La guerre civile tiède a commencé

Chronique de Paysan Savoyard

(n°165 – décembre 2016)

 

Les sociétés occidentales sont désormais divisées en trois groupes. La classe dirigeante et ceux qui la soutiennent et appuient sa politique immigrationniste et mondialiste constituent le premier. Les personnes originaires de l’immigration forment le second. Le troisième est celui de la population « de souche » de classe moyenne et populaire. Les deux premiers groupes sont, pour l’heure, des alliés objectifs. En opposition frontale avec le troisième.

Entre les deux blocs ainsi formés, la classe dominante soutenue par les personnes issues de l’immigration d’une part, les milieux populaires et middle class de souche d’autre part, la confrontation est désormais totale, absolue et sans retour. Dans plusieurs pays, comme la France en particulier, les deux blocs sont entrés depuis deux ou trois décennies dans une logique de guerre civile.

 

  • La classe dominante, en guerre contre le peuple

La classe dirigeante occidentale mène depuis une quarantaine d’années une politique radicalement contraire aux intérêts du peuple.

Elle a mis en œuvre tout d’abord la mondialisation de l’économie et en particulier la délocalisation dans les pays à bas coût des emplois industriels et d’une partie des emplois de service. Cette politique a permis un enrichissement considérable de la couche supérieure de la société, grâce à la très forte diminution des coûts salariaux et de production. La majorité de la population en revanche a pâti des effets de cette politique, source de chômage et d’augmentation des impôts destinés à financer les allocations chômage et autres minima sociaux.

En outre pour ce qui est des emplois non délocalisables, la classe dirigeante mène une politique d’immigration massive : les immigrés viennent occuper une grande partie de ces emplois, généralement peu ou pas qualifiés, exerçant ainsi une pression à la baisse sur les salaires.

Précisons que contrairement à ce que pensent peut-être une partie des électeurs naïfs, la mondialisation et l’immigration ne résultent nullement d’évolutions échappant à la volonté des dirigeants occidentaux : elles résultent au contraire de décisions délibérées, réfléchies, cohérentes, publiques et maintes fois confirmées (voir cette chronique et celle-ci).

La classe dirigeante sait parfaitement que la majorité de la population de souche est hostile à sa politique de mondialisation et d’immigration. Tous les sondages d’opinion le montrent depuis plusieurs années. A plusieurs reprises la majorité de l’électorat s’est prononcé explicitement ou implicitement pour l’arrêt de ces politiques : rejet du projet de traité constitutionnel européen en 2005 ; score de près de 50 % obtenu par le candidat d’extrême droite en Autriche en 2016 ; Brexit en 2016 ; élection de Trump il y a quelques semaines. La classe dirigeante a jusqu’ici réussi à contourner les vœux majoritaires. Elle a par exemple fait entrer en application par le traité de Lisbonne les dispositions du TCE qui avaient été rejetées par référendum. La classe dirigeante anglaise en lien avec l’establishment européen imagine en ce moment les moyens de ne pas appliquer le Brexit. Quant à l’élection de Trump, nous verrons s’il aura la volonté et les moyens d’appliquer son programme.

Non seulement la classe dirigeante ne tient pas compte de la volonté de la majorité de la population, mais elle accentue au contraire sa politique. Dans le domaine de la mondialisation, elle s’efforce de faire entrer en vigueur de nouveaux traités de libéralisation du commerce mondial (TAFTA, CETA). En Europe elle organise le système des travailleurs détachés, qui là encore vient évincer les travailleurs de souche et faire pression à la baisse sur les rémunérations et les conditions d’emploi.

Dans le domaine de l’immigration, elle laisse entrer massivement des immigrés économiques venus d’Afrique, en prétendant qu’il s’agit de réfugiés fuyant les combats en Syrie et en Irak. Elle procède, sans l’accord des populations de souche à une répartition de ces immigrés, entre pays européens et sur le territoire de chacun d’eux, comme c’est le cas pour la France qui voit s’opérer la ventilation des clandestins de Calais. Elle fait en sorte d’imposer la cohabitation avec les immigrés à toute la population (quotas de HLM, répartition des réfugiés, projets de « mixité sociale » dans les écoles…).  Elle a passé depuis quelques mois un cap supplémentaire en utilisant les marines nationales ou les bateaux d’associations subventionnées pour aller chercher les immigrés par dizaines de milliers au plus près des côtes africaines, au prétexte d’éviter les naufrages.

Pour appliquer cette politique, la classe dirigeante met en œuvre un arsenal de méthodes anti démocratiques et qui même se rattachent à la logique totalitaire.

Comme il vient d’être dit, la classe dirigeante entend poursuivre une politique contraire aux intérêts du peuple. Non seulement elle ne tient aucun compte de ce qu’il souhaite mais elle veut au contraire le contraindre, le discipliner, le modeler. Mieux elle procède à un Grand remplacement afin de « changer de peuple ».

Le caractère anti démocratique du système se constate, deuxièmement, au vu du point suivant. Afin de désarmer l’opposition de la population de souche à sa politique, la classe dirigeante met en œuvre le stratagème consistant à organiser le débat politique entre deux forces, la gauche et la droite, chacune singeant entre elles une opposition farouche. Dans la réalité gauche et droite sont des comparses pratiquant la même politique et se partageant le pouvoir à la faveur des alternances. Ce simulacre permet de rejeter l’opposition « populiste et extrémiste » en dehors du cercle du débat raisonnable et républicain. Pour l’heure, la majorité de l’électorat se laisse prendre à ce subterfuge.

