L’UE, ennemi des peuples européens et de leur civilisation

Chronique de Paysan Savoyard

(n°220 – mai 2019)

 

La question européenne occupe une place centrale dans la propagande du Système. Face à ses adversaires « nationalistes » et « populistes », le Système se présente comme le défenseur de l’Europe. Pendant longtemps, pour promouvoir le marché unique et l’Euro, il a mis en avant le thème d’une Europe gage de prospérité : le chômage et les difficultés des classes moyennes ont depuis ruiné l’argument. Pour convaincre l’opinion de la nécessité de l’élargissement, les oligarques ont également fait valoir la nécessité d’organiser le continent européen autour des valeurs de démocratie et des droits de l’homme : là encore l’argument est devenu moins convaincant, l’Europe étant désormais le plus souvent perçue comme une institution bureaucratique, gouvernée par des technocrates non élus et dominée par les lobbys. Le dernier argument du Système conserve lui en revanche toute son efficacité : l’Europe est présentée comme le garant de la paix et de la solidarité entre Européens, seule à même de les protéger contre les risques du désordre mondial. Le Système parvient à convaincre sans difficulté en faisant valoir que malgré ses défauts l’idée européenne mérite d’être défendue, tandis que l’arrivée au pouvoir des populistes et nationalistes mettrait en danger la coopération entre Européens et même la paix.

Or tout est faux dans cet argumentaire. L’Europe de l’UE est le contraire de la prospérité, le contraire de la démocratie, le contraire de la protection des populations, le contraire de la solidarité, le contraire de la paix. L’Europe de l’UE est le contraire de l’Europe.

 

  • L’UE ne promeut pas la paix et la solidarité entre Européens : elle organise au contraire une concurrence générale

La propagande présente l’UE comme un ciment entre Européens, un facteur de paix, un ferment de solidarité. Or c’est faux. L’UE est tout au contraire construite pour l’essentiel autour du principe cardinal de libre concurrence. Elle est dès lors le théâtre de la concurrence de tous contre tous : concurrence entre entreprises, entre Etats membres, entre populations mêmes.

La concurrence entre entreprises est la norme en système capitaliste. Mais la concurrence gouverne également les rapports entre les Etats membres. Certains attirent à eux les délocalisations internes à l’Europe en jouant sur leurs faibles salaires. D’autres mettent en œuvre le dumping fiscal pour attirer les sièges sociaux et l’installation chez eux de titulaires de hauts revenus. Dans ce contexte certains Etats accumulent les excédents budgétaires et commerciaux tandis que d’autres additionnent les déficits.

L’UE organise également une concurrence entre les populations européennes. Elle a par exemple autorisé le travail détaché, qui permet à une entreprise française, par exemple, de faire travailler un salarié, polonais par exemple, en acquittant les charges sociales en vigueur dans le pays d’origine, très inférieures à ce que sont les charges sociales appliquées en France. Ce système, qui joue au détriment des salariés ouest européens, est de plus en plus pratiqué : le nombre des travailleurs détachés ne cesse d’augmenter et est actuellement en France de plus de 500.000 (voir ici).

Soulignons que les traités européens eux-mêmes indiquent que les institutions européennes n’ont pas compétence pour procéder à une quelconque harmonisation salariale et fiscale. Les décisions en matière fiscale et salariale doivent être prises au sein du Conseil européen, à l’unanimité qui plus est : aucune harmonisation n’est envisageable dans ces conditions, les pays qui profitent du système de dumping refusant bien entendu tout accord.

 

  • L’UE n’est pas européenne : elle n’est qu’un maillon de la mondialisation

L’Europe est présentée par le Système comme un processus vers une coopération toujours accrue des Européens, pouvant aller à terme vers leur unification progressive. L’expression « construction européenne » utilisée de façon systématique vise à rendre compte de ce processus et de cette marche en avant vers un avenir meilleur. Les populations européennes sont séduites par ce discours pro-européen du Système parce qu’elles sont attachées au principe de l’unification européenne : celle-ci leur paraît en effet à la fois comme une garantie de paix entre Européens et comme une nécessité face aux tentations impérialistes et agressives des grandes puissances. Or le discours de l’UE est une tromperie.

L’UE, tout d’abord, n’est pas européenne : c’est une institution sous domination américaine. Ce sont les Etats-Unis qui ont voulu la CEE, comme le rappelle Philippe de Villiers, qui souligne notamment le rôle de Jean Monnet, personnalité aux ordres des Etats-Unis. Sur le plan de la défense en particulier, les Etats membres de l’UE sont intégrés dans l’OTAN, dirigée par les Etats-Unis. De façon plus générale, sur le plan diplomatique, la plupart des pays européens, à commencer par l’Allemagne, donnent la priorité à leur alliance avec les Etats-Unis.

De même, sur le plan économique, l’Europe n’est qu’un maillon de la mondialisation, laquelle a été mise en place là encore à l’initiative et sous la direction des Etats-Unis. C’est ainsi que l’UE a participé à l’entreprise d’abaissement progressif des barrières douanières, engagée dès après la seconde guerre pour constituer un marché mondial. De même l’UE a décidé, en 1988, la libération des mouvements de capitaux internationaux, non seulement au sein de l’UE mais à l’échelle mondiale : cette mesure décisive a rendu possibles les délocalisations.

 

  • L’UE ne protège pas les peuples européens : elle veut au contraire les diluer et les remplacer

Le Système affirme que la construction européenne constitue pour les populations une protection. Face aux menaces qui croissent – hyperpuissance de la Chine, explosion démographique de l’Afrique, attitude conquérante du monde musulman – l’opinion est particulièrement sensible à cette dimension. Or cette promesse de protection est un mensonge.

Bien loin de protéger les populations européennes, l’UE tout au contraire ouvre les frontières à l’immigration. Le cadre de vie des populations autochtones en est déstabilisé. Elles sont concurrencées sur le marché du travail par les immigrés qui viennent casser les salaires. Elles sont placées dans la vie quotidienne, dans la rue comme au travail, en position de stress et de risque. Un nombre croissant de pays européens, la France et la Grande-Bretagne en tête, font face désormais à un processus d’invasion.

Malgré les inquiétudes grandissantes des populations européennes, manifestées notamment par le succès croissant des partis « populistes », les dirigeants de l’UE et des Etats membres répètent qu’ils ne modifieront pas leur politique d’ouverture, qu’ils ne fermeront pas les frontières et que les populations européennes devront s’adapter à un métissage inévitable. Déclarant que les Etats membres devront se répartir les réfugiés, ils veulent contraindre et punir les Etats européens récalcitrants, en prenant appui sur ce qu’ils appellent les « valeurs européennes ».

Bien loin de protéger les populations européennes, les dirigeants de l’UE et des Etats membres ont résolu au contraire de les diluer dans un melting pot, au sein duquel Européens de souche et personnes originaires de l’immigration seront fondus pour constituer, comme l’explique Renaud Camus, une nouvelle population de consommateurs et de travailleurs, interchangeables et dépourvus d’identité.

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On se situe avec l’UE dans le pur registre totalitaire. C’est le monde orwellien, dans lequel le mensonge est érigé en vérité : l’UE se déclare l’instrument de la construction européenne alors qu’elle est au contraire une machine de guerre contre l’Europe, contre ses peuples et contre sa civilisation.

Dans ce contexte, ceux qui, comme l’ex FN, laissent penser qu’ils sont des nationalistes et des anti-européens commettent une grave erreur. La plupart des électeurs en effet sont profondément attachés à l’idée d’une union entre Européens, et ce à juste titre : il serait effectivement éminemment souhaitable de construire une Europe unie et solide. Cette Europe devrait choisir le modèle confédéral, mettre en commun sa défense, sa diplomatie, sa politique douanière et commerciale, et laisser aux Etats membres la responsabilité des autres domaines de l’action publique. Cette Europe également devrait passer avec la Russie un accord privilégié.

L’union nécessaire des Européens est une évidence. Parce qu’ils constituent une civilisation. Parce qu’ils ont la même culture religieuse. Parce qu’ils cultivent les mêmes mœurs européennes. Parce qu’ils pratiquent des langues de même origine indo-européenne. Parce qu’ils appartiennent à la même race. Parce qu’ils sont menacés sur leur territoire, en tant que peuples et en tant que civilisation. Mais cette union entre Européens suppose de combattre l’UE, de la subvertir et de la remplacer…

 

Voir également cette chronique : « La construction européenne est une escroquerie »

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Les deux gauche et les trois France

Chronique de Paysan Savoyard

(n°218 – mars 2019)

 

Il y a désormais trois France. La France de la classe dirigeante et de ceux qui la soutiennent et approuvent sa politique mondialiste, immigrationniste et libérale-libertaire. La France des immigrés, tous bien conscients de contribuer à un processus d’invasion. La France « populiste » des Français de souche européenne qui voudraient rester majoritaires et maîtres chez eux et conserver leur mode de vie, leur organisation sociale, leur civilisation. Cette subdivision est à la fois politique et sociologique : ceux qui soutiennent la classe dirigeante sont le plus souvent des bourgeois, qui tirent parti de la mondialisation. Les immigrés, eux, habitent généralement les « quartiers » et occupent, dans les grandes agglomérations du moins, une grande partie des emplois peu qualifiés. Quant aux « populistes », ce sont presque toujours des Français moyens, salariés, fonctionnaires ou indépendants, que les évolutions économiques et sociales de ces dernières décennies ont défavorisés. Ces trois France sont en position antagoniste. Elles n’ont plus rien en commun. Et même elles se haïssent (voir cette chronique).

Il y a trois France… et il y a deux gauches, et ce depuis la révolution française. La gauche qui privilégie la liberté, d’une part : c’est la gauche « libérale », ou « bourgeoise », ou « sociale », ou « sociale-démocrate », tous ces termes étant à peu près synonymes… Et la gauche qui met en avant l’égalité d’autre part, la gauche « égalitaire », ou « communiste », ou « d’extrême-gauche ». La gauche « libérale » compose une partie de la majorité de M. Macron : elle y a rejoint la bourgeoisie de droite et s’en porte au mieux. Cette gauche appartient à part entière à la première France, celle de la classe dirigeante et de ses soutiens. Qu’en est-il du positionnement de la gauche « égalitaire », à laquelle nous nous intéresserons plus spécialement ici ?

