Le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire est un totalitarisme (4e partie)

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 206 – août 2018)

 

Le présent article, publié en plusieurs parties au cours de l’été, se propose de montrer que le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire présente toutes les caractéristiques du totalitarisme. La première partie a traité le point suivant :  » Un système où l’idéologie prédomine ». La deuxième :  » Un système de pouvoir qui permet de contrôler les principales organisations et institutions ». La troisième : « La propagande omniprésente ». Voici la quatrième partie :

 

  • Neutraliser la société et pourchasser les dissidents

Un système totalitaire se caractérise par la surveillance et le contrôle de la société : le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire n’est pas en reste sous ce registre.

Rendre la société passive, apathique, hébétée

L’un des principaux objectifs du Système est de neutraliser la population, en la rendant passive, docile, résignée. La propagande incessante, dont il vient d’être traité, joue un rôle déterminant. Mais le Système déploie de nombreuses autres techniques.

La consommation de masse, relayée par la publicité ; les divertissements de différents types (émissions de divertissements à la télé, jeux vidéos…) ; l’abrutissement, la perte de capacité de concentration et le manque de sommeil liés au zapping sur les différents écrans ; l’effondrement de la lecture associé à ces pratiques « culturelles » nouvelles ; les concerts fondés sur le bruit, le rythme, les vibrations, les sensations de transe ; l’adoption du rap par les jeunes blancs eux-mêmes ; la consommation d’alcool des jeunes ; les jeux d’argent : tous ces comportements et ces phénomènes sociaux constituent pour le Système une excellente nouvelle. Le Système les suscite et les encourage : ils sont en effet pour lui des moyens efficaces de maintenir la population en situation de passivité, de soumission et d’hébétude.

On peut également relever le rôle joué par la « culture de la dérision », portée notamment par les humoristes des médias. Elle  joue elle aussi un rôle important pour conduire la population à perdre tout repère, toute espérance, toute foi en ce qui pourrait la dépasser et la stimuler.

Pour la même raison, le Système tolère l’usage massif du cannabis : les pouvoirs publics laissent faire le trafic en provenance du Maroc et se gardent bien de mettre en œuvre une véritable répression contre les trafiquants. Ils s’apprêtent désormais à passer à l’étape suivante et à dépénaliser la consommation. De même les pouvoirs publics laissent s’installer le trafic de cocaïne, dont la consommation se développe rapidement.

L’organisation d’un assistanat massif avait pour objectif de rendre relativement indolores les délocalisations que le Système a opérées à partir des années quatre-vingt : mais l’assistanat compte également parmi les méthodes utilisées par le Système pour rendre la population passive et lui faire perdre toute vitalité et tout repère.

Casser le moral de la population de souche et la placer en situation de faiblesse

L’un des objectifs majeurs du Système est de « casser le moral » de la population de souche, de la placer en insécurité, de la rendre craintive, de lui faire perdre confiance, en elle-même et en l’avenir, afin de la pousser à la passivité et à la résignation. Les résultats attendus sont pleinement atteints, spécialement en France. Les enquêtes d’opinion montrent de façon unanime que, depuis plus de vingt ans, soit une génération, la population française est la plus pessimiste du monde occidental. Les mêmes sondages montrent également que les Français sont très majoritairement persuadés que leurs enfants vivront moins bien qu’eux. Dans ce contexte, la France comme on le sait détient le record de consommation de tranquillisants. Les moyens utilisés par le Système pour parvenir à ce résultat sont nombreux.

Le Système, tout d’abord, a placé la plus grande partie de la société en état d’insécurité économique. L’organisation des délocalisations a installé des régions françaises entières en situation de chômage massif, d’assistanat et de démoralisation. Ceux des Français moyens qui conservent un emploi sont écrasés par un niveau d’impôt et de taxes confiscatoire et sans cesse accru (le niveau des « prélèvements obligatoires » n’a cessé d’augmenter et est désormais le plus élevé du monde occidental ; avec un niveau de prélèvements obligatoires représentant 45,3 % du revenu annuel (PIB) en 2017, la France est première au sein de l’UE, à un niveau très supérieur à la moyenne de l’UE et de la zone euro). La classe moyenne écrasée d’impôts voit dans le même temps une grande partie de la population s’installer dans l’assistanat. Elle assiste également à l’arrivée en masse d’une quantité d’immigrés sur-aidés. Cette situation injuste contribue à sa démoralisation, ainsi que le souhaite le Système.

La politique de fragilisation de la population se porte aussi sur l’immobilier, qui est, dans l’esprit des Français moyens de souche, le principal refuge contre l’insécurité économique. Dans cette perspective, le Système a adopté un dispositif dit « SRU », qui impose l’implantation de HLM dans toutes les villes et quartiers. Ces HLM étant de plus en plus fréquemment attribués par les pouvoirs publics à des immigrés, il s’ensuit une cohabitation forcée avec l’immigration, même dans les quartiers autrefois protégés. Cette cohabitation forcée entraîne une dégradation de la qualité de vie mais également une dépréciation des biens situés à proximité des HLM qui se construisent. Ce phénomène constitue un nouveau facteur de démoralisation de la population de souche : alors qu’ils se sont souvent lourdement endettés pour acquérir leur logement, les Français moyens de souche constatent que l’installation d’immigrés à proximité vient dévaloriser le bien qu’ils ont acquis, et ce alors même que les immigrés en question sont eux logés gratuitement ou presque. Dans le même registre, un récent rapport officiel vient d’introduire l’idée d’un recours plus fréquent à la réquisition de logements privés vacants ou peu occupés : ce type de proposition délibérément choquante n’a pas pour objet d’être appliqué à court ou moyen terme mais d’inquiéter et de placer la population en état d’insécurité psychologique.

Constituant un facteur de démoralisation et de fragilisation, le phénomène de séparation des familles est pour le Système une bonne nouvelle. Il n’est en pas à l’origine, bien entendu, mais il l’a tout de même encouragé par l’exemple que les élites ont montré. Il l’a également accompagné par des réformes facilitant les séparations (facilitation du divorce, PACS).

C’est de façon délibérée en revanche que le Système organise une politique dite de sécurité routière qui a pour objectif et pour effet d’accroître l’insécurité psychologique et matérielle des Français moyens. En mettant en avant sans cesse la responsabilité de la vitesse dans les accidents, le Système justifie l’installation massive de radars. Or l’insécurité routière n’est pas due à la vitesse des voitures sur la route et encore moins à la vitesse seule. Les responsables premiers des accidents graves sont : les camions ; les véhicules en agglomération ; les jeunes permis ; et les conducteurs sous l’emprise de l’alcool et de la drogue (voir cette chronique). Ce mensonge sur les causes des accidents permet de mener une politique d’intimidation des Français moyens qui conduit à prélever environ 1 milliard d’euros par an sur les automobilistes et à retirer leur permis à plus de 70 000 personnes par an.

L’immigration massive et la délinquance qui lui est associée ont, entre autres intérêts pour le Système, celui de contribuer fortement à entretenir un sentiment d’insécurité et de démoralisation. Les tags et le rap notamment alimentent ce climat de tension et d’inquiétude. La présence nocive et parasitaire des « gens du voyage » y contribue également. Constatant l’invasion de son pays, bien conscient qu’il va devenir minoritaire, craignant d’être agressé dans la rue ou dans les transports, conscient de ce que les délinquants bénéficient d’une quasi-totale impunité, le Français moyen voit son moral atteint.

Pour renforcer encore la démoralisation, le Système laisse faire et manipule des nervis et des provocateurs (Femen, Antifas, casseurs) qui entretiennent l’insécurité et choquent les Français moyens dans leurs convictions. L’impunité dont ces groupes bénéficient et l’arbitraire qu’elle révèle de la part du Système contribuent au climat d’inquiétude.

Les campagnes idéologiques qui se multiplient créent également un climat d’intimidation morale à l’égard de la population moyenne de souche : les Français sont soupçonnés et implicitement accusés d’être tentés par le sexisme, l’homophobie, le racisme. Le Système vient rappeler sans cesse que ces opinions sont proscrites et que leur diffusion constitue un délit.

De même le Système place les Français moyens sous la menace en soulignant sans cesse qu’ils ne sont pas libres d’embaucher qui ils veulent ou de louer leur bien immobilier à la personne de leur choix : des campagnes de testing et les objurgations de la Halde viennent leur rappeler qu’ils courent les plus grands risques s’ils s’avisent d’opérer un tri sélectif entre les candidats à l’embauche ou à la location.

L’un des thèmes principaux de la propagande du Système est celui de l’égalité entre hommes et femmes. Chacun est sommé d’adhérer à cet objectif. Les femmes et les hommes doivent avoir le même rôle et les mêmes fonctions dans la société, les quotas et les lois de parité y veillant. Ils doivent également avoir le même rôle dans la famille et dans le couple, qu’il s’agisse des enfants ou des tâches ménagères. C’est dans cet esprit qu’a été créé un congé de paternité, que l’on vient de décider d’allonger. C’est aussi le sens de la PMA qui sera bientôt légalisée pour toute personne et qui permet de couper le lien entre l’homme et la parenté : on pourra se passer d’homme pour avoir un enfant. Rappelons dans le même registre que la fin du service militaire a contribué également à la dévirilisation et à la destruction du rôle masculin traditionnel.

La cible première de toute cette entreprise d’intimidation est en effet « le mâle blanc hétérosexuel ». C’est lui qui est implicitement accusé de sexisme, soupçonné d’être tenté par le harcèlement sexuel, accusé d’être homophobe, accusé d’être raciste. C’est lui que l’on cherche à dévaloriser en promouvant les valeurs féminines. C’est lui, le macho infantile séduit par la vitesse, que l’on pourchasse au volant. C’est sa vitalité qui est atteinte par l’assistanat et le cannabis. C’est sa virilité qui est humiliée par la prise de contrôle de la rue par les immigrés, par les intimidations et agressions auxquelles ceux-ci se livrent en toute impunité. En affaiblissant, en dénigrant et en humiliant le mâle blanc hétéro, le Système neutralise son adversaire potentiel principal.

Neutraliser l’armée et la police

Pour contrôler la population, surveiller et pourchasser les dissidents, le Système ne s’appuie pas d’abord sur l’armée et la police, ce qui constitue une particularité par rapport à ses devanciers le communisme et le nazisme. Il s’appuie sur d’autres forces, qui constituent une « police de la pensée » (voir ci-après). Il cherche au contraire à neutraliser l’armée et la police, qui représentent pour lui un danger potentiel. La neutralisation de ces deux forces passe par l’utilisation de nombreuses techniques.

La première d’entre elles consiste, et elle est utilisée depuis longtemps, à nommer au sommet de la hiérarchie des chefs sélectionnés à partir de leurs opinions conformes : les Francs-maçons sont ainsi fortement représentés depuis toujours au sommet de la hiérarchie policière. Ils sont aussi présents au sommet de la hiérarchie militaire. Le Système favorise également le carriérisme : les officiers dociles sont récompensés, voient leur carrière progresser et accèdent à des postes pourvus de nombreux avantages.

Pour neutraliser l’armée le Système multiplie les OPEX. Ces OPEX, censées protéger le pays contre le terrorisme, sont en réalité inutiles, le djihadisme reprenant de plus belle une fois que les forces alliées contre lui ont tourné le dos. L’enjeu de la sécurité du pays serait évidemment dans la garde des frontières contre l’immigration d’une part et dans la reprise en main des « quartiers » d’autre part, quartiers qui échappent depuis quarante ans au contrôle de l’Etat. Ces OPEX inutiles ont pourtant pour le Système un intérêt majeur : elles tiennent l’armée éloignée du territoire et interdisent toute tentation putschiste.

Le Système neutralise également l’armée en la démoralisant. Les moyens qui lui sont accordés sont volontairement fixés à un niveau insuffisant. Sur le territoire, l’armée est affectée à des missions de surveillance de type Sentinelle, inutiles et déprimantes. Enfin le Système fragilise l’armée de l’intérieur et la démoralise en la contraignant à recruter un nombre conséquent d’immigrés.

