Ecole : La mixité ethnique… mais pour les autres

Chronique de Paysan Savoyard

(n°168 – janvier 2017)

 

L’un des objectifs poursuivis par la classe dirigeante est de promouvoir « la mixité sociale », aussi bien dans l’habitat que dans les écoles.

Il figure dès la première page du site du ministère de l’éducation nationale, où la ministre met en cause « la ségrégation sociale » et « les processus de ségrégation et d’exclusion » qui aboutissent à ce que « 10 % des collèges accueillent moins de 15 % d’élèves d’origine sociale défavorisée, tandis que. 10 % en accueillent plus de 63 % ».

La ministre annonce les intentions du gouvernement : « Il est urgent que la mixité sociale ne soit plus un souhait ou une injonction pour devenir une réalité. (…) Nous mettrons ainsi un terme à cette situation scandaleuse qui conduit des générations d’élèves à grandir dans le même pays sans jamais se rencontrer véritablement ».

La politique de mixité sociale, on le voit, se drape dans les grands principes : égalité, refus de l’exclusion, lutte contre la ségrégation… Cette politique se veut morale : elle est en réalité hypocrite et d’essence totalitaire.

 

  • « Social » ? Comprendre « ethnique »

La classe dirigeante et ses porte-voix mettent en avant un objectif de « mixité sociale ». Ils se signalent ainsi par leur hypocrisie puisque ce n’est évidemment pas de mixité sociale dont il s’agit. Ce que les Français refusent pour la plupart, et que l’oligarchie veut leur imposer, ce n’est pas la cohabitation des cadres et des dentistes avec des employés de bureau, des ouvriers ou des plombiers zingueurs : ce dont il s’agit c’est de mixité ethnique. Les Français dans leur immense majorité font en sorte de ne pas avoir à côtoyer, aussi bien dans leur immeuble qu’à l’école, des personnes originaires de l’immigration : c’est ce à quoi la classe dirigeante veut porter remède.

Nous sommes là en présence de l’une des composantes de la novlangue utilisée par le Régime pour dissimuler la réalité. Dans le lexique politiquement correct imposé par l’oligarchie, la cohabitation avec les immigrés devient « mixité sociale ». Les racailles et les bandits de banlieues se transforment en « jeunes des quartiers ». Les zones où ne résident plus que des immigrés parce que les Blancs les ont fuies se dénomment « banlieues défavorisées ». La cohabitation forcée entre Français de souche et immigrés est appelée « vivre ensemble ».

 

  • Imposer le vivre ensemble alors que personne n’en veut

Les élites se réclament à tout instant de la démocratie, l’une des principales valeurs de leur république. Ils n’ont de cesse de fustiger l’extrême droite et les populistes accusés d’être en réalité hostiles à la démocratie.

Dans les faits ces démocrates mettent en œuvre des politiques qui vont à l’encontre des souhaits majoritaires. Ils ont ainsi organisé une immigration massive sans avoir demandé l’avis des populations et en sachant même que la majorité des Français y sont hostiles comme le montrent toutes les études d’opinion depuis des décennies.

Ils veulent maintenant imposer la « mixité » c’est-à-dire la cohabitation forcée avec les immigrés, notamment dans le cadre scolaire. Là encore la majorité des Français ne veulent pas de ce vivre ensemble. Pour éviter la cohabitation scolaire, ils ont recours de façon croissante aux établissements privés. Les chiffres qui viennent d’être publiés par le ministère de l’éducation nationale montrent qu’en dix ans, le nombre d’élèves entrant en 6e dans les collèges privés a augmenté de plus de deux points, atteignant 22 % du total.

Encore faut-il signaler que la fuite vers l’enseignement privé serait plus importante encore si les crédits affectés par l’Etat aux établissements privés sous contrat n’étaient pas toisés par la loi (celle-ci prévoit en effet que les effectifs du privé sous contrat ne doivent pas excéder un quart du total des élèves).

Le Monde, l’un des principaux porte-paroles de la classe dirigeante, déplore dans son édito du 06/01/17 que l’école soit impuissante à enrayer « les stratégies familiales et sociales » qui visent à scolariser les élèves dans des classes « beaucoup plus homogènes » dans « une logique sociale d’entre-soi ».

Poursuivant leur logique totalitaire (voir notamment cet article), les soi-disant démocrates qui nous gouvernent recherchent à tout moment les moyens d’imposer ce vivre ensemble dont personne ne veut.

 

  • La mixité, mais seulement pour les autres

Ces politiques de mixité « sociale » atteignent des sommets d’hypocrisie et de duplicité : les membres de la classe dirigeante s’arrangent en effet pour échapper eux-mêmes à la mixité qu’ils veulent imposer aux autres. Habitant les quartiers privilégiés et plaçant leurs enfants dans les établissements protégés, ils sont experts dans les stratégies d’évitement décrites par C. Guilluy.

Si l’on en croit les auteurs d’une enquête publiée en 2015, de nombreux membres de la classe dirigeante scolarisent ainsi leurs enfants à l’Ecole alsacienne, école privée parisienne socialement et scolairement hyper sélective et protégée de toute immigration. On trouve dans la liste les noms de chauds partisans du vivre ensemble et de la mixité sociale, notamment ceux de Martine Aubry, Alain Juppé, Arnaud Montebourg et Vincent Peillon (que cela n’a pas empêché de devenir ministre de l’éducation nationale).

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Comme on le voit le culot des oligarques ne connaît décidément pas de limite. Non content d’être des traîtres, les membres de la classe dirigeante immigrationniste sont également d’incroyables tartuffes et des pharisiens de la pire espèce.

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Pourquoi la classe dirigeante nous a trahis

Chronique de Paysan Savoyard

(n°134 – mars 2016)

 

L’immigration, qui placera bientôt les Européens de souche en minorité dans leurs propres pays et emportera par là-même la civilisation européenne, ne constitue nullement un phénomène subi. Elle a été voulue et organisée, depuis quarante ans, par une classe dirigeante unanime. Le constat vaut pour la France comme pour l’ensemble des pays d’Europe occidentale.

Alors pourquoi ? Pourquoi le choix d’une politique aussi improbable, aussi folle, aussi scandaleuse, qui trahit aussi évidemment les intérêts les plus vitaux des peuples européens ? Nous examinerons la question en nous centrant sur le cas de la France.

La politique immigrationniste est voulue par les différentes composantes de la classe dirigeante française. On peut en son sein distinguer quatre groupes dont les motivations immigrationnistes ne sont pas assises sur les mêmes bases mais qui, on le verra, se rejoignent sur l’essentiel. L’immigrationnisme peut être mercantile, idéologique, opportuniste ou carriériste.

 

  • L’immigrationnisme mercantile

Au début des années soixante, les dirigeants des grandes entreprises étaient confrontés à la nécessité d’augmenter fortement la production pour faire face à la croissance élevée de la demande : on se trouve alors dans le cycle des trente glorieuses. Le patronat pouvait choisir de procéder à des investissements dans la robotisation, rendus possibles par le progrès technique (électronique, informatique…). Il a préféré avoir massivement recours à une main d’œuvre de travailleurs immigrés. C’est ainsi que les recruteurs des entreprises françaises se sont rendus dans les pays du Maghreb en particulier, pour inciter une partie de la population masculine à émigrer.

Cette politique avait pour le patronat français deux intérêts. Elle évitait d’une part le financement d’investissements technologiques coûteux. Elle permettait d’autre part d’exercer une pression à la baisse sur les salaires pratiqués en France. Compte tenu des forts taux de croissance en effet, la population active était intégralement occupée et le chômage réduit à son niveau frictionnel : les salariés français auraient donc pu se trouver en position de force pour exiger des salaires plus élevés. L’immigration de travail est venue les priver de cette situation favorable.

Les taux de croissance de l’économie n’ont désormais plus rien de commun avec ceux des trente glorieuses et ce depuis le milieu des années soixante-dix : les avantages de l’immigration pour le patronat n’en subsistent pas moins.

Au milieu des années soixante-dix, face à la montée du chômage, le gouvernement a réduit très fortement l’immigration de travail « officielle ». Mais il a dans le même temps décidé d’autoriser le regroupement familial : cette immigration familiale va être à l’origine d’une immigration de travail de fait puisque ses bénéficiaires occuperont souvent un emploi (prenons l’exemple de la femme du travailleur immigré venue dans le cadre de l’immigration familiale et qui devient femme de ménage). L’immigration massive que le regroupement familial a déclenchée va provoquer une augmentation constante de la population active, laquelle viendra alimenter le chômage. Le niveau élevé du chômage, qui place les demandeurs d’emploi en position de faiblesse, permet, là encore, aux employeurs de pratiquer des salaires et des conditions d’emploi moins favorables aux salariés.

Le patronat constitue un monde fortement diversifié, qui comprend aussi bien les dirigeants de grands groupes multinationaux que les patrons des entreprises artisanales de petite taille : mais tous ont intérêt à l’immigration.

Il est vrai que dans de nombreux secteurs d’activité, les employeurs n’ont désormais plus le choix et ne peuvent plus recruter d’autres personnes que des immigrés. Les politiques conduites depuis quarante ans (présence forte des immigrés dans de nombreux secteurs ; salaires faibles dans ces mêmes secteurs ; possibilité de s’installer dans l’assistanat) ont en effet détourné la population « de souche » des emplois manuels et d’exécution. Ces emplois sont aujourd’hui, dans les villes du moins, occupés en quasi-totalité par des personnes issues de l’immigration.