 

  • La gauche égalitaire reste une force puissante

Cette gauche est gouvernée avant tout par l’idéal d’égalité : à la différence de la gauche libérale, elle considère que la liberté doit si nécessaire pouvoir être encadrée ou limitée afin de permette la promotion de politiques d’égalité. Ce parti-pris égalitaire a deux conséquences majeures. La gauche égalitaire tout d’abord est bien entendu hostile au capitalisme, dans la mesure où ce mode d’organisation de la société est par nature générateur des plus grandes inégalités.

La gauche égalitaire, deuxième conséquence, est « universaliste » et de ce fait favorable à l’immigration. Pour elle en effet, il n’est pas légitime qu’il puisse exister des inégalités entre les populations en fonction des hasards de leur naissance. Dès lors, en attendant que la planète entière puisse être gouvernée par des principes communs de justice, la gauche égalitaire est favorable à ce qu’une partie de la population des pays pauvres vienne chercher une vie meilleure dans les pays les mieux dotés, l’immigration constituant ainsi une façon de réduire les inégalités entre les peuples.

Cette gauche égalitaire reste une force indéniable : loin d’avoir disparu, contrairement peut-être à ce que l’on aurait pu prédire au moment de la disparition du bloc soviétique, elle reste puissante tant sur le plan idéologique que politique. Si l’on additionne le bon score de M. Mélenchon en 2017, celui de la gauche du PS représentée par M. Hamon et les scores des autres candidats d’extrême-gauche, on constate que la gauche égalitaire représente toujours une force politique d’environ 25 % des suffrages, soit un score du même ordre que celui du Parti communiste au temps de sa puissance. Non seulement la gauche égalitaire existe toujours mais elle se renouvelle dans ses effectifs, une partie non négligeable des jeunes de la classe moyenne se reconnaissant manifestement dans ses idéaux. C’est ainsi que les tenants de cette gauche égalitaire constituent une partie sans doute significative du mouvement des gilets jaunes (voir par exemple ici). De même, au-delà de ses scores électoraux, il est hors de doute que la gauche égalitaire conserve une influence idéologique importante, par exemple dans les milieux de la culture, de l’enseignement et de la fonction publique.

Comment cette gauche égalitaire se situe-t-elle dans le paysage des trois France ?

 

  • Depuis maintenant près de quatre décennies, la gauche égalitaire a pris le parti de la France immigrée

Lorsqu’il était dirigé par Georges Marchais, le Parti communisme dénonçait les conséquences sociales de l’immigration et demandait son arrêt (voir ici). Depuis, la gauche égalitaire a pris à l’inverse le parti de la France immigrée. Cette évolution est au demeurant logique, le soutien à l’immigration étant, comme nous le notions plus haut, un corollaire nécessaire de l’idéologie universaliste.

C’est ainsi que la gauche égalitaire apporte un soutien appuyé aux populations des « quartiers », à leurs doléances et à leurs revendications. Elle milite pour une extension des droits des populations immigrées : droit de vote des étrangers ; régularisation des sans-papiers ; extension des naturalisations… De même on trouve les tenants de la gauche égalitaire à la manœuvre dans les manifestations de soutien aux clandestins menacés d’expulsion.

Le parti de M. Mélenchon, la France insoumise, considère  les quartiers comme un terrain électoralement prioritaire pour lui (voir par exemple iciiciici, ici, ici, ici et ici). Le Parti communiste, ou ce qu’il en reste, et le NPA sont sur la même ligne que les mélenchonistes (voir iciici, ici).

Dans cette logique le parti de M. Mélenchon a investi de nombreux candidats ou responsables immigrés (voir par exemple iciici, ici et ici). De façon significative, on peut noter que M. Mélenchon, lui-même né au Maroc, compose son proche entourage de personnes le plus souvent originaires de l’immigration, ou nées hors d’Europe ou sans lien avec la France de souche européenne (voir ici, ici , ici et ici).

Le choix effectué par la gauche égalitaire paraît d’ailleurs payant : les études électorales montrent en effet que lorsqu’ils participent aux scrutins, les habitants des quartiers votent majoritairement pour M. Mélenchon (voir par exemple iciici, ici, ici et ici).

Son parti-pris immigrationniste recouvre cependant l’existence de deux courants différents au sein de la gauche égalitaire. Le courant traditionnel d’une part, pour lequel le soutien à l’immigration est une conséquence directe de l’universalisme républicain : la France doit accueillir les immigrés parce qu’elle est universelle. Et le courant qu’on a appelé islamo-gauchiste d’autre part. Pour les islamo-gauchistes, l’arrivée des immigrés est une juste revanche contre les injustices commises par l’Occident envers les pays pauvres et colonisés, une revanche également contre le racisme dont les blancs ont toujours fait preuve. Pour les islamo-gauchistes, en outre, l’islamisme radical, comme d’ailleurs la violence et la délinquance des quartiers, sont des formes de réaction et de protestation sociale contre les inégalités, les discriminations et le racisme dont les populations concernées sont victimes. Ce courant islamo-gauchiste est manifestement désormais dominant au sein de la gauche égalitaire.

C’est ainsi que certains responsables du parti de M. Mélenchon ont des liens directs avec les mouvements communautaristes immigrés, tels que « Les indigènes de la république » ou « La ligue de défense noire » (voir par exemple iciiciiciici, ici et ici).

De nombreux autres faits et déclarations illustrent la conversion d’une grande partie de la gauche égalitaire à l’islamo-gauchisme (voir par exemple ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, iciici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, )

Il faut relever que la concurrence entre les deux courants de la gauche égalitaire ne va pas sans tensions. L’évolution islamo-gauchiste a ainsi provoqué différentes réactions du courant républicain (voir par exemple ici). A l’inverse, les représentants de l’islamo-gauchisme critiquent à intervalles réguliers les positions républicaines traditionnelles, notamment celles de M. Mélenchon (voir iciiciici, ici, et ici).

M. Mélenchon, qui est franc-maçon et appartient au courant républicain, doit composer et louvoyer entre ces deux tendances de la gauche égalitaire (voir par exemple iciiciici). Il reste, et c’est le point à souligner, que toutes ses prises de position ainsi que celles de ses lieutenants sont farouchement universalistes et immigrationnistes, hostiles à la France de souche, favorables aux immigrés et complaisantes envers l’islam (voir ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, iciiciici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, iciici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ).

Certaines déclarations de M. Mélenchon particulièrement significatives méritent d’être mises en exergue :  « Notre chance c’est le métissage… nous sommes fiers et contents d’être mélangés » (voir ici)«  Il est temps d’en finir avec cette idée inacceptable de Français de souche » (voir ici). «  Je ne peux pas survivre quand il y a que des blonds aux yeux bleus… c’est au-delà de mes forces » (voir ici). Ou encore : « Les Occidentaux, ça n’a pas de réalité. Personnellement, je ne souhaite pas être un occidental…. Je ne veux pas être un blanc catholique, je préfère être un noir athée » (voir ici).

On se souviendra également de l’épisode hautement symbolique qu’a été la manifestation pour soutenir les revendications des immigrés, organisée par la France insoumise et conduite par l’un de ses principaux responsables, avec porte-voix et banderoles… au sein même de la Basilique Saint-Denis (voir ici et ici).

 

  • L’immigrationnisme conduit la gauche égalitaire à soutenir de facto la classe dirigeante, contre les populistes son ennemi privilégié

Dans le paysage des trois France, la gauche égalitaire a pris le parti de la France immigrée. L’immigrationnisme la conduit également à soutenir de facto la classe dirigeante, certes capitaliste mais comme elle favorable à l’immigration. Et à combattre les populistes, anticapitalistes pourtant mais hostiles à l’immigration.

Ce positionnement se traduit tout d’abord sur le plan électoral. C’est ainsi que pendant des décennies la gauche égalitaire a systématiquement appelé à voter pour un « front républicain » contre le Front national lorsque celui-ci menaçait de l’emporter, dans le cadre d’élections locales ou nationales comme en 2002.

En 2017 la gauche égalitaire a certes pris une position plus contrastée. Les communistes ont appelé à voter pour Macron contre Le Pen (voir ici et ici). A l’inverse M. Mélenchon a indiqué que pour sa part il ne choisirait pas entre M. Macron et Mme Le Pen et il a été suivi dans l’abstention par une partie importante de ses électeurs (voir ici et ici).

Cette abstention a permis aux électeurs de la gauche égalitaire de conserver à bon compte une bonne conscience anticapitaliste : ils prennent soin d’ailleurs de proclamer régulièrement, comme on l’entend par exemple dans les manifestations de gilets jaunes, qu’ils n’ont pas fait partie des électeurs de Macron. Or cette position de neutralité des dirigeants et des électeurs de la gauche égalitaire n’est en réalité qu’un leurre et leurs déclarations anti Macron sont surfaites et hypocrites. L’abstention de la gauche égalitaire au second tour de 2017 était en effet sans risque puisque tous les sondages sans exception garantissaient que M. Macron l’emporterait très largement : la gauche égalitaire pouvait ainsi s’abstenir tout en laissant sans en avoir l’air M. Macron parvenir au pouvoir. Si au contraire les sondages avaient montré que le rapport de forces entre M. Macron et le FN se situait non pas à 70-30 mais aux alentours de 50-50, il est hors de doute que la gauche égalitaire se serait massivement mobilisée pour voter Macron et « faire barrage au fascisme ».