La classe dirigeante, troisièmement, cherche à discréditer les opposants, ce qui constitue une technique de base des régimes totalitaires (voir cette chronique). Les opposants, qu’elle accable de son mépris, sont présentés comme des losers : « Peu diplômés, les électeurs populistes ne comprennent pas les enjeux du moment : c’est pourquoi il faut faire preuve de pédagogie à leur endroit. Inquiets et crispés, ils ont peur du monde nouveau qui se met en place. Passéistes et nostalgiques d’un âge d’or mythique, ils ne parviennent pas à s’adapter à une évolution qui les dépasse. Leurs positions sont en outre contestables sur le plan moral : aigris et intolérants, souvent racistes et haineux, les populistes veulent se renfermer sur leurs acquis de façon égoïste ». Pour achever de discréditer ses opposants, la classe dirigeante utilise volontiers à leur égard un lexique qui les range dans le registre de la psychiatrie (les populistes sont saisis par l’anxiété et aux prises avec différentes phobies…).

Quatrième technique d’inspiration totalitaire : la classe dirigeante adopte des lois interdisant l’expression des opinions contraires (loi de 1990 réprimant « l’incitation à la haine raciale ») et poursuit pénalement les dissidents (voir cette chronique).

La classe dirigeante, enfin, alimente une propagande de tous les instants. Elle procède à un matraquage des idées officielles, grâce aux relais d’opinion qu’elle contrôle presqu’entièrement (médias, cinéma, culture, édition, milieu universitaire, associations, syndicats, organisations patronales…). Recourant à une déformation systématique des faits (en mentant par exemple sur les chiffres de l’immigration…), elle utilise une novlangue visant à biaiser la réalité (« vivre ensemble », « mixité sociale », « jeunes défavorisés », « quartiers populaires »…).

Conduisant ces politiques, la classe supérieure poursuit un objectif d’enrichissement de ses membres, marié à un projet universaliste.

La couche supérieure est composée d’une part des propriétaires et cadres dirigeants des banques et entreprises multinationales ; et d’autre part de tous ceux qui constituent leur « clientèle », au sens romain du terme, c’est-à-dire de tous les obligés qui profitent de leur pouvoir d’achat (commerçants, professions libérales, cadres supérieurs) et répondent à leurs ordres (hauts fonctionnaires, intellectuels, artistes et journalistes, au service de la politique et de la propagande du régime).

Cette classe supérieure tire profit de la mondialisation, qui fait fortement baisser les coûts de production, et de l’immigration, qui procure une main d’œuvre locale peu coûteuse. Ces deux politiques l’ont fortement enrichie comme le montrent différents indicateurs (la forte hausse du revenu du décile supérieur ; la concentration croissante du patrimoine ; la hausse des prix de l’immobilier depuis vingt ans dans les secteurs attractifs ; la forte croissance sur la même période du parc des véhicules de luxe…).

Les membres de cette couche supérieure parviennent pour eux-mêmes à se protéger des conséquences négatives des politiques qu’ils conduisent. Ils ne sont pas concernés par le chômage, qui touche les professions moyennes et ouvrières. Ils se prémunissent des effets de l’immigration en habitant des quartiers protégés et en scolarisant leurs enfants dans des établissements sélectionnés. A terme, dans le cas où la situation basculerait dans l’anarchie, les principaux dirigeants se sont de longue date ménagé des positions de repli dans des endroits protégés. Si les choses se gâtaient davantage qu’aujourd’hui, les principaux oligarques européens rejoindraient en particulier les Etats-Unis.

Au-delà de cet objectif d’enrichissement à court terme, la classe dirigeante vise à remodeler le monde en fonction de ses intérêts. En cherchant à casser les structures traditionnelles, en particulier les Etats nations, et à faire disparaître l’homogénéité raciale et culturelle des populations occidentales, la classe dirigeante veut construire un monde unifié et uniformisé. Il s’agit de faire en sorte que les pouvoirs puissent s’adresser à des individus atomisés, isolés, dépourvus du soutien des structures et des repères traditionnels : ces individus dès lors seront conduits à se comporter toujours davantage comme des salariés soumis, des consommateurs dociles, des électeurs résignés, des contribuables consentants, définitivement incapables de s’opposer aux menées de l’oligarchie.

La classe dirigeante se partage en trois groupes aux motivations distinctes. Une partie d’entre elle mène la politique mondialiste et immigrationniste par intérêt mercantile. Une autre est mue par l’idéologie et l’idéal universaliste des citoyens du monde. La dernière agit par opportunisme : soutenir la politique de la classe dirigeante lui permet de faire carrière (voir cette chronique).

 

  • Les immigrés, entre guerre sainte et guerre démographique

Les immigrés poursuivent une stratégie de conquête de l’Europe constituée de trois éléments.

L’affirmation identitaire.

Fédérés par l’islam, ils refusent l’assimilation et ont choisi de longue date au contraire l’affirmation identitaire et communautaire. Pour obtenir une extension de leurs droits, ils mettent en avant des revendications toujours plus nombreuses et pressantes. Ils sont soutenus dans ces entreprises par différents pays étrangers (subventions des pays du Golfe, mosquées contrôlées par les pays du Maghreb et par la Turquie…).

Pour renforcer leurs positions, les immigrés se servent des règles et des mentalités des occidentaux comme levier. Ils prennent appui sur les règles de droit (liberté de réunion, d’expression, laïcité) pour étendre et renforcer leur présence et obtenir le respect de leurs particularismes communautaires. Ils jouent sur le ressort de la culpabilité, propre aux sociétés chrétiennes hantées par le péché originel, pour accuser les autochtones de divers méfaits à leur égard, passés et présents, et demander réparation (croisades, esclavage, colonisation, racisme…). Ils utilisent également la palette des autres valeurs européennes – liberté, égalité, solidarité – pour obtenir d’une part une quasi liberté d’installation en Europe ; d’autre part des aides sociales nombreuses ; et le droit, enfin, à divers « accommodements raisonnables » toujours plus étendus.

