La génétique le confirme : les races existent. Il y en a 7…

Chronique de Paysan Savoyard

(n°209 – septembre 2018)

 

Les conférences de vulgarisation données en 2013 par Evelyne Heyer, professeur d’anthropologie génétique, méritent d’être mises en exergue. Cette scientifique y délivre en effet cette information choc : l’existence des races est confirmée par la génétique.

Il faut indiquer dès l’abord qu’E. Heyer, scientifique du Muséum national d’histoire naturelle, ne s’exprime pas à titre personnel : elle le fait de façon tout à fait autorisée, dans le cadre de ses fonctions et sur le site internet du Muséum. Ses conférences ont pour objet de faire le point des découvertes récentes, en s’appuyant sur différentes études internationales, à destination d’un public intéressé mais non spécialiste. Cette personne, précisons-le également, n’appartient nullement à la « fachosphère » : au contraire elle a été mobilisée à différentes reprises pour participer à la lutte contre le racisme. Elle a par exemple été commissaire de l’exposition « Des préjugés au racisme« .

La forme que prennent ces conférences appelle quelques commentaires. On voit la conférencière marcher sur des œufs, bien consciente qu’elle est du caractère explosif de la matière qu’elle manipule : c’est ainsi qu’elle multiplie au cours de ses conférences, comme nous allons le voir, les déclarations d’allégeance à l’idéologie du Système. Par honnêteté intellectuelle, par naïveté ou par envie de se faire valoir,  elle va cependant y délivrer de façon nette et claire l’information-clé : la génétique confirme l’existence des races, que la conférencière préfère appeler « groupes humains ». Signalons que l’expression de cette conférencière prenant de fréquentes libertés avec la syntaxe, nous nous sommes autorisés à opérer quelques rectifications de forme dans les citations d’E. Heyer que nous faisons figurer ici.

Il y a lieu de préciser que les études dont rend compte E. Heyer concernent les populations qui sont restées stables géographiquement au cours des siècles. C’est pourquoi les prélèvements d’ADN effectués pour réaliser ces études ont concerné seulement des individus dont les 4 grands parents étaient issus de la même région que la leur, en excluant les populations issues de brassages de populations relativement récents. C’est ainsi que pour l’Amérique, ces études génétiques portent sur les populations amérindiennes et excluent les populations d’origine européenne ou africaines ainsi que les populations métissées. De même en Australie et en Océanie les études concernent les populations autochtones. De même encore en Europe, les populations ayant participé aux vastes migrations intervenues dans le monde mondialisé de l’après-guerre ne sont pas concernées par les études génétiques dont E. Heyer présente les résultats.

 

  • Il existe 7 « groupes humains »

La scientifique est  de toute évidence parfaitement consciente de la portée de ce qu’elle explique : elle déclare ainsi que « la génétique est souvent très politiquement incorrecte ». Et pour cause : les résultats qu’elle présente corroborent dans une large mesure les observations de ceux qui affirment l’existence des races (voir cette chronique).

La conférencière explique ainsi que les données génétiques conduisent à distinguer 7 « groupes humains » différents, entre lesquels existent des différences génétiques significatives. Ces « groupes humains » correspondent aux différentes régions du globe : les Amérindiens d’origine ; les Océaniens ; les Asiatiques de l’Est ; les Asiatiques d’Asie centrale et du Sud ; les Moyen-Orientaux ; les Européens ; les Africains du sud du Sahara.

La constitution de ces 7 groupes a résulté de l’existence des barrières géographiques, qui ont empêché les contacts et les échanges génétiques entre populations : les océans, le Sahara et l’Himalaya. Les populations séparées par ces barrières ont, de ce fait, des patrimoines génétiques nettement différenciés.

E. Heyer met en avant une constatation supplémentaire : l’une de ces 7 populations, le groupe des populations du Moyen-Orient, est placée dans une position particulière. Tandis que les 6 autres groupes disposent d’un patrimoine génétique nettement distinct de celui des autres, le patrimoine génétique des populations du Moyen-Orient est pour partie composé d’éléments du patrimoine d’autres groupes. Cette situation résulte du fait que ce groupe est situé géographiquement dans une zone carrefour, où l’absence de barrières géographiques a permis certains échanges avec les autres groupes les moins éloignés. Le patrimoine génétique des Moyen-Orientaux comprend ainsi des gènes propres, mais aussi des gènes européens et des gènes d’Asie centrale et du Sud.

On voit autrement dit que les 7 groupes que distinguent les généticiens sont les mêmes 7 « races » que l’on peut recenser en se fondant sur les phénotypes. Autrement dit encore,  l’observation des phénotypes permettait de penser qu’il existait 7 groupes (ou races) : la génétique vient le confirmer. Citons E. Heyer : « On voit l’analogie avec ce que l’on appelait auparavant des races : les groupes auxquels aboutissent les études génétiques correspondent grosso modo aux groupes que l’on utilisait dans les typologies raciales ».

Elle déclare également : « Le discours qu’on entendait beaucoup dans les années quatre-vingt, qui disait qu’on ne pouvait pas parler de races parce que les généticiens montrent qu’il n’y a pas ou très peu de différences entre les populations humaines, n’est pas exact. On peut avec les données génétiques former des groupes différents génétiquement. On ne peut plus dire qu’on ne peut pas faire de groupes à partir des données génétiques«.

 

  • Les ethnies existent également

Tout en présentant une homogénéité génétique, chacun des 7 groupes comprend des sous-ensembles, les ethnies, entre lesquelles existent des particularités génétiques, qui sont liées aux échanges matrimoniaux entre populations géographiquement proches. Les ethnies se distribuent ainsi au sein du groupe selon un continuum : plus les ethnies sont éloignées géographiquement, plus elles sont différentes génétiquement.

Si elle ne précise pas quel peut être le nombre des ethnies qui existent, la conférencière indique qu’il existe 6000 langues. On peut penser que chaque langue correspond à au moins une ethnie : le nombre des ethnies est donc supérieur à 6000.

Au sein des ethnies, la plupart des sociétés se subdivisent en tribus, les tribus en clans et les clans en lignage, chacun de ces sous-ensembles se réclamant d’un ancêtre commun. Là encore la plupart de ces subdivisions ont une traduction génétique.

 

  • La grande homogénéité des populations européennes

Les conférences d’E. Heyer mettent en avant un autre point, lui aussi politiquement incorrect : la chercheuse explique que les populations européennes sont restées très stables et homogènes.

Les différents peuples (ou ethnies) d’Europe ont en  effet un patrimoine génétique propre : les Italiens ont un patrimoine propre, comme les Français, comme les Anglais, comme les habitants des différentes régions de l’Europe. On peut même déterminer à 500 km près l’origine géographique d’un individu européen à partir de son patrimoine génétique. Autrement dit les affirmations selon lesquelles « l’Europe n’a cessé d’être une terre de passage, de migrations, de mélanges et de métissages » sont fausses et démenties par la génétique.

L’Histoire nous enseigne de fait que les populations des différentes régions d’Europe sont restées inchangées pendant mille ans : les dernières grandes invasions venues d’Europe centrale datent du 9e siècle. Les premières migrations intra européennes liées à la révolution industrielle datent du milieu du 19 siècle. Quant à l’immigration en Europe de populations venues de régions non européennes, elle ne date que des années 1960 (voir également cette chronique). Les données génétiques viennent confirmer cette grande stabilité.

 

  • Les différences génétiques s’accompagnent de différences culturelles

E. Heyer explique également que les différences génétiques s’accompagnent de différences culturelles : les groupes ethniques possèdent souvent une langue et un mode de vie qui leurs sont propres. En Asie centrale par exemple, les Tajiks parlent une langue indo-iranienne et sont agriculteurs tandis que les Kazaks parlent une langue turque et sont pasteurs nomades. Ces différences contribuent à fonder les spécificités génétiques : c’est notamment pour des raisons culturelles que l’on se marie au sein de la même ethnie.

Il convient d’insister sur cette dernière constatation : chaque « groupe de population » (autrement dit chaque « race »), et en son sein chaque ethnie, présentent de nombreuses spécificités, qui s’additionnent : des particularités phénotypiques et génétiques ; une certaine implantation géographique ; une langue ou un groupe de langues qui leur sont propres ; une culture et un mode de vie qui leur sont propres. Autrement dit, « groupes de population » et ethnies sont à la fois des réalités phénotypiques et génétiques et des réalités culturelles.

 

  • Les précautions de langage prises par la scientifique n’atténuent pas la portée de ses constatations

Consciente de la portée de ses explications, la conférencière a le souci de donner les gages nécessaires aux dogmes du Système. Il s’agit d’une part pour elle ne pas se « griller » professionnellement. Elle tient d’autre part, sincèrement sans doute, à se distinguer de ceux qui vont chercher à utiliser les conclusions des études qu’elle présente au service de thèses racistes qu’elle réprouve personnellement. La scientifique s’efforce donc de déminer le terrain idéologique, en prenant toute une série de précautions qui sont autant de révérences à l’idéologie systémique.

E. Heyer tient ainsi, premièrement, à repousser l’utilisation du mot race : elle insiste sur le fait que les généticiens parlent de « groupes humains » et non de « race », en récusant le mot de race pour deux raisons. D’abord, dit-elle, parce que l’utilisation du concept de race suppose de considérer qu’il existe une inégalité entre les groupes humains. Deuxièmement parce que le concept de race conduit à réduire chaque individu à sa race. Or la génétique, souligne-t-elle, ne permet d’aboutir à aucune de ces deux conclusions.

On voit bien la faiblesse de cet argumentaire. Mme Heyer confond, premièrement, deux concepts distincts : les races et le racisme. Penser que les races sont inégales est du racisme. Mais considérer que les races existent ne veut pas dire qu’on les considère comme inégales : on peut donc penser que les races existent sans être pour autant raciste. Deuxièmement, on peut affirmer l’existence des races sans pour autant considérer qu’un individu se résume à sa race. L’argumentaire anti racial de Mme Heyer aboutit finalement à rejeter le mot exact de « race », au profit d’un mot plus flou : « groupe humain ». Cette précaution de langage ne change rien à ce constat essentiel : les 7 « groupes humains » dont Mme Heyer affirme l’existence sont bel et bien les 7 « races » que l’on observe lorsqu’on prend en compte les différences phénotypiques.

La chercheuse prend une deuxième précaution : dans le souci manifeste d’atténuer la portée explosive de ses développements, elle tient à souligner que les différences entre les groupes humains sont « faibles ». Elles sont par exemple, explique-t-elle, beaucoup plus faibles que chez d’autres primates. Les différences entre groupes de chimpanzés, plus proches cousins de l’homme, sont ainsi beaucoup plus grandes qu’entre groupes humains : on considère même que ces groupes de chimpanzés constituent des sous espèces. De même Mme Heyer insiste sur le fait que les différences génétiques entre groupes humains sont limitées : les gènes d’individus du même groupe sont seulement 4% plus proches que les gènes d’individus appartenant à des groupes différents.

Là encore ces précautions de langage sont d’une pertinence limitée. La notion de « faible » en effet ne veut pas dire grand-chose. Les différences entre « groupes humains » peuvent être jugées faibles parce qu’elles ne portent que sur une partie limitée du génome et  qu’elles sont plus faibles que ce que l’on constate au sein d’autres espèces : il n’en reste pas moins que ces « faibles » différences sont suffisamment importantes pour permettre au généticien de distinguer nettement des groupes humains, ce que Mme Heyer met elle-même en évidence par ailleurs.

Mme Heyer prend une troisième précaution. Elle tient à insister sur le fait que la génétique confirme la théorie selon laquelle toutes les populations d’hommes modernes sont issues d’une même population sortie récemment d’Afrique. On sait que cette théorie (dite Out of Africa) est essentielle pour la propagande des antiracistes et des immigrationnistes, qui en tirent différentes conclusions utiles à leur cause : « Puisque nous sommes tous issus d’Afrique et donc issus de migrations originelles, disent-ils en substance, il est logique qu’il y ait aujourd’hui encore des migrations et que ces migrations soient africaines. Puisque toutes les populations humaines ont la même origine africaine et sont donc toutes très proches, l’intégration des Africains en Europe est donc tout à fait possible »…

C’est pourquoi Mme Heyer tient à souligner que les études qu’elle présente dans ses conférences confirment l’hypothèse de l’origine africaine récente d’Homo Sapiens. Les études génétiques prouvent notamment, dit-elle, que toutes les populations humaines ont un ancêtre commun âgé de 200 000 ans, ce qui est incompatible avec la théorie selon laquelle Sapiens ne serait pas « sorti récemment d’Afrique » mais constituerait une évolution, dans chaque continent, de populations anciennes.

Nous ne sommes en rien des spécialistes : il nous semble pourtant que les différences substantielles qui existent entre les « groupes humains », notamment les différences génétiques, conduisent plutôt à penser que les populations d’hommes modernes proviennent, non de la sortie d’Afrique récente (200 000 ans) d’une population originelle dont nous serions tous issus, ainsi que le veut la thèse Out of Africa, mais de l’évolution propre des différentes populations anciennes existant en Afrique et en Eurasie (hypothèse dite « plurigénique », concurrente de l’hypothèse Out of Africa).

Nous verrons ce que diront les chercheurs dans les années qui viennent (si toutefois ils sont laissés libres de leurs conclusions et de leur expression). On sait que les Chinois, cherchent frénétiquement les moyens de prouver que leurs origines n’ont rien de commun avec celles des Africains… Attendons.