La neutralisation de la police passe par des voies comparables. Seuls les fonctionnaires zélés et dociles sont promus ou affectés comme ils le souhaitent. Les moyens insuffisants donnés aux services (mauvais état des locaux, matériels obsolète) sont également une façon de la démoraliser. Un autre moyen majeur de démoralisation est de placer délibérément les policiers en situation humiliante. La police a l’ordre par exemple de fermer les yeux sur de nombreux comportements interdits (vente à la sauvette ; rickshaws illégaux ; jeux d’argents illégaux dans la rue ; campements sauvages dans la rue ; crachats et hurlements gratuits destinés à intimider l’homme de la rue…). La police assiste ainsi impuissante à la parade dans les centres-villes de jeunes caïds de 25 ans au volant de voitures de luxe. De même la police a l’ordre de ne pas pénétrer dans les quartiers afin d’éviter les émeutes. Lorsqu’elle est contrainte d’intervenir dans ces quartiers, généralement à la suite d’une embuscade (contre des pompiers, contre des bus…), elle se fait caillasser avec l’ordre de ne pas riposter.

Les policiers sont en outre sous surveillance de leur hiérarchie, de l’IGPN et des juges, qui traquent la bavure. Confrontés de façon permanente à des racailles qui les provoquent et les insultent, avec l’ordre de ne pas faire usage de la force, ils savent qu’ils seront lâchés en cas de bavure. L’affaire Théo est particulièrement éclairante : il s’agissait là d’une racaille, membre d’une famille de caïds, délinquants et escrocs, qui a été blessée après s’être rebellée au cours d’un contrôle. Les 4 policiers ayant procédé à son interpellation ont été suspendus et mis en examen. L’un d’entre eux est accusé de viol. Théo a été dès le premier jour soutenu par les associations et par l’ensemble des médias. Il a même reçu la visite du président de la république sur son lit d’hôpital. La même situation s’était déjà produite pour Zyed et Bouna. Ces deux jeunes racailles ont été sanctifiées par les politiciens et par tous les médias. La police, elle, a été mise au pilori.

De façon générale, les médias participent de façon délibérée à l’humiliation de la police en la mettant sur le même plan que « les jeunes ». Les émeutes et les attaques contre la police donnent ainsi lieu systématiquement à des titres de la presse évoquant « un affrontement entre jeunes et policiers », une « rixe entre migrants et CRS » ou encore « une situation d’incompréhension entre les jeunes et la police », comme s’il s’agissait de bandes rivales.

Un autre moyen privilégié de neutralisation de la police est de la voir assister impuissante aux décisions délibérément laxiste des juges. Les juges, agents du Système, libèrent les délinquants et immigrés clandestins en masse, classent les dossiers et transforment un grand nombre de peines de prison ferme en peines alternatives. Ces décisions contribuent dans une large mesure à humilier les policiers et à les convaincre de leur inutilité (voir cette chronique).

De même, le plan « Vigipirate » conduit la police à se consacrer à des tâches déprimantes et inutiles, telles que celle qui consiste à intervenir dès qu’un clochard a abandonné un paquet de vieux vêtements dans le métro au motif qu’il pourrait s’agir d’une bombe, à neutraliser tout le secteur pendant une heure et à mobiliser les équipes de déminage.

Dans le même temps, le Système ordonne aux policiers de faire preuve de sévérité à l’égard du Français moyen au volant. La politique de contrôle des automobilistes contribue à couper la population de la police. D’autres facteurs jouent dans le même sens : la rémunération des policiers affectés sur la voie publique est ainsi pour partie liée au nombre des contraventions dressées. Tandis qu’une partie des policiers sont conscients du rôle malsain qu’on leur fait jouer, d’autres se laissent aller à se défouler sur les Français moyens, qui ne présentent pour eux aucun risque. Alors que les policiers et gendarmes sont eux-mêmes issus de la France profonde, la politique du Système parvient à dresser entre eux et la population des Français moyens un mur d’incompréhension et de mépris réciproque.

Relevons enfin que la police a dû se féminiser, ce qui ne renforce pas son efficacité. Surtout, comme l’armée, elle a été contrainte par le Système de recruter de nombreux immigrés, ce qui constitue un facteur de fragilisation et de dissensions internes.

Cette situation catastrophique dans laquelle sont placées les forces de police contribue sans doute à expliquer le fait que la police est une catégorie socio-professionnelle particulièrement touchée par le phénomène de suicide.

Surveiller et pourchasser les dissidents

Comme on l’a vu plus haut, le Système considère que ses valeurs incarnent le Bien : il s’estime donc moralement autorisé à pourchasser les dissidents et les adversaires de ces valeurs supérieures.

Pour limiter ou interdire l’expression des opinions dissidentes, le Système a mis en place très tôt un arsenal législatif, dont la pièce maîtresse est la loi « Pleven » (1972). Seront ainsi punis d’emprisonnement et d’amende ceux qui « auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ».

Cette loi a été complétée par la loi « Gayssot » (1990) qui réprime la négation des crimes nazis. Elle a été encore étendue par une loi du 30/12/ 2014 qui punit ceux « qui auront provoqué à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation ou identité sexuelle ou de leur handicap ».

Ce dispositif permet d’empêcher et de réprimer toute opinion dissidente contre le Système immigrationniste. Le Système et ses juges considèrent en effet que tout propos négatif à l’égard des immigrés, de l’immigration ou de l’islam constitue une incitation à la haine. Il est par exemple interdit de déclarer que l’immigration est à l’origine d’une grande part de la délinquance ou qu’elle explique dans une large mesure la dégradation des comptes publics. La Cour de cassation juge ainsi par exemple que constitue une provocation à la haine un propos qui « instille dans l’esprit du public la conviction que la sécurité des Français passe par le rejet des musulmans et que l’inquiétude et la peur, liées à leur présence croissante en France, cesseront si leur nombre décroît et s’ils disparaissent »  (Cass. crim., 21 oct. 1997, n°96-80391).

Nous nous sommes efforcés de montrer dans une chronique précédente (voir ici), combien l’argument de la haine sur lequel le Système s’appuie pour interdire l’expression des opposants est mensonger et illégitime. Il fonctionne pourtant à tout coup et justifie aux yeux du plus grand nombre la limitation de la liberté d’expression.

S’appuyant sur la législation qu’il a édictée pour lutter contre « la haine », le Système pourchasse et condamne les dissidents. Des maires ont été condamnés pour avoir dénoncé la délinquance immigrée dans leur commune. Jean-Marie Le Pen a été condamné à de nombreuses reprises pour avoir fait un lien entre immigration et délinquance. L’un des principaux animateurs du site Fdesouche, P. Sautarel, est harcelé depuis des années par de multiples plaintes, en raison de commentaires de lecteurs jugés haineux qui paraissent sur ce site. S’il n’a pour l’instant jamais été condamné, il est régulièrement convoqué, interrogé, jugé, son appartement et son ordinateur fouillés. E. Zemmour a été lui aussi poursuivi et condamné à plusieurs reprises (en 2011, en 2015,  puis de nouveau en mai 2018 pour avoir écrit que la France était confrontée depuis trente ans « à une invasion ».

Les réseaux sociaux sont également une scène où les dissidents sont repérés et surveillés. Des comptes d’extrême-droite, considérés comme les vecteurs d’un « comportement haineux » sont ainsi régulièrement fermés sur Twitter et Facebook (voir par exemple cette chronique).

S’appuyant sur les lois réprimant la provocation à la haine envers les minorités, un dispositif de « police politique » s’est mis en place, constitué de trois forces principales. Les juges en premier lieu constituent des agents majeurs du Système. Le deuxième pôle est formé des institutions para judiciaires chargées de lutter contre le racisme et les discriminations, en particulier le Défenseur des droits et sa succursale la Halde. Enfin des centaines d’associations financées sur fonds publics sont notamment chargées de repérer et de dénoncer les opinions et les comportements dissidents. Elles traquent notamment les faits de « racisme » ou de « discrimination » dans le domaine du travail, du logement ou encore de la consommation.

La dernière méthode pour museler les opposants est le travail de propagande consistant à s’efforcer de les discréditer et de les ridiculiser. Les dissidents sont ainsi présentés comme des gens peu instruits, bornés et dépassés par le mouvement du monde. Ils sont peureux, effrayés devant ces évolutions qui les dépassent. Ils sont mus par l’égoïsme et la haine. Ils sont psychiquement malades, atteints par différentes « phobies » telles que la xénophobie et l’homophobie, « obsédés » par les immigrés, saisis par « la peur de l’autre ». On se rappelle que la technique était largement utilisée par les communistes pour désigner les dissidents, toujours désignés par des qualificatifs offensants (« vipères lubriques, chiens courants du capitalisme »…). De la même manière l’un des principaux moyens avec lesquels le communisme traitait les opposants était de les psychiatriser. Le Système lui aussi comme on vient de le voir, et comme on l’a noté plus haut au paragraphe consacré à la Novlangue,  utilise abondamment le registre lexical psychiatrique pour discréditer les opposants (voir également cette chronique).

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A suivre la cinquième partie : « Contrôler les esprits en amenant chacun à partager l’idéologie du Système »

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Le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire est un totalitarisme (3e partie)

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 205 – juillet 2018)

 

Le présent article, qui sera publié en plusieurs parties au cours de l’été, se propose de montrer que le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire présente toutes les caractéristiques du totalitarisme. La première partie traitait le point suivant : « Un système où l’idéologie prédomine ». La deuxième :  » Un système de pouvoir qui permet de contrôler les principales organisations et institutions« . Voici la troisième partie :

 

  • La propagande omniprésente

Un système totalitaire se caractérise également par l’existence d’une entreprise de propagande omniprésente. Tel est bien le cas du Système aujourd’hui au pouvoir : il développe une propagande incessante, assène et développe ses thèmes et ses slogans sans relâche, dénonce ses ennemis et diffuse à jet continu ses menaces et ses mises en garde.

La propagande mobilise l’ensemble des institutions et organisations

Pour conduire sa propagande, le Système mobilise toutes les institutions et organismes qu’il contrôle. Médias, pub, télé, cinéma, institutions culturelles diverses : tous ces vecteurs permettent au Système de diffuser sa vision du monde et de modeler les mentalités et les comportements. La propagande est donc multiforme. Elle est également omniprésente. Chaque titre d’article de journal, chaque fragment du journal télévisé, chaque documentaire, chaque film, chaque téléfilm et série, chaque publicité, chaque événement culturel : rares sont les séquences qui ne sont pas des occasions de propagande (voir cette chronique).

Pour ce faire, le Système dispose tout d’abord de la quasi-totalité des moyens d’information et de communication. Les grands groupes capitalistes sont propriétaires des journaux nationaux et locaux, quotidiens, hebdos, revues ainsi que des radios et télévisions privées. Le Système contrôle tout aussi directement les médias publics, dont il nomme les directeurs. Les journalistes sont recrutés dans ces différents médias à la condition d’être en phase avec les thèses du Système.

Les agences de publicité sont elles-aussi la propriété des grands groupes et des principaux oligarques. La propagande publicitaire est bien entendu axée sur la promotion de la société de consommation, qui est au cœur du Système. Mais elle effectue également la réclame des autres éléments de l’idéologie systémique : l’homosexualité, le métissage et l’immigration en particulier. Depuis au moins vingt ans, la quasi-totalité des publicités mettent ainsi en scène au moins un métis ou une personne d’origine immigrée au milieu d’un groupe de personnes d’origine européenne. On peut au passage remarquer qu’il s’agit presque toujours de personnes originaires de l’immigration africaine ou orientale. La présence dans les publicités des Asiatiques, pourtant nombreux en France, est manifestement considérée par le Système comme moins obligatoire (sans doute parce les Asiatiques constituent des communautés nettement moins revendicatives et agressives). On constate la même chose dans les séries et les films.

