E. Macron, homme de paille du Système 

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 175 – mars 2017)

 

  • Macron, candidat du Système et homme de paille

E. Macron est le candidat choisi par le Système pour continuer la politique suivie par la classe dirigeante depuis quarante ans : mondialisation économique ; union européenne libérale et mondialiste ; politiques sociétales libérales-libertaires ; immigration.

Le Système a sélectionné son candidat dans le vivier des inspecteurs des finances, ces hauts fonctionnaires chargés de superviser les contacts que l’Etat entretient avec les milieux économiques : les entreprises nationales dont il est propriétaire ; les banques sur lesquelles il exerce une surveillance ; les grandes entreprises avec lesquelles il passe des marchés… La plupart de ces fonctionnaires rejoignent rapidement le secteur privé après l’avoir côtoyé pendant les premières années de leur carrière. Ils utilisent alors au bénéfice de leur nouvel employeur les contacts qu’ils ont constitués au sein de l’administration, pour faciliter par exemple l’obtention de marchés publics ou négocier efficacement avec l’administration fiscale.

Les départs de ces transfuges vers le secteur privé sont hautement critiquables. Ils relèvent en effet d’un phénomène de collusion, les entreprises débauchant des fonctionnaires qui étaient auparavant chargés de les contrôler.

E. Macron a été sélectionné par J. Attali, dont il a été le collaborateur au sein de la « commission Attali ». J. Attali, qui conseille les présidents depuis trois décennies, F. Mitterrand puis N. Sarkozy, est l’un des principaux « agents recruteurs » du Système. Il se vante ainsi d’avoir déjà sélectionné F. Hollande et S. Royal, qui avaient été eux-aussi ses collaborateurs lorsqu’il occupait, à l’Elysée, les fonctions de conseiller spécial de F. Mitterrand.

E. Macron est autrement dit le troisième candidat à la présidence de la république choisi par J. Attali. C’est recommandé par le même J. Attali, qu’E. Macron avait rejoint la banque Rothschild.

E. Macron a été choisi parce qu’il détient les différents prérequis : l’agilité intellectuelle garantie par le passage dans les grandes écoles ; un physique agréable et télégénique ; l’adhésion aux « fondamentaux » du Système, en particulier à l’économie mondialisée.

E. Macron a ensuite été coopté pour intégrer les différentes strates du Système, imbriquées les unes aux autres : la haute fonction publique, la politique et la finance. Il ne restait plus qu’à mobiliser les médias pour assurer le moment venu la promotion de celui que le Système avait désigné.

On pense au parcours d’un B. Obama. Celui-ci, qui n’était à l’origine qu’un animateur social auprès des milieux noirs, avait été choisi par le Système parce qu’il présentait des caractéristiques jugées intéressantes. B. Obama était métis : c’était son atout le plus essentiel. Mais il était aussi intelligent et séducteur, doté d’un physique et d’une gestuelle télégéniques, ainsi que d’une voix grave et bien timbrée. B. Obama a pu ainsi, tel un acteur, prononcer de façon crédible et séduisante les discours qu’on lui préparait. En récompense de sa docilité,  B. Obama a été intégré au Système au même titre qu’un patricien et a bénéficié de tous les avantages afférents.

Les précédents présidents, J. Chirac, N. Sarkozy ou F. Hollande, étaient des politiciens professionnels, parvenus au sommet après une carrière politique opiniâtre et féroce entamée depuis leur jeunesse. Le profil d’E. Macron est tout différent : il a été repéré, sélectionné et coopté par le Système pour tenir dans les années qui viennent le rôle de président.

E. Macron prendra peut-être le moment venu une épaisseur personnelle : en dépit du narcissisme exacerbé qui est le sien, il n’est pour l’heure qu’une forme d’homme de paille.

 

  • Le grand débat : un Macron tout à fait creux

Le débat de TF 1 l’a bien mis en lumière : les candidats ne poursuivent pas le même objectif. MM. Hamon et Mélenchon, en concurrence l’un avec l’autre, s’adressent à la gauche anticapitaliste, espérant chacun prendre la tête de cette partie de l’opinion après 2017. Ils n’ont pas pour objectif de gagner l’élection et ne cherchent pas à le cacher.

M. Le Pen s’est adressée elle-aussi à son électorat : sa prestation argumentée et délivrée avec force a sans aucun doute conforté ses électeurs dans leurs convictions. Son style polémiste et déterminé est propre à galvaniser. Mais ce qui vaut pour les meetings, qui ne réunissent que des partisans, n’est guère adapté au cadre d’une émission de télévision suivie par les électeurs de tous bords. Si M. Le Pen est un chef de parti efficace et souvent pertinent, l’électorat ne la perçoit pas en revanche comme pouvant devenir un chef d’Etat crédible. Son objectif est d’être à la tête de la principale force d’opposition au prochain gouvernement.

Seuls F. Fillon et E. Macron sont donc véritablement en lice pour l’élection elle-même : celui des deux qui l’emportera sur l’autre au premier tour sera président. Même si nous n’approuvons pas son programme économique libéral (voir cette chronique), il nous semble que F. Fillon montre au fil des débats qu’il possède la stature et les capacités du chef d’Etat. Sera-ce suffisant pour surmonter l’opération de déstabilisation dont il est victime et convaincre un électorat manipulé ?  Probablement non.

Le candidat sélectionné par le Système, E. Macron, est apparu plus faible qu’on ne le pensait. Pour son premier débat, il a choisi de s’en tenir au discours technocratique alambiqué et souvent vide de contenu, enfilant comme des perles les termes de « projet », de « progrès », de « renouveau », de « volonté nouvelle », aussi positifs que creux. Il a paru également chercher au cours de ce débat à éviter le plus possible les situations d’affrontement, approuvant à plusieurs reprises les positions de F. Fillon, pourtant son principal adversaire.

E. Macron sait que la majorité de l’électorat, peu politisé, est avide de concorde et de paix civile : la majorité des électeurs cultivent l’illusion selon laquelle la solution la meilleure serait de constituer un gouvernement apolitique, technicien, réunissant les experts de bonne volonté de tous bords. C’est à cet électorat que s’adresse E. Macron, comme l’aurait fait également A. Juppé s’il avait été désigné par la droite. Ce positionnement centriste suppose de s’en tenir à des discours sans contenu. Pour séduire tout de même, E. Macron joue de sa jeunesse et de son regard clair. Cela suffira sans doute.

 

  • L’opération d’élimination de F. Fillon : une manipulation de la démocratie

La justice continue à déployer une activité intense contre F. Fillon. Ouverture d’une enquête, interrogatoires, perquisitions, mises en examen successives… Ces poursuites engagées par la justice pendant la campagne présidentielle constituent une atteinte grave à la démocratie, et même une forfaiture.

La question n’est pas de savoir si F. Fillon est coupable ou non. Peut-être F. Fillon a-t-il commis des actes illégaux. S’ils n’étaient pas illégaux, peut-être ces actes étaient-ils du moins moralement contestables. Mais là n’est pas pour le moment la question. Que F. Fillon soit coupable ou non, il est gravement anormal qu’il ait été mis en cause et poursuivi par la justice après avoir été désigné par son camp politique comme candidat à l’élection présidentielle.

Le lancement d’une campagne électorale nationale devrait entraîner une trêve judiciaire concernant les candidats. Pourquoi ? Parce qu’il est antidémocratique que les juges interviennent dans le processus d’élection et que leur action influence l’électorat. C’est ainsi que la candidature de Fillon est désormais grandement fragilisée par l’activité déployée par les juges, alors qu’à ce stade il n’a pas été condamné et qu’il sera peut être finalement innocenté.

La trêve judiciaire pendant la campagne devrait être le pendant de l’immunité que la loi accorde aux élus pendant la durée des mandats. L’immunité est destinée à garantir la séparation des pouvoirs et à éviter que l’un d’entre eux, l’autorité judiciaire, n’interfère dans l’exercice du pouvoir exécutif et législatif.

