Et le pays le plus taxé du monde est… la France !

Chronique de Paysan Savoyard

(n°213 – décembre 2018)

 

Déclenché par l’augmentation annoncée des taxes sur les carburants, le mouvement des gilets jaunes est notamment l’expression du ras-le-bol fiscal éprouvé par les Français moyens. Cet épisode fournit l’occasion de mettre en exergue cette information capitale : la France est désormais le pays le plus taxé du monde. La première place était jusqu’ici occupée tantôt par le Danemark, tantôt par la Suède : elle l’est désormais, depuis 2017, par la France.

 

  • La France championne du monde des impôts, taxes et cotisations

Les prélèvements obligatoires sont les prélèvements opérés par l’Etat et les autres entités publiques : cotisations sociales, taxes et impôts. Ils représentent pour la France en 2017, 45,3 % du revenu national annuel (ou PIB) selon l’INSEE, 46,2 % selon l’OCDE, 47 % selon Eurostat, l’organisme statistique de l’UE. L’INSEE précise que son chiffre, le plus faible des trois, ne tient pas compte des « cotisations sociales imputées à la charge de l’employeur » ni des crédits d’impôt, ce qui explique sans doute la différence enregistrée avec les deux autres. Les chiffres de ces trois organismes diffèrent donc quelque peu mais ils établissent bien tous le même classement : dans les trois cas la France en occupe la première position. On retiendra dans la suite du présent article les chiffres de l’OCDE, qui ont le mérite de s’accompagner de comparaisons internationales complètes et actualisées.

Les prélèvements obligatoires servent à financer les institutions publiques, Etat, collectivités locales, sécurité sociale, dont ils constituent la très grande partie des recettes. Ces institutions utilisent ces ressources pour financer leurs actions : prestations de services publics ; réalisation de travaux ; distribution aux ménages de sommes en argent telles que les allocations familiales, les pensions de retraite, les minima sociaux, les allocations diverses…

Les institutions publiques jouent également un rôle de redistribution, dans le but de réduire les inégalités : une partie des ménages paient davantage qu’ils ne reçoivent, tandis que les autres sont dans la situation inverse. L’impôt sur le revenu joue un rôle important dans le dispositif de redistribution. Il est en effet progressif : plus le revenu augmente, plus le taux de l’impôt augmente également.

Le taux de prélèvements obligatoires dans le revenu national est le reflet du type d’organisation sociale choisi par chaque pays. Dans les pays de la zone OCDE, il existe trois groupes : les pays libéraux, les pays sociaux et ceux qui se trouvent dans une situation intermédiaire.

Dans les pays libéraux, l’Etat et la sécurité sociale sont peu développés, il y a peu de services publics et peu de redistribution : les prélèvements publics sur les ménages et les entreprises sont donc faibles, les ménages conservant la plus grande partie de leur revenu. Mais il leur revient de s’assurer auprès de  compagnies privées pour la santé et la retraite. Il leur appartient également de payer les services puisqu’il y a peu de services publics : ils doivent notamment s’endetter pour financer leurs études. Ces pays libéraux sont donc des pays où il y a, du point de vue économique, beaucoup de liberté : par exemple on peut choisir la compagnie d’assurance de son choix et on n’est pas tenu de s’adresser à la sécurité sociale. Ce sont des pays où, en contrepartie, il y a davantage de risques et peu de mécanismes de solidarité, de fortes inégalités et peu de mécanismes redistributifs. Ces systèmes en résumé sont favorables aux plus riches et aux plus chanceux. Dans ce groupe des pays libéraux, le taux de prélèvements obligatoires se situe à un niveau inférieur ou égal à 30 %. Les deux principaux pays qui représentent ce groupe sont les Etats-Unis, où le taux de prélèvements obligatoires se situe depuis trente ans aux alentours de 27 % (27.1 en 2017) et le Japon, où il est sur la même période aux alentours de 28 % (30.6 % en 2017).

Il existe un deuxième groupe, intermédiaire, situé entre les pays libéraux et les pays sociaux, où le taux de prélèvements se situe entre 30 et 40 %. Les deux représentants principaux de ce groupe sont le Royaume-Uni, où le taux de prélèvements obligatoires est depuis trente ans aux alentours de 33 % (33.3 % en 2017) et l’Allemagne où il se situe sur la même période aux alentours de 36 % (37.5 en 2017).

Le troisième groupe est composé des pays dans lesquels l’économie est fortement socialisée : le taux de prélèvements obligatoires dépasse les 40 %.  Les prélèvements obligatoires, les services publics et les prestations et la redistribution sont à un niveau élevé. Il y a moins de liberté, mais aussi moins de risques et davantage de solidarité : entre riches et pauvres, entre malades et bien portants et entre générations. La France, l’Italie, la Belgique et les Pays-Bas se situent dans ce groupe. Les pays où le taux de prélèvements obligatoires est le plus élevé sont traditionnellement les pays d’Europe du nord, où il se situe aux alentours de 45 %. Le Danemark et la Suède étaient jusqu’ici les pays en tête du classement.

S’agissant de la France, elle a ces dernières années fortement augmenté ses prélèvements, au point de rejoindre puis de dépasser les pays d’Europe du nord. Le taux de prélèvements obligatoires, en augmentation quasi continue, a évolué de la façon suivante. Il était de 30 % du PIB seulement en 1960. A partir de 1974 un premier cycle d’augmentation se produit, sous l’effet de la crise économique qui se produit alors. En 1981, le taux atteint puis dépasse les 40 %, du fait des politiques conduites par la gauche au pouvoir. Il atteint 44,2 % en 1999. Il va ensuite baisser sensiblement pendant dix ans, jusqu’en 2009 où il atteint un point bas de 41,5 %. L’augmentation reprend ensuite, sous l’effet de la crise financière, puis s’accélère à partir de 2012. Le taux atteint pour la première fois 45 % en 2013 et se maintient à ce niveau très élevé sous le mandat de M. Hollande. Le record est atteint en 2017 avec 46.2 %. On voit que l’augmentation des prélèvements obligatoires résulte en particulier de deux facteurs. Le premier est la mise en œuvre de politiques de gauche, qui conduisent à accentuer la socialisation de l’économie, en augmentant les prestations, les services publics, les effectifs de la fonction publique et en accentuant la redistribution. Les crises économiques sont le second facteur : elles conduisent l’Etat et les autres institutions publiques à augmenter leurs dépenses sociales afin en particulier de contenir les effets sociaux du chômage : allocations chômage, embauche d’agents publics, emplois aidés… De sorte que la France est aujourd’hui le pays le plus socialisé et le plus taxé du monde.

 

  • La répartition des prélèvements est particulièrement déséquilibrée et inéquitable

On peut se féliciter de ce haut niveau de prélèvement, qui correspond à un haut niveau de socialisation. Pour ce qui nous concerne, le modèle socialisé nous paraît bien préférable au modèle libéral. Le système français, cependant, est gravement insatisfaisant, pour deux raisons. La première est que le taux élevé de socialisation s’accompagne d’une répartition particulièrement inéquitable.

Le taux de prélèvements obligatoires permet, comme on l’a vu, de caractériser chaque pays du point de vue du type de société choisi, soit libéral, soit fortement socialisé, soit dans une situation intermédiaire. Ce taux ne renseigne pas en revanche sur la façon dont les prélèvements sont répartis entre les différentes couches de la population. Dans le cas de la France, on peut distinguer trois groupes dans la façon dont les prélèvements sont répartis.

Les ménages dits « les moins favorisés », chômeurs ou bénéficiaires de minima sociaux, sont nettement moins taxés que la moyenne. Les revenus « de transfert » dont ils bénéficient ne supportent pas de cotisations sociales ni de CSG. Ils ne supportent pas non plus d’impôt sur le revenu. Ils supportent certes la TVA sur la consommation. Cependant une partie de la consommation de ces ménages est gratuite ou quasi gratuite et ne supporte donc pas de TVA : cantine, centre de loisirs et vacances gratuites pour les enfants par exemple. Si ces ménages supportent peu de prélèvements, ils reçoivent en revanche beaucoup. Ils bénéficient ainsi d’un accès très généralement gratuit aux services publics, par exemple à l’éducation nationale. Ils bénéficient d’une couverture santé dans les conditions du droit commun (CMU). Une partie de ces ménages bénéficient même d’une mutuelle gratuite. Les allocations sous condition de revenus, c’est-à-dire la plupart des allocations sociales, leurs sont réservées. Ils perçoivent également les minima sociaux. Ces ménages dits défavorisés sont donc des bénéficiaires nets du système public.

A l’autre extrémité de l’échelle des revenus, les ménages riches parviennent, eux, à échapper à une part des prélèvements grâce à différents mécanismes : optimisation fiscale, expatriation fiscale, paradis fiscaux… Ils échappent en grande partie à l’impôt sur le revenu progressif, de façon légale. En effet les revenus du capital (revenus d’actions et d’obligations…) qui constituent une grande partie de leurs revenus ne sont pas assujettis à l’impôt sur le revenu mais à un prélèvement proportionnel, dont le taux est nettement plus faible que celui des tranches supérieures de l’impôt sur le revenu. Ce prélèvement libératoire avait été supprimé depuis 2013, ou plus exactement limité aux ménages percevant moins de 2000 euros d’intérêts et dividendes : il vient d’être rétabli dans son intégralité par M. Macron, sous le nom de « prélèvement forfaitaire unique ». De même les revenus du capital ne supportent pas les cotisations sociales qui pèsent sur les revenus du travail : ils sont seulement assujettis à la CSG. Si les allocations sous condition de ressources leur sont par définition inaccessibles, les ménages riches bénéficient en revanche de la protection sociale et des services publics dans les conditions du droit commun. Ce second groupe de ménages est certes contributeur net, mais il est nettement moins taxé, en proportion de ses revenus, que le troisième groupe.

L’on constate ces deux dernières décennies un processus de baisse des impôts pesant sur les riches. La libre circulation des capitaux a rendu en effet nécessaire, c’était là l’un des buts de la mondialisation, des politiques de baisse des impôts pesant sur les hauts revenus et sur les détenteurs de capitaux : afin d’éviter la fuite des capitaux, des sièges de société, des entrepreneurs et cadres dirigeants, les Etats doivent baisser les impôts pour s’aligner sur les pays les moins fiscalisés C’est ce que l’on appelle « le dumping fiscal ». Dernièrement le gouvernement Macron a ajouté deux nouvelles mesures importantes dans ce sens : suppression de l’ISF sur les patrimoines détenus sous forme mobilière, remplacé par un impôt pesant seulement sur l’immobilier ; instauration d’un « prélèvement forfaitaire unique » sur les revenus du capital, en lieu et place du barème de l’impôt sur le revenu. Glissons cette remarque au passage : les gouvernements font valoir qu’ils sont contraints par la mondialisation et la libre circulation des capitaux  de pratiquer ce dumping fiscal qui enrichit fortement les riches : encore faut-il préciser que ce sont ces dirigeants eux-mêmes qui ont décidé et mis en œuvre la mondialisation et la liberté des mouvements de capitaux internationaux…

Le groupe central, ou « classe moyenne » regroupe ceux qui ne sont ni riches ni « défavorisés » : il est constitué pour l’essentiel des salariés, actifs et retraités. C’est lui qui supporte l’essentiel du prélèvement. Les cotisations sociales en effet pèsent essentiellement sur les revenus du travail, qui constituent l’essentiel des revenus du groupe central : CSG comprise, les cotisations représentent 50 % du revenu du travail. Quant à l’impôt sur le revenu, il est très fortement concentré sur le groupe central : seuls 40 % des ménages le paient. Tous les gouvernements n’ont cessé depuis quarante ans de prendre des mesures ayant pour effet d’exonérer de l’impôt sur le revenu un nombre croissant de ménages.  Les professions indépendantes aux revenus moyens (artisans…) peuvent être rattachées à ce groupe central : elles sont cependant dans une situation plus favorable que les salariés car elles sous-déclarent leur revenu et parviennent ainsi à échapper, heureusement pour elles, à une partie des cotisations et impôts. Il va sans dire que ce groupe central ne bénéficie pas des allocations sous condition de ressources. Il est donc contributeur net et le taux de prélèvement qui pèse sur lui est nettement supérieur à la moyenne.

