L’UE, ennemi des peuples européens et de leur civilisation

Chronique de Paysan Savoyard

(n°220 – mai 2019)

 

La question européenne occupe une place centrale dans la propagande du Système. Face à ses adversaires « nationalistes » et « populistes », le Système se présente comme le défenseur de l’Europe. Pendant longtemps, pour promouvoir le marché unique et l’Euro, il a mis en avant le thème d’une Europe gage de prospérité : le chômage et les difficultés des classes moyennes ont depuis ruiné l’argument. Pour convaincre l’opinion de la nécessité de l’élargissement, les oligarques ont également fait valoir la nécessité d’organiser le continent européen autour des valeurs de démocratie et des droits de l’homme : là encore l’argument est devenu moins convaincant, l’Europe étant désormais le plus souvent perçue comme une institution bureaucratique, gouvernée par des technocrates non élus et dominée par les lobbys. Le dernier argument du Système conserve lui en revanche toute son efficacité : l’Europe est présentée comme le garant de la paix et de la solidarité entre Européens, seule à même de les protéger contre les risques du désordre mondial. Le Système parvient à convaincre sans difficulté en faisant valoir que malgré ses défauts l’idée européenne mérite d’être défendue, tandis que l’arrivée au pouvoir des populistes et nationalistes mettrait en danger la coopération entre Européens et même la paix.

Or tout est faux dans cet argumentaire. L’Europe de l’UE est le contraire de la prospérité, le contraire de la démocratie, le contraire de la protection des populations, le contraire de la solidarité, le contraire de la paix. L’Europe de l’UE est le contraire de l’Europe.

 

  • L’UE ne promeut pas la paix et la solidarité entre Européens : elle organise au contraire une concurrence générale

La propagande présente l’UE comme un ciment entre Européens, un facteur de paix, un ferment de solidarité. Or c’est faux. L’UE est tout au contraire construite pour l’essentiel autour du principe cardinal de libre concurrence. Elle est dès lors le théâtre de la concurrence de tous contre tous : concurrence entre entreprises, entre Etats membres, entre populations mêmes.

La concurrence entre entreprises est la norme en système capitaliste. Mais la concurrence gouverne également les rapports entre les Etats membres. Certains attirent à eux les délocalisations internes à l’Europe en jouant sur leurs faibles salaires. D’autres mettent en œuvre le dumping fiscal pour attirer les sièges sociaux et l’installation chez eux de titulaires de hauts revenus. Dans ce contexte certains Etats accumulent les excédents budgétaires et commerciaux tandis que d’autres additionnent les déficits.

L’UE organise également une concurrence entre les populations européennes. Elle a par exemple autorisé le travail détaché, qui permet à une entreprise française, par exemple, de faire travailler un salarié, polonais par exemple, en acquittant les charges sociales en vigueur dans le pays d’origine, très inférieures à ce que sont les charges sociales appliquées en France. Ce système, qui joue au détriment des salariés ouest européens, est de plus en plus pratiqué : le nombre des travailleurs détachés ne cesse d’augmenter et est actuellement en France de plus de 500.000 (voir ici).

Soulignons que les traités européens eux-mêmes indiquent que les institutions européennes n’ont pas compétence pour procéder à une quelconque harmonisation salariale et fiscale. Les décisions en matière fiscale et salariale doivent être prises au sein du Conseil européen, à l’unanimité qui plus est : aucune harmonisation n’est envisageable dans ces conditions, les pays qui profitent du système de dumping refusant bien entendu tout accord.

 

  • L’UE n’est pas européenne : elle n’est qu’un maillon de la mondialisation

L’Europe est présentée par le Système comme un processus vers une coopération toujours accrue des Européens, pouvant aller à terme vers leur unification progressive. L’expression « construction européenne » utilisée de façon systématique vise à rendre compte de ce processus et de cette marche en avant vers un avenir meilleur. Les populations européennes sont séduites par ce discours pro-européen du Système parce qu’elles sont attachées au principe de l’unification européenne : celle-ci leur paraît en effet à la fois comme une garantie de paix entre Européens et comme une nécessité face aux tentations impérialistes et agressives des grandes puissances. Or le discours de l’UE est une tromperie.

L’UE, tout d’abord, n’est pas européenne : c’est une institution sous domination américaine. Ce sont les Etats-Unis qui ont voulu la CEE, comme le rappelle Philippe de Villiers, qui souligne notamment le rôle de Jean Monnet, personnalité aux ordres des Etats-Unis. Sur le plan de la défense en particulier, les Etats membres de l’UE sont intégrés dans l’OTAN, dirigée par les Etats-Unis. De façon plus générale, sur le plan diplomatique, la plupart des pays européens, à commencer par l’Allemagne, donnent la priorité à leur alliance avec les Etats-Unis.

De même, sur le plan économique, l’Europe n’est qu’un maillon de la mondialisation, laquelle a été mise en place là encore à l’initiative et sous la direction des Etats-Unis. C’est ainsi que l’UE a participé à l’entreprise d’abaissement progressif des barrières douanières, engagée dès après la seconde guerre pour constituer un marché mondial. De même l’UE a décidé, en 1988, la libération des mouvements de capitaux internationaux, non seulement au sein de l’UE mais à l’échelle mondiale : cette mesure décisive a rendu possibles les délocalisations.

 

  • L’UE ne protège pas les peuples européens : elle veut au contraire les diluer et les remplacer

Le Système affirme que la construction européenne constitue pour les populations une protection. Face aux menaces qui croissent – hyperpuissance de la Chine, explosion démographique de l’Afrique, attitude conquérante du monde musulman – l’opinion est particulièrement sensible à cette dimension. Or cette promesse de protection est un mensonge.

Bien loin de protéger les populations européennes, l’UE tout au contraire ouvre les frontières à l’immigration. Le cadre de vie des populations autochtones en est déstabilisé. Elles sont concurrencées sur le marché du travail par les immigrés qui viennent casser les salaires. Elles sont placées dans la vie quotidienne, dans la rue comme au travail, en position de stress et de risque. Un nombre croissant de pays européens, la France et la Grande-Bretagne en tête, font face désormais à un processus d’invasion.

Malgré les inquiétudes grandissantes des populations européennes, manifestées notamment par le succès croissant des partis « populistes », les dirigeants de l’UE et des Etats membres répètent qu’ils ne modifieront pas leur politique d’ouverture, qu’ils ne fermeront pas les frontières et que les populations européennes devront s’adapter à un métissage inévitable. Déclarant que les Etats membres devront se répartir les réfugiés, ils veulent contraindre et punir les Etats européens récalcitrants, en prenant appui sur ce qu’ils appellent les « valeurs européennes ».

Bien loin de protéger les populations européennes, les dirigeants de l’UE et des Etats membres ont résolu au contraire de les diluer dans un melting pot, au sein duquel Européens de souche et personnes originaires de l’immigration seront fondus pour constituer, comme l’explique Renaud Camus, une nouvelle population de consommateurs et de travailleurs, interchangeables et dépourvus d’identité.

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On se situe avec l’UE dans le pur registre totalitaire. C’est le monde orwellien, dans lequel le mensonge est érigé en vérité : l’UE se déclare l’instrument de la construction européenne alors qu’elle est au contraire une machine de guerre contre l’Europe, contre ses peuples et contre sa civilisation.

Dans ce contexte, ceux qui, comme l’ex FN, laissent penser qu’ils sont des nationalistes et des anti-européens commettent une grave erreur. La plupart des électeurs en effet sont profondément attachés à l’idée d’une union entre Européens, et ce à juste titre : il serait effectivement éminemment souhaitable de construire une Europe unie et solide. Cette Europe devrait choisir le modèle confédéral, mettre en commun sa défense, sa diplomatie, sa politique douanière et commerciale, et laisser aux Etats membres la responsabilité des autres domaines de l’action publique. Cette Europe également devrait passer avec la Russie un accord privilégié.

L’union nécessaire des Européens est une évidence. Parce qu’ils constituent une civilisation. Parce qu’ils ont la même culture religieuse. Parce qu’ils cultivent les mêmes mœurs européennes. Parce qu’ils pratiquent des langues de même origine indo-européenne. Parce qu’ils appartiennent à la même race. Parce qu’ils sont menacés sur leur territoire, en tant que peuples et en tant que civilisation. Mais cette union entre Européens suppose de combattre l’UE, de la subvertir et de la remplacer…

 

Voir également cette chronique : « La construction européenne est une escroquerie »

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La propagande du Système ne devrait normalement convaincre que les « citoyens du monde »

Chronique de Paysan Savoyard

(n°219 – avril 2019)

 

Trois éléments de la propagande immigrationniste du Système sont à mettre en évidence. Ils sont probablement efficaces, car ils paraissent relever du registre du constat et semblent s’appuyer sur des positions raisonnables et équilibrées. Or la réalité est inverse : ces arguments de propagande sont assis sur des raisonnements biaisés et des faits mensongers. Plus fondamentalement, ils reposent sur une conception du monde contestable, partagée seulement par une faible minorité.

 

  • « Djihadisme et populisme sont deux extrêmes également malfaisants, qui se renforcent l’un l’autre »

La mise sur le même plan de l’islamisme radical et de l’extrême-droite est l’un des arguments les plus utilisés par le Système. Il a les apparences, c’est ce qui fait sa force, d’un constat de bon sens et d’une analyse objective. Le Système n’a pas de mal à convaincre en déclarant en substance : « Ces deux courants aux antipodes ont pour point commun d’être extrémistes : ils se renforcent mutuellement, les excès de l’un nourrissant la violence de l’autre. Les gens de bonne volonté, républicains laïcs comme musulmans modérés, doivent s’unir pour rejeter ce double extrémisme ».

Or cet argument est fondé sur une base doublement erronée et malhonnête. D’abord parce que l’extrême-droite est peu violente. On peut comptabiliser certes l’attentat de Breijvik et celui commis tout récemment en Nouvelle-Zélande, en remarquant au passage qu’ils sont intervenus dans deux pays où l’immigration de masse est récente. Dans les pays où elle est ancienne au contraire, en particulier en France et en Angleterre, il n’y a eu jusqu’ici presqu’aucune réaction violente à l’immigration, même de la part de militants d’extrême-droite. Cette absence de violence est à mettre en regard des centaines d’attentats commis par des musulmans « radicaux » dans les différents pays européens. Il y a lieu de rappeler également que la violence des immigrés, très généralement musulmans, ne se limite pas au terrorisme, la délinquance massive leur étant attribuable pour la plus grande part.

