L’intégration des immigrés est impossible

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 171 – janvier 2017)

 

A ceux qui s’inquiétaient des conséquences de l’immigration, les immigrationnistes ont répondu pendant des années que les difficultés d’intégration concernaient surtout « les immigrés de la deuxième génération », venus en France dans le cadre du regroupement familial. Les choses se régleraient d’elles-mêmes, nous disait-on alors, avec les générations suivantes, qui elles allaient naître en France.

C’est le contraire qui s’est produit : les immigrés de la troisième et maintenant de la quatrième génération, nés en France pourtant et y ayant toujours vécu, posent des problèmes d’intégration plus graves que leurs ascendants et qui ne cessent de s’alourdir.

Que dire à toutes ces personnes de bonne volonté et quelque peu naïves qui ne comprennent pas pourquoi l’intégration est aussi difficile et qui se demandent ce que nous devrions faire pour qu’elle se produise enfin ?

La vérité est toute simple : il n’y a rien à faire. L’intégration ne s’est pas faite, elle ne se fait pas et elle ne se fera pas. Parce qu’elle est impossible.

 

  • Les immigrés ne s’intègrent pas

De multiples signes, tous convergents, montrent que les immigrés ne sont nullement en voie d’intégration. La délinquance, attribuable pour l’essentiel à l’immigration, reste à un niveau élevé. L’islam et le communautarisme musulman sont chaque jour plus présents dans la société française, accompagnés d’une augmentation continue des revendications, des exigences et des récriminations. Les attentats islamistes croissent en nombre et en gravité. Le rap occupe une place dominante dans la culture des « quartiers » : il y diffuse des textes et des images agressifs et haineux à l’égard de la société française et de la population de souche. Nombre de ces quartiers ont fait sécession et vivent depuis des décennies hors-la-loi ou plus exactement selon la loi fixée par les caïds et les islamistes.

Ce sombre tableau a conduit les immigrationnistes à réviser leur discours à plusieurs reprises. Après avoir invoqué « l’assimilation » souhaitable des immigrés, ils se sont rabattus sur « l’intégration » : on attendait des immigrés qu’ils s’intègrent c’est-à-dire qu’ils puissent conserver une partie de leur culture et de leurs coutumes mais en rejetant le communautarisme et en adoptant à titre individuel les valeurs essentielles de la république, comme la laïcité.

L’intégration s’étant révélée elle aussi un échec, l’oligarchie a adopté depuis une quinzaine d’années le concept du « vivre ensemble » : il s’agit de faire en sorte que les différentes communautés qui se sont constituées puissent coexister, en espérant que cette cohabitation reste pacifique (voir également cette chronique).

 

  • La société française a pourtant consenti des efforts considérables

Pourtant la société française a consenti d’importants efforts en faveur des immigrés. Elle en accueille chaque année un grand nombre. Ceux qui entrent de façon irrégulière ne sont pas expulsés mais au contraire régularisés au bout d’un certain temps. La nationalité française est accordée chaque année à un grand nombre d’immigrés (automatiquement dès la naissance, ou à 18 ans, ou sur demande, selon les cas ; voir cette chronique).

Les immigrés bénéficient des mêmes droits que les Français (droits du travail ; accès aux services publics ; accès aux aides sociales). Etant le plus souvent dans une situation sociale moins favorable que la moyenne de la population, ils reçoivent en pratique davantage d’aides que les Français de souche. Même les immigrés en situation irrégulière bénéficient de droits sociaux, tels que l’AME.

Les quartiers où habitent les immigrés sont destinataires en outre d’importantes dépenses publiques (politique de la ville ; ZEP). Des mécanismes de « discrimination positive » ont été mis en place au profit des immigrés, à l’embauche dans les grandes entreprises ou à l’entrée dans certaines grandes écoles.

Les immigrés, enfin, sont autorisés à pratiquer leur religion et à conserver une partie de leurs coutumes : ils reçoivent même une aide des pouvoirs publics pour construire des mosquées.

Même si les immigrés et les immigrationnistes militants considèrent qu’ils sont encore insuffisants, il n’est pas niable que ces efforts sont considérables. Ils constituent d’ailleurs, avec le chômage, l’une des sources principales de l’augmentation continue des impôts, des taxes, des déficits et de la dette publique.

Et en dépit de ces efforts indéniables, l’intégration des immigrés ne se réalise pas.

 

  • L’intégration est impossible parce que les immigrés n’en veulent pas

La raison en est simple : il n’y a pas et il n’y aura pas d’intégration parce que les immigrés n’en veulent pas. Au contraire : il apparaît que non seulement la majorité des immigrés ne se vivent pas comme Français, mais ils sont emplis de ressentiment et d’agressivité à l’égard de la France et des Français de souche européenne. Une partie non négligeable même nous hait.

Il y a sans doute de braves gens parmi les immigrés. Mais même ceux-là partagent, au moins en partie, les discours des radicaux et ils devront de toute façon suivre le mouvement impulsé par les leaders islamistes et communautaristes.

Il y a quatre raisons convergentes à ce ressentiment et à cette haine qui dominent chez les immigrés, s’agissant du moins des immigrés venus d’Afrique et du monde musulman.

Les immigrés en France et en Europe, première raison, se trouvent le plus souvent dans une situation d’infériorité symbolique. Ils occupent des emplois peu valorisants, vivent fréquemment dans des quartiers périphériques et sont pour la plupart moins riches que la moyenne des Français. Beaucoup rencontrent des difficultés sociales. Ils sont souvent en échec scolaire. Cette position inférieure est une conséquence inévitable de la condition même de l’immigré, par définition moins favorable que celle des autochtones. Elle provoque chez eux frustration, colère, ressentiment. Ces sentiments négatifs sont attisés par les immigrationnistes militants, qui encouragent les immigrés à se poser en victimes des injustices, des discriminations et du racisme (lesquels pourtant sont le plus souvent imaginaires).

La deuxième source du ressentiment irréductible des immigrés à notre égard tient à l’Histoire. L’Afrique du Nord et le Proche Orient, d’où sont issus beaucoup d’immigrés, ont depuis toujours été en conflit avec l’Occident (conquête arabe, croisades, colonisation, guerres de décolonisation). Depuis des siècles en outre, les Africains et les Arabes sont dominés par les Blancs : domination physique et géopolitique (esclavage, colonisation), domination culturelle, technique, scientifique. Ce passé de conflit et de domination fait écho à la position d’infériorité que les immigrés connaissent aujourd’hui dans les pays d’accueil. Il accroît encore leur frustration et leur dépit.

Troisième source du ressentiment et de la haine : la plupart des immigrés sont musulmans. Or l’islam présente différentes caractéristiques qui interdisent l’intégration des immigrés en Europe. C’est une culture qui rejette plusieurs aspects importants auxquels tiennent aujourd’hui les Européens (la laïcité, le statut de la femme…). C’est une culture fondée sur un texte sacré dans lequel la dimension violente et guerrière est fortement présente. C’est une culture, enfin, qui est en guerre avec l’Occident chrétien depuis son origine (VIIsiècle).

Il est une dernière raison à cette situation, peut-être la plus puissante. Les immigrés Africains et orientaux ont tous bien conscience de ce qui est en train de se passer. Ils savent qu’ils sont en train d’envahir l’Europe. Ils savent que leur nombre augmente de façon continue. Ils savent que la couche supérieure des sociétés européennes (les dirigeants des entreprises, les politiciens, les journalistes, les antiracistes, les humanitaires, les chrétiens…) approuve l’arrivée massive des immigrés ou, en tout cas, refuse de s’y opposer. Ils savent que tous les Européens ou presque sont amollis et faibles et ne sont pas prêts, mentalement et physiquement, à s’opposer à l’invasion et à la domination des immigrés. Le ressentiment des immigrés s’accompagne dès lors désormais d’un sentiment de puissance : ils savent qu’ils tiennent enfin leur revanche et qu’ils vont pouvoir laver les humiliations subies depuis des siècles.

Dès lors la question n’est pas d’augmenter nos efforts. Tout effort supplémentaire de la société française en faveur des immigrés ne sera pas ressenti par eux comme un signe de bonne volonté mais comme une nouvelle preuve de notre faiblesse et de notre naïveté. Aucun geste supplémentaire de notre part en faveur de l’intégration et du vivre-ensemble ne pourra provoquer l’apaisement et désarmer l’hostilité des immigrés : il ne fera qu’augmenter leur mépris.

**

Que les naïfs, les doux et les généreux acceptent enfin de regarder la réalité en face. Que les bienveillants, les tolérants et les pacifistes abandonnent, avant qu’il ne soit trop tard, leurs illusions moralement confortables. Que les militants du « vivre ensemble » sortent de leur état d’aveuglement volontaire. Il n’y a aucune chance que les immigrés s’assimilent. Il n’y a aucune chance pour qu’ils s’intègrent (voir également cette chronique).