 

  • Ces prélèvements records sont d’autant plus contestables qu’ils sont très mal utilisés

Cette taxation formidable est très contestable pour une seconde raison : les recettes publiques qu’elles génèrent sont très mal utilisées. La croissance très forte des prélèvements a en effet été consacrée au financement de trois politiques particulièrement détestables : l’assistanat ; la boulimie de la sphère publique ; l’immigration.

La hausse des prélèvements a permis tout d’abord de financer le traitement social du chômage massif, qui a résulté de la crise du milieu des années 1970 puis des délocalisations intervenues à partir du début des années 1990. De très nombreux fonctionnaires et agents publics ont été embauchés, en particulier dans les collectivités locales, afin d’absorber une partie du chômage. De même ont été créés des centaines de milliers de pseudo emplois dits « emplois aidés ». Des conditions d’indemnisation des chômeurs très favorables ont été mises en place (non dégressivité des allocations ; versement des allocations pendant 2 ans, 3 ans même après 50 ans ; versement des allocations même lorsque les chômeurs ne reprennent pas d’emploi de façon volontaire à l’issue d’un CDD ou d’un intérim ; régime des intermittents…). De nombreux dispositifs de « traitement social » ont également été mis en place (préretraites, stages Pôle emploi rémunérés…) destinés à dégonfler le nombre des chômeurs. Les jeunes ont été incités à s’engager de façon massive dans les études supérieures, dans le but là encore de minorer les effectifs au chômage : de ce fait le nombre des étudiants à plus que doublé en trente ans. A été créé enfin un revenu minimal (RMI puis RSA), versé sans limite de temps. Ces dispositifs ont généré la mise en place d’un assistanat : une partie de la population d’âge actif s’est installée dans un système qui lui permet de ne pas travailler ou de travailler seulement par intermittence. En outre, les bénéficiaires de ces politiques, dont les revenus (déclarés) sont par définition faibles, paient peu ou pas d’impôts et de cotisations. Toutes ces politiques de traitement social sont une première source majeure de dépenses publiques.

Ces prélèvements en hausse constante financent également la croissance sans limite du secteur public. Après la guerre a été mis en place un système d’intervention publique puissant, afin d’encadrer l’économie de marché, de mettre en place des services publics nombreux et de limiter les inégalités. Cette politique revêt des appellations diverses et synonymes : social-démocratie, économie sociale de marché, Etat providence, économie mixte… Ce système d’intervention publique est désormais dévoyé et anormalement dispendieux, au détriment du contribuable. De multiples services sans utilité et de fonctionnaires sans fonction véritable sont venues parasiter l’administration (citons par exemple les « autorités indépendantes » telles que le médiateur de la république, la CNIL ou le CSA). La décentralisation à la française est une source majeure de gâchis, de dépenses somptuaires, d’opacité, d’empilement de niveaux d’administration et de corruption. Les agents des entreprises et établissements publics bénéficient souvent d’un statut anormalement avantageux. Des associations para-administratives se sont multipliées, au sein desquelles se rencontrent les pratiques les plus contestables (absence de contrôle, détournements, élus vivant sur la bête, salariés bénéficiant de conventions collectives en or massif…). Les professions libérales liées à la santé, notamment l’industrie pharmaceutique et les officines, vivent sur un grand pied grâce au financement de la sécurité sociale. La massification des études au collège, au lycée, et désormais à l’université, est particulièrement coûteuse alors qu’elle débouche sur un échec massif et sur des diplômes trop nombreux ou sans valeur sur le marché du travail. Enfin la classe des politiciens est à l’origine de dépenses publiques manifestement trop élevées : multiplication des « comités Théodule » ; maintien d’institutions inutiles comme le sénat sans pouvoir de décision ; trop grand nombre de députés… En outre la France se présente comme l’un des pays les plus corrompus du monde occidental, occupant la 33e place dans le classement de Transparency international….

Mais l’envolée des prélèvements résulte avant tout du gouffre que constitue le financement de l’immigration de masse. Celle-ci est intervenue comme on le sait à partir des années 1970, moment où a été décidé le regroupement familial. A partir des années 2000, l’accueil des « réfugiés » a accru encore les flux. L’immigration entraîne des dépenses sociales considérables (logement, santé, allocations sous condition de ressources…), les immigrés présentant d’importants besoins sociaux. L’immigration a imposé également l’augmentation du nombre des fonctionnaires et agents publics chargés d’accueillir ces nouvelles populations (éducation, santé, logement…) et de traiter les difficultés qu’elles engendrent (services du ministère de l’intérieur et de la justice, juges, policiers, gardiens de prison…). Enfin les immigrés se trouvent le plus souvent dans l’une des trois positions suivantes : ils perçoivent un salaire faible ; ils sont sans activité ; ou ils travaillent de façon clandestine. De ce fait cette immigration contribue peu, alors qu’elle reçoit beaucoup.

 

  • La hausse continue des prélèvements n’a pas empêché la dégradation des comptes publics

Cette dernière observation mérite d’être mise en exergue : cette hausse considérable des prélèvements obligatoires n’a pas empêché les comptes publics de se dégrader.

Pourtant les gouvernements ne se sont pas contentés ces dernières décennies d’augmenter les impôts et les taxes. Pour améliorer la situation des finances publiques, ils ont également mené deux autres politiques qui pèsent négativement sur la vie quotidienne des Français moyens. Ils ont d’abord commencé à durcir le régime de retraite. La durée de cotisation requise pour bénéficier d’une pension à taux plein a ainsi été augmentée par trois fois déjà : en 1993 elle est passée de 37,5 ans à 40 ans. La réforme de 2003 puis celle de 2013 ont décidé une nouvelle augmentation, entrant en vigueur de façon progressive : en l’état actuel de la législation une personne née après 1972 devra avoir cotisé 43 ans pour partir en retraite à taux plein.  De plus  un système de pénalité, dit de « décote », a été mis en place pour les retraites versées avant que la durée de cotisation du taux plein soit atteinte. Deux des mesures prises par M. Macron dans le domaine des retraites ont  d’ailleurs contribué à déclencher le mouvement des gilets jaunes : la non indexation des pensions sur les prix ; et la hausse de la CSG sur les pensions de retraite.

Rappelons également que pour remplir les caisses, les gouvernements ont matraqué les Français d’amendes routières, grâce à la multiplication des radars.

Enfin ces mêmes gouvernements ont  procédé ces dernières décennies à des privatisations massives et à la vente d’une partie du patrimoine immobilier de l’Etat.

Et malgré tout cela, malgré le matraquage socio-fiscal, malgré les amendes, malgré les privatisations, malgré le durcissement du régime de retraite, les finances publiques n’ont cessé de se dégrader. Les budgets publics sont en déficit permanent : le budget de l’Etat comme celui de la sécurité sociale sont en déficit chaque année depuis plus de 40 ans.

Dans ces conditions, la dette publique ne cesse de croître : elle a quintuplé en quarante ans, passant de 20 % du PIB en 1974 à 98 % du PIB désormais.

De ce fait les intérêts de la dette atteignent un montant considérable : 41 milliards en 2017 soit  plus de la moitié du produit de l’impôt sur le revenu. Il faut ici souligner que cette situation, catastrophique pour le contribuable, est en revanche tout à fait profitable pour les créanciers de l’Etat, c’est-à-dire les banques et les hauts revenus.

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La propagande du Système s’est mobilisée ces dernières semaines pour répliquer à la colère anti fiscale des gilets jaunes. Elle a mis en avant « le modèle français protecteur et solidaire, tellement préférable à la loi de la jungle américaine ». A l’entendre, le taux élevé de prélèvement est le prix à payer pour bénéficier d’une protection sociale de bon niveau. Cette propagande est mensongère. Il y a vingt ou trente ans, le matraquage était nettement plus modéré : la population était aussi bien soignée, les retraites étaient meilleures et on partait en retraite plus tôt. La vérité est que le financement de l’assistanat, l’entretien d’une sphère publique hypertrophiée et le financement de l’immigration de masse entraînent des dépenses tellement énormes qu’elles nécessitent un matraquage fiscal sans précédent, sans pour autant empêcher la situation des finances publiques de se dégrader.

Insistons pour terminer sur ce point : La situation que nous venons de décrire est pour les riches extrêmement favorable. Non seulement leurs impôts n’ont cessé de baisser grâce aux politiques de dumping fiscal, mais encore ils s’enrichissent en prêtant à l’Etat impécunieux et en percevant les intérêts….

 

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Si les Européens ne se décident pas à arrêter l’invasion migratoire, ils seront balayés et leur civilisation avec eux

Chronique de Paysan Savoyard

(n°212 – novembre 2018)

 

La première chronique de ce blog a 10 ans. Je profite de ce petit anniversaire pour publier une nouvelle version du texte « de référence », qui vise à synthétiser le propos d’ensemble du blog.

 

La France et l’Europe sont en train d’être envahies par une immigration originaire pour l’essentiel d’Afrique et du Proche-Orient. Cette immigration de masse est voulue, suscitée et organisée par la classe dirigeante occidentale. Si l’invasion migratoire n’est pas interrompue d’urgence et si une grande partie des immigrés ne regagnent pas leur pays d’origine, la population de souche européenne va devenir minoritaire sur son propre territoire d’ici le milieu du siècle. La civilisation européenne aura alors disparu.

 

  • L’invasion de l’Europe

Pour ce qui est de la France, l’immigration non européenne a commencé à la fin des années cinquante, avec l’arrivée de travailleurs maghrébins souhaitée par le patronat. L’accueil des familles dans les années soixante-dix puis celui des demandeurs d’asile du monde entier depuis les années deux-mille ont transformé cette immigration en invasion.

L’invasion migratoire suit plusieurs canaux. L’immigration légale tout d’abord : les immigrés non européens supplémentaires qui s’installent légalement en France métropolitaine sont plus de 200 000 par an (voir cette chronique). L’immigration illégale est d’au moins 100 000 par an (dont 70 000 demandeurs d’asile déboutés mais non expulsés ; voir cette chronique). Les naissances originaires de l’immigration non européenne atteignent 300 000 par an en France métropolitaine, soit 40 % du total des naissances. Ce taux est en progression constante (voir cette chronique).

Au total, compte-tenu des décès et des quelques départs, le nombre net des immigrés non européens supplémentaires qui naissent ou s’installent en France métropolitaine est actuellement compris entre 4 et 500 000 par an (voir cette chronique).

Quant au nombre des immigrés non européens déjà installés en France métropolitaine, il ne fait pas l’objet, cela va sans dire, de statistiques officielles. En se fondant sur les flux annuels et sur la comparaison avec les taux de natalité des pays de l’ouest européen qui échappaient jusqu’à très récemment à l’immigration, on peut considérer que ce nombre est compris entre 15 et 18 millions, en se situant probablement dans le haut de cette fourchette.

Cette invasion frappe au même degré plusieurs pays européens, tels que la Grande-Bretagne, la Belgique ou les Pays-Bas. Sans avoir pris encore une dimension invasive, l’immigration devient également considérable en Europe du nord et en Allemagne. L’Italie et l’Espagne à leur tour voient les immigrés s’installer en nombre.

 

  • L’invasion migratoire est voulue et organisée par la classe dirigeante

Cette immigration invasive ne constitue en rien un phénomène irrépressible, comme il en est par exemple des tremblements de terre ou des raz-de-marée : l’invasion migratoire est voulue. Elle est souhaitée, encouragée, accompagnée et organisée par la classe dirigeante européenne et occidentale.