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Tout en confirmant l’existence de « groupes humains », E. Heyer prend soin de préciser que les généticiens se refusent à employer le mot de « race ». Elle permet ainsi aux propagandistes du Système de continuer à affirmer, à rebours de la vérité : « les généticiens démontrent que les races n’existent pas ». Tant il est vrai qu’avec le Système, les mots et l’idéologie qu’ils recouvrent l’emportent souvent sur les faits…

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Le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire est un totalitarisme (3e partie)

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 205 – juillet 2018)

 

Le présent article, qui sera publié en plusieurs parties au cours de l’été, se propose de montrer que le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire présente toutes les caractéristiques du totalitarisme. La première partie traitait le point suivant : « Un système où l’idéologie prédomine ». La deuxième :  » Un système de pouvoir qui permet de contrôler les principales organisations et institutions« . Voici la troisième partie :

 

  • La propagande omniprésente

Un système totalitaire se caractérise également par l’existence d’une entreprise de propagande omniprésente. Tel est bien le cas du Système aujourd’hui au pouvoir : il développe une propagande incessante, assène et développe ses thèmes et ses slogans sans relâche, dénonce ses ennemis et diffuse à jet continu ses menaces et ses mises en garde.

La propagande mobilise l’ensemble des institutions et organisations

Pour conduire sa propagande, le Système mobilise toutes les institutions et organismes qu’il contrôle. Médias, pub, télé, cinéma, institutions culturelles diverses : tous ces vecteurs permettent au Système de diffuser sa vision du monde et de modeler les mentalités et les comportements. La propagande est donc multiforme. Elle est également omniprésente. Chaque titre d’article de journal, chaque fragment du journal télévisé, chaque documentaire, chaque film, chaque téléfilm et série, chaque publicité, chaque événement culturel : rares sont les séquences qui ne sont pas des occasions de propagande (voir cette chronique).

Pour ce faire, le Système dispose tout d’abord de la quasi-totalité des moyens d’information et de communication. Les grands groupes capitalistes sont propriétaires des journaux nationaux et locaux, quotidiens, hebdos, revues ainsi que des radios et télévisions privées. Le Système contrôle tout aussi directement les médias publics, dont il nomme les directeurs. Les journalistes sont recrutés dans ces différents médias à la condition d’être en phase avec les thèses du Système.

Les agences de publicité sont elles-aussi la propriété des grands groupes et des principaux oligarques. La propagande publicitaire est bien entendu axée sur la promotion de la société de consommation, qui est au cœur du Système. Mais elle effectue également la réclame des autres éléments de l’idéologie systémique : l’homosexualité, le métissage et l’immigration en particulier. Depuis au moins vingt ans, la quasi-totalité des publicités mettent ainsi en scène au moins un métis ou une personne d’origine immigrée au milieu d’un groupe de personnes d’origine européenne. On peut au passage remarquer qu’il s’agit presque toujours de personnes originaires de l’immigration africaine ou orientale. La présence dans les publicités des Asiatiques, pourtant nombreux en France, est manifestement considérée par le Système comme moins obligatoire (sans doute parce les Asiatiques constituent des communautés nettement moins revendicatives et agressives). On constate la même chose dans les séries et les films.

Le cinéma de même est sous contrôle : les sociétés de production et de diffusion appartiennent au Système, qui contrôle également les mécanismes de financement. Les films, séries et téléfilms, qu’ils soient américains ou made in France, répondent tous aux mêmes codes de propagande. On met en scène des couples homosexuels comme si la chose était banale et normale. Les vies en solo et les familles recomposées sont présentées comme étant le cadre de vie normal. La famille traditionnelle est mise en scène pour s’en moquer ou pour faire valoir qu’elle est le lieu de la stupidité patriarcale, de l’oppression machiste ou de l’hypocrisie des couples qui se trompent. Les fictions, séries, téléfilms ou films célèbrent avant toute chose la société multiraciale et multiculturelle. Les rôles de héros sont équitablement répartis entre les acteurs d’origine européenne, les Juifs, les acteurs de couleur et, dans une moindre mesure les Asiatiques. Les personnes de couleur se voient attribuer des rôles valorisants et au sommet de la hiérarchie. C’est ainsi que Hollywood a préparé le terrain pendant des décennies à l’arrivée au pouvoir d’un président américain noir. De même le cinéma et la télé s’efforcent le plus souvent possible de mettre en scène des délinquants blancs et des redresseurs de torts de couleur. De façon générale, télé, cinéma et pub cherchent à présenter la société multiraciale et multiraciale comme une évidence, un état de fait normal et de toute façon déjà entré dans les faits (voir également cette chronique)

Le Système contrôle également, par le biais des nominations, des recrutements et des subventions, tous les dispositifs de propagande culturelle : l’école, l’université, l’édition, le monde de la culture et de la production artistique. L’école et l’université sont bien entendu des lieux de propagande déterminants dans la mesure où ils s’adressent à des publics malléables. Les programmes scolaires établis par le Système sont articulés autour des thèmes de la propagande. Des disciplines comme l’histoire-géographie et la philo sont les domaines les plus sensibles. On sait quelle place prend dans les programmes la dénonciation de l’esclavage, de la colonisation et du nazisme, la célébration de l’Humanisme et des Lumières et des valeurs de la République, la promotion de l’immigration, de la mondialisation et des sociétés ouvertes et plurielles. De façon générale toutes les manifestations culturelles (le théâtre en particulier) sont des occasions de propagande. Les associations théâtrales et d’animation qui interviennent dans les écoles jouent un rôle de propagande de terrain. Dans tous ces milieux, les dissidents sont très peu nombreux et contraints à la discrétion pour pouvoir continuer à y vivre. Dans le même registre, l’éducation nationale organise régulièrement au cours de l’année scolaire des « journées » consacrées aux thèmes de propagande du Système (éloge de la diversité et du vivre-ensemble, lutte contre le sexisme et l’homophobie, promotion du « handicap »…).

Le Système subventionne et organise le monde des associations et des ONG : par le biais de leur publicité, de leurs prises de position publiques, de leur présence « de terrain », il s’agit-là de relais de propagande actifs. Il existe de nombreux acteurs importants de ce type dans tous les secteurs de l’action publique : le social (Secours Catholique, Emmaüs…), l’immigration (France-terre d’asile, Cimade…), la santé (les associations spécialisées dans le domaine du handicap), les vacances et loisirs (Léo-Lagrange…). Soulignons l’importance de ce secteur « associatif », dont l’essentiel des ressources est formé de subventions de l’Etat ou des collectivités territoriales, qui constitue un instrument de l’action publique et qui emploie 900 000 salariés.

L’administration elle-même participe directement à l’entreprise de propagande. La communication publique des ministères et des différents instruments d’action publique respecte ainsi tous les codes de l’idéologie systémique. Par exemple toutes les photos mises en ligne ou insérées dans les documents de communication mettent en scène la « diversité ». L’administration mène également des actions de communication institutionnelles qui sont souvent des chefs d’œuvre de propagande. On peut citer la campagne anti-fraude de la RATP menée plusieurs années au moment de l’été, qui mettait en scène trois personnages de fraudeurs, tous blancs. On peut également rappeler cette campagne de communication conduite pendant plusieurs années à propos de la propreté des lieux de vacances, où là-encore les trois personnages ayant jeté des déchets dans la nature, Léo, Léa et Marie, étaient très peu « divers » (voir cette chronique).

Les entreprises, elles-aussi, contribuent activement à la propagande du Système. Elles recrutent dans « la diversité » pour se conformer au politiquement correct, parce que leurs propriétaires l’exigent et que l’Etat fait pression. De même elles sont conduites à adopter les codes du Système dans leur organisation et leur communication interne. On peut citer à titre d’exemple ces « chartes d’entreprise », qui, sur le modèle américain, célèbrent les valeurs de la diversité, du respect et de la tolérance religieuse. Ces mêmes entreprises organisent sur ces thèmes force séminaires et formations internes.

Terminons cette liste avec les principaux lobbys idéologiques ou religieux, qui jouent bien entendu un rôle important de propagande. Protestants et catholiques, Francs-maçons, militants cosmopolites, et leurs relais associatifs alimentent activement la propagande du Système.

Les thèses dissidentes sont exclues du débat public

Cette entreprise de propagande s’accompagne d’une mise à l’écart des opposants et des thèses dissidentes. Les thèses dissidentes sont soit dénoncées, moquées et vilipendées, soit passées sous silence. Les dissidents eux-mêmes sont tenus à l’écart et ne peuvent venir exposer leur thèse. Donnons l’exemple du journal Le Monde, porte-parole de référence du Système, dont le directeur annonçait en 2016 qu’il ne donnerait jamais la parole à l’extrême-droite et à ses représentants.

Ces dernières années quelques dissidents ont cependant réussi à se faire une place au sein des médias. Leur présence a été permise et reste pour l’heure tolérée parce que les opposants présentent plusieurs garanties de représentation : E. Zemmour et A. Finkielkraut sont juifs ; M. Onfray vient de la gauche. La plupart de ceux qui critiquent le Système doivent toutefois, pour pouvoir continuer à exister, choisir de rester en deçà de certaines limites bien précises (comme c’est le cas de N. Polony, Y. Rioufol ou A. Finkielkraut). Ceux qui les franchissent sont mis à l’écart partiellement (E. Zemmour) ou totalement (R. Camus). De même le Système tolère la présence dans les médias des opposants politiques lorsque celle-ci reste sans danger pour lui.  J. Chirac qui redoutait J.M. Le Pen a refusé de débattre avec lui entre les deux tours de 2002, contrairement à l’usage. En revanche E. Macron a débattu avec Mme. Le Pen, qu’il ne craignait pas, et pour cause.

Signalons que le Système développe fréquemment la technique du jeu-de-rôles, qui consiste à organiser dans les médias un débat factice entre deux représentants du Système, l’un radical, l’autre « modéré et réaliste ». Cette technique permet d’exclure des médias les dissidents, qui sont présentés comme extrémistes et déraisonnables (voir cette chronique).

Cette technique est tout particulièrement utilisée concernant le sujet de l’immigration. Les « associations », ONG et autres intellectuels rivalisent dans le registre de « l’humanisme » et de l’immigrationnisme radical. La fausse droite se charge, elle, de faire entendre un discours plus dur. Le président, E. Macron aujourd’hui, peut alors prendre la posture arbitrale et de juste milieu, raisonnable et réaliste, mariant humanité et fermeté. Sous ce masque de la position « raisonnable et équilibrée », il peut poursuivre et même amplifier la politique immigrationniste tout en réussissant à abuser une partie significative de l’opinion. Quant aux dissidents, ils sont accusés d’être nuisibles à la paix civile et mis sur le même plan que les terroristes : le Système dénonce ainsi fréquemment « les extrêmes », islamistes et populistes, « qui se renforcent l’un l’autre ».

La technique est également utilisée au sein même du gouvernement. Est ainsi mis en scène dans chaque gouvernement un jeu-de-rôles entre le ministre de la justice, favorable à des positions humanistes et bienveillantes sur les questions d’immigration et de sécurité, et un ministre de l’intérieur dans la posture de la fermeté. Chacun des deux acteurs (les couples Dati-Hortefeux sous Sarkozy, Taubira-Cazeuve sous Hollande, Belloubet-Collomb sous Macron), est chargé de mobiliser une partie de l’opinion et d’en exaspérer une autre. Le président peut alors intervenir et paraître opérer, au-dessus de la mêlée, une synthèse raisonnable et équilibrée.

Le trucage des données et des chiffres

Le trucage massif des données constitue un autre élément de la propagande du Système. C’est ainsi que, sur le sujet le plus sensible qu’est l’immigration, les chiffres sont cachés ou truqués.

Pour dissimuler les données, le Système s’appuie d’abord sur le prétexte des « valeurs » : les statistiques ethniques sont ainsi proscrites en France « afin de ne pas donner prise aux théories racistes ». Dès lors, à la différence de ce qui se passe aux Etats-Unis, on ne dispose d’aucune donnée sur le nombre total de personnes originaires de l’immigration présentes en France (les données communiquées par l’INSEE n’étant que partielles ; voir plus loin). De même il n’existe pas de données, bien entendu, concernant la présence des immigrés dans le logement social ou l’importance des immigrés dans le volume des prestations sociales. Pas de données non plus, cela va sans dire, sur les liens entre immigration et résultats scolaires et moins encore sur les liens entre immigration et délinquance.

La deuxième technique de dissimulation consiste à « oublier » de collecter certaines données significatives. C’est ainsi  que, sans même donner d’explications, la France omet de comptabiliser les  sorties du territoire, alors que l’opération pourrait être effectuée sans difficulté. Il est dans ces conditions impossible de calculer un solde migratoire, c’est-à-dire une différence entre le nombre d’entrées d’immigrés et le nombre de sorties (le « solde migratoire » de l’INSEE ne peut dès lors être qu’estimé). De même il est impossible de connaître le nombre d’immigrés autorisés à entrer pour un court séjour et qui n’ont pas quitté le territoire à l’expiration de leur visa, ce qui constitue l’une des sources de l’immigration irrégulière. De même encore il est impossible de connaître le nombre des étudiants étrangers qui quittent le territoire à l’issue de leurs études. La non comptabilisation des sorties permet ainsi au Système d’entretenir la plus grande opacité dans le domaine de l’immigration. L’absence de chiffres permet également au Système de diffuser des contre-vérités sans qu’il soit possible de le contredire. Par exemple les gouvernements prétendent que la grande majorité des 90 000 nouveaux étudiants étrangers qui entrent chaque année en France repartent après leurs études, alors que la réalité est très probablement exactement inverse.