Il n’y a aucune chance même que la coexistence puisse rester pacifique. Tous les pays musulmans ou presque sont en guerre avec d’autres. Tous les pays où existe une importante communauté musulmane sont en guerre civile ou en prennent le chemin. De façon plus générale, tous les pays multiculturels et multiraciaux sont en guerre civile, en tension grave ou en conflit latent.

La question n’est plus de savoir comment intégrer au mieux les immigrés. Pour les Français comme pour tous les Européens, l’enjeu désormais est d’une autre nature et se résume simplement. Soit la majorité des personnes originaires de l’immigration non européenne s’en vont et regagnent leurs pays d’origine, grâce à différentes politiques de renvoi forcé (pour les délinquants et les clandestins), de suppression des aides et avantages sociaux dont bénéficient les immigrés et d’incitations au départ volontaire : nous pourrons alors rester maîtres chez nous, continuer à y vivre paisiblement et préserver notre civilisation.

Dans le cas contraire nous serons rapidement marginalisés en tant que peuple et nous disparaîtrons en tant que civilisation.

Sera venu alors le temps de la Soumission.

Publicités

Attentats de Paris : Le silence de la résignation

Chronique de Paysan Savoyard

(n°128 – novembre 2015)

 

La foule des grandes villes n’a pas du tout réagi aux attentats qui viennent de se produire comme elle l’avait fait après ceux de janvier. Les attentats contre Charlie et l’Hypercacher avaient donné lieu à un déluge de manifestations, de déclarations, de proclamations, d’envolées verbales et de slogans : « Nous n’avons pas peur. Ils ne nous intimideront pas. Nous sommes tous Charlie… ». Tout le monde y était allé de son Sms, de sa pancarte ou de son affichette « Je suis Charlie ». De très importantes manifestations avaient eu lieu dans de nombreuses villes. Il n’était question que de Charlie dans les conversations. Et tout cela avait duré des semaines.

Rien de tel cette fois. Le gouvernement a interdit les manifestations pour des raisons de sécurité et les quelques rassemblements qui ont eu lieu quand même n’ont réuni que quelques centaines de participants. Ni slogans, ni affichettes, ni Sms « de résistance » à faire passer en chaîne. Pas de déclarations bien senties ou de proclamations bravaches. Pas de queue devant les kiosques pour pouvoir arborer Charlie sur la table du salon. Pas de logorrhée comme en janvier. Cette fois-ci les conversations de café ou de cantine évitent le sujet.

L’état d’esprit des Français de la rue s’est spectaculairement modifié. Plus de grands discours cette fois. Plus de bavardage. Cette fois ce qui domine c’est le silence. Que s’est-il passé ? Pourquoi cette différence de réaction ?

 

  • Le silence des bobos

Première raison. Les attentats ont touché directement et massivement les « bobos », les jeunes bourgeois de gauche. Ce sont eux qui au moment de Charlie étaient les plus bavards, les plus militants, les plus impliqués dans les manifs, les plus inventifs, les plus créatifs. Ce sont eux qui sont les plus favorables au « vivre ensemble », à la diversité, à la société multiculturelle, à l’accueil de l’Autre. Cette fois-ci ils sont muets. Les attentats ont bousculé leurs convictions et les ont déstabilisés.

Déjà, en manifestant massivement en janvier, les Charlie exprimaient avant tout, en réalité, leur peur de voir remis en cause à la fois leurs convictions universalistes et leur mode de vie (voir ici). Avec le 13 novembre, la peur s’enracine et provoque le silence.

Le régime continue certes à dérouler sa propagande. On nous appelle comme d’habitude à ne pas faire d’amalgame entre terroristes et musulmans ; à bien vouloir admettre que les attentats n’ont rien à voir avec l’immigration ; à reconnaître les responsabilités de la société française, qui ne se montre pas assez accueillante et ouverte envers la diversité. Mais les bobos sont moins enthousiastes que d’habitude à reprendre à leur compte et à relayer la propagande bien-pensante.

Les bobos probablement reprendront la parole bruyamment dans quelques temps : il faudra encore beaucoup d’attentats avant qu’ils n’ouvrent les yeux. Mais pour l’heure, comme sidérés, ils se taisent.

 

  • Le silence de la défiance

Le silence qui suit les attentats a une deuxième explication : la défiance. Les gens de la rue ont pris conscience, davantage qu’avant le 13 novembre manifestement, que les terroristes potentiels et ceux qui les soutiennent sont très nombreux. On parle de 10.000 islamistes radicaux fichés. Chacun voit bien que les visages des terroristes publiés dans les journaux sont très semblables à ceux que l’on côtoie par milliers dans les transports, très semblables également à ceux de certains chauffeurs de bus, de vigiles de supermarché ou de flics de la Ratp.

De même, au vu du nombre des femmes voilées et des barbus salafistes que l’on croise dans la rue, chacun est amené également à se demander dans quelle mesure les immigrés qui nous entourent ne sont pas plus ou moins d’accord avec les terroristes. Dans ce contexte on peut penser que la plupart des gens vont désormais éviter les sujets de conversation sensibles, de peur de provoquer des réactions hostiles de la part de ces « Français » originaires d’outre méditerranée.

 

  • Le silence de la résignation

Ce silence a une troisième explication, la plus importante : les Français sont désormais résignés. Ils ont maintenant le sentiment que l’on ne parviendra pas à éradiquer l’islamisme ; que manifestement l’islamisme implique un grand nombre d’acteurs ; qu’il faudra accepter désormais la survenance régulière d’attentats. Et chacun s’y résigne. Comme on s’est résigné à vivre depuis des décennies avec la délinquance de masse.

Ce sentiment de résignation explique qu’il n’y ait eu aucune panique ni changement radical de comportement. La fréquentation touristique baissera sûrement. Mais les parisiens et les habitants des grandes villes n’ont pas changé grand-chose à leur vie quotidienne, continuant à vivre comme avant, à fréquenter les centres commerciaux, à prendre les transports, à s’asseoir aux terrasses. Et ils continueront à le faire, alors qu’ils savent depuis le 13 novembre que le risque est désormais non négligeable.

Cette attitude peut-elle être considérée comme du stoïcisme voire de l’héroïsme collectif ? En aucune manière. Au contraire elle est le signe le plus évident de la résignation générale. Résignation et fatalisme. Les Français n’ayant aucune envie de révolutionner leur mode de vie, d’arrêter de travailler, de consommer et de prendre les transports en commun, ils ont admis qu’il leur faudrait désormais vivre avec le risque d’attentats. Se disant qu’après tout, la probabilité d’être victime d’un attentat reste tout de même bien moindre que le risque de mourir d’un cancer, ils n’ont même pas accusé le coup en restant terrés chez eux quelques jours, intégrant immédiatement la nouvelle donne.

On aurait pu imaginer également que les attentats massifs du 13 novembre provoquent colère et révolte. Rien de tel là encore. Pas de colère ouverte ni de révolte contre les musulmans et les immigrés. Et pour cause : les Français ont peur des immigrés et leur sont soumis d’avance comme le prophétise Houellebecq.

Pas de révolte non plus contre les autorités, malgré leur incompétence, leur laxisme et leur inefficacité, que les attentats mettent en pleine lumière. Pas de colère contre la classe dirigeante, en dépit de sa responsabilité directe dans l’immigration, cause première du terrorisme. Au contraire, les sondages remontent pour l’exécutif, comme déjà en janvier, même s’ils retomberont probablement ensuite.

Ni colère ni révolte donc. Pourquoi ? Eh bien parce que colère et révolte supposeraient d’être prêts à engager une confrontation directe avec les autorités d’une part, avec les immigrés d’autre part, confrontation susceptible de déboucher sur une guerre civile véritable et sur le chaos. Les Français, manifestement, et comment les en blâmer, refusent massivement cette option. Ils préfèrent choisir une dégradation de la situation, certaine mais progressive, en espérant à titre individuel tirer leur épingle du jeu pendant encore un certain temps.

Le choix d’une confrontation globale avec les immigrés et avec ces dirigeants qui nous trahissent pourrait être motivé par la volonté de défendre et de sauvegarder  la pérennité de la civilisation européenne et de l’identité française. Mais les Français ne sont plus attachés ni à l’une ni à l’autre. Nourris par deux cents ans de modernité individualiste, ils ne se soucient plus que de maintenir leur situation personnelle. Lancer une Reconquista au nom d’objectifs collectifs, incertains et de long terme pourrait à court terme faire basculer le pays dans la guerre et le chaos. Les Français ont choisi de procéder plutôt  à un calcul individuel rationnel : profiter de ce qu’ils possèdent encore pour la plupart –  bien être matériel satisfaisant, sécurité à peu près maintenue – en espérant le conserver quelques décennies encore.