Soixante ans de politique immigrationniste

Malgré la pression démographique africaine, il serait tout à fait possible de mettre fin à l’invasion, en France comme ailleurs en Europe : en n’accordant plus de visas ; en renvoyant les clandestins et les délinquants ; en réservant la nationalité et les prestations sociales aux seuls Français d’origine européenne ; en accordant une aide incitative au départ…

Depuis soixante ans maintenant, les gouvernements font l’inverse. Ils ont adopté, confirmé et multiplié les mesures, les lois et les décisions destinées à provoquer, à encourager et à organiser l’immigration : délivrance massive de visas et de titres de séjour ; accès des immigrés aux services publics, au logement social et aux allocations de toutes natures dans les mêmes conditions que les Français de souche européenne ; accueil et prise en charge des demandeurs d’asile qui se présentent à la frontière ; attribution massive de la nationalité à la naissance ou par naturalisation… Tout dernièrement, la loi asile et immigration, destinée officiellement à favoriser la reconduite des migrants en situation irrégulière, comprend en réalité différentes mesures qui visent à augmenter encore l’immigration : installation en France des frères et sœurs des réfugiés mineurs ; maintien des étudiants étrangers en France à l’issue de leurs études ; venue en France de jeunes « au pair » (voir cette chronique).

La classe dirigeante accompagne sa politique immigrationniste d’une propagande de tous les instants et annonce sans détours qu’elle a l’intention de poursuivre dans la même voie. Expliquant que l’immigration va augmenter du fait des guerres qui se produisent en Afrique et au Moyen-Orient, du fait également des désordres climatiques et environnementaux, la classe dirigeante nous avertit : les populations européennes n’auront d’autre choix que d’absorber cette immigration supplémentaire et d’accepter l’augmentation des efforts et des crédits consacrés à l’intégration (voir par exemple cet édito du Monde). M. Macron n’avait pas caché pendant sa campagne qu’il considérait l’immigration comme « une chance d’un point de vue économique, culturel, social ».

L’immigrationnisme a une motivation économique : accroître les profits

Cette politique d’encouragement de l’immigration massive a deux motivations. La première est économique : il s’agit d’augmenter les profits de la classe dirigeante. Celle-ci veut organiser un monde, occidental du moins, géré comme un ensemble unique, sans frontières, à l’intérieur duquel capitaux, biens, services et main-d’œuvre circulent librement. Libre circulation des capitaux et suppression des droits de douane ont d’ores et déjà permis de mettre en œuvre différents mécanismes qui sont autant de sources de profit pour les détenteurs du capital : délocalisations, dumping fiscal, financiarisation, élargissement du marché favorable aux groupes de grande taille… Quant à l’immigration, elle permet de dégrader le niveau des salaires et les conditions de travail des emplois non délocalisables. Elle permet également d’augmenter le nombre des consommateurs, étendant là encore les dimensions du marché.

La mondialisation économique, dont l’immigration de masse est l’un des éléments, a commencé il y a une trentaine d’années. Elle a entraîné une envolée des profits : les riches sont plus nombreux ; et ils se sont très fortement enrichis (voir notamment cet article et cette chronique).

L’immigrationnisme a une motivation idéologique : mettre en œuvre l’universalisme

La seconde motivation de l’immigration massive organisée par la classe dirigeante est idéologique (voir cette chronique) : la classe dirigeante européenne et occidentale est universaliste et favorable dès lors à un monde sans frontières. Parmi les principales composantes de l’idéologie moderne, celle des Lumières, qui a inspiré la révolution française, l’individualisme et l’universalisme sont intimement liés : libre de toute appartenance, l’individu n’est redevable envers aucun groupe, communauté ou institution. En particulier il n’a pas d’allégeance envers une patrie ou un territoire national : il doit donc pouvoir circuler librement et s’installer là où il le désire.

En prenant le pouvoir il y a deux cents ans, les modernes ont entendu rompre en tout point avec la société du temps. La lutte des modernes contre ce qui peut subsister de la société traditionnelle se poursuit aujourd’hui : mariage homo et PMA, pour combattre la famille ; laïcité pour lutter contre la religion catholique ; exaltation du progrès par haine de la tradition ; promotion du mondialisme pour abattre les patries…. A cet égard, l’immigration de masse est à la fois le moyen de mettre en œuvre l’universalisme et de remporter une victoire définitive contre la tradition et la « réaction » : l’homme moderne, l’homme nouveau, sera un nomade, sans appartenance nationale ni identitaire.

Un totalitarisme doucereux et sournois s’est mis en place

Le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire mis en place par la classe dirigeante en France et en Europe, présente toutes les caractéristiques du totalitarisme (voir cette chronique). L’idéologie y est prédominante. Le système de pouvoir permet de contrôler toutes les institutions et organisations. La propagande est omniprésente. La société est neutralisée et les dissidents pourchassés. Le Système cherche à contrôler les esprits, en conduisant chacun à adhérer à ses valeurs et à ses objectifs.

S’il est de nature totalitaire, le Système n’est certes pas encore aussi féroce que l’ont été ses devanciers, le communisme et le nazisme : on peut parler d’un totalitarisme doucereux et sournois. Au demeurant, il ne lui sera probablement pas nécessaire de parvenir jusqu’aux extrêmes que le communisme et le nazisme ont atteints. Son objectif ultime en effet n’est pas le contrôle total des sociétés européennes mais leur destruction même par absorption dans un Système mondial : voulant construire un monde sans frontières qui partage le même système d’économie de marché et les mêmes valeurs universelles libérales-libertaires, le Système vise à diluer le peuple européen dans un peuple nouveau, universel, composé notamment des immigrés du monde entier.

 

  • La fin probable de la civilisation européenne

Les cinq conséquences catastrophiques de l’invasion

Les conséquences catastrophiques de l’invasion migratoire sont au nombre de cinq (voir cette chronique). L’augmentation forte de la population qui résulte de l’immigration massive entraîne premièrement une dégradation continue des conditions de vie quotidienne : hausse du prix du logement dans les agglomérations, pollution, bétonnisation, thrombose des transports…

Elle provoque deuxièmement une pression à la baisse des salaires et à la dégradation des conditions d’emploi dans tous les secteurs où les emplois sont occupés majoritairement par des immigrés, en situation régulière ou non.

Elle entraîne troisièmement la dégradation des services publics, l’envolée des impôts et la dégradation constante des comptes publics. Les principaux services publics (sécurité sociale, hôpitaux, école, logement social) sont en voie d’implosion, débordés par le nombre, par les besoins sociaux des immigrés, par leur comportement et la pression qu’ils exercent. Le financement de l’immigration de masse est également l’une des causes principales du matraquage socio-fiscal qui pèse pour l’essentiel sur les Français moyens de souche : les prélèvements obligatoires, supportés pour l’essentiel par « la classe moyenne », représentent désormais 45 % du revenu national annuel, ce qui constitue un record mondial. Ce matraquage n’empêche pas la dégradation des comptes publics (déficits et dette) de se poursuivre. Celle-ci va de toute évidence déclencher prochainement un processus de régression des prestations, allocations et pensions de retraite servies à la population de souche.

L’invasion migratoire, quatrièmement, est la source principale et presque exclusive de la délinquance massive (vols, braquages, rackets, agressions « gratuites », viols, actes émeutiers, insultes et menaces, « incivilités » …) à laquelle viennent s’ajouter les actes terroristes. 3,5 millions de délits et de crimes sont officiellement enregistrés chaque année, soit près de 10 000 par jour. Selon les enquêtes dites de victimation, ce nombre déjà énorme est en réalité trois fois plus élevé, la plupart des victimes ne se faisant pas connaître. En outre un nombre croissant de points du territoire, les « zones sensibles », échappent désormais à la loi commune et sont passés sous le contrôle des caïds et des imams, avec l’assentiment des pouvoirs publics. La France et l’Europe sont en voie d’ensauvagement, de tiers-mondisation et d’islamisation.

L’invasion migratoire entraîne, cinquièmement, un processus de mise en minorité progressive des Français de souche européenne dans leur propre pays. Ces Français de souche doivent supporter d’ores et déjà une cohabitation obligée avec les immigrés dans tous les lieux et les moments de la vie quotidienne : logement, transports, écoles et universités, hôpitaux, maisons de retraite, services publics…. Pour éviter les incidents, ils doivent en permanence rester vigilants, surveiller leur expression, s’interdire d’exprimer leur opinion et baisser les yeux en public. Au rythme pris par l’invasion, les Français de souche européenne seront mis en minorité dans les classes d’âge les plus jeunes – les moins de trente ans – d’ici deux décennies.

Trois camps en présence désormais, protagonistes de la guerre civile qui commence

Il y a désormais trois France, qui sont les protagonistes de la guerre civile qui a commencé (voir cette chronique). Le premier camp est celui des immigrationnistes, qui veulent aller au bout du processus de mondialisation et d’immigration massive. Ce camp immigrationniste est lui-même composé de plusieurs strates. La première est celle des dirigeants, qui organisent l’immigration. Ceux qui l’applaudissent et y collaborent avec enthousiasme forment une deuxième strate. Cependant les immigrationnistes les plus nombreux sont les résignés. L’immigration ne les enchante pas. Ils cherchent d’ailleurs à s’en protéger pour eux-mêmes. Mais, pour des raisons morales, par crainte de déclencher des affrontements majeurs ou afin de maintenir le statu quo le plus longtemps possible, ils refusent la mise en œuvre d’une politique d’arrêt de l’invasion. Sans enthousiasme, ils continuent à voter pour les partis immigrationnistes et font le choix de se taire, afin de préserver leur carrière, leur statut social, leur réputation, leur pension de retraite, leur épargne et leur tranquillité (voir cette chronique).

Le deuxième camp est celui des immigrés, allié pour l’heure aux immigrationnistes. Parmi les immigrés, les islamistes radicaux sont pressés d’en découdre. La majorité cependant sont « modérés » car ils savent que le temps joue pour eux, que leur nombre ne cesse d’augmenter et que leur prise de contrôle de l’Europe surviendra immanquablement à moyen terme. Dans ces conditions, il n’y a aucune chance pour que la situation s’améliore, et ce pour une raison toute simple : les immigrés ne souhaitent aucunement s’intégrer. Une grande partie même nous hait, comme les textes de rap le montrent depuis plus de trente ans. Qu’ils soient des braves gens ou des racailles, les immigrés sont tous conscients de leur force, de leur nombre et de notre immense faiblesse. Et ils sont tout à fait conscients tous de participer à un processus historique de revanche et de conquête de l’Europe (voir cette chronique).

Ceux qui veulent résister à l’invasion forment le troisième camp. Ces dissidents sont pour l’heure largement minoritaires : ils sont 10,6 millions à avoir voté pour Marine Le Pen en 2017, deux fois moins nombreux que les électeurs de M. Macron.

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Trois scénarios sont désormais envisageables. Le Système parviendra-t-il à ses fins, en dissolvant définitivement l’Europe dans un monde occidental libéral-libertaire et métissé, dominé par les Etats-Unis ? L’Europe, recouverte par les populations africaines et orientales, sombrera-t-elle dans le chaos et l’islamisation, échappant par là-même à l’orbite américaine ? Un sursaut des populations européennes se produira-t-il enfin, qui conduira à l’arrivée de pouvoirs forts se donnant pour objectif de préserver la civilisation, le territoire et les peuples européens, de les restaurer dans leurs droits et de mettre fin au Système ?