Au-delà des périodes électorales, la gauche égalitaire montre au quotidien que ses ennemis sont les populistes. C’est ainsi que la gauche égalitaire se déclare en première ligne sur le front de l’antifascisme. C’est au Rassemblement national que les leaders de la gauche égalitaire réservent leurs déclarations les plus virulentes (voir par exemple ici). On se souvient qu’en 2012 M. Mélenchon avait tenu à se porter personnellement candidat aux législatives à Hénin-Beaumont contre Marine Le Pen. M. Mélenchon proclame régulièrement son souhait de vouloir éradiquer ou interdire le FN (voir par exemple ici et ici).

On signalera également que LFI et les autres fractions de l’extrême-gauche organisent systématiquement depuis des années des rassemblements hostiles devant l’entrée des réunions publiques du FN. De même, c’est aux populistes que les militants radicaux de la gauche égalitaire, les « antifas » et autres « blacks blocks », s’en prennent avec violence dans la rue ou dans les manifestations.

 

  • Pour la gauche égalitaire, les immigrés sont prioritaires parce qu’ils sont les véritables pauvres du monde d’aujourd’hui

La gauche égalitaire a pris le parti de la France immigrée, ce qui la conduit à soutenir de facto la classe dirigeante, contre les populistes qui représentent eux la majorité des Français moyens. Pour la gauche égalitaire en effet, les immigrés et plus généralement les habitants des pays pauvres sont les véritables pauvres du monde d’aujourd’hui, tandis qu’à cette aune les Français de souche même prolétaires apparaissent comme bien plus favorisés : les immigrés déjà présents où ceux qui souhaitent immigrer sont donc devenus prioritaires. On se rappelle que Terra Nova avait dans une note fameuse théorisé cette position et appelé la gauche à choisir désormais les minorités et à délaisser son électorat traditionnel de Français moyens, bien moins pauvres que les immigrés et désormais trop souvent tentés par le populisme.

Pour supporter cette position inconfortable les tenants de la gauche égalitaire se donnent bonne conscience de diverses manières. Ils continuent à proclamer, de façon d’autant plus virulente que leurs déclamations sont sans conséquence, leur détestation des riches et du capitalisme. De même les militants radicaux prennent soin de casser les vitrines des banques ou d’agresser la police en marge des manifs de gauche ou de gilets jaunes. Gênés aux entournures, les tenants de la gauche égalitaire les plus honnêtes choisissent de se mettre en marge du Système capitaliste et tentent une vie écolo à l’écart de la marche du monde.

Ces tentatives de conserver ou de restaurer sa bonne conscience ne changent rien à cette réalité crue : la gauche égalitaire a choisi son camp. Sacrifiant l’anticapitalisme sur l’autel de l’immigrationnisme, elle a de fait pris le parti de la classe dirigeante, comme elle favorable à l’immigration, contre les populistes, qu’elle a désignés comme ses ennemis.

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Où l’on voit que les deux gauches, la gauche de la liberté et celle de l’égalité, la gauche de Voltaire et celle de Rousseau, se retrouvent pour finir sur l’essentiel : soutenir l’immigration et absoudre le capitalisme. Toutes les composantes, sauf une, de la société française convergent donc. Capitalistes et anticapitalistes de gauche, traders et citoyens du monde, droite libérale et gauche libérale, gauche libérale et gauche égalitaire, immigrés et immigrationnistes, tous communient autour d’un même objectif : éradiquer la France populiste, la France d’avant, la France française. Aller jusqu’au bout du projet de société multiethnique et multiculturelle. Fondre les populations européennes dans un melting pot mondial et métissé.

Les slogans de la gauche avaient de longtemps annoncé la couleur : « Changer le monde » ont toujours dit les progressistes. « Changer l’homme » proclamaient les communistes. « Changer la vie » prétendaient les électeurs de M. Mitterrand en 1981… Nous y sommes, pour notre malheur…

Actualité du totalitarisme

Chronique de Paysan Savoyard

(n°217 – février 2019)

 

Plusieurs événements récents soulignent le fait que le Système, avec ses relais politiciens, médiatiques et judiciaires, a l’intention de poursuivre et d’accentuer sa politique immigrationniste. Ces mêmes épisodes confirment également s’il en était besoin la nature totalitaire du Système. Les observations que nous recensons ici viennent s’ajouter à ce que nous indiquions dans plusieurs articles précédents (voir notamment cette chronique).

 

  • Le mensonge grossier et la provocation

En bon régime totalitaire, le Système recourt régulièrement au mensonge, souvent grossier, afin de se dédouaner de ses responsabilités et d’incriminer ses opposants. De nouveaux exemples récents sont à relever.

C’est ainsi que depuis le début du mouvement des gilets jaunes, le gouvernement met en cause la violence de « l’ultra-droite ». M. Attal a dénoncé « des actions fascistes, qui puent ». M. Griveaux a affirmé que le service d’ordre des manifestations était assuré par « des paramilitaires proches de l’extrême-droite ». Le même Griveaux a dénoncé «un visage raciste, antisémite et putschiste derrière les violences  ». Dans la même veine  un député LREM a déclaré que « des chemises brunes se cachaient sous beaucoup de gilets jaunes ». Or les violences et la casse sont à l’évidence attribuables pour l’essentiel aux casseurs d’extrême-gauche, « blacks-blocs » et « antifas ».

De même le gouvernement vient de mettre en scène une protestation nationale contre l’antisémitisme. En dénonçant les discours de haine et les groupuscules néo-nazis, en désignant  l’antisémitisme larvé des gilets jaunes infiltrés par l’extrême-droite, en évoquant « ce vieil antisémitisme tapi depuis des siècles dans les profondeurs de la société  française »,  il s’agit pour le Système de mettre en cause de façon explicite l’extrême-droite. Or rien ne prouve que l’extrême-droite soit pour quoi que ce soit dans les actes antisémites commis ces dernière semaines, qu’il s’agisse des tags sur une boîte aux lettres à Paris, de la dégradation de l’arbre planté en souvenir d’Ilan Halimi ou encore des croix gammées tracées sur les tombes juives du cimetière de Quatzenheim. Dans le cas de l’agression verbale d’A. Finkielkraut, il paraît même établi que l’homme ayant proféré les insultes et les menaces, loin d’appartenir à l’extrême droite, est au contraire… un musulman salafiste.

La ministre M. Schiappa vient d’atteindre un sommet dans la provocation mensongère en déclarant qu’il existait une « convergence idéologique entre la Manif pour tous et les terroristes islamistes ».  Cette provocation reflète le rôle qui a été imparti à Mme Schiappa : comme c’était le cas de Mme Taubira sous M. Hollande, Mme Schiappa a pour mission d’attirer sur elle la détestation d’un grand nombre d’électeurs dans le but de la détourner du président. Mais la provocation de Mme Schiappa a une dimension plus significative encore : elle est un nouvel exemple de la rhétorique adoptée par le Système depuis maintenant plusieurs années, qui consiste à mettre sur le même plan extrême-droite et islamistes, à les présenter comme les deux faces d’une même pièce, comme deux pôles extrêmes qui se renforcent l’un l’autre, également nocifs et dangereux, et qu’il convient donc de combattre avec la même vigueur. Le but de l’opération est double. Il s’agit à la fois pour le Système de justifier les mesures qu’il prend pour museler l’extrême-droite. Cette désignation de deux extrémismes à combattre permet également au Système de paraître occuper une position de juste milieu raisonnable, et ce alors même que sa politique d’immigrationnisme forcené est brutale et extrémiste.

Les accusations grossièrement mensongères qu’il multiplie illustrent le caractère totalitaire du Système : elles démontrent que celui-ci ne reculera devant aucun procédé pour museler et réduire au silence ses opposants.

 

  • L’occultation des faits gênants

Autre aspect de sa politique totalitaire, le Système s’attache à occulter ou à dissimuler les faits qui peuvent apporter un éclairage gênant sur la politique qu’il suit. C’est ainsi que l’incendie d’un immeuble à Paris, qui a tout de même fait 4 morts, a été oublié en 24 heures. Cet épisode mettait en effet le Système en cause  à plusieurs titres. Il illustrait d’abord le laxisme du système judiciaire et psychiatrique, qui venait de relâcher la veille une personne déjà mise en cause et condamnée pour divers actes délinquants et violences. L’épisode révélait également que l’immeuble visé était occupé essentiellement par des immigrés, alors même qu’il est situé… dans le 16e arrondissement, soulignant ainsi la vitesse à laquelle s’opère l’installation massive des immigrés sur toutes les portions du territoire. Surtout l’auteur de l’incendie en question était originaire de l’immigration… On peut affirmer sans risques que l’affaire aurait occupé l’espace médiatique pendant des semaines si l’incendiaire avait été un Français de souche…

De même l’attentat islamiste qui vient de se produire à Marseille a été totalement occulté. L’opération d’occultation a été grandement facilitée par le fait que l’attentat n’a fait que des blessés. Il s’est agi pourtant d’un attentat en bonne et due forme, le terroriste ayant semble-t-il sélectionné les victimes de ses coups de couteau en fonction de leur nationalité.

 

  • La pratique systématique de l’arbitraire et du deux poids-deux mesures

Le Système pratique de façon systématique la politique du deux-poids-deux-mesures, qui est l’une des caractéristiques des régimes totalitaires. Il s’est ainsi montré d’une particulière sévérité avec les gilets jaunes :  les arrestations ont été nombreuses ; les condamnations pénales également ; 12 manifestants ont été blessés gravement, plusieurs ayant perdu un œil.

Les « antifas » et casseurs anarchistes et d’extrême-gauche font au contraire l’objet depuis des décennies d’une grande mansuétude et d’une quasi impunité. Alors que les violences contre les forces de l’ordre ont été massives, les occupants de Notre-Dame-des Landes n’ont pas été condamnés. En dépit des expulsions qui ont été opérées il y a quelques mois, des squatteurs restent toujours installés impunément, depuis des années maintenant, sur une partie de la zone.