Le patronat et les pouvoirs publics ont mené également d’autres politiques qui, comme l’immigration, visaient à limiter les coûts. Comme l’immigration, ces politiques ont nuit gravement aux intérêts de la majorité de la population française (et à celle d’autres pays européens comparables).

Ils ont d’abord procédé à la délocalisation d’une partie importante des emplois dans les pays à bas coût : la plupart des emplois industriels ainsi que des emplois de service ne nécessitant pas une présence physique sur le territoire ont été délocalisés. Cette politique de délocalisation a été rendue possible par deux décisions prises dans les années quatre-vingt : accentuation de la politique de baisse des droits de douane ; libéralisation des mouvements internationaux de capitaux.

La classe dirigeante européenne a également procédé à la « construction européenne » c’est-à-dire à la réalisation d’un marché européen sans frontières. La construction européenne concernait initialement six pays de niveau de développement comparable. L’élargissement à des pays économiquement moins développés et le passage à vingt-huit membres ont permis d’organiser des délocalisations internes à l’Union européenne dans les pays européens à bas coût. Dans les pays comme la France, ce deuxième mouvement de délocalisation, intra-européen celui-là, est venu renforcer et consolider le chômage.

Enfin la classe dirigeante a organisé le « détachement », en France et dans des pays européens comparables, de travailleurs immigrés originaires des pays européens à bas coût. Les travailleurs détachés sont payés comme s’ils étaient employés dans leur pays. Le coût faible de cette main d’œuvre exerce là encore une pression à la baisse sur les salaires et évince les salariés et artisans français. Comme l’immigration, la pratique des détachements constitue en quelque sorte une « délocalisation importée ».

Ces différentes politiques sont cohérentes entre elles et font application des règles qui sous-tendent l’économie de marché. Celle-ci vise en effet un marché mondial sans frontières, où les capitaux, les hommes et les marchandises circulent librement, permettant à la concurrence, principe cardinal de l’économie de marché, de s’exercer avec l’intensité maximale : concurrence entre entreprises ; concurrence entre pays faisant valoir leurs avantages comparatifs ; concurrence entre travailleurs, les moins disant d’entre eux captant les emplois disponibles.

Ces politiques ont réduit considérablement les coûts de production des entreprises et fortement enrichi leurs propriétaires et dirigeants. Ont également profité de cette situation la partie de la société française qui gravite dans l’entourage des dirigeants et profite de son pouvoir d’achat (professions libérales, commerçants, cadres supérieurs ; relevons d’ailleurs que ces catégories sont les plus favorables à l’immigration et à la mondialisation). Ces politiques ont en revanche fortement dégradé la situation de la partie majoritaire de la société française (chômage, fiscalité élevée pesant sur la classe moyenne, régimes de retraite progressivement moins favorables…).

On voit par-là que les intérêts de la classe dirigeante économique et ceux de la majorité de la population ont désormais radicalement divergé. A la faveur de ces politiques, les patrons et principaux dirigeants de l’économie se sont d’ailleurs fondus en une classe dirigeante mondialisée, ayant rompu les liens d’appartenance avec les pays d’origine.

Revenons à l’immigration : de même que les autres politiques que nous avons recensées, elle a constitué pour les propriétaires et dirigeants des entreprises un moyen d’enrichissement considérable. C’est là, en effet, que réside la motivation immigrationniste de cette première catégorie de la classe dominante : l’appât du gain, le lucre, la rapacité brute.

 

  • L’immigrationnisme idéologique

Les motivations des immigrationnistes idéologiques ne sont pas de même nature que celles des mercantiles, même si elles poursuivent le même objectif : construire un monde sans frontières. Les raisons des immigrationnistes idéologiques sont à rechercher dans l’histoire moderne de la France, la révolution française en particulier.

Les révolutionnaires ont entendu fonder une société radicalement différente de la société traditionnelle. Dans la société traditionnelle l’individu, s’il n’est pas dépourvu de liberté, est avant tout au service des groupes hiérarchisés auxquels il appartient (famille, paroisse, royaume, chrétienté) et subordonné à l’autorité de la tradition, la tradition religieuse en premier lieu. Au contraire la société moderne promeut l’individu, libre de toute appartenance, dégagé de la tradition, échappant à toute hiérarchie préétablie. Cette conception amène naturellement à l’immigrationnisme.

Les « modernes » (ou « républicains », les deux mots étant synonymes), après avoir abattu l’ancien régime, sont au pouvoir depuis deux cents ans. Ils sont immigrationnistes pour quatre raisons. La première découle du primat que la modernité accorde à la liberté. Dans la conception moderne, l’individu est libre de toute allégeance et appartenance : il ne relève pas plus d’un pays que d’un autre et doit être libre d’aller et venir. Les frontières nationales n’ont donc pas de légitimité.

La deuxième raison est liée à l’égalité, autre principe essentiel des sociétés modernes. Les individus étant égaux, il n’est pas légitime que certains, protégés par leurs frontières,  profitent des richesses du pays où ils sont nés par hasard, tandis que d’autres restent à l’écart : l’immigration et la libre circulation doivent permettre à chacun de jouir des richesses là où elles se situent et d’égaliser les conditions.

L’immigrationnisme a un troisième fondement. Les modernes sont convaincus de ce que les valeurs qu’ils ont instituées ont une portée universelle. Il en résulte une conception universaliste d’un monde sans frontières, peuplé de « citoyens du  monde ».

La dernière raison pour laquelle les modernes sont immigrationnistes est moins dicible. La révolution française a été violemment anti chrétienne : en favorisant l’arrivée d’immigrés, dont la majorité sont musulmans, les modernes ont l’ambition d’abaisser encore davantage la religion catholique, leur ennemi privilégié.

Les modernes s’efforcent depuis deux cents ans d’éradiquer ce qui subsiste de la société traditionnelle. Ils viennent de mener un combat victorieux pour le mariage et la parentalité homosexuelles, dans le but de fragiliser encore un peu plus l’institution traditionnelle fondamentale qu’est la famille. L’immigration constitue cependant leur levier d’action majeur. Ils tiennent avec elle le moyen de placer en position de faiblesse irréductible la population qu’ils détestent et qui, trop souvent, a tendance à résister aux conceptions modernes : les gens du peuple et de la classe moyenne, blancs, franchouillards, encore attachés à certaines valeurs traditionnelles.

Au sein de la classe dirigeante, le camp des immigrationnistes idéologiques n’est pas constitué que des héritiers de la révolution : les républicains militants, francs-maçons et autres libres penseurs ; les libéraux-libertaires ; les communistes. On y trouve également, paradoxalement, les dirigeants des différentes religions.

Les protestants sont ainsi fortement investis dans la promotion de l’immigration et l’aide aux immigrés, à travers différentes associations influentes qui leur sont rattachées et par le biais de membres de leurs communautés bien représentés dans les lieux de pouvoir. Le protestantisme promeut une conception individualiste de la religion : l’individu entretient avec Dieu une relation directe et personnelle et c’est à titre individuel qu’il reçoit de lui la Grâce. Cette manière de voir se marie sans difficulté avec la conception individualiste des modernes. Il est une autre raison à l’immigrationnisme des protestants : l’immigration est pour eux un moyen de prendre leur revanche sur la religion catholique majoritaire, qui les a dans le passé combattus et pour partie chassés.

Les représentants et de nombreux membres influents de la communauté juive sont également favorables à l’immigration et engagés activement dans l’immigrationnisme et ses organes de propagande et de promotion de l’immigration. L’immigrationnisme est, pour les juifs, cohérent avec leur conception d’un monde nomade et cosmopolite.

L’église catholique est, elle aussi, engagée sans réserve dans l’immigrationnisme : ses responsables, ses prêtres, ses cadres laïcs, la grande majorité de ses pratiquants… Ces catholiques considèrent que l’immigrationnisme est une conséquence directe des préceptes évangéliques : l’accueil de l’Etranger, l’amour de l’Autre, l’oubli de soi, le partage de ses biens, l’attention aux plus pauvres, l’angoisse de la culpabilité, fardeau omniprésent légué par le péché originel… Ces catholiques ce faisant adoptent une lecture selon nous erronée de l’Evangile, mais celle-ci est malheureusement largement majoritaire au sein de l’Eglise.

Il est piquant de constater que les catholiques communient dans cette nouvelle religion  immigrationniste avec leurs pires ennemis que sont les capitalistes sans foi ni loi, les républicains anticléricaux, les protestants et bien entendu les musulmans. De même on peut relever avec ironie que l’Eglise désigne comme ennemi principal un parti politique, le Front National, qui s’est placé sous le patronage de Jeanne D’Arc, sainte de l’église catholique. Incarnation du mal aux yeux des catholiques conciliaires, le FN est aussi le seul parti politique qui, pendant des décennies, avec Jean-Marie Le Pen, ouvrait ses réunions de congrès par une messe ! « Idiots utiles » de l’immigrationnisme, les catholiques en seront sans nul doute, avant qu’il soit longtemps, les premières victimes.

 

  • L’immigrationnisme opportuniste

Au sein de la classe dirigeante, il convient de réserver un sort particulier aux responsables et cadres du parti socialiste. Un certain nombre d’entre eux sont des immigrationnistes idéologiques : la Franc-maçonnerie par exemple est bien représentée au sein de ce parti. Mais c’est une autre cause qui explique le mouvement d’ensemble immigrationniste effectué par le PS au début des années 80.