Dans cette dernière hypothèse, l’agenda de ces nouveaux pouvoirs s’imposerait de lui-même : arrêter l’immigration et procéder à une remigration massive ; répudier la tutelle américaine ; juger, dans le cadre d’un nouveau Nuremberg, la classe dirigeante européenne pour Haute trahison…

Les bourgeois de droite comme de gauche ont tort d’avoir le sourire : seuls les très riches échapperont au chaos qui s’installe

Chronique de Paysan Savoyard

(n°211 – octobre 2018)

 

Du cadre supérieur au bobo intermittent, du médecin spécialiste à honoraires libres au patron d’une brasserie chic, du « créatif  » subventionné à l’agent immobilier de luxe, du « communicant » à l’ingénieur informaticien, du trader à l’avocat d’affaires, ceux qui vont bien sont nombreux. Mais la plupart d’entre eux ont tort de se réjouir. Pour l’instant les évolutions en cours ces dernières décennies leur profitent : mais ça ne va pas durer.

 

  • L’enrichissement formidable des riches est l’un des principaux effets de la mondialisation

Dans les pays occidentaux, la mondialisation a permis un enrichissement majeur de la classe dirigeante grâce à quatre facteurs :

Elle a autorisé premièrement une baisse très importante des coûts de production : en rendant possibles d’une part les délocalisations dans les pays à bas coût ; en permettant d’autre part le travail détaché et l’immigration, qui pèsent à la baisse sur les salaires des emplois restant localisés dans les pays occidentaux.

La mondialisation a entraîné, deuxièmement, la baisse des impôts pesant sur le capital, les bénéfices des sociétés et les hauts revenus : la libre circulation des capitaux a en effet conduit les gouvernements à mettre en oeuvre des politiques de dumping fiscal pour éviter la fuite des capitaux ; elle a également facilité les pratiques d’optimisation fiscale et le recours massif aux paradis fiscaux (voir cette chronique).

Les profits se sont fortement accrus, troisièmement, grâce à cet autre aspect de la mondialisation qu’est la financiarisation de l’économie : la sphère financière offre en effet des taux de profit très supérieurs à ceux qu’engendre l’activité de production dans la sphère réelle (voir cette chronique).

La mondialisation, enfin, a créé de nouveaux marchés immenses pour l’économie capitaliste, à commencer par le marché chinois. Dans le même registre, la forte réduction des droits de douane, conséquence du marché unique européen et des négociations commerciales mondiales, augmente les profits du commerce international.

Ces quatre facteurs cumulés ont permis un enrichissement considérable de la classe dirigeante, aussi bien dans les pays occidentaux que dans les nouveaux pays capitalistes. Le nombre des riches a sensiblement augmenté. Et ces riches sont devenus de plus en plus riches. Tel était bien l’objectif de la mondialisation de l’économie engagée dans les années quatre-vingt : il a été pleinement atteint.

 

  • Dans le sillage des riches, la mondialisation a fait de nombreux gagnants

Les riches ne sont pas les seuls à avoir profité de la mondialisation : l’ensemble de la classe supérieure tire parti de l’enrichissement de la couche dirigeante et de l’effet de ruissellement qu’il entraîne. Cadres supérieurs, professions libérales, commerçants, tous profitent des retombées de l’enrichissement des riches, dont ils constituent en quelque sorte les clients, les serviteurs, les obligés. Ces gens et leurs familles bénéficient d’un niveau de vie élevé. Par ailleurs leur mode de vie fondé sur la mobilité (expatriation, tourisme, études et stages à l’étranger…) renforce leur adhésion à la mondialisation.

A l’inverse, le groupe central (ou « classe moyenne »), constitué de la plupart des salariés, actifs et retraités, ne profite pas, lui, de la mondialisation. Au cœur de ce groupe central, l’énorme masse des fonctionnaires, des agents des établissements publics, des salariés des entreprises publiques et du secteur associatif parapublic (plus de 10 millions d’actifs) restent protégés par leur statut et bénéficient d’une situation qui reste correcte. Cependant de nombreux facteurs entraînent un déclassement progressif de ce groupe central. Celui-ci supporte une grande part des impôts, taxes et cotisations, qui permettent de financer l’immigration, l’assistanat et les différentes mesures de « traitement social » des suppressions d’emplois engendrées par la mondialisation : ces  prélèvements obligatoires ont désormais atteint le niveau le plus élevé du monde (45 % du revenu national annuel) et ne cessent de croître. Dans les centres des grandes agglomérations, le groupe central est également victime de la hausse des prix, en particulier des prix de l’immobilier, qui est une conséquence de l’enrichissement des riches : de ce fait une partie importante de la classe moyenne a été reléguée en zone périphérique.

Le reste de la société est constituée d’une part des immigrés, qui occupent les emplois « bas de gamme » et bénéficient massivement des aides sociales ; d’autre part des Français de souche européenne qui se sont installés dans l’assistanat. La situation relative de ce troisième groupe s’améliore continûment, les prestations sociales ne cessant d’augmenter et les contributions qui lui incombent de diminuer. Les membres de ce troisième groupe sont financés par l’endettement public et par les prélèvements pesant pour l’essentiel sur la classe moyenne.

Le résultat du second tour de la dernière présidentielle reflète cette situation contrastée. M. Macron a recueilli les voix de tous ceux qui vont bien. Les membres de la couche supérieure, qui sont les gagnants de la mondialisation, forment le cœur de son électorat. Au sein de la classe moyenne, les salariés du secteur public, encore protégés par leur statut, ont majoritairement voté pour lui. Les retraités, dont les revenus sont du même ordre que ceux des actifs, ont voté pour M. Macron, dans l’espoir de préserver le statu quo et le niveau encore relativement élevé de leurs pensions. Lorsqu’ils ont voté, les immigrés ont eux-aussi choisi M. Macron. Pour sa part Mme Le Pen a recueilli les voix du reste du groupe central, celles en particulier des salariés du privé en activité hors cadres supérieurs, celles également des artisans, commerçants et agriculteurs qui, sociologiquement et économiquement, peuvent être rattachés au groupe central.

Les 20 millions de voix obtenues par M. Macron au second tour de 2017 montrent que ceux qui vont bien ou plutôt bien sont encore nettement majoritaires : cela ne devrait pas être pour longtemps.

 

  • Mais l’immigration va rebattre les cartes et effectuer un tri

La classe moyenne va voir à court terme sa situation économique se dégrader significativement cette fois. Plusieurs facteurs devraient jouer dans ce sens. Le poids des prélèvements continuera à augmenter afin de contenir les déficits publics, qui sont une conséquences de la mondialisation et de l’immigration. La classe dirigeante s’apprête, deuxièmement, à comprimer le niveau des retraites servies par la sécurité sociale, afin là encore de maintenir déficit et endettement publics à des niveaux supportables. Il est probable, troisièmement, que la classe dirigeante procédera pour les mêmes motifs à un « ajustement structurel » du secteur public (dégraissage des effectifs, blocages des rémunérations, remise en cause du statut de l’emploi public) : la situation des salariés du secteur public et parapublic devrait dès lors se détériorer nettement dans les années à venir. Il n’est pas exclu enfin que la France soit confrontée à un moment ou à un autre à une limitation des capacités d’endettement de l’Etat : la sécurité sociale (retraites et couverture maladie en particulier) devrait alors fortement réduire ses prestations et son champ d’action.

Mais la classe moyenne ne sera pas la seule à plonger, et c’est ce point que nous voulons ici souligner. Si leur situation économique ne devrait pas être affectée à court terme, les gens aisés vont eux-aussi rencontrer un problème : du point de vue de l’ordre public et de la sécurité, la situation est en effet en train de se dégrader à toute allure sur tous les points du territoire. Toutes les villes même de dimension modeste sont désormais touchées par une insécurité croissante, conséquence directe de l’immigration. Le Grand ouest, prisé de la classe supérieure, des fonctionnaires et des électeurs de gauche, est à son tour touché par l’invasion migratoire et son cortège de délinquance, de violence et d’insécurité. Au fur et à mesure que les choses vont empirer, la classe supérieure va éprouver des difficultés à vivre dans des zones sécurisées et à se déplacer en sécurité. En France en effet, les zones riches et les zones peuplées d’immigrés sont étroitement imbriquées : les milieux aisés ne pourront donc pas se protéger comme ils le font au Brésil, en dressant un mur autour des villes où ils sont regroupés .

Non seulement la dégradation de la situation va se poursuivre mais elle va s’accélérer. Les immigrés représentent en effet désormais une masse trop énorme pour que les choses puissent rester en l’état : entre 15 et 18 millions de personnes originaires de l’immigration non européenne sont d’ores et déjà installées en France métropolitaine. Leur nombre s’accroît de 4 à 500 000 par an, du fait de l’immigration légale, de l’immigration illégale et des naissances (voir cette chronique). Sous l’effet de cette invasion, un nombre croissant de points du territoire vont être touchés par une situation de chaos : délinquance, violences, drogue, émeutes, processus de sécession des « quartiers », islamisation… Dans ce contexte la vie quotidienne de la grande majorité des Français de souche européenne va fortement se dégrader : les milieux aisés seront également touchés, au même titre que l’ensemble de la classe moyenne.

Seuls les vraiment riches (moins de 10 000 ménages en France) échapperont à tout cela. Ils ont acquis des résidences dans le monde entier, en particulier aux Etats-Unis. Ils ont acheté des îles dans les endroits paradisiaques. Ils se déplaceront en avion privé d’une de leurs résidences sécurisées à une autre. Sur le plan économique, ils se consacreront aux marchés gigantesques que leurs offrent les pays émergents. Du point de vue de leurs intérêts tant matériels que moraux, ils n’ont plus rien à faire de l’Europe.

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L’immigration de masse a été décidée et organisée par la classe dirigeante car elle contribue significativement à son enrichissement. Or cette immigration de masse, qui a pris désormais la dimension d’une invasion, va rebattre les cartes en profondeur au sein de la société française.

Le chaos qui s’installe va opérer un reclassement majeur. Les membres du groupe dirigeant vont progressivement se retirer du jeu et le moment venu quitter le pays. Les immigrés seront eux en pays conquis. Malheur à tous les autres. Malheur en particulier aux Français moyens de souche. Mais malheur également à tous ces bourgeois, de droite et de gauche, aujourd’hui aisés, qui vivent bien dans l’entourage ou la clientèle des puissants, parés de leurs « valeurs » et de leur bonne conscience. La plupart n’auront pas les moyens de s’expatrier et partageront le sort catastrophique de tous les Français moyens lepénistes qu’ils auront tellement méprisés. Ce ne sera au demeurant que justice.

Chronique du totalitarisme en marche

Chronique de Paysan Savoyard

(n°210 – octobre 2018)

 

Le Système en place, mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire, présente toutes les caractéristiques du totalitarisme (voir ces chroniques). Les récents développements le montrent : ce totalitarisme, mois après mois, accentue son emprise.

 

  • Le parti d’opposition au Système fait l’objet d’un harcèlement croissant

Le parti anti Système, le FN aujourd’hui RN, est la cible d’un harcèlement qui ne cesse de s’accentuer.

Plusieurs responsables du FN sont tout d’abord poursuivis pour financement illégal de campagnes électorales : des sociétés appartenant à des proches du FN sont accusées d’avoir accordé à ce parti des avantages financiers. Or le financement de partis politiques par des sociétés commerciales est interdit et constitue un détournement de biens sociaux.

Dans le même temps, différentes informations et rumeurs conduisent à penser que la campagne d’E. Macron a été financée pour partie grâce à ce genre de méthodes. Il semble par exemple que des sociétés privées ainsi que différentes institutions publiques, notamment des collectivités territoriales, aient délivré dans le cadre de la campagne d’E. Macron des prestations de façon gratuite ou quasi gratuite. Il va sans dire que la justice ne mène aucune investigation sur ce terrain.

Le FN est également poursuivi pour avoir affecté les assistants de ses parlementaires européens à des tâches liées au fonctionnement du parti et non à des activités en rapport direct avec l’UE.

Cette mise en cause du FN est de toute évidence malhonnête et arbitraire. Le rôle des assistants de députés, et celui des députés eux-mêmes, est en effet de mettre leur activité au service de leur parti politique, que ce soit à Bruxelles ou à Paris : qu’ils se consacrent à des thèmes européens ou nationaux ne regarde que leur parti.