C’est d’ailleurs pour cette raison que la majorité des Français ne sont pas prêts à porter le FN au pouvoir, même si beaucoup en réalité partagent ses analyses sur l’immigration et l’insécurité. Ils craignent en effet que la victoire de ce parti ne débouche sur la confrontation globale qu’ils veulent à tout prix éviter.

Les enquêtes d’opinion montrent depuis longtemps que les Français sont collectivement très pessimistes, les plus pessimistes du monde occidental. Ils sont également par rapport aux peuples voisins les plus gros consommateurs de tranquillisants et de psychotropes divers. Les attentats et la résignation qu’ils provoquent vont sans aucun doute dégrader encore un peu plus le moral du Français de la rue.

**

Les Français savent maintenant qu’ils devront vivre avec les attentats, comme ils vivent depuis quarante ans avec la délinquance de masse. Ils savent que la France et l’Europe sont en train d’être envahies. Que l’une et l’autre auront bientôt perdu leur identité. Que les peuples européens deviendront minoritaires dans leurs propres pays avant qu’il soit longtemps. Qu’ils devront bientôt renoncer à la douceur de vivre. Ils le savent. Et ils l’acceptent.

La fin probable de la civilisation européenne… Confrontés à cette perspective vertigineuse, les Français restent sans réaction. Il n’y a plus que la résignation. Et le silence.

Et bientôt ce sera chacun pour soi.

 

Chronique parue sur Fdesouche le 29/11/15

Attentats de Paris : Les mensonges de la classe dirigeante

Chronique de Paysan Savoyard

(n°127 – novembre 2015)

 

Les partis de gouvernement et leurs relais intellectuels et médiatiques déploient depuis une semaine tous les artifices de la propagande. Avec un objectif majeur : empêcher que soit mis en évidence le lien de cause à effet entre les attentats et l’immigration. Les Français vont-ils une fois de plus majoritairement tomber dans le panneau ? Pour contribuer à l’éviter, dressons la liste de ces mensonges d’État.

 

  • « Les services de sécurité sont efficaces »

C’est faux, évidemment. Comme tous les autres attentats précédents, ceux qui viennent de se produire sont au contraire la preuve de l’inefficacité et du laxisme. Inefficacité des services de renseignement d’abord. Au moins deux des sept terroristes étaient fichés comme islamistes radicaux. Merah et Kouachi étaient eux aussi repérés comme radicaux. La surveillance dont tous ces individus faisaient l’objet, paraît-il, ne les a nullement empêchés d’agir (voir ces tribunes).

Laxisme de la justice ensuite. L’un des terroristes repéré comme djihadiste était également un délinquant de droit commun. Condamné à 8 reprises, il n’avait pourtant jamais été incarcéré. Merah et Kouachi étaient eux aussi des délinquants de droit commun. Et comme tous les délinquants, après avoir le cas échéant effectué un bref séjour en prison, ils s’étaient retrouvés libres comme l’air.

Laxisme des pouvoirs publics de façon générale. On vient ainsi d’apprendre que legouvernement, pourtant confronté depuis le début du mandat de M. Hollande à une succession d’attentats et d’assassinats terroristes, a choisi de procéder depuis 2012 à une diminution des effectifs de police.

 

  • « Les attentats ne sont pas liés à l’accueil des réfugiés arrivés ces derniers mois en Europe »

C’est faux. Il semble établi qu’au moins un des terroristes s’est fait passer pour un réfugié. Deux autres terroristes pourraient avoir suivi la même voie. Différentes sources indiquent que de nombreux djihadistes auraient été infiltrés à la faveur de cette arrivée en masse de réfugiés. Après avoir dénoncé la présence de djihadistes parmi les « réfugiés » comme un fantasme, certains des membres de la classe dirigeante sont aujourd’hui contraints par les événements d’admettre l’évidence. M. Valls lui-même a dû reconnaitre que certains des auteurs des attentats « avaient profité de la crise des migrants (…) pour se glisser » parmi les « réfugiés ».

Profitons-en pour rappeler les principaux chiffres concernant les énormes flux migratoires qui sont en train de submerger la France et l’Europe. Selon l’UE, 800.000 « réfugiés » sont arrivés en Europe en traversant la Méditerranée depuis le début 2015.  Ces chiffres ne comprennent pas les « réfugiés » arrivés par la terre, en Allemagne en particulier, après avoir traversé les pays balkaniques. L’UE prévoit l’arrivée en Europe de 3 millions de réfugiés d’ici 2017. Concernant la France, le gouvernement a indiqué que 30.000 « réfugiés » seraient accueillis d’ici la fin 2016.

Ces nouveaux flux viennent s’ajouter à l’immigration « habituelle » qui se produit depuis 40 ans. Rappelons là encore les chiffres concernant la France. Il y a chaque année, en France métropolitaine, 200.000 installations légales d’immigrés provenant de pays non européens (le chiffre pour 2014 est de 209.782)  ). S’ajoutent à cela au moins 50.000 clandestins (ce sont les demandeurs d’asile déboutés, qui ne sont pas expulsés). Il faut tenir compte également des naissances issues de l’immigration : au moins 290.000 naissances par an en France métropolitaine sont issues de parents d’origine africaine ou arabe (37,2 % des 781.167 naissances en France métropolitaine ont fait l’objet du dépistage de la drépanocytose en 2014 ).

En tout, en déduisant les départs et les décès, ce sont au moins 400.000 immigrés non européens supplémentaires qui naissent ou s’installent chaque année sur le territoire. Les arrivées de « réfugiés » en cours viennent s’ajouter à ce flot.

 

  • « Ces attentats sont une atteinte à la République et à ses valeurs »

C’est faux. Les terroristes ne visent ni la république, ni ses valeurs : ce sont là des concepts qui les indifférent. Ils n’attaquent ni les Lumières, ni Voltaire, ni Rousseau, dont ils se contrefichent. Ils cibleraient la France de la même manière si, comme presque tous les pays d’Europe, il s’agissait d’une monarchie constitutionnelle et non d’une république. Ils visent la France, comme ils visent toute l’Europe, en tant que pays chrétien, occidental et peuplé de Blancs.

 

  • « La France est frappée parce qu’elle est en guerre contre Daech »

C’est faux. La France est une cible depuis plus de vingt ans. Une vague d’attentats commis par des immigrés musulmans a eu lieu en 1995, bien avant que ne s’engage le conflit syrien. De même la France n’était pas engagée en Syrie en 2012 lors des assassinats commis par Merah. Les assassinats terroristes de janvier 2015 n’étaient pas non plus liés à la situation au Moyen-Orient mais avaient pour motif revendiqué « les blasphèmes contre le Prophète« .

L’intervention de la France en Syrie est certes le motif ou le prétexte de la vague d’attentats d’il y a quelques jours. Mais la France est visée depuis des décennies pour plusieurs raisons entremêlées.

Elle est visée en tant qu’allié des États-Unis et d’Israël. Elle l’est en tant que pays chrétien et occidental. Au sein du camp occidental elle constitue une cible privilégiée parce qu’elle présente quatre caractéristiques. C’est un pays important, connu et touristique, ce qui donne aux attentats un retentissement particulier. C’est un pays où vit une importante communauté juive. C’est, troisièmement, un pays faible et défaitiste, gouverné par des politiciens souvent issus du gauchisme, adeptes de l’auto-flagellation et de la culpabilité, idéologues du « vivre ensemble » et de la société multiculturelle.

C’est un pays, enfin, où vit une très importante population issue de l’immigration, le plus souvent musulmane (l’ancien ministre Azouz Begag a ainsi affirmé il y a quelques semaines qu’il y avait en France 15 millions de personnes de culture musulmane) : cette population immigrée considérable constitue un vivier privilégié pour le terrorisme.

 

  • « Il faut lutter contre l’islamisme radical. Mais on doit rejeter les amalgames : la plupart des musulmans sont paisibles et désireux de s’intégrer »

C’est faux. Penser régler le problème du terrorisme en voulant rechercher et éliminer les radicaux est une illusion. Il n’existe pas, en effet, de solution de continuité entre les islamistes radicaux et les « musulmans modérés, désireux de s’intégrer et soucieux de respecter les valeurs de la république ». En dépit de leurs différences mutuelles et de la diversité de leurs origines, les musulmans composent une même communauté partageant l’essentiel.

La plupart des musulmans ne sont pas terroristes, certes. On constate toutefois que les attentats qui viennent de se produire donnent lieu à de nombreuses manifestations de soutien de la part d’immigrés (voir notamment iciiciici et ). Cela avait déjà été le cas à la suite des attentats de janvier.