Lorsqu’il parvient au pouvoir en 1981, le parti socialiste est anticapitaliste. Il a signé avec les communistes un programme commun. Un de ses leaders, M. Chevènement, ministre et proche de Mitterrand, défend la rupture d’avec le capitalisme en 90 jours. Dès 1982 pourtant, le PS au pouvoir opère un tournant radical et s’aligne sur les politiques et les conceptions libérales pratiquées dans les autres pays européens. Dans le même temps un certain nombre de dirigeants socialistes sont mis en cause et pour certains condamnés dans des affaires de corruption. Certains de ces dirigeants sont riches. Tous profitent sans honte des avantages matériels du statut de politicien et d’élu professionnel.

Les socialistes se sont trouvés dès lors placés devant cette difficulté : comment rester les leaders du « camp du Bien » après avoir procédé à un aggiornamento aussi radical ? Comment continuer à incarner les valeurs du Progrès en ayant décidé de se couler dans le moule libéral ? Comment éviter d’être trop ouvertement accusés de reniement et de trahison alors que déjà certains observateurs ne se privaient pas de brocarder la « gauche caviar » ? L’immigration leur a apporté la solution. Appartenir au camp du Bien, du Progrès et des Valeurs humanistes ne conduit plus à se préoccuper avant tout du sort des travailleurs et des gens du peuple. Etre de gauche signifie désormais soutenir l’immigration, promouvoir la diversité, la mixité, le métissage et le vivre ensemble, se montrer solidaires de tous « les damnés de la terre », d’autant plus dignes d’intérêt qu’ils viennent de loin et font valoir leur différence.

Cette posture nouvelle des socialistes, à la fois libérale et immigrationniste, a eu pour inconvénient de faire basculer la partie populaire de l’électorat de gauche vers le FN. Mais elle a du moins permis aux socialistes de conserver leur rang à la tête des forces de Progrès et, jusqu’à présent du moins, l’essentiel de leurs positions de pouvoir.

Résumons d’un mot. L’apparatchik socialiste type n’est pas nécessairement immigrationniste par conviction. Il l’est du moins par opportunisme, sa trajectoire au sein de l’appareil du parti et de l’Etat en dépendant directement.

 

  • L’immigrationnisme carriériste

La dernière catégorie de la classe dirigeante se place au service de l’immigrationnisme par intérêt carriériste. Les immigrationnistes carriéristes forment la catégorie la plus nombreuse des quatre examinées ici. Ils n’occupent pas de position supérieure dans l’économie, l’appareil d’Etat ou les autres arcanes de la société. Ils ne sont pas ministres, patrons du CAC 40,  directeurs de grands journaux ou intellectuels organiques : ces postes sont occupés par les membres des trois autres groupes.

Mais ils ne sont pas non plus de simples exécutants. Les carriéristes dont nous parlons ici sont toutes ces personnes qui occupent des positions intermédiaires : cadres de la fonction publique, élus locaux de base, journalistes tout venant, magistrats, universitaires… Si elles ne sont pas au sommet de la hiérarchie, ces personnes détiennent cependant des positions déterminantes. Les organes et les institutions ne pourraient fonctionner sans elles. Que pourrait faire un ministre, par exemple, si sa politique n’était pas relayée par les cadres de ses services ? Que pèserait un intellectuel si ses thèses n’étaient pas diffusées et vulgarisées au quotidien par les enseignants et les universitaires ?

Ces cadres intermédiaires sont nécessairement immigrationnistes, pour se conformer aux orientations fixées par leurs patrons et employeurs. A l’instar des opportunistes socialistes, ils ne le sont pas nécessairement par conviction. Intelligents et informés, ils ne peuvent ignorer que la réalité de l’immigration et de ses conséquences ne correspond que d’assez loin à ce qu’affirme la propagande de la classe dirigeante. Mais ils ne peuvent marquer aucune distance avec les principales orientations du Système, ni faire état d’aucun doute en public, sauf à mettre leur carrière en danger immédiat.

Ils n’expriment également aucune réserve en privé. S’ils le faisaient, ils se verraient reprocher par leur entourage de ne pas mettre en accord leurs analyses et leurs actes. Ils passeraient également à leurs propres yeux pour des menteurs et des lâches. Aussi ne s’autorisent-ils aucune distance critique.

C’est pourquoi également ils refusent le plus souvent tout dialogue avec des contradicteurs et se montrent fréquemment intolérants et agressifs : leur carrière mais également leur statut social, leur santé psychologique et l’image qu’ils ont d’eux-mêmes sont à ce prix.

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Nous voici donc placés devant une situation historique sans doute unique. Il y a toujours eu des dirigeants incapables ou dépassés. De même l’Histoire a conservé le souvenir de ces rois fous, conduits par faiblesse à pactiser avec l’ennemi ou de ces chefs félons qui ouvraient la porte de la cité aux envahisseurs. Mais là il s’agit d’autre chose : c’est cette fois l’ensemble de la classe dirigeante qui, depuis des décennies, de façon délibérée, concertée, assumée, trahit. Il s’agit probablement là d’une situation sans précédent.

Or le sort d’une nation repose avant tout sur la partie supérieure de la pyramide sociale. Les vertus du peuple sont une chose nécessaire. Mais le peuple le plus vertueux et le plus courageux ne peut rien si ses chefs le trahissent.

En suscitant et en organisant l’immigration de masse, la classe dirigeante a mis en œuvre une politique qui relève de la haute trahison. Si l’on se situait toujours dans le système de valeurs qui a prévalu pendant des millénaires et qui s’imposait il y a encore cinquante ans, la classe dirigeante toute entière aurait vocation à être jugée et les principaux responsables pendus./.

 

Chronique de Pierre Desavoye parue sur France Le Magazine en mars 2016

Pour l’Europe l’année 2015 a été terrible : celle qui vient de s’ouvrir sera pire

Chronique de Paysan Savoyard

(n°132 – janvier 2016)

 

De toute évidence 2015 a donné lieu à une accentuation des phénomènes gravissimes auxquels l’Europe et en tout premier lieu la France sont depuis des décennies confrontées.

  • 2015 ou l’accélération de l’Histoire

En Allemagne la dernière nuit de l’année a été douloureuse pour nombre de femmes. Des centaines de personnes ont déposé plainte pour agression sexuelle. Ces agressions, accompagnées ou non de vol, ont eu lieu dans au moins cinq villes allemandes (ainsi qu’en Autriche et en Suède). Elles ont été commises par des bandes d’immigrés qui, pour certains d’entre eux, venaient d’être accueillis comme réfugiés en provenance du Moyen-Orient. Par leur caractère collectif, en public et en plein centre-ville, ces agressions sont probablement une première pour l’Europe depuis la seconde guerre mondiale.

En France deux nouvelles attaques à motivation djihadiste viennent de se produire, à Valence et devant un commissariat parisien. Dans le même temps les incidents qui voient des immigrés manifester leur solidarité avec l’Etat islamique et le terrorisme se comptent par centaines partout en France. Ces multiples manifestations d’apologie du terrorisme viennent réduire à néant la thèse de la classe dirigeante selon laquelle les islamistes radicaux ne représentent qu’une infime minorité.

Les flux d’immigrés enregistrés en 2015 ont atteint des records, de l’aveu même des autorités. Selon l’ONU, un million de « réfugiés » sont arrivés en Europe par terre et par la Méditerranée. L’Allemagne vient d’indiquer qu’elle avait enregistré l’arrivée sur son sol de plus d’un million de demandeurs d’asile.

On assistait jusqu’ici à une invasion de l’Europe sur un rythme continu mais régulier ; à des phénomènes terroristes limités dans leur ampleur ; à une délinquance cantonnée pour l’essentiel à certains lieux et certaines plages horaires. En 2015, l’Histoire paraît bien s’être accélérée de façon vertigineuse.

Il était évident depuis déjà des années que l’on se dirigeait inéluctablement vers la mise en minorité des Européens sur leur propre sol et la disparition corrélative de la civilisation européenne. 2015 vient de montrer que cette perspective est devenue une échéance de court terme.

 

  • La propagande, toujours renouvelée, toujours réinventée

Pour dissimuler autant que faire se peut ses responsabilités et sa duplicité, le régime déploie les ressources habituelles de la propagande. L’année 2015 a fourni de nouveaux exemples. Sous prétexte qu’elles sont commises par des individus isolés, les attaques terroristes sont mises sur le compte de « déséquilibrés » sans lien avec le terrorisme. Le régime avait déjà procédé de la même manière avec les attaques de la fin 2014, qui avaient pu ainsi passer à peu près inaperçues.

Pour occuper l’attention, le régime a lancé il y a quelques semaines un débat sur l’extension de la déchéance de nationalité aux terroristes binationaux. Il s’agit là évidemment d’une polémique tout à fait subalterne : même si elle est votée, la mesure envisagée ne concernera que quelques individus et n’aura aucun effet préventif vis-à-vis des populations radicalisées. En dépit de son caractère dérisoire, cette mesurette embrase le microcosme et donne lieu à une floraison de prises de positions, de tribunes et de déclarations enflammées.

Destiné à abuser l’opinion, ce faux débat vise d’abord à donner l’impression qu’une partie de la classe dirigeante est prête à adopter une politique plus ferme contre l’immigration. Surtout il a pour objectif de détourner l’attention sur un sujet mineur et d’aboutir à ce que les questions essentielles ne soient jamais posées, en particulier ces deux-ci : Au nom de quoi les européens devraient-ils accepter l’arrivée de millions d’étrangers ? Au nom de quelle justification la classe dirigeante a-t-elle décidé d’ouvrir les frontières sans demander l’avis des populations ?

La technique utilisée avec le débat sur la déchéance de nationalité est éprouvée et a déjà été maintes fois utilisée : on se souvient par exemple des débats dérisoires sur les cours de français obligatoires, le serment de citoyenneté ou la hauteur des minarets.