La limitation de l’activité des juges pendant les campagnes électorales serait d’autant plus nécessaire que les fonctions de juge ne sont pas occupées par des personnes politiquement neutres. La plupart des juges appartiennent à des syndicats politisés ou entretiennent des liens de proximité avec tel ou tel camp politique. C’est ainsi que plusieurs des juges qui interviennent dans l’affaire Fillon sont connus pour leurs sympathies de gauche.

De nombreux éléments montrent que dans l’affaire Fillon la justice agit de façon partiale et poursuit des objectifs politiques : déclenchement des investigations et des poursuites au moment précis du lancement de la campagne électorale ; rapidité inhabituelle dans l’ouverture de dossiers et dans la prise de décision de mise en examen ; diffusion dans la presse d’informations couvertes en principe par le secret de l’instruction…

De son côté la presse continue à distiller semaine après semaine des informations destinées à nuire à F. Fillon. La mobilisation conjointe de la justice et de la quasi-totalité des médias pour détruire la candidature de F. Fillon constitue sans conteste une opération de manipulation du processus démocratique.

Les manifestations anti Trump : « A bas le peuple »

Chronique de Paysan Savoyard

(n°161 – novembre 2016)

 

  • Juppé, Macron, Hollande et autres : pseudo modérés, vrais extrémistes

Macron est donc candidat. Dans l’offre politique 2016, il évoluera sur les mêmes terres centristes que Juppé ou Bayrou. Tandis que Fillon est présenté lui comme plus libéral et Sarkozy comme plus sécuritaire. Cette distribution des rôles, nous voulons y insister, est parfaitement factice.

Ces différents candidats en effet, on peut y ajouter également Hollande ou Valls (en laissant de côté les candidats subalternes comme Mélenchon ou Montebourg), sont d’accord sur les différents dossiers essentiels. Il n’y a entre eux que des nuances, lesquelles découlent au demeurant non de convictions mais de positionnements tactiques. Il s’agit d’occuper les différents créneaux du spectre politique, de se spécialiser sur un segment d’opinion, de camper dans une niche marketing.

C’est ainsi que les candidats présentés comme « modérés », Macron et Juppé en tête de file, ne le sont nullement en réalité : ce sont bien au contraire des extrémistes. Qu’est-ce à dire ?

Ce qui est en jeu aujourd’hui, en effet, ce sont avant tout la politique de mondialisation d’une part et la politique d’immigration d’autre part. C’est sur ces deux questions que la société se divise dans la plupart des pays occidentaux. C’est sur ces deux thèmes que les catégories populaires et moyennes votent désormais contre la classe dirigeante, comme on vient de le voir avec le Brexit et l’élection de Trump. Or sur ces deux sujets, les Macron, Juppé et autres Hollande ou Valls ne sont nullement des modérés, pas davantage que Sarkozy ou les autres candidats de la primaire républicaine. Ils veulent tous en effet la poursuite de la politique en cours.

Ils seraient modérés si, par exemple, ils adoptaient sur l’immigration une position du type : « on ne remet pas en cause la présence de ceux qui sont là ; mais on n’en admettra plus qu’un petit nombre ». Ce serait là une position d’entre-deux, modérée, à mi-chemin entre deux politiques antagonistes : la poursuite de l’immigration au même niveau qu’aujourd’hui d’une part ; et de l’autre une politique d’arrêt complet de l’immigration et de renvoi d’une partie des immigrés présents (qu’au demeurant aucun candidat ne propose, malheureusement).

En ce sens l’on peut dire que la position de Mme Le Pen est modérée. Elle ne propose nullement le départ des immigrés présents ni l’arrêt complet des flux migratoires ; elle veut en revanche les réduire fortement.  Juppé et Macron eux, de même que tous les autres principaux candidats, ne remettent pas en cause la politique d’immigration conduite depuis quarante ans. Avec eux l’immigration se poursuivra sur le même rythme effréné que celui que nous connaissons depuis quatre décennies. Avec eux l’invasion et le processus de Grand remplacement continueront. Aucune modération donc chez Juppé et Macron.

Il en est de même de la politique de mondialisation. Une position modérée pourrait par exemple consister à souhaiter, sans sortir de la mondialisation, rétablir des barrières douanières à l’égard des pays les plus agressifs en matière de dumping. Elle pourrait également conduire à proposer des dérogations à la mondialisation et la protection de certains secteurs fragiles et essentiels tels que l’agriculture. Juppé ou Macron, comme Sarkozy, Hollande ou Valls, ne suggèrent rien de tel. Ils ne proposent aucunement de circonscrire la mondialisation et d’en protéger certains secteurs. Ils veulent simplement, avec les moyens classiques de l’Etat-providence, en traiter les effets sociaux. Là encore les positions de Juppé ou Macron ne sont en rien centristes.

Sarkozy et Valls ont adopté de longue date le style du dirigeant énergique et déterminé, regards noirs, mâchoires serrées, menton relevé. Juppé, Macron, Bayrou ou Hollande jouent sur un registre amène et posé, cherchant à faire sentir qu’ils possèdent compétence technique et maîtrise d’eux-mêmes. Fillon, lui, évite de sourire et place son regard dans le lointain, voulant faire comprendre qu’il possède la stature de l’homme d’Etat, plus conscient que les autres de la gravité de la situation.

Tout cela n’est qu’apparence bien entendu, marketing, communication, jeu de séduction. Sur le fond, tous immigrationnistes, tous mondialistes, ce sont tous des extrémistes.

 

  • Macron, l’oligarque anti oligarchie

Candidat anti Système, homme neuf, étranger aux cénacles habituels, prêt à bousculer les institutions figées, à chambouler les vieilles pratiques, à subvertir les arcanes d’une société sclérosée… Le plan marketing de M. Macron est bien rôdé… et ne peut que provoquer le doute et l’ironie. E. Macron, en effet, plus qu’aucun autre, incarne l’oligarchie. Il en est l’archétype, le modèle achevé, la quintessence. Tous les aspects de sa personnalité et de son parcours le rattachent au Système et même à son sommet.

Ses idées tout d’abord, qui sont celles de l’oligarchie : mondialisation, libéralisation, immigration, vivre-ensemble… Rien là que de très classique. Son parcours ensuite,  qui reflète à la perfection ce que sont aujourd’hui les oligarques. Il est haut fonctionnaire. Il a été banquier et conserve probablement des liens importants dans ce milieu (ainsi que plus généralement dans les différents conseils d’administration du CAC 40, avec lesquels il négociait les OPA  et autres opérations de fusion et d’échange d’actions lorsqu’il était fondé de pouvoir chez Rothschild). Il a trouvé le temps, nous dit-on, d’être également le secrétaire d’un professeur de philosophie. Et il est désormais politicien. Riche qui plus est, grâce à son passage dans la banque d’affaires.

Politique, haute administration, banque, milieux intellectuels : voila un candidat anti Système… qui appartient aux principaux lieux de pouvoir qui structurent la société d’aujourd’hui.

Reste les médias, autre lieu de pouvoir décisif. Là encore E. Macron n’est probablement pas sans quelques solides accointances dans ce milieu, qui appartient presqu’en totalité aux dirigeants des grandes entreprises dont il est proche.

Il lui manque d’être mariée à une journaliste. Cela viendra sûrement. Sa femme actuelle étant nettement plus âgée que lui, on peut parier qu’avant dix ans, à l’instar de tous les prédateurs sexuels que sont les politiciens, il se retrouvera en couple avec une présentatrice ou une chroniqueuse télé vingt ans plus jeune que lui.

Macron candidat neuf et anti Système ? Nombreux sont-ils ceux qui s’y laisseront prendre ?

