Si les Européens n’arrêtent pas l’invasion migratoire en cours, ils seront balayés et leur civilisation avec eux

Chronique de Paysan Savoyard

(n°212 – novembre 2018)

 

La première chronique de ce blog a 10 ans. Je profite de ce petit anniversaire pour publier une nouvelle version du texte « de référence », qui vise à synthétiser le propos d’ensemble du blog.

 

La France et l’Europe sont en train d’être envahies par une immigration originaire pour l’essentiel d’Afrique et du Proche-Orient. Cette immigration de masse est voulue, suscitée et organisée par la classe dirigeante occidentale. Si l’invasion migratoire n’est pas interrompue d’urgence et si une grande partie des immigrés ne regagnent pas leur pays d’origine, la population de souche européenne va devenir minoritaire sur son propre territoire d’ici le milieu du siècle. La civilisation européenne aura alors disparu.

 

  • L’invasion de l’Europe

Pour ce qui est de la France, l’immigration non européenne a commencé à la fin des années cinquante, avec l’arrivée de travailleurs maghrébins souhaitée par le patronat. L’accueil des familles dans les années soixante-dix puis celui des demandeurs d’asile du monde entier depuis les années deux-mille ont transformé cette immigration en invasion.

L’invasion migratoire suit plusieurs canaux. L’immigration légale tout d’abord : les immigrés non européens supplémentaires qui s’installent légalement en France métropolitaine sont plus de 200 000 par an (voir cette chronique). L’immigration illégale est d’au moins 100 000 par an (dont 70 000 demandeurs d’asile déboutés mais non expulsés ; voir cette chronique). Les naissances originaires de l’immigration non européenne atteignent 300 000 par an en France métropolitaine, soit 40 % du total des naissances. Ce taux est en progression constante (voir cette chronique).

Au total, compte-tenu des décès et des quelques départs, le nombre net des immigrés non européens supplémentaires qui naissent ou s’installent en France métropolitaine est actuellement compris entre 4 et 500 000 par an (voir cette chronique).

Quant au nombre des immigrés non européens déjà installés en France métropolitaine, il ne fait pas l’objet, cela va sans dire, de statistiques officielles. En se fondant sur les flux annuels et sur la comparaison avec les taux de natalité des pays de l’ouest européen qui échappaient jusqu’à très récemment à l’immigration, on peut considérer que ce nombre est compris entre 15 et 18 millions, en se situant probablement dans le haut de cette fourchette.

Cette invasion frappe au même degré plusieurs pays européens, tels que la Grande-Bretagne, la Belgique ou les Pays-Bas. Sans encore prendre une dimension invasive, l’immigration devient également considérable en Europe du nord et en Allemagne.

 

  • L’invasion migratoire est voulue et organisée par la classe dirigeante

Cette immigration invasive ne constitue en rien un phénomène irrépressible, comme il en est par exemple des tremblements de terre ou des raz-de-marée : l’invasion migratoire est voulue. Elle est souhaitée, encouragée, accompagnée et organisée par la classe dirigeante européenne et occidentale.

Soixante ans de politique immigrationniste

Malgré la pression démographique africaine, il serait tout à fait possible de mettre fin à l’invasion, en France comme ailleurs en Europe : en n’accordant plus de visas ; en renvoyant les clandestins et les délinquants ; en réservant la nationalité et les prestations sociales aux seuls Français d’origine européenne ; en accordant une aide incitative au départ…

Depuis soixante ans maintenant, les gouvernements font l’inverse. Ils ont adopté, confirmé et multiplié les mesures, les lois et les décisions destinées à provoquer, à encourager et à organiser l’immigration : délivrance massive de visas et de titres de séjour ; accès des immigrés aux services publics, au logement social et aux allocations de toutes natures dans les mêmes conditions que les Français de souche européenne ; accueil et prise en charge des demandeurs d’asile qui se présentent à la frontière ; attribution massive de la nationalité à la naissance ou par naturalisation… Tout dernièrement, la loi asile et immigration, destinée officiellement à favoriser la reconduite des migrants en situation irrégulière, comprend en réalité différentes mesures qui visent à augmenter encore l’immigration : installation en France des frères et sœurs des réfugiés mineurs ; maintien des étudiants étrangers en France à l’issue de leurs études ; venue en France de jeunes « au pair » (voir cette chronique).

La classe dirigeante accompagne sa politique immigrationniste d’une propagande de tous les instants et annonce sans détours qu’elle a l’intention de poursuivre dans la même voie. Expliquant que l’immigration va augmenter du fait des guerres qui se produisent en Afrique et au Moyen-Orient, du fait également des désordres climatiques et environnementaux, la classe dirigeante nous avertit : les populations européennes n’auront d’autre choix que d’absorber cette immigration supplémentaire et d’accepter l’augmentation des efforts et des crédits consacrés à l’intégration (voir par exemple cet édito du Monde). M. Macron n’avait pas caché pendant sa campagne qu’il considérait l’immigration comme « une chance d’un point de vue économique, culturel, social ».

L’immigrationnisme a une motivation économique : accroître les profits

Cette politique d’encouragement de l’immigration massive a deux motivations. La première est économique : il s’agit d’augmenter les profits de la classe dirigeante. Celle-ci veut organiser un monde, occidental du moins, géré comme un ensemble unique, sans frontières, à l’intérieur duquel capitaux, biens, services et main-d’œuvre circulent librement. Libre circulation des capitaux et suppression des droits de douane ont permis de mettre en œuvre différents mécanismes qui sont autant de sources de profit pour les détenteurs du capital : délocalisations, dumping fiscal, financiarisation, élargissement du marché favorable aux groupes de grande taille… Quant à l’immigration, elle permet de dégrader le niveau des salaires et les conditions de travail des emplois non délocalisables. Elle permet également d’augmenter le nombre des consommateurs, étendant là encore les dimensions du marché.

