le profil de l’assassin de Trèbes est donc identique à celui des autres terroristes. Tous les terroristes qui ensanglantent l’Europe depuis plus d’une décennie sont originaires de l’immigration. Tous sont musulmans. Tous sont à la fois des délinquants et des islamistes bien identifiés : avant de commettre leur attentat, la plupart ont déjà été condamnés pour délinquance ; tous ou presque sont identifiés et surveillés comme islamistes. Et comme à chaque fois il apparaît que cette détection, ce fichage et cette soi-disant surveillance n’ont servi à rien : avant de passer à l’acte les terroristes ont été laissés libres d’aller et venir ; plusieurs ont passé des frontières à de nombreuses reprises ; tous ont pu se procurer des armes sans difficultés.

Concernant le tueur de Trèbes les déclarations des « responsables » valent d’être citées. Selon le procureur de Paris, M. Molins, la « surveillance effective » par les services de renseignement dont Radouane Lakdim avait fait l’objet en 2016 et 2017 « n’a permis de mettre en évidence aucun signe précurseur d’un éventuel passage à l’acte terroriste » (sic). L’inénarrable M. Collomb, ministre de de  l’intérieur, a quant à lui déclaré : « Nous l’avions suivi et nous pensions qu’il n’y avait pas de radicalisation » (sic).

En dépit de l’ampleur de ces dysfonctionnements et de la situation d’incurie générale, on n’enregistre bien entendu aucun aveu de culpabilité de la part des autorités ni aucune démission de ministres ou de hauts fonctionnaires. Au contraire le Système se défend en rappelant la liste des tentatives et des projets d’attentats qu’il parvient paraît-il à déjouer. Il fait valoir en outre que « le risque zéro » ne peut pas exister et qu’il faut « apprendre à vivre avec le terrorisme ».

Quant aux Français, ils doivent une fois de plus se contenter de ces explications inconsistantes et espérer échapper pour eux-mêmes aux prochains attentats qui se produiront immanquablement.

 

  • Refuser d’attenter aux « valeurs »

Comme d’habitude le Système annonce qu’il ne prendra aucune des mesures qui permettraient d’endiguer le terrorisme.

Il serait pourtant tout à fait possible d’éradiquer le terrorisme ou de le réduire à peu de choses, en prenant ces quatre mesures simples à mettre en œuvre. Renvoyer tous les clandestins dans leur pays. Renvoyer tous les délinquants étrangers et naturalisés. Placer en rétention toutes ces personnes dans l’attente de leur renvoi. Renvoyer tous les étrangers fichés pour radicalisation et interner les personnes fichées de nationalité française. Ces mesures supposeraient bien entendu de modifier la législation et la constitution et de dénoncer certains traités. Elles supposeraient surtout de contrevenir aux « droits de l’homme » tels que les conçoit le Système, ce à quoi bien entendu il se refuse.

Le Monde, l’un des principaux organes de propagande du Système, explique ainsi « qu’aucun état démocratique n’est en mesure de surveiller plusieurs milliers de citoyens  ». Cette déclaration mérite d’être décryptée. Le Monde n’affirme pas que les mesures qui conduiraient à neutraliser les islamistes sont matériellement impossibles à mettre en oeuvre : il déclare que ces mesures sont à proscrire car elles seraient contraires aux « valeurs démocratiques ».

Il convient d’insister sur ce point. Le Système place ses « valeurs démocratiques et républicaines » au-dessus de la sécurité des Français : il préfère autrement dit tolérer des attentats (et la délinquance) que de prendre des mesures qui contreviendraient aux « valeurs » et aux droits de l’homme tels qu’il les conçoit.

C’est là que se situe précisément l’un des nœuds du problème. S’ils veulent vivre, les Français et les Européens doivent s’affranchir désormais des oukazes moraux et philosophiques posés par le Système et se débarrasser de ses « valeurs » (on notera d’ailleurs que le Système ne sollicite jamais l’avis du peuple sur la pertinence de ces valeurs soi-disant démocratiques).