 

  • La classe dirigeante, ivre de trahison

L’année 2015 est venue confirmer s’il en était besoin l’ampleur de la trahison commise par la classe dirigeante. Les autorités ont été confrontées à un afflux massif et sans précédent d’immigrés en provenance d’Afrique et du Moyen Orient. Ne pouvant ignorer que les opinions ne sont pas favorables, c’est un euphémisme, à la poursuite de l’immigration, on aurait pu penser que les gouvernements décideraient de placer quelques freins au processus d’invasion, en se limitant aux habituelles arrivées légales annuelles (200.000 dans le cas de la France). Il n’en a rien été. Dans presque tous les pays européens, les gouvernements ont au contraire décidé d’ouvrir largement les frontières et de déclarer que l’arrivée de tous ces immigrés constituait une chance.

De leur côté intellectuels et médias ont renchéri dans l’extrémisme immigrationniste (voir par exemple ce point de vue récent d’un démographe de l’INED qui constitue un sommet de provocation).

Tout se passe comme si les promoteurs de l’invasion engagée depuis quarante ans avaient le sentiment de toucher enfin au but. Abattre sans retour possible la société traditionnelle qu’ils détestent. Accéder enfin pleinement au monde dont ils rêvent, multiculturel et multiracial, divers et métissé, sans frontières et sans règles. Enivrés par cette perspective, ils en éprouvent une véritable exaltation : dans toutes les tribunes et les déclarations que les hiérarques publient ces derniers mois (voir par exemple le journal Le Monde) la jubilation est palpable.

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Il y a toutes les raisons de penser que les années suivantes seront pour nous pires encore que celle qui vient de s’achever. Le monde entier en effet a compris que l’Europe était dorénavant « terre ouverte ».

Au plus profond des zones de la planète les plus improbables, dans la nuit moite de la jungle et le silence glacé des déserts, au cœur des steppes boréales comme dans les cloaques des conurbations du tiers-monde, sur la banquise battue par les vents comme dans les camps de réfugiés produits par les guerres raciales, religieuses ou mafieuses qui se livrent partout dans le monde, nul ne l’ignore plus désormais : l’Europe n’est plus à prendre, elle est à ramasser.

 

Chronique parue sur Fdesouche le 10/01/16

La classe dirigeante a voulu et organisé l’immigration

Chronique de Paysan Savoyard

(n°129 – décembre 2015)

 

Curieusement, beaucoup des Français qui se désolent de l’invasion migratoire en cours et s’effraient de ses conséquences ne font pas pour autant porter à la classe dirigeante la responsabilité de ce phénomène catastrophique. Ils considèrent en effet que les gouvernants sont dépassés par une situation qu’ils ne peuvent ni enrayer ni même contrôler : « Les politiques n’y peuvent rien de toute façon. Ils aimeraient évidemment stopper l’immigration mais ils sont impuissants devant un phénomène impossible à arrêter ».

Nous voulons ici montrer que ces Français se trompent du tout au tout. Les politiciens et de façon générale les membres de la classe dirigeante ne sont nullement impuissants : ils ont depuis longtemps accepté l’immigration ; mieux, ils l’ont souhaitée et provoquée. Chaque jour qui passe, ils l’encouragent, ils la facilitent, ils l’organisent. Ils ne sont en aucune manière les spectateurs impuissants de l’immigration: ils en sont au contraire les concepteurs et les organisateurs.

Pour différentes raisons dont nous avons déjà traité et sur lesquelles nous reviendrons dans un prochain article, les « élites » françaises et européennes ont décidé d’accepter et d’organiser l’invasion de la France et de l’Europe et la mise en minorité des Français et de Européens de souche sur leur propre territoire. En menant cette politique de Grand Remplacement, ils trahissent les intérêts les plus vitaux des peuples français et européens (nous entendons par Français les Français de souche européenne, de culture chrétienne et de race blanche).

Résumons d’un mot. Les politiciens et dirigeants français et européens ne sont aucunement impuissants et dépassés par les évènements. La réalité est toute différente: ce sont des traîtres. C’est ce que démontrent, de façon nous semble-t-il indiscutable, leurs déclarations unanimes, les politiques qu’ils mettent en œuvre, la propagande qu’ils déploient.

 

  1. Les déclarations des dirigeants français et européens démontrent que l’immigration est voulue et provoquée

Les déclarations de tous les principaux responsables depuis des décennies démontrent l’existence d’une volonté immigrationniste. Citons quelques-unes de ces déclarations récentes, en nous en tenant aux principaux responsables actuels (afin de garder à cet article des dimensions raisonnables, on laissera de côté les innombrables prises de position immigrationnistes des intellectuels, hommes de culture, universitaires et autres maîtres à penser).

  • François Hollande

« Depuis 10 ans, notre pays accueille environ 200.000 personnes par an : la proportion la plus faible d’Europe rapportée à notre population…Cette diversité est une chance si nous savons la valoriser, l’enrichir, la dépasser par une volonté commune de vivre ensemble… »

« … l’Islam, qui est d’une façon inacceptable présentée par certains comme incompatible avec la République…» (décembre 2014)

  • Manuel Valls

« … L’immigration est une chance pour notre pays, à condition qu’elle soit claire, lisible et organisée. » (03/09/11)

« C’est toute une nation qui dit aussi que l’islam a toute sa place en France, parce que l’islam est une religion de tolérance, de respect, une religion de lumière et d’avenir, à mille lieues de ceux qui en détournent et en salissent le message. » (26/06/14)

« Il faut faire jaillir un islam profondément ancré et implanté en France, dans la République… » (23/06/15)

  • Alain Juppé

(Il faut) «comprendre et accepter» (la fidélité des immigrés à leurs origines), «source d’une diversité qui enrichit notre patrimoine» (09/09/14)

« (L’islamophobie) est un péril mortel. C’est un péril de guerre. Il ne faut pas laisser se développer ce mouvement détestable« . (07/01/15)

« Il faut arrêter de dire que porter un foulard sur la tête est un scandale ». (29/05/15)

« Mais de là à considérer qu’un enfant qui ne veut pas manger de porc doit être exclu de l’école publique ou qu’une adulte qui porte un foulard n’a pas sa place à l’université… Il faut garder son sang-froid! Ne tombons pas dans l’extrémisme et dans la stigmatisation systématique. Il existe des accommodements raisonnables » (29/05/15).

  • Nicolas Sarkozy

« Le métissage enrichit les sociétés, la consanguinité les tue… Les sociétés meurent de la consanguinité et n’ont rien à craindre du métissage », a poursuivi Nicolas Sarkozy, mais il faut débattre « de la mesure du nombre de gens que l’on peut accueillir et de la manière de les accueillir » (18/06/15).

« L’objectif c’est relever le défi du métissage… C’est la consanguinité qui a toujours provoqué la fin des civilisations et des sociétés… (Pour relever le défi du métissage et promouvoir la diversité) les territoires, les quartiers et les catégories les plus défavorisées doivent faire l’objet d’une politique volontariste (…). Si ce volontarisme républicain ne fonctionnait pas, il faudra alors que la République passe à des méthodes plus contraignantes encore ». (Discours de Palaiseau17/12/08).

  • Cecilia Malmström, commissaire européenne aux affaires intérieures

« L’immigration sera nécessaire, étant donné notamment l’évolution de la démographie dans la plupart de nos pays ». (10/07/12)

  • Pierre Gattaz, président du MEDEF

L’accueil des migrants est « une opportunité pour notre pays » (08/09/15)

  • J.C. Cambadélis, premier secrétaire du PS

« Les socialistes sont pour le traitement républicain de l’immigration : c’est dire que l’on peut s’installer où on veut, quand on veut (…). Nous voulons maintenant que la France soit une grande nation d’accueil ».(04/06/15)

Pour conclure ce premier point on relèvera la parfaite unanimité des responsables politiques : sur ces questions d’immigration, de « diversité » et de « vivre ensemble », MM. Hollande, Sarkozy, Valls et Juppé (et il en est de même de leurs lieutenants et seconds couteaux) tiennent des discours en tout point identiques.

 

  1. Les politiques mises en œuvre confirment l’existence d’un projet immigrationniste

Les politiques mises en œuvre depuis des décennies montrent que les dirigeants français (et européens) ont sciemment décidé d’accepter et d’organiser l’invasion de la France (et de l’Europe) par des immigrés.

  • Autoriser l’entrée de nombreux immigrés

Différentes mesures ont tout d’abord été prises pour autoriser l’entrée de nombreux immigrés. Citons les mesures principales. Une immigration de travail massive souhaitée par le patronat a tout d’abord été organisée par les pouvoirs publics entre le début des années 60 et le milieu des années 70. Au milieu des années 70, confronté à la montée du chômage, le gouvernement a fortement réduit les flux d’immigration de travail. Au même moment à l’inverse en 1974 il a fait voter la loi donnant aux immigrés en situation régulière le droit de faire venir leurs familles.

Différentes catégories d’immigrés sont ainsi autorisées par la loi à obtenir un titre de séjour prolongé et à s’installer: les bénéficiaires du regroupement familial ; les immigrés se mariant avec un Français ; les étudiants (leur séjour étant en principe limité à la durée des études ; en pratique la plupart s’installent en France définitivement) ; les immigrés malades ne pouvant recevoir de traitement adapté dans leur pays. Rappelons que chaque année 200.000 immigrés non européens s’installent à ces différents titres en France de façon légale.

De même la loi prévoit et organise la délivrance de visas dans les pays d’immigration. Les 2,3 millions de visas accordés par an permettent aux immigrés qui viennent s’installer légalement d’entrer sur le territoire. Ils permettent aussi une importante immigration illégale d’immigrés qui ne repartent pas à l’expiration de leur visa.