 

  • Les manifestations anti Trump : « A bas le peuple ! »

A peine annoncée l’élection de Trump a immédiatement déclenché de la part de ses opposants, en Amérique comme en Europe, de multiples réactions hostiles. Des manifestations sont organisées aux Etats-Unis pour dénoncer son élection. D’emblée les médias, pour le discréditer, ont affirmé que les premières déclarations de Trump signifiaient qu’il revenait sur ses promesses et trahissait déjà ses électeurs. D’aucuns évoquent déjà la possibilité de pousser Trump à la démission ou de lancer le moment venu à son égard une procédure d’impeachment.

On voit que les membres de la classe dominante ne sont démocrates que de façon partielle : dès lors que les candidats hostiles à leurs thèses accèdent au pouvoir par le jeu de la démocratie, c’est la démocratie qu’il faudrait alors mettre entre parenthèses, afin de sauvegarder les Valeurs menacées.

Les conceptions des anti Trump, comme des anti Le Pen, se rattachent à celles des meneurs de la révolution française, à laquelle il faut revenir, toujours, pour décrypter la vie politique contemporaine. Pour les Républicains, au pouvoir depuis deux cents ans, en Amérique comme en Europe, la démocratie doit en effet supporter certaines limites.

Les Républicains, tout d’abord, aujourd’hui comme hier, nourrissent le plus profond mépris pour les gens du peuple, peu éduqués, mal informés, inaptes à former un jugement raisonnable. C’est pourquoi le suffrage qu’ils ont mis en place est longtemps resté censitaire. De même aujourd’hui ils évitent autant que possible le recours au référendum : « le peuple doit pouvoir voter, certes, mais seulement pour des représentants ». Ce peuple qu’il faut s’efforcer d’éduquer, comme un enfant : « Si les gens votent pour le Brexit, pour Trump, pour le Front national, c’est parce que nous n’avons pas fait assez de pédagogie… ».

Pour la classe dominante, en outre, la démocratie doit concerner seulement ceux qui adhérent aux Valeurs, celles de la République. Contre les autres, les xénophobes, les populistes, les extrémistes de droite, tous ceux qui n’appartiennent pas à « l’arc républicain », on établira un « pacte républicain », on dressera un cordon sanitaire démocratique, on maintiendra le nombre de leurs représentants à la portion congrue, on limitera leur liberté d’expression. On se souvient de la justification que les révolutionnaires apportaient aux tribunaux d’exception, au massacre des prêtres, aux tueries vendéennes et au régime de Terreur : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté » !

La classe dominante s’efforce de ne pas respecter les desiderata du peuple lorsqu’il vote contre la constitution de l’union européenne, pour le Brexit ou pour Trump. Rien de plus logique à cela puisqu’elle est l’héritière des révolutionnaires de 89.

La victoire de Trump : l’instinct de survie des Américains de souche

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 160 – novembre 2016)

 

  • La victoire de Trump : cette fois-ci les perdants ont gagné

Bouffon dangereux, clown vulgaire, histrion odieux, macho incompétent, affairiste douteux, héros ridicule de la téléréalité, la classe dirigeante et ses médias ont depuis des mois déversé sur Trump une pluie de moqueries et d’injures. Comme Jean-Marie Le Pen en France, Trump a été peut-être le candidat le plus haï de l’histoire américaine. Rien n’y a fait : Trump est le président des Etats-Unis.

L’élection américaine vient de l’illustrer spectaculairement. Les Etats-Unis, comme la plupart des sociétés occidentales, sont fracturés en trois groupes, mutuellement hostiles et désormais irréconciliables.

La politique mondialiste et immigrationniste mise en œuvre par la classe dirigeante est appuyée par tous ceux qui en tirent personnellement profit et restent à l’abri de ses conséquences négatives. C’est ainsi qu’H. Clinton, incarnation de l’establishment, a été soutenue par l’ensemble de la classe politique (y compris dans les faits par les cadres du parti républicain, qui se sont abstenus d’appuyer Trump) ; par Wall Street et la finance ; par la quasi-totalité de la presse et du monde intellectuel ; par les lobbys les plus puissants ; par les cadres et les diplômés de l’enseignement supérieur. S’ajoutent à tous ces Winners, comme dans les pays d’Europe, la catégorie des « bonnes âmes » qui, au nom des Valeurs et des bons sentiments, ont condamné les propositions « égoïstes » de Trump.

Le groupe des personnes originaires de l’immigration s’allie en toute logique à la classe dirigeante pour soutenir sa politique immigrationniste. Dans le cas de l’élection américaine, les Hispaniques et les Afro-Américains, qui se vivent comme des immigrés, ont voté Clinton, comme ils avaient auparavant voté Obama. Ils ont unanimement rejeté Trump, qui défendait un programme de limitation de l’immigration.

Les milieux populaires et la classe moyenne « de souche », qui font les frais de la mondialisation, sont en butte aux deux autres groupes. Cette population est touchée directement par les conséquences de la politique de mondialisation et la délocalisation des usines vers les pays à bas coût. Elle subit également la concurrence de l’immigration de travail, légale ou non, qui tire les salaires à la baisse. Elle est contrainte en outre de subir la cohabitation quotidienne avec les immigrés (dans le logement, à l’école…) ou doit, pour s’en protéger, s’exiler dans les banlieues lointaines.

Dans le cas américain, les médias expliquent que le socle de l’électorat de Trump était constitué des « cols-bleus », Blancs et peu diplômés. Cette vision volontairement dépréciative est à l’évidence réductrice : il est hors de doute qu’est venue s’ajouter à la classe ouvrière blanche la majeure partie de la classe moyenne « de souche », sans laquelle Trump n’aurait pas obtenu les scores qu’il a recueillis.

Avec Trump et son programme protectionniste et anti immigration, ce troisième groupe disposait cette fois d’un candidat qui le représentait. Il s’agit là d’une nouveauté majeure. Depuis des décennies en effet,  les deux candidats principaux en lice dans l’élection américaine appartiennent l’un et l’autre à l’establishment, prônent la même politique et cultivent le politiquement correct avec la même application. C’est la raison pour laquelle le groupe des Blancs de l’Amérique profonde s’abstient massivement sur le plan électoral. Huntington avait montré dans son ultime ouvrage (« Qui sommes-nous ? ») que le phénomène d’abstention élevée qui caractérise les Etats-Unis depuis les années soixante résulte de ce que l’Amérique profonde ne se sent pas représentée. Lorsqu’ils seront disponibles, les chiffres de l’élection de 2016 montreront sans doute que la mobilisation électorale des Américains Blancs de la classe moyenne et ouvrière a été plus forte qu’à l’ordinaire.

Ce troisième groupe est confronté à une évolution démographique défavorable : si l’immigration se poursuit, la population Blanche perdra sa position majoritaire d’ici le milieu du siècle. Les Blancs de la classe moyenne et populaire viennent de tirer parti de leur position encore numériquement dominante, espérant avec Trump porter un coup d’arrêt à un processus qui, si rien ne change, conduira à leur marginalisation.

Une évolution similaire est à l’œuvre dans de nombreux pays d’Europe. Encore majoritaire, la population « de souche » des classes moyenne et populaire s’insurge contre les menées de la classe dirigeante et la politique mondialiste et immigrationniste qu’elle conduit. Ce groupe, que l’on pourrait appeler « les perdants majoritaires », l’a déjà emporté à plusieurs reprises : le rejet du projet de traité européen en 2005 ; la majorité des voix lors de l’élection présidentielle autrichienne en 2016 ; le Brexit en 2016 ; aujourd’hui la victoire de Trump.

Jusqu’ici la classe dirigeante a réussi à contourner l’expression majoritaire. En reprenant dans le traité de Lisbonne les dispositions du traité européen rejetées par référendum. En « transformant » in extremis, grâce aux votes par correspondance, les résultats de l’élection autrichienne (annulée ensuite et repoussée depuis). En Angleterre la classe dirigeante, en lien avec l’establishment européen, étudie les différents moyens de ne pas appliquer le Brexit.