Le raisonnement consistant à présenter djihadisme et populisme comme deux frères-ennemis objectivement complices est malhonnête, deuxièmement, parce qu’il met sur le même plan deux groupes de populations qui n’ont aucunement le même statut : sauf à considérer que la notion même de frontière est obsolète – et c’est bien là le fond du problème, sur lequel nous revenons plus loin – il est illégitime d’assimiler la réaction de la population autochtone qui se sent submergée par l’immigration et le comportement des immigrés, djihadistes ou non, qui s’installent en masse dans un pays qui n’est pas le leur.

 

  • « Le populisme est un extrémisme et doit comme tel être combattu »

Le deuxième argument mis en avant par le Système est corrélé au précédent : « le populisme doit être combattu du fait même qu’il est un extrémisme et, comme tel, étranger au registre de la raison. Les positions raisonnables sont par nature modérées : elles tiennent le juste-milieu, tandis que les extrêmes relèvent de l’excès et de la caricature ».

Cet argument est lui aussi efficace. Les positions jugées extrêmes, caricaturales, excessives sont en effet perçues unanimement comme des sources d’affrontements et de violence. Elles sont également disqualifiées intellectuellement : combien de fois entend-on citer le mot de Talleyrand assimilant excès et insignifiance… ? De plus, la plupart des réalités propres à la condition humaine appellent une position modérée : manger de façon modérée, pratiquer le sport sans excès, se montrer de bonne compagnie sans se laisser marcher sur les pieds, rester poli sans verser dans l’obséquiosité… En la plupart des domaines, l’excès est un ennemi : il est dès lors également perçu comme tel dans le registre politique.

La dénonciation de l’extrémisme et la célébration de la modération sont donc efficaces. L’argumentaire est pourtant assis sur un raisonnement doublement malhonnête. Il est malhonnête d’abord parce que, bien loin d’être extrémistes, les réactions des populistes, comme celles de la population autochtone dans son ensemble, sont au contraire extrêmement modérées. Le principal parti d’extrême-droite, le RN, respecte ainsi un légalisme strict, participant sans broncher aux processus électoraux, en dépit des multiples entraves qu’il subit (poursuites pénales répétées, manifestations hostiles systématiques à la porte de ses meetings, comportement d’obstruction des banques…). De la même manière ce parti a depuis longtemps choisi d’adopter un discours républicain parfaitement conforme, prenant à son compte les valeurs célébrées par le Système, telles que la laïcité. Vis-à-vis de la question de l’immigration, les discours radicaux dénonçant l’invasion, le Grand remplacement et appelant à la remigration restent parfaitement marginaux, le RN affirmant quant à lui, à l’unisson des autres partis, que « l’islam a toute sa place dans la république dès lors qu’il en respecte les valeurs » ou que « la grande majorité des immigrés sont pacifiques et désireux de s’intégrer ». Pour notre part, au passage, nous considérons que ce discours trop lisse du RN est profondément erroné : il banalise le phénomène d’invasion auquel l’Europe est confrontée et contribue à l’opération d’anesthésie générale à laquelle le Système se consacre (voir par exemple cette chronique).

La dénonciation de l’extrémisme est malhonnête pour une deuxième raison : les populistes, mêmes les plus radicaux d’entre eux qui dénoncent le « Grand remplacement », ne sont en rien des extrémistes. Qu’y-a-t-il en effet d’extrême à dénoncer l’invasion de son propre pays ? Faire le constat que les sociétés multiculturelles sont par nature belliqueuses et instables, affirmer que le rythme de l’immigration est tel qu’il mettra prochainement les populations autochtones en minorité sur leur propre sol, prédire que l’immigration de masse emportera la civilisation européenne elle-même, tout cela n’a rien d’extrême mais relève au contraire du constat brut, de la prévision raisonnable, du pronostic lucide et froid.

La situation est exactement à l’inverse de ce que présente la propagande du Système. Les extrémistes ne se trouvent pas là où on les désigne : les extrémistes sont ceux-là même qui dénoncent les extrêmes. C’est bien le Système en effet qui mène en tout domaine des politiques extrémistes : en mondialisant et en ayant délocalisé des millions d’emplois ; en imposant aux Français moyens de souche un niveau record d’impôts, de taxes et de cotisations pour financer les conséquences sociales de la mondialisation et l’immigration ; en mettant en place des mécanismes qui enrichissent la classe dirigeante comme jamais ; en alimentant un système économique fondé sur la production et la consommation de masse qui a déstabilisé le climat en seulement quelques décennies ; en adoptant des lois libertaires et en promouvant des mœurs qui heurtent le bon sens et déstructurent la société. La politique la plus extrême conduite par le Système reste cependant l’immigration massive, qui a été souhaitée, encouragée et organisée par la classe dirigeante depuis cinq décennies et qui aboutit à l’invasion de l’Europe. Les extrémistes ? Ils sont au pouvoir…

 

  • « Les discours de haine des populistes nuisent à la paix civile et doivent dès lors être proscrits »

Installé au cœur de la propagande du Système, le thème de la haine fait l’objet d’une invocation permanente : pas un jour sans que le Système, ses relais et ses porte-voix ne dénoncent « la haine », « ceux qui l’attisent, l’alimentent et la colportent ».

La dénonciation de la haine est particulièrement efficace, pour deux raisons distinctes. Son efficacité résulte d’une part du fait que la haine est ressentie par tous comme un péché parmi les plus graves. Bien qu’aujourd’hui athée et même anticatholique, notre société, en France en particulier, reste marquée en profondeur par le christianisme. La culture européenne et les structures mentales des Européens ont été façonnées par le message évangélique. Or l’Evangile est tout entier bâti sur la notion d’Amour : il commande de s’aimer les uns les autres, nous presse d’aimer le prochain, nous demande même d’aimer nos ennemis. La haine dans un tel contexte ne peut qu’apparaître comme un péché mortel.

Or, nous avons déjà traité ce point (voir cette chronique), il est aberrant, même pour les chrétiens, de fonder une société sur les commandements évangéliques. C’est se tromper gravement que de faire de l’Evangile une lecture littérale applicable aux politiques publiques. L’Evangile s’adresse aux individus et leur propose un chemin de vie personnelle : il n’a aucunement vocation à présenter un modèle de société.

Mais l’efficacité de la dénonciation de la haine a un second ressort, plus puissant encore. L’argumentaire du Système est en substance le suivant : « Les discours opposés aux flux migratoires sont nécessairement ressentis par les immigrés comme hostiles et haineux. Ils nuisent dès lors par nature à la paix civile, contreviennent à la coexistence harmonieuse et menacent le vivre ensemble. Ils doivent pour cette raison être proscrits ».

Convaincue par ce raisonnement en forme de syllogisme, la majorité de la population ressent comme légitimes les lois limitant ou interdisant l’expression des opposants à l’immigration. De même les poursuites pénales qui sont engagées sur cette base contre « les porteurs de haine » sont considérées comme normales. De même encore la fermeture des comptes de réseaux sociaux de « ceux qui attisent la haine » est perçue comme nécessaire au maintien de l’ordre et de la paix civile.

En dépit de son caractère raisonnable en apparence – qui pourrait aimer la haine ? – cette dénonciation de la haine repose pourtant sur une tromperie. Depuis que les sociétés humaines existent, les peuples ont cherché à résister à leurs envahisseurs. Depuis toujours également, ils ont éprouvé envers leurs agresseurs de la haine. Ces réactions de résistance et de haine contre l’envahisseur sont toujours apparues comme des réactions normales et légitimes. On ne peut dénier à une population le droit de résister à l’invasion et de haïr l’envahisseur que si l’on se réclame d’un monde sans frontières, où chacun possède le droit de circuler librement et de s’installer où il le désire.

Or cette conception d’un monde sans frontières est manifestement une folle utopie. Elle n’est partagée que par quelques Européens. Elle est absente des autres continents. Les immigrés les premiers n’y sacrifient nullement : ils ne se ressentent aucunement comme citoyens du monde mais sont au contraire tout à fait conscients de participer à une entreprise de conquête et de colonisation. Quant à la population européenne, elle n’a jamais été consultée sur la politique d’immigration : si elle l’était, il y a fort à parier qu’elle rejetterait massivement la politique immigrationniste et la vision d’un monde sans frontières qui la sous-tend.

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En bonne logique, le débat ne devrait donc pas se situer là où le place le Système. Il ne s’agit pas de choisir entre l’extrémisme et la modération, entre la haine et la concorde, ni même entre la paix et la violence : il faut remonter au fait générateur de tous ces questionnements et en venir à la question première, de laquelle découle les autres. La politique d’immigration massive conduite depuis cinquante ans repose sur la conception d’un monde sans frontières : un tel monde sans frontières est-il possible et souhaitable ?

Si l’on répond affirmativement, les « discours de haine » et d’hostilité à l’immigration doivent alors être effectivement proscrits, parce qu’ils nuisent à la paix et au vivre-ensemble. La situation est toute différente si l’on considère, comme c’est notre cas, qu’un monde sans frontières ne constitue qu’une dangereuse utopie déconnectée des faits. Si l’on estime que l’organisation des peuples en nations, sur un territoire dont ils sont les maîtres, constitue le seul cadre envisageable parce qu’il correspond profondément à la réalité de la condition humaine, alors la haine de l’envahisseur et de ceux qui leur ouvrent la porte devient profondément légitime, humaine et saine. Et c’est l’attitude de bienveillance et de compréhension à l’égard de ceux qui s’introduisent en masse sur nos territoires qui doit être condamnée, parce qu’elle correspond à une trahison et débouche sur la soumission.

La condamnation et la proscription de la haine que voudrait obtenir le Système sont vaines, au demeurant, comme la suite des événements risque de le montrer. Si l’utopie folle d’un monde sans frontières continue à gouverner l’Europe, la haine s’invitera bientôt aux premières loges des massacres qui s’annoncent. Elle enflammera les protagonistes des affrontements en gestation. Elle dansera comme feux-follets autour des razzias, des pogroms et des ratonnades à venir. Elle déferlera dans le chaos et l’anomie qui s’installent. Elle brandira les drapeaux ensanglantés, déposera les bombes meurtrières, stimulera les porteurs de cimeterres. Elle animera aussi ceux qui ne veulent pas mourir.