La mondialisation économique, dont l’immigration de masse est l’un des éléments, a commencé il y a une trentaine d’années. Elle a entraîné une envolée des profits : les riches sont beaucoup plus nombreux ; et ils se sont très fortement enrichis (voir notamment cet article et cette chronique).

L’immigrationnisme a une motivation idéologique : mettre en œuvre l’universalisme

La deuxième motivation de l’immigration massive organisée par la classe dirigeante est idéologique (voir cette chronique) : la classe dirigeante européenne et occidentale est universaliste et favorable dès lors à un monde sans frontières. Parmi les principales composantes de l’idéologie moderne, celle des Lumières, qui a inspiré la révolution française, l’individualisme et l’universalisme sont intimement liés : libre de toute appartenance, l’individu n’est redevable envers aucun groupe, communauté ou institution. En particulier il n’a pas d’allégeance envers une patrie ou un territoire national : il doit donc pouvoir circuler librement et s’installer là où il le désire.

En prenant le pouvoir il y a deux cents ans, les modernes ont entendu rompre en tout point avec la société traditionnelle. La lutte des modernes contre ce qui peut subsister de la société traditionnelle se poursuit aujourd’hui : mariage homo et PMA, pour combattre la famille ; laïcité pour lutter contre la religion chrétienne ; exaltation du progrès par haine de la tradition ; promotion du mondialisme pour abattre les patries…. A cet égard, l’immigration de masse est à la fois le moyen de mettre en œuvre l’universalisme et de remporter une victoire définitive contre la « réaction » et la tradition : l’homme moderne, l’homme nouveau, sera un nomade, sans appartenance nationale ni identitaire.

Un totalitarisme doucereux et sournois s’est mis en place

Le Système mondialiste, immigrationniste et libéral-libertaire mis en place par la classe dirigeante en France et en Europe, présente toutes les caractéristiques du totalitarisme (voir cette chronique). L’idéologie y est prédominante. Le système de pouvoir permet de contrôler toutes les institutions et organisations. La propagande est omniprésente. La société est neutralisée et les dissidents pourchassés. Le Système cherche à contrôler les esprits, en conduisant chacun à adhérer à ses valeurs et à ses objectifs.

S’il est de nature totalitaire, le Système n’est certes pas encore aussi féroce que l’ont été ses devanciers, le communisme et le nazisme : on peut parler d’un totalitarisme doucereux et sournois. Au demeurant, il ne lui sera probablement pas nécessaire de parvenir jusqu’aux extrêmes que le communisme et le nazisme ont atteints. Son objectif ultime en effet n’est pas le contrôle total des sociétés européennes mais leur destruction même par absorption dans un Système mondial : voulant construire un monde sans frontières qui partage le même système d’économie de marché et les mêmes valeurs universelles libérales-libertaires, le Système vise à diluer le peuple européen dans un peuple nouveau, universel, composé notamment des immigrés du monde entier.

 

  • La fin probable de la civilisation européenne

Les cinq conséquences catastrophiques de l’invasion

Les conséquences catastrophiques de l’invasion migratoire sont au nombre de cinq (voir cette chronique). L’augmentation forte de la population qui résulte de l’immigration massive entraîne premièrement une dégradation continue des conditions de vie quotidienne : hausse du prix du logement dans les agglomérations, pollution, bétonnisation, thrombose des transports…

Elle provoque deuxièmement une pression à la baisse des salaires et à la dégradation des conditions d’emploi dans tous les secteurs où les emplois sont occupés majoritairement par des immigrés, en situation régulière ou non.

Elle entraîne troisièmement la dégradation des services publics, l’envolée des impôts et la dégradation constante des comptes publics. Les principaux services publics (sécurité sociale, hôpitaux, école, logement social) sont en voie d’implosion, débordés par le nombre, par les besoins sociaux des immigrés, par leur comportement et la pression qu’ils exercent. Le financement de l’immigration de masse est également l’une des causes principales du matraquage socio-fiscal qui pèse pour l’essentiel sur les Français moyens de souche : les prélèvements obligatoires, supportés pour l’essentiel par « la classe moyenne », représentent désormais 45 % du revenu national annuel, ce qui constitue un record mondial. Ce matraquage n’empêche pas la dégradation des comptes publics (déficits et dette) de se poursuivre. Celle-ci va de toute évidence déclencher prochainement un processus de régression des prestations, allocations et pensions de retraite servies à la population de souche.

L’invasion migratoire, quatrièmement, est la source principale et presque exclusive de la délinquance massive (vols, braquages, rackets, agressions « gratuites », viols, actes émeutiers, insultes et menaces, « incivilités » …) à laquelle viennent s’ajouter les actes terroristes. 3,5 millions de délits et de crimes sont officiellement enregistrés chaque année, soit près de 10 000 par jour. Selon les enquêtes dites de victimation, ce nombre déjà énorme est en réalité trois fois plus élevé, la plupart des victimes ne se faisant pas connaître. En outre un nombre croissant de points du territoire, les « zones sensibles », échappent désormais à la loi commune et sont passés sous le contrôle des caïds et des imams, avec l’assentiment des pouvoirs publics. La France et l’Europe sont en voie d’ensauvagement, de tiers-mondisation et d’islamisation.