Aucun parti populiste n’a jusqu’à présent accédé au pouvoir. Le groupe dirigeant conserve le contrôle total de la situation et la totalité des pouvoirs. Nous verrons si l’élection de Trump va changer la donne et s’il sera en mesure ou non d’appliquer son programme.

Pour l’heure en tout cas, ce sont les perdants de la mondialisation et les victimes de l’immigration qui pour une fois ont gagné.

 

  • Les Etats-Unis, une société profondément racialisée

L’élection apporte cette autre confirmation : la société américaine est profondément divisée sur le plan racial.

Lors de l’élection d’Obama, les porte-paroles du Système avaient célébré l’avènement d’une Amérique non plus seulement multiraciale mais post-raciale, c’est-à-dire d’une société n’accordant plus d’importance à la race (voir cette chronique). De façon générale on nous avait matraqués pendant des décennies, au sein de l’éducation nationale française notamment, avec l’idée que l’Amérique était un Melting-Pot. Tout cela relevait de la propagande. Le Melting-Pot est un mythe. La société américaine n’est nullement post-raciale mais au contraire profondément racialisée. Les Noirs et les Hispaniques vivent de façon communautaire. Les Noirs sont surreprésentés dans les prisons et sous-représentés dans les universités. Des émeutes raciales ont eu lieu récemment encore pour dénoncer le racisme de la police dont la communauté noire s’estime victime…

Les personnes originaires de l’immigration forment l’un des trois groupes de nos sociétés occidentales désormais en tripode. Au moment des élections elles se partagent entre deux attitudes. Un grand nombre d’entre elles s’abstiennent, montrant ainsi qu’elles ne se sentent pas concernées par les affaires de la population de souche. Lorsqu’ils votent, les immigrés apportent leur soutien à la classe dirigeante et à sa politique immigrationniste, afin de barrer la route à l’extrême-droite et aux partis réclamant un durcissement de la politique migratoire. Cette fois encore, les Hispaniques et les Afro-Américains qui se sont déplacés ont voté pour le candidat démocrate.

Ce point est à souligner : il semble que les Afro-Américains se soient davantage abstenus que ne l’attendaient les démocrates, alors qu’ils s’étaient massivement mobilisés pour faire élire Obama. La leçon est claire : ils votaient Obama avec enthousiasme parce qu’il était Noir. Lorsqu’il s’agit de voter pour un candidat Blanc, même la perspective de barrer la route à l’extrême-droite ne suffit pas à les mobiliser.

 

  • Une guerre civile tiède

La campagne américaine a été selon les observateurs la plus violente et la plus trash de toutes celles qu’avait connues le pays depuis des décennies. L’explication du phénomène est la suivante : la guerre civile a commencé.

Entre les trois blocs qui constituent désormais nos sociétés, la classe dominante, les immigrés, la classe moyenne et populaire de souche, la confrontation est désormais totale, absolue, sans retour. Aux Etats-Unis comme dans les pays d’Europe occidentale, ces trois blocs sont entrés dans une logique de guerre civile.

Aux Etats-Unis comme en Europe, la classe dirigeante ne changera rien à ses orientations. Elle continuera notamment à traiter ses opposants par le mépris (voir cette chronique) : « les électeurs populistes sont vieux, dépassés, peureux, mal informés, peu diplômés. Pire, la plupart d’entre eux sont des hommes. Quant à leurs opinions elles sont sans valeur : ils protestent mais n’ont rien de sérieux à proposer » (le mot protestataire revient ainsi quatre fois dans l’édito du Monde vilipendant les électeurs de Trump).

Les immigrés, eux, sont engagés depuis longtemps dans une confrontation directe avec la population de souche : attentats ; émeutes ; agressions ; incivilités ; provocations verbales ; revendications communautaristes ; récriminations diverses ; submersion migratoire ; guerre des berceaux…

La classe moyenne et populaire « de souche », enfin, éprouve à l’égard des immigrés un sentiment de crainte et de dépossession croissant. Quant à la classe dirigeante et à ses porte-voix, cela fait plusieurs décennies qu’elle ne leur accorde plus aucun crédit et les considèrent comme des corrompus et des menteurs.

On peut considérer que la guerre civile qui couve et s’étend dans des pays comme les Etats-Unis ou la France a commencé dans les années soixante-dix, nous y reviendrons dans une prochaine chronique. Cette guerre civile, les attentats en témoignent, n’est déjà plus une guerre froide, comme c’était le cas ces derniers décennies. Il s’agit désormais d’une guerre civile de basse intensité. D’une guerre civile tiède en quelque sorte. Pour l’instant.

 

Le Monde nous l’annonce : « L’immigration ne fait que commencer »

Chronique de Paysan Savoyard

(n°158 – octobre 2016)

 

  • Edito du monde : « l’immigration ne fait que commencer »

Dans son éditorial du 25 octobre 2016 Le Monde, principal porte-parole de la classe dirigeante, nous prévient : l’immigration ne fait que commencer et il va falloir accueillir un nombre croissant de nouveaux arrivants.

« Les Européens et leurs élus doivent prendre conscience qu’il est temps de réfléchir à la gestion du grand flux migratoire en cours et à venir (…). La jungle de Calais (…) illustre ce qui attend les Européens (…) : l’immigration ne va pas cesser. Elle commence. (…) D’ici à 2050 la population de l’Afrique pourrait doubler (…). Des chiffres (…) qui amènent à cette conclusion : (…) L’Europe se reconstruira sur ce défi : la gestion et l’intégration d’une partie du grand flux migratoire qui va marquer ce siècle. (…) L’investissement est énorme. (Il suppose la) réforme de l’Etat providence pour qu’il s’adapte à cette belle et difficile mission qu’est l’intégration ».

Cet édito du Monde mérite d’être mis en exergue. Il signifie en effet que la classe dirigeante immigrationniste est en train de franchir un nouveau cap. Pendant des années la thèse qu’elle nous servait était que le nombre des immigrés restait très limité. Devant l’importance des flux devenue impossible à nier, la classe dirigeante a ensuite tenu en substance le discours suivant : « Il faut mettre fin à l’immigration clandestine, fixer des effectifs raisonnables d’immigration légale et faire ce qu’il faut pour réussir l’intégration » (voir cette tribune).

L’oligarchie vient de passer à une troisième étape et ne prend plus la peine d’opérer une distinction entre immigrés légaux et clandestins de Calais, entre demandeurs d’asile et immigrés économiques : tous doivent être accueillis.

La classe dirigeante immigrationniste ne se contente pas de mots : les actes suivent. Les immigrés de Calais sont en train d’être répartis et pris en charge dans toute la France (sans, cela va de soi, que les populations de souche concernées aient été consultées). Les bateaux de la marine nationale italienne, de l’ONU et des associations subventionnées recueillent les immigrants en Méditerranée par centaines de milliers et vont maintenant les chercher au plus près des côtes libyennes (300 000 seraient arrivées depuis janvier. 400 000 seraient « en transit » en Libye).

L’édito du Monde met en évidence les trois composantes qui constituent aujourd’hui l’état d’esprit de l’oligarchie :

La dimension de la provocation d’abord. Alors que les attentats islamistes commis ces derniers mois ont été les plus sanglants que la France aie jusqu’ici connus ; alors que la présence massive des immigrés est de plus en plus mal ressentie par une partie croissante de la population, comme en témoignent les études d’opinion et les intentions de vote pour le Front national ; alors que les exigences et les récriminations de la communauté immigrée sont de plus en plus pressantes et agressives, l’oligarchie annonce que l’immigration va continuer et s’amplifier encore.

Provocation de même lorsque les médias publient complaisamment les photos des migrants de Calais, tous ou presque jeunes hommes africains, en parfaite santé et célibataires. L’oligarchie avait pourtant insisté sur le devoir d’accueil des « familles de réfugiés fuyant la guerre et les bombes en Syrie et en Irak ».