Citons également les dispositions permettant aux pouvoirs publics de régulariser les clandestins (« admissions exceptionnelles au séjour »). Ces régularisations bénéficient chaque année à plus de 30.000 clandestins.

Soulignons cet autre signe de la volonté immigrationniste des pouvoirs publics. Depuis des décennies ceux-ci, quel que soit le gouvernement, ont décidé de ne pas procéder à l’expulsion des clandestins, même lorsqu’une décision de justice a été rendue en ce sens (la Cour des comptes estime ainsi que plus de 96% des personnes déboutées du droit d’asile restent en France).

En outre de multiples garanties et protections ont été accordées aux immigrés pour faire respecter leurs « droits » et leur permettre d’obtenir une autorisation de séjour sur le territoire : droit de demander l’asile ; droit de bénéficier d’une allocation pendant que la demande d’asile est examinée ; droit d’introduire de nombreux recours et appels divers… C’est ainsi que la justice administrative consacre plus de la moitié de son temps au contentieux des étrangers.

Des mesures de restriction sont prises de temps à autres (nous signalions plus haut que par exemple que l’immigration de travail légale a été fortement réduite à partir du milieu des années 70). Mais elles ne remettent jamais en cause les principaux mécanismes autorisant l’immigration. Au contraire les quelques mesures restrictives prises de temps à autres sont bien moins nombreuses que les nouvelles mesures encourageant l’immigration.

Pour ce qui est de l’actuel gouvernement de M. Hollande, il a pris différentes mesures immigrationnistes, parmi lesquelles on peut citer : l’abrogation des dispositions qui limitaient le droit au travail des étudiants étrangers  ; la suppression de la rétention pour les familles de clandestins  ; la création de nouveaux titres de séjour d’une durée plus longue  ; l’augmentation desnaturalisations  ; l’augmentation des régularisations (circulaire du 28 novembre 2012). Ces dernières semaines, le gouvernement a annoncé que 30.000 « réfugiés » seraient accueillis sur 2 ans.

L’ensemble des gouvernements européens ont décidé de ne mettre aucun frein à l’arrivée massive de « réfugiés » qui se produit depuis quelques mois. Au lieu de fermer les frontières, de placer tous les clandestins en rétention et d’organiser leur reconduite, ils ont choisi au contraire de laisser les frontières totalement ouvertes ; de déclarer que l’accueil de réfugiés serait profitable à l’économie (Merkel, Gattaz, Moscovici…) ; d’organiser l’installation des clandestins sur le territoire européen ; de les secourir en mer grâce à la marine italienne.

Le message ainsi adressé aux immigrants potentiels constitue une incitation à l’immigration massive. Les clandestins ayant traversé la Méditerranée depuis le début 2015 sont déjà 800.000, sachant que ce chiffre ne comprend pas les très nombreux migrants arrivés par la terre, via les pays balkaniques et la Turquie.

  • Permettre aux immigrés d’acquérir la nationalité

Différentes mesures ont également été prises pour permettre aux immigrés d’acquérir la nationalité. Il a ainsi été décidé d’attribuer la nationalité française, à la naissance et automatiquement, aux immigrés nés en France dont les parents étrangers y sont eux-mêmes nés. De même la loi attribue automatiquement la nationalité au moment de leur majorité aux immigrés nés en France. Ce sont les principes dits du « droit du sol ». En outre le droit de demander la naturalisation a été accordé aux immigrés mariés à des Français.

Ce même droit a été accordé aux immigrés en situation régulière résidant en France depuis 10 ans. Chaque année plus de 140.000 immigrés sont ainsi naturalisés à leur demande.  Ces dispositions législatives qui permettent aux immigrés et à leurs descendants d’accéder à la nationalité et à ses avantages sont un puissant encouragement à l’immigration.

  • Permettre aux immigrés de bénéficier de nombreux droits sociaux

De même les lois qui ont été adoptées permettent aux immigrés de bénéficier de divers droits sociaux. Le législateur a ainsi décidé que les immigrés en situation régulière disposent des mêmes droits que les nationaux pour l’accès aux services publics et aux prestations sociales (allocations, soins de santé, prise en charge par l’État de la mutuelle CMU, logement social, scolarisation…). De même les immigrés bénéficient des mêmes règles de droit du travail. Ces droits sociaux dont bénéficient les immigrés constituent probablement la principale incitation à l’immigration.

On rappellera que les clandestins eux-mêmes bénéficient de droits sociaux (couverture santé gratuite financée par l’État « AME », scolarisation des enfants). Dans le même esprit, les immigrés travailleurs clandestins ne sont, dans la pratique, ni recherchés ni expulsés.

  • Favoriser «l’intégration » des immigrés.

Enfin de nombreuses mesures sont prises pour favoriser « l’intégration » des immigrés. Il s’agit d’abord de dépenses publiques supplémentaires accordées au bénéfice des populations immigrées. De multiples dépenses publiques ont ainsi été effectuées et de multiples subventions accordées, au bénéfice des « quartiers » dans le cadre de la « politique de la ville », ainsi qu’aux établissements scolaires situés en « zone sensible ». Ces politiques ne sont pas officiellement présentées comme destinées aux immigrés puisqu’elles bénéficient à tous les habitants des quartiers concernés. Les habitants en question étant dans la quasi-totalité des cas des immigrés, c’est bien à eux que sont en pratique destinés ces politiques et crédits publics.

Les mesures d’intégration prennent, deuxièmement, la forme de droits supplémentaires accordés aux immigrés par rapport à ceux dont bénéficient les Français. Parmi ces mesures on peut citer le mécanisme de discrimination positive dont bénéficient à Sciences Po les élèves issus des « quartiers » ; les politiques de labellisation des entreprises embauchant les « jeunes des quartiers» et la pénalisation des entreprises insuffisamment diversifiées (qui se voient par exemple interdire l’accès aux marchés publics) ; ou encore les politiques d’embauche préférentielle et de quotas dans les entreprises du secteur public, telles que la SNCF.

De même de nombreux organismes administratifs, dotés de budgets et de personnels, ont été créés pour s’occuper des immigrés, favoriser leur intégration, faire respecter leurs droits, lutter contre le « racisme ». Citons, mais la liste n’est pas exhaustive, l’OFPRA ; l’OMI ; la Halde (intégrée désormais au Défenseur des droits) ; le HCI Haut comité pour l’intégration ; la Délégation à la lutte contre la violence scolaire, la discrimination et le racisme à l’école ; le Musée de l’immigration…

De même encore de très nombreux organismes administratifs, sans être spécialisés dans l’immigration, consacrent une part plus ou moins grande de leur activité à favoriser « l’intégration » et à lutter contre le « racisme ». Nous avons déjà signalé le cas de la justice administrative. De nombreux autres secteurs de l’administration consacrent des rapports, des études ou mettent en place des politiques dans ce domaine. De même les collectivités locales sont de grandes pourvoyeuses d’actions diverses en faveur de l’intégration et de la lutte contre le racisme (notamment par le biais de subventions aux associations). On peut citer également les secteurs de l’université qui se consacrent à la promotion de la diversité et de l’intégration et à la lutte contre le racisme : laboratoires du CNRS, UFR de sociologie, EHESS…

Résumons d’un mot sur ce point : de nombreux fonctionnaires et agents publics se consacrent quotidiennement à « l’intégration des immigrés et à la lutte contre le racisme » (sans compter les fonctionnaires qui s’occupent des immigrés usagers des services publics, comme l’hôpital ou l’école).

En outre de très nombreuses associations sont subventionnées et soutenues de diverses manières par les pouvoirs publics pour s’occuper de l’intégration des immigrés et de la lutte contre le racisme : SOS racisme, MRAP, LICRA…. Ces associations sont souvent associées à l’activité administrative, participent à des commissions, sont auditionnées par les parlementaires et les auteurs des rapports officiels. Citons également toutes les associations culturelles qui font de l’intégration et de l’antiracisme des thèmes privilégiés et qui sont autorisées et subventionnées pour intervenir dans les écoles.

On le voit, c’est une politique d’ensemble, déterminée, multiforme, systématique, qui est mise en place pour favoriser la mise en œuvre de la politique immigrationniste, pour faciliter son acceptation et pour modeler les esprits.

 

  1. La propagande intense qui est mise en œuvre ainsi que la chasse aux opposants qui est organisée sont des preuves supplémentaires du projet immigrationniste

Comme nous l’avons signalé dans un article précédent,  le Système a mis en place en faveur de l’immigration et de la lutte « antiraciste » une propagande intense et de tous les instants.

Cette propagande s’appuie en premier lieu sur les médias, qui relaient les thèses immigrationnistes du Système. De nombreuses émissions sont consacrées à ce thème. Les journalistes truffent leurs interventions de références orientées. Les journaux télévisés sont le lieu privilégié de relais du discours du régime. Après avoir été boycottés pendant des décennies, les leaders du Front national sont désormais invités dans les médias, car ils y dopent l’audimat, mais ils y sont interrogés de façon agressive et partiale.

Le cinéma et les téléfilms, les compagnies de théâtre, de danse, d’intervention culturelle en milieu scolaire, tous ces vecteurs plus ou moins subventionnés se consacrent pour une bonne part à la diffusion des thèses antiracistes et immigrationnistes. Les œuvres littéraires publiées et récompensées sont très souvent consacrées au thème de la nécessaire intégration et de la lutte impérieuse contre le racisme (c’est encore plus vrai dans la littérature de jeunesse). Rares sont les journaux, les magazines, les journaux d’entreprises, les revues professionnelles qui ne comportent pas dans chacun de leur numéro au moins un article en faveur de l’intégration des immigrés, de la diversité ou de la lutte contre le racisme et les discriminations.