L’invasion migratoire entraîne, cinquièmement, un processus de mise en minorité progressive des Français de souche européenne dans leur propre pays. Ces Français de souche doivent supporter d’ores et déjà une cohabitation obligée avec les immigrés dans tous les lieux et les moments de la vie quotidienne : logement, transports, écoles et universités, hôpitaux, maisons de retraite, services publics…. Pour éviter les incidents, ils doivent en permanence rester vigilants, surveiller leur expression, s’interdire d’exprimer leur opinion et baisser les yeux en public. Au rythme pris par l’invasion, les Français de souche européenne seront mis en minorité dans les classes d’âge les plus jeunes – les moins de trente ans – d’ici deux décennies.

Trois camps en présence désormais, protagonistes de la guerre civile qui commence

Il y a désormais trois France, qui sont les protagonistes de la guerre civile qui a commencé (voir cette chronique). Le premier camp est celui des immigrationnistes, qui veulent aller au bout du processus de mondialisation et d’immigration massive. Ce camp immigrationniste est lui-même composé de plusieurs strates. La première est celle des dirigeants, qui organisent l’immigration. Ceux qui l’applaudissent et y collabore avec enthousiasme forment une deuxième strate. Cependant les immigrationnistes les plus nombreux sont les résignés. L’immigration ne les enchante pas. Ils cherchent d’ailleurs à s’en protéger pour eux-mêmes. Mais, pour des raisons morales, par crainte de déclencher des affrontements majeurs ou afin de maintenir le statu quo le plus longtemps possible, ils refusent la mise en œuvre d’une politique d’arrêt de l’invasion. Sans enthousiasme, ils continuent à voter pour les partis immigrationnistes et font le choix de se taire, afin de préserver leur carrière, leur statut social, leur réputation, leur pension de retraite, leur épargne et leur tranquillité (voir cette chronique).

Le deuxième camp est celui des immigrés, allié pour l’heure aux immigrationnistes. Parmi les immigrés, les islamistes radicaux sont pressés d’en découdre. La majorité cependant sont « modérés » car ils savent que le temps joue pour eux, que leur nombre ne cesse d’augmenter et que leur prise de contrôle de l’Europe surviendra immanquablement à moyen terme. Dans ces conditions, il n’y a aucune chance pour que la situation s’améliore, et ce pour une raison toute simple : les immigrés ne souhaitent aucunement s’intégrer. Une grande partie même nous hait, comme les textes de rap le montrent depuis plus de trente ans. Qu’ils soient des braves gens ou des racailles, les immigrés sont tous conscients de leur force, de leur nombre et de notre immense faiblesse. Et ils sont tout à fait conscients tous de participer à un processus historique de revanche et de conquête de l’Europe (voir cette chronique).

Ceux qui veulent résister à l’invasion forment le troisième camp. Ces dissidents du Système sont pour l’heure largement minoritaires : ils sont 10,6 millions à avoir voté pour Marine Le Pen en 2017, deux fois moins nombreux que les électeurs de M. Macron.

**

Trois scénarios sont désormais envisageables. Le Système parviendra-t-il à ses fins, en dissolvant définitivement l’Europe dans un monde occidental libéral-libertaire et métissé, dominé par les Etats-Unis ? L’Europe, recouverte par les populations africaines et orientales, sombrera-t-elle dans le chaos et l’islamisation, échappant par là-même à l’orbite américaine ? Un sursaut des populations européennes se produira-t-il, qui conduira à l’arrivée de pouvoirs forts se donnant pour objectif de préserver la civilisation, le territoire et les peuples européens, de les restaurer dans leurs droits et de mettre fin au Système ?

Dans cette dernière hypothèse, l’agenda de ces nouveaux pouvoirs s’imposerait de lui-même : arrêter l’immigration et procéder à une remigration massive ; répudier la tutelle américaine ; juger, dans le cadre d’un nouveau Nuremberg, la classe dirigeante européenne pour Haute trahison…

Publicités

Les quatre temps de la décadence de l’Europe

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 194 – mars 2018)

 

Les deux guerres mondiales ont constitué pour l’Europe, ses peuples et sa civilisation, une forme de tentative de suicide. Mais le processus de déréliction ne s’est pas arrêté là : la paix revenue, quatre autres catastrophes sont intervenues dans la seconde partie du vingtième siècle. Elles ont enclenché un processus de décadence, qui débouchera probablement sur la disparition même de la civilisation européenne. Nous illustrerons ces phénomènes en évoquant en particulier le cas de la France.

 

  • La société de consommation

A l’instigation et à l’imitation des Etats-Unis, l’Europe occidentale a dès les années cinquante entrepris d’organiser la société en fonction d’un objectif radicalement nouveau : la production et la consommation de masse. Le choix de remplacer dans le même mouvement la paysannerie traditionnelle par une agriculture de type industriel a produit ses effets en moins de deux décennies. L’édification de la société de consommation et l’adoption de l’agriculture à l’américaine se sont accompagnées d’un exode rural massif.

Dès lors la société a été profondément bouleversée. Elle était rurale : la grande majorité de la population vit aujourd’hui dans des agglomérations de grande dimension, abondamment pourvues de banlieues et autres « cités ». Elle était paysanne : les gens sont devenus ouvriers, employés, fonctionnaires. Elle était frugale : elle est aujourd’hui boulimique, obèse, source de gâchis, de pollution, d’enlaidissement et de prédation environnementale.