 

  • Eviter à tout prix que les attentats ne provoquent une mise en cause de la politique d’immigration

Comme d’habitude le Système tient avant toute chose à éviter tout amalgame entre islam et terrorisme : l’islamisme est selon lui une déviation, une déformation, « une maladie de l’islam » (voir l’édito du Monde).

Pour accréditer cette thèse, le Système déploie tous ces efforts : il met en scène la présence de musulmans aux cérémonies d’hommage aux victimes. Il prend soin de diffuser les témoignages d’immigrés ayant échappé aux attentats. Il veut « organiser l’islam de France » afin de « lui donner les moyens d’isoler puis d’éradiquer le djihadisme ».

Autre axe de sa propagande, le Système condamne par avance « l’esprit de vengeance » et met en exergue les messages de paix  et de réconciliation diffusés par les responsables des différentes églises et communautés religieuses.

L’objectif du Système est simple : il s’agit de tout faire pour éviter que les attentats ne conduisent une partie de l’opinion à mettre ouvertement en cause l’islam, la présence des immigrés en France et la politique immigrationniste suivie depuis cinquante ans.

Or tout montre que l’analyse officielle ne correspond en rien à la réalité. La distinction qu’opère le Système entre islam et islamisme, premier point, est évidemment inepte et de mauvaise foi. La lecture du Coran, accessible à tout un chacun dans sa traduction française (chez Folio par exemple), démontre que les terroristes ne font qu’appliquer à la lettre les commandements de l’islam.

Les terroristes, deuxièmement, sont certes minoritaires au sein de la communauté musulmane : ils ne constituent pas pour autant une poignée de déviants isolés. Le Système reconnaît lui-même avoir fiché 20 000 radicaux. De même les journalistes qui se sont rendus dans la cité où résidait le tueur de Trèbes ont pu constater que les jeunes du quartier partageaient le même état d’esprit que le sien. On peut relever également que chaque attentat provoque de nombreux cas d’apologie de terrorisme de la part d’immigrés. Rappelons enfin que, depuis trente ans maintenant, les textes et les clips de rap sont emplis de déclarations d’hostilité anti police, anti France et anti Blancs.

Si les terroristes, troisièmement, ne constituent certes qu’une petite minorité, il convient de prendre en compte le fait que les immigrés délinquants sont en revanche très nombreux et manifestent ainsi on ne peut plus clairement qu’ils ne sont pas intégrés à la société française (rappelons que 3,5 millions de délits et de crimes sont officiellement commis chaque année, la plupart d’entre eux étant attribuables à des personnes issues de l’immigration).

Enfin, quatrième élément, il est hors de doute que la grande masse des immigrés, s’ils sont sans doute globalement pacifiques, partagent en revanche, au moins en partie, les mêmes analyses que les terroristes (voir cette chronique).

La vérité est à l’inverse de ce que prétend la propagande du Système. Le terrorisme n’est que la manifestation la plus spectaculaire de ce phénomène, que la classe dirigeante cherche à cacher : qu’ils soient nés en France ou à l’étranger, qu’ils soient étrangers, naturalisés ou Français de naissance, les immigrés ne sont aucunement en voie d’intégration. Ces immigrés au contraire, sauf exception, ont plus ou moins conscience de participer à une entreprise historique de conquête de l’Europe. Disons les choses autrement : terroristes et délinquants sont en quelque sorte les « soldats » du processus d’invasion de l’Europe en cours, la grande masse des immigrés formant la « population civile » et jouant le rôle de colons.

 

  • En profiter pour dénoncer l’extrême-droite

Comme d’habitude le Système n’a pas tardé  à dénoncer l’extrême-droite et plus généralement ceux qui réclament des mesures de durcissement, en les présentant comme des fauteurs de troubles.