Provocation toujours lorsque l’oligarchie présente l’obligation d’accueil des immigrés comme la conséquence nécessaire de la démographie africaine. Comment pourtant le fait d’accueillir même par millions des immigrés pourrait-il suffire à stabiliser la situation, alors que l’Afrique compte déjà un milliards d’habitants, que sa natalité est exponentielle et qu’une partie manifestement importante de sa population a pour ambition première de rejoindre l’Europe ?

La provocation reflète la joie mauvaise des immigrationnistes, leur exaltation de provoquer le Français de souche franchouillard qu’ils détestent, la jubilation de lui nuire chaque jour un peu plus.

La classe dirigeante a en tête un second objectif : mettre en pratique « la théorie du choc ». Sidérés face à l’invasion migratoire, accablés par les attentats, hébétés, démoralisés, résignés, les Français de base sont tout proche de la soumission.  La classe dirigeante entend manifestement profiter de cet état d’esprit de défaite pour pousser encore son avantage et rendre les choses irréversibles. Accélérer encore le rythme de l’invasion. Rendre le Grand remplacement irrémédiable. Détruire définitivement les états-nations. Déliter sans possibilité de retour les communautés d’appartenance et de solidarité nationales. Afin que les multinationales et les différents pouvoirs transnationaux ne trouvent plus face à eux que des individus atomisés, isolés, inhibés, consommateurs dociles, contribuables obéissants, électeurs soumis.

Ainsi que l’illustre le papier du Monde, l’état d’esprit de l’oligarchie recèle un dernier élément : la certitude de ne pas rencontrer avant longtemps d’obstacle politique. Le Front national n’est pas dangereux car il est mal dirigé et son leader n’est pas crédible. Il joue qui plus est un rôle utile, en servant d’exutoire et en canalisant les frustrations des Français de souche. L’oligarchie sait que le prochain président, Juppé, Macron ou un autre, sera immigrationniste et mondialiste et ne remettra pas en cause les principales orientations suivies depuis quarante ans.

Cet édito du Monde le montre : la classe dirigeante évolue désormais dans le registre de l’excès, de l’ivresse, de la démesure. Si les Anciens Grecs ne se sont pas trompés, cela devrait finalement la perdre.

 

  • Le Monde, l’un des principaux vecteurs de l’idéologie libérale-libertaire

L’éditorial provocateur du Monde permet de mettre en évidence cet autre point. Le Monde bénéficie toujours d’une image et d’une réputation de journal de référence, alors qu’il est depuis au moins vingt ans un journal militant.

Jusque dans les années soixante-dix, le Monde méritait sans doute le statut de journal de référence dont il bénéficiait, qui suppose rigueur, sérieux et honnêteté intellectuelle. C’était à juste titre qu’il était considéré comme une institution incontournable dans les cercles politiques, les administrations, les universités. Politiquement sa ligne éditoriale était le centre-gauche.

Les choses ont changé dans la foulée de mai 68 avec la présence croissante de journalistes gauchistes, qui ont progressivement transformé la ligne du journal. Entré au Monde en 1980 après avoir commencé sa carrière au journal de la LCR, le trotskyste Plenel a par exemple été le directeur de la rédaction pendant presque une décennie (1996-2004).

Depuis plus de vingt ans le journal est devenu un organe militant. Sur le plan sociétal, il est immigrationniste, milite pour la libération des mœurs, le féminisme, l’extension des droits des homosexuels, la dépénalisation du cannabis. Sur le plan économique et géopolitique, le Monde est un militant de l’Union européenne et de la mondialisation et un adversaire résolu du protectionnisme. Il est le plus souvent aligné sur les positions américaines (notamment l’hostilité à la Russie).

Quant à ses méthodes, le Monde est devenu un organe de propagande : titres systématiquement orientés ; articles d’opinion présentés comme des compte-rendus ; publication des seuls « points de vue » conformes à la ligne du journal ; multiplication artificielle d’articles montant en épingle une prise de position ou un évènement, soit pour le soutenir soit pour le dénoncer…

Le Monde est sur la même ligne que Libé ou l’Obs mais il continue lui à bénéficier de la réputation de journal sérieux et modéré. Réputation doublement usurpée. Le Monde est le principal porte-voix et le relais de propagande des conceptions de la classe dominante : l’idéologie libérale-libertaire.

 

  • Grève à itélé : la presse et les médias appartiennent presque tous au CAC 40

Un autre édito du Monde de cette semaine vaut lui aussi d’être remarqué. Il soutient la grève à itélé, dénonce les méthodes de Bolloré son propriétaire et s’inquiète de ce que « des milliardaires en quête d’influence » se rendent propriétaires des médias.

Cet éditorial est remarquable de duplicité puisque le Monde appartient lui-même à des milliardaires : MM. Niel, Pigasse, Bergé. Avant la prise de pouvoir de ce trio de milliardaires bobos hipsters en 2010, l’actionnaire principal du Monde avait été pendant plusieurs années Jean-Luc Lagardère, industriel de l’armement, comme Dassault, propriétaire lui du Figaro. Les journaux, télé et radios privés appartiennent tous ou presque aux grands industriels et banquiers : c’est également le cas du Monde, qui feint de s’en indigner

Ajoutons dans le cas du Monde que son Conseil de surveillance compte ou a compté dans ses rangs certains oligarques majeurs, comme MM. Schweitzer, Minc (qui l’a présidé) ou encore M. Bernard-Henri Lévy.

En dénonçant le fait que itélé soit la propriété de Bolloré, l’éditorialiste a-t-il fait preuve d’inconséquence ? A-t-il voulu dénoncer la situation de son propre journal ? Evidemment pas : chacun des mots de l’éditorial quotidien (ainsi que tous les titres et accroches du  journal) est épluché et validé par la direction du journal nommée par les actionnaires.

Une autre explication de ce curieux éditorial est envisageable : elle tient à ce que l’impudence des oligarques n’a plus de limites. Surs de leur force et de leur domination totale, ils ne prennent même plus la peine de faire en sorte que leur propagande reste un tant soit peu crédible.

Les confidences de F. Hollande : l’immigrationnisme carriériste

Chronique de Paysan Savoyard

(n°156 – octobre 2016)

 

  • F. Hollande ou  l’immigrationnisme carriériste

Dans les entretiens accordés aux journalistes de Libération au cours de son mandat, M. Hollande livre différentes considérations surprenantes concernant l’immigration. Il y a « un problème avec l’islam (…) parce qu’il veut s’affirmer comme une religion dans la république ». Ou encore : « On ne peut pas continuer à avoir des migrants qui arrivent sans contrôle… ». Ou encore : « Il y a des choses qui marchent très bien et l’accumulation de bombes potentielles liées à une immigration qui continue. Parce qu’elle continue ». Ou encore : « Je pense qu’il y a trop d’arrivées d’immigration, qui ne devrait pas être là ».  Ou encore : « Comment éviter la partition, car c’est quand même ça qui est en train de se produire »…

Or donc F. Hollande pense qu’il y a trop d’immigration et il se montre bien conscient des graves problèmes qu’elle pose… Et pourtant il n’a rien fait pour l’endiguer. Il pouvait par exemple faire en sorte que l’immigration légale diminue : en faisant changer la loi de façon à ce que l’administration accorde moins de titres de séjour. Il n’en a rien fait. Non seulement l’immigration légale n’a pas reculé sous son mandat mais elle au contraire continué à croître : 200 000 par an en moyenne. Sans parler de l’immigration illégale. Sans parler des naissances dans les familles issues de l’immigration (voir cette chronique).

Parmi ceux qui conduisent la politique immigrationniste et parmi ceux qui l’approuvent, on peut distinguer trois catégories (voir cette chronique).  Les milieux économiques sont favorables à l’immigration parce qu’elle permet de pourvoir les emplois peu qualifiés et mal payés, qu’elle fait pression à la baisse sur les salaires et qu’elle accroît les profits.