En outre, tous les immigrés musulmans, radicaux comme modérés, partagent un certain nombre de fondamentaux. Ils habitent les mêmes quartiers, appartiennent aux mêmes familles, fréquentent les mêmes mosquées. Ils partagent la même religion, violente et anti chrétienne. Ils ont les mêmes opinions anti occidentales. Tous se pensent victimes du racisme des occidentaux. Au sein des communautés immigrées, les terroristes sont comme des poissons dans l’eau.

Il convient également ne pas oublier que, si les terroristes ne sont qu’une petite minorité, de très nombreuses personnes issues de l’immigration sont des délinquants. Rappelons les chiffres : 3,5 millions de crimes et délits officiellement recensés sont commis chaque année en France, la plupart du temps par des personnes issues de l’immigration. Les délits et plus généralement les actes émeutiers, les incivilités, les provocations et les intimidations commis par les immigrés constituent un « terrorisme du quotidien » , qui pèse sur la vie des Français de souche encore plus lourdement que les attentats.

Il existe sans doute des immigrés, musulmans ou non, qui ne sont ni islamistes ni délinquants, qui sont de braves gens et qui aiment sincèrement la France : mais ils n’auront pas voix au chapitre et seront contraints de suivre le mouvement impulsé par les radicaux et les violents.

 

  • « L’Islam est compatible avec la République »

C’est faux là encore. Précisons. L’islam est peut-être compatible avec la république : mais il est incompatible avec la survie et la pérennité de la France et des Français.

La présence de musulmans en France et en Europe ne constituerait pas une difficulté s’ils s’y trouvaient en petit nombre. Ce n’est pas le cas : ils représentent au moins un quart de la population présente sur le territoire. La proportion est encore beaucoup plus forte si l’on ne prend en compte que les classes d’âge les plus jeunes. De même les immigrés, pour la plupart musulmans, sont majoritaires dans de nombreux quartiers. Dans ces conditions, l’islam et de façon générale l’immigration condamnent les peuples européens à devenir bientôt minoritaires dans leurs propres pays. De même l’immigration, en raison de son ampleur, provoquera si rien ne change la fin inéluctable de la civilisation européenne.

Notons également que la progression de l’islam ne pose pas qu’un problème quantitatif. L’islam est une religion de conquête. C’est une religion qui ignore la séparation du religieux et de la sphère civile et politique. L’islamisation et la conquête de l’Europe par les immigrés constituent une revanche du monde arabo-musulman contre l’occident, qu’il faut punir de ses méfaits et de sa domination passée.

Pour toutes ces raisons l’islam et l’immigration ne sont pas compatibles avec notre survie : ces phénomènes nous font au contraire courir un danger mortel.

 

  • « Pour mener la guerre contre le terrorisme, la France va prendre des mesures radicales »

C’est faux là encore. Les mesures évoquées ou décidées par le gouvernement et par ses opposants de droite sont des mesurettes qui resteront, à supposer qu’elles soient appliquées, sans effet significatif et durable. Pour être efficace, une politique de salut national devrait comprendre notamment les mesures suivantes :

– Changer la loi pour arrêter l’immigration légale.
– Cesser des délivrer des visas dans les pays d’immigration.
– Rétablir définitivement les contrôles aux frontières nationales.
– Rechercher les clandestins et les placer en rétention avant expulsion.
– Renvoyer les immigrés clandestins et les délinquants.
– Réserver les allocations, les prestations sociales et l’accès aux services publics aux Français de souche européenne.
– Supprimer l’accès à la nationalité par le droit du sol

Toutes ces mesures sont obligatoires et se tiennent l’une l’autre. Sans elles, la fin de la France et des Français est inéluctable.

 

  • « Les Français doivent malheureusement apprendre à vivre avec le terrorisme »

C’est faux, une fois de plus. Et c’est là une affirmation scandaleuse. Comme nous venons de le dire, il est tout à fait possible de prendre des mesures efficaces pour rétablir la sécurité et permettre aux Français de redevenir rapidement largement majoritaires et maîtres chez eux. L’unique condition de mise en œuvre d’une politique efficace est la volonté de la mener.

**

Les Français doivent maintenant choisir. Veulent-ils voir s’appliquer une politique d’arrêt de l’immigration, de reconduite et d’incitation au départ des immigrés ? Ou préfèrent-ils vivre avec les attentats ? Préfèrent-ils vivre également avec la surpopulation dans les villes, la délinquance, la désorganisation des services publics et la ruine des systèmes sociaux, qui sont d’autres conséquences inévitables de l’immigration ?  Préfèrent-ils devoir baisser les yeux et s’effacer devant les nouveaux maîtres ? A eux de choisir.

On reprendra pour conclure, en le paraphrasant, l’aphorisme de Bossuet à juste titre souvent cité : quand on ne veut rien changer aux causes, il est risible de venir pleurer sur les conséquences. La cause du terrorisme c’est l’immigration : sans immigration pas de terrorisme. Si l’on veut arrêter les attentats, il faut se débarrasser de l’immigration.

 

Chronique parue sur Fdesouche le 22/11/15

Attentats de Paris : Les Charlie morts de peur

Chronique de Paysan Savoyard

(n°123 – février 2015)

 

Face aux attentats de janvier 2015 à Paris, « le 11 septembre Français », des foules considérables se sont mobilisées. Quelques heures seulement après l’attentat de Charlie Hebdo un rassemblement important avait lieu place de la République suivi par plusieurs autres en province. De nouveaux rassemblements avaient lieu le lendemain puis le vendredi, alors que la vague d’attentats se poursuivait. Le dimanche, 4 millions de personnes selon les médias défilaient à Paris et dans toutes les grandes villes. Ces manifestations n’ont pas de précédent par leur caractère massif et soudain.

Les défilés répondaient à un appel lancé par le gouvernement, soucieux d’afficher sa réactivité, de détourner l’attention de son échec sécuritaire et de déclencher autour de lui un rassemblement propice à la restauration de son image. La droite l’a rapidement rejoint dans l’appel à manifester.

Les manifestations répondaient donc à un mot d’ordre. Mais ce n’est pas ce qui explique qu’elles aient été massivement suivies : même si la majorité des manifestants étaient sans doute des électeurs de gauche, ce n’est pas d’abord pour soutenir ce gouvernement fortement impopulaire que les manifestants se sont déplacés. Quelles étaient donc les motivations de ces millions de personnes qui ont défilé ?

Les manifestants ont défilé pour la liberté de la presse et la liberté d’expression ? Oui sans aucun doute. De nombreux électeurs de gauche sont des lecteurs de Charlie ou du Canard et partagent leur esprit libertaire et soixante-huitard.

Ils ont défilé pour affirmer et défendre la république et ses « valeurs humanistes » ? Oui aussi. « La défense de la laïcité contre tous les intégrismes » correspond bien à l’état d’esprit des nombreux Français déchristianisés.

Pour affirmer leur refus de stigmatiser les musulmans et d’opérer un amalgame entre les terroristes et « la grande majorité des musulmans, qui sont pacifiques » ? Oui probablement, là encore. Beaucoup de Charlie sont socialistes ; les chrétiens et autre modérés étaient également bien représentés : les uns et les autres sont attachés à l’objectif du « vivre ensemble » et ont voulu l’affirmer.

Mais à notre avis ce n’est pas pour cela avant tout que les Charlie se sont massivement mobilisés : les rassemblements n’auraient pas été aussi massifs si seuls les grands principes – liberté d’expression, laïcité, Vivre ensemble – avaient été en jeu.

La raison principale de cette mobilisation impressionnante est ailleurs. Elle n’a pas été exprimée : et pour cause elle n’est pas dicible. Les Charlie ont manifesté parce qu’ils ont peur.

 

  • Quoique collectivement pessimistes, les Français restaient jusqu’ici confiants quant à leur avenir personnel

Pas plus que les autres Français, les personnes qui ont manifesté n’ont spécialement peur de mourir dans un attentat : elles savent que le risque statistique en est faible. Ce n’est donc pas pour leur vie que les Charlie craignent : ils craignent pour leur mode de vie. Ces attentats leur ont fait prendre conscience que leur mode de vie et leur niveau de vie étaient menacés à court terme.

Les Français ont conscience, depuis longtemps déjà, que les choses vont se dégrader de façon inéluctable. Les enquêtes d’opinion le montrent nettement : depuis au moins trente ans, les Français sont massivement désillusionnés sur leur avenir collectif, dans une proportion de 60 à 80 % selon les périodes.

C’est le pays le plus pessimiste d’Europe.