A contrario les autres partis politiques ne sont jamais poursuivis alors qu’ils ont, eux, massivement recours aux emplois fictifs : la technique consiste à recruter, au sein des collectivités territoriales en particulier, des agents publics censés travailler au service de la collectivité mais qui sont en réalité des permanents politiques. Ce système constitue un détournement d’argent public et une fraude manifestes. Les syndicats ont eux-aussi massivement recours à ce détournement : les administrateurs de la sécurité sociale désignés par les syndicats ainsi que les nombreux agents payés par la sécurité sociale qui gravitent dans leur entourage, sont en fait des permanents syndicaux. Or les partis politiques et syndicats du Système ne sont que très rarement poursuivis pour ces détournements. L’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris déclenchée contre la droite par les socialistes après leur conquête de la mairie constitue une exception. Quant au FN, il ne peut se livrer, lui, à ces détournements puisqu’il ne gère aucune collectivité, à l’exception d’une dizaine de villes de petite dimension.

Grâce à cette affaire fabriquée de toutes pièces, le Système enchaîne les manœuvres de harcèlement. L’immunité parlementaire de Mme Le Pen a été levée en juin 2017. Elle a ensuite été mise en examen, pour « abus de confiance et détournement de fonds publics ». Plusieurs autres responsables FN ont également été mis en examen. Dans le cadre de cette affaire, les juges ont saisi il y a quelques semaines un versement de 2 millions d’euros de crédits publics qui devaient revenir au FN au titre de ses résultats électoraux aux législatives. La cour d’appel vient de confirmer la saisie de ces financements, même si elle a réduit la somme à 1 million.

Le harcèlement du FN se porte également sur un autre terrain. Le FN avait diffusé en 2015 des images de Daech afin de mettre en garde contre les dangers de l’islamisme. Le Système en prend prétexte pour exercer contre lui des mesures prévues… par la législation anti-terroriste ! Le parquet a d’abord ouvert une enquête pour « diffusion d’images violentes ». L’assemblée nationale a décidé de lever l’immunité de G. Collard, puis celle de Marine Le Pen, qui a ensuite été mise en examen. On apprend ces jours-ci que, dans le cadre de cette affaire, Marine Le Pen a été invitée par un juge à se soumettre à une expertise psychiatrique !

Ajoutons que toutes les réunions publiques du FN continuent, comme depuis des années, à être perturbées par des manifestants, souvent violents, avec la complicité du Système.

 

  • Le Système vise à empêcher l’expression des opinions dissidentes

Comme les autres régimes totalitaires, le Système vise à restreindre ou à empêcher l’expression des opinions dissidentes. Plusieurs épisodes récents viennent d’intervenir dans ce registre.

Eric Zemmour, le dissident le plus brillant, vient de voir supprimer sa chronique hebdomadaire sur RTL. Il semble également que les médias publics (Radio France et France télévision) aient décidé de l’écarter de toutes leurs émissions.

Jean-Marie Le Pen a été mis une nouvelle fois en examen, cette fois pour diffamation après avoir dit en 2009 sur RTL que « 90% des fait divers ont à leur origine soit un immigré soit une personne d’origine immigrée« .

En décembre 2017 quelques jours après l’action pacifique menée par Génération identitaire dans les Hautes-Alpes pour protester contre l’immigration illégale, le compte Facebook du mouvement a été suspendu. Le gouvernement n’est manifestement pas étranger à cette décision : ladite décision a en effet été prise par le directeur de Facebook France qui se trouve être… un préfet. De son côté le délégué interministériel à la lutte contre le racisme (DILCRA), lui aussi préfet, s’est réjoui de cette décision, en confirmant qu’il ne s’agissait pas d’un incident technique.

Dans le même registre, le Système envisage de modifier la législation pour pouvoir lutter plus efficacement contre « la diffusion de la haine » sur les réseaux sociaux. Un rapport, établi par MM. Avia, Taïeb et Amellal (sic), préconise ainsi de fermer les comptes des internautes diffusant des messages racistes, haineux ou discriminatoires, et de les poursuivre pénalement. La lecture de ce rapport permet de relever également que, comme à l’habitude, le Système procède en mettant sur le même plan la lutte contre l’extrême-droite et celle contre les djihadistes.

Dans le même temps, comme depuis trente ans, les rappeurs continuent de diffuser dans la jeunesse immigrée des messages haineux, des menaces de mort et des déclarations de guerre à l’égard de la police, de la France et des Blancs. Face à ce phénomène, les pouvoirs publics font preuve d’une passivité et d’une complaisance inaltérables. Un rappeur dénommé Nick Conrad vient d’être mis en cause pour avoir diffusé des vidéos appelant à « prendre les Blancs ». Il proclame ainsi : « Je tue des bébés Blancs »… « Pendez leurs parents »… « Ecartelez-les pour passer le temps »… »Divertir les enfants Noirs »… A notre connaissance, ces appels au meurtre n’ont, pour l’instant du moins, déclenché aucune poursuite judiciaire. On se rappelle que le bloggeur Mekhlat avait multiplié pendant des années des tweets de la même eau. A notre connaissance lui non plus n’a pas été poursuivi.

 

  • Les juges condamnent lourdement les dissidents du Système

La marque des  systèmes totalitaires est d’organiser des procès destinés à mettre à l’écart les dissidents. Ce type de régime a également pour caractéristique d’utiliser des nervis et des milices à son service. Plusieurs exemples illustrant ces méthodes viennent d’être donnés ces derniers mois.

En décembre 2017, 5 militants identitaires qui avaient participé à l’occupation en 2012 de la mosquée de Poitiers ont été condamnés. Ces peines (1 an de prison avec sursis, 5 ans de privation des droits civiques, 40 000 euros d’amende au total) apparaissent spectaculairement lourdes au regard des faits. Rappelons que les militants ainsi condamnés ont occupé, pendant quelques heures, en déployant des banderoles, le sommet d’une mosquée en construction. Il n’y a eu aucune violence ni aucune dégradation.

Les provocateurs d’extrême-gauche bénéficient à l’inverse d’une extrême mansuétude du Système. C’est ainsi que les multiples provocations des Femen n’ont donné lieu qu’à quelques très rares et faibles condamnations. En 2013 des Femen s’étaient dénudées dans la nef de la Cathédrale de Paris pour fêter le renoncement de Benoît XVI. Poursuivies pour avoir dégradé une cloche, elles ont été relaxées en 2014 en première instance comme en appel (pendant que les vigiles étaient eux condamnés à des amendes pour violences envers les Femen). La plainte d’une association catholique pour injures envers les catholiques a donné lieu à un nouveau procès en mai 2017 et à une nouvelle relaxe. En janvier 2018 une Femen qui, seins nus, avait poignardé la statue de Poutine au musée Grévin, a été relaxée par la cour d’appel (un nouveau procès aura lieu, ce jugement ayant été invalidé par la cour de cassation)

En mars 2018, des militants pro immigration et des immigrés clandestins, emmenés notamment par le député France insoumise E. Coquerel, ont défilé dans la Basilique Saint-Denis pendant une heure, en déployant des banderoles et en criant des slogans hostiles à la loi immigration, à l’aide d’un haut-parleur. Cette manifestation n’a à notre connaissance donné lieu à aucune poursuite pénale.

Tenu en septembre 2018 le procès des activistes d’extrême-droite accusés de la mort de Méric mérite d’être mis en exergue. Il a donné lieu à des condamnations très lourdes : E. Morillo a été condamné à 11 ans de prison ferme. S. Dufour à 7 ans de prison ferme. De nombreux éléments rendent cette condamnation inique. Il s’agissait, premièrement, d’une rixe entre deux groupes, formés en vue d’affrontements et rompus à l’exercice, l’un d’extrême-droite, l’autre d’extrême-gauche : seuls les activistes d’extrême-droite ont pourtant été poursuivis. Méric, deuxièmement, n’a pas été la victime d’un meurtre mais d’une rixe, à laquelle il a participé librement et qu’il a peut-être même recherchée. Cette rixe, troisièmement, a résulté de la rencontre fortuite des deux groupes : les juges d’instruction ont considéré d’ailleurs qu’il n’y avait pas eu d’intention homicide de la part des activistes d’extrême-droite (la qualification initiale d’homicide volontaire a été abandonnée). Selon les témoignages, quatrièmement, des vigiles noirs et arabes du magasin dans lequel se trouvaient les deux groupes, ce sont les activistes d’extrême-gauche, à commencer par Méric, qui ont provoqué leurs adversaires. Il est établi, cinquièmement, qu’ils les ont ensuite attendus pendant 40 minutes à la porte du magasin. Les skins d’extrême-droite attendaient eux à l’intérieur, dans le but manifeste d’éviter l’affrontement. L’utilisation d’un « poing américain » par les activistes d’extrême-droite, sixièmement, n’a pas été prouvée et les avis des experts sur ce point sont restés partagés. E. Morillo a affirmé, septièmement, qu’il s’était défendu contre Méric qui l’avait attaqué par derrière : les vidéos n’ont pas permis de faire la lumière sur ce point (il est d’ailleurs très surprenant que les vidéos n’aient rien enregistré de probant sur cette rixe). L’un des antifas, huitièmement, a déclaré que S. Dufour ne s’était pas battu avec Méric. Même les médias les plus hostiles à l’extrême-droite ont reconnu que le procès n’avait pas permis de lever les nombreuses zones d’ombre et les témoignages contradictoires.

Les juges n’ont tenu aucun compte de ces éléments de doute, qui auraient pu jouer en faveur des accusés. Alors que la responsabilité de la rixe était incontestablement partagée par les deux groupes, seuls les skins ont été poursuivis, jugés et condamnés. Alors qu’un des antifas lui-même avait déclaré que S. Dufour ne s’était pas battu avec Méric, le skin a pourtant été lourdement condamné. Les juges ont organisé un procès d’une durée de 6 jours, exceptionnelle pour une affaire de ce type – un décès dans une rixe qui n’avait pas été préméditée – et ont à son issue infligé des peines exceptionnellement lourdes, ce que les avocats de la partie civile eux-mêmes ont reconnu. De toute évidence les juges ont organisé un procès politique : ils ont voulu faire un exemple et montrer à l’extrême-droite et aux dissidents du Système que, s’ils sortent du rang, ils subiront un traitement impitoyable (voir également cette chronique).

Le Système a annoncé il y a quelques semaines l’arrestation d’activistes d’extrême-droite qui nourrissaient un projet d’attentat anti musulmans. Il est impossible d’affirmer que ces activistes bien naïfs ont en réalité été manipulés par le Système lui-même, qui on le sait cherche en permanence à établir un parallèle entre l’extrême-droite et les terroristes musulmans. On peut en revanche formuler ce pronostic en toute certitude : ils vont eux aussi être lourdement condamnés.

Dans le même temps les groupes violents qui sont les alliés du Système ne sont pas poursuivis ou bénéficient d’une grande mansuétude. Alors que les violences attribuables à l’extrême-droite sont devenues extrêmement rares, les casseurs de gauche, anarchistes, antifas et « black block », se déploient à l’occasion de chaque manifestation de gauche et se livrent systématiquement à des violences contre la police et des déprédations : ces casseurs restent presque toujours impunis. Le plus souvent aucune arrestation n’est opérée par la police.