Le cinéma de même est sous contrôle : les sociétés de production et de diffusion appartiennent au Système, qui contrôle également les mécanismes de financement. Les films, séries et téléfilms, qu’ils soient américains ou made in France, répondent tous aux mêmes codes de propagande. On met en scène des couples homosexuels comme si la chose était banale et normale. Les vies en solo et les familles recomposées sont présentées comme étant le cadre de vie normal. La famille traditionnelle est mise en scène pour s’en moquer ou pour faire valoir qu’elle est le lieu de la stupidité patriarcale, de l’oppression machiste ou de l’hypocrisie des couples qui se trompent. Les fictions, séries, téléfilms ou films célèbrent avant toute chose la société multiraciale et multiculturelle. Les rôles de héros sont équitablement répartis entre les acteurs d’origine européenne, les Juifs, les acteurs de couleur et, dans une moindre mesure les Asiatiques. Les personnes de couleur se voient attribuer des rôles valorisants et au sommet de la hiérarchie. C’est ainsi que Hollywood a préparé le terrain pendant des décennies à l’arrivée au pouvoir d’un président américain noir. De même le cinéma et la télé s’efforcent le plus souvent possible de mettre en scène des délinquants blancs et des redresseurs de torts de couleur. De façon générale, télé, cinéma et pub cherchent à présenter la société multiraciale et multiraciale comme une évidence, un état de fait normal et de toute façon déjà entré dans les faits (voir également cette chronique)

Le Système contrôle également, par le biais des nominations, des recrutements et des subventions, tous les dispositifs de propagande culturelle : l’école, l’université, l’édition, le monde de la culture et de la production artistique. L’école et l’université sont bien entendu des lieux de propagande déterminants dans la mesure où ils s’adressent à des publics malléables. Les programmes scolaires établis par le Système sont articulés autour des thèmes de la propagande. Des disciplines comme l’histoire-géographie et la philo sont les domaines les plus sensibles. On sait quelle place prend dans les programmes la dénonciation de l’esclavage, de la colonisation et du nazisme, la célébration de l’Humanisme et des Lumières et des valeurs de la République, la promotion de l’immigration, de la mondialisation et des sociétés ouvertes et plurielles. De façon générale toutes les manifestations culturelles (le théâtre en particulier) sont des occasions de propagande. Les associations théâtrales et d’animation qui interviennent dans les écoles jouent un rôle de propagande de terrain. Dans tous ces milieux, les dissidents sont très peu nombreux et contraints à la discrétion pour pouvoir continuer à y vivre. Dans le même registre, l’éducation nationale organise régulièrement au cours de l’année scolaire des « journées » consacrées aux thèmes de propagande du Système (éloge de la diversité et du vivre-ensemble, lutte contre le sexisme et l’homophobie, promotion du « handicap »…).

Le Système subventionne et organise le monde des associations et des ONG : par le biais de leur publicité, de leurs prises de position publiques, de leur présence « de terrain », il s’agit-là de relais de propagande actifs. Il existe de nombreux acteurs importants de ce type dans tous les secteurs de l’action publique : le social (Secours Catholique, Emmaüs…), l’immigration (France-terre d’asile, Cimade…), la santé (les associations spécialisées dans le domaine du handicap), les vacances et loisirs (Léo-Lagrange…). Soulignons l’importance de ce secteur « associatif », dont l’essentiel des ressources est formé de subventions de l’Etat ou des collectivités territoriales, qui constitue un instrument de l’action publique et qui emploie 900 000 salariés.

L’administration elle-même participe directement à l’entreprise de propagande. La communication publique des ministères et des différents instruments d’action publique respecte ainsi tous les codes de l’idéologie systémique. Par exemple toutes les photos mises en ligne ou insérées dans les documents de communication mettent en scène la « diversité ». L’administration mène également des actions de communication institutionnelles qui sont souvent des chefs d’œuvre de propagande. On peut citer la campagne anti-fraude de la RATP menée plusieurs années au moment de l’été, qui mettait en scène trois personnages de fraudeurs, tous blancs. On peut également rappeler cette campagne de communication conduite pendant plusieurs années à propos de la propreté des lieux de vacances, où là-encore les trois personnages ayant jeté des déchets dans la nature, Léo, Léa et Marie, étaient très peu « divers » (voir cette chronique).

Les entreprises, elles-aussi, contribuent activement à la propagande du Système. Elles recrutent dans « la diversité » pour se conformer au politiquement correct, parce que leurs propriétaires l’exigent et que l’Etat fait pression. De même elles sont conduites à adopter les codes du Système dans leur organisation et leur communication interne. On peut citer à titre d’exemple ces « chartes d’entreprise », qui, sur le modèle américain, célèbrent les valeurs de la diversité, du respect et de la tolérance religieuse. Ces mêmes entreprises organisent sur ces thèmes force séminaires et formations internes.

Terminons cette liste avec les principaux lobbys idéologiques ou religieux, qui jouent bien entendu un rôle important de propagande. Protestants et catholiques, Francs-maçons, militants cosmopolites, et leurs relais associatifs alimentent activement la propagande du Système.

Les thèses dissidentes sont exclues du débat public

Cette entreprise de propagande s’accompagne d’une mise à l’écart des opposants et des thèses dissidentes. Les thèses dissidentes sont soit dénoncées, moquées et vilipendées, soit passées sous silence. Les dissidents eux-mêmes sont tenus à l’écart et ne peuvent venir exposer leur thèse. Donnons l’exemple du journal Le Monde, porte-parole de référence du Système, dont le directeur annonçait en 2016 qu’il ne donnerait jamais la parole à l’extrême-droite et à ses représentants.

Ces dernières années quelques dissidents ont cependant réussi à se faire une place au sein des médias. Leur présence a été permise et reste pour l’heure tolérée parce que les opposants présentent plusieurs garanties de représentation : E. Zemmour et A. Finkielkraut sont juifs ; M. Onfray vient de la gauche. La plupart de ceux qui critiquent le Système doivent toutefois, pour pouvoir continuer à exister, choisir de rester en deçà de certaines limites bien précises (comme c’est le cas de N. Polony, Y. Rioufol ou A. Finkielkraut). Ceux qui les franchissent sont mis à l’écart partiellement (E. Zemmour) ou totalement (R. Camus). De même le Système tolère la présence dans les médias des opposants politiques lorsque celle-ci reste sans danger pour lui.  J. Chirac qui redoutait J.M. Le Pen a refusé de débattre avec lui entre les deux tours de 2002, contrairement à l’usage. En revanche E. Macron a débattu avec Mme. Le Pen, qu’il ne craignait pas, et pour cause.

Signalons que le Système développe fréquemment la technique du jeu-de-rôles, qui consiste à organiser dans les médias un débat factice entre deux représentants du Système, l’un radical, l’autre « modéré et réaliste ». Cette technique permet d’exclure des médias les dissidents, qui sont présentés comme extrémistes et déraisonnables (voir cette chronique).

Cette technique est tout particulièrement utilisée concernant le sujet de l’immigration. Les « associations », ONG et autres intellectuels rivalisent dans le registre de « l’humanisme » et de l’immigrationnisme radical. La fausse droite se charge, elle, de faire entendre un discours plus dur. Le président, E. Macron aujourd’hui, peut alors prendre la posture arbitrale et de juste milieu, raisonnable et réaliste, mariant humanité et fermeté. Sous ce masque de la position « raisonnable et équilibrée », il peut poursuivre et même amplifier la politique immigrationniste tout en réussissant à abuser une partie significative de l’opinion. Quant aux dissidents, ils sont accusés d’être nuisibles à la paix civile et mis sur le même plan que les terroristes : le Système dénonce ainsi fréquemment « les extrêmes », islamistes et populistes, « qui se renforcent l’un l’autre ».

La technique est également utilisée au sein même du gouvernement. Est ainsi mis en scène dans chaque gouvernement un jeu-de-rôles entre le ministre de la justice, favorable à des positions humanistes et bienveillantes sur les questions d’immigration et de sécurité, et un ministre de l’intérieur dans la posture de la fermeté. Chacun des deux acteurs (les couples Dati-Hortefeux sous Sarkozy, Taubira-Cazeuve sous Hollande, Belloubet-Collomb sous Macron), est chargé de mobiliser une partie de l’opinion et d’en exaspérer une autre. Le président peut alors intervenir et paraître opérer, au-dessus de la mêlée, une synthèse raisonnable et équilibrée.

Le trucage des données et des chiffres

Le trucage massif des données constitue un autre élément de la propagande du Système. C’est ainsi que, sur le sujet le plus sensible qu’est l’immigration, les chiffres sont cachés ou truqués.

Pour dissimuler les données, le Système s’appuie d’abord sur le prétexte des « valeurs » : les statistiques ethniques sont ainsi proscrites en France « afin de ne pas donner prise aux théories racistes ». Dès lors, à la différence de ce qui se passe aux Etats-Unis, on ne dispose d’aucune donnée sur le nombre total de personnes originaires de l’immigration présentes en France (les données communiquées par l’INSEE n’étant que partielles ; voir plus loin). De même il n’existe pas de données, bien entendu, concernant la présence des immigrés dans le logement social ou l’importance des immigrés dans le volume des prestations sociales. Pas de données non plus, cela va sans dire, sur les liens entre immigration et résultats scolaires et moins encore sur les liens entre immigration et délinquance.

La deuxième technique de dissimulation consiste à « oublier » de collecter certaines données significatives. C’est ainsi  que, sans même donner d’explications, la France omet de comptabiliser les  sorties du territoire, alors que l’opération pourrait être effectuée sans difficulté. Il est dans ces conditions impossible de calculer un solde migratoire, c’est-à-dire une différence entre le nombre d’entrées d’immigrés et le nombre de sorties (le « solde migratoire » de l’INSEE ne peut dès lors être qu’estimé). De même il est impossible de connaître le nombre d’immigrés autorisés à entrer pour un court séjour et qui n’ont pas quitté le territoire à l’expiration de leur visa, ce qui constitue l’une des sources de l’immigration irrégulière. De même encore il est impossible de connaître le nombre des étudiants étrangers qui quittent le territoire à l’issue de leurs études. La non comptabilisation des sorties permet ainsi au Système d’entretenir la plus grande opacité dans le domaine de l’immigration. L’absence de chiffres permet également au Système de diffuser des contre-vérités sans qu’il soit possible de le contredire. Par exemple les gouvernements prétendent que la grande majorité des 90 000 nouveaux étudiants étrangers qui entrent chaque année en France repartent après leurs études, alors que la réalité est très probablement exactement inverse.

Troisième technique de trucage : le travestissement des concepts. L’INSEE met ainsi en avant un soi-disant « solde migratoire » qui mélange en réalité les Français et les étrangers. Par exemple encore, les statistiques de l’INSEE adoptent une acception très restrictive de la notion d’immigration : c’est ainsi qu’une personne issue de l’immigration africaine ou maghrébine mais née en France n’est pas considérée et comptabilisée comme « immigrée » ; de même elle n’est considérée comme « descendant d’immigré » que si l’un de ses deux parents au moins est immigré. Les immigrés de la troisième génération, dont les parents sont nés en France, ne sont donc considérés ni comme immigrés ni comme descendants d’immigrés. L’INSEE peut ainsi annoncer que le nombre des immigrés en France n’est que de 6 millions. Quant aux « descendants d’immigrés » les chiffres donnés par l’INSEE ne distingue pas entre les immigrés d’origine européenne et non européenne. Autrement dit le chiffre essentiel, c’est à dire le nombre des personnes résidant en métropole qui sont originaires de l’immigration non européenne est occulté (ce chiffre se situe selon nous entre 15 et 18 millions, probablement dans le haut de la fourchette). De la même manière l’attribution massive de la nationalité française par droit du sol permet de réduire fortement le nombre des « étrangers » (qui est selon l’INSEE de 4,2 millions). (voir également cette chronique)

Le trucage des chiffres concerne avant tout le domaine de l’immigration, qui est le plus sensible. Mais il est utilisé également dans d’autres domaines. On se rappelle par exemple que le Système avait truqué grossièrement les chiffres de la « Manif pour tous ».

Une désinformation massive

Le Système met en œuvre une grande variété de techniques de désinformation.

Le mensonge pur et simple constitue la technique la plus basique. Le Système prétend ainsi, par exemple, que le nombre des musulmans présents en France est d’environ 5 millions, alors que ce chiffre est celui qu’il mettait en avant déjà il y a 30 ans et que le chiffre réel est au moins trois fois supérieur.

Le Système ment, par omission cette fois, au sujet de la délinquance. L’ampleur de la délinquance est passée sous silence par les grands médias ou fortement minimisée : les émeutes de banlieues, les voitures brûlées, les pompiers, médecins et policiers agressés ne figurent dans les JT que dans les cas les plus graves, alors que ces faits sont quotidiens. Les quelques crimes commis par des Blancs sont au contraire mis en exergue.