Ceux qui ont un certain âge sont persuadés que leurs enfants auront une vie moins bonne que la leur ; les enfants en question le savent aussi.

Tout cela n’est pas nouveau et les Français n’ont pas attendu les attentats pour prendre conscience de ce que l’avenir est sombre. Ils savent que les tendances sont défavorables ; que l’environnement se dégrade ; que des civilisations qui ne sont pas nos alliées montent en puissance ; que la population mondiale explose, en particulier en Afrique et en Orient, à nos portes. Ils se doutent bien que tout cela va mal tourner, pour les Européens en particulier.

Mais, s’ils sont pessimistes sur leur avenir collectif, les Français sont en revanche plus positifs sur leurs perspectives personnelles. C’est ce que montrent également nettement les enquêtes d’opinion.

Ces enquêtes apparemment paradoxales renseignent donc clairement sur l’état d’esprit collectif : les Français pensent que ça va se dégrader à terme ; mais que cette dégradation sera progressive ; et qu’à court et moyen terme ils vont pouvoir pour ce qui les concerne tirer leur épingle du jeu.

C’est ce relatif optimisme pour le court et moyen terme que les attentats viennent mettre par terre.

 

  • Les Charlie pensaient pouvoir conserver encore un certain temps leur vie confortable

L’optimisme des Français à court et moyen terme est fondé sur le constat suivant : beaucoup de gens bénéficient encore d’une vie qui les satisfait et qui est objectivement très correcte.

Les classes moyennes, le gros des troupes des manifs, ont une vie correcte. Ils sont souvent fonctionnaires, actifs (5,4 millions) ou retraités. S’ils ne sont pas fonctionnaires, ils occupent fréquemment un emploi dans le secteur public (grande entreprise publique…) ou quasi public (par exemple un emploi dans la sphère culturelle, financée par les subventions et le régime des intermittents ; ou encore un emploi associatif ou « humanitaire », financé par subventions publiques). La sphère publique est tellement étendue qu’elle permet à tout le monde ou presque d’échapper aux emplois manuels, qui sont eux massivement occupés par des immigrés.

Ces gens de la classe moyenne sont bien nourris, ont une voiture et peuvent partir en vacances deux semaines par an en moyenne. Les jeunes peuvent faire des études longues quasi gratuites. Les impôts sont lourds sans être encore confiscatoires. Ces Français de classe moyenne habitent pour la plupart dans des endroits corrects sans problèmes majeurs d’insécurité. Ils ont bon espoir de maintenir ce niveau et ce cadre de vie, voire de progresser un peu au cours de leur carrière.

Une partie des membres des classes populaires ont-eux aussi une vie correcte : c’est le cas s’ils sont propriétaires de leur logement ou disposent d’un HLM, à condition de vivre loin des banlieues. Pour tous, la sécurité sociale couvre la maladie et verse des pensions de retraite et des allocations chômages généreuses. Bref, la situation reste assez satisfaisante pour la majorité des Français.

Les Français moyens avaient jusqu’ici le sentiment que tout cela pourrait être à peu près maintenu à l’horizon qui les intéresse, c’est-à-dire 30 ou 40 ans. Les attentats leur ont fait prendre conscience de ce que cette analyse optimiste est probablement fausse : les choses pourraient se dégrader beaucoup plus vite que prévu et les toucher directement et à court terme.

 

  • Les attentats ont fait prendre conscience aux Charlie que les choses pouvaient se dégrader à court terme et que le désordre et le chaos pouvaient s’installer

Les Français s’aperçoivent que les terroristes potentiels sont nombreux (on parle de 1200 personnes impliquées dans le djihadisme). Ils prennent également conscience de ce que de nombreux musulmans partagent les mêmes analyses que les terroristes. De toute évidence les musulmans de la rue sont eux aussi, par exemple, très mécontents des caricatures et en complet désaccord avec la liberté d’expression si celle-ci doit déboucher sur la mise en cause du Prophète.

Officiellement les manifestants pour Charlie ne font « pas d’amalgame » entre djihadistes et musulmans de la rue : c’est même l’un des principaux messages qu’ils voulaient faire passer en manifestant. Dans leur vie concrète cependant, ces manifestants sentent bien que ce slogan ne correspond pas à la réalité.

S’ils étaient persuadés autant qu’ils le disent que les musulmans sont pour la plupart gentils et bien intégrés, les Charlie ne s’arrangeraient pas pour habiter loin des quartiers à majorité immigrée et pour inscrire leurs enfants dans des établissements scolaires protégés de l’immigration massive. Les attentats viennent confirmer ce que ces millions de sympathisants de Charlie ressentaient sans oser se l’avouer.

 

  • Les Charlie veulent avant tout éviter les tensions, les affrontements, la guerre

Dans ce contexte, les sympathisants de Charlie redoutent que ne surviennent des conflits intérieurs majeurs venant bouleverser leur mode de vie.

Ils redoutent que ces conflits soient déclenchés par les immigrés radicalisés. Ils craignent également qu’ils puissent être déclenchés par l’extrême droite et son programme d’arrêt de l’immigration et de retour à l’ordre dans les quartiers.

C’est la raison majeure pour laquelle ils ne voteront jamais pour l’extrême droite, même si les événements qui se produisent paraissent lui donner raison : les Charlie ne veulent pas risquer de déclencher des affrontements ou pire une guerre civile. Les discours et le programme de l’extrême-droite mettent de l’huile sur le feu alors que les Charlie veulent par-dessus tout que les choses s’apaisent.

Officiellement la détestation et la condamnation de l’extrême droite sont fondées sur des raisons morales : l’accueil de l’Autre, le Vivre-ensemble… Mais c’est une autre raison qui joue là avant tout : l’extrême droite est violemment dénoncée parce qu’elle annonce les mauvaises nouvelles, ce qui est comme chacun sait la manière la plus sûre d’être détesté.

Pour la même raison beaucoup de Français voudraient que l’union nationale se prolonge, que les partis s’entendent. Un gouvernement d’union nationale correspondrait sans doute aux aspirations de nombre d’entre eux. Même les Charlie, le plus souvent de gauche, seraient prêts à oublier leur haine de Sarkozy si cela pouvait conjurer les risques d’affrontements.

Le sens profond des manifs pour Charlie est là : « Nous ne voulons pas que notre vie tranquille soit remise en cause et que s’installent en lieu et place la perspective d’affrontements et le risque de conflits civils. Nous ne voulons pas que notre avenir soit la guerre. Non pas ça ! Pas nous ! Pas maintenant ! »

Les Charlie ont défilé pour ces raisons avant tout. Pour exprimer leur désarroi devant la guerre possible. Pour refuser la stigmatisation des immigrés, qui accroîtrait les tensions. Pour rejeter le FN, dont le programme pourrait amener la guerre. Pour faire corps autour du chef (même si ce qualificatif sied si peu à l’actuel président). Pour se rassembler autour des forces armées et de la police, en espérant qu’elles réussissent à maintenir la paix civile et la tranquillité.

Cet événement improbable peut être expliqué de la même manière : les policiers qui encadraient les manifestations ont été applaudis, de façon sincère, par les manifestants. Pourquoi les Charlie ont-ils applaudi la police, alors qu’ils la haïssent de façon générale ? Ce n’est pas par solidarité avec les policiers : chaque année des centaines de policiers et gendarmes sont blessés et plusieurs sont tués par des bandits ou des racailles, dans l’indifférence générale.

Les Charlie pensent même de façon générale que les policiers l’ont bien cherché, puisqu’ils multiplient les « bavures » et les « contrôles au faciès ». Le 11 janvier marque cet événement inouï : les lecteurs gauchistes de Charlie, pour la première fois de leur vie sans doute, applaudissent la police.

C’est qu’il s’est produit la chose suivante : les Charlie viennent de prendre peur. Peur de la menace que font peser les immigrés. Peur des tensions et de la guerre civile. Peur désormais de l’avenir immédiat.

**

Les Charlie viennent de prendre conscience de ce que la dimension tragique de l’Histoire, est à l’image du cancer : elle n’est pas réservée aux autres. La guerre et la haine peuvent menacer tout le monde, même les bourgeois gauchistes et les cathos bienveillants confortablement installés dans la modernité européenne.

Les Charlie en défilant ont manifesté leur peur d’être menacés directement et de perdre leur mode de vie. Cette peur sera-t-elle suivie, d’un sursaut de révolte ou au contraire, comme le prédit Houellebecq, d’une soumission générale face à l’invasion migratoire et l’islam ? Nous reprendrons cette question à l’occasion d’un prochain article.