Troisième technique de trucage : le travestissement des concepts. L’INSEE met ainsi en avant un soi-disant « solde migratoire » qui mélange en réalité les Français et les étrangers. Par exemple encore, les statistiques de l’INSEE adoptent une acception très restrictive de la notion d’immigration : c’est ainsi qu’une personne issue de l’immigration africaine ou maghrébine mais née en France n’est pas considérée et comptabilisée comme « immigrée » ; de même elle n’est considérée comme « descendant d’immigré » que si l’un de ses deux parents au moins est immigré. Les immigrés de la troisième génération, dont les parents sont nés en France, ne sont donc considérés ni comme immigrés ni comme descendants d’immigrés. L’INSEE peut ainsi annoncer que le nombre des immigrés en France n’est que de 6 millions. Quant aux « descendants d’immigrés » les chiffres donnés par l’INSEE ne distingue pas entre les immigrés d’origine européenne et non européenne. Autrement dit le chiffre essentiel, c’est à dire le nombre des personnes résidant en métropole qui sont originaires de l’immigration non européenne est occulté (ce chiffre se situe selon nous entre 15 et 18 millions, probablement dans le haut de la fourchette). De la même manière l’attribution massive de la nationalité française par droit du sol permet de réduire fortement le nombre des « étrangers » (qui est selon l’INSEE de 4,2 millions). (voir également cette chronique)

Le trucage des chiffres concerne avant tout le domaine de l’immigration, qui est le plus sensible. Mais il est utilisé également dans d’autres domaines. On se rappelle par exemple que le Système avait truqué grossièrement les chiffres de la « Manif pour tous ».

Une désinformation massive

Le Système met en œuvre une grande variété de techniques de désinformation.

Le mensonge pur et simple constitue la technique la plus basique. Le Système prétend ainsi, par exemple, que le nombre des musulmans présents en France est d’environ 5 millions, alors que ce chiffre est celui qu’il mettait en avant déjà il y a 30 ans et que le chiffre réel est au moins trois fois supérieur.

Le Système ment, par omission cette fois, au sujet de la délinquance. L’ampleur de la délinquance est passée sous silence par les grands médias ou fortement minimisée : les émeutes de banlieues, les voitures brûlées, les pompiers, médecins et policiers agressés ne figurent dans les JT que dans les cas les plus graves, alors que ces faits sont quotidiens. Les quelques crimes commis par des Blancs sont au contraire mis en exergue.

Dans le registre de la désinformation, le Système use grandement de la technique de « l’enfumage ». La question de l’immigration est ainsi camouflée grâce à l’utilisation de concepts paravents, relevant du registre de la Novlangue (voir plus loin) : « jeunes », « milieux populaires », « quartiers populaires », « difficultés sociales »… De façon générale toutes les difficultés auxquelles sont confrontés les pouvoirs publics et la société française sont abordées par le Système et par ses médias en passant sous silence le lien de cause à effet avec l’immigration (délinquance, violence à l’école, baisse du niveau scolaire…). Relève également de l’enfumage la technique qui consiste à traiter le sujet de l’immigration sous l’angle de questions subalternes sinon dérisoires, telles que l’apprentissage de la langue, le port du burkini ou la déradicalisation des djihadistes, afin d’éviter tout débat sur l’immigration elle-même, son principe et ses conséquences (voir également cette chronique).

Une autre technique consiste à multiplier des contre-vérités manifestes, répétées par tous les vecteurs de propagande. Le Système prétend ainsi depuis des décennies que « le niveau scolaire monte » ou que la délinquance est provoquée par « le chômage et l’exclusion ». Dans le même registre le Système, à l’aide d’arguments spécieux, met en cause des études pourtant incontestables : il a nié ainsi pendant des années la pertinence du classement PISA qui rend compte du niveau scolaire dans les différents pays et dans lequel la France est mal classée. Il continue à nier la pertinence du classement des universités, qui là encore est très défavorable à la France, en prétendant que les concepts sur lesquels sont bâtis ces classements ne correspondent pas aux caractéristiques des dispositifs français. Toujours dans le domaine éducatif, le Système va jusqu’à fabriquer un « classement des lycées » qui place les lycées de banlieue avant les grands lycées parisiens, au motif  que les établissements de banlieue parviendraient à améliorer les résultats des élèves davantage que ne le font Louis-le-Grand ou Henri-IV !

La désinformation est particulièrement active dans le domaine qui touche à « la question raciale ». Les découvertes génétiques de ces dernières années ont confirmé ce que la simple observation des phénotypes permettait déjà de constater : il existe bien 7 « groupes humains » différents, et en leur sein de nombreuses ethnies (voir par exemple les conférences de vulgarisation d’E Heyer, du Muséum, notamment à partir de la minute 21« Le discours (…) selon lequel les généticiens montrent qu’il n’y a pas ou très peu de différences entre les populations humaines n’est pas exact »). L’examen des caractéristiques génétiques permet de constituer des groupes humains clairement identifiés : la propagande du Système passe sous silence ces résultats et continue à affirmer le contraire.

Le champ historique est l’un des domaines où la désinformation se déploie avec l’énergie la plus grande. L’Histoire est ainsi présentée de façon systématiquement biaisée ou reconstruite. Selon l’Histoire officielle, les racines culturelles de la France sont « judéo-chrétiennes » (alors qu’elles ne sont que chrétiennes). De même l’Histoire officielle affirme qu’il faut attendre 1789 pour voir apparaître la protection des droits et les institutions sociales telles que l’école et les hôpitaux, ce qui est grossièrement faux. L’Histoire écrite par le Système vante les mérites de l’Espagne arabo-andalouse, modèle d’ouverture et de tolérance, alors que les juifs et les chrétiens s’y voyaient appliquer un statut de dhimmis, qui les tenait à l’écart. De même encore, l’Histoire officielle énonce que l’épisode des croisades peut expliquer l’état d’esprit revanchard du monde musulman, en omettant de préciser que ces croisades étaient elles-mêmes une réaction à la conquête arabe de la Méditerranée. Toujours dans la même veine, l’Histoire du Système insiste sur le crime qu’a constitué la traite des noirs : elle omet d’indiquer que les Africains eux-mêmes ont été des acteurs de la traite, les tribus vaincues étant vendues aux négriers par leurs vainqueurs. L’Histoire officielle omet également de préciser que l’esclavage a existé de tous temps et dans toutes les civilisations ; que la traite arabe a duré bien plus longtemps que celle organisée par les blancs ; que l’esclavage des noirs existe toujours dans plusieurs pays arabes ; que pendant des siècles les Arabes ont réduit en esclavage les Européens qu’ils capturaient lors des raids pirates ; et que les Européens ont été les premiers à abolir l’esclavage. De même toujours, l’Histoire officielle présente la colonisation comme un crime contre l’Humanité. Alors que la colonisation, si elle a constitué sans aucun doute une erreur, avait tout de même produit certains bienfaits (réalisation d’infrastructures, interruption des guerres ethniques et raciales…). Au passage l’Histoire officielle oublie de préciser que la colonisation a été voulue par les républicains et condamnée par l’extrême-droite. Concernant la guerre d’Algérie, l’Histoire officielle met en avant les exactions françaises. Elle passe en revanche rapidement sur le massacre des harkis et occulte tout à fait les massacres de Pieds-noirs après la signature des accords d’Evian. Elle cache également le fait que l’expulsion en quelques semaines de 1,5 millions de Pieds-noirs constituait une violation manifeste de ces mêmes accords d’Evian. Selon l’Histoire officielle, enfin, la France a toujours été un pays d’immigration (alors que l’immigration de travail, exclusivement européenne qui plus est, ne date que de 1850, l’immigration non européenne n’ayant commencé elle qu’au début des années 1960). (voir cette chronique). Un sommet  de désinformation vient d’être atteint avec l’ouvrage de l’Historien officiel J. M. Boucheron, venu expliquer que la construction, le développement et le prestige de la France doivent tout à l’apport des étrangers et du reste du monde.

La Novlangue omniprésente

Autre caractéristique d’un régime totalitaire, le Système a mis en place une Novlangue. Une partie du lexique de la Novlangue est destinée à désigner le camp du Bien et les bons comportements : « citoyen » ; « solidaire » ; « durable » ; « humaniste » ; « engagé » (c’est-à-dire engagé à gauche : « artiste engagé », « femme engagée »)….  Tous ces termes désignent les comportements conformes, favorables à l’ouverture au monde, à l’immigration, à la bienveillance envers les « exclus », au féminisme et à l’égalité des droits des homosexuels.

D’autres termes sont eux destinés à camoufler la réalité et en particulier les difficultés liées à l’immigration. Pour éviter de désigner et de « stigmatiser » les immigrés, la Novlangue utilise plutôt les termes de « jeunes », de « quartiers populaires », de « milieux populaires ». De même en Novlangue, les expressions comme le « vivre-ensemble » ou la « diversité », à connotation positive, servent à désigner la cohabitation entre autochtones et immigrés tout en évitant de la nommer.

Un troisième volet de la Novlangue comprend les termes destinés à désigner l’ennemi, c’est-à-dire les dissidents, qui sont hostiles à l’immigration et s’insurgent contre le grand remplacement. Les dissidents sont désignés par des termes destinés à les déprécier : « extrême-droite » ; « extrémistes » ; « populistes ». Ils sont accusés d’être adeptes de « la théorie du complot ». De multiples expressions toutes faites visent à discréditer l’extrême-droite et ses partisans. Leurs idées sont « nauséabondes » et « renvoient aux heures les plus sombres de notre Histoire ».  Ils « surfent sur les attentats… ; font leur miel des faits divers… ; jouent avec les peurs… ; jettent de l’huile sur le feu… ». Le terme-clé dont use la Novlangue pour discréditer les opposants est celui-ci : « la haine ».  L’extrême-droite est accusée d’être « mue par la haine… ; d’attiser la haine… ; de répandre la haine… ». Signalons également que le Système utilise aussi dans le même esprit le langage graphique. Sur les dessins des caricaturistes du Système, les représentants de l’extrême-droite portent chemise brune et croix gammée. On notera de même que, les lendemains d’élection, les graphiques qui rendent compte des résultats utilisent systématiquement les couleurs noire ou brune pour représenter les scores de « l’extrême-droite » (voir cette chronique, celle-ci , celle-ci et encore celle-ci).

Enfin la Novlangue  invente des expressions et des slogans qui travestissent délibérément la réalité.  C’est ainsi que pour évoquer les émeutes de banlieues, la Novlangue parlera d’un « affrontement entre jeunes et policiers », placés sur le même plan, comme s’il s’agissait de bandes rivales. Notons au passage que le Système manifeste ainsi l’hostilité qu’il éprouve vis-à-vis de la police, nous y revenons plus loin.  Selon la même technique, les islamistes radicaux et l’extrême-droite sont mis sur le même plan et présentés comme « deux extrêmes à combattre l’un et l’autre » (comme si l’extrême droite commettait elle aussi des attentats).

Ce point enfin mérite d’être souligné. La Novlangue est utilisée par le Système pour tenter sur les points les plus sensibles d’inverser vérité et mensonge. Les immigrationnistes, parce qu’ils luttent contre « le danger de l’extrême-droite », se présentent comme étant les « résistants », alors qu’ils approuvent et favorisent l’invasion du pays. Et ce sont ceux qui dénoncent l’invasion migratoire qui sont traités de « collabos ». Cette inversion du vrai et du faux est une caractéristique de la Novlangue (et plus généralement d’ailleurs une caractéristique des systèmes totalitaires eux-mêmes).

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La 4e partie de l’article à suivre : « Neutraliser la société et pourchasser les dissidents »

Nous n’avons aucun devoir d’accueil envers les « réfugiés » : s’ils recherchent une vie meilleure, qu’ils la construisent chez eux

Chronique de Paysan Savoyard

(n°201 – juin 2018)

 

L’épisode de l’Aquarius offre au Système mondialiste et immigrationniste l’occasion de se livrer à une vaste opération de propagande, au service de laquelle il fait donner tous ses relais : belles âmes des associations caritatives, religieux, avocats, éditorialistes, universitaires, experts, philosophes, juristes, tous plaident pour que l’Europe reste ouverte aux migrants. Il va de soi que cette propagande est entièrement bâtie sur le mensonge et la manipulation.

 

  • « Les Européens ont manqué de solidarité à l’égard de l’Italie »

Selon le Système, les Européens ont ces dernières années manqué de solidarité à l’égard de l’Italie et la Grèce, les laissant seules assumer la charge de tous les réfugiés débarquant sur leurs côtes : il est donc impératif d’organiser enfin une répartition de ces réfugiés entre les différents pays européens afin que chacun puisse prendre sa part de la charge.

Cette propagande est doublement mensongère. Il est faux, premièrement, de prétendre que l’Italie et la Grèce aient dû prendre à leur charge la totalité du flux des réfugiés : une bonne part des immigrés débarqués dans ces deux pays ont en effet passé ensuite les frontières clandestinement et se sont installés ailleurs en Europe, en particulier en France.

Surtout, le raisonnement fondé sur la « solidarité » et « l’obligation de se répartir la charge »  vise à faire croire que les Européens ont collectivement le devoir d’accueillir les immigrés : or ce devoir n’existe que dans l’imaginaire des immigrationnistes. Nous n’avons en réalité aucun devoir d’accueillir des migrants, quels que soient l’étiquette dont on les affuble ou le statut « bidon » qu’on leur attribue (migrants, réfugiés, demandeurs d’asile, exilés…). Les seuls envers qui les autorités des pays européens ont des devoirs sont les populations européennes, qu’elles ont le devoir de protéger en faisant cesser l’invasion en cours. Et elles font l’inverse…

 

  • « La solution ne peut être qu’européenne »

Le Système affirme qu’il n’y a pas de solution nationale à la crise migratoire : la politique en ce domaine ne peut être qu’européenne. Cet élément de propagande est à la fois immigrationniste et européiste : il s’agit de renforcer l’idée selon laquelle il ne peut y avoir de salut en dehors de l’UE.

Il s’agit là encore d’un mensonge. Si la solution consiste à fermer les frontières nationales afin de faire cesser l’immigration clandestine, ainsi que le souhaite la majorité de l’opinion publique dans tous les pays européens, la chose est tout à fait à la portée de chacun des Etats membres : la décision du gouvernement italien vient de le montrer. Si les ordres adéquats lui sont donnés, la marine italienne pourra être utilisée désormais, non pour aller chercher les immigrés en mer comme cela a été le cas ces dernières années, mais au contraire pour les empêcher d’approcher les côtes du pays.