L’utilisation de la violence est le second élément de la stratégie de conquête.

La partie la plus radicale de la communauté musulmane commet des attentats, partout en Europe. Dans les quartiers, où les immigrés sont en situation de monopole, les émeutes et les violences dirigées contre les représentants de la société française (policiers bien sûr, mais aussi pompiers, médecins, chauffeurs de bus) sont quotidiennes : elles signifient que les caïds, qui contrôlent ces quartiers depuis plusieurs décennies désormais et y font régner leur ordre, refusent toute intrusion de l’Etat (voir cette chronique).

De façon plus large, les immigrés sont à l’origine de nombreuses agressions verbales et physiques dirigées contre la population de souche : destinées à intimider, ces agressions démontrent que les immigrés s’inscrivent dans une logique de conquête et de colonisation (voir cette chronique et celle-ci). De la même manière le rap et son contenu violent et haineux révèlent l’état d’esprit conquérant de la population immigrée.

La démographie, troisième instrument de la conquête.

L’immigration légale est d’environ 200 000 par an (voir cette chronique). L’immigration illégale est d’au moins 50 000 (50 000 est le nombre annuel des déboutés du droit d’asile, qui ne sont en pratique jamais expulsés). Les immigrés alimentent en outre une « guerre des berceaux » : le nombre des naissances d’enfants issus de l’immigration est chaque année de 300 000 environ (voir cette chronique). En tenant compte des quelques départs et des décès, le nombre des immigrés supplémentaires qui naissent ou s’installent en France est d’au moins 400 000 par an (voir cette chronique).

Sur le plan électoral, les immigrés se partagent entre deux attitudes. La majorité d’entre eux s’abstiennent, manifestant le fait qu’ils ne se sentent pas concernés par les affaires des autochtones. Les autres votent pour soutenir les politiques favorables à l’immigration et pour barrer la route à l’extrême-droite.

La stratégie de conquête, bien entendu, ne mobilise pas tous les immigrés de la même manière. La communauté immigrée, très majoritairement musulmane, a ses leaders (religieux, politiques, mafieux). Une partie des immigrés « de base » participent à cette stratégie en toute connaissance de cause. D’autres y contribuent sans avoir pleinement conscience des enjeux.

Terminons par ce point, qui démontre à lui seul que les immigrés, sans exception ou presque, sont engagés dans une stratégie de conquête. Combien y-a-t-il d’immigrés qui se prononcent pour l’arrêt de l’immigration, afin de ne pas heurter les sentiments de la population de souche majoritairement inquiète devant la poursuite du phénomène ? Combien y en a-t-il qui incitent les autres immigrés à faire le choix de l’assimilation ? Combien sont-ils à se ranger aux côtés de la population de souche, avec l’objectif de s’y fondre ? La réponse est simple et sans équivoque : il n’y en a pas.

 

  • Le peuple de souche, entre dépression et instinct de survie

Le peuple de souche des classes moyenne et populaire est le perdant de la mondialisation et des politiques d’immigration.

Cette population est touchée directement par les conséquences de la politique de mondialisation et la délocalisation des usines vers les pays à bas coût. Elle subit également la concurrence de l’immigration de travail, légale ou non, qui tire les salaires vers le bas. Elle est contrainte en outre de subir la cohabitation quotidienne avec les immigrés (dans le logement, à l’école…) ou doit, pour s’en protéger, s’exiler dans les banlieues lointaines. Ceux qui ont un emploi et qui appartiennent à la classe moyenne voient leurs impôt et cotisations augmenter fortement, afin de financer les dépenses de traitement social du chômage et les dépenses liées à l’immigration.

La population de souche se montre tout à fait lucide sur ce qui est en train de se passer.

Cette population de souche des classes moyenne et populaire est de longue date, spécialement en France, fortement pessimiste. Les études d’opinion montrent depuis longtemps que les Français, par ailleurs champions de la consommation de tranquillisants, sont les plus pessimistes du monde, persuadés pour la plupart que la situation de leurs enfants sera plus dégradée que la leur.

De même la majorité des Français de souche n’accordent plus aucune confiance depuis déjà une ou deux décennies à la classe dirigeante. Les enquêtes d’opinion le révèlent là encore. Les politiciens et les journalistes sont les corporations qui recueillent les jugements les plus négatifs. Les politiciens sont considérés comme menteurs et corrompus. Les juges comme soumis et complaisants envers les pouvoirs. Les journalistes comme menteurs et complices des oligarques.

– La population de souche se refuse pourtant, en majorité, à voter pour l’extrême-droite : elle espère ainsi conjurer les risques de guerre civile.

Cette population de souche se partage entre trois attitudes. Une partie, en augmentation, vote pour des formations d’extrême droite, tels que le FN en France. Une autre partie s’abstient. Une partie importante, enfin, continue malgré tout à voter pour les partis traditionnels, en particulier à droite. L’explication principale de ces deux dernières attitudes (abstention et vote politiquement conforme) nous paraît être la suivante. Dans la population de souche, nombreux sont ceux qui ont une conscience plus ou moins claire des catastrophes qui s’annoncent. Mais beaucoup ne se résolvent pas à voter pour les partis de rupture parce qu’ils veulent éviter les tensions que leur accession au pouvoir pourrait entraîner. Voulant conjurer les risques d’une guerre civile entre les trois groupes qui constituent aujourd’hui nos sociétés, ces Européens de souche effectuent en quelque sorte un calcul de court terme : pour éviter une guerre frontale à brève échéance, ils font le choix d’une dégradation de la situation, certaine mais progressive (voir cette chronique et celle-ci).