 

Chronique parue sur Fdesouche le 04/02/15

Insolite : + 20 points de popularité pour le gouvernement qui n’a pas su empêcher les attentats

Chronique de Paysan Savoyard

(n°122 – janvier 2015)

 

Deux semaines après les attentats, la situation de politique intérieure conduit à dresser différents constats qui réussissent à susciter chez les observateurs pourtant endurcis que nous sommes, habitués à n’enregistrer jamais que de mauvaises nouvelles, un accablement accru et toujours renouvelé.

  • N’ayant pas su éviter les attentats, le gouvernement enregistre une hausse spectaculaire de sa popularité

Après avoir réussi à mobiliser autour de lui des millions de manifestants, le gouvernement enregistre dans la foulée une amélioration de 20 points de sa cote de popularité. MM. Valls et Hollande voient le nombre des personnes satisfaites de leur action augmenter fortement (40 % de satisfaits pour l’un, 61 % pour l’autre). M. Hollande, peut même envisager, pour la première fois depuis longtemps, d’être finalement présent au second tour de 2017.

Pourtant c’est bien ce gouvernement qui n’a pas su prévenir les attentats. Pourtant ces attentats sont les plus sanglants commis en France depuis des décennies. Pourtant leurs auteurs étaient des délinquants et des islamistes archi-connus des services, avaient fait de la prison et étaient paraît-il surveillés.

Et voilà ce gouvernement récompensé et félicité pour son action.

Au fou !

 

  • Les attentats ont été commis par des immigrés : il faut donc dénoncer avec force les « semeurs de haine» qui voudraient arrêter l’immigration

L’extrême droite est dénoncée parce qu’elle « attise les peurs et sème la haine ». Le Front national a été pour cette raison rejeté de l’organisation de la manifestation d’union nationale. Le rejet de l’extrême droite est décrété par le gauche aussi bien par la droite.

Pourtant c’est bien par des immigrés que les attentats ont été commis. Pourtant ils l’ont été au nom de l’islam. Pourtant les terroristes, nés en France et de nationalité française, ont eu un parcours semblable à ceux de millions d’autres immigrés. Les attentats renvoient donc évidemment à la question de l’immigration, laquelle se trouve être, qui plus est, le plus souvent musulmane.

Et voilà qu’est mis en cause et dénoncé comme fauteur de troubles le parti qui, seul depuis 40 ans, met en garde contre l’ampleur de l’immigration et ses catastrophiques conséquences.

Au fou !

 

  • L’attentat ayant été commis au nom de l’islam, la lutte contre l’islamophobie est mise à l’ordre du jour

Le gouvernement a annoncé son intention de lutter contre l’islamophobie, qui sera poursuivi comme une forme d’incitation à la haine raciale. Il s’agit d’empêcher que ne soit opéré un « amalgame » entre les djihadistes et « l’immense majorité des musulmans », qui sont pacifiques et intégrés et ne doivent pas être « stigmatisés ».

Pourtant c’est bien au nom de l’islam, tout de même, que les attentats ont été commis. Il semble bien en outre qu’une partie significative de la « communauté musulmane » ait refusé de s’associer aux hommages à Charlie, partageant avec les terroristes la volonté de condamner les caricatures du Prophète. C’est bien dans le monde musulman tout spécialement que se commettent depuis maintenant deux décennies des attentats massifs et s’y déroulent des guerres atroces.

Et voilà que seront poursuivis ceux qui s’inquiètent de l’islamisation et considèrent que l’islam en lui-même constitue un danger. Les attentats ont été commis par des musulmans : les islamophobes doivent donc être pourchassés.

Au fou !

 

  • Les terroristes ont été aidés toute leur vie par la «politique de la ville » : cela prouve bien que l’aide aux quartiers doit être renforcée

Selon les toutes récentes déclarations de M. Valls, les habitants des quartiers sont victimes d’un « apartheid territorial, social et ethniqueQuand vous avez un tel niveau de pauvreté, quand vous mettez dans les mêmes quartiers les mêmes populations pauvres aux mêmes origines, alors il ne faut pas s’étonner que ces quartiers deviennent de véritables poudrières. Quand s’additionnent les discriminations quotidiennes parce que l’on n’a pas le bon nom de famille la bonne couleur de peau, il faut aussi poser la question de la mixité urbaine ». Et M. Valls de conclure : « Si vous ne changez pas les populations vous risquez de créer des ghettos ». 

Pourtant les auteurs des attentats ont jouit des mêmes droits que les Français de souche. Originaires des « quartiers », ils ont bénéficié de la politique de la ville. Leur pedigree montre qu’ils ont été aidés et assistés depuis leur enfance. Qu’ils ont bénéficié d’une seconde chance à leur sortie de prison. Tous ces mécanismes d’aide n’ont servi à rien, aussi bien dans leur cas que dans celui des centaines de milliers de délinquants des quartiers (rappelons que chaque année, 1 million de personnes sont mises en cause par la police dans une affaire délictuelle ou criminelle).

Et voilà ce gouvernement qui, de l’échec de ces politiques d’aide et d’assistanat, tire la conclusion qu’il faut les poursuivre en les renforçant. M. Valls il est vrai se propose d’innover. Il envisage ainsi, comme nous l’indiquions plus avant, de « changer les populations des quartiers » afin d’y construire la mixité sociale : cela suppose en toute logique à la fois de répartir une partie de la population des quartiers dans les zones résidentielles mais aussi de faire en sorte que des « Français moyens » soient, par différents moyens, « invités » à s’installer dans les zones urbaines sensibles.

Au fou ! Au fou dangereux !

**

En toute logique la vague d’attentat aurait dû conduire à prendre un virage radical. Arrêter l’immigration. Renvoyer d’urgence une partie des immigrés, en particulier les clandestins et les délinquants. Cesser d’alimenter le puits sans fond de l’assistanat et de la politique de la ville. Reprendre le contrôle des quartiers en utilisant les moyens adaptés. Modifier le code pénal pour pouvoir mettre à l’écart les récidivistes.

Le gouvernement fait l’inverse et choisit de poursuivre et d’aggraver les politiques suivies depuis des décennies.

Déjà en 2005 les émeutes avaient déclenché la même réaction du gouvernement d’alors. Pour récompenser les émeutiers, il s’était empressé d’introduire des mécanismes de discrimination positive, d’embaucher à la télévision des « journalistes » issus des quartiers et d’augmenter substantiellement les crédits de la politique de la ville.

La  dernière promotion de l’ENA vient de se baptiser « George Orwell ». Nous y sommes. C’est au nom de la liberté d’expression que le régime s’apprête à pourchasser les propos « islamophobes », tandis que le grand élan d’unité nationale s’inaugure par la dénonciation de « l’extrême droite » (6,4 millions d’électeurs). Passant un cran supplémentaire dans le registre orwellien, M. Valls se propose aujourd’hui dans les quartiers de « changer de peuple ».

A l’entendre les terroristes doivent être considérés comme victimes : des discriminations, des difficultés sociales et de la ghettoïsation. Les vrais coupables seraient les Français moyens, qui doivent rendre gorge de leur racisme, de leur peu d’appétence pour l’impôt jeté par les fenêtres et de leur volonté coupable de fuir la « mixité sociale ».

Mais ces gens qui gouvernent ne sont pas fous, contrairement aux apparences, ni faibles, ni incompétents. Le problème est ailleurs : ce sont des idéologues. Et ce sont des traîtres.

 

Chronique parue sur Fdesouche le 25/01/15

Balles tragiques à Paris : 12 morts

Chronique de Paysan Savoyard

(n°121 – janvier 2015)

 

Après l’attentat contre Charlie Hebdo, la classe politique et l’ensemble des « corps constitués » (syndicats, médias, associations, églises…) en appellent unanimes, Front National compris, à l’unité nationale, pour défendre les valeurs de la République, notamment la laïcité et la liberté de la presse.

Nous ne nous associons pas à cet appel à l’unité, qui n’a aucun sens.

La même classe politique unanime, les mêmes corps constitués, condamnent l’islamisme radical et « tous les intégrismes », en appelant à ne pas faire d’amalgame avec les musulmans modérés qui, dès lors qu’ils respectent les valeurs républicaines, ont eux toute leur place dans la communauté nationale.

Là encore nous sommes en complet désaccord avec cette analyse.

 

  • Pas d’union nationale avec cette classe dirigeante qui organise l’invasion

Ce que nous vivons depuis 40 ans c’est l’invasion de la France et de l’Europe occidentale par des immigrés, venus essentiellement d’Afrique et du Proche-Orient. Ces immigrés sont aujourd’hui au moins 15 millions en France. Ils sont d’ores et déjà majoritaires dans certaines villes et départements, en situation de quasi monopole dans de nombreux quartiers. Si cette immigration n’est pas interrompue d’urgence et si une partie au moins des immigrés ne sont pas reconduits, notre peuple sera marginalisé dans son propre pays bien avant la fin du siècle. Notre civilisation aura alors disparu.