 

  • « Nous devons sauver des personnes en danger »

Selon le Système, nous devons tout faire pour sauver des personnes fragiles ou en danger, enfants, femmes enceintes, malades, tous menacés de noyade.

Là encore le discours du Système est malhonnête. Les personnes qui entreprennent d’émigrer et d’embarquer sur des bateaux surchargés se mettent en danger de façon volontaire : ces immigrés et leurs passeurs cherchent à faire pression sur les Européens, en jouant sur les « valeurs » que ceux-ci croient devoir s’imposer.

Les Européens doivent refuser ce chantage. S’ils cessent de recueillir les bateaux qui se présentent à leurs côtes, les immigrés cesseront d’embarquer. Au contraire, en secourant les « réfugiés », les dirigeants européens créent un appel d’air et incitent un flot sans cesse renouvelé de nouveaux migrants à tenter leur chance : ces dirigeants européens sont dès lors les premiers responsables des noyades qui se produisent en Méditerranée.

 

  • « Nous avons le devoir d’accueillir ces personnes qui sont des réfugiés »

Selon le Système, conformément à leurs lois et à leurs valeurs, les Européens ont le devoir d’accueillir les réfugiés, tels que ceux qui traversent la Méditerranée. De façon plus générale, ils ont le devoir d’organiser l’accueil des demandeurs d’asile, qui fuient la guerre ou les persécutions.

Cette composante de la propagande du Système est là encore particulièrement contestable. D’abord parce que la plupart de ceux qui traversent la Méditerranée n’entrent pas en Europe pour fuir la guerre : ce sont des migrants, qui viennent profiter de la prospérité des pays européens.

Il est de fait cependant que de nombreux pays, en particulier en Afrique et en Orient, sont en guerre avec leurs voisins ou confrontés à des violences internes, d’origine raciale, ethnique ou religieuse. Pour s’en tenir à l’Afrique, les pays actuellement en guerre sont nombreux : Libye, Soudan, Ethiopie, Somalie, Congo, Centre-Afrique, Nigéria, Cameroun. Il en est de même de toute la zone sahélienne, Algérie, Mauritanie, Mali, Niger, Tchad, confrontée au terrorisme islamiste. Devons-nous nous disposer à accueillir tous les ressortissants de ces différents pays en tension ou en guerre qui souhaitent venir en Europe, ainsi que l’affirme la classe dirigeante ? La réponse raisonnable est évidemment non, et la majorité des Européens de souche partagent ce point de vue.

 

  • « Les Européens doivent trouver une solution à cette crise migratoire »

Selon les porte-paroles du Système, l’Europe fait face à une « crise migratoire » et doit trouver des « solutions » pour la régler. Mensonge là encore.

Qu’est-ce en effet qu’une crise ? Une crise a un caractère ponctuel : elle peut comme telle être dépassée et réglée grâce à la mise en oeuvre de mesures idoines. Une crise a un caractère fortuit et indésirable : sa survenance n’ayant pu être évitée, il reste à s’efforcer de la surmonter.

Or l’arrivée massive des immigrés en Europe n’a rien d’une crise ponctuelle : elle a commencé il y a maintenant cinquante ans et a pris désormais une dimension invasive. De même l’immigration massive n’a rien de fortuit : elle a été voulue, encouragée et organisée par le Système. Nulle crise donc, mais un processus, l’invasion migratoire de l’Europe, déclenché délibérément par les classes dirigeantes européennes.

 

  • « Les Européens doivent respecter les règles internationales de droit, conformément à leurs valeurs »

Pour fonder sa politique, le Système multiplie les références au « droit » : droit d’asile, déclaration universelle des droits de l’homme, convention de Genève, droit international maritime… Il s’agit de convaincre les opinions publiques européennes qu’il n’y a pas d’autre choix que de respecter ces différents principes et règles.

Or il n’en est rien. Ces règles, premièrement, ne découlent pas de principes sacrés déterminés universellement et de toute éternité : elles ont été fixées, par les seuls occidentaux, en fonction de certaines valeurs et de certains objectifs. Ces valeurs et ces objectifs ne lient que ceux qui les partagent.

Ces règles de droit, d’autre part, n’ont rien d’intangible : elles ont donné lieu à des traités et accords internationaux, dont les pays signataires peuvent librement décider de sortir.

Il faut relever en outre que le Système viole ou travestit lui-même les règles dont il se prévaut. C’est ainsi que, depuis plus de dix ans, le droit d’asile a été détourné de son objet : ce ne sont plus des personnes menacées qui présentent une demande d’asile mais des migrants économiques par centaines de milliers. Par exemple encore, dans le cas de l’Aquarius, les propagandistes du Système ont dénoncé le non respect par l’Italie du droit international maritime, qui impose de sauver un navire en détresse : or le droit en question n’impose nullement de sauver des gens qui se mettent eux-mêmes en danger dans le but de faire pression et de créer un fait accompli.

 

  • « La France a refusé d’accueillir une partie des réfugiés débarqués ces dernières années en Italie et en Grèce »

Le Système profite de l’affaire de l’Aquarius pour souligner que la France a jusqu’ici refusé d’accueillir les réfugiés débarqués ces dernières années sur les côtes méditerranéennes de l’Europe. Il veut conduire ainsi l’opinion à accepter l’accueil en France d’une partie des réfugiés de l’Aquarius.

Il s’agit là, une fois encore, d’un mensonge grossier : non seulement la France n’a jamais fermé la porte aux migrants, mais le nombre des arrivées sur le territoire n’a jamais été aussi élevé. Le nombre des installations légales d’immigrés non européens a atteint en 2017 le record de 267.000. Toutes les autres voies d’immigration augmentent également et atteignent des records : demandes d’asile présentées, demandes d’asile satisfaites, demandes présentées par des « dublinés », c’est à dire notamment par des personnes débarquées sur les côtes italiennes ou grecques (voir cette chronique).

Rappelons également que les naissances issues de l’immigration non européenne sont une autre modalité majeure de l’invasion migratoire : elles représentent désormais 40 % des naissances en métropole (voir cette chronique)

 

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Les propagandistes du Système prennent manifestement plaisir à provoquer les Français moyens de souche : alors que, selon les sondages, la majorité d’entre-eux sont hostiles à la poursuite de l’immigration, les médias se félicitent ces jours-ci que les migrants de l’Aquarius ou ceux des campements du nord de Paris ont pu être « sauvés », « mis à l’abri », « mis en sécurité »…

Ces gens qui se pressent en Europe, sur nos côtes, dans nos aéroports ou à nos frontières terrestres, ne sont pas des réfugiés mais des envahisseurs. Nous n’avons aucun devoir à leur égard. S’ils sont en quête d’une vie meilleure, qu’ils se donnent les moyens de la construire chez eux.

 

« La qualification dépréciative » : petite leçon de propagande

Chronique de Paysan Savoyard

(n°193 – mars 2018)

 

Qualifier pour disqualifier, étiqueter pour discréditer, préciser pour déprécier : dans la propagande du Système, les adjectifs qualificatifs occupent une place privilégiée. La technique de « qualification dépréciative » étant utilisée de façon systématique et pourvue d’une incontestable efficacité, il n’est pas inutile de l’examiner en détail.

Pour tenter de freiner l’influence croissante des forces politiques qui lui sont opposées (le FN en France, l’AFD en Allemagne, le FPO en Autriche, La Ligue et ses alliés en Italie, les partis au pouvoir dans les pays de Visegrad), le Système et ses relais médiatiques leur attribuent de façon systématique des étiquettes dépréciatives et des qualificatifs négatifs ou infâmants. Comme quiconque peut aisément le constater, en écoutant un journal télévisé par exemple, les noms des partis anti Système ne sont jamais prononcés par les politiciens, les journalistes et les commentateurs sans que leur soit accolé un adjectif destiné à les disqualifier : « europhobe », « populiste » ou encore « extrémiste »…  (nous illustrerons la chose à l’aide des articles que Le Monde, l’un des principaux organes de propagande du Système, fait paraître ces jours-ci sur l’Italie).

L’efficacité de la technique tient à deux paramètres : le choix du terme utilisé, premièrement, sélectionné parmi ceux qui provoqueront le plus sûrement dans l’opinion un réflexe de rejet ; l’effet de répétition, deuxièmement, qui dans l’esprit de chacun finit par rendre le lien entre le nom et l’adjectif évident et incontestable.

Le lexique utilisé par la propagande du Système pour discréditer les opposants est composé de quatre qualificatifs principaux, qu’il convient de recenser et de décrypter :

 

  • « L’europhobie »

Les partis opposants sont qualifiés tout d’abord par le Système et ses relais médiatique de partis « europhobes », ou « eurosceptiques » ou même « anti-européens » (voir cet article et cet autre).

Le procédé est efficace. La grande majorité des gens en effet sont favorables à l’Europe, à la coopération entre Européens et à la paix en Europe, bien sûr, avant toute chose : ils y regardent donc à deux fois avant d’apporter leur appui à des partis réputés hostiles à la « construction européenne ».

Or l’accusation est mensongère. Tous les partis anti Système sont certes hostiles à l’UE, à ses méthodes anti démocratiques, à ses orientations mondialistes et libérales, à sa politique immigrationniste. Aucun des partis opposants du Système ne souhaite en revanche la rupture entre pays européens. Aucun ne refuse de rechercher entre eux des coopérations. Aucun ne remet en cause la nécessité de disposer d’institutions permettant d’organiser la coopération entre européens.

Contrairement à ce que prétend la classe dirigeante, les opposants au Système ne sont donc nullement europhobes : dire non à l’UE, ce n’est pas dire non à l’Europe.

 

  • « Le populisme »

Le deuxième qualificatif dépréciatif accolé aux partis anti Système est lui aussi largement utilisé : « populisme ». Les partis en question sont présentés comme « populistes », hostiles aux élites et « adeptes de la théorie du complot » (voir cet article).

L’effet recherché par le choix du mot populisme est de sous-entendre que les opposants sont des démagogues. Or la démagogie, technique de pouvoir consistant à séduire en proférant des mensonges, en se servant des élites comme boucs-émissaires et en dénonçant des complots imaginaires, ne peut que susciter la réprobation.

On notera tout d’abord que le terme de populisme n’est jamais clairement défini par ceux qui l’utilisent : la propagande se contente de prononcer le mot, en comptant sur son effet péjoratif.

De même, concernant l’accusation implicite selon laquelle les opposants sont des démagogues, c’est-à-dire des menteurs, les défenseurs du Système ne donnent jamais de précision sur les mensonges dont il s’agit.

L’accusation de complotisme est tout aussi floue et infondée. Le concept de « théorie du complot » a été inventé par la propagande du Système pour assimiler les opposants à ces groupuscules délirants qui croient détecter à tout propos des opérations souterraines menées par des forces occultes. Or, s’ils mettent en cause les politiques et les projets du Système, les opposants ne dénoncent en revanche aucun « complot ». Et pour cause : les politiques du Système ne peuvent relever du complot puisqu’elles n’ont rien de secret : elles sont à l’agenda de toutes les réunions internationales, à Bruxelles, à Washington, à Davos (voir cette chronique).

De même enfin, le Système accuse les opposants de cultiver « la haine des élites ». Là encore la mise en cause est malhonnête. Si les électeurs des partis anti Système se défie des élites actuelles, ce n’est évidemment pas par anti élitisme de principe, mais parce qu’ils sentent bien que ces élites n’agissent pas en fonction de l’intérêt général.

Le « populisme » est donc pleinement légitime. Les élites d’aujourd’hui trahissent le peuple, qu’elles méprisent : le peuple commence à s’en rendre compte et vote en conséquence.

 

  • « L’extrémisme »

Une autre série de qualificatifs destinés à déprécier vise le positionnement politique : le Système accuse les opposants d’être « d’extrême-droite », d’être « anti républicains » et même d’être en réalité des « fascistes » (voir cet article).

Là encore ces accusations sont efficaces. La plupart des gens n’aiment pas l’extrémisme, porteur de violence. Ils aiment encore moins le fascisme, l’allié du nazisme. Enfin la majorité des gens s’estiment républicains : toute autre position leur paraît relever de l’obscurantisme et conduire à la négation des libertés.

Toutes efficaces qu’elles soient, les accusations portées par le Système contre ses opposants sont, là encore, mensongères. Fascisme ? L’accusation n’a pas de sens. Le fascisme ne s’est jamais implanté en France. Au contraire, l’extrême-droite d’avant-guerre, qui était violemment anti allemande, s’est massivement engagée dans la résistance (tandis que la plupart des figures de la collaboration venaient de la gauche…). Quant à Mussolini, faut-il le rappeler, il était socialiste…

Extrême-droite ? Les partis anti Système sont hostiles à l’immigration. Mais ils sont également opposés à la mondialisation, facteur d’enrichissement des capitalistes et d’écrasement de la classe moyenne : ils rejoignent ainsi sur ce point… l’extrême-gauche. Rappelons au passage que l’extrême-droite française historique, avec Barrès, avec Maurras, était anticapitaliste et favorable aux politiques sociales.

Anti républicains ? Parmi les opposants « de droite » au Système, la plupart ne se disent pas opposés à la république. Ils aimeraient même que l’un des principes républicains, la démocratie, soit mieux respecté, que les partis d’opposition soient mieux représentés au parlement et que soient organisés des référendums sur les principaux sujets qui engagent l’avenir du pays.

Apportons au passage cette précision. Pour notre part, nous pensons que les opposants au Système ne devraient plus hésiter à mettre désormais en cause ouvertement les « valeurs républicaines », l’individualisme, la laïcité anti catholique, le matérialisme, la haine de la tradition, l’universalisme. Ce sont ces « valeurs » qui, selon-nous, sont à l’origine de la ruine probable de la civilisation européenne. Pour se ressourcer et se renforcer, les opposants au Système auraient intérêt désormais, nous semble-t-il, à rompre avec les valeurs et le cadre mental imposés par l’élite dirigeante, en France et en Europe, et à assumer, revendiquer et expliquer une position de transgression idéologique. Nous y reviendrons.