 

 

Voir également ces chroniques : « Comment faire taire les dissidents : le prétexte de la haine » ; « Une haine légitime et salutaire »

Les deux gauche et les trois France

Chronique de Paysan Savoyard

(n°218 – mars 2019)

 

Il y a désormais trois France. La France de la classe dirigeante et de ceux qui la soutiennent et approuvent sa politique mondialiste, immigrationniste et libérale-libertaire. La France des immigrés, tous bien conscients de contribuer à un processus d’invasion. La France « populiste » des Français de souche européenne qui voudraient rester majoritaires et maîtres chez eux et conserver leur mode de vie, leur organisation sociale, leur civilisation. Cette subdivision est à la fois politique et sociologique : ceux qui soutiennent la classe dirigeante sont le plus souvent des bourgeois, qui tirent parti de la mondialisation. Les immigrés, eux, habitent généralement les « quartiers » et occupent, dans les grandes agglomérations du moins, une grande partie des emplois peu qualifiés. Quant aux « populistes », ce sont presque toujours des Français moyens, salariés, fonctionnaires ou indépendants, que les évolutions économiques et sociales de ces dernières décennies ont défavorisés. Ces trois France sont en position antagoniste. Elles n’ont plus rien en commun. Et même elles se haïssent (voir cette chronique).

Il y a trois France… et il y a deux gauches, et ce depuis la révolution française. La gauche qui privilégie la liberté, d’une part : c’est la gauche « libérale », ou « bourgeoise », ou « sociale », ou « sociale-démocrate », tous ces termes étant à peu près synonymes… Et la gauche qui met en avant l’égalité d’autre part, la gauche « égalitaire », ou « communiste », ou « d’extrême-gauche ». La gauche « libérale » compose une partie de la majorité de M. Macron : elle y a rejoint la bourgeoisie de droite et s’en porte au mieux. Cette gauche appartient à part entière à la première France, celle de la classe dirigeante et de ses soutiens. Qu’en est-il du positionnement de la gauche « égalitaire », à laquelle nous nous intéresserons plus spécialement ici ?

 

  • La gauche égalitaire reste une force puissante

Cette gauche est gouvernée avant tout par l’idéal d’égalité : à la différence de la gauche libérale, elle considère que la liberté doit si nécessaire pouvoir être encadrée ou limitée afin de permette la promotion de politiques d’égalité. Ce parti-pris égalitaire a deux conséquences majeures. La gauche égalitaire tout d’abord est bien entendu hostile au capitalisme, dans la mesure où ce mode d’organisation de la société est par nature générateur des plus grandes inégalités.

La gauche égalitaire, deuxième conséquence, est « universaliste » et de ce fait favorable à l’immigration. Pour elle en effet, il n’est pas légitime qu’il puisse exister des inégalités entre les populations en fonction des hasards de leur naissance. Dès lors, en attendant que la planète entière puisse être gouvernée par des principes communs de justice, la gauche égalitaire est favorable à ce qu’une partie de la population des pays pauvres vienne chercher une vie meilleure dans les pays les mieux dotés, l’immigration constituant ainsi une façon de réduire les inégalités entre les peuples.

Cette gauche égalitaire reste une force indéniable : loin d’avoir disparu, contrairement peut-être à ce que l’on aurait pu prédire au moment de la disparition du bloc soviétique, elle reste puissante tant sur le plan idéologique que politique. Si l’on additionne le bon score de M. Mélenchon en 2017, celui de la gauche du PS représentée par M. Hamon et les scores des autres candidats d’extrême-gauche, on constate que la gauche égalitaire représente toujours une force politique d’environ 25 % des suffrages, soit un score du même ordre que celui du Parti communiste au temps de sa puissance. Non seulement la gauche égalitaire existe toujours mais elle se renouvelle dans ses effectifs, une partie non négligeable des jeunes de la classe moyenne se reconnaissant manifestement dans ses idéaux. C’est ainsi que les tenants de cette gauche égalitaire constituent une partie sans doute significative du mouvement des gilets jaunes (voir par exemple ici). De même, au-delà de ses scores électoraux, il est hors de doute que la gauche égalitaire conserve une influence idéologique importante, par exemple dans les milieux de la culture, de l’enseignement et de la fonction publique.

Comment cette gauche égalitaire se situe-t-elle dans le paysage des trois France ?

 

  • Depuis maintenant près de quatre décennies, la gauche égalitaire a pris le parti de la France immigrée

Lorsqu’il était dirigé par Georges Marchais, le Parti communisme dénonçait les conséquences sociales de l’immigration et demandait son arrêt (voir ici). Depuis, la gauche égalitaire a pris à l’inverse le parti de la France immigrée. Cette évolution est au demeurant logique, le soutien à l’immigration étant, comme nous le notions plus haut, un corollaire nécessaire de l’idéologie universaliste.

C’est ainsi que la gauche égalitaire apporte un soutien appuyé aux populations des « quartiers », à leurs doléances et à leurs revendications. Elle milite pour une extension des droits des populations immigrées : droit de vote des étrangers ; régularisation des sans-papiers ; extension des naturalisations… De même on trouve les tenants de la gauche égalitaire à la manœuvre dans les manifestations de soutien aux clandestins menacés d’expulsion.

Le parti de M. Mélenchon, la France insoumise, considère  les quartiers comme un terrain électoralement prioritaire pour lui (voir par exemple iciiciici, ici, ici, ici et ici). Le Parti communiste, ou ce qu’il en reste, et le NPA sont sur la même ligne que les mélenchonistes (voir iciici, ici).

Dans cette logique le parti de M. Mélenchon a investi de nombreux candidats ou responsables immigrés (voir par exemple iciici, ici et ici). De façon significative, on peut noter que M. Mélenchon, lui-même né au Maroc, compose son proche entourage de personnes le plus souvent originaires de l’immigration, ou nées hors d’Europe ou sans lien avec la France de souche européenne (voir ici, ici , ici et ici).

Le choix effectué par la gauche égalitaire paraît d’ailleurs payant : les études électorales montrent en effet que lorsqu’ils participent aux scrutins, les habitants des quartiers votent majoritairement pour M. Mélenchon (voir par exemple iciici, ici, ici et ici).

Son parti-pris immigrationniste recouvre cependant l’existence de deux courants différents au sein de la gauche égalitaire. Le courant traditionnel d’une part, pour lequel le soutien à l’immigration est une conséquence directe de l’universalisme républicain : la France doit accueillir les immigrés parce qu’elle est universelle. Et le courant qu’on a appelé islamo-gauchiste d’autre part. Pour les islamo-gauchistes, l’arrivée des immigrés est une juste revanche contre les injustices commises par l’Occident envers les pays pauvres et colonisés, une revanche également contre le racisme dont les blancs ont toujours fait preuve. Pour les islamo-gauchistes, en outre, l’islamisme radical, comme d’ailleurs la violence et la délinquance des quartiers, sont des formes de réaction et de protestation sociale contre les inégalités, les discriminations et le racisme dont les populations concernées sont victimes. Ce courant islamo-gauchiste est manifestement désormais dominant au sein de la gauche égalitaire.

C’est ainsi que certains responsables du parti de M. Mélenchon ont des liens directs avec les mouvements communautaristes immigrés, tels que « Les indigènes de la république » ou « La ligue de défense noire » (voir par exemple iciiciiciici, ici et ici).

De nombreux autres faits et déclarations illustrent la conversion d’une grande partie de la gauche égalitaire à l’islamo-gauchisme (voir par exemple ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, iciici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, )

Il faut relever que la concurrence entre les deux courants de la gauche égalitaire ne va pas sans tensions. L’évolution islamo-gauchiste a ainsi provoqué différentes réactions du courant républicain (voir par exemple ici). A l’inverse, les représentants de l’islamo-gauchisme critiquent à intervalles réguliers les positions républicaines traditionnelles, notamment celles de M. Mélenchon (voir iciiciici, ici, et ici).

M. Mélenchon, qui est franc-maçon et appartient au courant républicain, doit composer et louvoyer entre ces deux tendances de la gauche égalitaire (voir par exemple iciiciici). Il reste, et c’est le point à souligner, que toutes ses prises de position ainsi que celles de ses lieutenants sont farouchement universalistes et immigrationnistes, hostiles à la France de souche, favorables aux immigrés et complaisantes envers l’islam (voir ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, iciiciici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, iciici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ).

Certaines déclarations de M. Mélenchon particulièrement significatives méritent d’être mises en exergue :  « Notre chance c’est le métissage… nous sommes fiers et contents d’être mélangés » (voir ici)«  Il est temps d’en finir avec cette idée inacceptable de Français de souche » (voir ici). «  Je ne peux pas survivre quand il y a que des blonds aux yeux bleus… c’est au-delà de mes forces » (voir ici). Ou encore : « Les Occidentaux, ça n’a pas de réalité. Personnellement, je ne souhaite pas être un occidental…. Je ne veux pas être un blanc catholique, je préfère être un noir athée » (voir ici).

On se souviendra également de l’épisode hautement symbolique qu’a été la manifestation pour soutenir les revendications des immigrés, organisée par la France insoumise et conduite par l’un de ses principaux responsables, avec porte-voix et banderoles… au sein même de la Basilique Saint-Denis (voir ici et ici).

 

  • L’immigrationnisme conduit la gauche égalitaire à soutenir de facto la classe dirigeante, contre les populistes son ennemi privilégié

Dans le paysage des trois France, la gauche égalitaire a pris le parti de la France immigrée. L’immigrationnisme la conduit également à soutenir de facto la classe dirigeante, certes capitaliste mais comme elle favorable à l’immigration. Et à combattre les populistes, anticapitalistes pourtant mais hostiles à l’immigration.

Ce positionnement se traduit tout d’abord sur le plan électoral. C’est ainsi que pendant des décennies la gauche égalitaire a systématiquement appelé à voter pour un « front républicain » contre le Front national lorsque celui-ci menaçait de l’emporter, dans le cadre d’élections locales ou nationales comme en 2002.

En 2017 la gauche égalitaire a certes pris une position plus contrastée. Les communistes ont appelé à voter pour Macron contre Le Pen (voir ici et ici). A l’inverse M. Mélenchon a indiqué que pour sa part il ne choisirait pas entre M. Macron et Mme Le Pen et il a été suivi dans l’abstention par une partie importante de ses électeurs (voir ici et ici).

Cette abstention a permis aux électeurs de la gauche égalitaire de conserver à bon compte une bonne conscience anticapitaliste : ils prennent soin d’ailleurs de proclamer régulièrement, comme on l’entend par exemple dans les manifestations de gilets jaunes, qu’ils n’ont pas fait partie des électeurs de Macron. Or cette position de neutralité des dirigeants et des électeurs de la gauche égalitaire n’est en réalité qu’un leurre et leurs déclarations anti Macron sont surfaites et hypocrites. L’abstention de la gauche égalitaire au second tour de 2017 était en effet sans risque puisque tous les sondages sans exception garantissaient que M. Macron l’emporterait très largement : la gauche égalitaire pouvait ainsi s’abstenir tout en laissant sans en avoir l’air M. Macron parvenir au pouvoir. Si au contraire les sondages avaient montré que le rapport de forces entre M. Macron et le FN se situait non pas à 70-30 mais aux alentours de 50-50, il est hors de doute que la gauche égalitaire se serait massivement mobilisée pour voter Macron et « faire barrage au fascisme ».