Collectivement dépressive, la population de souche réalise qu’elle est sans avenir. Elle découvre qu’elle est abandonnée. Elle prend progressivement conscience de ce qu’elle a été trahie.

 

  • Une lutte à mort désormais

– De nombreux signes montrent que le climat et l’état d’esprit de guerre civile sont solidement installés.

Les conversations familiales, entre amis ou entre collègues, sont soigneusement filtrées : pour éviter les pugilats, elles proscrivent toute allusion aux thématiques les plus importantes auxquelles nos sociétés sont confrontées (en particulier l’immigration). Les forums des médias et les échanges anonymes sur les réseaux sociaux sont eux, en revanche, révélateurs du climat ambiant, en dépit des dispositifs de modération qui éliminent les échanges les plus violents. Selon qu’ils appartiennent à l’un ou l’autre des trois camps en présence, les protagonistes de ces échanges ne sont d’accord sur rien et se vouent une détestation et même une haine à peine voilée. Quel que soit le sujet, l’immigration, l’économie, les relations internationales, la religion, les mœurs, l’éducation des enfants, les goûts artistiques, les trois camps ne sont d’accord sur rien. Ils défendent chacun des positions qui présentent cette double caractéristique : elles sont cohérentes. Et elles sont radicalement antagonistes.

Un autre signe de cet état d’esprit de guerre civile est à mettre en avant. Les Français et européens de souche qui appartiennent à la couche supérieure ou qui, pour des raisons idéologiques ou d’opportunisme, en soutiennent la politique mondialiste et immigrationniste, vouent une haine totale aux Français et aux Européens de souche qui défendent les positions « d’extrême droite ». Ils prennent le parti des immigrés et défendent leurs intérêts, tandis qu’ils attaquent sans retenue leurs compatriotes de souche qui défendent eux le protectionnisme et l’arrêt de l’immigration. Voilà donc les membres d’un même peuple divisés et haineux au point de se souhaiter une disparition réciproque. Au point pour les immigrationnistes de préférer les populations étrangères à leurs propres compatriotes de l’autre camp.

Dans le cas de la France, cette guerre civile en cours se rattache aux guerres et aux tensions civiles qui ont émaillé son histoire ces deux derniers siècles.

Guerres de religion, révolution de 1789, révolutions du 19e siècle, Boulangisme, affaire Dreyfus, apparition du communisme, Vichy, guerre d’Algérie, ces différents épisodes de guerre et de tensions civiles sont reliés entre eux et participent d’un même processus : la lutte deux fois séculaire entre tradition et modernité.

Depuis le 18e siècle, cette lutte oppose d’une part les tenants des principes, des concepts et des cadres d’organisation de la société traditionnelle (société hiérarchique ; constituée de cercles d’appartenance communautaires ; accordant le primat aux devoirs des individus envers la collectivité ; société chrétienne et ancrée territorialement). L’autre camp est constitué par les partisans des conceptions et des valeurs modernes  et «républicaines » : primauté des droits des individus, libres et égaux ; démocratie ; laïcité, c’est-à-dire dans la pratique athéisme et hostilité anti chrétienne ; universalisme (voir cette chronique).

Les années 1970 et 1980 ont donné lieu à de nouveaux épisodes, qui ont entretenu et alimenté la guerre civile larvée qui caractérise la France depuis deux cent ans.

La révolution libertaire de 1968 a constitué un épisode crucial, qui a bouleversé les mœurs en profondeur dans tout le monde occidental : mise en cause du principe d’autorité, dans la famille est les autres institutions ; mise en cause de l’institution familiale traditionnelle et promotion du féminisme, des comportements libertins et de l’homosexualité.

A la fin des années 1970, sur le plan économique, ce sont des politiques libérales qui ont été mises en place (voir cette chronique). Ces politiques de libéralisation se sont accompagnées d’une politique de mondialisation de l’économie, qui a conduit en particulier aux délocalisations (voir cette chronique). Comme nous l’avons vu plus avant, ces politiques ont remis en cause les équilibres qui avaient été mis en place durant les trente glorieuses (fordisme, plein emploi grâce la croissance et aux politiques keynésiennes, redistribution). Ces politiques ont débouché en particulier sur un creusement des écarts entre classes sociales : enrichissement de la classe supérieure ; chômage massif de la classe ouvrière ; stagnation puis dégradation de la situation de la classe moyenne, contrainte de payer des impôts de plus en plus lourds pour financer à la fois les allocations chômage et l’immigration.

Dans les années 1970 également a été mise en place une politique d’encouragement et d’organisation de l’immigration de masse, notamment grâce au regroupement familial.

Ces trois épisodes, révolution libertaire, révolution libérale et immigration de masse, ont constitué des ruptures majeures et ont transformé profondément la société (en France d’abord mais aussi peu ou prou dans les autres pays européens). La société était jusque-là assez homogène, tant sur le plan racial et culturel que sur le plan économique et social. Elle s’est diffractée au cours des années 70 et  80. Elle est constituée désormais en trois groupes que tout sépare, leurs intérêts, leurs objectifs, leurs  modes de vie et leurs caractéristiques principales. Ces trois groupes sont engagés dans une logique de guerre civile.

L’on peut constater que les trois ruptures des années 1970 se rattachent à l’affrontement civil qui depuis plus de deux siècles oppose tradition et modernité :

La révolution libertaire est la continuation et l’approfondissement de la révolution individualiste de 1789.

La révolution libérale est, elle aussi, étroitement liée à la révolution de 1789. A son individualisme là encore. A son idéologie universaliste ensuite. La révolution de 89 proclame l’universalité des valeurs de la république : la rupture libérale relève de la même foi dans les vertus universelles du libre commerce. La révolution libérale des années 1980 se relie enfin à l’objectif d’égalité proclamé en 1789 : une des justifications que mettent en avant les partisans de la mondialisation est la volonté d’égaliser la condition des peuples du monde entier.