 

  • La victoire des conceptions individualistes et libertaires

Engagée dans les années soixante, à l’inspiration là encore de courants d’idées nés aux Etats-Unis, la révolution individualiste et libertaire a, elle aussi, provoqué des changements sociétaux majeurs. L’exaltation de l’individualisme hédoniste, le rejet de la religion catholique, de la famille traditionnelle, de la valeur travail et du principe d’autorité ont modifié en profondeur les équilibres sociaux. L’institution fondamentale qu’est la famille a été déstabilisée par la séparation des couples et la démission des adultes vis-à-vis des enfants devenus rois. Le militantisme homosexuel et féministe a apporté sa contribution à l’œuvre de destruction de la famille traditionnelle. Subissant les effets de la disparition de l’autorité, à laquelle s’ajoutent le processus de massification et les effets de l’immigration, l’école, autre institution importante, est en voie d’implosion. Quant à l’Eglise, confrontée à l’hostilité de la classe dirigeante républicaine, elle a choisi depuis cinquante ans de tenir un discours conforme à l’air du temps : elle ne joue plus dans ces conditions qu’un rôle insignifiant.

Débarrassé de ces cadres, structurants et protecteurs mais contraignants, libéré de tout interdit et délivré de toute appartenance, l’individu est seul désormais. Consommateur de drogue, de tranquillisants et d’antidépresseurs, abruti par les divertissements de toutes natures, il est désormais sans repères, sans cap, sans espérance.

 

  • La mondialisation économique

Dans les années quatre-vingt, a été mise en place une politique de mondialisation économique, impulsée là encore par les Etats-Unis et dont l’Union Européenne a été le relai et l’instrument. Elle a conduit, en France notamment, à la délocalisation de millions d’emplois dans les pays à bas coût. Afin de limiter les effets du chômage massif résultant des délocalisations et de la robotisation, un système d’assistanat à grande échelle a été organisé, complété par le recrutement de fonctionnaires, agents publics supplémentaires et autres « emplois aidés », le plus souvent inutiles.

Ces évolutions ont elles-aussi entraîné un bouleversement social majeur. La société était jusque-là assise sur le travail : l’assistanat et les emplois « bidons » que la sphère publique a multipliés ont ôté au travail sa valeur structurante. Cette société était relativement homogène : elle est en voie de désintégration. Trois groupes antagonistes se font face désormais. Fortement enrichis par les processus mis en œuvre depuis trois décennies, les capitalistes et les gagnants de la mondialisation, parties intégrantes de la jet set mondiale, ont rompu les liens avec le peuple. La masse des assistés et des immigrés vivent aux dépens de la classe moyenne, qui finance les politiques sociales. Coincée entre la classe dominante et les assistés, écrasée d’impôts et de charges, chassée du centre des grandes villes devenus hors de prix, la classe moyenne, elle, est en voie de déclassement. Dans les principaux pays d’Europe de l’ouest, la société est aujourd’hui profondément hétérogène et divisée (voir également cette chronique et celle-ci).

 

  • L’invasion migratoire

Dès les années soixante, la classe dirigeante a organisé une immigration massive, en provenance de pays non européens, africains en particulier. La première motivation de cette politique est l’intérêt : l’immigration exerce une pression à la baisse sur les salaires et les conditions d’emploi. Elle permet également d’augmenter le nombre des consommateurs. La seconde motivation de la politique immigrationniste est idéologique : la classe dirigeante européenne est universaliste et favorable à un monde sans frontières. L’influence des Etats-Unis joue là encore un rôle : pour la classe dirigeante européenne, la société multiraciale et multiculturelle américaine constitue un modèle.

Les flux migratoires ne cessent de s’amplifier : la politique de Grand remplacement s’étend et s’accélère. A ce rythme, les peuples d’Europe de l’Ouest seront minoritaires sur leur propre sol avant le milieu du siècle. A ce moment la civilisation européenne aura disparu.

**

Ces évolutions catastrophiques et le processus de décadence qu’elles ont initié ont deux sources. L’influence américaine, comme on l’a vu, est déterminante. Vainqueurs de la guerre mondiale et puissance dominante, les Etats-Unis ont cherché à appliquer leur modèle à toute l’Europe. Et les Européens, vassalisés, l’ont accepté avec enthousiasme.

La source première est cependant française. Ce sont bien les conceptions de l’Humanisme et des Lumières, l’individualisme, le matérialisme, la laïcité anticatholique, le progressisme et l’universalisme, qui constituent pour une bonne part le terreau idéologique sur lequel ont pris racine les choix effectués depuis cinquante ans. Nous y reviendrons.

Les cinq conséquences catastrophiques de l’invasion migratoire

Chronique de Paysan Savoyard

(n°187 – août 2017)

 

L’immigration non européenne a commencé dans les années soixante. Quatre décennies plus tard, on peut estimer le nombre des immigrés non européens d’ores et déjà présents sur le territoire métropolitain à au moins 15 millions de personnes. L’immigration se poursuit au rythme actuel d’au moins 400 000 immigrés supplémentaires par an (entrées légales, illégales, naissances, les décès et départs étant déduits). Le phénomène est comparable dans la plupart des pays d’Europe occidentale.

A ce rythme, les peuples européens, d’Europe occidentale du moins, seront mis en minorité sur leur propre sol d’ici le milieu du siècle. Ce phénomène de Grand remplacement se traduira par un processus de tiers-mondisation, d’ensauvagement de décadence. Il s’ensuivra la disparition de la civilisation européenne.