Terminons sur l’accusation « d’extrémisme ». Les oligarques au pouvoir dans la plupart des pays d’Europe mènent une politique mondialiste et immigrationniste radicale. Ils n’ont pas hésité à délocaliser les emplois dans les pays à bas coût, réduisant au chômage une fraction considérable de la population. Ils abolissent les frontières économiques, enrichissant les riches comme jamais et déstabilisant les classes moyennes. Ils ont entrepris d’organiser une immigration massive, qui aboutira à la mise en minorité prochaine de la population de souche sur son propre territoire. Nous sommes là aux antipodes du registre des politiques modérées et raisonnables.

L’accusation d’extrémisme est donc parfaitement malhonnête. C’est le mondialisme et l’immigrationnisme qui sont extrémistes. Les extrémistes ? : ils sont au pouvoir !

 

  • « La haine raciste »

L’accusation la plus grave porte, comme de juste, sur la question de l’immigration, la plus vitale de toutes : le Système accuse les opposants d’être mus par « la haine raciste » (voir cet article).

Là encore l’accusation porte, et nuit à ceux qu’elle vise. Personne en effet n’aime la haine, la violence qu’elle provoque, les guerres qu’elle annonce. Personne n’aime le racisme, marque de fabrique des crimes nazis.

Mensonge, pourtant, là encore. Les tensions raciales ? Ce sont les dirigeants qui les provoquent en organisant une immigration massive. La haine ? Ce sont plutôt les immigrés qui manifestement l’éprouvent bien souvent à l’égard du pays d’accueil et des autochtones. La haine, encore ? Elle est souvent du côté du Système et de ses partisans, qui ne se privent pas de brandir celle qu’ils éprouvent pour les « fascistes », les « racistes », « l’extrême-droite » (voir cette chronique).

Quant aux anti Système, ils n’ont généralement pas de haine pour les immigrés, qui franchissent une porte qu’on leur tient grand ouverte. La haine, quand il y en a, c’est à l’oligarchie immigrationniste qu’ils la réservent.

La haine ? Ceux qui la dénoncent à tout propos sont ceux qui l’ont installée.

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Europhobie, démagogie, extrémisme, haine raciste…. : toutes ces grosses ficelles tiendront-elles encore longtemps (voir également cette chronique et celle-ci) ? Combien de temps encore les Français et les Européens, confrontés à l’invasion de leur continent, se laisseront-ils intimider, subjuguer et inhiber par la propagande du Système ?

Comment faire taire les dissidents : le prétexte de la haine

Chronique de Paysan Savoyard

(n°191 – février 2018)

 

Pour faire taire les opposants hostiles à l’immigration, le Système s’appuie un argument majeur : il les accuse de propager la haine, de l’alimenter, de l’attiser, d’accentuer les tensions en mettant de l’huile sur le feu.

L’argument est d’une incontestable efficacité. La haine en effet est un sentiment unanimement rejeté : tout le monde déteste la haine. La grande majorité des Français, premièrement, même s’ils ont répudié la foi, ont dans les faits intégré la morale chrétienne, centrée sur le concept d’amour : aimer l’Autre, aimer les autres, aimer même ses ennemis. La haine est considérée comme un mal absolu, deuxièmement, parce qu’elle se situe dans le même registre que la guerre, que chacun déteste et craint. Les peuples qui se font la guerre se haïssent : rejeter la haine permet donc, espère-t-on, de prévenir la guerre ou du moins d’en limiter le risque. Le concept de haine raciale plus précisément est dans l’esprit de tous étroitement relié au nazisme, ce qui le rend d’autant plus odieux. Enfin, chacun réprouve spontanément toute entreprise « d’incitation à la haine » parce qu’elle est de nature à entraîner des affrontements et des troubles à l’ordre public.

L’argument est donc sans réplique. Celui qui est accusé d’inciter à la haine ou de la propager est immédiatement discrédité et mis hors-jeu de tout débat. Il suffit d’accuser quelqu’un d’être mu par la haine pour déclencher envers lui une réaction immédiate de rejet et le rendre ipso facto inaudible.

C’est en jouant sur ce sentiment général que le Système a adopté différentes lois interdisant l’expression des opinions considérées comme des facteurs de haine. En vertu de la loi du 01/07/72, seront ainsi punis d’emprisonnement et d’amende ceux qui « auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ». Cette loi de 1972 (dite Pleven) a été ensuite complétée par la loi dite Gayssot du 13/07/1990, qui réprime la négation des crimes nazis.

L’argumentation fondée sur la proscription de la haine et l’arsenal législatif qui en découle recueillent selon toute apparence l’assentiment tacite de l’opinion : nous nous proposons de montrer qu’ils sont pourtant malhonnêtes et falsifiés.

 

  • Le sentiment de haine n’est pas nécessairement illégitime

Il est légitime que les pouvoirs publics interdisent les menaces et les appels à la haine, qu’ils soient dirigés envers des individus ou envers des groupes : les incitations à la haine sont susceptibles en effet de susciter ou de favoriser affrontements et désordres. Le rejet de la haine ne peut cependant constituer un absolu, ni sa condamnation valoir en toute circonstance.

Il peut en effet exister des circonstances exceptionnelles durant lesquelles les règles normales de l’ordre public n’ont pas à s’appliquer. Le respect de la loi, par exemple, est dans les temps ordinaires un impératif. De même les fonctionnaires ont l’obligation d’obéir aux ordres qui leur sont donnés. Cependant, il est généralement admis que ces obligations ne valent plus lorsqu’on se trouve en présence d’un pouvoir illégitime ou tyrannique. C’est la résistance à l’oppression qui devient alors un devoir et qui affranchit des obligations s’imposant en temps normal.

La guerre constitue également un contexte qui subvertit les règles ordinaires. C’est ainsi que le meurtre, interdit dans le cadre du fonctionnement normal de la société, devient autorisé en situation de guerre lorsqu’il s’agit de tuer un ennemi.

Prenons l’exemple de la seconde guerre mondiale, à laquelle le Système fait si souvent référence pour louer la résistance à la doctrine raciste qu’était le nazisme. La plupart des résistants ne se contentaient probablement pas de haïr le nazisme. Ils éprouvaient sans doute également de la haine pour les occupants allemands eux-mêmes. Ils haïssaient de même les collabos. Cette haine, sans doute, contribuait à les soutenir psychologiquement et à les renforcer dans leur action. Cette « haine de l’autre » était-elle condamnable ? Les assassinats commis par les résistants étaient-ils condamnables ? De façon générale les peuples envahis éprouvent de la haine pour les envahisseurs, une haine qui se renforce lorsque l’invasion se transforme en occupation prolongée et en annexion. Ce sentiment est-il condamnable ?

La haine, comme la guerre, comptent sans aucun doute parmi les pires maux dont l’humanité est affligée. Cependant le rejet absolu de la haine et de la guerre ne devient-il pas contestable s’il débouche sur le pacifisme, la soumission et la lâcheté ? On le voit, le rejet de la haine ne peut constituer une norme morale absolue.

 

  • La proscription de « la haine » interdit tout débat véritable sur la politique d’immigration

L’argument fondé sur le rejet de la haine, et c’est bien son objectif, interdit tout débat véritable sur la question de l’immigration. Seule est en effet admise par le Système l’expression des opinions qui ne remettent pas en cause le principe de l’immigration et la présence en France des immigrés. En d’autres termes, seules sont admises les positions immigrationnistes, les unes enthousiastes les autres modérées.

Il est ainsi tout à fait possible d’exprimer une position immigrationniste radicale, de se déclarer « citoyen du monde » et de proclamer que les frontières doivent être abattues. De même il est licite d’affirmer que le droit de circuler librement et de s’installer dans le pays de son choix est un droit de l’homme fondamental. Il est également possible de déclarer, dans le même registre, que la France doit accepter l’arrivée massive d’immigrés non européens en réparation du crime contre l’humanité qu’elle a commis en colonisant l’Afrique et l’Asie.

Les positions immigrationnistes modérées sont admises elles-aussi, bien entendu. On peut ainsi déclarer sans difficulté que la France « ne peut accueillir toute la misère du monde » et doit pouvoir décider de fixer des limites ou des quotas à l’immigration légale. On peut déclarer que, si l’arrivée de populations nouvelles est pour la France une bonne chose dès lors que cette immigration est choisie, la France doit en revanche combattre l’immigration clandestine. De même on est tout à fait en droit de déclarer que, si l’islamisme radical doit être combattu sans faiblesse, l’islam lui-même a toute sa place en France, la majorité des immigrés étant pacifiques et désireux de s’intégrer. Cette position immigrationniste modérée, « humaine mais ferme », est parfaitement licite : mieux, elle constitue la ligne officielle du Système.

Le débat sur l’immigration est ainsi circonscrit à une opposition entre immigrationnistes modérés et radicaux. Cette opposition est au demeurant factice et constitue un jeu de rôles : elle permet au gouvernement de poursuivre sa politique d’immigration tout en paraissant adopter une ligne de « fermeté » et de « réalisme » contrastant avantageusement avec les outrances des immigrationnistes radicaux (voir cette chronique).

Il est en revanche interdit d’exprimer une opinion contestant l’immigration elle-même et la présence des immigrés en France : l’expression d’opinions hostiles à l’immigration est dénoncée par le Système comme constituant un appel à la haine et est pour ce motif susceptible d’être interdite. Il est ainsi interdit de déclarer que l’immigration n’a pas sa place en France ; que la France et l’Europe appartiennent aux Français et aux Européens de souche ; que les sociétés multiraciales et multiculturelles débouchent nécessairement sur la guerre ; que dès lors l’immigration devrait être interrompue et une remigration massive organisée. De même il est interdit de déclarer que l’immigration est à l’origine de l’essentiel de la délinquance et qu’elle entraîne l’implosion des services publics et la ruine des comptes publics. Il est interdit de déclarer que l’islam est une religion incompatible avec la civilisation européenne et qu’elle n’a pas sa place en Europe. De même enfin il est interdit de déclarer que la quasi-totalité des immigrés envahissent l’Europe avec le sentiment de prendre une juste revanche contre des occidentaux qui pendant des siècles les ont, pensent-ils, dominés, opprimés et humiliés.

Considérées par le Système comme constituant des provocations à la haine raciale, l’expression de ces opinions hostiles à l’immigration est susceptible d’être interdite. Ceux qui expriment ou diffusent ces opinions courent le risque d’être jugés et condamnés. Les quelques commentateurs et polémistes qui expriment ces opinions peuvent être exclus des médias dans lesquels ils interviennent. Les comptes sociaux des militants exprimant ces opinions anti immigration peuvent également être fermés pour ce motif.  Dans la pratique, l’interdiction ne frappe que les opinions les plus en vue, le Système tolérant les opinions proscrites aussi longtemps qu’elles restent confidentielles. Il n’en fait pas moins peser sur tous les opposants l’épée de Damoclès de « l’interdiction de la haine ».

C’est ainsi que le seul parti d’opposition à l’immigration, le Front national, a été contraint ces dernières années, sous les menaces du Système, d’adopter des positions conformes. Il a ainsi décidé de reléguer la question de l’immigration au second plan de ses préoccupations. Dénonçant l’immigration clandestine, comme la plupart des autres partis politiques, il a en revanche cessé de remettre en cause le principe même de la présence d’immigrés sur le territoire. De même le FN a dû reconnaître que l’islam a sa place en France. Si ce parti n’avait pas décidé de rentrer dans le rang, abandonnant ainsi une bonne partie de son identité et de sa force d’attraction, il aurait sans doute été interdit ou serait du moins resté exclu de toute présence médiatique, comme c’était le cas lorsqu’il était dirigé par Jean-Marie Le Pen.

 

  • L’interdiction des opinions dissidentes est d’autant plus anormale que la population n’a jamais été consultée sur la politique d’immigration

L’expression de positions hostiles à l’immigration est donc susceptible d’être limitée ou interdite au motif que la propagation de la haine doit être interdite. Cette situation de limitation de la liberté d’expression pourrait être considérée comme légitime si la décision de mettre en œuvre une politique d’immigration massive avait été prise démocratiquement : on pourrait alors considérer comme légitime l’interdiction d’exprimer des opinions susceptibles de nuire à l’ordre public et venant s’opposer à une politique souhaitée par la majorité.

Or tel n’est précisément pas le cas. La politique d’immigration massive, pourtant d’une importance capitale pour l’avenir du pays et de sa population, a été lancée dans les années soixante et amplifiée dans les années soixante-dix sans débat public et sans consultation de l’opinion.

Lorsqu’à partir des années quatre-vingt, les conséquences négatives de l’immigration ont commencé à se faire sentir et que les réticences d’une partie croissante de l’opinion sont devenues manifestes, le pouvoir a refusé d’organiser tout débat et tout référendum. Il a menti délibérément pendant toute cette période, en trafiquant les chiffres, en niant l’implication de l’immigration dans la croissance de la délinquance, en niant l’extension du communautarisme musulman, en prétendant que l’intégration allait pouvoir s’opérer si l’on y affectait suffisamment de moyens.

Au cours des années deux-mille, le problème de l’immigration est devenu considérable. Les flux d’immigration se sont encore amplifiés. Des émeutes spectaculaires se produisent à intervalles réguliers. Les attentats  sont devenus de plus en plus nombreux et sanglants. Les tentatives de minimisation du phénomène migratoire et de relativisation des difficultés qu’il engendre étant devenues vaines, le Système a alors changé d’argumentaire et de registre. La dénonciation de l’action néfaste des opposants est devenue le centre de son dispositif de propagande. Les opposants anti-immigration sont accusés de diffuser la haine, de jeter de l’huile sur le feu, de nuire au vivre ensemble, de renforcer les extrémistes islamistes, dont ils sont le pendant et l’alter ego, alors même que, selon les tenants du Système, « la majorité des Français, quelle que soit leur origine, ne demandent qu’à vivre en paix ».