La deuxième catégorie d’immigrationnistes est celle des idéologues, favorables aux sociétés pluriculturelles et multiraciales, à un monde sans frontières, à un monde de « citoyens du monde ».

La majorité des immigrationnistes, qui constituent la troisième catégorie, sont animés par des motivations d’un autre ordre : ils sont immigrationnistes par opportunisme et carriérisme. Ce ne sont pas forcément des immigrationnistes enthousiastes. Ils ne sont pas nécessairement convaincus du bien-fondé des politiques conduites. Beaucoup sont même conscients de ce que l’invasion migratoire va aboutir à des catastrophes. Mais ils savent que s’ils disaient ce qu’ils pensent réellement, ou même s’ils exprimaient des doutes, leur carrière politique ou administrative serait immédiatement terminée. Ils relaient donc le discours dominant et appliquent cyniquement la politique immigrationniste souhaitée par l’élite économique et les idéologues.

Précisons que les immigrationnistes carriéristes s’arrangent pour échapper pour eux-mêmes aux conséquences des politiques qu’ils appliquent, en habitant dans des endroits protégés de l’immigration et en y scolarisant leurs enfants.

La plupart des immigrationnistes, donc, ne sont pas personnellement convaincus de la pertinence des politiques suivies : ils n’en sont pas moins, par carriérisme, des rouages actifs de l’immigrationnisme. F. Hollande vient de vendre la mèche. Il n’est pas à la tête d’une entreprise du CAC 40, on le savait. Il n’est pas non plus un idéologue, on s’en doutait. Il appartient à la vaste corporation des cyniques et des hypocrites qui sont immigrationnistes par carriérisme.

 

  • Le document des Evêques de France : l’aspiration morbide au martyre

Dans un document rédigé dans la perspective de la campagne présidentielle, les évêques de France font la morale à la société française, prêchent l’esprit d’ouverture vis-à-vis des immigrés et prônent le vivre ensemble. En contrepoint ils mettent en garde les catholiques contre la faute morale que constituerait le vote pour le Front national.

Le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Pontier, insiste sur les aspects principaux du document des évêques et appelle à faire davantage pour l’accueil des migrants

Incitant les Français à accueillir davantage de réfugiés, l’Archevêque indique avoir « un peu honte pour notre pays quand je vois que la petite Jordanie accueille 1,5 million de réfugiés ». Concernant l’intégration des immigrés, Mgr Pontier juge «  indigne d’instrumentaliser les événements causés par le courant de Daech pour durcir les relations entre les Français musulmans et le reste de la population » et appelle à ne pas voir «  chaque réfugié comme un terroriste potentiel ! Ce sont aussi des talents qui nous arrivent ». L’archevêque de Marseille conclut de la façon suivante : « Nous sommes devenus pluriculturels ». (Nous ne réussirons pas) à « vivre ensemble » (…) « en cherchant à revenir à une supposée identité fermée, éternelle, que tout le monde aurait partagée dans le passé, alors même que les courants migratoires, il y en a eu de tout temps ».

En reprenant à son compte l’intégralité des poncifs immigrationnistes, l’Eglise commet une triple erreur d’analyse. Elle fait, premièrement, une mauvaise lecture de l’Evangile (voir cette chronique). Les messages de l’Evangile, en effet, s’adressent aux individus mais ne constituent pas un guide pour l’organisation de la société. En outre ils doivent le plus souvent être interprétés plutôt que pris au pied de la lettre. Par exemple l’Evangile préconise l’accueil de l’Autre et l’hospitalité à l’égard de l’Etranger. Etre prêt à accueillir pour quelques jours une personne en difficulté est une chose : cela ne veut pas dire que tout chrétien doit se sentir tenu d’accueillir sans limite de temps tout étranger qui se présente. Si l’on choisit une lecture littérale de l’Evangile, on aboutit à des situations concrètes impossibles, aussi bien sur le plan personnel que collectif.

L’Eglise se trompe, deuxièmement, parce qu’elle croit qu’une attitude ouverte des Chrétiens, et des Français de façon générale, va favoriser le dialogue avec les musulmans et les immigrés et améliorer le climat d’ensemble. Alors que les musulmans et les immigrés prennent les concessions et les gestes d’ouverture comme un aveu de faiblesse.

L’Eglise se trompe, troisièmement, parce qu’elle laisse de côté l’histoire de l’Europe. L’Europe, modelée par le christianisme, a toujours été en guerre avec l’islam. Comment imaginer qu’il puisse en être autrement aujourd’hui, alors que les musulmans, qui sont en train de nous envahir, savent qu’ils ont désormais la possibilité de prendre une revanche historique sur les Chrétiens, les Européens, les Blancs ? Comment soutenir que la coexistence avec les immigrés peut être durablement apaisée alors que partout dans le monde arabe les Chrétiens sont persécutés et éliminés ? Comment imaginer, sans faire la preuve par là-même d’une naïveté désarmante, que la présence des immigrés, la plupart du temps musulmans, puisse déboucher sur leur intégration, alors qu’ils sont désormais des millions  ?

Mais les responsables chrétiens, en réalité, ne sont pas naïfs. Ils sont au contraire très bien informés et même souvent en première ligne, dans les banlieues, les écoles, les prisons. La vérité est que les évêques, la plupart des prêtres et la majorité des chrétiens pratiquants n’ont pas pour objectif de participer à l’édification d’une société stable et vivable. Plus ou moins consciemment, leur modèle est celui du martyr, de l’église des catacombes, des chrétiens persécutés et jetés aux lions.

Si les choses continuent dans la direction qu’ils souhaitent, ils n’auront pas à attendre longtemps pour voir leurs vœux morbides se réaliser. Dans la société envahie par les immigrés qu’ils promeuvent, les chrétiens comme les autres Français, seront les victimes des violences et des humiliations. Si leur ressort secret est de mourir en martyrs, que les évêques continuent comme ça et ils seront exaucés.

Le père Hamel, égorgé dans son église de St-Etienne-du-Rouvray, était lui aussi personnellement engagé dans l’immigrationnisme et l’accueil des immigrés…

 

  • Viry-Châtillon : les flics, premières victimes du Vivre-Ensemble

Quatre policiers en surveillance dans la cité de La Grande Borne à Viry-Châtillon (Essonne) ont été attaqués à coups de cocktails-Molotov et gravement brûlés . A ce que l’on nous dit, l’un d’eux est toujours entre la vie et la mort. Par leur geste les agresseurs, qui n’ont pas été arrêtés, voulaient de toute évidence signifier que la présence de la police dans la cité n’est pas tolérable.

Depuis quatre décennies environ, les différents gouvernements ont décidé de laisser les quartiers s’organiser librement selon leurs propres règles (voir cette chronique). Les quartiers ne sont pas pour autant des zones de non droit : c’est une autre loi qui s’y applique, déterminée par les caïds et les islamistes. La police a l’ordre de se tenir à l’écart des quartiers afin de ne pas paraître se livrer à des « provocations » susceptibles de déclencher des émeutes. En échange de leur abstention volontaire, les pouvoirs publics espèrent que les caïds, les bandes et les gangs, satisfaits de leur actuel chiffre d’affaires, limiteront les actions de prédation qu’ils mènent en dehors des quartiers au trafic de drogue, aux braquages et aux cambriolages, sans mettre le pays à feu et à sang.

Pour consolider cette stratégie d’abstention, les pouvoirs publics mènent dans les quartiers une politique active de clientélisme : distribution massive d’allocations ; gratuité générale des prestations publiques ; distribution de subventions aux associations tenues par les islamistes ; recrutement des grands frères dans les associations liées à la mairie, dans le journal local, dans le cabinet du maire ou même comme élus dans les conseils municipaux.