De façon plus précise et concrète, l’invasion en cours entraîne et entraînera une dégradation continue des différents aspects de  notre vie quotidienne :

 

  • L’immigration entraîne une dégradation des conditions de vie

Provoquant par définition une augmentation importante de la population, l’immigration se traduit par une hausse continue du prix du logement dans les agglomérations, une extension de l’urbanisation, un accroissement des coûts et des temps de transport,  un accroissement de la pollution.

Rappelons que la population française métropolitaine, qui était de 40 millions après la guerre, a explosé depuis : 50 millions dès 1968 ; 60 millions en 2002 ; 63 millions en 2016. La plupart des familles autochtones n’ayant que deux enfants, la population aurait dû depuis longtemps se stabiliser : du fait de l’immigration, elle continue de croître fortement.

Dans quelques années, dans ces conditions, seuls les ménages à haut revenu pourront habiter dans des endroits vivables.

 

  • L’immigration exerce une pression à la baisse sur les salaires

L’immigration permet aux employeurs de pratiquer des salaires faibles dans tous les secteurs qui utilisent des emplois manuels et d’exécution (BTP, transport et livraison, services à la personne, restauration, nettoiement…). Les immigrés acceptent ces niveaux de salaires, pour eux élevés rapportés au niveau de vie dans les pays d’origine : une fois convertis en monnaie locale, la partie de leur salaire que les immigrés envoient dans le pays d’origine représentent des sommes considérables et font vivre les familles « restées au pays ».

S’est ainsi mis en place un système pervers. Les Français de souche fuient les emplois manuels et d’exécution, tentent d’accéder à un emploi public (par exemple dans les collectivités locales) et à défaut choisissent l’assistanat.

Ils sont incités à refuser les emplois manuels du fait des salaires faibles mais aussi parce que la proportion des immigrés sur les chantiers BTP ou dans les entreprises de services est telle qu’elle est devenue dissuasive pour les Français de souche.

La mise en place du travail détaché ces dernières années a encore accru l’ampleur du phénomène de dumping social.

 

  • L’immigration provoque la ruine des systèmes sociaux et des services publics

D’ores et déjà la sécurité sociale, l’hôpital, l’éducation nationale, le système de retraite et le système de logement social ont commencé à imploser sous le poids de l’immigration, débordés qu’ils sont par le nombre, par les difficultés sociales inhérentes aux populations immigrées et par leurs comportements incivils et délinquants.

Les systèmes publics ont été jusqu’ici maintenus à peu près à flot en étant financés par la dette, passée en trois décennies de 5 % à 96 % du PIB. Cette dette se traduit par une augmentation des intérêts versés aux banques qui prêtent à l’Etat : une somme équivalant à la totalité du produit de l’impôt sur le revenu est ainsi engloutie dans le paiement des intérêts.

Dans quelques années, seuls les membres de la classe supérieure pourront se soigner correctement, scolariser leurs enfants dans un contexte favorable et disposer à leur retraite d’un niveau de vie confortable. Malheur aux autres, et en particulier aux familles de salariés, qui, accablées d’impôts, seront évincées des services publics et des protections dont elles bénéficient jusqu’à présent.

 

  • L’immigration alimente une augmentation continue de l’insécurité et de la délinquance

Selon les statistiques officielles, 3,5 millions de crimes et délits sont commis chaque année. Les enquêtes de « victimation » montrent que ce nombre est en réalité trois fois plus élevé, un grand nombre de délits n’étant pas portés à la connaissance de la police. Une grande partie de ces crimes et délits sont commis par des étrangers ou par des personnes originaires de l’immigration.

Si l’immigration se poursuit et si une partie des immigrés présents ne sont pas reconduits (en particulier les clandestins et les étrangers et naturalisés condamnés), la délinquance continuera à croître. Dans les années qui viennent des centaines de milliers de Français autochtones seront victimes de cambriolages, de braquages, d’agressions, de car-jacking, de home-jacking, de coup de couteaux, de viols…

Dans les temps à venir, seules les personnes disposant de revenus élevés pourront se protéger de la délinquance en habitant dans des endroits sécurisés.

 

  • L’immigration conduit la population de souche européenne à baisser les yeux dans son propre pays

L’invasion migratoire nous contraindra de plus en plus à adopter une attitude de réserve et de soumission, qui prendra plusieurs aspects :

Nous devrons rester sur nos gardes en toutes circonstances pour éviter les rencontres malencontreuses. Changer de trottoir, changer de voiture dans le métro, s’interdire certains lieux, proscrire certains horaires, éviter de croiser le regard d’une personne issue de la « diversité »…

Nous devrons cohabiter, dans les différents compartiments de notre vie, avec des personnes issues de la « diversité ». Dans le cadre professionnel, un nombre croissant de nos collègues auront une origine différente de la nôtre, les quotas de la «  discrimination positive » imposant progressivement la diversité dans tous les secteurs et à tous les niveaux. A l’hôpital et dans les maisons de retraite, nous serons soignés de plus en plus souvent par des personnels issus de l’immigration, ce qui rendra la position de faiblesse dans laquelle la fréquentation de ces lieux nous place par nécessité, encore plus délicate et pénible à supporter.

Les responsables des entreprises de travaux auxquelles nous devront faire appel, les commerçants auxquels nous nous adresserons, les conseillers des banques auprès desquels nous solliciterons un emprunt, les fonctionnaires des guichets devant lesquels nous nous présenterons, tous seront de plus en plus fréquemment issus de la diversité. Il en sera de même des policiers qui nous toiseront et nous verbaliseront. Nous devrons côtoyer au quotidien des voisins de palier diversifiés. Certains des membres de nos propres familles seront issus de l’immigration ou du métissage. Nous serons souvent mal à l’aise lorsque nous rencontrerons toutes ces personnes, compte tenu de leur origine différente et de leur fréquente hostilité latente que nous ressentirons.