Par exception les antifas qui, en mai 2016 à Paris, avaient attaqué des policiers dans leur voiture, à laquelle ils avaient préalablement mis le feu, ont été poursuivis, incarcérés à titre préventif et jugés en novembre 2017. Le plus connu, A. Bernanos a été reconnu coupable d’avoir frappé un policier dans sa voiture et d’avoir pulvérisé la lunette arrière avec un plot métallique : il a été condamné à 5 ans de prison donc 2 avec sursis. Celui qui a lancé le fumigène ayant déclenché l’incendie a été condamné à 7 ans. Les 5 autres agresseurs ont été condamnés soit à 5 ans soit à 4 ans de prison, dont la moitié avec sursis. Les peines sont à comparer avec celles qui ont été infligées aux participants de la rixe avec Méric. A la différence de ce qui était reprochés aux skins, les actes dont les antifas ont été reconnus coupables visaient, premièrement, les forces de l’ordre et comportaient, deuxièmement, une intention criminelle incontestable : les antifas n’ont pourtant été traduits qu’en correctionnelle, alors que les skins ont été jugés en cours d’assise. Les peines infligées aux antifas ont été deux fois moins lourdes que celles infligées aux activistes d’extrême droite.

 

  • Le Système accentue la dissimulation des chiffres et des données

Pour mener à bien son projet mondialiste et immigrationniste, le Système, à l’instar des régimes totalitaires qui l’ont précédé, dépense une énergie importante pour cacher les informations et les données chiffrées sensibles, pour les travestir et pour les détourner. De nouveaux exemples significatifs viennent d’être enregistrés ces derniers mois.

S’il ne s’est pas produit d’attentats de masse depuis deux ans, en revanche les attaques au couteau de passants choisis au hasard au cri d’Allah Akbar se produisent à intervalles réguliers en France et en Europe. Ces attaques font des morts et des blessés. Le Système s’emploie à les étouffer et y parvient le plus souvent. La technique choisie consiste à prétendre que l’auteur de l’attaque est un « déséquilibré », dont l’acte ne peut de ce fait être considéré comme un acte terroriste. On peut citer cet épisode, celui-ci, celui-ci, celui-ci, ou encore celui-ci.

Il existait jusqu’alors un organisme officiel, l’AFDPHE, dépendant du ministère de la santé, chargé de mettre en œuvre les dépistages qui sont effectués à la naissance afin de pouvoir détecter différentes maladies graves. L’un de ces dépistages vise la drépanocytose, qui constitue une maladie génétique grave. Il se trouve que cette maladie ne touche que les populations africaines, du Moyen-Orient et des Dom-Tom : le dépistage en question n’est donc effectué que sur les nouveaux-nés dont les parents sont originaires de ces régions du monde. Le nombre des dépistages de la drépanocytose donnés par l’organisme dans son rapport annuel permettent donc de connaître presque exactement le nombre annuel des naissances issues de l’immigration non européenne (la différence avec le nombre exact résulte de ce que les tests incluent les Dom-Tom et ne concernent pas les populations d’origine asiatique).

Les chiffres donnés par ces rapports sont spectaculaires. C’est ainsi que le dernier rapport de l’organisme permettait de constater que 250 000 naissances en métropole, soit  39 % des naissances en métropole, sont issues de l’immigration non européenne (73 % en Ile-de-France…). Le rapport permettait également de constater que ce pourcentage connaît une croissance considérable et continue : le pourcentage des nouveaux-nés subissant le test était en 2006 de 27 %. 10 ans plus tard, il s’élève comme on vient de le dire à 39 %…. (voir cette chronique) Cette information est fortement gênante bien sûr pour la propagande du Système : elle démontre en effet que le Grand remplacement que le Système organise est bel et bien à l’œuvre et ne cesse de s’accélérer.

Depuis plusieurs années déjà les associations immigrationnistes et antiracistes réclamaient soit que l’information concernant les tests de la drépanocytose ne soient plus rendus publics ; soit que les tests soient étendus à tous les nouveaux-nés… Le gouvernement vient de leur donner satisfaction. L’organisme chargé des tests prénataux vient d’être supprimé. Les tests seront dorénavant gérés par les agences régionales de santé, qui probablement ne rendront pas leurs chiffres publics. Le tour est joué : le thermomètre est cassé. L’information explosive a disparu. Le Système pourra continuer à prétendre que le Grand remplacement n’est qu’un fantasme…

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Arbitraire, politique du deux-poids-deux mesures, harcèlement des dissidents, intimidation, propagande, dissimulation des données… Face aux révoltes populistes qui en Europe se font jour enfin et le menacent, le Système est manifestement engagé dan une processus de durcissement continu.

 

La génétique le confirme : les races existent. Il y en a 7…

Chronique de Paysan Savoyard

(n°209 – septembre 2018)

 

Les conférences de vulgarisation données en 2013 par Evelyne Heyer, professeur d’anthropologie génétique, méritent d’être mises en exergue. Cette scientifique y délivre en effet cette information choc : l’existence des races est confirmée par la génétique.

Il faut indiquer dès l’abord qu’E. Heyer, scientifique du Muséum national d’histoire naturelle, ne s’exprime pas à titre personnel : elle le fait de façon tout à fait autorisée, dans le cadre de ses fonctions et sur le site internet du Muséum. Ses conférences ont pour objet de faire le point des découvertes récentes, en s’appuyant sur différentes études internationales, à destination d’un public intéressé mais non spécialiste. Cette personne, précisons-le également, n’appartient nullement à la « fachosphère » : au contraire elle a été mobilisée à différentes reprises pour participer à la lutte contre le racisme. Elle a par exemple été commissaire de l’exposition « Des préjugés au racisme« .

La forme que prennent ces conférences appelle quelques commentaires. On voit la conférencière marcher sur des œufs, bien consciente qu’elle est du caractère explosif de la matière qu’elle manipule : c’est ainsi qu’elle multiplie au cours de ses conférences, comme nous allons le voir, les déclarations d’allégeance à l’idéologie du Système. Par honnêteté intellectuelle, par naïveté ou par envie de se faire valoir,  elle va cependant y délivrer de façon nette et claire l’information-clé : la génétique confirme l’existence des races, que la conférencière préfère appeler « groupes humains ». Signalons que l’expression de cette conférencière prenant de fréquentes libertés avec la syntaxe, nous nous sommes autorisés à opérer quelques rectifications de forme dans les citations d’E. Heyer que nous faisons figurer ici.

Il y a lieu de préciser que les études dont rend compte E. Heyer concernent les populations qui sont restées stables géographiquement au cours des siècles. C’est pourquoi les prélèvements d’ADN effectués pour réaliser ces études ont concerné seulement des individus dont les 4 grands parents étaient issus de la même région que la leur, en excluant les populations issues de brassages de populations relativement récents. C’est ainsi que pour l’Amérique, ces études génétiques portent sur les populations amérindiennes et excluent les populations d’origine européenne ou africaines ainsi que les populations métissées. De même en Australie et en Océanie les études concernent les populations autochtones. De même encore en Europe, les populations ayant participé aux vastes migrations intervenues dans le monde mondialisé de l’après-guerre ne sont pas concernées par les études génétiques dont E. Heyer présente les résultats.

 

  • Il existe 7 « groupes humains »

La scientifique est  de toute évidence parfaitement consciente de la portée de ce qu’elle explique : elle déclare ainsi que « la génétique est souvent très politiquement incorrecte ». Et pour cause : les résultats qu’elle présente corroborent dans une large mesure les observations de ceux qui affirment l’existence des races (voir cette chronique).

La conférencière explique ainsi que les données génétiques conduisent à distinguer 7 « groupes humains » différents, entre lesquels existent des différences génétiques significatives. Ces « groupes humains » correspondent aux différentes régions du globe : les Amérindiens d’origine ; les Océaniens ; les Asiatiques de l’Est ; les Asiatiques d’Asie centrale et du Sud ; les Moyen-Orientaux ; les Européens ; les Africains du sud du Sahara.

La constitution de ces 7 groupes a résulté de l’existence des barrières géographiques, qui ont empêché les contacts et les échanges génétiques entre populations : les océans, le Sahara et l’Himalaya. Les populations séparées par ces barrières ont, de ce fait, des patrimoines génétiques nettement différenciés.

E. Heyer met en avant une constatation supplémentaire : l’une de ces 7 populations, le groupe des populations du Moyen-Orient, est placée dans une position particulière. Tandis que les 6 autres groupes disposent d’un patrimoine génétique nettement distinct de celui des autres, le patrimoine génétique des populations du Moyen-Orient est pour partie composé d’éléments du patrimoine d’autres groupes. Cette situation résulte du fait que ce groupe est situé géographiquement dans une zone carrefour, où l’absence de barrières géographiques a permis certains échanges avec les autres groupes les moins éloignés. Le patrimoine génétique des Moyen-Orientaux comprend ainsi des gènes propres, mais aussi des gènes européens et des gènes d’Asie centrale et du Sud.

On voit autrement dit que les 7 groupes que distinguent les généticiens sont les mêmes 7 « races » que l’on peut recenser en se fondant sur les phénotypes. Autrement dit encore,  l’observation des phénotypes permettait de penser qu’il existait 7 groupes (ou races) : la génétique vient le confirmer. Citons E. Heyer : « On voit l’analogie avec ce que l’on appelait auparavant des races : les groupes auxquels aboutissent les études génétiques correspondent grosso modo aux groupes que l’on utilisait dans les typologies raciales ».

Elle déclare également : « Le discours qu’on entendait beaucoup dans les années quatre-vingt, qui disait qu’on ne pouvait pas parler de races parce que les généticiens montrent qu’il n’y a pas ou très peu de différences entre les populations humaines, n’est pas exact. On peut avec les données génétiques former des groupes différents génétiquement. On ne peut plus dire qu’on ne peut pas faire de groupes à partir des données génétiques«.

 

  • Les ethnies existent également

Tout en présentant une homogénéité génétique, chacun des 7 groupes comprend des sous-ensembles, les ethnies, entre lesquelles existent des particularités génétiques, qui sont liées aux échanges matrimoniaux entre populations géographiquement proches. Les ethnies se distribuent ainsi au sein du groupe selon un continuum : plus les ethnies sont éloignées géographiquement, plus elles sont différentes génétiquement.

Si elle ne précise pas quel peut être le nombre des ethnies qui existent, la conférencière indique qu’il existe 6000 langues. On peut penser que chaque langue correspond à au moins une ethnie : le nombre des ethnies est donc supérieur à 6000.

Au sein des ethnies, la plupart des sociétés se subdivisent en tribus, les tribus en clans et les clans en lignage, chacun de ces sous-ensembles se réclamant d’un ancêtre commun. Là encore la plupart de ces subdivisions ont une traduction génétique.

 

  • La grande homogénéité des populations européennes

Les conférences d’E. Heyer mettent en avant un autre point, lui aussi politiquement incorrect : la chercheuse explique que les populations européennes sont restées très stables et homogènes.

Les différents peuples (ou ethnies) d’Europe ont en  effet un patrimoine génétique propre : les Italiens ont un patrimoine propre, comme les Français, comme les Anglais, comme les habitants des différentes régions de l’Europe. On peut même déterminer à 500 km près l’origine géographique d’un individu européen à partir de son patrimoine génétique. Autrement dit les affirmations selon lesquelles « l’Europe n’a cessé d’être une terre de passage, de migrations, de mélanges et de métissages » sont fausses et démenties par la génétique.

L’Histoire nous enseigne de fait que les populations des différentes régions d’Europe sont restées inchangées pendant mille ans : les dernières grandes invasions venues d’Europe centrale datent du 9e siècle. Les premières migrations intra européennes liées à la révolution industrielle datent du milieu du 19 siècle. Quant à l’immigration en Europe de populations venues de régions non européennes, elle ne date que des années 1960 (voir également cette chronique). Les données génétiques viennent confirmer cette grande stabilité.

 

  • Les différences génétiques s’accompagnent de différences culturelles

E. Heyer explique également que les différences génétiques s’accompagnent de différences culturelles : les groupes ethniques possèdent souvent une langue et un mode de vie qui leurs sont propres. En Asie centrale par exemple, les Tajiks parlent une langue indo-iranienne et sont agriculteurs tandis que les Kazaks parlent une langue turque et sont pasteurs nomades. Ces différences contribuent à fonder les spécificités génétiques : c’est notamment pour des raisons culturelles que l’on se marie au sein de la même ethnie.