Le Système et ses médias déploient comme à l’accoutumée leur arsenal de métaphores dépréciatives et accusent l’extrême droite, de « mettre de l’huile sur le feu », « d’attiser la haine », de « faire son miel des attentats », de « se repaître de la douleur », de « surfer sur la vague populiste »… Au cœur de l’argumentaire du Système, ce sophisme est asséné avec constance : « En attisant la haine, l’extrême-droite a une responsabilité dans la dégradation de la situation : l’extrême-droite et l’islamisme sont en réalité les deux faces d’une même pièce, deux extrémismes qui se renforcent l’un l’autre ».

Cet argumentaire est sans doute efficace, la plupart des gens étant peu avertis des techniques de propagande : mais il est évidemment parfaitement malhonnête. Lorsqu’à chaque attentat l’extrême-droite constate que les faits année après année confirment la justesse de ses analyses, c’est elle qui est accusée « d’attiser la haine ». Et ceux qui dénoncent l’extrême-droite ne sont autres que les responsables mêmes de ces catastrophes ! On pourchasse ceux qui ont sonné le tocsin et ce sont les incendiaires qu’on hisse sur le pavois…

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Pour notre part il nous semble que la bonne réponse à ces attentats ne consiste pas à réclamer « des mesures de durcissement », comme le font Mme Le Pen, L. Wauquiez ou M. Valls : le discours à tenir doit désormais s’affranchir des cadres mentaux et lexicaux posés par le Système. Les Européens sont confrontés à l’invasion de leur continent : dans ces conditions, il faut affirmer que le danger mortel n’est pas le terrorisme, ni l’islamisme, ni même l’islam, mais l’immigration elle-même.

L’heure n’est plus malheureusement, contrairement à ce que prétend le Système après chaque attentat, à la tolérance, à la concorde et au « vivre ensemble ». Face à ces gens qui par millions nous envahissent, nous agressent et nous haïssent, l’esprit de paix, d’ouverture et de tolérance n’est qu’un synonyme de la soumission. Et d’une immense lâcheté…

Les quatre temps de la décadence de l’Europe

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 194 – mars 2018)

 

Les deux guerres mondiales ont constitué pour l’Europe, ses peuples et sa civilisation, une forme de tentative de suicide. Mais le processus de déréliction ne s’est pas arrêté là : la paix revenue, quatre autres catastrophes sont intervenues dans la seconde partie du vingtième siècle. Elles ont enclenché un processus de décadence, qui débouchera probablement sur la disparition même de la civilisation européenne. Nous illustrerons ces phénomènes en évoquant en particulier le cas de la France.

 

  • La société de consommation

A l’instigation et à l’imitation des Etats-Unis, l’Europe occidentale a dès les années cinquante entrepris d’organiser la société en fonction d’un objectif radicalement nouveau : la production et la consommation de masse. Le choix de remplacer dans le même mouvement la paysannerie traditionnelle par une agriculture de type industriel a produit ses effets en moins de deux décennies. L’édification de la société de consommation et l’adoption de l’agriculture à l’américaine se sont accompagnées d’un exode rural massif.

Dès lors la société a été profondément bouleversée. Elle était rurale : la grande majorité de la population vit aujourd’hui dans des agglomérations de grande dimension, abondamment pourvues de banlieues et autres « cités ». Elle était paysanne : les gens sont devenus ouvriers, employés, fonctionnaires. Elle était frugale : elle est aujourd’hui boulimique, obèse, source de gâchis, de pollution, d’enlaidissement et de prédation environnementale.

 

  • La victoire des conceptions individualistes et libertaires

Engagée dans les années soixante, à l’inspiration là encore de courants d’idées nés aux Etats-Unis, la révolution individualiste et libertaire a, elle aussi, provoqué des changements sociétaux majeurs. L’exaltation de l’individualisme hédoniste, le rejet de la religion catholique, de la famille traditionnelle, de la valeur travail et du principe d’autorité ont modifié en profondeur les équilibres sociaux. L’institution fondamentale qu’est la famille a été déstabilisée par la séparation des couples et la démission des adultes vis-à-vis des enfants devenus rois. Le militantisme homosexuel et féministe a apporté sa contribution à l’œuvre de destruction de la famille traditionnelle. Subissant les effets de la disparition de l’autorité, à laquelle s’ajoutent le processus de massification et les effets de l’immigration, l’école, autre institution importante, est en voie d’implosion. Quant à l’Eglise, confrontée à l’hostilité de la classe dirigeante républicaine, elle a choisi depuis cinquante ans de tenir un discours conforme à l’air du temps : elle ne joue plus dans ces conditions qu’un rôle insignifiant.