De même dans les clubs de sport le thème de la diversité et de l’accueil des immigrés est fortement présent. De même encore, cela va sans dire, dans les églises catholiques (et encore davantage, bien entendu, dans les temples et associations protestantes).

Dans tous ces lieux et vecteurs d’expression, les thèses hostiles à l’immigration sont soit totalement absentes soit violemment contestées ou moquées. Ces dernières années quelques intellectuels défendant des positions contraires à celles du Système se sont fait une place au sein de l’appareil médiatique et intellectuel : mais cette intrusion dans le débat public et médiatique a été rendue possible parce qu’ils ont longtemps appartenu au Système, avant de le répudier et de défendre des positions iconoclastes.

Les opinions contraires à celles du Système sont également pourchassées sur le plan judiciaire et policier. La loi « Gayssot » contre le racisme a permis de criminaliser les opinions hostiles à l’immigration, en usant du syllogisme suivant : se déclarer hostile à l’immigration est raciste ; or le racisme n’est pas une opinion mais un délit ; les opinions hostiles à l’immigration doivent donc être condamnées en justice et interdites. Rappelons par exemples les condamnations de Jean-Marie Le Pen pour des délits d’opinion, celles de maires de base, celles de militants anonymes. Mentionnons également le harcèlement judiciaire que subit l’un des principaux animateurs du site Fdesouche.

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En recensant ces éléments bien connus des lecteurs de ce site, nous avons voulu montrer que, sauf à être aveugle ou de mauvaise foi, il n’est pas possible de soutenir que les dirigeants et politiciens « ne peuvent rien à l’immigration ». Toutes les mesures et dispositifs évoqués résultent bel et bien de décisions, qui ont été prises, appliquées et confirmées, et ce par tous les gouvernements qui se sont succédé depuis quarante ans. Ces décisions, ces lois, ces mesures et ces politiques, cohérentes entre elles, sont les éléments d’un plan d’ensemble. Si ces mesures n’avaient pas été prises, l’immigration n’existerait pas ou elle serait du moins beaucoup plus faible.

Bien entendu, afin de ne pas heurter l’opinion de façon trop directe, ces mesures et ces politiques ne sont pas officiellement destinées à encourager l’immigration. Elles sont prises au nom des « valeurs » : égalité, antiracisme, solidarité… Quels qu’en soient les motifs (sur lesquels nous reviendrons dans un prochain article), il faut insister sur le fait que l’immigration est le résultat d’une politique, menée de façon déterminée.

Les Français dans leur majorité ne peuvent pas imaginer une telle énormité : ils sont gouvernés par des traîtres. Du coup ils le dénient. Ils refusent de le voir et même de le concevoir. L’idée est trop extraordinaire, trop dérangeante, trop troublante. Ils préfèrent penser que les politiques sont impuissants, comme ils le sont en matière de chômage ou de délinquance (ce faisant d’ailleurs les Français commettent la même erreur : pour des raisons dont nous avons parlé dans d’autres articles, les politiciens ont volontairement organisé le chômage et c’est délibérément qu’ils laissent prospérer la délinquance).

Restent ces questions. Pourquoi ? Pourquoi cette trahison ? Sommes-nous en présence d’un complot ? Nous reviendrons sur ces interrogations dans un article suivant.

 

Chronique parue sur Fdesouche le 06/12/15

 

 

 

Dieudonné et ses adversaires sont d’accord sur un point : ils détestent les Français de souche et la France française

Chronique de Paysan Savoyard

(n°124 – mars 2015)

 

L’affaire Dieudonné mérite que l’on s’y arrête. Elle résulte sans doute pour partie de la volonté du gouvernement de faire diversion, afin que l’on ne s’attarde pas trop sur les mauvais résultats économiques ou le matraquage fiscal. La polémique autour de Dieudonné constitue aussi, à n’en pas douter, l’un des éléments de la communication de M. Valls qui, copiant au plus près les techniques utilisées par M. Sarkozy, a l’ambition de devenir à son tour le moment venu Président de la république.

Mais l’affaire va au-delà : elle met en évidence certaines des principales évolutions catastrophiques qui se produisent au sein de la société française.

  • Année après année l’évolution vers une forme de totalitarisme se confirme

L’affaire Dieudonné confirme tout d’abord ce que nous avons déjà signalé à plusieurs reprises : le Système ne cesse de se durcir et a entrepris depuis plusieurs années une évolution nette vers une forme de totalitarisme (voir notre article).

Plusieurs évènements l’ont encore mis en évidence ces derniers mois. On se souvient ainsi du traitement réservé aux militants anti mariage homo. Un militant avait été incarcéré plusieurs semaines alors qu’il lui était seulement reproché d’avoir participé à une manifestation pacifique mais non déclarée. Des manifestants avaient été placés en garde à vue pour avoir porté le tee-shirt de la manif pour tous en dehors du cadre des manifestations elles-mêmes.

On note de même que le régime poursuit et condamne de plus en plus régulièrement les prises de position qui ne lui conviennent pas (par exemple Jean-Marie Le Pen a été condamné fin 2014 pour des propos visant les Roms ; par exemple le magazine Valeurs actuelles vient d’être condamné pour avoir représenté une Marianne voilée, accompagnée du titre « l’invasion qu’on nous cache »).

L’affaire Dieudonné, qui est confronté à la fois à l’interdiction de ses spectacles, à des poursuites pénales pour antisémitisme et à des poursuites fiscales, est une illustration de ce durcissement à caractère totalitaire. L’attitude du pouvoir dans l’affaire Dieudonné relève ainsi d’une politique du « deux poids deux mesures » grossièrement partiale.

Le pouvoir a choisi en effet de réagir brutalement aux propos antisémites tenus par Dieudonné, considérés comme une violation de la loi (Gayssot) qui prohibe l’incitation à la haine raciale. On peut penser que l’antisémitisme (indéniable) de Dieudonné peut revêtir également une dimension anti religieuse. Or d’autres manifestations clairement anti religieuses ou racistes sont, elles, tolérées, sinon approuvées, par le régime.

C’est ainsi que le Système a laissé s’organiser sans réagir des manifestations artistiques qui visaient à insulter les convictions chrétiennes (la pièce de théâtre « Golgotha Picnic » par exemple, ou encore l’exposition de l’œuvre « Piss Christ »). S’agissant cette fois de manifestations ou de déclarations racistes, le Pouvoir reste sans réaction depuis des décennies devant les propos des rappeurs, alors que de nombreux passages de leurs compositions sont des insultes, des injures voire des menaces à l’égard des Français de souche (ainsi qu’à l’égard des institutions françaises, l’institution policière notamment, et de la société française en général).

Le pouvoir manifeste ainsi son arbitraire : réaction ferme voire brutale dans certaines situations, passivité et mansuétude dans d’autres cas pourtant similaires. La pratique constante et grossière de l’arbitraire constitue l’une des marques des régimes totalitaires. L’affaire Dieudonné permet également de constater, cela mérite d’être relevé, que les différents lobbys qui existent dans la société française n’ont pas la même puissance : par exemple le lobby catholique n’a manifestement pas le même entregent que certains autres.

 

  • Les deux courants de l’immigrationnisme sont désormais entrés en confrontation

L’affaire Dieudonné met en évidence un second aspect fort intéressant : le clivage entre les deux ailes du camp immigrationniste. Les quarante années de politique immigrationniste qui viennent de s’écouler ont en effet progressivement donné naissance à deux courants au sein du camp immigrationniste et antiraciste : le premier est en quelque sorte celui de « l’immigrationnisme officiel » ; le second pourrait être qualifié « d’immigrationnisme populaire ».

Ces deux courants sont désormais nettement distincts et en viennent maintenant à s’affronter. Leur opposition porte sur quatre points : Le premier clivage est sociologique. Le premier courant, celui de « l’immigrationnisme officiel », se rencontre au sommet de la société. Il est constitué de l’élite au pouvoir (politiciens, intellectuels, médias, grand patronat…). Il est à l’origine de la création des organisations anti racistes, comme SOS racisme.

Plusieurs responsables de ces organisations ont fait carrière dans les organes du pouvoir ou dans l’appareil socialiste. Le second courant, incarné aujourd’hui par Dieudonné, est lui constitué de « gens de la rue » : les fans de Dieudonné et les auditeurs d’Alain Soral sont pour la plupart des gens du peuple ou des immigrés. Il y a un deuxième point d’opposition entre les deux courants, qui est lui d’ordre idéologique.

Le premier courant s’incarne dans les partis de gouvernement, gestionnaires du Système : Parti socialiste, Verts, le centre et la partie « modérée » de la droite. Tous partagent la même « générosité » antiraciste. Le courant qui applaudit Dieudonné se déclare au contraire hostile au système, au capitalisme, à l’Europe, à la finance, au règne du marché mondialisé.

Le troisième point de clivage est lié à la question de l’immigration elle-même. Le premier courant milite pour l’intégration dans le creuset national, sans distinction d’origine, de tous ceux qui partagent la conception républicaine de la nation. Cette conception suppose que les personnes d’origine immigrée se fassent « citoyens » et adhérent aux « valeurs de la république ».

Le second courant voit au contraire l’intégration comme une forme de racisme puisqu’elle oblige les immigrés à adhérer par exemple à « la laïcité » ou à « l’égalité hommes femmes » et à renoncer ainsi à leur culture et à une part d’eux-mêmes. Cette seconde conception, portée par Alain Soral et Dieudonné, promeut une société qui accepterait la diversité et le droit des différentes communautés de conserver leur identité.