Il convient d’insister sur cette dernière constatation : chaque « groupe de population » (autrement dit chaque « race »), et en son sein chaque ethnie, présentent de nombreuses spécificités, qui s’additionnent : des particularités phénotypiques et génétiques ; une certaine implantation géographique ; une langue ou un groupe de langues qui leur sont propres ; une culture et un mode de vie qui leur sont propres. Autrement dit, « groupes de population » et ethnies sont à la fois des réalités phénotypiques et génétiques et des réalités culturelles.

 

  • Les précautions de langage prises par la scientifique n’atténuent pas la portée de ses constatations

Consciente de la portée de ses explications, la conférencière a le souci de donner les gages nécessaires aux dogmes du Système. Il s’agit d’une part pour elle ne pas se « griller » professionnellement. Elle tient d’autre part, sincèrement sans doute, à se distinguer de ceux qui vont chercher à utiliser les conclusions des études qu’elle présente au service de thèses racistes qu’elle réprouve personnellement. La scientifique s’efforce donc de déminer le terrain idéologique, en prenant toute une série de précautions qui sont autant de révérences à l’idéologie systémique.

E. Heyer tient ainsi, premièrement, à repousser l’utilisation du mot race : elle insiste sur le fait que les généticiens parlent de « groupes humains » et non de « race », en récusant le mot de race pour deux raisons. D’abord, dit-elle, parce que l’utilisation du concept de race suppose de considérer qu’il existe une inégalité entre les groupes humains. Deuxièmement parce que le concept de race conduit à réduire chaque individu à sa race. Or la génétique, souligne-t-elle, ne permet d’aboutir à aucune de ces deux conclusions.

On voit bien la faiblesse de cet argumentaire. Mme Heyer confond, premièrement, deux concepts distincts : les races et le racisme. Penser que les races sont inégales est du racisme. Mais considérer que les races existent ne veut pas dire qu’on les considère comme inégales : on peut donc penser que les races existent sans être pour autant raciste. Deuxièmement, on peut affirmer l’existence des races sans pour autant considérer qu’un individu se résume à sa race. L’argumentaire anti racial de Mme Heyer aboutit finalement à rejeter le mot exact de « race », au profit d’un mot plus flou : « groupe humain ». Cette précaution de langage ne change rien à ce constat essentiel : les 7 « groupes humains » dont Mme Heyer affirme l’existence sont bel et bien les 7 « races » que l’on observe lorsqu’on prend en compte les différences phénotypiques.

La chercheuse prend une deuxième précaution : dans le souci manifeste d’atténuer la portée explosive de ses développements, elle tient à souligner que les différences entre les groupes humains sont « faibles ». Elles sont par exemple, explique-t-elle, beaucoup plus faibles que chez d’autres primates. Les différences entre groupes de chimpanzés, plus proches cousins de l’homme, sont ainsi beaucoup plus grandes qu’entre groupes humains : on considère même que ces groupes de chimpanzés constituent des sous espèces. De même Mme Heyer insiste sur le fait que les différences génétiques entre groupes humains sont limitées : les gènes d’individus du même groupe sont seulement 4% plus proches que les gènes d’individus appartenant à des groupes différents.

Là encore ces précautions de langage sont d’une pertinence limitée. La notion de « faible » en effet ne veut pas dire grand-chose. Les différences entre « groupes humains » peuvent être jugées faibles parce qu’elles ne portent que sur une partie limitée du génome et  qu’elles sont plus faibles que ce que l’on constate au sein d’autres espèces : il n’en reste pas moins que ces « faibles » différences sont suffisamment importantes pour permettre au généticien de distinguer nettement des groupes humains, ce que Mme Heyer met elle-même en évidence par ailleurs.

Mme Heyer prend une troisième précaution. Elle tient à insister sur le fait que la génétique confirme la théorie selon laquelle toutes les populations d’hommes modernes sont issues d’une même population sortie récemment d’Afrique. On sait que cette théorie (dite Out of Africa) est essentielle pour la propagande des antiracistes et des immigrationnistes, qui en tirent différentes conclusions utiles à leur cause : « Puisque nous sommes tous issus d’Afrique et donc issus de migrations originelles, disent-ils en substance, il est logique qu’il y ait aujourd’hui encore des migrations et que ces migrations soient africaines. Puisque toutes les populations humaines ont la même origine africaine et sont donc toutes très proches, l’intégration des Africains en Europe est donc tout à fait possible »…

C’est pourquoi Mme Heyer tient à souligner que les études qu’elle présente dans ses conférences confirment l’hypothèse de l’origine africaine récente d’Homo Sapiens. Les études génétiques prouvent notamment, dit-elle, que toutes les populations humaines ont un ancêtre commun âgé de 200 000 ans, ce qui est incompatible avec la théorie selon laquelle Sapiens ne serait pas « sorti récemment d’Afrique » mais constituerait une évolution, dans chaque continent, de populations anciennes.

Nous ne sommes en rien des spécialistes : il nous semble pourtant que les différences substantielles qui existent entre les « groupes humains », notamment les différences génétiques, conduisent plutôt à penser que les populations d’hommes modernes proviennent, non de la sortie d’Afrique récente (200 000 ans) d’une population originelle dont nous serions tous issus, ainsi que le veut la thèse Out of Africa, mais de l’évolution propre des différentes populations anciennes existant en Afrique et en Eurasie (hypothèse dite « plurigénique », concurrente de l’hypothèse Out of Africa).

Nous verrons ce que diront les chercheurs dans les années qui viennent (si toutefois ils sont laissés libres de leurs conclusions et de leur expression). On sait que les Chinois, cherchent frénétiquement les moyens de prouver que leurs origines n’ont rien de commun avec celles des Africains… Attendons.

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Tout en confirmant l’existence de « groupes humains », E. Heyer prend soin de préciser que les généticiens se refusent à employer le mot de « race ». Elle permet ainsi aux propagandistes du Système de continuer à affirmer, à rebours de la vérité : « les généticiens démontrent que les races n’existent pas ». Tant il est vrai qu’avec le Système, les mots et l’idéologie qu’ils recouvrent l’emportent souvent sur les faits…

Le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire est un totalitarisme (6e et dernière partie)

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 208 – août 2018)

 

Le présent article, publié en plusieurs parties au cours de l’été, se propose de montrer que le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire présente toutes les caractéristiques du totalitarisme. La première partie a traité le point suivant : « Un système où l’idéologie prédomine ». La deuxième : « Un système de pouvoir qui permet de contrôler les principales organisations et institutions ». La troisième : « La propagande omniprésente ». La quatrième : « Neutraliser la société et pourchasser les dissidents ». La cinquième : « Contrôler et formater les esprits ». Voici la sixième et dernière :

 

  • Le Système souhaite et organise l’invasion migratoire de son propre territoire

Le Système a une caractéristique propre, qui le différencie de ses devanciers : le Grand remplacement. Le nazisme avait pour objectif de réunir les Germains, d’étendre leur « espace vital » et de se débarrasser d’une manière ou d’une autre de certaines populations jugées indésirables. Se percevant comme l’aboutissement des processus historiques et comme le fruit du règne de la Raison, le communisme avait pour ambition de s’imposer au système capitaliste occidental et de s’étendre aux différentes régions du monde. Le Système s’attaque, lui, à son propre peuple et à son propre territoire : voulant construire un monde sans frontières qui partage le même système d’économie de marché et les mêmes valeurs universelles libérales, il vise à diluer le peuple européen dans un peuple nouveau, universel lui-aussi, composé notamment des immigrés du monde entier.

L’organisation de l’invasion migratoire

C’est dans cette perspective que l’invasion de l’Europe est organisée par la classe dirigeante occidentale. S’agissant de la France cette politique délibérée a été initiée dans les années soixante avec l’organisation d’une immigration de travail. Elle a été relayée par une politique d’autorisation du regroupement familial. L’immigration prend aujourd’hui pour prétexte l’asile des victimes de la guerre, de la pauvreté et du changement climatique.

Toute une batterie de dispositifs autorisent, encouragent, organisent et accompagnent l’immigration : les lois immigrationnistes ; l’action immigrationniste des juges ; la mise en place des dispositifs d’accueil ; le bénéfice des prestations, des services et des aides financières (santé, scolarisation, logement…) accordé aux immigrés ; l’autorisation d’accès au marché du travail qui leur est donnée ; la régularisation des immigrés en situation irrégulière ; l’accès à la nationalité… Aucun de ces dispositifs n’est jamais remis en cause, ni même restreint. Ils sont même le plus souvent consolidés, améliorés, étendus. La volonté immigrationniste de la classe dirigeante est par là-même démontrée (voir également cette chronique).

L’explosion du nombre des immigrés

Dans ces conditions, les flux d’immigration n’ont, depuis 50 ans, cessé d’augmenter. Le nombre des immigrés non européens qui naissent ou s’installent sur le territoire métropolitain est aujourd’hui au moins de 500 000 par an.

Ce total se décompose de la façon suivante. 200 000 immigrés non européens s’installent légalement chaque année sur le territoire métropolitain. Les immigrés clandestins supplémentaires sont au moins 100 000 par an (dont 70 000 déboutés de leur demande d’asile, qui ne sont jamais expulsés). Les naissances originaires de l’immigration non européenne sont environ 350 000. De ces flux entrants il faut déduire les décès et les départs, les uns et les autres peu nombreux.

Quant au nombre des personnes originaires de l’immigration non européenne déjà présentes en métropole, il est compris entre 15 et 18 millions, probablement dans le haut de la fourchette.

Obliger tout le monde à vivre avec les immigrés

Non seulement le Système ne cesse d’augmenter les flux de nouveaux immigrés, mais il impose l’immigration à tous par le biais des politiques de répartition autoritaire sur le territoire.

Il répartit des centres d’accueils de demandeurs d’asile sur les différents points du territoire, en particulier dans les petites villes et les villages. Il impose aux grandes entreprises des quotas de diversité pour le recrutement de leur personnel : les entreprises qui ne satisfont pas à ces quotas ne peuvent participer aux procédures de marchés publics et encourent des amendes. La loi SRU impose un quota de HLM dans toutes les villes et tous les quartiers : les HLM étant pour une bonne part attribués par les pouvoirs publics à des immigrés, la loi SRU revient à imposer ceux-ci à tous les Français (voir cette chronique).

Une politique mise en œuvre sans l’accord du peuple

Cette politique a été mise en place sans que l’avis de l’opinion ait jamais été sollicité. Aucun référendum n’a été organisé sur la question. Les partis de gouvernement sont tous favorables à l’immigration. Quant à l’extrême-droite, accusée de xénophobie et de racisme, elle subit de la part du Système une pression qui l’a conduite à adopter depuis une dizaine d’années un discours de retenue sur les questions les plus sensibles, en particulier l’immigration.

Toutes les études d’opinion montrent pourtant que depuis plus de trente ans la majorité des Français souhaiteraient que l’immigration s’interrompe. Non seulement le pouvoir n’en tient aucun compte mais il choisit au contraire de pousser les feux et d’en rajouter dans la provocation. C’est ainsi qu’E. Macron a déclaré au cours de sa campagne que « l’immigration se révèle une chance, du point de vue économique, culturel, social ». Manifestant qu’il n’avait pas l’intention d’agir en fonction des intérêts du peuple français, le même Macron n’a pas hésité à déclarer également, au cours d’un déplacement en Algérie, que la colonisation française avait constitué « un crime contre l’humanité ». Dès son arrivée au pouvoir, M. Macron s’est entouré de nombreux députés et collaborateurs issus de l’immigration (lesquels d’ailleurs se signalent régulièrement par leurs frasques à l’attention du public ; Sibeth ; Avia ; Gueradj ; Benalla…).