La politique d’immigration a donc été lancée sans débat et sans consultation de l’opinion. Lorsque l’immigration a commencé à poser des problèmes graves et que l’opinion s’est mise à regimber, le Système a alors brandi « l’argument de la haine », pour interdire tout débat véritable et pouvoir poursuivre sa politique sans encombre. Le caractère anti démocratique du Système immigrationniste apparaît ainsi en pleine lumière.

 

  • Le Système dénonce « la propagation de la haine » alors qu’il en est à l’origine et ne cesse de l’alimenter

L’argument fondé sur le rejet de la haine est illégitime pour une dernière raison. Le Système dénonce ceux qui incitent à la haine et menacent l’ordre public alors qu’il est lui-même le premier pourvoyeur de haine et de désordre.

Les opposants à l’immigration sont accusés de propager la haine : leur position n’est pourtant qu’une réaction à la politique d’immigration de masse. Pas d’immigration pas de haine. A preuve, lorsque l’immigration de masse a été engagée, elle n’a d’abord suscité aucune réaction de haine de la part de qui que ce soit, ni même aucune réaction d’hostilité. Les graves conséquences catastrophiques de l’immigration n’étaient pas encore sensibles et l’opinion a assisté à la mise en place de la politique migratoire sans réagir d’aucune manière. Le parti anti-immigration qu’est le Front national, créé en 1972, n’a enregistré que des scores très faibles pendant plus d’une décennie. Ce n’est qu’en 1983, dix ans après le début du regroupement familial, lorsqu’une partie significative de l’opinion a pris conscience de la réalité de l’immigration de masse, que le FN a commencé à obtenir des résultats électoraux significatifs.

Non seulement le Système a pris seul la décision d’engager une politique d’immigration massive mais il a confirmé ce cap année après année et n’a cessé même d’amplifier le processus. Il organise jour après jour l’arrivée de milliers d’immigrés supplémentaires, alors que le pays est confronté depuis des décennies à une situation de chômage massif ; alors que les immigrés sont les auteurs de la plupart des actes de délinquance ; alors que les comptes publics sont déficitaires chaque année depuis 40 ans, sous le poids notamment des dépenses consacrées à l’accueil et à l’entretien des immigrés ; alors que les impôts des Français ne cessent d’augmenter en raison notamment des coûts liés à l’immigration ; alors que la majorité de l’opinion, comme l’indiquent tous les sondages, est depuis plus de vingt ans hostile à la poursuite de l’immigration. Ne tenant aucun compte de l’opinion majoritaire, le Système ne cesse au contraire d’augmenter les flux d’immigration et les répartit autoritairement sur le territoire, imposant l’immigration à tout le monde par le biais de mécanismes tels que la loi SRU. C’est bien le Système qui a créé une situation favorable à l’apparition de réactions hostiles de la part de la population autochtone qui se sent envahie.

Sur le chapitre de la haine, on insistera sur le fait que, pourtant confrontée à une situation d’invasion, pourtant en passe d’être mise en minorité sur son propre sol, pourtant manifestement destinée à être « remplacée », la population, tout au contraire des accusations du Système, manifeste une absence totale de réaction haineuse. Aucune manifestation violente. Aucun mouvement de refus de payer ses impôts. Aucun attentat anti-immigrés. Aucune réaction de vengeance ou d’autodéfense face aux millions d’actes de délinquance commis par des immigrés. Loin de se comporter de façon haineuse, la population se signale au contraire par une impavidité qui confine à la passivité sinon à la soumission.

Si le comportement des Français ne révèle de leur part aucune haine, les immigrés que le Système importe sont eux, au contraire, pour la plupart animés par la rancœur, l’hostilité et même souvent par une haine visible. Certains commettent des attentats. Beaucoup sont délinquants ou émeutiers. La plupart professent une religion, l’islam, dont le caractère guerrier et violent transparaît à chaque page de son ouvrage sacré. Enfin, tous les immigrés ou presque ont de l’hostilité et du ressentiment envers la France, dont ils accusent le passé colonial. Tous ou presque se pensent les victimes du comportement des Français de souche, qu’ils accusent de racisme et de discrimination.

Résumons. Le Système accuse les Dissidents de propager la haine et les fait taire sur ce motif. Alors qu’il a lui-même délibérément fabriqué une situation susceptible de se traduire le moment venu par un déchaînement de violences. Alors qu’il envenime les choses jour après jour en ne cessant d’augmenter les flux d’immigration. Alors que les seuls en France qui se comportent massivement de façon haineuse et violente sont précisément les immigrés que le Système fait venir. Les tenants du Système ont en quelque sorte mis le feu à la ville, ne cessent d’alimenter l’incendie et pourchassent ceux qui crient « Au feu » en les accusant d’accroître le désordre.

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Concluons, sur cette première remarque. La propagande du Système, comme on vient de le voir, accorde une place centrale à « la haine » qu’il dénonce et condamne. Il faut remarquer cependant que les immigrationnistes ne se privent pas, eux, de haïr les opposants à l’immigration et de façon plus générale les opposants au Système. Comme en témoignent par exemple les forums des journaux ou les échanges sur les réseaux sociaux, les prises de position dissidentes sur la question de l’immigration déclenchent fréquemment de la part des immigrationnistes et des partisans du Système des réactions ouvertement haineuses, accompagnées d’insultes et de menaces. Nous tenons de multiples exemples à la disposition de nos lecteurs. Dans la France envahie, les seuls que l’on a le droit de haïr sont les dissidents opposés à l’immigration. Les immigrationnistes n’ont que le mot « haine » à la bouche. C’est bien en effet la haine qui les anime et les dévore : haine de l’extrême-droite et des dissidents ; haine autodestructrice de la civilisation européenne ; haine diffuse d’eux-mêmes, finalement, car ils se savent pour la plupart inconséquents, lâches et hypocrites. Nous y reviendrons.

Il faut relever, deuxième remarque, que le Système a ces dernières années étendu l’interdiction d’exprimer des opinions réputées haineuses à d’autres domaines que l’immigration. Plusieurs autres « communautés » sont désormais également protégées par les lois limitant la liberté d’expression, en particulier les homosexuels et les femmes. Le Code pénal punit désormais ceux qui « auront provoqué à la haine ou à la violence ou aux discriminations à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation ou identité sexuelle ou de leur handicap ». Les groupes concernés sont ceux que l’idéologie du Système protège au nom du concept d’égalité : de même que les immigrés doivent être égaux aux Français d’origine, de même les femmes doivent être en tout point égales aux hommes, les homos aux hétéros, les handicapés aux biens portants. Pour protéger ces catégories, le système de censure joue de la même manière que pour les immigrés : tout propos critique ou négatif à l’égard des féministes ou des militants homosexuels est ainsi susceptible d’être interdit et poursuivi pénalement.

Le Système n’est donc pas seulement anti-démocratique, comme le révèle son comportement sur la question de l’immigration. Restreignant toujours un peu plus les libertés, liberté d’expression, liberté d’embaucher qui l’on souhaite, liberté de choisir son locataire, il est en réalité de nature totalitaire, animé par une idéologie fondée essentiellement sur le concept d’égalité. Le Système immigrationniste est un totalitarisme : nous reviendrons dans une prochaine chronique sur ce point décisif.

Notons à ce propos que la place centrale occupée par la dénonciation de « la haine » dans la propagande du Système ne peut manquer de faire penser au roman d’Orwell. Les célébrations et commémorations antiracistes ou féministes ou homosexuelles, sont des formes de « Semaines de la haine » dirigées contre les dissidents. Le Système immigrationniste prolonge l’histoire totalitaire. Imposer l’immigration à tous. Obliger tout le monde à adhérer à l’idéologie du Système. Dénoncer, harceler et haïr les dissidents.

Terminons sur ce point. Pour notre part, et la plupart des opposants à l’immigration partagent de toute évidence le même état d’esprit, nous n’éprouvons pas de haine envers les immigrés. Les immigrés arrivent en France après avoir été incités à y venir, attirés par les multiples aides et avantages qu’on leur promet et que leur entrée sur le territoire suffit à déclencher de façon immédiate et automatique. Ils viennent envahir, occuper, coloniser un pays dont les dirigeants n’ont cessé de déclarer qu’ils y étaient les bienvenus. Pas de haine, donc, pour les immigrés, qui viennent franchir une porte qu’on leur tient grand ouverte.

Nous réservons notre haine aux immigrationnistes, et en particulier aux membres de la classe dirigeante qui, par cupidité et par idéologie, organisent sciemment l’invasion de l’Europe. A l’égard des immigrationnistes, la haine est, affirmons-le, pleinement légitime. Elle est saine. Elle est roborative. Elle est nécessaire. Elle est la condition du renversement du Système et de la libération de l’Europe.

La propagande immigrationniste : la technique du jeu-de-rôles

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 185 – juillet 2017)

 

Pour pouvoir poursuivre sa politique immigrationniste sans contestation majeure, le Système doit détourner l’attention de cette double réalité effarante : La France et l’Europe sont en train d’être envahies. Et cette invasion est voulue, encouragée, organisée par la classe dirigeante.

L’une des techniques les plus efficaces que le Système emploie pour enfumer l’opinion est celle du « jeu-de-rôles » : elle consiste à organiser sur la question de l’immigration un faux débat permanent sur des sujets mineurs.

Cette technique comprend deux éléments principaux. Elle conduit tout d’abord à dévier le débat concernant l’immigration sur des thématiques secondaires, parcellaires ou non pertinentes : le burkini, la laïcité, l’intégration…

Elle consiste, deuxièmement, à faire s’affronter sur chacun de ces thèmes deux thèses, dont les tenants se disputent violemment : la thèse officielle, immigrationniste modérée, et la thèse gauchiste, immigrationniste forcenée. La thèse officielle est présentée par les principaux dirigeants politiques et par les intellectuels les plus en vue. Sous le précédent gouvernement M. Valls était son porte-parole principal : le rôle sera désormais assumé par E. Macron. J.L. Mélenchon sera lui le principal porte-voix de la thèse gauchiste. Dans le monde des « experts », G. Kepel est l’un des représentants principaux de la thèse officielle, O. Roy de la thèse gauchiste. Lorsqu’un thème lié à l’immigration vient au premier plan de l’actualité, le débat entre les deux thèses s’enclenche immédiatement.

En organisant ce jeu de rôles, la classe dirigeante immigrationniste recherche un triple effet.

Centrer les débats sur des questions secondaires permet, premier effet, de détourner l’attention de l’essentiel. En faisant semblant de se disputer entre eux, les immigrationnistes créent l’illusion d’un débat, alors qu’en réalité le cœur du sujet, l’invasion migratoire en cours et ses conséquences tragiques, est évacué.

Multiplier les thèmes de débats permet deuxièmement de créer la confusion dans les esprits : recru de controverses, bombardé d’arguties, noyé sous les syllogismes, déstabilisé par les concepts qui s’entrechoquent, le lecteur, auditeur et électeur moyen ne sait plus finalement quoi penser.

La technique a un troisième objectif. Les deux thèses qui s’opposent vigoureusement et parfois violemment sont toutes les deux favorables à l’immigration, l’une avec mesure, l’autre dans l’extrémisme. Le Système ce faisant circonscrit le champ du débat qu’il tolère : la thèse hostile à l’immigration, dénoncée comme déraisonnable, outrancière, immorale et étrangère au « cercle de la raison », en est exclue.

La technique, que nous allons maintenant illustrer par une série d’exemples, comprend une subtilité supplémentaire. La thèse gauchiste est ressentie par la plupart des Français moyens comme effrayante et profondément antipathique. La chose est voulue : elle permet ainsi de valoriser la thèse officielle. Se met en œuvre plus précisément le procédé de la vaccination.

Prenons le cas d’un débat télévisé traitant la question de l’immigration, vue bien entendu sous un angle subalterne. Exemple : « Faut-il interdire le burkini ? ». Le porte-parole du Système qui participe à l’émission, politicien, intellectuel ou journaliste, commence par dénoncer le rôle nocif de l’extrême droite « qui met de l’huile sur le feu et répand la haine ». Un contradicteur gauchiste, l’un des émules de Mélenchon par exemple, après avoir à son tour vilipendé les « populistes », présente alors la thèse gauchiste : « Sous couvert de promouvoir le droit des femmes, ceux qui veulent interdire le burkini manifestent en réalité leur hostilité à l’islam et à l’immigration : l’interdiction du burkini relève donc en fait d’un forme de racisme ».

La phraséologie gauchiste ayant été ressentie par la plupart des auditeurs comme déplaisante et provocatrice, le porte-parole du Système peut alors énoncer doctement la thèse officielle, présentée comme un compromis raisonnable : « Le burkini doit pouvoir être interdit lorsque l’ordre public est en jeu. Mais il faut savoir faire preuve de souplesse et prendre garde à ne pas stigmatiser l’ensemble des musulmans, dont l’immense majorité sont tout à fait intégrés à la société française et n’ont rien à voir avec l’extrémisme ».

Le tour est joué. L’auditoire a été vacciné : on lui a inoculé en douceur la thèse immigrationniste. La thèse du Système, pourtant proche en réalité de la position gauchiste et comme elle immigrationniste, est apparue raisonnable et de juste milieu.

Quant à la thèse anti immigration, elle ne disposait pas, bien entendu, de représentant dans l’émission : personne n’est venu défendre l’idée selon laquelle la question subalterne du burkini est agitée pour occulter celle de l’invasion migratoire et du Grand remplacement en cours. Personne pour affirmer que, si l’invasion migratoire n’est pas arrêtée, elle détruira notre culture, nos mœurs, nos modes de vie et notre civilisation même. Personne pour expliquer que l’invasion migratoire est voulue par la classe dirigeante, à la fois pour des raisons économiques – constituer une économie mondiale, au sein de laquelle la main d’œuvre, interchangeable, circule librement – et idéologiques – construire un monde sans frontières -. Les compères de l’émission, adversaires pour la frime, se sont entendus pour que la thèse hostile à l’immigration soit évacuée.