Il est un dernier clivage, enfin, qui a servi de déclencheur ces dernières mois à la violente réaction du gouvernement dans l’affaire Dieudonné. Le premier courant de l’immigrationnisme compte dans ses rangs des représentants de la communauté juive. Tandis qu’une partie des fans de Dieudonné sont originaires de l’immigration, souvent musulmans et souvent solidaires de la cause palestinienne.

La division des deux ailes du camp immigrationniste, qui s’accentue et se manifeste spectaculairement ces derniers mois, a commencé à apparaître il y a une dizaine d’années environ. A l’origine, Dieudonné était l’une des figures du courant immigrationniste, alors uni. Il formait duo avec un autre artiste, qui lui, précisément, était juif.

Avec son compère, il fustigeait et moquait dans ses spectacles d’alors, les Français de souche, franchouillards, racistes, héritiers des colonisateurs. Il se présentait contre le Front national aux élections municipales, à Dreux. Pour des raisons obscures, Dieudonné a voulu à partir du début des années 2000 dénoncer la place selon lui considérable que les membres de la communauté juive occupent dans les lieux de pouvoir (politique, médias…), ainsi que la façon selon lui abusive dont cette communauté utilise la Shoah pour légitimer et renforcer sa présence au sommet de la société française (l’auteur de la présente tribune tient à préciser qu’il ne reprend nullement ces analyses à son compte).

A compter de ce moment Dieudonné a été banni par le Système et le courant antiraciste officiel : il est devenu « un bouffon sinistre qui ne fait plus rire depuis longtemps ». Désormais les antiracistes officiels insistent complaisamment sur l’état civil de Dieudonné, avec l’intention manifeste (et raciste) de s’en moquer : Monsieur M’Bala Bala.

Les tenants du premier courant considèrent que les agissements de Dieudonné représentent désormais un danger, notamment parce qu’une partie de ses supporters, qui sont des musulmans, mêlent antisionisme et antisémitisme. Il se trouve que ce courant de l’immigrationnisme officiel qui aujourd’hui s’inquiète, est celui qui a mis en œuvre, dirigé, organisé depuis quatre décennies la politique d’immigration massive : il en constate aujourd’hui les dégâts et en mesure les dangers. Pour notre part, nous mettrons en exergue le point suivant : Dieudonné et ses adversaires se haïssent.

Ce qu’ils ont en commun pourtant n’est pas mince : ils sont les uns et les autres immigrationnistes. Les uns et les autres, ils détestent les Français de souche et haïssent la France française.

 

  • Le métissage et l’immigration créent une société multiconflictuelle et engendrent des difficultés d’identité

L’affaire Dieudonné porte encore une troisième leçon, la plus importante sans doute. Elle vient en effet illustrer cette analyse, que les contributeurs de Fdsouche s’efforcent chaque jour de mettre en évidence : l’immigration et le métissage créent les conditions d’une société d’affrontements et engendrent de graves problèmes d’identité pour les individus. Une société multiraciale et multiculturelle ne peut être qu’une société multi-conflictuelle.

C’est ainsi que, depuis maintenant des décennies, les tensions et les affrontements entre les communautés installées en France sont fréquents et violents : entre maghrébins d’une part et Gitans ou Roms d’autre part (par exemple à Perpignan en 2005, à Villefranche de Rouergue en 2010 ; à Pierrefitte en 2014) ; entre Africains et Asiatiques (par exemple à Paris en 2010) ; entre Turcs et Kurdes (par exemple à Juvisy sur Orge en 2014) ; entre Tchétchènes et Roumains (par exemple à Épinay sur Orge en 2013).

De même des tensions croissantes se manifestent entre musulmans et juifs. Il est ainsi probable que la plupart des actes antisémites sont commis par des immigrés musulmans. Des affrontements directs ont lieu régulièrement. En 2008 à Paris des juifs ont été attaqués à coups de couteau à plusieurs reprises par des jeunes immigrés.

En 2006 le jeune Halimi est torturé et assassiné. Il y a quelques semaines les attentats de Paris (17 morts) ont visé Charlie Hebdo et les Juifs. A travers ces communautés, le conflit israélo palestinien se projette sur le territoire français. Les matchs de football ont donné lieu à plusieurs reprises à des manifestations de supporters maghrébins qui se sont transformées en défilés pro palestiniens. Au moment des interventions israéliennes à Gaza, en 2009 puis en 2014, des manifestations hostiles ont été suscitées par les organisations musulmanes à Paris et en province.

L’affaire Dieudonné prend sa place dans ce contexte de tension croissante. Les organisations juives appellent à l’interdiction des spectacles. De leur côté des jeunes musulmans (à la suite du footballeur Anelka) ont affiché avec la « quenelle » leur adhésion aux thèses de Dieudonné. L’immigration, on le voit, se traduit nécessairement par la mise en place d’une société d’affrontements. Elle a une autre conséquence catastrophique : elle engendre pour les immigrés d’irréductibles difficultés d’identité.

C’est ainsi que les jeunes originaires du Maghreb sont souvent déchirés, parlant de l’Algérie ou du Maroc comme de « leur pays », alors qu’ils sont nés en France et de nationalité française. Les difficultés d’identité sont particulièrement fréquentes dans le cas des métis: à cet égard Dieudonné fournit un exemple spécialement net.

Depuis le début, malgré leur drôlerie, ses spectacles expriment la frustration et l’aigreur qui sont les siennes, la gravité du complexe d’infériorité qu’il éprouve. Alors que ses origines sont pour moitié celles d’un Français de souche et d’un Blanc, Dieudonné n’a eu de cesse au cours de sa carrière artistique que de dénoncer les Français de souche et les Blancs, endossant en totalité la cause des Noirs.

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Dans un livre paru en 2011 un journaliste du Figaro, né d’un père guadeloupéen et d’une mère normande, avait exprimé la souffrance identitaire que fait naître le métissage et expliquait combien il en voulait à ses parents d’avoir choisi de composer un couple mixte (cf cet article). L’affaire Dieudonné vient faire écho à ce témoignage.

 

Chronique parue sur Fdesouche le 01/03/15

 

 

Balles tragiques à Paris : 12 morts

Chronique de Paysan Savoyard

(n°121 – janvier 2015)

 

Après l’attentat contre Charlie Hebdo, la classe politique et l’ensemble des « corps constitués » (syndicats, médias, associations, églises…) en appellent unanimes, Front National compris, à l’unité nationale, pour défendre les valeurs de la République, notamment la laïcité et la liberté de la presse.

Nous ne nous associons pas à cet appel à l’unité, qui n’a aucun sens.

La même classe politique unanime, les mêmes corps constitués, condamnent l’islamisme radical et « tous les intégrismes », en appelant à ne pas faire d’amalgame avec les musulmans modérés qui, dès lors qu’ils respectent les valeurs républicaines, ont eux toute leur place dans la communauté nationale.

Là encore nous sommes en complet désaccord avec cette analyse.

 

  • Pas d’union nationale avec cette classe dirigeante qui organise l’invasion

Ce que nous vivons depuis 40 ans c’est l’invasion de la France et de l’Europe occidentale par des immigrés, venus essentiellement d’Afrique et du Proche-Orient. Ces immigrés sont aujourd’hui au moins 15 millions en France. Ils sont d’ores et déjà majoritaires dans certaines villes et départements, en situation de quasi monopole dans de nombreux quartiers. Si cette immigration n’est pas interrompue d’urgence et si une partie au moins des immigrés ne sont pas reconduits, notre peuple sera marginalisé dans son propre pays bien avant la fin du siècle. Notre civilisation aura alors disparu.

Parmi les conséquences de l’immigration il y a le terrorisme. Les actes terroristes commis en Europe et en Occident sont le plus souvent le fait de personnes originaires de l’immigration. Aujourd’hui Charlie Hebdo. Hier Joué-lès-Tours et Dijon (décembre 2014), Sydney (décembre) Ottawa (octobre), Bruxelles (mai). En 2012 Merah. En 2001 le 11 septembre. En 1995 les attentats de Paris… Ces attentats sont le produit de l’immigration. Pas d’immigration : pas d’attentats.

Il conviendrait également de ne pas oublier les très nombreux délinquants, qui chaque année font bien plus de victimes que les terroristes (3,5 millions de délits et crimes sont recensés chaque année). Ces délinquants qui volent, qui agressent, qui violent, qui caillassent conducteurs de bus, pompiers et policiers, qui insultent les passants, qui intimident, qui torturent, qui tuent sont très souvent originaires de l’immigration. Et les victimes sont le plus souvent des Français ou des Européens de souche. La délinquance, ce terrorisme du quotidien, est un autre effet de l’immigration.

Il se trouve que l’invasion en cours, avec ses conséquences, attentats, délinquance, dégradation des conditions de vie des Français, ne constitue pas un phénomène spontané : elle est depuis quarante ans souhaitée, suscitée, organisée par la classe dominante. Chez une partie de l’oligarchie, l’immigrationnisme est motivé par l’intérêt mercantile (importer une main d’œuvre à bas coût). Chez d’autres l’immigrationnisme est idéologique (il s’agit de construire un « monde nouveau » débarrassé des races et des frontières).

Dès lors comment pourrait-il y avoir union nationale avec cette classe dirigeante qui organise l’invasion. Avec ces fonctionnaires qui appliquent avec zèle la politique immigrationniste. Avec ces journalistes qui en font la propagande. Avec ces militants associatifs qui la relaient avec enthousiasme. Avec ceux qui votent avec constance pour les partis immigrationnistes. Comment parler d’union avec ces gens qui, en toute conscience, nous trahissent ?