Les trois temps de la propagande immigrationniste

Le Système a accompagné la politique d’immigration massive d’une propagande évolutive (voir également cette chronique). Le discours du Système a connu trois périodes. Dans un premier temps, dans les années soixante-dix, le Système a prétendu que le nombre des immigrés était faible, qu’il ne représentait qu’une proportion infime de la population totale, que l’immigration avait toujours existé et que ces immigrés allaient s’assimiler.

Dans un deuxième temps, à partir des années quatre-vingt, il a dû reconnaître, devant l’évidence, que le nombre des immigrés s’installant en France était bien plus élevé qu’il ne l’affirmait jusque-là. Il a alors prétendu que cette immigration était nécessaire afin de « payer les retraites » et « d’occuper les emplois dont les Français ne voulaient pas ». Parallèlement, il a remisé l’objectif d’assimilation et a mis en avant l’objectif moins ambitieux « d’intégration ».

Dans un troisième temps, à partir des années deux-mille, l’échec de l’intégration apparaissant en pleine lumière, au fil des attentats, des émeutes et des progrès de l’islam, il a adopté un nouveau discours. Le discours actuel cherche à faire croire que l’accueil des immigrés chassés par les guerres, la misère et les dérèglements climatiques, qui constitue une obligation morale, est une « crise » temporaire, que les gouvernements s’emploient à surmonter. Quant à l’intégration, elle est désormais remplacée par le « vivre-ensemble », c’est-à-dire par un objectif de simple coexistence pacifique.

Le Système tient un discours tout prêt lorsqu’il sera devenu évident pour tout le monde qu’il n’y a ni vivre-ensemble ni crise temporaire mais invasion de l’Europe et remplacement de ses populations : ce sera alors le quatrième et dernier temps de sa propagande immigrationniste. Ce discours comprendra deux éléments : inversion accusatoire et fatalisme. En premier lieu le Système rejettera la responsabilité de l’échec du vivre ensemble sur la population française de souche : il l’accusera de ne pas avoir fait d’efforts d’intégration suffisants ; de ne pas avoir été suffisamment accueillante ; d’avoir refusé trop souvent de se mélanger, rejetant les immigrés dans des ghettos ; de s’être montrée trop souvent tentée par la xénophobie et les discriminations ; de n’avoir pas accepté d’aider suffisamment le tiers-monde à se développer. Le Système prétendra en second lieu qu’indépendamment des politiques mises en œuvre, l’invasion migratoire était de toute façon inévitable compte-tenu de la démographie planétaire. Il achèvera en rappelant que toutes les civilisations sont mortelles et en invitant à « se tourner vers l’avenir ».

L’efficacité de ce quatrième et dernier volet du discours de propagande n’aura au demeurant plus d’importance. Le Système en effet aura atteint son objectif ultime : résigné, soumis, dilué dans un magma métissé, le peuple européen aura disparu.

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Le nazisme a duré moins de vingt ans. Coresponsable, avec le communisme, de la seconde guerre mondiale et de ses 60 millions de morts, il s’est écroulé dans la défaite allemande : ses chefs ont été jugés et pendus.

Le communisme lui a duré soixante-dix ans : après avoir fait 100 millions de morts (compte non tenu des morts de la seconde guerre mondiale), il a été chassé du pouvoir en Europe à la fin des années quatre-vingt, vaincu par la richesse du monde occidental, par l’attraction des idées libérales et par l’attachement maintenu des populations de l’Est à leur identité, notamment religieuse.

Qu’en sera-t-il du Système ? Trois scénarios sont envisageables. Ce Système parviendra-t-il à ses fins, en dissolvant définitivement l’Europe dans un monde occidental libéral-libertaire et métissé, dominé par les Etats-Unis ? L’Europe, recouverte par les populations africaines et orientales, sombrera-t-elle dans le chaos et l’islamisation, échappant par là-même à l’orbite américaine ? Un sursaut des populations européennes se produira-t-il, qui conduira à l’arrivée de pouvoirs forts se donnant pour objectif de préserver la civilisation, le territoire et les peuples européens, de les restaurer dans leurs droits et de mettre fin au Système ? Dans cette dernière hypothèse, l’agenda de ces nouveaux pouvoirs s’imposerait de lui-même : arrêter l’immigration et procéder à une remigration massive ; répudier la tutelle américaine ; juger, dans le cadre d’un nouveau Nuremberg, la classe dirigeante européenne pour Haute trahison…

Il faut en effet le redire au moment de conclure. La classe dirigeante entière a mis en place un Système totalitaire dont le but est d’organiser l’invasion de son propre territoire et de trahir sa propre population. C’est-là un phénomène tout à fait inédit : c’est la première fois qu’un pouvoir veut la disparition et la dilution de son propre peuple. Il n’y a pas de précédent historique à cette situation, ni même rien qui y ressemble. Nous vivons donc un moment absolument unique dans l’Histoire de l’Europe et probablement dans l’Histoire universelle : on conviendra qu’il s’agit-là, dans notre malheur, d’une bien maigre consolation.

Le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire est un totalitarisme (5e partie)

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 207 – août 2018)

 

Le présent article, publié en plusieurs parties au cours de l’été, se propose de montrer que le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire présente toutes les caractéristiques du totalitarisme. La première partie a traité le point suivant : « Un système où l’idéologie prédomine ». La deuxième : « Un système de pouvoir qui permet de contrôler les principales organisations et institutions ». La troisième : « La propagande omniprésente ». La quatrième : « Neutraliser la société et pourchasser les dissidents ». Voici la cinquième et avant-dernière :

 

  • Contrôler et formater les esprits 

C’est sa cinquième caractéristique. Le Système ne cherche pas seulement à maintenir la population dans une position de docilité et de résignation, ce qui est le cas également des régimes tyranniques ou simplement autoritaires : il cherche en plus à obtenir que tous les individus adhèrent à l’idéologie du Système, et en deviennent à leur tour les relais et les propagandistes. Un système autoritaire se contente de la docilité et est indifférent à ce que les gens pensent réellement pourvu qu’ils se taisent : un totalitarisme attend que chacun devienne l’un de ses agents. Comme on l’a vu plus haut, le Système considère que ses valeurs incarnent le Bien : il convient donc de les faire partager et adopter par tous.

Formater les esprits pour les conduire à adopter les valeurs

Les différents moyens de contrôle de la société qui ont été évoqués plus avant, tels que la propagande et la novlangue, ne sont pas seulement destinés à assurer le pouvoir du Système : ils ont aussi pour objectif d’opérer un formatage de la pensée. En outre le Système a mis en place toute une mobilisation collective pour conduire chacun à adhérer aux valeurs. Le cadre scolaire est un lieu privilégié. On y multiplie les médiateurs, les délégués de classe, les journées thématiques centrées sur les valeurs du Système : lutte contre le racisme, contre les discriminations, pour le respect, pour l’égalité des genres, pour l’aide aux pays pauvres… Il s’agit d’aboutir à ce que chaque élève se transforme en agent de propagande.

Le Système a également mis en place des centres de redressement de la pensée. Les centres de déradicalisation ne concernent pour l’instant que les islamistes : mais on peut imaginer que le Système pense à les étendre à l’extrême-droite le moment venu. Dans le même esprit les stages de récupération de points du permis de conduire visent également à rectifier les pensées déviantes. De même les entreprises participent activement au formatage des esprits en multipliant les stages de formation et les séminaires professionnels consacrés à la célébration des valeurs du Système, telles que la diversité, la non discrimination et la laïcité…

La technique de la vaccination

Mais le principal moyen de formatage des esprits sont les situations de fait que le Système créée, laisse se créer et encourage, en particulier la délinquance massive impunie et l’immigration massive : ces situations de fait ont pour objectif et pour effet d’aboutir à ce que la population de Français moyens finissent par les considérer comme le cadre de vie normal. Mieux encore il s’agit de faire en sorte que les Français moyens, qui subissent depuis 50 ans l’immigration de masse et l’impunité des délinquants, perdent jusqu’au souvenir du temps où la délinquance était résiduelle et la population constituée quasi exclusivement de blancs. Le Système a procédé en quelque sorte par la technique de la vaccination. Les changements voulus par le Système, à commencer par le changement de population, ont été introduits à dose modérée et de façon progressive. Dans un premier temps la population a toléré ces changements parce qu’ils étaient limités. Puis elle les a acceptés bien qu’ils soient devenus massifs, parce qu’elle a été comme vaccinée, et qu’elle considère la nouvelle situation comme la norme. Une large fraction de la population, qui s’accroît au fur et à mesure que celle-ci se renouvelle, n’a désormais aucunement conscience de ce qu’une société différente a pu exister.

La double pensée

Un dernier élément est caractéristique de la nature totalitaire du Système. Les supporteurs du Système sont tous ou presque installés dans ce qu’Orwell dénomme le système de « double-pensée ». La double-pensée consiste, pour les agents et supporteurs du système totalitaire, à être persuadés du bien-fondé de deux affirmations pourtant évidemment contradictoires. Par exemple les immigrationnistes sont convaincus que l’immigration est une chance. Mais ils savent aussi qu’elle a de graves conséquences négatives, dont ils vont chercher à se protéger pour eux-mêmes. Par exemple ils vont choisir un quartier ou une école pour leurs enfants où il n’y a pas ou peu d’immigrés. Une partie des partisans du Système sont simplement des cyniques et des hypocrites et ne croient pas eux-mêmes à la pertinence de leur discours immigrationniste. D’autres en revanche, et ils sont nombreux, sont installés dans la double-pensée. Tout en cherchant à s’en protéger, ils pensent réellement que l’immigration est souhaitable. Ils résolvent cette contradiction manifeste par un raisonnement qui renvoie la responsabilité sur les adversaires du Système. Si l’immigration présente de graves inconvénients dont ils doivent se protéger, c’est, pensent-ils, parce que la politique d’immigration n’est pas conduite de façon satisfaisante par la faute des ennemis du Système. « Du fait de la pression que les Français moyens racistes exercent sur les politiques, nous n’aidons pas suffisamment les pays que fuient les immigrés. Par leur faute également, nous ne consacrons pas des moyens suffisants à l’intégration des immigrés. Par leur faute, les immigrés sont concentrés dans des ghettos au lieu d’être répartis harmonieusement sur le territoire. Par leur faute, du fait de leur racisme, de leur xénophobie, de leur égoïsme, les immigrés se sentent mal accueillis et développent à notre égard rancœur, frustration et colère… ». Ce raisonnement permet de lever la contradiction et de s’installer dans la double-pensée : l’abolition des frontières et la libre installation des immigrés sont des objectifs souhaitables ; quant aux graves inconvénients du processus, ils sont de la responsabilité des ennemis du Système.

On rencontrait le même phénomène avec le communisme. Les agents de propagande communistes savaient que les chiffres de production industrielle dont ils se gargarisaient n’existaient que sur le papier. Ils estimaient pourtant légitime de diffuser les mensonges officiels : si les chiffres de production n’étaient pas atteints c’était en effet en raison des menées hostiles des pays capitalistes. Les échecs du communisme étaient à mettre au compte de l’insuffisance du communisme.

On relèvera aujourd’hui que les agents de propagande de l’UE tiennent le même raisonnement. C’est, selon eux, parce qu’elle est insuffisamment intégrée, qu’il n’y a pas de budget commun, de gouvernement économique commun ou de défense commune, que l’Europe ne rencontre pas l’adhésion des citoyens. « Si l’Europe ne fonctionne pas toujours de façon satisfaisante c’est qu’il n’y a pas assez d’Europe, par la faute des populistes eurosceptiques ». Ce mode de raisonnement fondé sur la double-pensée, à la fois malhonnête et délirant, est caractéristique de la pensée totalitaire.

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A suivre la sixième et dernière partie : « Le Système souhaite et organise l’invasion migratoire de son propre territoire »