De même les pouvoirs publics ne font pas preuve vis-à-vis des « quartiers » de la même détermination que contre les  gilets jaunes. La police a au contraire l’ordre de ne pas y intervenir. Ces quartiers se trouvent depuis des décennies hors de la loi commune et sont dans les faits administrés par les caïds et les imams. On se rappelle qu’en 2005, les émeutes n’avaient débouché sur aucune condamnation : au contraire le gouvernement Sarkozy avait réagi en mettant en place à partir de cette date une politique de « discrimination positive » massive au bénéfice des habitants des « quartiers », notamment en mettant en place des recrutements préférentiels dans les médias, dans les écoles supérieures et dans la fonction publique.

Une nouvelle illustration de la politique du deux-poids-deux mesures vient d’être fournie avec la mise en scène d’une mobilisation générale contre l’antisémitisme en réaction aux épisodes évoqués plus avant. A l’inverse, les dégradations dans les églises qui se produisent depuis des années plusieurs fois par semaine n’ont jusqu’ici provoqué aucune réaction des pouvoirs publics et sont passées sous silence par les médias. Signalons au passage que les catholiques, soucieux sans doute de tendre la joue gauche et d’aimer leurs ennemis, participent activement à l’occultation des dégradations visant les églises.

 

  • Le musellement de l’opposition

Illustrant, une fois encore, sa nature totalitaire, le Système prépare, pour museler toute opposition, un projet de « lutte contre la haine sur internet ».

Le projet de loi préparé par le gouvernement prévoit ainsi que les « propos haineux » qui seront signalés par les internautes devront être supprimés par les plateformes et réseaux sociaux. Leurs auteurs pourront être bannis d’internet. Ils pourront également être pénalement poursuivis.

La nature totalitaire du projet est manifeste. Il s’agit de criminaliser toute opposition à la politique d’accompagnement et d’organisation de l’immigration massive, qui est au cœur du projet mondialiste du Système. Ce projet de loi vient prolonger et compléter le dispositif législatif de lutte contre le racisme, l’antisémitisme, et désormais également contre l’homophobie et contre le sexisme, dispositif mis en place en particulier par les lois Pleven puis Gayssot. Ce dispositif repose sur le raisonnement suivant. Tout propos opposé à la poursuite de l’immigration est nécessairement ressenti comme hostile et haineux par les communautés immigrées, qui souhaitent la poursuite des flux migratoires. Il est par là même contraire à la paix civile, au vivre ensemble et à l’intégration paisible des immigrés. Il doit donc être considéré comme appelant à la haine et être interdit. Bien que ce raisonnement en forme de syllogisme ait les apparences de la raison et de la modération – qui peut souhaiter la diffusion de la haine ? – il revient en réalité en jouant sur les bons sentiments à interdire toute contestation de la politique d’immigration. Il sera ainsi interdit d’affirmer que l’immigration est une mauvaise chose, qu’elle doit être arrêtée, et à fortiori que les immigrés doivent être reconduits.

Soulignons que l’adoption de ce projet de loi illustre également la volonté du Système de procéder de façon provocatrice. Des trois auteurs du rapport dont le projet de loi va reprendre les recommandations, M. Amellal, M. Taïeb et Mme Avia, aucun n’est un Français de souche. Quant au ministre qui va le faire adopter, M. Djandoubi, il s’agit également d’un immigré.

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Tous ces éléments participent d’une même stratégie : la stratégie du choc. En se montrant provocateur, grossièrement menteur, partial, brutal, en faisant preuve d’arbitraire, le Système poursuit un objectif précis : il s’agit de provoquer dans l’opinion un effet de sidération. Atterrée par l’ampleur des flux migratoires combinés à la détermination et à la brutalité du Système, la population des Français moyens de souche est réduite à la passivité. Abasourdie par l’ampleur et la rapidité du changement de population qu’elle constate, sidérée d’être à ce point lâchée et trahie par les gouvernements qui se succèdent, la population de souche n’éprouve plus que de la crainte.

Chaque jour qui passe, elle représente pour le Système un obstacle et un danger de moins en moins menaçants : la population de souche prend en effet conscience toujours plus nettement, à chacun des épisodes totalitaires qui se succèdent, qu’il n’existe plus désormais pour elle aucun espoir.

 

Voir également les chroniques suivantes : « Chronique du totalitarisme en marche » ; « Le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire est un totalitarisme » ;

Les bourgeois de droite comme de gauche ont tort d’avoir le sourire : seuls les très riches échapperont au chaos qui s’installe

Chronique de Paysan Savoyard

(n°211 – octobre 2018)

 

Du cadre supérieur au bobo intermittent, du médecin spécialiste à honoraires libres au patron d’une brasserie chic, du « créatif  » subventionné à l’agent immobilier de luxe, du « communicant » à l’ingénieur informaticien, du trader à l’avocat d’affaires, ceux qui vont bien sont nombreux. Mais la plupart d’entre eux ont tort de se réjouir. Pour l’instant les évolutions en cours ces dernières décennies leur profitent : mais ça ne va pas durer.

 

  • L’enrichissement formidable des riches est l’un des principaux effets de la mondialisation

Dans les pays occidentaux, la mondialisation a permis un enrichissement majeur de la classe dirigeante grâce à quatre facteurs :

Elle a autorisé premièrement une baisse très importante des coûts de production : en rendant possibles d’une part les délocalisations dans les pays à bas coût ; en permettant d’autre part le travail détaché et l’immigration, qui pèsent à la baisse sur les salaires des emplois restant localisés dans les pays occidentaux.

La mondialisation a entraîné, deuxièmement, la baisse des impôts pesant sur le capital, les bénéfices des sociétés et les hauts revenus : la libre circulation des capitaux a en effet conduit les gouvernements à mettre en oeuvre des politiques de dumping fiscal pour éviter la fuite des capitaux ; elle a également facilité les pratiques d’optimisation fiscale et le recours massif aux paradis fiscaux (voir cette chronique).

Les profits se sont fortement accrus, troisièmement, grâce à cet autre aspect de la mondialisation qu’est la financiarisation de l’économie : la sphère financière offre en effet des taux de profit très supérieurs à ceux qu’engendre l’activité de production dans la sphère réelle (voir cette chronique).

La mondialisation, enfin, a créé de nouveaux marchés immenses pour l’économie capitaliste, à commencer par le marché chinois. Dans le même registre, la forte réduction des droits de douane, conséquence du marché unique européen et des négociations commerciales mondiales, augmente les profits du commerce international.

Ces quatre facteurs cumulés ont permis un enrichissement considérable de la classe dirigeante, aussi bien dans les pays occidentaux que dans les nouveaux pays capitalistes. Le nombre des riches a sensiblement augmenté. Et ces riches sont devenus de plus en plus riches. Tel était bien l’objectif de la mondialisation de l’économie engagée dans les années quatre-vingt : il a été pleinement atteint.

 

  • Dans le sillage des riches, la mondialisation a fait de nombreux gagnants

Les riches ne sont pas les seuls à avoir profité de la mondialisation : l’ensemble de la classe supérieure tire parti de l’enrichissement de la couche dirigeante et de l’effet de ruissellement qu’il entraîne. Cadres supérieurs, professions libérales, commerçants, tous profitent des retombées de l’enrichissement des riches, dont ils constituent en quelque sorte les clients, les serviteurs, les obligés. Ces gens et leurs familles bénéficient d’un niveau de vie élevé. Par ailleurs leur mode de vie fondé sur la mobilité (expatriation, tourisme, études et stages à l’étranger…) renforce leur adhésion à la mondialisation.

A l’inverse, le groupe central (ou « classe moyenne »), constitué de la plupart des salariés, actifs et retraités, ne profite pas, lui, de la mondialisation. Au cœur de ce groupe central, l’énorme masse des fonctionnaires, des agents des établissements publics, des salariés des entreprises publiques et du secteur associatif parapublic (plus de 10 millions d’actifs) restent protégés par leur statut et bénéficient d’une situation qui reste correcte. Cependant de nombreux facteurs entraînent un déclassement progressif de ce groupe central. Celui-ci supporte une grande part des impôts, taxes et cotisations, qui permettent de financer l’immigration, l’assistanat et les différentes mesures de « traitement social » des suppressions d’emplois engendrées par la mondialisation : ces  prélèvements obligatoires ont désormais atteint le niveau le plus élevé du monde (45 % du revenu national annuel) et ne cessent de croître. Dans les centres des grandes agglomérations, le groupe central est également victime de la hausse des prix, en particulier des prix de l’immobilier, qui est une conséquence de l’enrichissement des riches : de ce fait une partie importante de la classe moyenne a été reléguée en zone périphérique.

Le reste de la société est constituée d’une part des immigrés, qui occupent les emplois « bas de gamme » et bénéficient massivement des aides sociales ; d’autre part des Français de souche européenne qui se sont installés dans l’assistanat. La situation relative de ce troisième groupe s’améliore continûment, les prestations sociales ne cessant d’augmenter et les contributions qui lui incombent de diminuer. Les membres de ce troisième groupe sont financés par l’endettement public et par les prélèvements pesant pour l’essentiel sur la classe moyenne.

Le résultat du second tour de la dernière présidentielle reflète cette situation contrastée. M. Macron a recueilli les voix de tous ceux qui vont bien. Les membres de la couche supérieure, qui sont les gagnants de la mondialisation, forment le cœur de son électorat. Au sein de la classe moyenne, les salariés du secteur public, encore protégés par leur statut, ont majoritairement voté pour lui. Les retraités, dont les revenus sont du même ordre que ceux des actifs, ont voté pour M. Macron, dans l’espoir de préserver le statu quo et le niveau encore relativement élevé de leurs pensions. Lorsqu’ils ont voté, les immigrés ont eux-aussi choisi M. Macron. Pour sa part Mme Le Pen a recueilli les voix du reste du groupe central, celles en particulier des salariés du privé en activité hors cadres supérieurs, celles également des artisans, commerçants et agriculteurs qui, sociologiquement et économiquement, peuvent être rattachés au groupe central.