Au-delà des périodes électorales, la gauche égalitaire montre au quotidien que ses ennemis sont les populistes. C’est ainsi que la gauche égalitaire se déclare en première ligne sur le front de l’antifascisme. C’est au Rassemblement national que les leaders de la gauche égalitaire réservent leurs déclarations les plus virulentes (voir par exemple ici). On se souvient qu’en 2012 M. Mélenchon avait tenu à se porter personnellement candidat aux législatives à Hénin-Beaumont contre Marine Le Pen. M. Mélenchon proclame régulièrement son souhait de vouloir éradiquer ou interdire le FN (voir par exemple ici et ici).

On signalera également que LFI et les autres fractions de l’extrême-gauche organisent systématiquement depuis des années des rassemblements hostiles devant l’entrée des réunions publiques du FN. De même, c’est aux populistes que les militants radicaux de la gauche égalitaire, les « antifas » et autres « blacks blocks », s’en prennent avec violence dans la rue ou dans les manifestations.

 

  • Pour la gauche égalitaire, les immigrés sont prioritaires parce qu’ils sont les véritables pauvres du monde d’aujourd’hui

La gauche égalitaire a pris le parti de la France immigrée, ce qui la conduit à soutenir de facto la classe dirigeante, contre les populistes qui représentent eux la majorité des Français moyens. Pour la gauche égalitaire en effet, les immigrés et plus généralement les habitants des pays pauvres sont les véritables pauvres du monde d’aujourd’hui, tandis qu’à cette aune les Français de souche même prolétaires apparaissent comme bien plus favorisés : les immigrés déjà présents où ceux qui souhaitent immigrer sont donc devenus prioritaires. On se rappelle que Terra Nova avait dans une note fameuse théorisé cette position et appelé la gauche à choisir désormais les minorités et à délaisser son électorat traditionnel de Français moyens, bien moins pauvres que les immigrés et désormais trop souvent tentés par le populisme.

Pour supporter cette position inconfortable les tenants de la gauche égalitaire se donnent bonne conscience de diverses manières. Ils continuent à proclamer, de façon d’autant plus virulente que leurs déclamations sont sans conséquence, leur détestation des riches et du capitalisme. De même les militants radicaux prennent soin de casser les vitrines des banques ou d’agresser la police en marge des manifs de gauche ou de gilets jaunes. Gênés aux entournures, les tenants de la gauche égalitaire les plus honnêtes choisissent de se mettre en marge du Système capitaliste et tentent une vie écolo à l’écart de la marche du monde.

Ces tentatives de conserver ou de restaurer sa bonne conscience ne changent rien à cette réalité crue : la gauche égalitaire a choisi son camp. Sacrifiant l’anticapitalisme sur l’autel de l’immigrationnisme, elle a de fait pris le parti de la classe dirigeante, comme elle favorable à l’immigration, contre les populistes, qu’elle a désignés comme ses ennemis.

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Où l’on voit que les deux gauches, la gauche de la liberté et celle de l’égalité, la gauche de Voltaire et celle de Rousseau, se retrouvent pour finir sur l’essentiel : soutenir l’immigration et absoudre le capitalisme. Toutes les composantes, sauf une, de la société française convergent donc. Capitalistes et anticapitalistes de gauche, traders et citoyens du monde, droite libérale et gauche libérale, gauche libérale et gauche égalitaire, immigrés et immigrationnistes, tous communient autour d’un même objectif : éradiquer la France populiste, la France d’avant, la France française. Aller jusqu’au bout du projet de société multiethnique et multiculturelle. Fondre les populations européennes dans un melting pot mondial et métissé.

Les slogans de la gauche avaient de longtemps annoncé la couleur : « Changer le monde » ont toujours dit les progressistes. « Changer l’homme » proclamaient les communistes. « Changer la vie » prétendaient les électeurs de M. Mitterrand en 1981… Nous y sommes, pour notre malheur…

Actualité du totalitarisme

Chronique de Paysan Savoyard

(n°217 – février 2019)

 

Plusieurs événements récents soulignent le fait que le Système, avec ses relais politiciens, médiatiques et judiciaires, a l’intention de poursuivre et d’accentuer sa politique immigrationniste. Ces mêmes épisodes confirment également s’il en était besoin la nature totalitaire du Système. Les observations que nous recensons ici viennent s’ajouter à ce que nous indiquions dans plusieurs articles précédents (voir notamment cette chronique).

 

  • Le mensonge grossier et la provocation

En bon régime totalitaire, le Système recourt régulièrement au mensonge, souvent grossier, afin de se dédouaner de ses responsabilités et d’incriminer ses opposants. De nouveaux exemples récents sont à relever.

C’est ainsi que depuis le début du mouvement des gilets jaunes, le gouvernement met en cause la violence de « l’ultra-droite ». M. Attal a dénoncé « des actions fascistes, qui puent ». M. Griveaux a affirmé que le service d’ordre des manifestations était assuré par « des paramilitaires proches de l’extrême-droite ». Le même Griveaux a dénoncé «un visage raciste, antisémite et putschiste derrière les violences  ». Dans la même veine  un député LREM a déclaré que « des chemises brunes se cachaient sous beaucoup de gilets jaunes ». Or les violences et la casse sont à l’évidence attribuables pour l’essentiel aux casseurs d’extrême-gauche, « blacks-blocs » et « antifas ».

De même le gouvernement vient de mettre en scène une protestation nationale contre l’antisémitisme. En dénonçant les discours de haine et les groupuscules néo-nazis, en désignant  l’antisémitisme larvé des gilets jaunes infiltrés par l’extrême-droite, en évoquant « ce vieil antisémitisme tapi depuis des siècles dans les profondeurs de la société  française »,  il s’agit pour le Système de mettre en cause de façon explicite l’extrême-droite. Or rien ne prouve que l’extrême-droite soit pour quoi que ce soit dans les actes antisémites commis ces dernière semaines, qu’il s’agisse des tags sur une boîte aux lettres à Paris, de la dégradation de l’arbre planté en souvenir d’Ilan Halimi ou encore des croix gammées tracées sur les tombes juives du cimetière de Quatzenheim. Dans le cas de l’agression verbale d’A. Finkielkraut, il paraît même établi que l’homme ayant proféré les insultes et les menaces, loin d’appartenir à l’extrême droite, est au contraire… un musulman salafiste.

La ministre M. Schiappa vient d’atteindre un sommet dans la provocation mensongère en déclarant qu’il existait une « convergence idéologique entre la Manif pour tous et les terroristes islamistes ».  Cette provocation reflète le rôle qui a été imparti à Mme Schiappa : comme c’était le cas de Mme Taubira sous M. Hollande, Mme Schiappa a pour mission d’attirer sur elle la détestation d’un grand nombre d’électeurs dans le but de la détourner du président. Mais la provocation de Mme Schiappa a une dimension plus significative encore : elle est un nouvel exemple de la rhétorique adoptée par le Système depuis maintenant plusieurs années, qui consiste à mettre sur le même plan extrême-droite et islamistes, à les présenter comme les deux faces d’une même pièce, comme deux pôles extrêmes qui se renforcent l’un l’autre, également nocifs et dangereux, et qu’il convient donc de combattre avec la même vigueur. Le but de l’opération est double. Il s’agit à la fois pour le Système de justifier les mesures qu’il prend pour museler l’extrême-droite. Cette désignation de deux extrémismes à combattre permet également au Système de paraître occuper une position de juste milieu raisonnable, et ce alors même que sa politique d’immigrationnisme forcené est brutale et extrémiste.

Les accusations grossièrement mensongères qu’il multiplie illustrent le caractère totalitaire du Système : elles démontrent que celui-ci ne reculera devant aucun procédé pour museler et réduire au silence ses opposants.

 

  • L’occultation des faits gênants

Autre aspect de sa politique totalitaire, le Système s’attache à occulter ou à dissimuler les faits qui peuvent apporter un éclairage gênant sur la politique qu’il suit. C’est ainsi que l’incendie d’un immeuble à Paris, qui a tout de même fait 4 morts, a été oublié en 24 heures. Cet épisode mettait en effet le Système en cause  à plusieurs titres. Il illustrait d’abord le laxisme du système judiciaire et psychiatrique, qui venait de relâcher la veille une personne déjà mise en cause et condamnée pour divers actes délinquants et violences. L’épisode révélait également que l’immeuble visé était occupé essentiellement par des immigrés, alors même qu’il est situé… dans le 16e arrondissement, soulignant ainsi la vitesse à laquelle s’opère l’installation massive des immigrés sur toutes les portions du territoire. Surtout l’auteur de l’incendie en question était originaire de l’immigration… On peut affirmer sans risques que l’affaire aurait occupé l’espace médiatique pendant des semaines si l’incendiaire avait été un Français de souche…

De même l’attentat islamiste qui vient de se produire à Marseille a été totalement occulté. L’opération d’occultation a été grandement facilitée par le fait que l’attentat n’a fait que des blessés. Il s’est agi pourtant d’un attentat en bonne et due forme, le terroriste ayant semble-t-il sélectionné les victimes de ses coups de couteau en fonction de leur nationalité.

 

  • La pratique systématique de l’arbitraire et du deux poids-deux mesures

Le Système pratique de façon systématique la politique du deux-poids-deux-mesures, qui est l’une des caractéristiques des régimes totalitaires. Il s’est ainsi montré d’une particulière sévérité avec les gilets jaunes :  les arrestations ont été nombreuses ; les condamnations pénales également ; 12 manifestants ont été blessés gravement, plusieurs ayant perdu un œil.

Les « antifas » et casseurs anarchistes et d’extrême-gauche font au contraire l’objet depuis des décennies d’une grande mansuétude et d’une quasi impunité. Alors que les violences contre les forces de l’ordre ont été massives, les occupants de Notre-Dame-des Landes n’ont pas été condamnés. En dépit des expulsions qui ont été opérées il y a quelques mois, des squatteurs restent toujours installés impunément, depuis des années maintenant, sur une partie de la zone.

De même les pouvoirs publics ne font pas preuve vis-à-vis des « quartiers » de la même détermination que contre les  gilets jaunes. La police a au contraire l’ordre de ne pas y intervenir. Ces quartiers se trouvent depuis des décennies hors de la loi commune et sont dans les faits administrés par les caïds et les imams. On se rappelle qu’en 2005, les émeutes n’avaient débouché sur aucune condamnation : au contraire le gouvernement Sarkozy avait réagi en mettant en place à partir de cette date une politique de « discrimination positive » massive au bénéfice des habitants des « quartiers », notamment en mettant en place des recrutements préférentiels dans les médias, dans les écoles supérieures et dans la fonction publique.