Dans le registre de la désinformation, le Système use grandement de la technique de « l’enfumage ». La question de l’immigration est ainsi camouflée grâce à l’utilisation de concepts paravents, relevant du registre de la Novlangue (voir plus loin) : « jeunes », « milieux populaires », « quartiers populaires », « difficultés sociales »… De façon générale toutes les difficultés auxquelles sont confrontés les pouvoirs publics et la société française sont abordées par le Système et par ses médias en passant sous silence le lien de cause à effet avec l’immigration (délinquance, violence à l’école, baisse du niveau scolaire…). Relève également de l’enfumage la technique qui consiste à traiter le sujet de l’immigration sous l’angle de questions subalternes sinon dérisoires, telles que l’apprentissage de la langue, le port du burkini ou la déradicalisation des djihadistes, afin d’éviter tout débat sur l’immigration elle-même, son principe et ses conséquences (voir également cette chronique).

Une autre technique consiste à multiplier des contre-vérités manifestes, répétées par tous les vecteurs de propagande. Le Système prétend ainsi depuis des décennies que « le niveau scolaire monte » ou que la délinquance est provoquée par « le chômage et l’exclusion ». Dans le même registre le Système, à l’aide d’arguments spécieux, met en cause des études pourtant incontestables : il a nié ainsi pendant des années la pertinence du classement PISA qui rend compte du niveau scolaire dans les différents pays et dans lequel la France est mal classée. Il continue à nier la pertinence du classement des universités, qui là encore est très défavorable à la France, en prétendant que les concepts sur lesquels sont bâtis ces classements ne correspondent pas aux caractéristiques des dispositifs français. Toujours dans le domaine éducatif, le Système va jusqu’à fabriquer un « classement des lycées » qui place les lycées de banlieue avant les grands lycées parisiens, au motif  que les établissements de banlieue parviendraient à améliorer les résultats des élèves davantage que ne le font Louis-le-Grand ou Henri-IV !

La désinformation est particulièrement active dans le domaine qui touche à « la question raciale ». Les découvertes génétiques de ces dernières années ont confirmé ce que la simple observation des phénotypes permettait déjà de constater : il existe bien 7 « groupes humains » différents, et en leur sein de nombreuses ethnies (voir par exemple les conférences de vulgarisation d’E Heyer, du Muséum, notamment à partir de la minute 21« Le discours (…) selon lequel les généticiens montrent qu’il n’y a pas ou très peu de différences entre les populations humaines n’est pas exact »). L’examen des caractéristiques génétiques permet de constituer des groupes humains clairement identifiés : la propagande du Système passe sous silence ces résultats et continue à affirmer le contraire.

Le champ historique est l’un des domaines où la désinformation se déploie avec l’énergie la plus grande. L’Histoire est ainsi présentée de façon systématiquement biaisée ou reconstruite. Selon l’Histoire officielle, les racines culturelles de la France sont « judéo-chrétiennes » (alors qu’elles ne sont que chrétiennes). De même l’Histoire officielle affirme qu’il faut attendre 1789 pour voir apparaître la protection des droits et les institutions sociales telles que l’école et les hôpitaux, ce qui est grossièrement faux. L’Histoire écrite par le Système vante les mérites de l’Espagne arabo-andalouse, modèle d’ouverture et de tolérance, alors que les juifs et les chrétiens s’y voyaient appliquer un statut de dhimmis, qui les tenait à l’écart. De même encore, l’Histoire officielle énonce que l’épisode des croisades peut expliquer l’état d’esprit revanchard du monde musulman, en omettant de préciser que ces croisades étaient elles-mêmes une réaction à la conquête arabe de la Méditerranée. Toujours dans la même veine, l’Histoire du Système insiste sur le crime qu’a constitué la traite des noirs : elle omet d’indiquer que les Africains eux-mêmes ont été des acteurs de la traite, les tribus vaincues étant vendues aux négriers par leurs vainqueurs. L’Histoire officielle omet également de préciser que l’esclavage a existé de tous temps et dans toutes les civilisations ; que la traite arabe a duré bien plus longtemps que celle organisée par les blancs ; que l’esclavage des noirs existe toujours dans plusieurs pays arabes ; que pendant des siècles les Arabes ont réduit en esclavage les Européens qu’ils capturaient lors des raids pirates ; et que les Européens ont été les premiers à abolir l’esclavage. De même toujours, l’Histoire officielle présente la colonisation comme un crime contre l’Humanité. Alors que la colonisation, si elle a constitué sans aucun doute une erreur, avait tout de même produit certains bienfaits (réalisation d’infrastructures, interruption des guerres ethniques et raciales…). Au passage l’Histoire officielle oublie de préciser que la colonisation a été voulue par les républicains et condamnée par l’extrême-droite. Concernant la guerre d’Algérie, l’Histoire officielle met en avant les exactions françaises. Elle passe en revanche rapidement sur le massacre des harkis et occulte tout à fait les massacres de Pieds-noirs après la signature des accords d’Evian. Elle cache également le fait que l’expulsion en quelques semaines de 1,5 millions de Pieds-noirs constituait une violation manifeste de ces mêmes accords d’Evian. Selon l’Histoire officielle, enfin, la France a toujours été un pays d’immigration (alors que l’immigration de travail, exclusivement européenne qui plus est, ne date que de 1850, l’immigration non européenne n’ayant commencé elle qu’au début des années 1960). (voir cette chronique). Un sommet  de désinformation vient d’être atteint avec l’ouvrage de l’Historien officiel J. M. Boucheron, venu expliquer que la construction, le développement et le prestige de la France doivent tout à l’apport des étrangers et du reste du monde.

La Novlangue omniprésente

Autre caractéristique d’un régime totalitaire, le Système a mis en place une Novlangue. Une partie du lexique de la Novlangue est destinée à désigner le camp du Bien et les bons comportements : « citoyen » ; « solidaire » ; « durable » ; « humaniste » ; « engagé » (c’est-à-dire engagé à gauche : « artiste engagé », « femme engagée »)….  Tous ces termes désignent les comportements conformes, favorables à l’ouverture au monde, à l’immigration, à la bienveillance envers les « exclus », au féminisme et à l’égalité des droits des homosexuels.

D’autres termes sont eux destinés à camoufler la réalité et en particulier les difficultés liées à l’immigration. Pour éviter de désigner et de « stigmatiser » les immigrés, la Novlangue utilise plutôt les termes de « jeunes », de « quartiers populaires », de « milieux populaires ». De même en Novlangue, les expressions comme le « vivre-ensemble » ou la « diversité », à connotation positive, servent à désigner la cohabitation entre autochtones et immigrés tout en évitant de la nommer.

Un troisième volet de la Novlangue comprend les termes destinés à désigner l’ennemi, c’est-à-dire les dissidents, qui sont hostiles à l’immigration et s’insurgent contre le grand remplacement. Les dissidents sont désignés par des termes destinés à les déprécier : « extrême-droite » ; « extrémistes » ; « populistes ». Ils sont accusés d’être adeptes de « la théorie du complot ». De multiples expressions toutes faites visent à discréditer l’extrême-droite et ses partisans. Leurs idées sont « nauséabondes » et « renvoient aux heures les plus sombres de notre Histoire ».  Ils « surfent sur les attentats… ; font leur miel des faits divers… ; jouent avec les peurs… ; jettent de l’huile sur le feu… ». Le terme-clé dont use la Novlangue pour discréditer les opposants est celui-ci : « la haine ».  L’extrême-droite est accusée d’être « mue par la haine… ; d’attiser la haine… ; de répandre la haine… ». Signalons également que le Système utilise aussi dans le même esprit le langage graphique. Sur les dessins des caricaturistes du Système, les représentants de l’extrême-droite portent chemise brune et croix gammée. On notera de même que, les lendemains d’élection, les graphiques qui rendent compte des résultats utilisent systématiquement les couleurs noire ou brune pour représenter les scores de « l’extrême-droite » (voir cette chronique, celle-ci , celle-ci et encore celle-ci).

Enfin la Novlangue  invente des expressions et des slogans qui travestissent délibérément la réalité.  C’est ainsi que pour évoquer les émeutes de banlieues, la Novlangue parlera d’un « affrontement entre jeunes et policiers », placés sur le même plan, comme s’il s’agissait de bandes rivales. Notons au passage que le Système manifeste ainsi l’hostilité qu’il éprouve vis-à-vis de la police, nous y revenons plus loin.  Selon la même technique, les islamistes radicaux et l’extrême-droite sont mis sur le même plan et présentés comme « deux extrêmes à combattre l’un et l’autre » (comme si l’extrême droite commettait elle aussi des attentats).

Ce point enfin mérite d’être souligné. La Novlangue est utilisée par le Système pour tenter sur les points les plus sensibles d’inverser vérité et mensonge. Les immigrationnistes, parce qu’ils luttent contre « le danger de l’extrême-droite », se présentent comme étant les « résistants », alors qu’ils approuvent et favorisent l’invasion du pays. Et ce sont ceux qui dénoncent l’invasion migratoire qui sont traités de « collabos ». Cette inversion du vrai et du faux est une caractéristique de la Novlangue (et plus généralement d’ailleurs une caractéristique des systèmes totalitaires eux-mêmes).

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La 4e partie de l’article à suivre : « Neutraliser la société et pourchasser les dissidents »

Le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire est un totalitarisme (2e partie)

Chronique de Paysan Savoyard

(n°204 – juillet 2018)

 

Le présent article, qui sera publié en plusieurs parties au cours de l’été, se propose de montrer que le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire présente toutes les caractéristiques du totalitarisme. La première partie traitait le point suivant : « Un système où l’idéologie prédomine ». Voici la deuxième partie :

 

  • Un Système de pouvoir qui permet de contrôler les principales organisations et institutions

Un régime totalitaire se caractérise également par un système de pouvoir qui comprend trois éléments : l’existence d’un parti unique ; une confusion entre ce parti et l’Etat ; l’absence de barrière entre sphère politique et sphère privée, qui permet de placer tous les secteurs de la société sous contrôle. Le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire relève bien de ce type de régime.

Une démocratie factice

Il n’existe pas, certes, dans le cas de la France, de parti unique mais au contraire un certain nombre de partis différents qui couvrent tout l’arc politique, l’extrême-gauche, la gauche, le centre, la droite, l’extrême-droite. Cependant ce pluripartisme n’est qu’une apparence : en réalité, l’extrême-droite mise à part, qui est rejetée du Système et se vit elle-même comme anti Système, tous les partis ne sont que les différentes facettes du même système de pouvoir.

Les différents partis, tout d’abord, partagent les points essentiels de l’idéologie du Système. Jusque dans les années quatre-vingt, il existait une droite et une gauche nettement opposées : la droite était libérale sur le plan économique et conservatrice sur le plan sociétal. La gauche à l’inverse était dirigiste sur le plan économique et libertaire quant aux mœurs. Dans les années quatre-vingt, la gauche de gouvernement a abandonné les idées dirigistes et est devenue libérale sur le plan économique, quand de son côté la droite tournait le dos au conservatisme sociétal pour s’aligner sur la gauche et devenir « humaniste » et sociétalement libertaire. Depuis lors les deux camps, qui se remplacent à la faveur des alternances, partagent les mêmes valeurs et mènent des politiques identiques. E. Macron, à la tête d’un parti nouveau qui couvre à la fois le spectre de la gauche et celui de la droite, incarne cette synthèse.

La démocratie n’est donc qu’une apparence. Les partis qui se succèdent au pouvoir étant en réalité d’accord, les alternances sont factices. L’opposition entre eux, que les deux camps mettent en scène, est également factice. Elle permet de donner à l’électorat l’illusion d’un choix démocratique, alors que, sous différents masques, c’est le même Système qui gouverne et suit son cap, en tenant à l’écart toute opposition réelle.

Le caractère factice de la démocratie découle également d’un autre élément : le Système se garde bien d’organiser des référendums et récuse toute démocratie directe. Lorsqu’il commet l’erreur d’organiser un référendum et que les résultats de celui-ci sont négatifs contrairement aux prévisions, le Système choisit alors de ne pas en respecter les résultats. C’est ainsi qu’en dépit du « non » majoritaire en France lors du référendum de 2005 portant sur les institutions de l’Union européenne, les dispositions que le Système souhaitait voir adopter ont tout de même été mises en œuvre, par le traité de Lisbonne. De même le Système s’efforce actuellement de ne pas donner suite au Brexit choisi par la majorité des Anglais.