Débarrassé de ces cadres, structurants et protecteurs mais contraignants, libéré de tout interdit et délivré de toute appartenance, l’individu est seul désormais. Consommateur de drogue, de tranquillisants et d’antidépresseurs, abruti par les divertissements de toutes natures, il est désormais sans repères, sans cap, sans espérance.

 

  • La mondialisation économique

Dans les années quatre-vingt, a été mise en place une politique de mondialisation économique, impulsée là encore par les Etats-Unis et dont l’Union Européenne a été le relai et l’instrument. Elle a conduit, en France notamment, à la délocalisation de millions d’emplois dans les pays à bas coût. Afin de limiter les effets du chômage massif résultant des délocalisations et de la robotisation, un système d’assistanat à grande échelle a été organisé, complété par le recrutement de fonctionnaires, agents publics supplémentaires et autres « emplois aidés », le plus souvent inutiles.

Ces évolutions ont elles-aussi entraîné un bouleversement social majeur. La société était jusque-là assise sur le travail : l’assistanat et les emplois « bidons » que la sphère publique a multipliés ont ôté au travail sa valeur structurante. Cette société était relativement homogène : elle est en voie de désintégration. Trois groupes antagonistes se font face désormais. Fortement enrichis par les processus mis en œuvre depuis trois décennies, les capitalistes et les gagnants de la mondialisation, parties intégrantes de la jet set mondiale, ont rompu les liens avec le peuple. La masse des assistés et des immigrés vivent aux dépens de la classe moyenne, qui finance les politiques sociales. Coincée entre la classe dominante et les assistés, écrasée d’impôts et de charges, chassée du centre des grandes villes devenus hors de prix, la classe moyenne, elle, est en voie de déclassement. Dans les principaux pays d’Europe de l’ouest, la société est aujourd’hui profondément hétérogène et divisée (voir également cette chronique et celle-ci).

 

  • L’invasion migratoire

Dès les années soixante, la classe dirigeante a organisé une immigration massive, en provenance de pays non européens, africains en particulier. La première motivation de cette politique est l’intérêt : l’immigration exerce une pression à la baisse sur les salaires et les conditions d’emploi. Elle permet également d’augmenter le nombre des consommateurs. La seconde motivation de la politique immigrationniste est idéologique : la classe dirigeante européenne est universaliste et favorable à un monde sans frontières. L’influence des Etats-Unis joue là encore un rôle : pour la classe dirigeante européenne, la société multiraciale et multiculturelle américaine constitue un modèle.

Les flux migratoires ne cessent de s’amplifier : la politique de Grand remplacement s’étend et s’accélère. A ce rythme, les peuples d’Europe de l’Ouest seront minoritaires sur leur propre sol avant le milieu du siècle. A ce moment la civilisation européenne aura disparu.

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Ces évolutions catastrophiques et le processus de décadence qu’elles ont initié ont deux sources. L’influence américaine, comme on l’a vu, est déterminante. Vainqueurs de la guerre mondiale et puissance dominante, les Etats-Unis ont cherché à appliquer leur modèle à toute l’Europe. Et les Européens, vassalisés, l’ont accepté avec enthousiasme.

La source première est cependant française. Ce sont bien les conceptions de l’Humanisme et des Lumières, l’individualisme, le matérialisme, la laïcité anticatholique, le progressisme et l’universalisme, qui constituent pour une bonne part le terreau idéologique sur lequel ont pris racine les choix effectués depuis cinquante ans. Nous y reviendrons.