Les 20 millions de voix obtenues par M. Macron au second tour de 2017 montrent que ceux qui vont bien ou plutôt bien sont encore nettement majoritaires : cela ne devrait pas être pour longtemps.

 

  • Mais l’immigration va rebattre les cartes et effectuer un tri

La classe moyenne va voir à court terme sa situation économique se dégrader significativement cette fois. Plusieurs facteurs devraient jouer dans ce sens. Le poids des prélèvements continuera à augmenter afin de contenir les déficits publics, qui sont une conséquences de la mondialisation et de l’immigration. La classe dirigeante s’apprête, deuxièmement, à comprimer le niveau des retraites servies par la sécurité sociale, afin là encore de maintenir déficit et endettement publics à des niveaux supportables. Il est probable, troisièmement, que la classe dirigeante procédera pour les mêmes motifs à un « ajustement structurel » du secteur public (dégraissage des effectifs, blocages des rémunérations, remise en cause du statut de l’emploi public) : la situation des salariés du secteur public et parapublic devrait dès lors se détériorer nettement dans les années à venir. Il n’est pas exclu enfin que la France soit confrontée à un moment ou à un autre à une limitation des capacités d’endettement de l’Etat : la sécurité sociale (retraites et couverture maladie en particulier) devrait alors fortement réduire ses prestations et son champ d’action.

Mais la classe moyenne ne sera pas la seule à plonger, et c’est ce point que nous voulons ici souligner. Si leur situation économique ne devrait pas être affectée à court terme, les gens aisés vont eux-aussi rencontrer un problème : du point de vue de l’ordre public et de la sécurité, la situation est en effet en train de se dégrader à toute allure sur tous les points du territoire. Toutes les villes même de dimension modeste sont désormais touchées par une insécurité croissante, conséquence directe de l’immigration. Le Grand ouest, prisé de la classe supérieure, des fonctionnaires et des électeurs de gauche, est à son tour touché par l’invasion migratoire et son cortège de délinquance, de violence et d’insécurité. Au fur et à mesure que les choses vont empirer, la classe supérieure va éprouver des difficultés à vivre dans des zones sécurisées et à se déplacer en sécurité. En France en effet, les zones riches et les zones peuplées d’immigrés sont étroitement imbriquées : les milieux aisés ne pourront donc pas se protéger comme ils le font au Brésil, en dressant un mur autour des villes où ils sont regroupés .

Non seulement la dégradation de la situation va se poursuivre mais elle va s’accélérer. Les immigrés représentent en effet désormais une masse trop énorme pour que les choses puissent rester en l’état : entre 15 et 18 millions de personnes originaires de l’immigration non européenne sont d’ores et déjà installées en France métropolitaine. Leur nombre s’accroît de 4 à 500 000 par an, du fait de l’immigration légale, de l’immigration illégale et des naissances (voir cette chronique). Sous l’effet de cette invasion, un nombre croissant de points du territoire vont être touchés par une situation de chaos : délinquance, violences, drogue, émeutes, processus de sécession des « quartiers », islamisation… Dans ce contexte la vie quotidienne de la grande majorité des Français de souche européenne va fortement se dégrader : les milieux aisés seront également touchés, au même titre que l’ensemble de la classe moyenne.

Seuls les vraiment riches (moins de 10 000 ménages en France) échapperont à tout cela. Ils ont acquis des résidences dans le monde entier, en particulier aux Etats-Unis. Ils ont acheté des îles dans les endroits paradisiaques. Ils se déplaceront en avion privé d’une de leurs résidences sécurisées à une autre. Sur le plan économique, ils se consacreront aux marchés gigantesques que leurs offrent les pays émergents. Du point de vue de leurs intérêts tant matériels que moraux, ils n’ont plus rien à faire de l’Europe.

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L’immigration de masse a été décidée et organisée par la classe dirigeante car elle contribue significativement à son enrichissement. Or cette immigration de masse, qui a pris désormais la dimension d’une invasion, va rebattre les cartes en profondeur au sein de la société française.

Le chaos qui s’installe va opérer un reclassement majeur. Les membres du groupe dirigeant vont progressivement se retirer du jeu et le moment venu quitter le pays. Les immigrés seront eux en pays conquis. Malheur à tous les autres. Malheur en particulier aux Français moyens de souche. Mais malheur également à tous ces bourgeois, de droite et de gauche, aujourd’hui aisés, qui vivent bien dans l’entourage ou la clientèle des puissants, parés de leurs « valeurs » et de leur bonne conscience. La plupart n’auront pas les moyens de s’expatrier et partageront le sort catastrophique de tous les Français moyens lepénistes qu’ils auront tellement méprisés. Ce ne sera au demeurant que justice.

Chronique du totalitarisme en marche

Chronique de Paysan Savoyard

(n°210 – octobre 2018)

 

Le Système en place, mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire, présente toutes les caractéristiques du totalitarisme (voir ces chroniques). Les récents développements le montrent : ce totalitarisme, mois après mois, accentue son emprise.

 

  • Le parti d’opposition au Système fait l’objet d’un harcèlement croissant

Le parti anti Système, le FN aujourd’hui RN, est la cible d’un harcèlement qui ne cesse de s’accentuer.

Plusieurs responsables du FN sont tout d’abord poursuivis pour financement illégal de campagnes électorales : des sociétés appartenant à des proches du FN sont accusées d’avoir accordé à ce parti des avantages financiers. Or le financement de partis politiques par des sociétés commerciales est interdit et constitue un détournement de biens sociaux.

Dans le même temps, différentes informations et rumeurs conduisent à penser que la campagne d’E. Macron a été financée pour partie grâce à ce genre de méthodes. Il semble par exemple que des sociétés privées ainsi que différentes institutions publiques, notamment des collectivités territoriales, aient délivré dans le cadre de la campagne d’E. Macron des prestations de façon gratuite ou quasi gratuite. Il va sans dire que la justice ne mène aucune investigation sur ce terrain.

Le FN est également poursuivi pour avoir affecté les assistants de ses parlementaires européens à des tâches liées au fonctionnement du parti et non à des activités en rapport direct avec l’UE.

Cette mise en cause du FN est de toute évidence malhonnête et arbitraire. Le rôle des assistants de députés, et celui des députés eux-mêmes, est en effet de mettre leur activité au service de leur parti politique, que ce soit à Bruxelles ou à Paris : qu’ils se consacrent à des thèmes européens ou nationaux ne regarde que leur parti.

A contrario les autres partis politiques ne sont jamais poursuivis alors qu’ils ont, eux, massivement recours aux emplois fictifs : la technique consiste à recruter, au sein des collectivités territoriales en particulier, des agents publics censés travailler au service de la collectivité mais qui sont en réalité des permanents politiques. Ce système constitue un détournement d’argent public et une fraude manifestes. Les syndicats ont eux-aussi massivement recours à ce détournement : les administrateurs de la sécurité sociale désignés par les syndicats ainsi que les nombreux agents payés par la sécurité sociale qui gravitent dans leur entourage, sont en fait des permanents syndicaux. Or les partis politiques et syndicats du Système ne sont que très rarement poursuivis pour ces détournements. L’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris déclenchée contre la droite par les socialistes après leur conquête de la mairie constitue une exception. Quant au FN, il ne peut se livrer, lui, à ces détournements puisqu’il ne gère aucune collectivité, à l’exception d’une dizaine de villes de petite dimension.

Grâce à cette affaire fabriquée de toutes pièces, le Système enchaîne les manœuvres de harcèlement. L’immunité parlementaire de Mme Le Pen a été levée en juin 2017. Elle a ensuite été mise en examen, pour « abus de confiance et détournement de fonds publics ». Plusieurs autres responsables FN ont également été mis en examen. Dans le cadre de cette affaire, les juges ont saisi il y a quelques semaines un versement de 2 millions d’euros de crédits publics qui devaient revenir au FN au titre de ses résultats électoraux aux législatives. La cour d’appel vient de confirmer la saisie de ces financements, même si elle a réduit la somme à 1 million.

Le harcèlement du FN se porte également sur un autre terrain. Le FN avait diffusé en 2015 des images de Daech afin de mettre en garde contre les dangers de l’islamisme. Le Système en prend prétexte pour exercer contre lui des mesures prévues… par la législation anti-terroriste ! Le parquet a d’abord ouvert une enquête pour « diffusion d’images violentes ». L’assemblée nationale a décidé de lever l’immunité de G. Collard, puis celle de Marine Le Pen, qui a ensuite été mise en examen. On apprend ces jours-ci que, dans le cadre de cette affaire, Marine Le Pen a été invitée par un juge à se soumettre à une expertise psychiatrique !

Ajoutons que toutes les réunions publiques du FN continuent, comme depuis des années, à être perturbées par des manifestants, souvent violents, avec la complicité du Système.

 

  • Le Système vise à empêcher l’expression des opinions dissidentes

Comme les autres régimes totalitaires, le Système vise à restreindre ou à empêcher l’expression des opinions dissidentes. Plusieurs épisodes récents viennent d’intervenir dans ce registre.

Eric Zemmour, le dissident le plus brillant, vient de voir supprimer sa chronique hebdomadaire sur RTL. Il semble également que les médias publics (Radio France et France télévision) aient décidé de l’écarter de toutes leurs émissions.

Jean-Marie Le Pen a été mis une nouvelle fois en examen, cette fois pour diffamation après avoir dit en 2009 sur RTL que « 90% des fait divers ont à leur origine soit un immigré soit une personne d’origine immigrée« .

En décembre 2017 quelques jours après l’action pacifique menée par Génération identitaire dans les Hautes-Alpes pour protester contre l’immigration illégale, le compte Facebook du mouvement a été suspendu. Le gouvernement n’est manifestement pas étranger à cette décision : ladite décision a en effet été prise par le directeur de Facebook France qui se trouve être… un préfet. De son côté le délégué interministériel à la lutte contre le racisme (DILCRA), lui aussi préfet, s’est réjoui de cette décision, en confirmant qu’il ne s’agissait pas d’un incident technique.