Les pouvoirs publics cependant sont tout de même contraints d’assurer une certaine présence publique dans les cités. Ils sont tenus d’y faire fonctionner des écoles et de faire circuler des bus. Lorsque les pompiers et la police sont appelés pour une urgence, ils sont obligés de pénétrer dans la cité, même s’ils savent qu’il s’agit souvent de guet-apens. Le commissariat local reçoit également l’ordre de marquer de temps à autres une présence minimale et de « faire semblant » à dose homéopathique. C’est semble-t-il en surveillant une caméra de surveillance (sic) que les policiers de Viry-Châtillon ont été attaqués.

Pour éviter que les habitants des cités ne se sentent provoqués par une présence publique trop voyante, les pouvoirs publics ont décidé depuis une quinzaine d’années de recruter un grand nombre de chauffeurs de bus, de policiers et maintenant d’enseignants issus des banlieues. Cette politique d’apaisement n’est manifestement pas ressentie comme suffisante.

C’est ainsi que les chauffeurs de bus et les pompiers sont caillassés et agressés quotidiennement dans l’une ou l’autre des 800 cités « prioritaires » que compte la métropole. Quant aux flics de base contraints d’intervenir, ils sont envoyés au  casse-pipe, au volant de leur 308, avec l’ordre de ne jamais tirer même pour se défendre. Et  la certitude d’être lâchés par les politiciens et la haute hiérarchie policière en cas de « bavure ».

Vis-à-vis des policiers, les responsables de l’Etat et des pouvoirs publics se montrent d’un incroyable cynisme, d’une incroyable lâcheté.

Heureusement il y a Zemmour

Chronique de Paysan Savoyard

(n°155 – octobre 2016)

 

  • « Un quinquennat pour rien » : Heureusement il y a Zemmour

Comme le précédent, le nouvel ouvrage d’Eric Zemmour se place dès sa sortie en tête des ventes. Lorsqu’il intervient à la télé comme à la radio, l’audience de E. Zemmour est également très forte. Et pour cause : ses interventions sont toujours de haute qualité, empreintes d’intelligence, de grande culture, de rigueur et d’honnêteté intellectuelle. De plus E. Zemmour est une personnalité manifestement saine, simple et sympathique.

Toute la classe dirigeante prétend qu’islam et islamisme sont deux réalités distinctes et sans rapport entre elles : il s’agit pour l’oligarchie d’éviter que la présence même des musulmans et des immigrés en France soit mise en question. E. Zemmour dénonce ce mensonge et montre qu’il n’y a pas de distinction à faire entre islam et islamisme : qu’il soit radical ou soi-disant modéré, l’islam est incompatible avec la France et la pérennité de la civilisation européenne.

Au fil des années E. Zemmour n’a cessé de clarifier et de durcir ses positions et d’en tirer les différentes conséquences. Et ce qu’il n’énonce pas explicitement découle directement des constats qu’il dresse. E. Zemmour affirme que l’islam est incompatible avec la France : la plupart des immigrés étant musulmans, c’est donc leur présence même qui est incompatible avec la survie de notre pays. Au journaliste de Causeur, qui lui demande quelles solutions il pourrait proposer, il répond : « La solution se déduit du diagnostic ». S’il ne prononce pas (encore) le mot, c’est en toute logique à la « remigration » que Zemmour pense. La solution qu’il suggère en creux est radicale : s’ils veulent conserver un avenir, les Français et les Européens doivent conduire la plupart des immigrés à regagner leurs pays d’origine.

Nous remercions E. Zemmour, homme courageux, de se faire ainsi le meilleur défenseur de l’identité de la France et de l’Europe. Quel paradoxe de voir cette position occupée par quelqu’un qui n’est pas un français de souche ! Et par un homme d’origine juive, alors que de nombreux Juifs de France (intellectuels, journalistes, cinéastes, fonctionnaires) sont au contraire fortement engagés dans la politique immigrationniste.

Quel contraste aussi avec les positions d’une Marine Le Pen, empêtrée dans ses développements hasardeux sur l’euro et l’Europe, engluée dans ses positions politiquement correctes en faveur de « nos compatriotes musulmans », des « musulmans respectueux de nos valeurs » et de « l’islam compatible avec la république ». A l’inconsistance de ses analyses s’ajoute son déficit de crédibilité personnelle (son style, son entourage, son attitude vis-à-vis de Jean-Marie Le Pen, fondateur du FN et son propre père…).

Heureusement il y a Eric Zemmour.

 

  • Le dernier livre de C. Guilluy : Les trois France chacune chez soi

Les ouvrages de Christophe Guilluy mettent en avant la dimension géographique de ce qui est train de se passer. Le territoire français comprend désormais trois types de lieux. Les quartiers centraux des métropoles attractives (au nombre d’une dizaine) sont réservés aux gagnants de la mondialisation, les propriétaires des entreprises et tous ceux qui gravitent dans leur entourage et profitent de leur pouvoir d’achat : cadres supérieurs, professions libérales, commerçants, bobos des médias, de la communication et de l’informatique. Ceux-là sont protégés des effets de la mondialisation, n’étant pas concernés par les délocalisations. Habitant dans les quartiers résidentiels, ils sont également a l’abri des méfaits de l’immigration.

Le deuxième type de lieu est celui des HLM, des « quartiers » et des « cités », habités par les immigrés. Ces zones sont fortement aidées (assistanat, politique de la ville), et Guilluy rappelle qu’elles le sont bien plus que ne l’est la troisième zone.

La troisième France est celle de la France périphérique : les banlieues lointaines, les zones périurbaines, les villes petites et moyennes éloignées des métropoles attractives. C’est là qu’habitent les perdants de la mondialisation ou ceux qui en sont à l’écart : les ouvriers ou ce qu’il en reste, qu’ils soient actifs ou retraités ; les employés ; les chômeurs victimes de la désindustralisation.

Les Français périphériques subissent une certaine forme de relégation : emplois rares et peu valorisants ; temps de trajets élevés ; éloignement des lieux attractifs. Une partie de ces Français ont choisi pourtant de résider dans cette France périphérique, préférant renoncer aux HLM auxquels ils pourraient prétendre afin de fuir la cohabitation avec les immigrés. C’est dans la France périphérique que se développe, bien sûr, le vote pour le Front national.

C’est à un observateur issu de l’extrême-gauche qu’il revient de mettre en évidence certaines conséquences gênantes des politiques mondialistes et immigrationnistes. Ces politiques sont comme on le sait approuvées par toute la classe dirigeante : la droite bien sûr ; mais aussi les différentes composantes de la gauche (gauche gestionnaire, gauche libérale-libertaire, gauche gauchiste et de plus en plus fréquemment islamo-gauchiste).

Nul doute que C. Guilluy sera contraint au fil de ses ouvrages de renouveler en profondeur la liste de ses amis.

 

  • « La Fachosphère » : Fdesouche en figure de proue de la réinformation

Le livre des journalistes de Libé consacre Fdesouche comme la figure de proue de « la Fachosphère ». Après avoir occulté pendant des années l’existence de Fdesouche et son succès afin de ne pas lui faire de publicité, le Système est conduit à reconnaître l’importance de la place occupée par le site.

La consécration médiatique de Fdesouche est une nouvelle illustration de la montée dans le débat public des inquiétudes concernant les questions d’immigration et d’identité. Les signes se multiplient : la place prise par Eric Zemmour dans le débat public ; la rupture d’avec le Système d’un certain nombre d’intellectuels venus de la gauche (Finkielkraut, Onfray…) : le fait que les débats autour de ces personnalités et des thématiques qu’ils soulèvent sont ceux qui réalisent les meilleurs taux d’audience : ainsi bien sûr que l’augmentation continue ces dernières années des votes pour le FN.