Enfin la politique immigrationniste découle également des valeurs républicaines. Ses promoteurs déclarent vouloir aboutir à une plus grande égalité entre les peuples. Ils veulent laisser les peuples circuler et s’installer où ils le souhaitent au nom de la liberté. Les immigrationnistes enfin veulent parvenir à l’édification d’un monde universel.

Après la seconde guerre mondiale, la guerre civile française est restée une guerre froide pendant une trentaine d’années : c’est de guerre civile tiède dont il faut aujourd’hui parler.

Les épisodes violents n’ont pas manqué (OAS, barricades de 68) mais leur intensité est restée limitée. Pour l’essentiel la guerre était une guerre des idées, des mots, des concepts, des valeurs : une forme de « guerre froide ».

On peut considérer que l’on a désormais quitté le registre de la guerre froide. La rupture s’est produite à partir des années 1980, au cours desquelles sont intervenues les premières émeutes de banlieues (les premières émeutes urbaines ont lieu à Vaux-en-Velin en 1979). Les premiers attentats islamiques se produisent eux une décennie plus tard (1994 et 1995).

En 2005 la France a connu plus d’un mois d’émeutes. Les émeutes depuis lors sont quotidiennes dans l’une ou l’autre des 800 « zones urbaines sensibles ». Depuis 2012 les attentats sont de plus en plus fréquents et de plus en plus meurtriers.

On peut dire désormais que la guerre civile française n’est plus une guerre froide : elle est devenue depuis une trentaine d’années une guerre ouverte de basse intensité, en quelque sorte une guerre tiède.

Le point décisif est le suivant. Depuis deux cents ans qu’elle est au pouvoir, la classe dirigeante bourgeoise mène la lutte contre ce qui reste de la société traditionnelle : avec l’immigration, les tenants de la modernité et des « valeurs républicaines » ont trouvé le moyen de l’emporter de façon définitive, en submergeant, en diluant et en « remplaçant » cet ancien peuple décidément trop rétif à la perspective universaliste.

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La classe dirigeante universaliste a engagé la lutte finale pour un monde sans frontières. La population issue de l’immigration, elle, sent qu’elle est en passe de prendre une revanche historique sur cet Occident qui domine le monde musulman depuis plus de mille ans. Quant au peuple de souche, confronté aux visées diaboliques de la classe dirigeante qui le trahit délibérément, il joue désormais sa survie. Entre les trois groupes qui constituent aujourd’hui la société française et européenne, c’est une lutte à mort qui s’est engagée.

Comment tout cela peut-il finir ? Quel avenir à court terme ? Quels scénarios possibles ? On peut songer à une première hypothèse, celle d’une amélioration notable et d’un apaisement général, accompagnés d’une intégration satisfaisante des immigrés, d’une régulation des flux migratoires acceptée par tous et d’une réconciliation des Français de souche avec leurs élites… Ce scénario positif d’une « reconsolidation » de nos sociétés sur des bases renouvelées nous paraît exclu.

Quatre autres scénarios sont envisageables, nous semble-t-il, qui peuvent au demeurant se combiner et se succéder (voir cette chronique). La poursuite de la dégradation, progressive et sans clash majeur, dans la continuité de ce qui se produit depuis une quarantaine d’années. L’écroulement brutal dans l’anarchie et la guerre civile ouverte. Un coup d’Etat d’extrême-droite, ayant pour objectif premier la remise en ordre, l’arrêt de l’immigration et le départ d’une partie des immigrés présents. La prise de pouvoir rapide des musulmans, suivie de la Soumission.

Le scénario le plus probable est le premier. Quant au plus désirable…

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Si l’immigration se poursuit, quelles formes prendra notre décadence ?

Chronique de Paysan Savoyard

(n°84 – avril 2012)

 

Dans le cas où l’un des deux candidats du consortium formé par l’UMP et le PS serait élu, 1 million d’immigrés supplémentaires entreront légalement en France pour s’y installer au cours du prochain quinquennat, si le rythme actuel de l’immigration se maintient (plus de 200 000 entrées légales par an). Si l’on ajoute les naissances et l’immigration illégale et que l’on tient compte des départs et des décès, la France comptera au total dans cinq ans 2 millions de personnes supplémentaires originaires de l’immigration.

Compte-tenu de son ampleur et de sa soudaineté, le processus d’immigration en cours constitue en réalité un phénomène d’invasion. L’immigration non européenne a commencé dans les années soixante ; elle est devenue massive à compter des années quatre-vingt. La population d’origine non européenne installée en France peut aujourd’hui être évaluée à au moins 12 millions de personnes. Dès lors si le processus se poursuit, la population autochtone sera mise en minorité et marginalisée bien avant la fin du siècle. La société française et plus généralement la civilisation européenne auront alors disparu.

A l’intention de ceux qui s’apprêtent à voter pour M. Sarkozy ou pour M. Hollande en croyant percevoir entre eux des différences substantielles, nous pensons utile de rappeler que, pour ce qui concerne en tout cas cette question de l’immigration, la plus fondamentale de toutes parce qu’elle engage la survie même de notre peuple et de notre civilisation, la gauche et la droite conduisent à quelques nuances près la même politique depuis quarante ans. Les deux ailes du Système font mine de s’affronter violemment sur des questions secondaires (voile, minaret, vote des étrangers…) pour camoufler aux yeux des électeurs naïfs leur accord profond sur l’essentiel : la poursuite de l’immigration massive.