Dans le même registre, le Système envisage de modifier la législation pour pouvoir lutter plus efficacement contre « la diffusion de la haine » sur les réseaux sociaux. Un rapport, établi par MM. Avia, Taïeb et Amellal (sic), préconise ainsi de fermer les comptes des internautes diffusant des messages racistes, haineux ou discriminatoires, et de les poursuivre pénalement. La lecture de ce rapport permet de relever également que, comme à l’habitude, le Système procède en mettant sur le même plan la lutte contre l’extrême-droite et celle contre les djihadistes.

Dans le même temps, comme depuis trente ans, les rappeurs continuent de diffuser dans la jeunesse immigrée des messages haineux, des menaces de mort et des déclarations de guerre à l’égard de la police, de la France et des Blancs. Face à ce phénomène, les pouvoirs publics font preuve d’une passivité et d’une complaisance inaltérables. Un rappeur dénommé Nick Conrad vient d’être mis en cause pour avoir diffusé des vidéos appelant à « prendre les Blancs ». Il proclame ainsi : « Je tue des bébés Blancs »… « Pendez leurs parents »… « Ecartelez-les pour passer le temps »… »Divertir les enfants Noirs »… A notre connaissance, ces appels au meurtre n’ont, pour l’instant du moins, déclenché aucune poursuite judiciaire. On se rappelle que le bloggeur Mekhlat avait multiplié pendant des années des tweets de la même eau. A notre connaissance lui non plus n’a pas été poursuivi.

 

  • Les juges condamnent lourdement les dissidents du Système

La marque des  systèmes totalitaires est d’organiser des procès destinés à mettre à l’écart les dissidents. Ce type de régime a également pour caractéristique d’utiliser des nervis et des milices à son service. Plusieurs exemples illustrant ces méthodes viennent d’être donnés ces derniers mois.

En décembre 2017, 5 militants identitaires qui avaient participé à l’occupation en 2012 de la mosquée de Poitiers ont été condamnés. Ces peines (1 an de prison avec sursis, 5 ans de privation des droits civiques, 40 000 euros d’amende au total) apparaissent spectaculairement lourdes au regard des faits. Rappelons que les militants ainsi condamnés ont occupé, pendant quelques heures, en déployant des banderoles, le sommet d’une mosquée en construction. Il n’y a eu aucune violence ni aucune dégradation.

Les provocateurs d’extrême-gauche bénéficient à l’inverse d’une extrême mansuétude du Système. C’est ainsi que les multiples provocations des Femen n’ont donné lieu qu’à quelques très rares et faibles condamnations. En 2013 des Femen s’étaient dénudées dans la nef de la Cathédrale de Paris pour fêter le renoncement de Benoît XVI. Poursuivies pour avoir dégradé une cloche, elles ont été relaxées en 2014 en première instance comme en appel (pendant que les vigiles étaient eux condamnés à des amendes pour violences envers les Femen). La plainte d’une association catholique pour injures envers les catholiques a donné lieu à un nouveau procès en mai 2017 et à une nouvelle relaxe. En janvier 2018 une Femen qui, seins nus, avait poignardé la statue de Poutine au musée Grévin, a été relaxée par la cour d’appel (un nouveau procès aura lieu, ce jugement ayant été invalidé par la cour de cassation)

En mars 2018, des militants pro immigration et des immigrés clandestins, emmenés notamment par le député France insoumise E. Coquerel, ont défilé dans la Basilique Saint-Denis pendant une heure, en déployant des banderoles et en criant des slogans hostiles à la loi immigration, à l’aide d’un haut-parleur. Cette manifestation n’a à notre connaissance donné lieu à aucune poursuite pénale.

Tenu en septembre 2018 le procès des activistes d’extrême-droite accusés de la mort de Méric mérite d’être mis en exergue. Il a donné lieu à des condamnations très lourdes : E. Morillo a été condamné à 11 ans de prison ferme. S. Dufour à 7 ans de prison ferme. De nombreux éléments rendent cette condamnation inique. Il s’agissait, premièrement, d’une rixe entre deux groupes, formés en vue d’affrontements et rompus à l’exercice, l’un d’extrême-droite, l’autre d’extrême-gauche : seuls les activistes d’extrême-droite ont pourtant été poursuivis. Méric, deuxièmement, n’a pas été la victime d’un meurtre mais d’une rixe, à laquelle il a participé librement et qu’il a peut-être même recherchée. Cette rixe, troisièmement, a résulté de la rencontre fortuite des deux groupes : les juges d’instruction ont considéré d’ailleurs qu’il n’y avait pas eu d’intention homicide de la part des activistes d’extrême-droite (la qualification initiale d’homicide volontaire a été abandonnée). Selon les témoignages, quatrièmement, des vigiles noirs et arabes du magasin dans lequel se trouvaient les deux groupes, ce sont les activistes d’extrême-gauche, à commencer par Méric, qui ont provoqué leurs adversaires. Il est établi, cinquièmement, qu’ils les ont ensuite attendus pendant 40 minutes à la porte du magasin. Les skins d’extrême-droite attendaient eux à l’intérieur, dans le but manifeste d’éviter l’affrontement. L’utilisation d’un « poing américain » par les activistes d’extrême-droite, sixièmement, n’a pas été prouvée et les avis des experts sur ce point sont restés partagés. E. Morillo a affirmé, septièmement, qu’il s’était défendu contre Méric qui l’avait attaqué par derrière : les vidéos n’ont pas permis de faire la lumière sur ce point (il est d’ailleurs très surprenant que les vidéos n’aient rien enregistré de probant sur cette rixe). L’un des antifas, huitièmement, a déclaré que S. Dufour ne s’était pas battu avec Méric. Même les médias les plus hostiles à l’extrême-droite ont reconnu que le procès n’avait pas permis de lever les nombreuses zones d’ombre et les témoignages contradictoires.

Les juges n’ont tenu aucun compte de ces éléments de doute, qui auraient pu jouer en faveur des accusés. Alors que la responsabilité de la rixe était incontestablement partagée par les deux groupes, seuls les skins ont été poursuivis, jugés et condamnés. Alors qu’un des antifas lui-même avait déclaré que S. Dufour ne s’était pas battu avec Méric, le skin a pourtant été lourdement condamné. Les juges ont organisé un procès d’une durée de 6 jours, exceptionnelle pour une affaire de ce type – un décès dans une rixe qui n’avait pas été préméditée – et ont à son issue infligé des peines exceptionnellement lourdes, ce que les avocats de la partie civile eux-mêmes ont reconnu. De toute évidence les juges ont organisé un procès politique : ils ont voulu faire un exemple et montrer à l’extrême-droite et aux dissidents du Système que, s’ils sortent du rang, ils subiront un traitement impitoyable (voir également cette chronique).

Le Système a annoncé il y a quelques semaines l’arrestation d’activistes d’extrême-droite qui nourrissaient un projet d’attentat anti musulmans. Il est impossible d’affirmer que ces activistes bien naïfs ont en réalité été manipulés par le Système lui-même, qui on le sait cherche en permanence à établir un parallèle entre l’extrême-droite et les terroristes musulmans. On peut en revanche formuler ce pronostic en toute certitude : ils vont eux aussi être lourdement condamnés.

Dans le même temps les groupes violents qui sont les alliés du Système ne sont pas poursuivis ou bénéficient d’une grande mansuétude. Alors que les violences attribuables à l’extrême-droite sont devenues extrêmement rares, les casseurs de gauche, anarchistes, antifas et « black block », se déploient à l’occasion de chaque manifestation de gauche et se livrent systématiquement à des violences contre la police et des déprédations : ces casseurs restent presque toujours impunis. Le plus souvent aucune arrestation n’est opérée par la police.

Par exception les antifas qui, en mai 2016 à Paris, avaient attaqué des policiers dans leur voiture, à laquelle ils avaient préalablement mis le feu, ont été poursuivis, incarcérés à titre préventif et jugés en novembre 2017. Le plus connu, A. Bernanos a été reconnu coupable d’avoir frappé un policier dans sa voiture et d’avoir pulvérisé la lunette arrière avec un plot métallique : il a été condamné à 5 ans de prison donc 2 avec sursis. Celui qui a lancé le fumigène ayant déclenché l’incendie a été condamné à 7 ans. Les 5 autres agresseurs ont été condamnés soit à 5 ans soit à 4 ans de prison, dont la moitié avec sursis. Les peines sont à comparer avec celles qui ont été infligées aux participants de la rixe avec Méric. A la différence de ce qui était reprochés aux skins, les actes dont les antifas ont été reconnus coupables visaient, premièrement, les forces de l’ordre et comportaient, deuxièmement, une intention criminelle incontestable : les antifas n’ont pourtant été traduits qu’en correctionnelle, alors que les skins ont été jugés en cours d’assise. Les peines infligées aux antifas ont été deux fois moins lourdes que celles infligées aux activistes d’extrême droite.

 

  • Le Système accentue la dissimulation des chiffres et des données

Pour mener à bien son projet mondialiste et immigrationniste, le Système, à l’instar des régimes totalitaires qui l’ont précédé, dépense une énergie importante pour cacher les informations et les données chiffrées sensibles, pour les travestir et pour les détourner. De nouveaux exemples significatifs viennent d’être enregistrés ces derniers mois.

S’il ne s’est pas produit d’attentats de masse depuis deux ans, en revanche les attaques au couteau de passants choisis au hasard au cri d’Allah Akbar se produisent à intervalles réguliers en France et en Europe. Ces attaques font des morts et des blessés. Le Système s’emploie à les étouffer et y parvient le plus souvent. La technique choisie consiste à prétendre que l’auteur de l’attaque est un « déséquilibré », dont l’acte ne peut de ce fait être considéré comme un acte terroriste. On peut citer cet épisode, celui-ci, celui-ci, celui-ci, ou encore celui-ci.