Une nouvelle illustration de la politique du deux-poids-deux mesures vient d’être fournie avec la mise en scène d’une mobilisation générale contre l’antisémitisme en réaction aux épisodes évoqués plus avant. A l’inverse, les dégradations dans les églises qui se produisent depuis des années plusieurs fois par semaine n’ont jusqu’ici provoqué aucune réaction des pouvoirs publics et sont passées sous silence par les médias. Signalons au passage que les catholiques, soucieux sans doute de tendre la joue gauche et d’aimer leurs ennemis, participent activement à l’occultation des dégradations visant les églises.

 

  • Le musellement de l’opposition

Illustrant, une fois encore, sa nature totalitaire, le Système prépare, pour museler toute opposition, un projet de « lutte contre la haine sur internet ».

Le projet de loi préparé par le gouvernement prévoit ainsi que les « propos haineux » qui seront signalés par les internautes devront être supprimés par les plateformes et réseaux sociaux. Leurs auteurs pourront être bannis d’internet. Ils pourront également être pénalement poursuivis.

La nature totalitaire du projet est manifeste. Il s’agit de criminaliser toute opposition à la politique d’accompagnement et d’organisation de l’immigration massive, qui est au cœur du projet mondialiste du Système. Ce projet de loi vient prolonger et compléter le dispositif législatif de lutte contre le racisme, l’antisémitisme, et désormais également contre l’homophobie et contre le sexisme, dispositif mis en place en particulier par les lois Pleven puis Gayssot. Ce dispositif repose sur le raisonnement suivant. Tout propos opposé à la poursuite de l’immigration est nécessairement ressenti comme hostile et haineux par les communautés immigrées, qui souhaitent la poursuite des flux migratoires. Il est par là même contraire à la paix civile, au vivre ensemble et à l’intégration paisible des immigrés. Il doit donc être considéré comme appelant à la haine et être interdit. Bien que ce raisonnement en forme de syllogisme ait les apparences de la raison et de la modération – qui peut souhaiter la diffusion de la haine ? – il revient en réalité en jouant sur les bons sentiments à interdire toute contestation de la politique d’immigration. Il sera ainsi interdit d’affirmer que l’immigration est une mauvaise chose, qu’elle doit être arrêtée, et à fortiori que les immigrés doivent être reconduits.

Soulignons que l’adoption de ce projet de loi illustre également la volonté du Système de procéder de façon provocatrice. Des trois auteurs du rapport dont le projet de loi va reprendre les recommandations, M. Amellal, M. Taïeb et Mme Avia, aucun n’est un Français de souche. Quant au ministre qui va le faire adopter, M. Djandoubi, il s’agit également d’un immigré.

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Tous ces éléments participent d’une même stratégie : la stratégie du choc. En se montrant provocateur, grossièrement menteur, partial, brutal, en faisant preuve d’arbitraire, le Système poursuit un objectif précis : il s’agit de provoquer dans l’opinion un effet de sidération. Atterrée par l’ampleur des flux migratoires combinés à la détermination et à la brutalité du Système, la population des Français moyens de souche est réduite à la passivité. Abasourdie par l’ampleur et la rapidité du changement de population qu’elle constate, sidérée d’être à ce point lâchée et trahie par les gouvernements qui se succèdent, la population de souche n’éprouve plus que de la crainte.

Chaque jour qui passe, elle représente pour le Système un obstacle et un danger de moins en moins menaçants : la population de souche prend en effet conscience toujours plus nettement, à chacun des épisodes totalitaires qui se succèdent, qu’il n’existe plus désormais pour elle aucun espoir.

 

Voir également les chroniques suivantes : « Chronique du totalitarisme en marche » ; « Le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire est un totalitarisme » ;

Les « gilets jaunes » en lutte contre cette classe dirigeante qui nous trahit

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 216 – janvier 2019)

 

Ces dernières décennies, la classe dirigeante a mené en France des politiques favorables aux riches et contraires aux intérêts de la majorité de la population. Des politiques similaires ont été conduites dans les autres pays européens :

La classe dirigeante, premièrement, a délocalisé l’industrie dans les pays à très bas salaires, ce qui a enrichi très fortement, et tel était bien l’objectif, les propriétaires et cadres dirigeants des entreprises. Cette politique a fait basculer dans le chômage de masse la moitié des régions françaises.

Deuxièmement elle a libéralisé les mouvements de capitaux, ce qui a permis aux hauts revenus et aux détenteurs de capitaux d’utiliser les paradis fiscaux et d’aller faire de l’optimisation fiscale dans les pays pratiquant le dumping fiscal : avec les délocalisations, c’est la deuxième raison de l’enrichissement formidable des plus riches.

Pour faire passer la pilule du chômage de masse, elle a organisé, troisièmement, le « traitement social » : indemnisation du chômage sur de longues durées ; préretraites ; triplement du nombre des étudiants ; RSA ; emplois aidés ; gonflement des effectifs de la fonction publique… Pour financer ces énormes dépenses d’assistanat et de traitement social du chômage, elle a matraqué les Français moyens qui travaillent ou qui sont en retraite, à coups d’impôts, de taxes, de cotisations sociales et d’amendes routières. Ce qui fait que la France est aujourd’hui le pays le plus taxé du monde et que ces taxes sont concentrées sur la classe moyenne.

Quatrièmement, elle a organisé depuis 40 ans l’immigration de masse, afin de peser à la baisse sur les salaires et les conditions d’emploi ; afin d’augmenter le nombre des consommateurs ; afin également de complaire aux tenants du mondialisme idéologique. Les dépenses publiques considérables engendrées par l’accueil des immigrés sont la deuxième cause majeure du matraquage socio-fiscal. De sorte que les Français moyens s’aperçoivent qu’ils sont en train de financer par leurs impôts l’invasion de leur propre pays.

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C’est tout cela qu’exprime avec plus ou moins de clarté la révolte pleinement justifiée des gilets jaunes. Les Français moyens de souche ont vu leurs emplois délocalisés. Ils ont été « périphérisés » par la gentifrication des grandes villes et chassés des banlieues par les immigrés. Ils font l’objet d’un matraquage socio-fiscal sans précédent, lié également aux folles dépenses et aux gâchis engendrés par l’hypertrophie de la sphère politico-administrative (mille-feuilles administratif ; myriades d’organismes et d’institutions inutiles ; train de vie des élus trop nombreux…).  Et par dessus tout, ces Français assistent impuissants à l’invasion de l’Europe.

Plus fondamentalement encore, de nombreux Français prennent enfin conscience de ce que la classe dirigeante ne leur veut pas du bien ; qu’elle ne sert pas l’intérêt général ; qu’elle est au service des intérêts d’une petite minorité ; et qu’elle organise sciemment l’invasion migratoire de l’Europe. De nombreux Français se rendent enfin compte que la classe dirigeante les trahit. Espérons que la révolte des gilets jaunes changera quelque chose à cette situation catastrophique.

Et le pays le plus taxé du monde est… la France !

Chronique de Paysan Savoyard

(n°213 – décembre 2018)

 

Déclenché par l’augmentation annoncée des taxes sur les carburants, le mouvement des gilets jaunes est notamment l’expression du ras-le-bol fiscal éprouvé par les Français moyens. Cet épisode fournit l’occasion de mettre en exergue cette information capitale : la France est désormais le pays le plus taxé du monde. La première place était jusqu’ici occupée tantôt par le Danemark, tantôt par la Suède : elle l’est désormais, depuis 2017, par la France.

 

  • La France championne du monde des impôts, taxes et cotisations

Les prélèvements obligatoires sont les prélèvements opérés par l’Etat et les autres entités publiques : cotisations sociales, taxes et impôts. Ils représentent pour la France en 2017, 45,3 % du revenu national annuel (ou PIB) selon l’INSEE, 46,2 % selon l’OCDE, 47 % selon Eurostat, l’organisme statistique de l’UE. L’INSEE précise que son chiffre, le plus faible des trois, ne tient pas compte des « cotisations sociales imputées à la charge de l’employeur » ni des crédits d’impôt, ce qui explique sans doute la différence enregistrée avec les deux autres. Les chiffres de ces trois organismes diffèrent donc quelque peu mais ils établissent bien tous le même classement : dans les trois cas la France en occupe la première position. On retiendra dans la suite du présent article les chiffres de l’OCDE, qui ont le mérite de s’accompagner de comparaisons internationales complètes et actualisées.

Les prélèvements obligatoires servent à financer les institutions publiques, Etat, collectivités locales, sécurité sociale, dont ils constituent la très grande partie des recettes. Ces institutions utilisent ces ressources pour financer leurs actions : prestations de services publics ; réalisation de travaux ; distribution aux ménages de sommes en argent telles que les allocations familiales, les pensions de retraite, les minima sociaux, les allocations diverses…

Les institutions publiques jouent également un rôle de redistribution, dans le but de réduire les inégalités : une partie des ménages paient davantage qu’ils ne reçoivent, tandis que les autres sont dans la situation inverse. L’impôt sur le revenu joue un rôle important dans le dispositif de redistribution. Il est en effet progressif : plus le revenu augmente, plus le taux de l’impôt augmente également.

Le taux de prélèvements obligatoires dans le revenu national est le reflet du type d’organisation sociale choisi par chaque pays. Dans les pays de la zone OCDE, il existe trois groupes : les pays libéraux, les pays sociaux et ceux qui se trouvent dans une situation intermédiaire.

Dans les pays libéraux, l’Etat et la sécurité sociale sont peu développés, il y a peu de services publics et peu de redistribution : les prélèvements publics sur les ménages et les entreprises sont donc faibles, les ménages conservant la plus grande partie de leur revenu. Mais il leur revient de s’assurer auprès de  compagnies privées pour la santé et la retraite. Il leur appartient également de payer les services puisqu’il y a peu de services publics : ils doivent notamment s’endetter pour financer leurs études. Ces pays libéraux sont donc des pays où il y a, du point de vue économique, beaucoup de liberté : par exemple on peut choisir la compagnie d’assurance de son choix et on n’est pas tenu de s’adresser à la sécurité sociale. Ce sont des pays où, en contrepartie, il y a davantage de risques et peu de mécanismes de solidarité, de fortes inégalités et peu de mécanismes redistributifs. Ces systèmes en résumé sont favorables aux plus riches et aux plus chanceux. Dans ce groupe des pays libéraux, le taux de prélèvements obligatoires se situe à un niveau inférieur ou égal à 30 %. Les deux principaux pays qui représentent ce groupe sont les Etats-Unis, où le taux de prélèvements obligatoires se situe depuis trente ans aux alentours de 27 % (27.1 en 2017) et le Japon, où il est sur la même période aux alentours de 28 % (30.6 % en 2017).