Ce sont les faits d’actualité d’abord qui expliquent la place croissante que prennent les débats et les questionnements autour des questions d’immigration et d’identité. Le Système fait tout son possible depuis des décennies pour que les événements qui se produisent ne débouchent pas sur une réaction hostile de la population « de souche », aujourd’hui passive : par une propagande incessante, par l’occultation et la déformation des faits et des chiffres, par l’intimidation des opposants…

Fdesouche joue depuis plus de dix ans un rôle majeur pour que l’opinion prenne conscience de ce qui est en train de se passer. Le livre des journalistes de Libé vient de le reconnaître. Comme un hommage du vice à la vertu…

Grand remplacement : en France 40 % des naissances proviennent de l’immigration

Chronique de Paysan Savoyard

(n°154 – octobre 2016)

 

  • Drépanocytose : en France 40 % des naissances sont issues de l’immigration non européenne

L’invasion migratoire s’alimente à trois sources : les installations légales de nouveaux arrivants ; les installations illégales ; et les naissances sur le sol français dans les familles issues de l’immigration non européenne.

Les installations légales d’immigrés non européens s’élèvent depuis plusieurs années à environ 200 000 par an (voir cette chronique). Les illégales à au moins 50 000 (50 000 est le nombre annuel des demandeurs d’asile déboutés, qui ne sont jamais expulsés). Quel est le nombre des naissances issues de l’immigration ? Un document produit chaque année par un organisme dépendant du ministère de la santé donne la réponse (voir pages 63 à 67).

Il se trouve en effet que les personnes de races africaine et arabe sont susceptibles d’être atteintes par une maladie d’origine génétique : la drépanocytose. Les personnes des autres races ne sont pas concernées par cette anomalie (signalons au passage que ce type de particularité génétique est une preuve de l’existence des races ; voir cette chronique ).

La drépanocytose étant une maladie grave, un dépistage est effectué par les hôpitaux chez tous les nouveaux nés dont l’un des deux parents au moins est Noir ou Arabe (y compris, donc, lorsqu’il s’agit de naissances dans un couple « mixte »). Le rapport de l’organisme chargé des dépistages à la naissance donne le nombre total des tests de la drépanocytose effectués annuellement : ce nombre est à peu de choses près celui des naissances issues de l’immigration non européenne.

Le nombre des dépistages présente deux différences avec le nombre exact des naissances issues de l’immigration (qui lui n’est pas connu, les statistiques ethniques étant interdites). Le dépistage en effet concerne également les populations issues des territoires et départements Français d’outre-mer et ne s’applique pas en revanche aux immigrés d’origine asiatique : pour déterminer le nombre exact des naissances en métropole issues de l’immigration non européenne, il faudrait donc pouvoir déduire du nombre des dépistages le nombre des naissances dans les familles originaires de l’outre-mer et y ajouter les naissances dans les familles asiatiques. Ces deux nombres ne sont pas connus. Cependant, les deux populations présentes en métropole ayant des effectifs comparables (500 000 chacune selon les chiffres cités habituellement), on peut considérer que les naissances issues de l’outre-mer (qu’il faudrait déduire) et les naissances asiatiques (qu’il faudrait ajouter) sont également d’importance comparable. De sorte que le nombre des dépistages de la drépanocytose donne une mesure très proche du nombre des naissances issues de l’immigration non européenne.

Ces précisions données, quels sont les chiffres (il s’agit ici des chiffres de la métropole) ?

Premier chiffre. En 2015, en métropole, 295 951 nouveaux nés ont été dépistés, soit 38,85 % du total des naissances (761 841). Autrement dit les naissances issues de l’immigration non européenne ont été en 2015 en métropole de l’ordre de 300 000, soit près de 40 % des naissances totales.

Deuxième chiffre. Le nombre des dépistages en proportion des naissances totales varie sensiblement d’une région à l’autre : il est par définition plus élevé dans les régions où les populations issues de l’immigration sont nombreuses. C’est ainsi qu’en Bretagne, région la moins concernée, il n’est que de 8 %. Il atteint 52 % en PACA. Le record est sans surprise détenu par la région Ile-de-France, où les dépistages ont été effectués sur… 73,4 % des nouveaux nés. Autrement dit, en Ile-de-France, près des trois-quarts des nouveaux nés sont issus de l’immigration non européenne !

Dernier chiffre. Le nombre des nouveaux nés dépistés en métropole, et donc le nombre de naissances issues de l’immigration, ne cesse d’augmenter. En 2006 il était de 214 181 soit 27 % des naissances. En 2015, comme on vient de le voir, le nombre des dépistés a été de près de 300 000, soit 38,85 % des naissances totales.

200 000 installations légales. Au moins 50 000 illégales. 300 000 naissances… Soit un total annuel de 550 000 (duquel il convient de déduire les quelques départs du territoire et les décès).

Le Grand Remplacement se poursuit donc, à un rythme qui s’accélère… Comment, averti de ces chiffres, pourrait-on de bonne foi le nier ?

 

  • Fermeture annoncée de l’usine Alstom de Belfort : mondialisation, délocalisations, trahison…

Les dirigeants d’Alstom viennent d’annoncer leur intention de fermer l’usine de Belfort, qui construit les TGV. L’affaire est doublement significative. Elle intervient dans une région, l’Est de la France, parmi les plus touchées par la désindustrialisation. Elle concerne un secteur symbolique puisque le train constitue une spécialité française : il a été inventé en France (et en Angleterre au même moment) et a toujours été un point fort à l’exportation.

Les politiciens et leurs porte-paroles journalistes se lamentent de concert. Larmes de crocodiles bien entendu ! La désindustrialisation en effet a été voulue et organisée par la classe dirigeante européenne (et américaine, cela va sans dire) : dès les années quatre-vingt elle a supprimé les droits de douane et libéralisé les mouvements internationaux de capitaux afin de pouvoir délocaliser dans les pays à bas coûts.

En complément de la politique de délocalisation,  la classe dirigeante européenne a organisé une immigration massive qui a pour effet et pour objet de diminuer le coût du travail non délocalisable. Il en est de même pour l’organisation du système des travailleurs détachés, l’immigration de travail et les travailleurs détachés constituant en quelque sorte un dispositif de « délocalisation sur place ».

Alstom est un nouvel épisode de cette politique de trahison mondialiste et immigrationniste, qui vise et organise le dumping social.

Quant aux déclarations apitoyées des politiciens, elles sont pure hypocrisie, aucun des candidats de droite et de gauche en lice n’ayant l’intention, s’il est élu, de remettre en cause quoi que ce soit d’important.

 

  • Insultes adressées à Trump : les élites américaines et européennes commencent à s’inquiéter

Trump a sûrement beaucoup de défauts. Certains points de son programme sont sans doute très contestables. Par exemple les préoccupations écologistes semblent lui échapper dans une large mesure. Mais de là à présenter Trump comme un fou dangereux, comme le fait l’oligarchie américaine et européenne, voilà qui paraît quelque peu abusif.

Sauf erreur de notre part les principaux points de son programme sont les suivants : arrêter l’immigration ; remettre en cause la mondialisation économique et protéger l’emploi américain par le protectionnisme ; mettre fin à l’interventionnisme américain dans le monde entier et aux opérations guerrières qui les accompagnent ; développer des liens privilégiés avec la Russie.

Pour ce qui nous concerne nous partageons pleinement les préoccupations et les objectifs mis en avant par Trump. Que l’on soit d’accord ou pas, on ne voit pas ce qui peut permettre d’affirmer que ce programme est l’œuvre d’un guignol ou d’un fou.

On comprend qu’un tel programme suscite la terreur des milieux dirigeants américains et de tous leurs relais en Europe (à commencer par nos politiciens, nos patrons et nos journalistes). C’est pourquoi elle l’insulte sans relâche depuis qu’il a déclaré sa candidature. Dans un premier temps l’oligarchie a traité Trump de clown et de bouffon. Maintenant que son arrivée au pouvoir devient envisageable, elle passé un cran et  le désigne désormais comme un fou dangereux.

La gradation dans l’insulte semble l’indiquer : l’inquiétude de la classe dirigeante mondialiste et immigrationniste ne cesse de croître au fur et à mesure que l’élection approche.