Parmi les conséquences de l’immigration il y a le terrorisme. Les actes terroristes commis en Europe et en Occident sont le plus souvent le fait de personnes originaires de l’immigration. Aujourd’hui Charlie Hebdo. Hier Joué-lès-Tours et Dijon (décembre 2014), Sydney (décembre) Ottawa (octobre), Bruxelles (mai). En 2012 Merah. En 2001 le 11 septembre. En 1995 les attentats de Paris… Ces attentats sont le produit de l’immigration. Pas d’immigration : pas d’attentats.

Il conviendrait également de ne pas oublier les très nombreux délinquants, qui chaque année font bien plus de victimes que les terroristes (3,5 millions de délits et crimes sont recensés chaque année). Ces délinquants qui volent, qui agressent, qui violent, qui caillassent conducteurs de bus, pompiers et policiers, qui insultent les passants, qui intimident, qui torturent, qui tuent sont très souvent originaires de l’immigration. Et les victimes sont le plus souvent des Français ou des Européens de souche. La délinquance, ce terrorisme du quotidien, est un autre effet de l’immigration.

Il se trouve que l’invasion en cours, avec ses conséquences, attentats, délinquance, dégradation des conditions de vie des Français, ne constitue pas un phénomène spontané : elle est depuis quarante ans souhaitée, suscitée, organisée par la classe dominante. Chez une partie de l’oligarchie, l’immigrationnisme est motivé par l’intérêt mercantile (importer une main d’œuvre à bas coût). Chez d’autres l’immigrationnisme est idéologique (il s’agit de construire un « monde nouveau » débarrassé des races et des frontières).

Dès lors comment pourrait-il y avoir union nationale avec cette classe dirigeante qui organise l’invasion. Avec ces fonctionnaires qui appliquent avec zèle la politique immigrationniste. Avec ces journalistes qui en font la propagande. Avec ces militants associatifs qui la relaient avec enthousiasme. Avec ceux qui votent avec constance pour les partis immigrationnistes. Comment parler d’union avec ces gens qui, en toute conscience, nous trahissent ?

 

  • Pas d’union nationale avec ces immigrés qui sont en train de nous envahir

Ces immigrés qui s’installent ou naissent en France, à raison d’au moins 400.000 par an, poursuivent une logique de conquête. Ils visent à nous remplacer. Ils visent également à remplacer notre culture par la leur, qui est le plus souvent musulmane. Dans ce contexte, nous pensons que la distinction entre musulmans modérés et intégristes n’a aucun sens.

Certes tous les musulmans ne sont pas d’accord sur la stratégie à mettre en œuvre. Les uns sont déterminés à accélérer leur prise de pouvoir en utilisent les moyens violents. Ils inscrivent leur action dans le combat planétaire que mène l’Islam contre l’Occident. D’autres, pour aboutir aux mêmes fins, utilisent la pression, la négociation, le communautarisme. Ils emploient aussi la ruse : c’est ainsi qu’ils choisissent de condamner les attentats pour donner à croire qu’ils n’ont rien à voir avec les intégristes. Ils vont de même se déclarer partisans d’un islam républicain. Tout cela n’est que subterfuge.

La notion de laïcité n’existe pas en islam. Les valeurs Républicaines (les Lumières) sont radicalement étrangères au Coran. Les « modérés » ont la même religion, la même culture, la même origine ethnique que les intégristes. Ils vont à la même mosquée, appartiennent aux mêmes familles, aux mêmes quartiers. Ils éprouvent la même hostilité envers les Occidentaux (et envers les Blancs de façon générale).

Les « modérés » , qui sont peut-être assez souvent de braves gens, admettons-le, ne sont sans doute pas complices des terroristes ; mais ils partagent au moins en partie les mêmes analyses. Tous les musulmans qu’ils soient intégristes ou modérés considèrent que les Occidentaux ont une part importante de responsabilité dans le terrorisme : en raison de l’esclavage et de la colonisation ; de la domination économique qu’ils exercent sur les « pays pauvres » ; du racisme et des discriminations dont ils se rendent coupables vis-à-vis des immigrés…. Il est même probable qu’une partie non négligeable des musulmans modérés ne sont pas mécontents de ce que les journalistes blasphémateurs de Charlie Hebdo aient été spectaculairement punis.

S’agissant des musulmans moyens, notons que c’est en leur sein que l’on trouve l’immense majorité des délinquants dont nous parlions plus avant. La délinquance à laquelle ils se livrent n’est sans doute pas avant tout motivée par l’islam ou la volonté de conquête : elle ne constitue pas pour autant un manifeste d’attachement à la République et à ses Valeurs.

Résumons. Modérés, intégristes et terroristes musulmans ne sont que les différentes facettes d’une même réalité : celle d’un islam conquérant. Dès lors nous ne pouvons nous associer aux analyses de l’oligarchie, qui veut opérer une distinction radicale entre d’une part les intégristes, les violents et les terroristes, qui constitueraient une minorité ; et d’autre part l’immense majorité des musulmans, qui seraient modérés, d’accord pour pratiquer un islam laïc et pour adhérer aux valeurs républicaines. Cette présentation des choses ne correspond pas à la réalité. C’est une fable. C’est un mensonge.

**

Le problème, donc, ce n’est pas l’islamisme. Ce n’est même pas non plus l’islam. Si les immigrés étaient peu nombreux, le fait qu’ils soient musulmans et même intégristes ne poserait pas de difficultés : ils seraient aisément sous contrôle. Le problème c’est leur nombre, qu’ils soient musulmans ou pas. Le problème c’est l’immigration. Les immigrés qui arrivent. Ceux qui sont déjà là. Le problème c’est notre remplacement. Le problème c’est l’invasion.

Quelle issue ? Une prise de conscience et un sursaut national pour se débarrasser par la voie des urnes de ces dirigeants qui depuis quarante ans nous trahissent.

 

Chronique parue sur Fdesouche le 06/01/15

Grand remplacement : pourquoi la France est candidate au suicide

Chronique de Paysan Savoyard

(n°117 – août 2014)

 

On ne cessera pas de s’interroger sur ce phénomène étrange. La plupart des Français (74% selon un récent sondage) pensent qu’il y a trop d’immigrés. Ce sentiment est probablement l’une des sources principales de leur pessimisme quant à l’avenir du pays (les études d’opinion montrent qu’une large majorité sont persuadés que l’avenir est sombre). Pourtant…

Pourtant la plupart de ces Français se refusent à voter pour le seul parti qui a mis l’arrêt de l’immigration à son programme (rappelons que le score du FN n’a pas atteint 18 % à la dernière présidentielle). Ils s’obstinent à voter pour les partis qui organisent l’immigration ou, ce qui revient au même, choisissent de s’abstenir.

Nous avons essayé de recenser dans un article précédent les six arguments principaux que mettent en avant ceux qui pensent que « le Front national a souvent raison », tout en refusant de lui faire confiance. Pour cette fois nous essayerons de cerner les différents « profils » de ces Français qui, quoique souvent inquiets des conséquences de l’immigration, se refusent toujours à en tirer les conséquences électorales.

Nous ne parlons pas ici de la classe dirigeante, qui est l’organisatrice de l’invasion migratoire en cours : détenteurs du capital, politiciens, journalistes, intellectuels systémiques. Nous laissons aussi de côté les professionnels de la subversion et de l’anti France (les militants des associations droits de l’hommistes et antiracistes notamment). Nous ne tenons pas compte non plus, bien entendu, des immigrés eux-mêmes, qui très généralement n’ont de Français que les papiers. Nous parlons ici de la population française « ordinaire » et nous croyons pouvoir y distinguer six profils principaux quant à leur position sur la question de l’immigration.

 

  • Les profiteurs

Commençons par les profiteurs. Situés plutôt dans les couches sociales supérieures, ils tiennent un discours critique sur l’immigration, s’inquiètent de son ampleur et craignent ses conséquences. Cela ne les empêche pas d’y faire appel lorsqu’ils y trouvent intérêt, qu’il s’agisse de la bonniche philippine zélée et discrète, de l’employé de restaurant pakistanais docile, de l’équipe de polonais détachés moins chers ou du clandestin égyptien qui refait l’appartement au noir.

Le discours de M. Sarkozy et de l’UMP leur correspond dès lors parfaitement : « Non à la racaille, dont il faut se débarrasser au Karcher ; oui à l’immigration choisie et à l’arrivée des gens qui viennent pour travailler et s’intégrer » (le fait que ce discours soit mensonger, purement électoraliste et non suivi d’actes concrets ne constitue pas un problème pour les profiteurs, leur position personnelle étant elle aussi hypocrite).