Les « extrêmes », de gauche et de droite, jouent dans ce contexte un rôle utile. Leur présence vient tout d’abord renforcer l’illusion démocratique : la gauche et la droite s’étant ouvertement rapprochées, il est utile de mettre en scène des partis qui jouent le rôle d’opposants du Système. Ces partis extrêmes permettent également de canaliser les opposants en les conduisant à entrer dans le jeu politique. La présence de ces extrêmes est sans risque pour le Système, les suffrages qu’ils recueillent étant stérilisés. S’agissant de l’extrême-gauche, ses dirigeants choisissent en effet finalement d’appeler à voter au second tour pour le Système, pour « barrer la route à l’extrême-droite ». L’extrême-droite ne constitue pas davantage un danger politique pour le Système, qui réussit à limiter son influence en la diabolisant et en la présentant comme un danger pour les libertés et pour la paix civile. Surtout le Système est jusqu’ici parvenu à forcer l’extrême-droite à mettre un frein à son opposition au Système, en la menaçant d’interdiction dans le cas où elle enfreindrait les règles et les principes majeurs. C’est ainsi que le Front national a été amené à déclarer régulièrement son attachement à la démocratie, à la république et à ses valeurs. Le Front national a dû également accepter le principe de la présence en France des immigrés et de l’islam, se contentant, comme les autres partis, de dénoncer « l’islamisme » et « l’immigration clandestine ». S’il en allait autrement et que l’extrême-droite décidait d’appeler à renverser le Système, elle serait probablement immédiatement interdite, au nom des « valeurs » et du principe selon lequel il ne doit pas y avoir de liberté « pour les ennemis de la liberté ». Les poursuites et les condamnations des leaders de l’extrême-droite, telles que les condamnations pénales répétées de Jean-Marie Le Pen, la récente levée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen ou encore les poursuites engagées contre le FN sous le prétexte d’une utilisation irrégulière de ses assistants parlementaires, sont là pour rappeler à l’extrême-droite qu’elle ne doit pas franchir certaines lignes.

Il faut mentionner, sur cette question de la démocratie, un dernier élément. En cas de risque de basculement de l’électorat en faveur d’un parti anti Système, ce dernier conserve différents moyens grâce auxquels il maintiendrait son pouvoir. Il pourrait d’une part, comme il vient d’être dit, interdire les partis anti Système, en arguant de la nécessité de défendre les valeurs de démocratie et de liberté. Il faut souligner en outre que le Système a le complet contrôle de l’organisation des scrutins, par le biais des élus locaux, de l’administration préfectorale et des juges : il pourrait donc sans difficulté et en toute discrétion organiser une fraude des résultats suffisamment massive, si d’aventure les sondages faisaient apparaître un risque d’arrivée au pouvoir d’un parti anti Système.

Le contrôle de tous les lieux de pouvoir et institutions

Un autre élément du régime totalitaire est également présent dans les constituants du Système au pouvoir : il n’existe pas aujourd’hui de séparation réelle entre les partis politiques principaux, l’Etat, les différents lieux de pouvoir et les différentes institutions et organisations qui innervent la société et la travaillent de l’intérieur.

Politiciens, hauts-fonctionnaires, juges, syndicalistes, médias, cinéma, publicité, intellectuels, monde de la culture, université et éducation nationale, grandes voix morales (les églises, les Francs-maçons…), ONG et associations, tout cet ensemble forme un continuum et un bloc. Toutes ces organisations sont financées sur crédits publics : soit directement parce qu’elles appartiennent à la structure étatique ; soit par le biais de subventions et de dispositifs ad hoc pour les associations, ONG, monde de la culture, médias, cinéma et syndicats. Les nominations à la tête de toutes ces organisations et institutions sont dès lors contrôlées par le Système, qui les finance. Ce maillage dense d’institutions et d’organismes, qui ont des ramifications nationales aussi bien que locales, permet au Système d’intervenir dans tous les secteurs de la société pour la contrôler, y diffuser l’idéologie, repérer et neutraliser les dissidents.

De la même manière le champ économique est lui aussi contrôlé par le Système. L’économie est structurée de façon croissante par de grands groupes. Ces groupes, qui sont multinationaux, appartiennent le plus souvent à des capitaux privés mais un certain nombre d’entre eux, parmi les plus importants, sont des entreprises publiques (SNCF, EDF…) ou des groupes dans le capital desquels l’Etat est présent voire majoritaire (tels que Renault). Que ces entreprises soient privées ou publiques, ce sont souvent des technocrates qui sont placés à leur tête. Qu’ils soient privés ou publics, ces groupes vivent pour partie de commandes publiques. Ces groupes enfin sont propriétaires de la plupart des médias. On le voit, il n’y a pas de solution de continuité entre ce monde économique et le monde politique et médiatique.

Relevons également que ces groupes forment en réalité un bloc, au sein duquel la concurrence est en fait limitée. Leurs conseils d’administration sont interpénétrés. Leur taille leur donne la possibilité d’asphyxier les entreprises de plus petite taille ou de les racheter. Ces groupes contrôlent en outre une myriade d’entreprises sous-traitantes, qui sont dans leur dépendance étroite. Leur puissance leur permet également de circonvenir et de soudoyer élus et fonctionnaires. Ils passent entre eux des accords pour se répartir les marchés et s’entendre sur les prix. Ces groupes forment en réalité un ensemble homogène et cohérent, partie intégrante essentielle du Système.

On voit par-là que le Système domine l’ensemble de la société : la politique ; les rouages de l’Etat ; les médias ; et l’essentiel de l’économie.

Un système décentralisé, informel, plastique, insaisissable

Le système de pouvoir est doublement remarquable. Il est d’une part extrêmement puissant et  efficace puisqu’il contrôle comme on vient de le voir les ressorts essentiels du fonctionnement de la société. Il occupe d’autre part une position presque inexpugnable : il est en effet presque totalement informel.

Le système de pouvoir qui est à l’œuvre ne ressemble pas en effet à une espèce d’organisation secrète, pyramidale ou par cercles concentriques, avec ses réunions occultes et ses ordres donnés de façon codée. Il est beaucoup plus solide qu’une organisation de type complotiste ou mafieux, qui peut toujours être identifiée et démantelée.

A la différence d’un complot ou d’une mafia, le Système, tout d’abord, agit à visage découvert. Ses intentions sont parfaitement publiques et connues de tous : elles sont clairement exposées dans les agendas et mémorandums des grandes institutions publiques et privées tels que l’OCDE ou la Commission européenne. Ces intentions et objectifs sont relayés par les médias (voir cette chronique).

Deuxièmement, un certain nombre de lieux de décisions sont parfaitement identifiés et pour certains connus même du grand public : les conseils d’administration des groupes financiers et capitalistes ; les conseils des instances publiques telles que la Fed aux Etats-Unis ou les institutions de l’Union européenne ; les clubs, tels que Bilderberg aux Etats-Unis ou Le Siècle en France ; les réunions de Young Leaders organisées par les Etats-Unis ; les rencontres internationales telles que Davos.

Il n’y a donc pas, troisièmement, de conseil d’administration du Système, pas de gouvernement mondial, pas d’organisation suprême chargée de donner des ordres et de les faire appliquer : le système de décision est décentralisé, éclaté, diffracté. Chaque acteur du Système, politicien, capitaliste, fonctionnaire ou journaliste, quel que soit son niveau hiérarchique, agit pour l’essentiel de son propre chef, sans recevoir d’instruction précise ni d’ordre secret. Il agit spontanément en fonction des objectifs du Système, et ce pour deux raisons. Parce que, premièrement, il y adhère personnellement. Et parce que, deuxièmement, sa carrière en dépend.

L’une des principales armatures du Système est ainsi constituée de l’armée des fonctionnaires et agents des services publics, qui font marcher l’ensemble en fonction de motivations diverses mais convergentes : par carriérisme ; par adhésion plus ou moins franche ; par conscience professionnelle et amour du travail bien fait ; par habitude de l’obéissance et manque de réflexion.

Il reste que l’essentiel du pouvoir appartient à un faible nombre de tireurs de ficelles : les capitalistes, en petit nombre, reliés aux autres capitalistes occidentaux. Les principaux centres de pouvoir se trouvent bien entendu aux Etats-Unis : GAFA, grands groupes capitalistiques, institutions financières privées et publiques. Ces décideurs les plus puissants se tiennent souvent en retrait et sont bien moins médiatisés que les politiciens, les journalistes ou les intellectuels, qui sont pourtant leurs instruments.

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La 3e partie de l’article à suivre : « La propagande omniprésente »

Le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire est un totalitarisme (1e partie)

Chronique de Paysan Savoyard

(n°203 – juillet 2018)

 

Par cupidité d’une part, par idéologie d’autre part, le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire vise la dilution et le remplacement des Etats, des sociétés et des peuples européens. Ce Système est un totalitarisme. Il présente les principales caractéristiques que partageaient les totalitarismes du siècle précédent, le communisme et le nazisme.

Un totalitarisme n’est pas une tyrannie ou une dictature : il est certes dictatorial et tyrannique mais il revêt également une dimension supplémentaire. Il y a lieu à ce propos d’apporter quelques indications préalables quant à la typologie des régimes politiques. Un régime autoritaire est un régime de restriction des libertés permettant au pouvoir en place de limiter et de contrôler l’opposition. Une dictature vise à supprimer toute liberté en vue d’empêcher toute opposition au pouvoir de naître et prendre racine : la dictature applique la même logique que le régime autoritaire mais en la portant à son extrême. La tyrannie relève d’un troisième type de régime. Alors que le régime autoritaire et la dictature peuvent être rationnels et viser l’intérêt général tel que le conçoit le pouvoir en place (il peut d’ailleurs exister des dictateurs « éclairés »), la tyrannie est une dictature délirante, destinée à assurer le pouvoir d’un pervers ou d’un fou. César était un dictateur et Néron un tyran. De même dans l’histoire récente Erdogan relève du premier type, Kim-Jong-Il du second.

Dans cette typologie, le totalitarisme occupe une place particulière. Il présente les principaux caractères de ces différents régimes. Le totalitarisme est une dictature : les libertés y sont supprimées ou soigneusement encadrées et aucune opposition autre que factice n’y est tolérée. Le totalitarisme est également une tyrannie : les totalitarismes sont en effet des systèmes délirants. Le totalitarisme ajoute cependant une dimension qui lui est propre. Il ne se limite pas, comme la dictature et la tyrannie, à l’annihilation de toute opposition et de toute menace contre son pouvoir : il vise le contrôle « total » de la société et des individus et cherche même pour ce faire à s’emparer des esprits, afin de les conduire à adhérer aux valeurs et aux objectifs du régime.

Le Système en place, nous allons nous efforcer de le montrer, est de nature totalitaire. Il n’est certes pas encore aussi féroce que l’ont été ses devanciers : on peut parler d’un totalitarisme doucereux et sournois. Au demeurant, il ne lui sera probablement pas nécessaire de parvenir jusqu’aux extrêmes que le communisme et le nazisme ont atteints. Son objectif ultime en effet n’est pas le contrôle total des sociétés européennes mais leur destruction même par absorption dans un Système mondial. Il a trouvé pour ce faire l’arme fatale et définitive : l’invasion migratoire de l’Europe. Nous y venons plus loin.

Ce Système ne concerne que le monde occidental. La France est, en Europe, le pays où il s’est implanté en premier, dans les années soixante, et où sans doute il est le plus avancé. C’est l’exemple français que nous développerons dans le présent article. Le Système domine et gouverne également la plupart des pays du monde occidental : Etats-Unis bien sûr, qui sont le cœur névralgique du Système, Canada, Australie, Europe. On constate ces dernières années que les pays d’Europe centrale, Hongrie, Tchéquie, Slovaquie, Pologne, sont engagés dans un processus de refus et de résistance au Système. L’Autriche et l’Italie viennent également de désigner des gouvernements anti Système. Nous verrons si ce mouvement de résistance prendra de l’ampleur ou bien si le Système parviendra à l’endiguer et à l’éradiquer.