 

  • Pas d’union nationale avec ces immigrés qui sont en train de nous envahir

Ces immigrés qui s’installent ou naissent en France, à raison d’au moins 400.000 par an, poursuivent une logique de conquête. Ils visent à nous remplacer. Ils visent également à remplacer notre culture par la leur, qui est le plus souvent musulmane. Dans ce contexte, nous pensons que la distinction entre musulmans modérés et intégristes n’a aucun sens.

Certes tous les musulmans ne sont pas d’accord sur la stratégie à mettre en œuvre. Les uns sont déterminés à accélérer leur prise de pouvoir en utilisent les moyens violents. Ils inscrivent leur action dans le combat planétaire que mène l’Islam contre l’Occident. D’autres, pour aboutir aux mêmes fins, utilisent la pression, la négociation, le communautarisme. Ils emploient aussi la ruse : c’est ainsi qu’ils choisissent de condamner les attentats pour donner à croire qu’ils n’ont rien à voir avec les intégristes. Ils vont de même se déclarer partisans d’un islam républicain. Tout cela n’est que subterfuge.

La notion de laïcité n’existe pas en islam. Les valeurs Républicaines (les Lumières) sont radicalement étrangères au Coran. Les « modérés » ont la même religion, la même culture, la même origine ethnique que les intégristes. Ils vont à la même mosquée, appartiennent aux mêmes familles, aux mêmes quartiers. Ils éprouvent la même hostilité envers les Occidentaux (et envers les Blancs de façon générale).

Les « modérés » , qui sont peut-être assez souvent de braves gens, admettons-le, ne sont sans doute pas complices des terroristes ; mais ils partagent au moins en partie les mêmes analyses. Tous les musulmans qu’ils soient intégristes ou modérés considèrent que les Occidentaux ont une part importante de responsabilité dans le terrorisme : en raison de l’esclavage et de la colonisation ; de la domination économique qu’ils exercent sur les « pays pauvres » ; du racisme et des discriminations dont ils se rendent coupables vis-à-vis des immigrés…. Il est même probable qu’une partie non négligeable des musulmans modérés ne sont pas mécontents de ce que les journalistes blasphémateurs de Charlie Hebdo aient été spectaculairement punis.

S’agissant des musulmans moyens, notons que c’est en leur sein que l’on trouve l’immense majorité des délinquants dont nous parlions plus avant. La délinquance à laquelle ils se livrent n’est sans doute pas avant tout motivée par l’islam ou la volonté de conquête : elle ne constitue pas pour autant un manifeste d’attachement à la République et à ses Valeurs.

Résumons. Modérés, intégristes et terroristes musulmans ne sont que les différentes facettes d’une même réalité : celle d’un islam conquérant. Dès lors nous ne pouvons nous associer aux analyses de l’oligarchie, qui veut opérer une distinction radicale entre d’une part les intégristes, les violents et les terroristes, qui constitueraient une minorité ; et d’autre part l’immense majorité des musulmans, qui seraient modérés, d’accord pour pratiquer un islam laïc et pour adhérer aux valeurs républicaines. Cette présentation des choses ne correspond pas à la réalité. C’est une fable. C’est un mensonge.

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Le problème, donc, ce n’est pas l’islamisme. Ce n’est même pas non plus l’islam. Si les immigrés étaient peu nombreux, le fait qu’ils soient musulmans et même intégristes ne poserait pas de difficultés : ils seraient aisément sous contrôle. Le problème c’est leur nombre, qu’ils soient musulmans ou pas. Le problème c’est l’immigration. Les immigrés qui arrivent. Ceux qui sont déjà là. Le problème c’est notre remplacement. Le problème c’est l’invasion.

Quelle issue ? Une prise de conscience et un sursaut national pour se débarrasser par la voie des urnes de ces dirigeants qui depuis quarante ans nous trahissent.

 

Chronique parue sur Fdesouche le 06/01/15

Pourquoi vit-on mieux en Scandinavie alors qu’il y fait plus froid ?

Chronique de Paysan Savoyard

(n°110 – octobre 2013)

 

On ne s’interroge pas assez sur le phénomène suivant. Les pays d’Europe du Nord (Norvège, Suède, Danemark, Finlande), et ce depuis des décennies, vont bien mieux que la France. Chômage bien plus faible, niveau de vie (PIB par habitant) bien plus élevé, croissance plus élevée, situation économique d’ensemble nettement meilleure (état des finances publiques, échanges extérieurs)

Pourquoi une telle différence ? Est-elle attribuable à la taille de ces pays, sensiblement moins peuplés que la France ? Non, sans doute. L’explication vaudrait pour le Luxembourg ou Monaco, pas pour les pays scandinaves, qui ont une taille suffisante pour être confrontés aux mêmes enjeux et aux mêmes contraintes que des pays plus importants. Leur situation favorable est-elle attribuable à des richesses dont ils bénéficient et dont la France est dépourvue ? Non là encore. La Norvège dispose certes de ressources hydrocarbures importantes mais ce n’est pas le cas des autres pays scandinaves.

Il y a selon nous trois raisons à cette spectaculaire différence de situation entre la France et les pays scandinaves.

 

  • La corruption de la classe dirigeante

La première tient à la plus ou moins bonne qualité de la classe dirigeante dans les pays concernés. En France la classe dirigeante et l’appareil politico administratif nous paraissent profondément corrompus. Au contraire dans les pays scandinaves ils semblent plus vertueux ou mieux contrôlés.

La corruption française prend des formes nombreuses :

La gabegie des collectivités locales est l’une des plus voyantes (empilement administratif ; dépenses électoralistes et inutiles ; marchés publics truqués ; recrutement clientéliste de fonctionnaires locaux trop nombreux…).

La symbiose entre la sphère politico administrative et la direction des grandes entreprises, qui pour certaines ont appartenu à l’État avant d’être privatisées, constitue une autre source de corruption. Les grandes entreprises qui vivent des marchés publics sont fréquemment dirigées par d’anciens fonctionnaires: cette situation est susceptible de biaiser la façon dont les marchés sont attribués.

De même le « pantouflage » des hauts fonctionnaires dans le privé leur permet de mettre le carnet d’adresse qu’ils ont constitué dans la fonction publique au service des intérêts de l’entreprise qui les embauchent (et dont souvent ils assuraient auparavant le contrôle ou la tutelle).

Autre aspect de la corruption à la française : le gâchis des « planques » dorées que se ménage l’oligarchie (un sénat pléthorique qui ne sert à rien ; des députés trop nombreux, cumulards et absents ; une multiplicité de « machins », hauts comités, commissions, hautes autorités, aussi clinquants que superflus…).

 

  • Le dévoiement des mécanismes de l’État providence

L’ampleur du non emploi est une autre grande source des problèmes du pays. Au moins un quart de la population d’âge actif est prise en charge par ceux qui travaillent : une partie des personnes qui vivent d’allocations ne travaillent pas ; les autres occupent des emplois « bidons » dans le cadre de la politique de traitement social du chômage.

Insistons sur le fait qu’il y a en France deux types de chômage : le vrai chômage des victimes de la désindustrialisation. Mais aussi le chômage volontaire des assistés par choix, alors que de nombreux emplois non qualifiés existent, du moins dans les grandes agglomérations.  De leur côté les pays d’Europe du Nord ont mis en place des systèmes de « flexisécurité, à la fois très protecteurs et plus exigeants : ils sont semble-t-il plus efficaces pour permettre la reprise d’emploi que le système d’allocations à la française.

Les syndicats sont un des aspects de la corruption française. Ils sont financés par la sécurité sociale (et par le patronat lui-même : affaire UIMM) en rétribution de leur participation au simulacre de dialogue social organisé par l’oligarchie.

De façon plus générale, les corporatismes salariés prospèrent sur le budget des grandes entreprises publiques (statut avantageux des personnels, comités d’entreprises dispendieux…)

Signalons aussi le rôle souvent malsain du secteur associatif para public (mutuelles ; associations faisant fonctionner des centres pour handicapés…). Toutes ces structures fonctionnent en bonne partie sur fonds publics et constituent souvent des fromages pour leurs dirigeants.

Ajoutons, dans le même ordre d’idées, que la France est lestée du boulet des Dom-Tom, qui constitue un gouffre pour les finances publiques (et l’un des canaux par lequel transitent les sommes qui alimentent la corruption de la classe dirigeante française).

 

  • L’invasion migratoire

Toutefois c’est l’immigration qui, sans aucun doute, constitue la cause principale des difficultés de la France.

Elle pèse sur les finances publiques (coût des aides sociales, du logement social, des structures de santé et d’éducation à mettre en place, coût liés à la délinquance attachée à l’immigration…).

Elle déstabilise les services publics (hôpital, école…).

Elle pèse aussi sur le climat général et exerce un effet psychologique de crainte devant l’avenir, défavorable à la performance et à l’investissement.

Les pays du Nord pendant longtemps ont été préservés de toute immigration non européenne : c’est là une partie de l’explication de leur prospérité.

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Notons que ce décalage de prospérité Nord-Sud tendra probablement à se réduire. Ce ne sera malheureusement pas en raison d’une amélioration du contexte français : au contraire celui-ci ne devrait pas cesser de se dégrader. Le nivellement s’effectuera par le bas.

Les pays scandinaves sont en effet à leur tour confrontés à une immigration en forte augmentation. L’on peut dès lors parier que leur situation générale va elle aussi se dégrader dans les années qui viennent.

 

Chronique parue sur Fdesouche le 27/10/13