Il existe un deuxième groupe, intermédiaire, situé entre les pays libéraux et les pays sociaux, où le taux de prélèvements se situe entre 30 et 40 %. Les deux représentants principaux de ce groupe des pays « libéraux-sociaux » sont le Royaume-Uni, où le taux de prélèvements obligatoires est depuis trente ans aux alentours de 33 % (33.3 % en 2017) et l’Allemagne où il se situe sur la même période aux alentours de 36 % (37.5 en 2017).

Le troisième groupe est composé des pays dans lesquels l’économie est fortement socialisée : le taux de prélèvements obligatoires dépasse les 40 %.  Les prélèvements obligatoires, les services publics et les prestations et la redistribution sont à un niveau élevé. Il y a moins de liberté, mais aussi moins de risques et davantage de solidarité : entre riches et pauvres, entre malades et bien portants et entre générations. La France, l’Italie, la Belgique et les Pays-Bas se situent dans ce groupe. Les pays où le taux de prélèvements obligatoires est le plus élevé sont traditionnellement les pays d’Europe du nord, où il se situe aux alentours de 45 %. Le Danemark et la Suède étaient jusqu’ici les pays en tête du classement.

S’agissant de la France, elle a ces dernières années fortement augmenté ses prélèvements, au point de rejoindre puis de dépasser les pays d’Europe du nord. Le taux de prélèvements obligatoires, en augmentation quasi continue, a évolué de la façon suivante. Il était de 30 % du PIB seulement en 1960. A partir de 1974 un premier cycle d’augmentation se produit, sous l’effet de la crise économique qui se produit alors. En 1981, le taux atteint puis dépasse les 40 %, du fait des politiques conduites par la gauche au pouvoir. Il atteint 44,2 % en 1999. Il va ensuite baisser sensiblement pendant dix ans, jusqu’en 2009 où il atteint un point bas de 41,5 %. L’augmentation reprend ensuite, sous l’effet de la crise financière, puis s’accélère à partir de 2012. Le taux atteint pour la première fois 45 % en 2013 et se maintient à ce niveau très élevé sous le mandat de M. Hollande. Le record est atteint en 2017 avec 46.2 %. On voit que l’augmentation des prélèvements obligatoires résulte en particulier de deux facteurs. Le premier est la mise en œuvre de politiques de gauche, qui conduisent à accentuer la socialisation de l’économie, en augmentant les prestations, les services publics, les effectifs de la fonction publique et en accentuant la redistribution. Les crises économiques sont le second facteur : elles conduisent l’Etat et les autres institutions publiques à augmenter leurs dépenses sociales afin en particulier de contenir les effets sociaux du chômage : allocations chômage, embauche d’agents publics, emplois aidés… De sorte que la France est aujourd’hui le pays le plus socialisé et le plus taxé du monde.

 

  • La répartition des prélèvements est particulièrement déséquilibrée et inéquitable

On peut se féliciter de ce haut niveau de prélèvement, qui correspond à un haut niveau de socialisation. Pour ce qui nous concerne, le modèle socialisé nous paraît bien préférable au modèle libéral. Le système français, cependant, est gravement insatisfaisant, pour deux raisons. La première est que le taux élevé de socialisation s’accompagne d’une répartition particulièrement inéquitable.

Le taux de prélèvements obligatoires permet, comme on l’a vu, de caractériser chaque pays du point de vue du type de société choisi, soit libéral, soit fortement socialisé, soit dans une situation intermédiaire. Ce taux ne renseigne pas en revanche sur la façon dont les prélèvements sont répartis entre les différentes couches de la population. Dans le cas de la France, on peut distinguer trois groupes dans la façon dont les prélèvements sont répartis.

Les ménages dits « les moins favorisés », chômeurs ou bénéficiaires de minima sociaux, sont nettement moins taxés que la moyenne. Les revenus « de transfert » dont ils bénéficient ne supportent pas de cotisations sociales ni de CSG. Ils ne supportent pas non plus d’impôt sur le revenu. Ils supportent certes la TVA sur la consommation. Cependant une partie de la consommation de ces ménages est gratuite ou quasi gratuite et ne supporte donc pas de TVA : cantine, centre de loisirs et vacances gratuites pour les enfants par exemple. Si ces ménages supportent peu de prélèvements, ils reçoivent en revanche beaucoup. Ils bénéficient ainsi d’un accès très généralement gratuit aux services publics, par exemple à l’éducation nationale. Ils bénéficient d’une couverture santé dans les conditions du droit commun (CMU). Une partie de ces ménages bénéficient même d’une mutuelle gratuite. Les allocations sous condition de revenus, c’est-à-dire la plupart des allocations sociales, leurs sont réservées. Ils perçoivent également les minima sociaux. Ces ménages dits défavorisés sont donc des bénéficiaires nets du système public.

A l’autre extrémité de l’échelle des revenus, les ménages riches parviennent, eux, à échapper à une part des prélèvements grâce à différents mécanismes : optimisation fiscale, expatriation fiscale, paradis fiscaux… Ils échappent en grande partie à l’impôt sur le revenu progressif, de façon légale. En effet les revenus du capital (revenus d’actions et d’obligations…) qui constituent une grande partie de leurs revenus ne sont pas assujettis à l’impôt sur le revenu mais à un prélèvement proportionnel, dont le taux est nettement plus faible que celui des tranches supérieures de l’impôt sur le revenu. Ce prélèvement libératoire avait été supprimé depuis 2013, ou plus exactement limité aux ménages percevant moins de 2000 euros d’intérêts et dividendes : il vient d’être rétabli dans son intégralité par M. Macron, sous le nom de « prélèvement forfaitaire unique ». De même les revenus du capital ne supportent pas les cotisations sociales qui pèsent sur les revenus du travail : ils sont seulement assujettis à la CSG. Si les allocations sous condition de ressources leur sont par définition inaccessibles, les ménages riches bénéficient en revanche de la protection sociale et des services publics dans les conditions du droit commun. Ce second groupe de ménages est certes contributeur net, mais il est nettement moins taxé, en proportion de ses revenus, que le troisième groupe.

L’on constate ces deux dernières décennies un processus de baisse des impôts pesant sur les riches. La libre circulation des capitaux a rendu en effet nécessaire, c’était là l’un des buts de la mondialisation, des politiques de baisse des impôts pesant sur les hauts revenus et sur les détenteurs de capitaux : afin d’éviter la fuite des capitaux, des sièges de société, des entrepreneurs et cadres dirigeants, les Etats doivent baisser les impôts pour s’aligner sur les pays les moins fiscalisés C’est ce que l’on appelle « le dumping fiscal ». Dernièrement le gouvernement Macron a ajouté deux nouvelles mesures importantes dans ce sens : suppression de l’ISF sur les patrimoines détenus sous forme mobilière, remplacé par un impôt pesant seulement sur l’immobilier ; instauration d’un « prélèvement forfaitaire unique » sur les revenus du capital, en lieu et place du barème de l’impôt sur le revenu. Glissons cette remarque au passage : les gouvernements font valoir qu’ils sont contraints par la mondialisation et la libre circulation des capitaux  de pratiquer ce dumping fiscal qui enrichit fortement les riches : encore faut-il préciser que ce sont ces dirigeants eux-mêmes qui ont décidé et mis en œuvre la mondialisation et la liberté des mouvements de capitaux internationaux…

Le groupe central, ou « classe moyenne » regroupe ceux qui ne sont ni riches ni « défavorisés » : il est constitué pour l’essentiel des salariés, actifs et retraités. C’est lui qui supporte l’essentiel du prélèvement. Les cotisations sociales en effet pèsent essentiellement sur les revenus du travail, qui constituent l’essentiel des revenus du groupe central : CSG comprise, les cotisations représentent 50 % du revenu du travail. Quant à l’impôt sur le revenu, il est très fortement concentré sur le groupe central : seuls 40 % des ménages le paient. Tous les gouvernements n’ont cessé depuis quarante ans de prendre des mesures ayant pour effet d’exonérer de l’impôt sur le revenu un nombre croissant de ménages.  Les professions indépendantes aux revenus moyens (artisans…) peuvent être rattachées à ce groupe central : elles sont cependant dans une situation plus favorable que les salariés car elles sous-déclarent leur revenu et parviennent ainsi à échapper, heureusement pour elles, à une partie des cotisations et impôts. Il va sans dire que ce groupe central ne bénéficie pas des allocations sous condition de ressources. Il est donc contributeur net et le taux de prélèvement qui pèse sur lui est nettement supérieur à la moyenne.

 

  • Ces prélèvements records sont d’autant plus contestables qu’ils sont très mal utilisés

Cette taxation formidable est très contestable pour une seconde raison : les recettes publiques qu’elles génèrent sont très mal utilisées. La croissance très forte des prélèvements a en effet été consacrée au financement de trois politiques particulièrement détestables : l’assistanat ; la boulimie de la sphère publique ; l’immigration.

La hausse des prélèvements a permis tout d’abord de financer le traitement social du chômage massif, qui a résulté de la crise du milieu des années 1970 puis des délocalisations intervenues à partir du début des années 1990. De très nombreux fonctionnaires et agents publics ont été embauchés, en particulier dans les collectivités locales, afin d’absorber une partie du chômage. De même ont été créés des centaines de milliers de pseudo emplois dits « emplois aidés ». Des conditions d’indemnisation des chômeurs très favorables ont été mises en place (non dégressivité des allocations ; versement des allocations pendant 2 ans, 3 ans même après 50 ans ; versement des allocations même lorsque les chômeurs ne reprennent pas d’emploi de façon volontaire à l’issue d’un CDD ou d’un intérim ; régime des intermittents…). De nombreux dispositifs de « traitement social » ont également été mis en place (préretraites, stages Pôle emploi rémunérés…) destinés à dégonfler le nombre des chômeurs. Les jeunes ont été incités à s’engager de façon massive dans les études supérieures, dans le but là encore de minorer les effectifs au chômage : de ce fait le nombre des étudiants à plus que doublé en trente ans. A été créé enfin un revenu minimal (RMI puis RSA), versé sans limite de temps. Ces dispositifs ont généré la mise en place d’un assistanat : une partie de la population d’âge actif s’est installée dans un système qui lui permet de ne pas travailler ou de travailler seulement par intermittence. En outre, les bénéficiaires de ces politiques, dont les revenus (déclarés) sont par définition faibles, paient peu ou pas d’impôts et de cotisations. Toutes ces politiques de traitement social sont une première source majeure de dépenses publiques.