On peut recenser six thèmes principaux liés à l’immigration qui sont mis en avant pour détourner l’attention et pour alimenter un débat factice entre immigrationnistes officiels et immigrationnistes extrémistes.

 

  • Le thème du terrorisme

Les attentats terroristes font naître un risque non nul pour la classe dirigeante : par leur accumulation et leur gravité croissante, ils pourraient conduire à ce que l’opinion en vienne à mettre en cause l’immigration elle-même. Le Système est jusqu’ici parvenu sans difficulté à dresser des contre-feux : la technique du jeu-de-rôles l’y aide puissamment.

La thèse officielle soutient que la victoire contre le terrorisme est avant tout une question d’investissement sécuritaire et d’efficacité policière et judiciaire. Elle prône le maintien de l’état d’urgence, la surveillance des fichés S ou leur assignation à résidence, la détention et le jugement des Français de retour du djihad. Les arrestations réalisées et les attentats eux-mêmes donnent l’occasion de déploiements spectaculaires de forces de l’ordre, donnant l’impression d’une action efficace et déterminée et crédibilisant la thèse officielle.

Les porte-paroles gauchistes viennent eux protester contre ces mesures, au nom des libertés publiques. Tel vote au parlement prolongeant l’état d’urgence ou telle décision judiciaire à la suite d’un recours permettent de relancer le débat entre immigrationnistes officiels « sécuritaires » et immigrationnistes gauchistes « défenseurs intransigeants des libertés ».

Dans le même registre, le Système défend l’idée que la lutte contre le terrorisme passe aussi par les interventions militaires à l’étranger, en association avec les pays qui luttent contre le djihad international. Comme pour les déploiements policiers en France, ces OPEX ont aussi pour intérêt d’illustrer la détermination des pouvoirs publics : les médias servent à l’opinion des gros plans sur les avions au décollage ; les membres du gouvernement, président de la république et ministre de la défense à leur tête, ne manquent pas une occasion de passer les troupes en revue en s’efforçant face caméra d’adopter une posture martiale. Ces interventions sur des théâtres étrangers ont également le grand intérêt de détourner l’attention de ce qui se passe en France.

Les gauchistes eux dénoncent ces interventions « qui causent la mort de civils innocents et donnent aux terroristes des prétextes pour venger par leurs actes les exactions impérialistes occidentales ». Les gauchistes ajoutent, à raison parfois, que le djihadisme a été pour partie suscité et instrumentalisé par les Occidentaux.

La thèse anti invasion n’obtient qu’exceptionnellement la possibilité d’être exprimée : « Le plus sûr moyen de faire  cesser le terrorisme serait de renvoyer la plupart des immigrés : pas d’immigration pas de terrorisme. Quant à l’armée, plutôt que d’être occupée dans le désert ou au fond de la jungle, elle serait plus utile pour éloigner les immigrés indésirables, rendre les frontières étanches et reprendre le contrôle des quartiers ».  Grâce notamment à la technique du jeu-de-rôles cette thèse est quasi absente du débat public.

Pour l’instant en tout cas, les techniques d’intoxication de l’opinion font que celle-ci absorbe placidement les attentats qui se succèdent, sans mettre en cause les gouvernements, sans dénoncer leur incurie, sans exiger l’arrêt de l’immigration. Le gouvernement actuel, comme celui qui l’a précédé, l’ont annoncé : « il faudra apprendre à vivre avec le terrorisme ». Les Français s’y emploient. Déjà les attentats mineurs ou ratés, sont mis sur le compte de « déséquilibrés » et passent rapidement au second plan. Bientôt les attentats ordinaires ne mériteront plus que quelques lignes dans les journaux. Le terrorisme est en voie de banalisation (voir cette chronique).

 

  • Le thème de l’islam

Le thème de l’islam fournit bien entendu un aliment privilégié à la technique du faux débat entre comparses.

La thèse officielle, relayée par les pouvoirs publics et la majorité des journalistes, intellectuels et experts, consiste à soutenir que le fondamentalisme et l’intégrisme et à fortiori la radicalisation et le terrorisme sont une déviation et une mauvaise interprétation de l’islam. Il serait donc tout à fait injustifié d’opérer un amalgame entre les intégristes et l’ensemble des musulmans, « dont l’immense majorité ne demandent qu’à s’intégrer ». La vulgate officielle poursuit en soulignant que les musulmans sont eux aussi les victimes des attentats parce qu’ils subissent la stigmatisation et le racisme que le terrorisme alimente. Les tenants de la thèse officielle achèvent en appelant les responsables musulmans à éradiquer le fondamentalisme en leur sein. Pour attester que « les musulmans sont membres à part entière de la communauté nationale », les immigrationnistes officiels multiplient les gestes symboliques, en saluant par exemple le début du ramadan ou en participant à la « rupture du jeune » comme il y a quelques jours E. Macron.

La thèse gauchiste adopte un point de vue provocateur, comme il est de règle. Selon elle, le fondamentalisme est la seule façon dont la jeunesse issue de l’immigration, marginalisée par le chômage, la relégation et les ghettos, stigmatisée par le racisme de l’extrême droite et humiliée par le comportement de la police, peut manifester sa colère et sa révolte. Selon les islamo-gauchistes, le fondamentalisme et le terrorisme sont donc à la fois l’expression d’une colère sociale et la traduction d’une révolte contre le racisme.

Ces deux thèses en présence ne correspondent pas à la réalité. La thèse islamo-gauchiste exprime sans fard l’esprit collabo. S’agissant de la thèse officielle bien-pensante, la distinction qu’elle opère entre islam intégriste et islam modéré est vide de sens, le djihadisme n’étant jamais qu’une application rigoureuse de l’islam. Plus fondamentalement, il n’y a pas de solution de continuité entre djihadistes et musulmans de base, qui ont en commun un certain nombre de fondamentaux, tels que le ressentiment contre l’occident. Les uns et les autres ont bien conscience également que le nombre sans cesse croissant des immigrés leur permettra de devenir majoritaires avant qu’il soit longtemps et de prendre ainsi une revanche historique sur des Européens qui les ont jusqu’ici dominés.

Marginalisé par le débat entre immigrationnistes, cette analyse « anti invasion » n’a pour ainsi dire par droit de cité. Ceux qui la développent, en particulier E. Zemmour et R. Camus, parviennent par leur talent à échapper à une mise à l’écart complète. La justice vient apporter sa contribution à l’entreprise d’éviction des dissidents : c’est ainsi que ce même E. Zemmour vient une nouvelle fois d’être condamné pour provocation à la haine raciale.

 

  • Le thème des réfugiés

Le thème des réfugiés est également une bonne occasion d’alimenter un débat factice entre immigrationnistes.

La thèse officielle est balancée, comme il se doit, toute en nuances et en apparente modération. « Les réfugiés, qui fuient les guerres doivent être accueillis. Mais il faut en même temps s’efforcer d’empêcher que l’asile ne devienne un moyen dans lequel s’engouffre l’immigration économique et pour ce faire lutter contre les réseaux de passeurs ».

En regard de cette thèse officielle, la thèse gauchiste milite pour qu’on ne fixe « pas de limites à la solidarité ». La perspective d’un tri entre les migrants est dénoncée comme discriminatoire et renvoie selon les gauchistes « aux heures les plus sombres ». De façon plus générale la thèse gauchiste milite pour un monde sans frontières : no borders.

On voit une fois encore tout l’intérêt du jeu de rôle. La thèse gauchiste étant ressentie par tous les Français moyens comme irresponsable, la thèse officielle apparaît par contraste équilibrée et raisonnable.

La réalité n’a rien à voir, pourtant, avec la thèse officielle (et moins encore, bien entendu, avec la thèse gauchiste). Dans la réalité le droit d’asile est depuis des décennies détourné de son objet. La plupart des 100 000 demandes d’asile annuelles ne sont pas présentées par des familles de réfugiés mais par des hommes jeunes et seuls venant d’Afrique et non des pays du Moyen-Orient en guerre. 70 % des demandeurs d’asile sont d’ailleurs déboutés : mais aucun ou presque n’est expulsé. Les déboutés du droit d’asile se maintiennent pendant quelques années en France en situation irrégulière avant finalement d’être régularisés. La procédure d’asile est ainsi devenue une voie d’immigration, avec la complicité des pouvoirs publics.

Il va sans dire que cette analyse anti invasion n’a pas voix au chapitre, étouffée qu’elle est par le pseudo débats entre les deux complices de l’immigrationnisme.

 

  • Le thème de l’intégration

Le thème de l’intégration est lui aussi l’occasion de débats enflammés entre faux-frères ennemis, aussi opposés en apparence que d’accords sur la nécessité de poursuivre l’immigration.

La thèse officielle prône l’intégration des immigrés et affirme qu’elle est bien en cours : par le travail, par l’accès à la nationalité, par le partage des valeurs républicaines essentielles, la majorité des immigrés s’intègrent de façon satisfaisante, en dépit des difficultés, comme le montrent la réussite de ces entrepreneurs, étudiants et politiciens issus de l’immigration. La multiplication des mariages mixtes illustre également la réalité du processus d’intégration. La thèse officielle ajoute que la réussite de l’intégration est également de la responsabilité de la société française, qui doit se montrer ouverte et inclusive. Elle doit notamment accepter l’introduction de mécanismes de discrimination positive. Elle doit surtout rejeter l’extrême-droite qui, par ses positions xénophobes et intolérantes, contribue à freiner le processus d’intégration.

La thèse gauchiste récuse l’objectif même d’intégration. La phraséologie gauchiste est en substance la suivante : « Prétendre intégrer les immigrés à la société française constitue une attitude néo coloniale, voire raciste et manifeste une posture de supériorité envers la culture de l’Autre. La volonté d’intégration constitue également une violence envers les immigrés, sommés d’abandonner leur culture et de se dépouiller de leurs traditions ». C’est pourquoi les gauchistes soutiennent le refus d’intégration des « Indigènes de la république » et les universités sans Blancs qu’ils organisent.

Là encore la thèse officielle ignore (délibérément bien entendu) la réalité (sans parler de la thèse gauchiste, qui joue sa fonction de repoussoir). La réalité est que l’intégration est impossible (voir cette chronique). Impossible parce que les immigrés sont animés par le ressentiment, lequel est une conséquence de la situation d’immigré elle-même, premièrement ; des conflits et contentieux séculaires entre l’Afrique et l’Occident deuxièmement ; et troisièmement de la nature même de l’islam, religion politique incompatible avec la civilisation européenne. Il y a encore une dernière raison, la principale : l’intégration des immigrés est impossible parce que les immigrés n’en veulent pas. Ils savent qu’ils sont en train de conquérir l’Europe par leur nombre et qu’ils vont pouvoir prendre leur revanche à brève échéance et laver les humiliations subies depuis des siècles. Il n’y a pas d’intégration possible parce que les immigrés sont là désormais pour coloniser l’Europe, l’occuper, la conquérir.

Il va sans dire, que dans le débat public, cette vision pessimiste des choses est tenue à l’écart du débat public, étouffée par le jeu-de-rôle et par la vigilance sourcilleuse de la justice immigrationniste.

 

  • Le thème de la république et de ses valeurs

Un autre débat qu’affectionne le Système immigrationniste a pour thème « les valeurs de la république ». Selon la thèse officielle, le djihadisme et l’intégrisme s’attaquent à la république et à ses valeurs, et en particulier à deux d’entre elles : la laïcité et le statut de la femme. « C’est en s’arc-boutant à ces valeurs, partagées par l’immense majorité des musulmans que l’on combattra le plus efficacement le djihadisme ».

La thèse gauchiste dénonce à l’inverse la prétention des Français à imposer leurs valeurs. Pour les gauchistes, exiger des immigrés qu’ils adoptent nos normes relève du néo colonialisme, au même titre que les objurgations à s’intégrer que nous leur adressons. « Au lieu de demander aux immigrés d’adopter nos valeurs, il s’agit au contraire d’intégrer les leurs à la république, qui s’est construite par l’agrégation d’apports culturels successifs ». Quant au voile et au burkini, ils ne sont pas nécessairement à rejeter avec mépris : « il faut voir en effet, disent les gauchistes, que voile et burkini sont d’abord une façon de se protéger contre le sexisme et le machisme, aussi présents parmi les Français de souche que chez les immigrés ».

Ces disputes entre la thèse officielle et les islamo-gauchistes sur la question des valeurs relèvent une fois encore de l’enfumage. La réalité est que les terroristes, djihadistes et autres intégristes ne s’attaquent nullement à nos Valeurs pas plus qu’ils ne luttent contre la République, concepts qui les indifférent absolument. Ils sont engagés dans une opération de conquête de l’Europe, par le nombre, par l’intimidation et par la violence : cette réalité géopolitique et historique est sans rapport avec « les valeurs républicaines » que veulent défendre les porte-paroles Francs-maçons du Système.

 

  • Le thème du passé coupable de la France

Un dernier débat est mis en scène par le Système de façon régulière : il porte sur « le passé coupable » de la France et de l’Europe,

Selon la thèse officielle, les difficultés d’intégration des immigrés sont pour partie liées au passé de la France : les croisades, l’esclavage, la colonisation… Il appartient aux autorités Françaises de reconnaître les responsabilités de la France et de présenter des excuses. Dans cet esprit le président Chirac avait transformé le musée des colonies en musée de l’immigration. De même depuis une vingtaine d’années, les programmes scolaires ont été remaniés pour faire une large place aux questions d’esclavage et de colonisation, traitées sous l’angle de la repentance. Reflétant la position officielle du Système, le candidat Macron a franchi une étape supplémentaire,en déclarant que la France colonisatrice s’était rendue coupable d’un crime contre l’humanité.