Les autres régions du monde, mêmes si elles ont intégré la mondialisation économique inspirée et impulsée par les Etats-Unis, échappent pour l’essentiel au gouvernement de ce Système et suivent leur voie propre. Se conformant à leurs propres conceptions civilisationnelles, ni le monde asiatique, ni le monde indien, ni le monde arabo-musulman, ni l’Afrique, ni la Russie ne sont concernés par les dogmes du Système, tels que les « droits de l’homme » et autres « valeurs » prétendument universelles. Il existe certes dans plusieurs pays non occidentaux (en Chine, en Iran, dans les pays arabes, en Russie…) une petite fraction d’agitateurs, qui habitent les capitales, ont fait leurs études en Europe ou en Amérique, et défendent les valeurs occidentales, c’est-à-dire les valeurs du Système. Même s’ils sont soutenus et mis en scène par l’Occident, ces agitateurs sont réprimés et n’occupent dans leurs sociétés respectives qu’une place marginale.

Le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire est donc, en Occident, le totalitarisme du siècle présent. Citons A. Finkielkraut, qui avait bien posé le diagnostic : « L’antiracisme sera le communisme du 21e siècle ».

Le présent article se propose de montrer que le Système présente toutes les caractéristiques du totalitarisme : l’idéologie y est prédominante ; le système de pouvoir permet de contrôler toutes les institutions et organisations ; la propagande est omniprésente ; la société est neutralisée et les dissidents pourchassés ; le Système cherche à contrôler les esprits, en conduisant chacun à adhérer à ses valeurs et à ses objectifs. L’organisation de l’invasion migratoire constitue la caractéristique propre du Système, qui le distingue des totalitarismes qui l’ont précédé (voir également cette chronique de 2010).

Pour la commodité de la lecture, l’article sera présenté sur le blog en plusieurs parties. Voici la première :

 

  • Un Système où l’idéologie prédomine

La première caractéristique d’un régime totalitaire est d’être animé par une idéologie, qui occupe une place dominante et surplombe à la fois le système de pouvoir et l’ensemble de la société. Tel est bien le cas du Système en place.

Une idéologie en trois parties

L’idéologie du Système comprend les trois éléments principaux que sont le mondialisme, l’immigrationnisme et les conceptions libérales-libertaires. Ces éléments sont reliés entre eux et articulés autour du concept de « liberté ». Le Système est partisan d’une économie libérale. Il promeut un monde sans frontières, aussi bien économiques que physiques, permettant notamment la libre circulation des personnes et la liberté de s’installer dans le pays de son choix. S’agissant des mœurs, le Système est libertaire : à l’opposé des conceptions traditionnelles, l’individu doit pouvoir fixer librement ses choix de vie personnelle, notamment sur le plan sexuel et sur le plan de l’usage des drogues. Il doit pouvoir également user librement de son corps et fixer lui-même le moment et les modalités de la fin de sa vie.

Les sources de l’idéologie du Système : Lumières ; soupçon ; déconstruction

L’idéologie du Système s’alimente aux différentes sources qui ont irrigué et agité le monde occidental depuis deux cents ans. La première source est constituée des idées des Lumières, qui ont inspiré la révolution française. Selon les conceptions des Lumières, l’homme est un individu égal aux autres et libre de toute appartenance et de tout lien de subordination à une institution, qu’il s’agisse des frontières, de la famille, des cadres traditionnels et de Dieu. Cette idéologie est donc à la fois libérale, individualiste, égalitaire, matérialiste et athée, progressiste et universaliste. Elle rompt en tout point avec les conceptions en vigueur dans les sociétés traditionnelles « d’ancien régime » qui, elles, au contraire, étaient communautaires, hiérarchiques et inégalitaires, traditionnalistes et chrétiennes (voir cette chronique).

Les « philosophies du soupçon » au 19e siècle (Feuerbach, Marx, Freud) ont ensuite apporté leur contribution au travail de remise en cause et de destruction des cadres mentaux traditionnels. Elles ont visé en particulier à nier toute transcendance, d’une part, et tout libre-arbitre humain d’autre part. L’homme est seul et sans espérance.

Dans la seconde partie du 20e siècle, les idéologues français de la « déconstruction » (Derrida, Deleuze, Foucault…) poursuivent l’œuvre de contestation initiée par la révolution française et poursuivie par Marx et Freud. Les Etats-Unis sont un terrain d’influence majeur pour ces déconstructeurs, en particulier sur les campus américains. Les conceptions libertaires et cosmopolites s’y imposent dans les années soixante (Woodstock…) De même les mouvements militants homosexuels et féministes prennent une ampleur particulière aux Etats-Unis (où se sont mises en place par exemple les « études de genre »). Après s’être imposées aux Etats-Unis, les idées libertaires inspireront en France et dans l’ensemble de l’Europe la révolution des mœurs de 1968. Peu de temps après, à la fin des années soixante-dix, sur le plan économique cette fois, l’Europe tourne la page des politiques étatistes mises en place à l’après-guerre et adopte les politiques économiques libérales inspirées par les Etats-Unis (influence des « Chicago Boys »).

La source chrétienne

Une autre source de l’idéologie du Système, moins évidente mais profonde, est la religion chrétienne. La chose est paradoxale puisque le christianisme et les philosophies qui viennent d’être évoquées sont des ennemis irréductibles. Le christianisme contribue pourtant puissamment à l’idéologie du Système, indirectement et directement.

Il y contribue d’abord indirectement. Le  christianisme, en effet, a pour partie inspiré les idéologies anti chrétiennes elles-mêmes. La préférence pour les pauvres, les faibles et les petits et la condamnation des puissants et de la richesse, aspects essentiels du message évangélique, sont ainsi au fondement des idéologies égalitaires. Elles ont inspiré en premier lieu les Lumières : c’est notamment au nom de l’égalité que la révolution renverse l’ancien ordre aristocratique. L’égalité est d’ailleurs proclamée d’emblée comme l’une des principales valeurs républicaines. L’aspiration à l’égalité est également le principal ressort du communisme, qui apparaît en France au moment de la révolution française (le moment « communiste » de la révolution française prend place entre 1792 et 1794).

Le christianisme contribue aussi directement à l’idéologie du Système et plus exactement à son volet immigrationniste. C’est au nom de l’égalité et de l’attention aux pauvres que le Système justifie sa politique d’immigration : les migrants ont le droit de fuir la pauvreté et de venir profiter d’une vie meilleure dans les riches pays européens, lesquels ont le devoir d’accueillir « une partie de la misère du monde ». De même le Système prône une bienveillance de principe envers les immigrés, qui doivent être accueillis quand bien même leur présence dégraderait la situation des autochtones. Tous ces raisonnements trouvent directement leur source dans le message évangélique, qui prône le partage des richesses, l’attention aux pauvres, l’amour de l’Autre, l’oubli de soi-même (indiquons ici que pour notre part, nous contestons absolument, en tant que chrétien, la validité de la lecture littérale et politique de l’Evangile ; voir notamment cette chronique).

L’immigrationnisme permet au Système de sortir de ses contradictions

Il faut relever que les différentes sources de l’idéologie Systémique sont pour partie contradictoires. La situation de contradiction résulte de la coexistence au cœur de l’idéologie du Système des concepts fondamentaux que sont la liberté et l’égalité. Le Système les revendique tous deux, de même que l’idéologie des Lumières dont il s’inspire les revendiquait également l’un et l’autre. Or l’on aperçoit aisément qu’il existe entre eux des tensions et même une contradiction difficilement surmontable. La liberté laissée aux individus, dont les capacités et les objectifs personnels diffèrent, débouche nécessairement sur la création d’inégalités matérielles et de condition. Symétriquement, la volonté d’établir l’égalité suppose nécessairement de limiter voire de supprimer la liberté. Cette tension est d’ailleurs présente dès la révolution française : la révolution « libérale » promeut avant tout la liberté ; le moment « communiste » de la révolution met en avant l’égalité. Ces deux courants de la modernité se sont violemment affrontés pendant la révolution et leur lutte n’a pas cessé depuis. Leur opposition majeure porte sur la signification du concept d’égalité. Pour les libéraux, l’égalité est l’égalité des droits, compatible avec la liberté : au 18e siècle ils revendiquent une égalité à la naissance en opposition à la société des ordres ; aujourd’hui les libéraux considèrent que l’égalité est l’égalité devant la loi. Pour les communistes au contraire l’égalité est l’égalité des conditions, qui suppose de limiter la liberté (voir également cette chronique).

Alors que les deux courants de la modernité sont normalement en opposition ou en contradiction, on les voit pourtant aujourd’hui cohabiter au coeur du Système. Les capitalistes et les milliardaires libéraux-libertaires de la Silicon Valley, d’une part. Et les militants de l’égalité, d’inspiration « communiste », que les injustices et les inégalités révoltent, d’autre part. Tous se retrouvent unis, très curieusement, au sein du même Système.

Comment ces deux courants qui composent le Système résolvent-ils la contradiction à laquelle ils sont confrontés ? Comment les libéraux-libertaires parviennent-ils à endosser la partie du discours du Système qui met en avant l’égalité ? Comment les partisans de l’égalité réussissent-ils à soutenir un Système qui est libéral, qui est soutenu et dirigé par les milieux d’affaires, la finance, les milliardaires et qui aboutit au creusement des inégalités ?

Les libéraux-libertaires résolvent la contradiction de deux façons. Pour eux tout d’abord, comme on l’a dit plus haut, l’égalité que le Système doit mettre en avant est l’égalité des droits. Sous l’influence des sociaux-démocrates (Rawls…), les libéraux ont dû admettre que l’égalité des droits doit être complétée par des politiques d’égalisation des chances. La liberté n’est donc pas mise en cause pour l’essentiel par un principe d’égalité ainsi conçu : cette conception de l’égalité n’interdit pas la compétition sociale. En second lieu, les libéraux considèrent que la politique de recherche d’égalité doit pour l’essentiel consister en une aide apportée aux immigrés et aux plus pauvres (les minorités, les SDF, les handicapés, les marginaux…). C’est à la faveur de ce raisonnement que les socialistes ont pu adopter le libéralisme tout en continuant à se dire de gauche. Etre de gauche aujourd’hui ne consiste plus à vouloir promouvoir les salariés et les ouvriers et faire disparaître les inégalités : être de gauche désormais, c’est d’abord se préoccuper du sort des pays pauvres, accueillir les immigrés et se soucier prioritairement des plus en difficulté. Ce changement de paradigme a été illustré par exemple par la note fameuse de Terra Nova conseillant à la gauche de choisir la cause des immigrés, des femmes et des minorités, plutôt que de chercher à reconquérir les Français moyens (voir cette chronique et celle-ci).

Les communistes et les partisans de l’égalité des conditions parviennent eux aussi à s’arranger avec la contradiction entre égalité et liberté. Certes ils constatent que le Système qu’ils soutiennent aboutit à l’enrichissement des riches et au creusement des inégalités dans les pays développés, où la classe moyenne est en difficulté. Le Système a cependant pour eux le grand mérite de déboucher sur une élévation du niveau de vie du tiers-monde. De même il permet aux immigrés de venir profiter d’une partie des richesses du monde occidental. Le Système se traduit sans doute, certes, par un appauvrissement des classes moyennes en Europe : mais il entraîne une égalisation à l’échelle mondiale, ce qui constitue pour eux l’essentiel.

Il y a lieu d’insister sur ce point : comme on le voit, l’universalisme et son corollaire l’immigrationnisme (l’immigré est l’incarnation de l’universel), jouent pour le Système un rôle déterminant sur le plan idéologique : ils permettent de résoudre les contradictions que fait naître son appareil idéologique et de faire coexister en son sein des courants de pensée en principe opposés et même hostiles.

Le camp du Bien

Le Système donne aux éléments de son idéologie différentes dénominations : les valeurs républicaines, les valeurs humanistes, les valeurs universelles.

Cette idéologie s’érige en morale de référence : elle définit un camp du Bien. Le Système considère qu’il défend, représente et incarne le Bien et le Juste. C’est au nom des valeurs supérieures qu’il agit, telles que l’égalité, la liberté, la laïcité, l’universalisme ou la paix.

Cette mystique des valeurs a deux conséquences. La première est que les idées opposées sont rejetées : elles sont dénoncées comme malsaines, propageant la haine et renvoyant « aux heures les plus sombres de notre histoire ». Ces idées étant mauvaises et néfastes, le Système se considère comme moralement autorisé à lutter contre elles par tous les moyens. Il lui apparaît notamment légitime de limiter ou d’interdire leur droit à l’expression. Tous les moyens sont bons et moralement justifiables  dès lors qu’il s’agit d’imposer des valeurs supérieures et de construire une société idéale. Tel était déjà le cœur du raisonnement communiste : la fin est la justification des moyens.