Ces prélèvements en hausse constante financent également la croissance sans limite du secteur public. Après la guerre a été mis en place un système d’intervention publique puissant, afin d’encadrer l’économie de marché, de mettre en place des services publics nombreux et de limiter les inégalités. Cette politique revêt des appellations diverses et synonymes : social-démocratie, économie sociale de marché, Etat providence, économie mixte… Ce système d’intervention publique est désormais dévoyé et anormalement dispendieux, au détriment du contribuable. De multiples services sans utilité et de fonctionnaires sans fonction véritable sont venues parasiter l’administration (citons par exemple les « autorités indépendantes » telles que le médiateur de la république, la CNIL ou le CSA). La décentralisation à la française est une source majeure de gâchis, de dépenses somptuaires, d’opacité, d’empilement de niveaux d’administration et de corruption. Les agents des entreprises et établissements publics bénéficient souvent d’un statut anormalement avantageux. Des associations para-administratives se sont multipliées, au sein desquelles se rencontrent les pratiques les plus contestables (absence de contrôle, détournements, élus vivant sur la bête, salariés bénéficiant de conventions collectives en or massif…). Les professions libérales liées à la santé, notamment l’industrie pharmaceutique et les officines, vivent sur un grand pied grâce au financement de la sécurité sociale. La massification des études au collège, au lycée, et désormais à l’université, est particulièrement coûteuse alors qu’elle débouche sur un échec massif et sur des diplômes trop nombreux ou sans valeur sur le marché du travail. Enfin la classe des politiciens est à l’origine de dépenses publiques manifestement trop élevées : multiplication des « comités Théodule » ; maintien d’institutions inutiles comme le sénat sans pouvoir de décision ; trop grand nombre de députés… En outre la France se présente comme l’un des pays les plus corrompus du monde occidental, occupant la 33e place dans le classement de Transparency international….

Mais l’envolée des prélèvements résulte avant tout du gouffre que constitue le financement de l’immigration de masse. Celle-ci est intervenue comme on le sait à partir des années 1970, moment où a été décidé le regroupement familial. A partir des années 2000, l’accueil des « réfugiés » a accru encore les flux. L’immigration entraîne des dépenses sociales considérables (logement, santé, allocations sous condition de ressources…), les immigrés présentant d’importants besoins sociaux. L’immigration a imposé également l’augmentation du nombre des fonctionnaires et agents publics chargés d’accueillir ces nouvelles populations (éducation, santé, logement…) et de traiter les difficultés qu’elles engendrent (services du ministère de l’intérieur et de la justice, juges, policiers, gardiens de prison…). Enfin les immigrés se trouvent le plus souvent dans l’une des trois positions suivantes : ils perçoivent un salaire faible ; ils sont sans activité ; ou ils travaillent de façon clandestine. De ce fait cette immigration contribue peu, alors qu’elle reçoit beaucoup.

 

  • La hausse continue des prélèvements n’a pas empêché la dégradation des comptes publics

Cette dernière observation mérite d’être mise en exergue : cette hausse considérable des prélèvements obligatoires n’a pas empêché les comptes publics de se dégrader.

Pourtant les gouvernements ne se sont pas contentés ces dernières décennies d’augmenter les impôts et les taxes. Pour améliorer la situation des finances publiques, ils ont également mené deux autres politiques qui pèsent négativement sur la vie quotidienne des Français moyens. Ils ont d’abord commencé à durcir le régime de retraite. La durée de cotisation requise pour bénéficier d’une pension à taux plein a ainsi été augmentée par trois fois déjà : en 1993 elle est passée de 37,5 ans à 40 ans. La réforme de 2003 puis celle de 2013 ont décidé une nouvelle augmentation, entrant en vigueur de façon progressive : en l’état actuel de la législation une personne née après 1972 devra avoir cotisé 43 ans pour partir en retraite à taux plein.  De plus  un système de pénalité, dit de « décote », a été mis en place pour les retraites versées avant que la durée de cotisation du taux plein soit atteinte. Deux des mesures prises par M. Macron dans le domaine des retraites ont  d’ailleurs contribué à déclencher le mouvement des gilets jaunes : la non indexation des pensions sur les prix ; et la hausse de la CSG sur les pensions de retraite.

Rappelons également que pour remplir les caisses, les gouvernements ont matraqué les Français d’amendes routières, grâce à la multiplication des radars.

Enfin ces mêmes gouvernements ont  procédé ces dernières décennies à des privatisations massives et à la vente d’une partie du patrimoine immobilier de l’Etat.

Et malgré tout cela, malgré le matraquage socio-fiscal, malgré les amendes, malgré les privatisations, malgré le durcissement du régime de retraite, les finances publiques n’ont cessé de se dégrader. Les budgets publics sont en déficit permanent : le budget de l’Etat comme celui de la sécurité sociale sont en déficit chaque année depuis plus de 40 ans.

Dans ces conditions, la dette publique ne cesse de croître : elle a quintuplé en quarante ans, passant de 20 % du PIB en 1974 à 98 % du PIB désormais.

De ce fait les intérêts de la dette atteignent un montant considérable : 41 milliards en 2017 soit  plus de la moitié du produit de l’impôt sur le revenu. Il faut ici souligner que cette situation, catastrophique pour le contribuable, est en revanche tout à fait profitable pour les créanciers de l’Etat, c’est-à-dire les banques et les hauts revenus.

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La propagande du Système s’est mobilisée ces dernières semaines pour répliquer à la colère anti fiscale des gilets jaunes. Elle a mis en avant « le modèle français protecteur et solidaire, tellement préférable à la loi de la jungle américaine ». A l’entendre, le taux élevé de prélèvement est le prix à payer pour bénéficier d’une protection sociale de bon niveau. Cette propagande est mensongère. Il y a vingt ou trente ans, le matraquage était nettement plus modéré : la population était aussi bien soignée, les retraites étaient meilleures et on partait en retraite plus tôt. La vérité est que le financement de l’assistanat, l’entretien d’une sphère publique hypertrophiée et le financement de l’immigration de masse entraînent des dépenses tellement énormes qu’elles nécessitent un matraquage fiscal sans précédent, sans pour autant empêcher la situation des finances publiques de se dégrader.

Insistons pour terminer sur ce point : La situation que nous venons de décrire est pour les riches extrêmement favorable. Non seulement leurs impôts n’ont cessé de baisser grâce aux politiques de dumping fiscal, mais encore ils s’enrichissent en prêtant à l’Etat impécunieux et en percevant les intérêts….

 

Si les Européens ne se décident pas à arrêter l’invasion migratoire, ils seront balayés et leur civilisation avec eux

Chronique de Paysan Savoyard

(n°212 – novembre 2018)

 

La première chronique de ce blog a 10 ans. Je profite de ce petit anniversaire pour publier une nouvelle version du texte « de référence », qui vise à synthétiser le propos d’ensemble du blog (la précédente version date de 2010)

 

La France et l’Europe sont en train d’être envahies par une immigration originaire pour l’essentiel d’Afrique et du Proche-Orient. Cette immigration de masse est voulue, suscitée et organisée par la classe dirigeante occidentale. Si l’invasion migratoire n’est pas interrompue d’urgence et si une grande partie des immigrés ne regagnent pas leur pays d’origine, la population de souche européenne va devenir minoritaire sur son propre territoire d’ici le milieu du siècle. La civilisation européenne aura alors disparu.

 

  • L’invasion de l’Europe

Pour ce qui est de la France, l’immigration non européenne a commencé à la fin des années cinquante, avec l’arrivée de travailleurs maghrébins souhaitée par le patronat. L’accueil des familles dans les années soixante-dix puis celui des demandeurs d’asile du monde entier depuis les années deux-mille ont transformé cette immigration en invasion.

L’invasion migratoire suit plusieurs canaux. L’immigration légale tout d’abord : les immigrés non européens supplémentaires qui s’installent légalement en France métropolitaine sont plus de 200 000 par an (voir cette chronique). L’immigration illégale est d’au moins 100 000 par an (dont 70 000 demandeurs d’asile déboutés mais non expulsés ; voir cette chronique). Les naissances originaires de l’immigration non européenne atteignent 300 000 par an en France métropolitaine, soit 40 % du total des naissances. Ce taux est en progression constante (voir cette chronique).

Au total, compte-tenu des décès et des quelques départs, le nombre net des immigrés non européens supplémentaires qui naissent ou s’installent en France métropolitaine est actuellement compris entre 4 et 500 000 par an (voir cette chronique).

Quant au nombre des immigrés non européens déjà installés en France métropolitaine, il ne fait pas l’objet, cela va sans dire, de statistiques officielles. En se fondant sur les flux annuels et sur la comparaison avec les taux de natalité des pays de l’ouest européen qui échappaient jusqu’à très récemment à l’immigration, on peut considérer que ce nombre est compris entre 15 et 18 millions.

Cette invasion frappe au même degré plusieurs pays européens, tels que la Grande-Bretagne, la Belgique ou les Pays-Bas. Sans avoir pris encore une dimension invasive, l’immigration devient également considérable en Europe du nord et en Allemagne. L’Italie et l’Espagne à leur tour voient les immigrés s’installer en nombre.

 

  • L’invasion migratoire est voulue et organisée par la classe dirigeante

Cette immigration invasive ne constitue en rien un phénomène irrépressible, comme il en est par exemple des tremblements de terre ou des raz-de-marée : l’invasion migratoire est voulue. Elle est souhaitée, encouragée, accompagnée et organisée par la classe dirigeante européenne et occidentale.

Soixante ans de politique immigrationniste

Malgré la pression démographique africaine, il serait tout à fait possible de mettre fin rapidement à l’invasion, en France comme ailleurs en Europe : en n’accordant plus de visas ; en n’accordant plus de titres de séjour ; en emprisonnant et en renvoyant les clandestins et les délinquants ; en réservant la nationalité et les prestations sociales aux seuls Français d’origine européenne ; en accordant une aide incitative au départ…

Depuis soixante ans maintenant, les gouvernements font l’inverse. Ils ont adopté, confirmé et multiplié les mesures, les lois et les décisions destinées à provoquer, à encourager et à organiser l’immigration : délivrance massive de visas et de titres de séjour ; accès des immigrés aux services publics, au logement social et aux allocations de toutes natures dans les mêmes conditions que les Français de souche européenne ; accueil et prise en charge des demandeurs d’asile qui se présentent à la frontière ; régularisation des clandestins ; attribution massive de la nationalité à la naissance ou par naturalisation… Tout dernièrement, la loi asile et immigration, destinée officiellement à favoriser la reconduite des migrants en situation irrégulière, comprend en réalité différentes mesures qui visent à augmenter encore l’immigration : installation en France des frères et sœurs des réfugiés mineurs ; maintien des étudiants étrangers en France à l’issue de leurs études ; venue en France de jeunes « au pair » (voir cette chronique).