Dans ces conditions, nous devrons rester constamment vigilants et méfiants, taire nos opinions et nos réactions, prendre garde en toute circonstance, même dans les lieux les plus privés, aux propos que nous tiendrons. Nous devrons faire allégeance à l’idéologie universaliste ou à tout le moins rester cois sur le sujet. Il nous sera défendu d’exprimer la nostalgie que suscite en nous la pensée de la France « d’avant ». Nous devrons, à l’inverse, accepter sans réagir les revendications, les comportements d’affirmation et les provocations de diverses natures que les communautés d’origine immigrée multiplieront, bien conscientes qu’elles sont de participer à une entreprise historique d’invasion.

**

Il serait conforme à la morale que les immigrationnistes soient les seuls à supporter les conséquences de l’immigration : il n’en est rien bien entendu, malheureusement.

Les immigrationnistes d’un certain âge peuvent espérer que le rythme de la dégradation ne sera pas trop élevé et qu’il leur permettra de terminer leur vie sans subir trop lourdement les effets de la tiersmondisation en cours. Il n’en sera pas de même des jeunes. La plupart d’entre eux ne disposeront pas de l’argent nécessaire pour se protéger des effets de l’invasion qu’ils auront souhaitée. Compte-tenu de leur espérance de vie, ils paieront de longues années durant les conséquences de leurs positions suicidaires. Ce ne sera que justice.

 

Cette chronique reprend et actualise celle parue en avril 2012.

 

Retrouvez Paysan Savoyard sur Twitter

 

L’intégration des immigrés est impossible

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 171 – janvier 2017)

 

A ceux qui s’inquiétaient des conséquences de l’immigration en provenance de pays non européens,  les immigrationnistes ont répondu pendant des années que les difficultés d’intégration concernaient surtout « les immigrés de la deuxième génération », venus en France dans le cadre du regroupement familial. Les choses se régleraient d’elles-mêmes, nous disait-on alors, avec les générations suivantes, qui elles allaient naître en France.

C’est le contraire qui s’est produit : les immigrés de la troisième et maintenant de la quatrième génération, nés en France pourtant et y ayant toujours vécu, posent des problèmes d’intégration plus graves que leurs ascendants et qui ne cessent de s’alourdir.

Que dire à toutes ces personnes de bonne volonté et quelque peu naïves qui ne comprennent pas pourquoi l’intégration des immigrés non européens est aussi difficile et qui se demandent ce que nous devrions faire pour qu’elle se produise enfin ?

La vérité est toute simple : il n’y a rien à faire. L’intégration ne s’est pas faite, elle ne se fait pas et elle ne se fera pas. Parce qu’elle est impossible.

 

  • Les immigrés ne s’intègrent pas

De multiples signes, tous convergents, montrent que les immigrés ne sont nullement en voie d’intégration. La délinquance, attribuable pour l’essentiel à l’immigration, reste à un niveau élevé. L’islam et le communautarisme musulman sont chaque jour plus présents dans la société française, accompagnés d’une augmentation continue des revendications, des exigences et des récriminations. Les attentats islamistes croissent en nombre et en gravité. Le rap occupe une place dominante dans la culture des « quartiers » : il y diffuse des textes et des images agressifs et haineux à l’égard de la société française et de la population de souche. Nombre de ces quartiers ont fait sécession et vivent depuis des décennies hors-la-loi ou plus exactement selon la loi fixée par les caïds et les islamistes.

Ce sombre tableau a conduit les immigrationnistes à réviser leur discours à plusieurs reprises. Après avoir invoqué « l’assimilation » souhaitable des immigrés, ils se sont rabattus sur « l’intégration » : on attendait des immigrés qu’ils s’intègrent c’est-à-dire qu’ils puissent conserver une partie de leur culture et de leurs coutumes mais en rejetant le communautarisme et en adoptant à titre individuel les valeurs essentielles de la république, comme la laïcité.

L’intégration s’étant révélée elle aussi un échec, l’oligarchie a adopté depuis une quinzaine d’années le concept du « vivre ensemble » : il s’agit de faire en sorte que les différentes communautés qui se sont constituées puissent coexister, en espérant que cette cohabitation reste pacifique (voir également cette chronique).

 

  • La société française a pourtant consenti des efforts considérables

Pourtant la société française a consenti d’importants efforts en faveur des immigrés. Elle en accueille chaque année un grand nombre. Ceux qui entrent de façon irrégulière ne sont pas expulsés mais au contraire régularisés au bout d’un certain temps. La nationalité française est accordée chaque année à un grand nombre d’immigrés (automatiquement dès la naissance, ou à 18 ans, ou sur demande, selon les cas ; voir cette chronique).

Les immigrés bénéficient des mêmes droits que les Français (droits du travail ; accès aux services publics ; accès aux aides sociales). Etant le plus souvent dans une situation sociale moins favorable que la moyenne de la population, ils reçoivent en pratique davantage d’aides que les Français de souche. Même les immigrés en situation irrégulière bénéficient de droits sociaux, tels que l’AME.

Les quartiers où habitent les immigrés sont destinataires en outre d’importantes dépenses publiques (politique de la ville ; ZEP). Des mécanismes de « discrimination positive » ont été mis en place au profit des immigrés, à l’embauche dans les grandes entreprises ou à l’entrée dans certaines grandes écoles.