La thèse gauchiste va plus loin encore, comme de juste, et radicalise la thèse officielle. La France ne doit pas se contenter de reconnaître et de commémorer : elle devrait aussi réparer. Selon les gauchistes, « les pays africains, dont les difficultés de développement résultent pour une bonne part de la colonisation, sont ainsi en droit d’exiger le versement de réparations financières ». De même, les gauchistes font valoir qu’en réparation des crimes commis, la France a le devoir d’accueillir les immigrés, descendants de ceux qui en ont été les victimes. Certains gauchistes sont encore plus radicaux et considèrent que l’immigration massive et le terrorisme sont, pour la France et l’Europe coupables, un juste retour des choses et une punition méritée.

Tout est faux dans ces deux positions immigrationnistes, l’officielle et la gauchiste, dictées l’une et l’autre par l’esprit collabo. Les croisades ? Elles ont été une réponse à l’invasion par les arabes du monde méditerranéen.

L’esclavage ?  Les Africains eux-mêmes y ont activement contribué, les peuples dominants vendant aux négriers européens les tribus vaincues. Les Arabes  réduisaient en esclavage les Européens que leurs pirates faisaient prisonniers. Quant aux Africains, les Arabes ont eux-mêmes pratiqué une traite des Noirs active. Aujourd’hui encore dans les pays sahéliens de nombreux Noirs sont en situation d’esclaves.

La colonisation ? Voulue au dix-neuvième siècle par la gauche et les républicains, la colonisation française a sans doute constitué une erreur, en dépit de ce que les colonisateurs ont pu réaliser sur place (infrastructures, écoles, dispensaires…). Pour autant la colonisation, à l’évidence, n’explique en rien les « difficultés de développement » que rencontrent les pays africains dits « pauvres ». Le chaos qui s’est installé dans de nombreux pays africains est dû à différents facteurs dans lesquels les Occidentaux n’ont qu’une part minime ou nulle : guerres tribales, impéritie des Etats, traditions de prédation sur une base clanique, guerres incessantes, racisme meurtrier. Mais le principal facteur du « sous-développement » est bien la démographie incontrôlée des Africains : les Européens n’ont à cet égard aucune responsabilité (sauf à ce qui leur soit reproché d’avoir introduit en Afrique la vaccination, réduisant par là-même la mortalité infantile de façon radicale).

Les crimes commis par la France en Algérie ? Si crimes il y a (Sétif…) il convient de les mettre en regard de ceux commis par les Algériens, à l’égard des harkis, massacrés en violation des accords d’Evian, et à l’égard des Européens (on commémore ces jours-ci le massacre, le viol et la torture d’au moins 2000 civils européens par les Algériens, à Oran le 5 juillet 1962 quelques jours après la signature des accords d’Evian).

Il convient d’ajouter cet élément décisif. En admettant que l’on puisse reprocher à la France telle ou telle faute voire tel ou tel crime commis dans le passé, on ne voit pas en quoi cela devrait nous conduire à accepter aujourd’hui l’invasion du pays par des immigrés et notre mise en minorité sur notre propre sol.

Bien entendu, cette vision des choses, qui rejette toute repentance, est à peu près totalement exclue du débat public.

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En mettant en scène un affrontement factice entre deux positions immigrationnistes, l’officielle et l’islamo-gauchiste, le Système fait en sorte qu’il occupe tout l’espace du débat public. La position « anti immigration » en est ainsi évincée.

S’il advenait que la classe dirigeante soit un jour jugée pour haute trahison, la pratique intensive du jeu-de-rôles immigrationniste figurerait sans doute en bonne place dans l’acte d’accusation.

 

Une haine légitime et salutaire

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 182 – juin 2017)

 

Face à son adversaire principal, l’extrême-droite, le Système utilise différentes techniques de propagande. Les électeurs d’extrême-droite sont accusés tout à la fois d’être peureux et lâches, d’être peu instruits et mal informés, d’être moralement mauvais et de souffrir de différents désordres psychologiques (voir cette chronique). Mais le principal procédé destiné à la discréditer est le suivant : l’extrême-droite est accusée d’être animée par la haine et de la propager. Lorsque l’extrême-droite est évoquée par les médias, le terme de « haine » est presque toujours utilisé. De même depuis sa création, le FN est désigné par ce sobriquet : le « F’haine ».

L’effet recherché est double. Le procédé permet d’une part de présenter les extrémistes de droite comme des personnes moralement douteuses animées de mauvais sentiments. Il permet d’autre part d’imputer à l’extrême-droite une partie de la responsabilité dans la situation de tension et de dégradation du Vivre ensemble. Le raisonnement mis en avant par le Système est simple et efficace. L’extrême-droite affiche sa haine et la propage : elle la provoque donc en retour et attise les tensions. Elle serait dès lors pour partie responsable du comportement des délinquants et des auteurs d’attentats, dont l’agressivité, le ressentiment et le refus d’intégration seraient des réactions à la haine qu’ils ressentent chez un trop grand nombre de Français de souche partisans de l’extrême-droite.

C’est ainsi qu’à l’occasion de chaque attentat, les terroristes et l’extrême-droite, « tous deux animés par la haine », sont mis sur le même plan, présentés comme les deux faces d’une même pièce et dénoncés comme également coupables (voir cette chronique).

La méthode est efficace. Beaucoup de gens reprennent sans réfléchir cette idée toute faite et la considèrent comme un fait acquis : « animée par la haine et la propageant, l’extrême-droite est pour partie responsable de la haine éprouvée en retour par certains immigrés et de leur refus de s’intégrer ».

Est-il possible de demander à ceux qui reprennent à leur compte cette accusation et la reçoivent comme une évidence de bien vouloir y réfléchir quelques instants, afin peut-être de prendre conscience de son inanité ?

 

  • Vouloir rester maître chez soi n’a rien à voir avec la haine

Ce qui domine chez les partisans de l’extrême-droite n’est pas la haine. Les anime pour l’essentiel la volonté de défendre les frontières de leur pays, de préserver leur civilisation, de pouvoir conserver leurs coutumes et leur mode de vie, de rester sur leur sol en situation de large majorité et maîtres chez eux. Ils souhaitent que leurs dirigeants les défendent face à ce qu’ils considèrent comme une invasion. Tout cela ne relève pas du registre de la haine. Vouloir continuer à vivre entre soi et selon les règles et usages ancestraux ne constitue pas une attitude haineuse.

Les partisans d’un monde sans frontières soutiennent au contraire que le simple fait de défendre l’existence des frontières et l’entre soi déchaîne par lui-même les passions et les haines nationalistes et provoquent les guerres.

Quoiqu’aujourd’hui dominant, ce raisonnement bien-pensant est pourtant erroné. L’attachement aux frontières et à l’entre soi ne débouche pas nécessairement sur le nationalisme agressif et sur les guerres. Les Tibétains, entre autres exemples, veulent défendre leur identité, souhaiteraient rester majoritaires et maîtres chez eux et s’opposent à la colonisation chinoise : personne ne les accuse d’adopter ce faisant une démarche haineuse. Inversement, ainsi que l’a illustré l’exemple de l’URSS et du communisme international, l’internationalisme peut tout à fait susciter la haine et entraîner les pires conflits tant civils qu’extérieurs.

 

  • La haine se rencontre surtout chez les adversaires de l’extrême-droite

Les anathèmes adressés aux partisans de l’extrême-droite, accusés d’être saisis par la haine, sont contestables pour une seconde raison, également puissante : il est aisé de constater que c’est bien chez les adversaires de l’extrême-droite que la haine sans fard se rencontre le plus souvent.

La haine est à l’évidence présente, tout d’abord, dans les motivations des auteurs d’attentats terroristes. A cet égard en mettant systématiquement sur le même plan les terroristes et l’extrême-droite parce qu’ils auraient en partage « la même haine » , l’élite dirigeante et les médias procèdent de façon évidemment malhonnête et obscène. Combien de morts à mettre au compte de la haine d’extrême-droite ?

De même il est faux et malhonnête de prétendre que la haine éprouvée par les terroristes et autres radicaux islamistes constitue une résultante de l’attitude haineuse de l’extrême-droite et de ses partisans. Une des preuves les plus évidentes en est que les pays d’Europe du Nord, où il n’y a pas de partis d’extrême-droite, sont eux aussi victimes des attentats et de la délinquance, du fait de leur immigration pourtant toute récente. De même ces pays particulièrement ouverts et tolérants ne peuvent encourir aucune des accusations portées à l’encontre de la France par exemple, sur le terrain de l’esclavage, de la colonisation, de la soi-disant exploitation des travailleurs immigrés, du soi-disant racisme des autochtones ou encore des interventions militaires françaises dans le monde arabo-musulmans : cela ne les protège nullement de la haine des terroristes et des immigrés violents et revendicatifs.

La haine est également fortement présente chez les adversaires politiques de l’extrême-droite. La haine éprouvée par les élites, politiciens, intellectuels, gens de spectacle, journalistes, à l’égard de l’extrême-droite transparaît sans détour à l’occasion de chacune de leurs prises de position sur le sujet. De même la haine des « antifas » à l’égard de l’extrême droite n’est pas à démontrer. De façon générale les électeurs de gauche cachent rarement dans leurs prises de position les sentiments haineux qu’ils éprouvent le plus souvent à l’égard des partisans de l’extrême droite, accusés tout à la fois de populisme, de xénophobie, de racisme, de franchouillardise et d’étroitesse d’esprit. Il est aisé de constater que, dans les discussions publiques ou privées, la crispation, l’intolérance et la colère sont le plus souvent le fait des électeurs et militants de gauche. Elément supplémentaire : ce sont les militants d’extrême-droite qui sont le plus souvent victimes dans le cadre de leurs actions militantes, de menaces et d’agressions verbales et physiques.

Il est également remarquable de constater combien les gens de gauche font généralement preuve d’une agressivité et même souvent d’une haine assumée pour dénoncer ce qu’ils détestent : les frontières nationales, la famille, la religion catholique, les valeurs traditionnelles ou la notion même de civilisation européenne.

On se trouve là  en présence d’un procédé de propagande aussi malhonnête que classique : l’inversion accusatoire. Pour les camoufler et détourner l’attention, les auteurs de turpitudes en accusent leurs adversaires. Ceux que la haine anime accusent ainsi leurs ennemis d’être haineux. Sur le plan rhétorique ce renversement de la réalité est malheureusement le plus souvent efficace.

 

  • La haine qu’il est possible d’éprouver à l’égard de l’élite et de ses agissements est légitime

Les adversaires de l’extrême-droite détenant tous les pouvoirs, ils peuvent se permettre d’être haineux. La haine voyante est en revanche interdite aux partisans de l’extrême droite. En position de faiblesse et menacés de procès, ils sont obligés à la discrétion.

Admettons que certains partisans de l’extrême-droite puissent éprouver une haine rentrée, d’autant plus enracinée et profonde qu’elle doit être cachée : il nous semble que si tel est le cas cette  haine est pleinement légitime.

L’arrivée des immigrés qui envahissent le pays ne peut que susciter la crainte. Mais à l’égard de ceux des immigrés qui, de surcroît, sont des délinquants ou des criminels, c’est bien la haine qui est compréhensible. Elle est compréhensible également envers ceux qui se comportent de façon provocatrice, revendicative et agressive. De ceux qui affichent par de multiples procédés leur refus d’intégration. De ceux qui multiplient les « incivilités » et les comportements d’intimidation. De ceux qui par effet de nombre, menace ou simple « pression de regard » obligent les autochtones à changer de trottoir et à baisser les yeux.

Mais la haine la plus légitime est celle qu’il est possible d’éprouver à l’égard des élites et des dirigeants, qui nous trahissent. L’invasion migratoire en effet, il faut y insister de nouveau, n’est pas un phénomène exogène et fortuit,  qu’il serait impossible d’interrompre ni même de ralentir. Tout au contraire elle est voulue, encouragée et organisée par l’élite des différents pays d’Europe occidentale (voir cette chronique).

Les motivations de l’élite sont pour partie économiques. Les dirigeants des entreprises et les détenteurs de capitaux ont intérêt à ce qu’une main d’œuvre bon marché puisse circuler librement. Ils ont intérêt plus généralement à ce que les grands groupes multinationaux qu’ils possèdent et dirigent puissent évoluer au sein d’un marché mondialisé.

L’élite est également mue par l’idéologie et cherche à bâtir, contre les nations et contre les peuples, un monde sans frontières, multiculturel et multiracial, un monde de citoyens du monde.

Ces gens ce faisant sont en train de détruire les vieux pays de l’Europe occidentale. Ils sont en train de les rendre progressivement invivables pour la majorité des populations de souche. Par le moyen de l’immigration, ils ont placé les gens ordinaires dans l’insécurité. Ils écrasent la classe moyenne d’impôts et de charges pour pouvoir financer l’immigration qu’ils ont organisée et le traitement social du chômage qu’ils ont provoqué en délocalisant l’industrie.

Ils sont en train de ruiner les règles de base de la vie en société. De spolier les populations européennes de souche de leur héritage De détruire des sociétés européennes qui, en paix depuis plus d’un demi-siècle, auraient pu, sans l’immigration, éprouver la douceur de vivre. Ils sont en train de provoquer un processus de tiers-mondisation générale. Ils sont en train qui plus est de créer les conditions d’une guerre civile qui, sous une forme « tiède », a déjà commencé (voir cette chronique).

Dans le même temps, ces élites en situation de haute trahison s’enrichissent de façon incommensurable et se sont ménagées des positions de repli dans les endroits de la planète qu’elles tiennent à l’abri de ces processus calamiteux.

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Face aux phénomènes catastrophiques auxquels nos sociétés sont confrontées, il est légitime d’éprouver de la haine à l’égard des élites, qui les ont volontairement déclenchés. Quant à l’absence de haine envers les responsables, elle n’est aucunement louable : elle relève en effet soit de l’aveuglement soit de la complicité.