Avec l’espoir, probablement vain, d’inciter les électeurs abusés à exprimer cette fois un vote de prise de conscience, un vote de « coup d’arrêt », un vote de sursaut, un vote de refus de la décadence, un vote de refus de l’invasion, un vote d’espoir, un vote d’avenir, un vote de recomposition politique, un vote de reconquête de notre identité, nous insisterons, une fois encore, sur les quatre conséquences que la poursuite de l’immigration implique inéluctablement :

 

  • L’immigration persistante entraînera tout d’abord une dégradation continue des conditions de vie.

Provoquant par définition une augmentation importante de la population, elle se traduira pas une hausse continue du prix du logement, par une extension de l’urbanisation et par un accroissement de la pollution.

Rappelons que la population française métropolitaine, qui était de 40 millions après la guerre, a explosé depuis : 50 millions dès 1968 ; 60 millions en 2002. 62 millions aujourd’hui. Et l’augmentation se poursuit. Or la plupart des familles autochtones n’ont que deux enfants, ce qui aurait dû se traduire normalement par une stabilisation de la démographie !

Dans quelques années dans ces conditions, seuls les ménages à haut revenu pourront habiter dans des endroits vivables.

 

  • L’immigration provoquera la ruine des systèmes sociaux et des services publics.

D’ores et déjà la sécurité sociale, l’hôpital, l’éducation nationale, le système de retraite, le système de logement social ont commencé à imploser sous le poids de l’immigration, débordés par le nombre, débordés par les difficultés sociales inhérentes aux populations immigrées, débordés par les comportements incivils et délinquants.

Les systèmes publics ont été jusqu’ici maintenus à peu près à flot en étant financés par la dette, passée en trois décennies de 5 % à 85 % du PIB. Or la crise de la zone euro semble indiquer que l’endettement public a aujourd’hui atteint sa limite. Dans quelques années, seuls les membres de la classe supérieure pourront se soigner correctement, scolariser leurs enfants dans un contexte favorable et disposer d’un niveau de vie confortable à leur retraite. Malheur aux autres, et en particulier aux familles de salariés, qui, accablées d’impôts, seront évincées des services publics et des protections dont elles bénéficient jusqu’à présent.

 

  • L’immigration alimentera une augmentation continue de l’insécurité et de la délinquance.

Selon les statistiques officielles, 3 millions et demi de crimes et de délits sont commis chaque année. Les enquêtes de « victimisation » montrent que ce nombre est en réalité trois fois plus élevé, un grand nombre de délits n’étant pas portés à la connaissance de la police. Une grande partie de ces délits et crimes sont commis par des étrangers ou par des personnes originaires de l’immigration.

Si l’immigration se poursuit et si une partie des immigrés présents ne sont pas reconduits (en particulier les clandestins et les étrangers et naturalisés condamnés), la délinquance continuera à croître. Au cours du prochain quinquennat des centaines de milliers de Français autochtones seront victimes de cambriolages, de braquages, d’agressions, de car-jacking, de home-jacking, de coup de couteaux, de viols… Parmi ces victimes il y aura de nombreux électeurs de M. Sarkozy et de M. Hollande (ce qui au demeurant ne sera que justice).

Dans les années qui viennent, seules les personnes disposant de revenus élevés pourront se protéger de la délinquance en habitant dans des endroits sécurisés.

 

  • L’immigration conduira la population de souche européenne à baisser les yeux dans son propre pays.

L’attitude de réserve et de soumission que nous devrons adopter du fait de l’invasion migratoire prendra plusieurs aspects :

Nous devrons rester vigilants en toutes circonstances pour éviter les rencontres malencontreuses. Changer de trottoir, changer de voiture dans le métro, s’interdire certains lieux, proscrire certains horaires, éviter de croiser le regard d’une personne issue de la « diversité »…

Nous devrons cohabiter, dans les différents compartiments de notre vie, avec des personnes issues de la « diversité ». Dans le cadre professionnel, un nombre croissant de nos collègues auront une origine différente de la nôtre (les quotas de la « discrimination positive » imposeront la diversité dans tous les secteurs et à tous les niveaux). A l’hôpital et dans les maisons de retraite, nous serons soignés de plus en plus souvent par des personnels issus de la diversité, ce qui rendra la position de faiblesse dans laquelle la fréquentation de ces lieux nous place par nécessité, encore plus délicate et pénible à supporter.

Les responsables des entreprises de travaux auxquelles nous devront faire appel, les commerçants auxquels nous nous adresserons, les conseillers des banques auprès desquels nous solliciterons un emprunt, les fonctionnaires des guichets devant lesquels nous nous présenterons, tous seront de plus en plus fréquemment issus de la diversité. Il en sera de même des policiers qui nous toiseront et nous verbaliseront. Nous devrons côtoyer au quotidien des voisins de palier diversifiés. Certains des membres de nos propres familles seront issus de l’immigration ou du métissage. Nous serons souvent mal à l’aise lorsque nous rencontrerons toutes ces personnes, compte tenu de leur origine différente et de la fréquente hostilité latente que nous ressentirons de leur part.

Dans ces conditions, nous devrons rester toujours vigilants, taire nos opinions et nos réactions, prendre garde en toute circonstance, même dans les lieux les plus privés, aux propos que nous tiendrons. Nous devrons faire allégeance à l’idéologie universaliste ou à tout le moins rester cois sur le sujet. Il nous sera défendu d’exprimer la nostalgie que suscite en nous la pensée de la France« d’avant ». Nous devrons accepter sans réagir les provocations que les communautés d’origine immigrée multiplieront, bien conscientes qu’elles sont de participer à une entreprise historique d’invasion.

Rappelons au passage que les innombrables revendications et affirmations d’appartenance communautaire qui se multiplient depuis trente ans avec une force sans cesse croissante, en particulier dans la communauté musulmane, ne sont pas seulement des comportements à caractère religieux : ce sont également, et sans doute avant tout, des manifestations identitaires et politiques.