La deuxième conséquence est la suivante. Les valeurs du Système représentant le Bien, il convient donc de les faire partager et adopter par tous (voir le 5e paragraphe).

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La 2e partie de l’article à suivre : « Un système de pouvoir qui permet de contrôler les principales organisations et institutions »

D. Cohn-Bendit, le jouisseur repu

Chronique de Paysan Savoyard

(n°202 – juillet 2018)

 

Certes il est insupportable de suffisance, de contentement de lui-même, d’arrogance satisfaite. Sa boursouflure narcissique se comprend cependant : on peut considérer en effet que Cohn-Bendit, en Europe du moins, incarne à lui tout seul la période en cours, commencée en 1945 année de sa naissance. Cette période est celle de la domination des Etats-Unis, vainqueurs de la guerre. Celle de la société de consommation. Celle de la révolution libertaire de 1968. Celle de l’immigration de masse. A ces différents titres, ce trois-quarts de siècle est celui de Daniel Cohn-Bendit.

 

  • Une icône libertaire

Révolution libertaire, mai 68 a bouleversé la société en profondeur. En détruisant le principe d’autorité, en promouvant le féminisme, en promouvant la liberté des mœurs au nom de l’individualisme, mai 68 a déstabilisé les principaux cadres sociaux : les rapports hommes-femmes, l’école, la famille surtout, cellule de base de la société.

Cohn-Bendit incarne à lui tout seul ce bouleversement. Il est le leader le plus emblématique de cette révolution, dont l’origine de façon significative a trait aux mœurs : on se souvient que mai 68 a commencé lorsque les étudiants de Nanterre ont voulu pouvoir se rendre dans le dortoir des filles. Cohn-Bendit, jouisseur et libidineux, est représentatif de l’évolution des mœurs. Il se vantera, par oral et par écrit, à la télévision même, d’actes pédophiles commis dans son emploi d’éducateur de jeunes enfants : il ne sera pourtant jamais inquiété. Cohn-Bendit en effet est une icône intouchable.

Il illustre également ce que sont désormais la majorité des étudiants, à l’heure de l’université ouverte à tous. Cohn-Bendit était un glandeur : d’abord inscrit en maths, il rejoint la socio, discipline fétiche des paresseux. N’ayant finalement jamais obtenu le moindre diplôme, il sera éducateur après 68, une « profession » refuge pour ceux que le travail rebute. Toute sa vie Dany sera un glandeur et un baratineur. Ne faisant jamais l’effort de construire une phrase grammaticalement correcte, il recourt au tutoiement systématique, non seulement pour provoquer et abaisser son interlocuteur mais également pour montrer que les règles traditionnelles de la vie en société sont toutes vouées à disparaître. « Dany » fait son cirque, avachi dans les fauteuils des télévisions, absous d’avance par les journalistes débordants de complaisance.

 

  • Un libéral, logiquement macronien

Libertaire, Cohn-Bendit est aussi un libéral.  68 avait un versant social : des augmentations de salaires et des congés supplémentaires ont été accordés. Un versant communiste également : les grèves de la CGT, la présence des maos et des trotskystes…. Mais c’est bien la dimension libérale-libertaire de 68 qui l’a emporté. Alors que la société de consommation bat son plein, la gauche parvenue au pouvoir dans le sillage de mai 68 se convertit rapidement au libéralisme économique. La gauche était jusque-là communisante ; la droite était conservatrice sur le plan des mœurs : dans les années 80 elles deviennent toutes deux libérales-libertaires et gouvernent à tour de rôle en faisant la même politique : Cohn-Bendit incarne cette fusion des deux courants principaux de la politique française. C’est en toute logique qu’il soutient aujourd’hui Macron, qui réalise la réunion de la gauche et de la droite lib-lib dans un même parti politique. Ajoutons que bien entendu Cohn-Bendit admire les Etats-Unis, à la tête du système capitaliste adopté par les Européens après la guerre.

 

  • Une des principales figures de l’universalisme et de l’immigrationnisme

Cohn-Bendit est en toute logique un militant de l’universalisme. L’universalisme est en effet un corollaire nécessaire de l’idéologie individualiste et libérale-libertaire : l’individu étant libre, aucune appartenance nationale, ni aucune frontière ne doivent pouvoir venir enfreindre sa liberté.

Dans cette perspective, Cohn-Bendit a été un des principaux militants de l’Union européenne (et député européen). L’Europe de l’UE et de Cohn-Bendit est l’Europe universaliste, l’Europe fondue dans la mondialisation. Pour l’UE, ne s’agit pas seulement d’abolir les frontières au sein de l’Europe mais les frontières du continent lui-même : hommes, marchandises et capitaux doivent circuler librement à l’échelle mondiale. L’Europe de Cohn-Bendit et de l’UE est aux antipodes de l’Europe « identitaire », celle qui chercherait à défendre les peuples européens, leur territoire et leur civilisation.

Cohn-Bendit, cela va sans dire est un militant de l’immigration, qui est l’une des dimensions de l’universalisme et sa conséquence logique.

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Ils aiment tous Daniel Cohn-Bendit : les bonnes âmes cathos, les protestants, les francs-maçons, les athées de toute obédience, tous ceux qui communient dans la religion de l’universel, la religion de l’Autre. Pourtant Dany est moins universaliste que cosmopolite. Sa gouaille provocatrice laisse apparaître le ressort qui l’anime : il ne veut pas de bien aux peuples européens

 

Nous n’avons aucun devoir d’accueil envers les « réfugiés » : s’ils recherchent une vie meilleure, qu’ils la construisent chez eux

Chronique de Paysan Savoyard

(n°201 – juin 2018)

 

L’épisode de l’Aquarius offre au Système mondialiste et immigrationniste l’occasion de se livrer à une vaste opération de propagande, au service de laquelle il fait donner tous ses relais : belles âmes des associations caritatives, religieux, avocats, éditorialistes, universitaires, experts, philosophes, juristes, tous plaident pour que l’Europe reste ouverte aux migrants. Il va de soi que cette propagande est entièrement bâtie sur le mensonge et la manipulation.

 

  • « Les Européens ont manqué de solidarité à l’égard de l’Italie »

Selon le Système, les Européens ont ces dernières années manqué de solidarité à l’égard de l’Italie et la Grèce, les laissant seules assumer la charge de tous les réfugiés débarquant sur leurs côtes : il est donc impératif d’organiser enfin une répartition de ces réfugiés entre les différents pays européens afin que chacun puisse prendre sa part de la charge.

Cette propagande est doublement mensongère. Il est faux, premièrement, de prétendre que l’Italie et la Grèce aient dû prendre à leur charge la totalité du flux des réfugiés : une bonne part des immigrés débarqués dans ces deux pays ont en effet passé ensuite les frontières clandestinement et se sont installés ailleurs en Europe, en particulier en France.

Surtout, le raisonnement fondé sur la « solidarité » et « l’obligation de se répartir la charge »  vise à faire croire que les Européens ont collectivement le devoir d’accueillir les immigrés : or ce devoir n’existe que dans l’imaginaire des immigrationnistes. Nous n’avons en réalité aucun devoir d’accueillir des migrants, quels que soient l’étiquette dont on les affuble ou le statut « bidon » qu’on leur attribue (migrants, réfugiés, demandeurs d’asile, exilés…). Les seuls envers qui les autorités des pays européens ont des devoirs sont les populations européennes, qu’elles ont le devoir de protéger en faisant cesser l’invasion en cours. Et elles font l’inverse…

 

  • « La solution ne peut être qu’européenne »

Le Système affirme qu’il n’y a pas de solution nationale à la crise migratoire : la politique en ce domaine ne peut être qu’européenne. Cet élément de propagande est à la fois immigrationniste et européiste : il s’agit de renforcer l’idée selon laquelle il ne peut y avoir de salut en dehors de l’UE.

Il s’agit là encore d’un mensonge. Si la solution consiste à fermer les frontières nationales afin de faire cesser l’immigration clandestine, ainsi que le souhaite la majorité de l’opinion publique dans tous les pays européens, la chose est tout à fait à la portée de chacun des Etats membres : la décision du gouvernement italien vient de le montrer. Si les ordres adéquats lui sont donnés, la marine italienne pourra être utilisée désormais, non pour aller chercher les immigrés en mer comme cela a été le cas ces dernières années, mais au contraire pour les empêcher d’approcher les côtes du pays.

 

  • « Nous devons sauver des personnes en danger »

Selon le Système, nous devons tout faire pour sauver des personnes fragiles ou en danger, enfants, femmes enceintes, malades, tous menacés de noyade.

Là encore le discours du Système est malhonnête. Les personnes qui entreprennent d’émigrer et d’embarquer sur des bateaux surchargés se mettent en danger de façon volontaire : ces immigrés et leurs passeurs cherchent à faire pression sur les Européens, en jouant sur les « valeurs » que ceux-ci croient devoir s’imposer.

Les Européens doivent refuser ce chantage. S’ils cessent de recueillir les bateaux qui se présentent à leurs côtes, les immigrés cesseront d’embarquer. Au contraire, en secourant les « réfugiés », les dirigeants européens créent un appel d’air et incitent un flot sans cesse renouvelé de nouveaux migrants à tenter leur chance : ces dirigeants européens sont dès lors les premiers responsables des noyades qui se produisent en Méditerranée.

 

  • « Nous avons le devoir d’accueillir ces personnes qui sont des réfugiés »

Selon le Système, conformément à leurs lois et à leurs valeurs, les Européens ont le devoir d’accueillir les réfugiés, tels que ceux qui traversent la Méditerranée. De façon plus générale, ils ont le devoir d’organiser l’accueil des demandeurs d’asile, qui fuient la guerre ou les persécutions.

Cette composante de la propagande du Système est là encore particulièrement contestable. D’abord parce que la plupart de ceux qui traversent la Méditerranée n’entrent pas en Europe pour fuir la guerre : ce sont des migrants, qui viennent profiter de la prospérité des pays européens.

Il est de fait cependant que de nombreux pays, en particulier en Afrique et en Orient, sont en guerre avec leurs voisins ou confrontés à des violences internes, d’origine raciale, ethnique ou religieuse. Pour s’en tenir à l’Afrique, les pays actuellement en guerre sont nombreux : Libye, Soudan, Ethiopie, Somalie, Congo, Centre-Afrique, Nigéria, Cameroun. Il en est de même de toute la zone sahélienne, Algérie, Mauritanie, Mali, Niger, Tchad, confrontée au terrorisme islamiste. Devons-nous nous disposer à accueillir tous les ressortissants de ces différents pays en tension ou en guerre qui souhaitent venir en Europe, ainsi que l’affirme la classe dirigeante ? La réponse raisonnable est évidemment non, et la majorité des Européens de souche partagent ce point de vue.

 

  • « Les Européens doivent trouver une solution à cette crise migratoire »

Selon les porte-paroles du Système, l’Europe fait face à une « crise migratoire » et doit trouver des « solutions » pour la régler. Mensonge là encore.

Qu’est-ce en effet qu’une crise ? Une crise a un caractère ponctuel : elle peut comme telle être dépassée et réglée grâce à la mise en oeuvre de mesures idoines. Une crise a un caractère fortuit et indésirable : sa survenance n’ayant pu être évitée, il reste à s’efforcer de la surmonter.

Or l’arrivée massive des immigrés en Europe n’a rien d’une crise ponctuelle : elle a commencé il y a maintenant cinquante ans et a pris désormais une dimension invasive. De même l’immigration massive n’a rien de fortuit : elle a été voulue, encouragée et organisée par le Système. Nulle crise donc, mais un processus, l’invasion migratoire de l’Europe, déclenché délibérément par les classes dirigeantes européennes.

 

  • « Les Européens doivent respecter les règles internationales de droit, conformément à leurs valeurs »

Pour fonder sa politique, le Système multiplie les références au « droit » : droit d’asile, déclaration universelle des droits de l’homme, convention de Genève, droit international maritime… Il s’agit de convaincre les opinions publiques européennes qu’il n’y a pas d’autre choix que de respecter ces différents principes et règles.

Or il n’en est rien. Ces règles, premièrement, ne découlent pas de principes sacrés déterminés universellement et de toute éternité : elles ont été fixées, par les seuls occidentaux, en fonction de certaines valeurs et de certains objectifs. Ces valeurs et ces objectifs ne lient que ceux qui les partagent.