Les immigrés, enfin, sont autorisés à pratiquer leur religion et à conserver une partie de leurs coutumes : ils reçoivent même une aide des pouvoirs publics pour construire des mosquées.

Même si les immigrés et les immigrationnistes militants considèrent qu’ils sont encore insuffisants, il n’est pas niable que ces efforts sont considérables. Ils constituent d’ailleurs, avec le chômage, l’une des sources principales de l’augmentation continue des impôts, des taxes, des déficits et de la dette publique.

Et en dépit de ces efforts indéniables, l’intégration des immigrés ne se réalise pas.

 

  • L’intégration est impossible parce que les immigrés n’en veulent pas

Il n’y a pas et il n’y aura pas d’intégration pour une raison toute simple : les immigrés n’en veulent pas. Au contraire : il apparaît que non seulement la majorité des immigrés ne se vivent pas comme Français, mais ils sont emplis de ressentiment et d’agressivité à l’égard de la France et des Français de souche européenne. Une partie non négligeable même nous hait.

Il y a sans doute de braves gens parmi les immigrés. Mais même ceux-là partagent, au moins en partie, les discours des radicaux et ils devront de toute façon suivre le mouvement impulsé par les leaders islamistes et communautaristes.

Il y a quatre raisons convergentes à ce ressentiment et à cette haine qui dominent chez les immigrés, s’agissant du moins des immigrés venus d’Afrique et du monde musulman.

Les immigrés en France et en Europe, première raison, se trouvent le plus souvent dans une situation d’infériorité symbolique. Ils occupent des emplois peu valorisants, vivent fréquemment dans des quartiers périphériques et sont pour la plupart moins riches que la moyenne des Français. Beaucoup rencontrent des difficultés sociales. Ils sont souvent en échec scolaire. Cette position inférieure est une conséquence inévitable de la condition même de l’immigré, par définition moins favorable que celle des autochtones. Elle provoque chez eux frustration, colère, ressentiment. Ces sentiments négatifs sont attisés par les immigrationnistes militants, qui encouragent les immigrés à se poser en victimes des injustices, des discriminations et du racisme (lesquels pourtant sont le plus souvent imaginaires).

La deuxième source du ressentiment irréductible des immigrés à notre égard tient à l’Histoire. L’Afrique du Nord et le Proche Orient, d’où sont issus beaucoup d’immigrés, ont depuis toujours été en conflit avec l’Occident (conquête arabe, croisades, colonisation, guerres de décolonisation). Depuis des siècles en outre, les Africains et les Arabes sont dominés par les Blancs : domination physique et géopolitique (esclavage, colonisation), domination culturelle, technique, scientifique. Ce passé de conflit et de domination fait écho à la position d’infériorité que les immigrés connaissent aujourd’hui dans les pays d’accueil. Il accroît encore leur frustration et leur dépit.

Troisième source du ressentiment et de la haine : la plupart des immigrés sont musulmans. Or l’islam présente différentes caractéristiques qui interdisent l’intégration des immigrés en Europe. C’est une culture qui rejette plusieurs aspects importants auxquels tiennent aujourd’hui les Européens (la laïcité, le statut de la femme…). C’est une culture fondée sur un texte sacré dans lequel la dimension violente et guerrière est fortement présente. C’est une culture, enfin, qui est en guerre avec l’Occident chrétien depuis son origine (VIIsiècle).

Il est une dernière raison à cette situation, peut-être la plus puissante. Les immigrés Africains et orientaux ont tous bien conscience de ce qui est en train de se passer. Ils savent qu’ils sont en train d’envahir l’Europe. Ils savent que leur nombre augmente de façon continue. Ils savent que la couche supérieure des sociétés européennes (les dirigeants des entreprises, les politiciens, les journalistes, les intellectuels…) approuve l’arrivée massive des immigrés ou, en tout cas, refuse de s’y opposer. Ils savent que tous les Européens ou presque sont amollis et faibles et ne sont pas prêts, mentalement et physiquement, à s’opposer à l’invasion et à la domination des immigrés. Le ressentiment des immigrés s’accompagne dès lors désormais d’un sentiment de puissance : ils savent qu’ils tiennent enfin leur revanche et qu’ils vont pouvoir laver les humiliations subies depuis des siècles.

Dès lors la question n’est pas d’augmenter nos efforts. Tout effort supplémentaire de la société française en faveur des immigrés ne sera pas ressenti par eux comme un signe de bonne volonté mais comme une nouvelle preuve de notre faiblesse et de notre naïveté. Aucun geste supplémentaire de notre part en faveur de l’intégration et du vivre-ensemble ne pourra provoquer l’apaisement et désarmer l’hostilité des immigrés : il ne fera qu’augmenter leur mépris.

**

Que les naïfs, les doux et les généreux acceptent enfin de regarder la réalité en face. Que les bienveillants, les tolérants et les pacifistes abandonnent, avant qu’il ne soit trop tard, leurs illusions moralement confortables. Que les militants du « vivre ensemble » sortent de leur état d’aveuglement volontaire. Il n’y a aucune chance que les immigrés s’assimilent. Il n’y a aucune chance pour qu’ils s’intègrent (voir également cette chronique).

Il n’y a aucune chance même que la coexistence puisse rester pacifique. Tous les pays musulmans ou presque sont en guerre avec d’autres. Tous les pays où existe une importante communauté musulmane sont en guerre civile ou en prennent le chemin. De façon plus générale, tous les pays multiculturels et multiraciaux sont en guerre civile, en tension grave ou en conflit latent.