Il existait jusqu’alors un organisme officiel, l’AFDPHE, dépendant du ministère de la santé, chargé de mettre en œuvre les dépistages qui sont effectués à la naissance afin de pouvoir détecter différentes maladies graves. L’un de ces dépistages vise la drépanocytose, qui constitue une maladie génétique grave. Il se trouve que cette maladie ne touche que les populations africaines, du Moyen-Orient et des Dom-Tom : le dépistage en question n’est donc effectué que sur les nouveaux-nés dont les parents sont originaires de ces régions du monde. Le nombre des dépistages de la drépanocytose donnés par l’organisme dans son rapport annuel permettent donc de connaître presque exactement le nombre annuel des naissances issues de l’immigration non européenne (la différence avec le nombre exact résulte de ce que les tests incluent les Dom-Tom et ne concernent pas les populations d’origine asiatique).

Les chiffres donnés par ces rapports sont spectaculaires. C’est ainsi que le dernier rapport de l’organisme permettait de constater que 250 000 naissances en métropole, soit  39 % des naissances en métropole, sont issues de l’immigration non européenne (73 % en Ile-de-France…). Le rapport permettait également de constater que ce pourcentage connaît une croissance considérable et continue : le pourcentage des nouveaux-nés subissant le test était en 2006 de 27 %. 10 ans plus tard, il s’élève comme on vient de le dire à 39 %…. (voir cette chronique) Cette information est fortement gênante bien sûr pour la propagande du Système : elle démontre en effet que le Grand remplacement que le Système organise est bel et bien à l’œuvre et ne cesse de s’accélérer.

Depuis plusieurs années déjà les associations immigrationnistes et antiracistes réclamaient soit que l’information concernant les tests de la drépanocytose ne soient plus rendus publics ; soit que les tests soient étendus à tous les nouveaux-nés… Le gouvernement vient de leur donner satisfaction. L’organisme chargé des tests prénataux vient d’être supprimé. Les tests seront dorénavant gérés par les agences régionales de santé, qui probablement ne rendront pas leurs chiffres publics. Le tour est joué : le thermomètre est cassé. L’information explosive a disparu. Le Système pourra continuer à prétendre que le Grand remplacement n’est qu’un fantasme…

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Arbitraire, politique du deux-poids-deux mesures, harcèlement des dissidents, intimidation, propagande, dissimulation des données… Face aux révoltes populistes qui en Europe se font jour enfin et le menacent, le Système est manifestement engagé dan une processus de durcissement continu.

 

Le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire est un totalitarisme (6e et dernière partie)

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 208 – août 2018)

 

Le présent article, publié en plusieurs parties au cours de l’été, se propose de montrer que le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire présente toutes les caractéristiques du totalitarisme. La première partie a traité le point suivant : « Un système où l’idéologie prédomine ». La deuxième : « Un système de pouvoir qui permet de contrôler les principales organisations et institutions ». La troisième : « La propagande omniprésente ». La quatrième : « Neutraliser la société et pourchasser les dissidents ». La cinquième : « Contrôler et formater les esprits ». Voici la sixième et dernière :

 

  • Le Système souhaite et organise l’invasion migratoire de son propre territoire

Le Système a une caractéristique propre, qui le différencie de ses devanciers : le Grand remplacement. Le nazisme avait pour objectif de réunir les Germains, d’étendre leur « espace vital » et de se débarrasser d’une manière ou d’une autre de certaines populations jugées indésirables. Se percevant comme l’aboutissement des processus historiques et comme le fruit du règne de la Raison, le communisme avait pour ambition de s’imposer au système capitaliste occidental et de s’étendre aux différentes régions du monde. Le Système s’attaque, lui, à son propre peuple et à son propre territoire : voulant construire un monde sans frontières qui partage le même système d’économie de marché et les mêmes valeurs universelles libérales, il vise à diluer le peuple européen dans un peuple nouveau, universel lui-aussi, composé notamment des immigrés du monde entier.

L’organisation de l’invasion migratoire

C’est dans cette perspective que l’invasion de l’Europe est organisée par la classe dirigeante occidentale. S’agissant de la France cette politique délibérée a été initiée dans les années soixante avec l’organisation d’une immigration de travail. Elle a été relayée par une politique d’autorisation du regroupement familial. L’immigration prend aujourd’hui pour prétexte l’asile des victimes de la guerre, de la pauvreté et du changement climatique.

Toute une batterie de dispositifs autorisent, encouragent, organisent et accompagnent l’immigration : les lois immigrationnistes ; l’action immigrationniste des juges ; la mise en place des dispositifs d’accueil ; le bénéfice des prestations, des services et des aides financières (santé, scolarisation, logement…) accordé aux immigrés ; l’autorisation d’accès au marché du travail qui leur est donnée ; la régularisation des immigrés en situation irrégulière ; l’accès à la nationalité… Aucun de ces dispositifs n’est jamais remis en cause, ni même restreint. Ils sont même le plus souvent consolidés, améliorés, étendus. La volonté immigrationniste de la classe dirigeante est par là-même démontrée (voir également cette chronique).

L’explosion du nombre des immigrés

Dans ces conditions, les flux d’immigration n’ont, depuis 50 ans, cessé d’augmenter. Le nombre des immigrés non européens qui naissent ou s’installent sur le territoire métropolitain est aujourd’hui au moins de 500 000 par an.

Ce total se décompose de la façon suivante. 200 000 immigrés non européens s’installent légalement chaque année sur le territoire métropolitain. Les immigrés clandestins supplémentaires sont au moins 100 000 par an (dont 70 000 déboutés de leur demande d’asile, qui ne sont jamais expulsés). Les naissances originaires de l’immigration non européenne sont environ 350 000. De ces flux entrants il faut déduire les décès et les départs, les uns et les autres peu nombreux.

Quant au nombre des personnes originaires de l’immigration non européenne déjà présentes en métropole, il est compris entre 15 et 18 millions, probablement dans le haut de la fourchette.

Obliger tout le monde à vivre avec les immigrés

Non seulement le Système ne cesse d’augmenter les flux de nouveaux immigrés, mais il impose l’immigration à tous par le biais des politiques de répartition autoritaire sur le territoire.

Il répartit des centres d’accueils de demandeurs d’asile sur les différents points du territoire, en particulier dans les petites villes et les villages. Il impose aux grandes entreprises des quotas de diversité pour le recrutement de leur personnel : les entreprises qui ne satisfont pas à ces quotas ne peuvent participer aux procédures de marchés publics et encourent des amendes. La loi SRU impose un quota de HLM dans toutes les villes et tous les quartiers : les HLM étant pour une bonne part attribués par les pouvoirs publics à des immigrés, la loi SRU revient à imposer ceux-ci à tous les Français (voir cette chronique).

Une politique mise en œuvre sans l’accord du peuple

Cette politique a été mise en place sans que l’avis de l’opinion ait jamais été sollicité. Aucun référendum n’a été organisé sur la question. Les partis de gouvernement sont tous favorables à l’immigration. Quant à l’extrême-droite, accusée de xénophobie et de racisme, elle subit de la part du Système une pression qui l’a conduite à adopter depuis une dizaine d’années un discours de retenue sur les questions les plus sensibles, en particulier l’immigration.

Toutes les études d’opinion montrent pourtant que depuis plus de trente ans la majorité des Français souhaiteraient que l’immigration s’interrompe. Non seulement le pouvoir n’en tient aucun compte mais il choisit au contraire de pousser les feux et d’en rajouter dans la provocation. C’est ainsi qu’E. Macron a déclaré au cours de sa campagne que « l’immigration se révèle une chance, du point de vue économique, culturel, social ». Manifestant qu’il n’avait pas l’intention d’agir en fonction des intérêts du peuple français, le même Macron n’a pas hésité à déclarer également, au cours d’un déplacement en Algérie, que la colonisation française avait constitué « un crime contre l’humanité ». Dès son arrivée au pouvoir, M. Macron s’est entouré de nombreux députés et collaborateurs issus de l’immigration (lesquels d’ailleurs se signalent régulièrement par leurs frasques à l’attention du public ; Sibeth ; Avia ; Gueradj ; Benalla…).

Les trois temps de la propagande immigrationniste

Le Système a accompagné la politique d’immigration massive d’une propagande évolutive (voir également cette chronique). Le discours du Système a connu trois périodes. Dans un premier temps, dans les années soixante-dix, le Système a prétendu que le nombre des immigrés était faible, qu’il ne représentait qu’une proportion infime de la population totale, que l’immigration avait toujours existé et que ces immigrés allaient s’assimiler.

Dans un deuxième temps, à partir des années quatre-vingt, il a dû reconnaître, devant l’évidence, que le nombre des immigrés s’installant en France était bien plus élevé qu’il ne l’affirmait jusque-là. Il a alors prétendu que cette immigration était nécessaire afin de « payer les retraites » et « d’occuper les emplois dont les Français ne voulaient pas ». Parallèlement, il a remisé l’objectif d’assimilation et a mis en avant l’objectif moins ambitieux « d’intégration ».

Dans un troisième temps, à partir des années deux-mille, l’échec de l’intégration apparaissant en pleine lumière, au fil des attentats, des émeutes et des progrès de l’islam, il a adopté un nouveau discours. Le discours actuel cherche à faire croire que l’accueil des immigrés chassés par les guerres, la misère et les dérèglements climatiques, qui constitue une obligation morale, est une « crise » temporaire, que les gouvernements s’emploient à surmonter. Quant à l’intégration, elle est désormais remplacée par le « vivre-ensemble », c’est-à-dire par un objectif de simple coexistence pacifique.