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Ces différentes perspectives peu engageantes sont d’ores et déjà en voie de réalisation et conditionnent depuis déjà plusieurs années le quotidien de nombreux Français de souche européenne.

Si l’on souhaite conjurer cet horizon catastrophique, il n’est plus permis de tergiverser. Il faut, entre autres urgentes dispositions, reconduire les clandestins, renvoyer les délinquants étrangers et naturalisés, changer la loi pour réserver les droits sociaux et l’accès aux services publics aux seuls nationaux, restreindre l’accès à la nationalité en supprimant le droit du sol, ne plus délivrer de visas dans les pays d’immigration…

Quels arguments peuvent opposer à cela les électeurs des partis du Système ? Une telle politique susciterait certaines tensions ? Certes. Mais plus ces mesures seront prises à temps, plus les conflits civils que l’immigration va inévitablement susciter pourront être limités et maîtrisés.

Parier sur le fait que M. Sarkozy mettra en œuvre une politique de fermeté, moins molle en tout cas que celle qu’appliqueront les socialistes ? Allons donc ! Il faut être bien naïf ou de mauvaise foi pour ne pas voir que M. Sarkozy ne se montre ferme qu’en paroles : sous son quinquennat les agressions violentes ont augmenté ; et l’immigration légale a été encore plus élevée que sous les gouvernements précédents !

Les choses vont se tasser, les immigrés vont finir par s’assimiler, l’islam modéré pourra l’emporter si nous lui apportons notre soutien ? Quel aveuglement ! Ceux qui tiennent ces raisonnements ignorent-ils le sort des minorités chrétiennes dans tous les pays musulmans ? Ont-ils oublié que l’Histoire est pleine de ces civilisations brillantes qui ont été envahies et qui ont disparu ?

Dans l’Espagne arabo-andalouse, comme dans l’ensemble du monde musulman médiéval, les chrétiens et les juifs avaient le statut de « dhimmis » : ils étaient tolérés mais leurs droits étaient limités ; ils devaient payer des impôts particuliers ; ils ne pouvaient pratiquer leur religion que dans un nombre de lieux restreints et le prosélytisme leur était interdit. Ils devaient en outre porter un vêtement d’une couleur particulière.

Les électeurs des partis immigrationnistes de l’UMP et du PS ont accepté par avance le statut de dhimmi, qui leur sera imposé avant qu’il soit longtemps.

 

Chronique parue sur Fdesouche le 01/04/12

Il reste peu de temps si nous voulons vivre

Chronique de Paysan Savoyard

(n°43 – septembre 2010)

 

La France (et l’Europe) sont en train d’être envahies par des populations d’origine étrangère, maghrébines et africaines en particulier. Si l’immigration, légale et clandestine, n’est pas interrompue d’urgence et si une partie des immigrés déjà présents ne sont pas reconduits, nous allons devenir, nous les Français de souche européenne, minoritaires dans notre propre pays et notre civilisation, la civilisation européenne, va disparaître.

En l’absence de données officielles, on peut estimer le nombre des personnes originaires de l’immigration non européenne qui sont installées en métropole a au moins 12 millions. Ce nombre augmente chaque année d’environ 400 000 (le nombre des entrées légales s’élève à 160 000, chiffre officiel, celui des entrées clandestines peut être évalué à au moins 30 000, celui des naissances issues de l’immigration à 250 000 et à 60 000 celui des départs et décès, qui viennent en déduction). A ce rythme, la population de souche européenne sera minoritaire d’ici la fin du siècle (probablement dès 2050 chez les moins de 50 ans).

Cette immigration de peuplement massive constitue un bouleversement d’ampleur historique. Contrairement à ce qu’affirment les immigrationnistes, la France en effet n’a pas toujours été, tant s’en faut, un pays d’immigration. Le phénomène migratoire ne date que du milieu du 19e siècle. Jusque-là – et pendant mille ans – la France n’avait connu ni invasion réussie ni immigration et sa population était restée homogène. Ce dernier élément est déterminant : jusqu’aux années 1960, l’immigration reste européenne ; elle n’est extra européenne que depuis seulement… 50 ans.

Si rien n’est fait, l’ampleur des flux migratoires va faire disparaître notre civilisation. Nos règles de vie en société seront bouleversées (c’est ainsi que la discrimination positive, par exemple, vient d’ores et déjà contrevenir au principe d’égalité). Confrontés à l’afflux de populations qui manifestent d’importants besoins sociaux et contribuent peu à leur financement, nos services publics et nos systèmes sociaux, déjà fragilisés, seront mis en faillite. Les villes et leurs périphéries iront en se tiers-mondisant (ainsi que l’illustre déjà la multiplication des campements illégaux de nomades). L’invasion migratoire va se traduire également par une augmentation continue de la délinquance, de la violence, des incivilités. En butte à l’état d’esprit et au comportement agressif et hostile d’une partie croissante de la population immigrée (dont témoignent par exemple les clips et les textes de Rap), les Français de souche européenne devront de façon toujours plus fréquente éviter certains lieux, certains trajets, certains horaires, et, sur le qui-vive, passer leur chemin en baissant les yeux.

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Il se trouve que l’immigration est acceptée, justifiée, encouragée et organisée par la classe dirigeante française (et européenne). Tous les gouvernements de la cinquième république ont voulu et mis en oeuvre cette immigration non européenne massive. A l’exception du parti « national », tous les partis politiques, de gauche, de droite, du centre, de l’extrême-gauche et de l’écologie, sont favorables à la poursuite de l’immigration légale (ou la considèrent du moins comme inévitable). C’est ainsi qu’en 2007 encore, M. Sarkozy mettait à son programme une reprise de l’immigration de travail, souhaitant que cette immigration « choisie » vienne occuper une place plus importante que l’immigration (familiale) « subie ». De fait le nombre des entrées légales d’immigrés non européens est encore plus élevé depuis que M. Sarkozy est ministre et président (ce nombre qui, selon l’Institut national d’études démographiques, était de 94 000 par an en moyenne de 1994 à 2001 est passé depuis 2002 à 162 000 par an en moyenne).