La classe dirigeante accompagne sa politique immigrationniste d’une propagande de tous les instants et annonce sans détours qu’elle a l’intention de poursuivre dans la même voie. Expliquant que l’immigration va encore augmenter, du fait des guerres qui se produisent en Afrique et au Moyen-Orient, du fait également des désordres climatiques et environnementaux, la classe dirigeante nous avertit : les populations européennes n’auront d’autre choix que d’absorber cette immigration supplémentaire et d’accepter l’augmentation des efforts et des crédits consacrés à l’intégration (voir par exemple cet édito du Monde). M. Macron n’avait pas caché pendant sa campagne qu’il considérait l’immigration comme « une chance d’un point de vue économique, culturel, social ».

L’immigrationnisme a une motivation économique : accroître les profits

Cette politique d’encouragement de l’immigration massive a deux motivations. La première est économique : il s’agit d’augmenter les profits de la classe dirigeante. Celle-ci veut organiser le monde, en occident du moins, comme un ensemble unique, sans frontières, à l’intérieur duquel capitaux, biens, services et main-d’œuvre circulent librement. Libre circulation des capitaux et quasi suppression des droits de douane ont d’ores et déjà permis de mettre en œuvre différents mécanismes qui sont autant de sources de profit pour les détenteurs du capital : délocalisations, dumping fiscal, financiarisation, élargissement du marché favorable aux groupes de grande taille… Quant à l’immigration, elle permet de dégrader le niveau des salaires et les conditions de travail des emplois non délocalisables. Elle permet également d’augmenter le nombre des consommateurs, étendant là encore les dimensions du marché.

La mondialisation économique, dont l’immigration de masse est l’un des éléments, a commencé il y a une trentaine d’années. Elle a entraîné une envolée des profits : les riches sont plus nombreux ; et ils se sont très fortement enrichis (voir notamment cet article et cette chronique).

L’immigrationnisme a une motivation idéologique : mettre en œuvre l’universalisme

La seconde motivation de l’immigration massive organisée par la classe dirigeante est idéologique (voir cette chronique) : la classe dirigeante européenne et occidentale est universaliste et favorable dès lors à un monde sans frontières. Parmi les principales composantes de l’idéologie moderne, celle des Lumières, qui a inspiré la révolution française, l’individualisme et l’universalisme sont intimement liés : libre de toute appartenance, l’individu n’est redevable envers aucun groupe, communauté ou institution. En particulier il n’a pas d’allégeance envers une patrie ou un territoire national : il doit donc pouvoir circuler librement et s’installer là où il le désire.

En prenant le pouvoir il y a deux cents ans, les modernes ont entendu rompre en tout point avec la société du temps. La lutte des modernes contre ce qui peut subsister de la société traditionnelle se poursuit aujourd’hui : mariage homo et PMA, pour combattre la famille ; laïcité pour lutter contre la religion catholique ; exaltation du progrès par haine de la tradition ; promotion du mondialisme pour abattre les patries…. A cet égard, l’immigration de masse est à la fois le moyen de mettre en œuvre l’universalisme et de remporter une victoire définitive contre la tradition et la « réaction » : l’homme moderne, l’homme nouveau, sera un nomade, sans appartenance nationale et sans identité.

Un totalitarisme doucereux et sournois s’est mis en place

Le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire mis en place par la classe dirigeante en France et en Europe, présente toutes les caractéristiques du totalitarisme (voir cette chronique). L’idéologie y est prédominante. Le système de pouvoir permet de contrôler toutes les institutions et organisations. La propagande est omniprésente. La société est neutralisée et les dissidents pourchassés. Le Système cherche à contrôler les esprits, en conduisant chacun à adhérer à ses valeurs et à ses objectifs.

S’il est de nature totalitaire, le Système n’est certes pas encore aussi féroce que l’ont été ses devanciers, le communisme et le nazisme : on peut parler d’un totalitarisme doucereux et sournois. Au demeurant, il ne lui sera probablement pas nécessaire de parvenir jusqu’aux extrêmes que le communisme et le nazisme ont atteints. Son objectif ultime en effet n’est pas le contrôle total des sociétés européennes mais leur destruction même par absorption dans un Système mondial : voulant construire un monde sans frontières qui partage le même système d’économie de marché et les mêmes valeurs universelles libérales-libertaires, le Système vise à diluer le peuple européen dans un peuple nouveau, universel, composé notamment des immigrés du monde entier.

 

  • La fin probable de la civilisation européenne

Les cinq conséquences catastrophiques de l’invasion

Les conséquences catastrophiques de l’invasion migratoire sont au nombre de cinq (voir cette chronique). L’augmentation forte de la population qui résulte de l’immigration massive entraîne premièrement une dégradation continue des conditions de vie quotidienne : hausse du prix du logement dans les agglomérations, pollution, bétonnisation, thrombose des transports…

L’immigration provoque deuxièmement une pression à la baisse des salaires et à la dégradation des conditions d’emploi dans tous les secteurs où les emplois sont occupés majoritairement par des immigrés, en situation régulière ou non.

Elle entraîne troisièmement la dégradation des services publics, l’envolée des impôts et la dégradation constante des comptes publics. Les principaux services publics (sécurité sociale, hôpitaux, école, logement social) sont en voie d’implosion, débordés par le nombre, par les besoins sociaux des immigrés, par leur comportement et la pression qu’ils exercent. Le financement de l’immigration de masse est également l’une des causes principales du matraquage socio-fiscal qui pèse pour l’essentiel sur les Français moyens de souche : les prélèvements obligatoires, supportés pour l’essentiel par « la classe moyenne », représentent désormais 45 % du revenu national annuel, ce qui constitue un record mondial. Ce matraquage n’empêche pas la dégradation des comptes publics (déficits et dette) de se poursuivre. Celle-ci va de toute évidence déclencher prochainement un processus de régression des prestations, allocations et pensions de retraite servies à la population de souche.

L’invasion migratoire, quatrièmement, est la source principale et presque exclusive de la délinquance massive (vols, braquages, rackets, agressions « gratuites », viols, actes émeutiers, insultes et menaces, « incivilités » …) à laquelle viennent s’ajouter les actes terroristes. 3,5 millions de délits et de crimes sont officiellement enregistrés chaque année, soit près de 10 000 par jour. Selon les enquêtes dites de victimation, ce nombre déjà énorme est en réalité trois fois plus élevé, la plupart des victimes ne se faisant pas connaître. En outre un nombre croissant de points du territoire, les « zones sensibles », échappent désormais à la loi commune et sont passés sous le contrôle des caïds et des imams, avec l’assentiment des pouvoirs publics. La France et l’Europe sont en voie d’ensauvagement, de tiers-mondisation et d’islamisation.

L’invasion migratoire entraîne, cinquièmement, un processus de mise en minorité progressive des Français de souche européenne dans leur propre pays. Ces Français de souche doivent supporter d’ores et déjà une cohabitation obligée avec les immigrés dans tous les lieux et les moments de la vie quotidienne : logement, transports, écoles et universités, hôpitaux, maisons de retraite, services publics…. Pour éviter les incidents, ils doivent en permanence rester vigilants, surveiller leur expression, s’interdire d’exprimer leur opinion et baisser les yeux en public. Au rythme pris par l’invasion, les Français de souche européenne seront mis en minorité dans les classes d’âge les plus jeunes – les moins de trente ans – d’ici deux décennies.

Trois camps en présence désormais, protagonistes de la guerre civile qui commence

Il y a désormais trois France, qui sont les protagonistes de la guerre civile qui a commencé (voir cette chronique). Le premier camp est celui des immigrationnistes, qui veulent aller au bout du processus de mondialisation et d’immigration massive. Ce camp immigrationniste est lui-même composé de plusieurs strates. La première est celle des dirigeants, qui organisent l’immigration. Ceux qui l’applaudissent et y collaborent avec enthousiasme forment une deuxième strate. Cependant les immigrationnistes les plus nombreux sont les résignés. L’immigration ne les enchante pas. Ils cherchent d’ailleurs à s’en protéger pour eux-mêmes. Mais, pour des raisons morales, par crainte de déclencher des affrontements majeurs ou afin de maintenir le statu quo le plus longtemps possible, ils refusent la mise en œuvre d’une politique d’arrêt de l’invasion. Sans enthousiasme, ils continuent à voter pour les partis immigrationnistes et font le choix de se taire, afin de préserver leur carrière, leur statut social, leur réputation, leur pension de retraite, leur épargne et leur tranquillité (voir cette chronique).

Le deuxième camp est celui des immigrés, allié pour l’heure aux immigrationnistes. Parmi les immigrés, les islamistes radicaux sont pressés d’en découdre. La majorité cependant sont « modérés » car ils savent que le temps joue pour eux, que leur nombre ne cesse d’augmenter et que leur prise de contrôle de l’Europe surviendra immanquablement à moyen terme. Dans ces conditions, il n’y a aucune chance pour que la situation s’améliore, et ce pour une raison toute simple : les immigrés ne souhaitent aucunement s’intégrer. Une grande partie même nous hait, comme les textes de rap le montrent depuis plus de trente ans. Qu’ils soient des braves gens ou des racailles, les immigrés sont tous conscients de leur force, de leur nombre et de notre immense faiblesse. Et ils sont tous tout à fait conscients de participer à un processus historique de revanche et de conquête de l’Europe (voir cette chronique).

Ceux qui veulent résister à l’invasion forment le troisième camp. Ces dissidents sont pour l’heure largement minoritaires : ils sont 10,6 millions à avoir voté pour Marine Le Pen en 2017, deux fois moins nombreux que les électeurs de M. Macron.

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Trois scénarios sont désormais envisageables. Le Système parviendra-t-il à ses fins, en dissolvant définitivement l’Europe dans un monde occidental libéral-libertaire et métissé, dominé par les Etats-Unis ? L’Europe, recouverte par les populations africaines et orientales, sombrera-t-elle dans le chaos et l’islamisation, échappant par là-même à l’orbite américaine ? Un sursaut des populations européennes se produira-t-il enfin, qui conduira à l’arrivée de pouvoirs forts se donnant pour objectif de préserver la civilisation, le territoire et les peuples européens, de les restaurer dans leurs droits et de mettre fin au Système ?

Dans cette dernière hypothèse, l’agenda de ces nouveaux pouvoirs s’imposerait de lui-même : arrêter l’immigration et procéder à une remigration massive ; répudier la tutelle américaine ; juger, dans le cadre d’un nouveau Nuremberg, la classe dirigeante européenne pour Haute trahison…