Le Système tient un discours tout prêt lorsqu’il sera devenu évident pour tout le monde qu’il n’y a ni vivre-ensemble ni crise temporaire mais invasion de l’Europe et remplacement de ses populations : ce sera alors le quatrième et dernier temps de sa propagande immigrationniste. Ce discours comprendra deux éléments : inversion accusatoire et fatalisme. En premier lieu le Système rejettera la responsabilité de l’échec du vivre ensemble sur la population française de souche : il l’accusera de ne pas avoir fait d’efforts d’intégration suffisants ; de ne pas avoir été suffisamment accueillante ; d’avoir refusé trop souvent de se mélanger, rejetant les immigrés dans des ghettos ; de s’être montrée trop souvent tentée par la xénophobie et les discriminations ; de n’avoir pas accepté d’aider suffisamment le tiers-monde à se développer. Le Système prétendra en second lieu qu’indépendamment des politiques mises en œuvre, l’invasion migratoire était de toute façon inévitable compte-tenu de la démographie planétaire. Il achèvera en rappelant que toutes les civilisations sont mortelles et en invitant à « se tourner vers l’avenir ».

L’efficacité de ce quatrième et dernier volet du discours de propagande n’aura au demeurant plus d’importance. Le Système en effet aura atteint son objectif ultime : résigné, soumis, dilué dans un magma métissé, le peuple européen aura disparu.

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Le nazisme a duré moins de vingt ans. Coresponsable, avec le communisme, de la seconde guerre mondiale et de ses 60 millions de morts, il s’est écroulé dans la défaite allemande : ses chefs ont été jugés et pendus.

Le communisme lui a duré soixante-dix ans : après avoir fait 100 millions de morts (compte non tenu des morts de la seconde guerre mondiale), il a été chassé du pouvoir en Europe à la fin des années quatre-vingt, vaincu par la richesse du monde occidental, par l’attraction des idées libérales et par l’attachement maintenu des populations de l’Est à leur identité, notamment religieuse.

Qu’en sera-t-il du Système ? Trois scénarios sont envisageables. Ce Système parviendra-t-il à ses fins, en dissolvant définitivement l’Europe dans un monde occidental libéral-libertaire et métissé, dominé par les Etats-Unis ? L’Europe, recouverte par les populations africaines et orientales, sombrera-t-elle dans le chaos et l’islamisation, échappant par là-même à l’orbite américaine ? Un sursaut des populations européennes se produira-t-il, qui conduira à l’arrivée de pouvoirs forts se donnant pour objectif de préserver la civilisation, le territoire et les peuples européens, de les restaurer dans leurs droits et de mettre fin au Système ? Dans cette dernière hypothèse, l’agenda de ces nouveaux pouvoirs s’imposerait de lui-même : arrêter l’immigration et procéder à une remigration massive ; répudier la tutelle américaine ; juger, dans le cadre d’un nouveau Nuremberg, la classe dirigeante européenne pour Haute trahison…

Il faut en effet le redire au moment de conclure. La classe dirigeante entière a mis en place un Système totalitaire dont le but est d’organiser l’invasion de son propre territoire et de trahir sa propre population. C’est-là un phénomène tout à fait inédit : c’est la première fois qu’un pouvoir veut la disparition et la dilution de son propre peuple. Il n’y a pas de précédent historique à cette situation, ni même rien qui y ressemble. Nous vivons donc un moment absolument unique dans l’Histoire de l’Europe et probablement dans l’Histoire universelle : on conviendra qu’il s’agit-là, dans notre malheur, d’une bien maigre consolation.

Le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire est un totalitarisme (5e partie)

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 207 – août 2018)

 

Le présent article, publié en plusieurs parties au cours de l’été, se propose de montrer que le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire présente toutes les caractéristiques du totalitarisme. La première partie a traité le point suivant : « Un système où l’idéologie prédomine ». La deuxième : « Un système de pouvoir qui permet de contrôler les principales organisations et institutions ». La troisième : « La propagande omniprésente ». La quatrième : « Neutraliser la société et pourchasser les dissidents ». Voici la cinquième et avant-dernière :

 

  • Contrôler et formater les esprits 

C’est sa cinquième caractéristique. Le Système ne cherche pas seulement à maintenir la population dans une position de docilité et de résignation, ce qui est le cas également des régimes tyranniques ou simplement autoritaires : il cherche en plus à obtenir que tous les individus adhèrent à l’idéologie du Système, et en deviennent à leur tour les relais et les propagandistes. Un système autoritaire se contente de la docilité et est indifférent à ce que les gens pensent réellement pourvu qu’ils se taisent : un totalitarisme attend que chacun devienne l’un de ses agents. Comme on l’a vu plus haut, le Système considère que ses valeurs incarnent le Bien : il convient donc de les faire partager et adopter par tous.

Formater les esprits pour les conduire à adopter les valeurs

Les différents moyens de contrôle de la société qui ont été évoqués plus avant, tels que la propagande et la novlangue, ne sont pas seulement destinés à assurer le pouvoir du Système : ils ont aussi pour objectif d’opérer un formatage de la pensée. En outre le Système a mis en place toute une mobilisation collective pour conduire chacun à adhérer aux valeurs. Le cadre scolaire est un lieu privilégié. On y multiplie les médiateurs, les délégués de classe, les journées thématiques centrées sur les valeurs du Système : lutte contre le racisme, contre les discriminations, pour le respect, pour l’égalité des genres, pour l’aide aux pays pauvres… Il s’agit d’aboutir à ce que chaque élève se transforme en agent de propagande.

Le Système a également mis en place des centres de redressement de la pensée. Les centres de déradicalisation ne concernent pour l’instant que les islamistes : mais on peut imaginer que le Système pense à les étendre à l’extrême-droite le moment venu. Dans le même esprit les stages de récupération de points du permis de conduire visent également à rectifier les pensées déviantes. De même les entreprises participent activement au formatage des esprits en multipliant les stages de formation et les séminaires professionnels consacrés à la célébration des valeurs du Système, telles que la diversité, la non discrimination et la laïcité…

La technique de la vaccination

Mais le principal moyen de formatage des esprits sont les situations de fait que le Système créée, laisse se créer et encourage, en particulier la délinquance massive impunie et l’immigration massive : ces situations de fait ont pour objectif et pour effet d’aboutir à ce que la population de Français moyens finissent par les considérer comme le cadre de vie normal. Mieux encore il s’agit de faire en sorte que les Français moyens, qui subissent depuis 50 ans l’immigration de masse et l’impunité des délinquants, perdent jusqu’au souvenir du temps où la délinquance était résiduelle et la population constituée quasi exclusivement de blancs. Le Système a procédé en quelque sorte par la technique de la vaccination. Les changements voulus par le Système, à commencer par le changement de population, ont été introduits à dose modérée et de façon progressive. Dans un premier temps la population a toléré ces changements parce qu’ils étaient limités. Puis elle les a acceptés bien qu’ils soient devenus massifs, parce qu’elle a été comme vaccinée, et qu’elle considère la nouvelle situation comme la norme. Une large fraction de la population, qui s’accroît au fur et à mesure que celle-ci se renouvelle, n’a désormais aucunement conscience de ce qu’une société différente a pu exister.

La double pensée

Un dernier élément est caractéristique de la nature totalitaire du Système. Les supporteurs du Système sont tous ou presque installés dans ce qu’Orwell dénomme le système de « double-pensée ». La double-pensée consiste, pour les agents et supporteurs du système totalitaire, à être persuadés du bien-fondé de deux affirmations pourtant évidemment contradictoires. Par exemple les immigrationnistes sont convaincus que l’immigration est une chance. Mais ils savent aussi qu’elle a de graves conséquences négatives, dont ils vont chercher à se protéger pour eux-mêmes. Par exemple ils vont choisir un quartier ou une école pour leurs enfants où il n’y a pas ou peu d’immigrés. Une partie des partisans du Système sont simplement des cyniques et des hypocrites et ne croient pas eux-mêmes à la pertinence de leur discours immigrationniste. D’autres en revanche, et ils sont nombreux, sont installés dans la double-pensée. Tout en cherchant à s’en protéger, ils pensent réellement que l’immigration est souhaitable. Ils résolvent cette contradiction manifeste par un raisonnement qui renvoie la responsabilité sur les adversaires du Système. Si l’immigration présente de graves inconvénients dont ils doivent se protéger, c’est, pensent-ils, parce que la politique d’immigration n’est pas conduite de façon satisfaisante par la faute des ennemis du Système. « Du fait de la pression que les Français moyens racistes exercent sur les politiques, nous n’aidons pas suffisamment les pays que fuient les immigrés. Par leur faute également, nous ne consacrons pas des moyens suffisants à l’intégration des immigrés. Par leur faute, les immigrés sont concentrés dans des ghettos au lieu d’être répartis harmonieusement sur le territoire. Par leur faute, du fait de leur racisme, de leur xénophobie, de leur égoïsme, les immigrés se sentent mal accueillis et développent à notre égard rancœur, frustration et colère… ». Ce raisonnement permet de lever la contradiction et de s’installer dans la double-pensée : l’abolition des frontières et la libre installation des immigrés sont des objectifs souhaitables ; quant aux graves inconvénients du processus, ils sont de la responsabilité des ennemis du Système.

On rencontrait le même phénomène avec le communisme. Les agents de propagande communistes savaient que les chiffres de production industrielle dont ils se gargarisaient n’existaient que sur le papier. Ils estimaient pourtant légitime de diffuser les mensonges officiels : si les chiffres de production n’étaient pas atteints c’était en effet en raison des menées hostiles des pays capitalistes. Les échecs du communisme étaient à mettre au compte de l’insuffisance du communisme.

On relèvera aujourd’hui que les agents de propagande de l’UE tiennent le même raisonnement. C’est, selon eux, parce qu’elle est insuffisamment intégrée, qu’il n’y a pas de budget commun, de gouvernement économique commun ou de défense commune, que l’Europe ne rencontre pas l’adhésion des citoyens. « Si l’Europe ne fonctionne pas toujours de façon satisfaisante c’est qu’il n’y a pas assez d’Europe, par la faute des populistes eurosceptiques ». Ce mode de raisonnement fondé sur la double-pensée, à la fois malhonnête et délirant, est caractéristique de la pensée totalitaire.

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A suivre la sixième et dernière partie : « Le Système souhaite et organise l’invasion migratoire de son propre territoire »