 

  • Les jouisseurs

Les jouisseurs ne sont pas favorables à l’immigration. Mais n’y sont pas hostiles non plus. A vrai dire ils s’en fichent. Les jouisseurs sont ces personnes intégralement individualistes, qui ne comptent que sur elles-mêmes. N’ayant nulle confiance dans les mécanismes collectifs, elles ont au surplus le sentiment de ne disposer d’aucun moyen pour peser sur le cours des choses. Ce sentiment d’impuissance les arrange et leur sert de prétexte pour se laisser aller à leur inclination : profiter de la vie sans scrupules. Faire la fête. Et gagner de l’argent.

L’abstention ou le vote pour la droite correspondent bien à leur façon de voir et à leur mode de vie.

 

  • Les dépressifs

Les dépressifs sont tous ces Français qui survivent, écrasés par leur vie quotidienne. La tête dans le guidon, ils s’efforcent de gérer leurs problèmes de fin de mois, leurs problèmes de divorce, leurs problèmes de mère isolée, leurs problèmes de personne âgée seule, leurs problèmes de métro boulot dodo.

On peut également ranger dans cette catégorie tous ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez : cancans, presse people, télé, jeux vidéo… Ils sont enfermés dans le carré infernal de la modernité : centres commerciaux, jeux de hasard, voiture, télé. N’ayant pas la disponibilité d’esprit ni parfois les capacités intellectuelles ou culturelles pour s’informer et réfléchir, ils sont une proie facile pour la propagande du Système.

S’ils se déplacent au moment de l’élection, les dépressifs votent au hasard, pour le plus connu ou pour celui qui a la plus belle femme.

 

  • Les calculateurs

Les calculateurs sont bien conscients de ce qui se passe. Même s’ils ne l’avouent pas en public, ils savent que l’immigration mène le pays au gouffre, avec l’Europe entière. Lucides et informés, ils n’ignorent pas que l’immigration dégrade les conditions de vie de la majorité des Français, alimente une délinquance massive, provoque la ruine des finances publiques et des services publics et va se traduire à terme par la mise en minorité des Français de souche. Instruits par l’Histoire et par l’actualité internationale, ils savent bien qu’une société multiraciale et multiculturelle ne saurait rester paisible durablement.

Cependant, après avoir pris la mesure du risque, ils estiment que la situation ne se dégradera pas suffisamment vite pour détruire à court terme les principaux cadres de l’organisation sociale. Ayant dépassé la cinquantaine, ils font le calcul que pendant les vingt ou trente ans qui leur restent à vivre, la couverture santé continuera à être assurée, les pensions de retraite continueront à être versées, l’ordre public restera à peu près maintenu dans les quartiers résidentiels.

Situés dans les strates supérieures de la société, à la tête d’un patrimoine conséquent, ils ont bon espoir de terminer leur vie à peu près protégés. Même s’ils estiment que les analyses du Front national sont lucides, ils se refusent à « renverser la table » au risque de tout perdre et continuent donc, sans illusion, à voter pour les partis installés.

Leur vote est le reflet du calcul auquel ils procèdent : préférer une dégradation inéluctable, mais lente, au risque du chaos à court terme. Dans les dîners en ville ils disposent d’un discours tout prêt pour justifier leur position : « Le Front national a sans doute en partie raison ; mais il est trop extrémiste ».

 

  • Les martyrs

A l’exact opposé des calculateurs se trouvent ceux que peut appeler les « martyrs ». On rencontre la plupart des martyrs chez les gens qui vont encore à la messe. Tous les martyrs cependant ne sont pas croyants : on trouve de nombreux athées et anticléricaux dans les associations caritatives, au service « des pauvres » et de l’Autre, c’est-à-dire la plupart du temps des immigrés.

Ces belles consciences sont pour la plupart intelligentes, éduquées et informées. Elles savent parfaitement, elles le vivent dans leur bénévolat quotidien, que l’immigration a pris depuis longtemps les dimensions d’une invasion ; que les Européens vont devenir minoritaires sur leur propre sol bien avant la fin du siècle ; que le remplacement de population va engendrer de multiples drames et que la nouvelle société qui se mettra en place se traduira pas de nombreuses violences.

Elles le savent. Et elles l’acceptent. Elles consentent à la perspective de la mort de leur civilisation. Elles acceptent même, pour certaines, l’éventualité de leur mort violente en lien avec les bouleversements en cours (comme ces religieux qui s’installent, pour y mourir en martyr, dans les endroits de la planète les plus pauvres, les plus dangereux et les plus hostiles à l’occident).

Leurs motivations sont simples. Ils appliquent à la lettre ce qu’ils ont cru pouvoir retenir de l’Évangile. Voir en chacun l’universel. Tendre la joue gauche. Aimer ses ennemis. Choisir le partage et la pauvreté. Il est fascinant d’ailleurs de voir les athées post chrétiens raisonner de la même manière que les croyants qu’ils exècrent. Pour les plus militants, mourir en martyr leur paraît constituer le chemin le plus court pour sauver leur âme et gagner leur salut.

Adeptes d’une religion universelle (qu’il s’agisse du christianisme ou de son succédané, la religion des droits de l’homme), les martyrs rejettent la légitimité des frontières et des appartenances nationales : c’est donc en toute cohérence qu’ils sont hostiles à toute idée d’arrêt de l’immigration.

 

  • Les dénégateurs

Les dénégateurs, enfin, sont ces nombreux Français de gauche qui ne sont pas très à l’aise avec l’immigration. L’immigration les gêne. Ils sentent confusément qu’elle représente un danger mortel. Certes les dénégateurs s’arrangent pour échapper pour eux-mêmes à ses conséquences les plus néfastes (en parvenant à habiter dans des quartiers vivables ; en scolarisant au besoin leurs enfants dans le privé ; en partant en vacances dans les endroits vides d’immigrés).

Mais ils sont tout de même placés au quotidien devant l’évidence de l’invasion migratoire. Le plus souvent fonctionnaires, les dénégateurs n’appartiennent pas aux couches supérieures : ils sont donc confrontés à « la diversité », dans les transports qu’ils empruntent, dans les classes où ils enseignent ou dans les services publics qui les emploient.

Cependant il n’est pas question pour eux d’avouer, et surtout pas à eux-mêmes, que l’immigration leur pose un problème : il y va en effet de leur santé sociale et psychologique. S’ils commençaient à mettre en question le tabou de l’immigration, ils mettraient en danger par là même leur position sociale, leur réseau d’amis, leur carrière ou du moins leur tranquillité professionnelle.

Surtout ils menaceraient l’image qu’ils ont d’eux-mêmes: en venir à penser que l’immigration constitue un danger mortel est inenvisageable lorsqu’on a construit sa personnalité autour des « valeurs » de partage, de fraternité et de paix universelle. Ce serait admettre en outre qu’ils se sont grossièrement trompés depuis des lustres, ce qui est insupportable pour des gens qui se vivent comme des intellectuels.

C’est pourquoi les dénégateurs s’accrochent à des arguments éculés (« la France a toujours été un pays d’immigration ; l’immigration n’est pas plus importante qu’avant ; l’intégration finira par se faire ; si elle est difficile c’est parce que les immigrés sont parqués dans les ghettos et victimes de racisme… ») en évitant soigneusement d’y réfléchir et de vérifier leur pertinence. Les dénégateurs sont des « aveugles volontaires ». Toute remise en cause leur étant interdite, ils continuent à penser et à voter à gauche.

**

Quelle conclusion pratique ? Impossible, à notre avis, d’espérer parvenir au pouvoir en mettant la pédale douce sur le sujet majeur qu’est l’immigration et en parlant d’autre chose. Impossible de biaiser, d’avancer masqués, de jouer au plus fin. Si nous commettons de nouveau cette erreur, comme en 2007, comme en 2012, nous serons une fois de plus largement battus. Si nous procédons de nouveau ainsi, nous ne pourrons pas conduire à réagir et à se débarrasser de leurs illusions tous ces électeurs qui se sont installés dans une posture qui les arrangent et qui se rassurent à bon compte.

Il faut sonner le tocsin sur l’immigration. Dramatiser le ton. Parler d’invasion, de Grand remplacement. Mettre en avant de façon obstinée les chiffres (400.000 en plus par an). Faire de l’immigration le sujet presque exclusif, parce que c’est le seul qui met en jeu notre survie collective en tant que peuple et en tant que civilisation. Faire peur. C’est la seule chance pour faire basculer la partie de cet électorat qui se réfugie dans le calcul ou l’aveuglement volontaire. Une partie des calculateurs et des dénégateurs peuvent bouger. Ils bougeront s’ils commencent à paniquer./.

 

Chronique parue sur Fdesouche le 31/08/14