Une controverse animée entre la gauche et la droite sur la question de l’immigration est certes alimentée de façon permanente : mais il ne s’agit que d’un simulacre. Le débat en effet ne porte jamais que sur des questions marginales (la burka, les tests ADN, les minarets, la reconduite médiatisée de quelques clandestins…). Sa virulence même est destinée à dissimuler le fait que la classe dirigeante, toutes tendances confondues, a bien l’intention de poursuivre la même politique migratoire. L’autre objectif de ce pseudo débat en forme de jeu-de-rôles est d’aboutir à ce que la question centrale – faut-il ou non interrompre l’immigration et reconduire une partie des immigrés ? – ne soit jamais discutée ni même posée.

Jusqu’à présent, la majorité de l’électorat apporte ses suffrages à ces partis immigrationnistes. Les motivations des partisans de l’immigration sont doubles. Les actionnaires et dirigeants des entreprises voient dans l’immigration un moyen de comprimer les salaires et d’exercer une pression à la baisse sur les conditions d’emploi et de travail. Les autres électeurs favorables à l’immigration et à la cause des immigrés sont mus par des considérations idéologiques : choix de l’universalisme ; mauvaise conscience larvée à l’égard des « pauvres » ; préférence maladive pour « l’Autre » ; haine de la société occidentale (il est à noter cependant que la plupart des Français favorables à l’immigration et à la cause des immigrés, semblant ne pas craindre d’être accusés d’hypocrisie, s’arrangent le plus souvent pour habiter et scolariser leurs enfants là où ces immigrés restent rares).

Relevons au passage que la classe dirigeante et les universalistes sont également favorables – pour les mêmes motifs : intérêt des employeurs et idéologie universaliste – à la mondialisation économique (libérale pour les uns, altermondialiste pour les autres). La décision de réduire fortement les barrières douanières et de libérer les mouvements de capitaux s’est traduite, comme on le sait, par la destruction et la délocalisation d’une grande partie des emplois industriels : des régions françaises entières sont ainsi depuis plus de deux décennies confrontées au chômage de masse. Là encore, seul le parti « national » se déclare opposé à la mondialisation et favorable à un protectionnisme européen.

En menant à marche forcée une politique d’immigration massive, qui s’apparente à un processus sans précédent historique de « remplacement de population », la classe dirigeante française (et européenne) se place en quelque sorte en situation de haute trahison. Elle ne s’en tient pas là. Les immigrationnistes, multiculturalistes et autres métissophiles sont en train d’installer un régime de nature totalitaire : les données chiffrées concernant l’immigration sont dissimulées à l’opinion ou manipulées ; l’ensemble des moyens de communication sont mobilisés pour alimenter une propagande de tous les instants ; une novlangue immigrationniste a été inventée afin de travestir la réalité (« les jeunes » ; « les quartiers populaires » ; « le vivre ensemble »…) ; la Halde et différents autres organismes constituent les embryons d’une forme de police politique chaque jour plus entreprenante ;  les dissidents sont écartés des médias, insultés, pénalement poursuivis et menacés d’interdiction.

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L’arrêt de l’immigration suppose la mise en oeuvre des principales mesures suivantes : modification de la loi et de la constitution pour mettre fin aux migrations familiales ; modification de la loi pour réserver l’attribution de la nationalité française aux descendants de Français (« droit du sang ») ; arrêt de la délivrance de visas dans les pays d’émigration ; reconduite des clandestins ; déchéance de la nationalité et reconduite des délinquants d’origine étrangère. Soulignons que ces mesures peuvent tout à fait être prises dans le respect des droits fondamentaux de la personne humaine, même si elles supposent le maintien de l’ordre et si nécessaire l’usage de la force publique (l’un et l’autre légitimes dès lors qu’une telle politique résulterait de la volonté exprimée par la majorité des Français).

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L’immigration est une mauvaise chose en soi. Elle ne sert pas le développement des pays « pauvres », auxquels il appartient, en comptant avant tout sur leurs forces propres, de trouver les voies d’une évolution conforme à leurs valeurs et à leurs cultures.

Elle déstabilise les pays d’accueil et revient de facto à exproprier les populations légitimes et à les spolier de leur legs. La France et l’Europe appartiennent à ceux dont les ancêtres en ont travaillé la terre, l’ont défendue, y sont morts. L’oublier revient à trahir les voeux de ceux à qui nous devons d’être ce que nous sommes, à défaire les liens charnels nés du temps, à rompre les chaînes sacrées des générations et des héritages.

Ce point, enfin, nous paraît fondamental : seules les sociétés ethniquement et culturellement homogènes peuvent espérer connaître une paix civile durable. Au contraire les sociétés hétérogènes, multiculturelles, multiraciales et métissées, sont vouées tôt ou tard à la haine, aux conflits civils et aux tentatives d’élimination des communautés les plus faibles.

Tandis que partout dans le monde, les nationalismes se renforcent, les appartenances s’affirment, les identités s’exacerbent, les Européens sont les seuls à faire le choix de l’universalisme. Il s’agit là, nous semble-t-il, d’une erreur historique qui, si elle n’est pas d’urgence corrigée, nous conduira à être marginalisés en tant que peuple et à disparaître en tant que civilisation. Si nous voulons pouvoir conjurer cette issue, le temps désormais nous est de toute évidence chichement compté.

 

Chronique parue sur Fdesouche le 01/09/10