Ces règles de droit, d’autre part, n’ont rien d’intangible : elles ont donné lieu à des traités et accords internationaux, dont les pays signataires peuvent librement décider de sortir.

Il faut relever en outre que le Système viole ou travestit lui-même les règles dont il se prévaut. C’est ainsi que, depuis plus de dix ans, le droit d’asile a été détourné de son objet : ce ne sont plus des personnes menacées qui présentent une demande d’asile mais des migrants économiques par centaines de milliers. Par exemple encore, dans le cas de l’Aquarius, les propagandistes du Système ont dénoncé le non respect par l’Italie du droit international maritime, qui impose de sauver un navire en détresse : or le droit en question n’impose nullement de sauver des gens qui se mettent eux-mêmes en danger dans le but de faire pression et de créer un fait accompli.

 

  • « La France a refusé d’accueillir une partie des réfugiés débarqués ces dernières années en Italie et en Grèce »

Le Système profite de l’affaire de l’Aquarius pour souligner que la France a jusqu’ici refusé d’accueillir les réfugiés débarqués ces dernières années sur les côtes méditerranéennes de l’Europe. Il veut conduire ainsi l’opinion à accepter l’accueil en France d’une partie des réfugiés de l’Aquarius.

Il s’agit là, une fois encore, d’un mensonge grossier : non seulement la France n’a jamais fermé la porte aux migrants, mais le nombre des arrivées sur le territoire n’a jamais été aussi élevé. Le nombre des installations légales d’immigrés non européens a atteint en 2017 le record de 267.000. Toutes les autres voies d’immigration augmentent également et atteignent des records : demandes d’asile présentées, demandes d’asile satisfaites, demandes présentées par des « dublinés », c’est à dire notamment par des personnes débarquées sur les côtes italiennes ou grecques (voir cette chronique).

Rappelons également que les naissances issues de l’immigration non européenne sont une autre modalité majeure de l’invasion migratoire : elles représentent désormais 40 % des naissances en métropole (voir cette chronique)

 

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Les propagandistes du Système prennent manifestement plaisir à provoquer les Français moyens de souche : alors que, selon les sondages, la majorité d’entre-eux sont hostiles à la poursuite de l’immigration, les médias se félicitent ces jours-ci que les migrants de l’Aquarius ou ceux des campements du nord de Paris ont pu être « sauvés », « mis à l’abri », « mis en sécurité »…

Ces gens qui se pressent en Europe, sur nos côtes, dans nos aéroports ou à nos frontières terrestres, ne sont pas des réfugiés mais des envahisseurs. Nous n’avons aucun devoir à leur égard. S’ils sont en quête d’une vie meilleure, qu’ils se donnent les moyens de la construire chez eux.

 

M. Macron, l’employé modèle du Système

Chronique de Paysan Savoyard

(n°200 – mai 2018)

 

L’anniversaire de l’élection de M. Macron permet de dresser un premier bilan. Au terme de cette première année de pouvoir macronien, on peut constater que les évolutions à l’œuvre depuis quatre ou cinq décennies sont en train de s’accélérer : M. Macron conduit de façon efficace la politique mondialiste, libérale et immigrationniste pour laquelle le Système l’a choisi.

 

  • Macron-Rothschild est comme prévu le président des riches

Conformément aux vœux de ceux qui l’ont porté au pouvoir, après l’avoir sélectionné et financé sa campagne, la politique de M. Macron est favorable aux plus riches.

L’ISF a été remplacé par un impôt (l’IFI) qui ne pèsera plus que sur le patrimoine immobilier. Alors qu’ils constituent la plus grosse partie du patrimoine des plus riches, les actifs financiers vont donc désormais être exonérés.

L’impôt sur les revenus du capital est lui fortement réduit. Au lieu d’être imposés à l’impôt sur le revenu, comme ils l’étaient sauf exception jusqu’à présent, impôt sur le revenu dont le taux maximum est de 45 %, les revenus du capital seront désormais soumis à un « prélèvement forfaitaire unique » de 12,80 % (en comptant les cotisations sociales, d’un niveau très inférieur à celles qui pèsent sur le travail, le PFU total sera de 30 %).

Selon le président PS de la commission des finances, le gain de ces deux réformes, IFI et PFU peut être estimé à 1,5 million d’euros par an en moyenne pour chacun des cents premiers contribuables à l’ISF.

M. Macron vient en outre d’annoncer la suppression de « l’Exit tax », que M. Sarkozy avait instituée afin de freiner l’exil fiscal (cette taxe pèse sur les plus values constatées lorsqu’un contribuable transfère son domicile fiscal à l’étranger).

Enfin M. Macron a également annoncé la baisse prochaine de l’impôt sur les bénéfices des sociétés.

Dans le même registre, on peut noter que le nombre des travailleurs détachés s’est envolé en 2017, au bénéfice des employeurs et au détriment des salariés et petits artisans français : il atteint 516 000, soit une hausse de 46 % par rapport à 2016 (étant précisé, qui plus est, que ce chiffre ne comprend ni le secteur du transport routier ni les nombreux travailleurs non déclarés).

Comme le dit perfidement M. Hollande, son successeur est moins le président des riches que celui des hyper-riches.

 

  • Les militants et électeurs de la gauche anticapitaliste, « idiots utiles » du Système

Dans ce contexte, les différentes nuances et factions de la gauche anti-capitaliste (communistes, trotskystes, socialistes marxisants, écologistes, anarchistes) se mobilisent contre la politique menée par M. Macron. Le résultat de M. Mélenchon, qui a obtenu 7 millions de voix en 2017, a montré que ce courant politique est toujours bien vivant et puissant : il représente environ 20 % de l’électorat qui s’exprime, soit un score comparable à ceux qu’atteignait le PCF à son apogée.

Ce courant comporte une avant-garde violente, composée des Antifas, Black-blocs et autres casseurs, qui se manifeste régulièrement. On se souvient de l’agression de policiers à Viry-Châtillon en 2016. Ces derniers mois les casseurs se sont manifestés à Notre-Dame-des-Landes, dans les blocage des facs et lors du 1er mai. On peut relever également les fréquentes agressions de militants et de cadres d’extrême-droite, telle que celle dont vient d’être victime R. Ménard (on notera que cette agression a été applaudie sur les réseaux sociaux par un grand nombre de commentateurs appartenant à la gauche anticapitaliste). Cette avant-garde poursuit la tradition violente qui est celle de la gauche communiste depuis 200 ans ; nous y reviendrons.

Pour le Système, cette gauche anticapitaliste joue un rôle très positif. Elle permet à M. Macron de se poser en modéré et en réaliste face aux différents extrémismes de gauche et de droite : il peut ainsi mener une politique favorable aux riches, tout en paraissant occuper le centre de l’arc politique. En outre M. Macron sait qu’il retrouvera les suffrages de la plupart de ces électeurs d’extrême-gauche au moment décisif dans quatre ans. Les militants et électeurs de la gauche anticapitaliste jouent donc à la perfection le rôle « d’idiots utiles » que le Système attend d’eux.

 

  • Le totalitarisme doucereux accentue son emprise

Même s’il se présente de façon doucereuse et hypocrite, le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire est un totalitarisme. La première année de pouvoir de M. Macron vient le confirmer.

Sous le prétexte de lutter contre l’incitation à la haine, le Système continue ainsi à harceler les dissidents. Les militants de Génération identitaire qui, pour dénoncer l’immigration, avaient en 2012 occupé pacifiquement pendant quelques heures une mosquée en construction ont été lourdement condamnés il y a quelques semaines (5 militants ont été condamnés à 1 an de prison avec sursis, 5 ans de privation de droits civiques et 40 000 euros d’amende au total).

Jean-Marie Le Pen a été condamné une fois encore (sa condamnation pour des propos « haineux » contre les Roms vient d’être confirmée le 6 mars par la Cour de cassation). E. Zemmour vient lui aussi d’être condamné une nouvelle fois, le 3 mai, pour des propos « haineux » contre l’islam. Ces derniers jours, le Système vient de faire fermer les comptes de Génération identitaire sur les différents réseaux sociaux.

Comme l’a noté J.Y. Le Gallou, la fermeture des comptes de Génération identitaire illustre éloquemment le fait que le Système a la maîtrise de la totalité des lieux de pouvoirs et d’expression. C’est ainsi que le patron de Facebook France qui a fermé le compte n’est autre qu’un préfet, proche de M. Sarkozy : il a répondu à la demande du gouvernement et notamment à celle d’un autre préfet, responsable de la Dilcra, organisme officiel de l’antiracisme.

Comme ses prédécesseurs, le pouvoir macronien illustre également un autre aspect du totalitarisme à l’oeuvre : l’arbitraire et le deux poids-deux mesures. Pendant que les dissidents anti Système sont condamnés et interdits, les casseurs et Black-blocs bénéficient de la plus grande mansuétude. L’agresseur principal des policiers de Viry-Châtillon est déjà sorti de prison. De même les centaines de rappeurs haineux ne sont jamais poursuivis. Les multiples discours de haine tenus par les immigrés sur les réseaux sociaux ne font l’objet d’aucune répression. Tandis que les très rares et très limitées actions hostiles contre les mosquées ont été lourdement condamnées, alors qu’elles se limitent à quelques tags, les actes de vandalisme contre les églises se multiplient sans provoquer de réaction du Système.

L’illustration la plus criante de ce deux poids-deux mesures est toute récente : tandis que, comme on l’a indiqué plus haut, les militants ayant occupé une mosquée vide et en construction viennent d’être lourdement condamnés, une manifestation de « sans-papiers », bruyante et provocatrice, avec banderoles et slogans hurlés par haut-parleur, a été organisée, avec l’appui du parti de M. Mélenchon, à l’intérieur même… de la basilique St-Denis, sans que les pouvoirs publics aient déclenché aucune poursuite.

Dans ce même registre du deux poids-deux mesures et du laxisme à géométrie variable, on notera que la réduction de la vitesse sur les routes à 80 km/h va permettre d’accentuer la politique d’intimidation des Français moyens.

Le Système attend probablement une occasion favorable pour se débarrasser des dissidents et pour faire taire ses plus sérieux opposants, en particulier Eric Zemmour et Renaud Camus. Il se dit que le pouvoir a mis au point depuis déjà plusieurs années le scénario d’un attentat d’extrême-droite manipulé ou fabriqué de toutes pièces, qui pourra être monté en épingle et permettra de justifier des mesures radicales contre les dissidents.

 

  • Le rythme de l’invasion migratoire organisée par le Système s’accroît encore

M. Macron avait annoncé qu’il considère l’immigration comme une chance : l’accélération de l’invasion depuis qu’il est arrivé au pouvoir n’est donc pas une surprise. Les chiffres de l’immigration atteignent de nouveaux records, qu’il s’agisse des installations légales (+ 13 % en 2017 par rapport à l’année précédente), des demandes d’asile enregistrées (+17 %), des demandes d’asile satisfaites (+21 %) ou encore des visas délivrés (+13 %). C’est ainsi que le nombre des installations légales d’immigrés en 2017 a atteint le record de 262 000.

M. Macron est actuellement en train de faire passer un projet de loi « asile et immigration » qui ne contient que des mesures « bidon » contre l’immigration clandestine, tandis que d’autres mesures, précises et efficaces celles-là, vont accentuer l’immigration (voir cette chronique). Là encore, face aux protestations en sens opposé de l’extrême-gauche d’une part, de la droite et de l’extrême-droite d’autre part, M. Macron occupe la posture du juste milieu : il parviendra ainsi sans difficulté à abuser l’opinion et à la convaincre que son projet est raisonnable, à la fois humaniste et ferme, alors qu’il est en réalité destiné à accentuer l’immigration.

Notons enfin sur le chapitre de l’immigration que, comme ses prédécesseurs, M. Macron multiplie les concessions et les accommodements envers les immigrés. C’est ainsi que s’organisent de plus en plus souvent ces derniers mois des réunions publiques interdites aux Blancs. On imagine la réaction du pouvoir si l’extrême-droite se mettait à organiser des réunions interdites aux Noirs et Arabes…

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Comme on pouvait le prévoir (voir ces chroniques), M. Macron, plus habile et efficace que ses devanciers, se comporte comme un employé modèle du Système.