La question n’est plus de savoir comment intégrer au mieux les immigrés. Pour les Français comme pour tous les Européens, l’enjeu désormais est d’une autre nature et se résume simplement. Soit la majorité des personnes originaires de l’immigration non européenne s’en vont et regagnent leurs pays d’origine, grâce à différentes politiques de renvoi forcé (pour les délinquants et les clandestins), de suppression des aides et avantages sociaux dont bénéficient les personnes originaires de l’immigration et d’incitations au départ volontaire : nous pourrons alors redevenir maîtres chez nous, y vivre de nouveau paisiblement et préserver notre civilisation.

Dans le cas contraire nous serons rapidement marginalisés en tant que peuple et nous disparaîtrons en tant que civilisation.

Sera venu alors le temps de la Soumission.

La guerre civile tiède a commencé

Chronique de Paysan Savoyard

(n°165 – décembre 2016)

 

Les sociétés occidentales sont désormais divisées en trois groupes. La classe dirigeante et ceux qui la soutiennent et appuient sa politique immigrationniste et mondialiste constituent le premier. Les personnes originaires de l’immigration forment le second. Le troisième est celui de la population « de souche » de classe moyenne et populaire. Les deux premiers groupes sont, pour l’heure, des alliés objectifs. En opposition frontale avec le troisième.

Entre les deux blocs ainsi formés, la classe dominante soutenue par les personnes issues de l’immigration d’une part, les milieux populaires et middle class de souche d’autre part, la confrontation est désormais totale, absolue et sans retour. Dans plusieurs pays, comme la France en particulier, les deux blocs sont entrés depuis deux ou trois décennies dans une logique de guerre civile.

 

  • La classe dominante, en guerre contre le peuple

La classe dirigeante occidentale mène depuis une quarantaine d’années une politique radicalement contraire aux intérêts du peuple.

Elle a mis en œuvre tout d’abord la mondialisation de l’économie et en particulier la délocalisation dans les pays à bas coût des emplois industriels et d’une partie des emplois de service. Cette politique a permis un enrichissement considérable de la couche supérieure de la société, grâce à la très forte diminution des coûts salariaux et de production. La majorité de la population en revanche a pâti des effets de cette politique, source de chômage et d’augmentation des impôts destinés à financer les allocations chômage et autres minima sociaux.

En outre pour ce qui est des emplois non délocalisables, la classe dirigeante mène une politique d’immigration massive : les immigrés viennent occuper une grande partie de ces emplois, généralement peu ou pas qualifiés, exerçant ainsi une pression à la baisse sur les salaires.

Précisons que contrairement à ce que pensent peut-être une partie des électeurs naïfs, la mondialisation et l’immigration ne résultent nullement d’évolutions échappant à la volonté des dirigeants occidentaux : elles résultent au contraire de décisions délibérées, réfléchies, cohérentes, publiques et maintes fois confirmées (voir cette chronique et celle-ci).

La classe dirigeante sait parfaitement que la majorité de la population de souche est hostile à sa politique de mondialisation et d’immigration. Tous les sondages d’opinion le montrent depuis plusieurs années. A plusieurs reprises la majorité de l’électorat s’est prononcé explicitement ou implicitement pour l’arrêt de ces politiques : rejet du projet de traité constitutionnel européen en 2005 ; score de près de 50 % obtenu par le candidat d’extrême droite en Autriche en 2016 ; Brexit en 2016 ; élection de Trump il y a quelques semaines. La classe dirigeante a jusqu’ici réussi à contourner les vœux majoritaires. Elle a par exemple fait entrer en application par le traité de Lisbonne les dispositions du TCE qui avaient été rejetées par référendum. La classe dirigeante anglaise en lien avec l’establishment européen imagine en ce moment les moyens de ne pas appliquer le Brexit. Quant à l’élection de Trump, nous verrons s’il aura la volonté et les moyens d’appliquer son programme.

Non seulement la classe dirigeante ne tient pas compte de la volonté de la majorité de la population, mais elle accentue au contraire sa politique. Dans le domaine de la mondialisation, elle s’efforce de faire entrer en vigueur de nouveaux traités de libéralisation du commerce mondial (TAFTA, CETA). En Europe elle organise le système des travailleurs détachés, qui là encore vient évincer les travailleurs de souche et faire pression à la baisse sur les rémunérations et les conditions d’emploi.

Dans le domaine de l’immigration, elle laisse entrer massivement des immigrés économiques venus d’Afrique, en prétendant qu’il s’agit de réfugiés fuyant les combats en Syrie et en Irak. Elle procède, sans l’accord des populations de souche à une répartition de ces immigrés, entre pays européens et sur le territoire de chacun d’eux, comme c’est le cas pour la France qui voit s’opérer la ventilation des clandestins de Calais. Elle fait en sorte d’imposer la cohabitation avec les immigrés à toute la population (quotas de HLM, répartition des réfugiés, projets de « mixité sociale » dans les écoles…).  Elle a passé depuis quelques mois un cap supplémentaire en utilisant les marines nationales ou les bateaux d’associations subventionnées pour aller chercher les immigrés par dizaines de milliers au plus près des côtes africaines, au prétexte d’éviter les naufrages.

Pour appliquer cette politique, la classe dirigeante met en œuvre un arsenal de méthodes anti démocratiques et qui même se rattachent à la logique totalitaire.

Comme il vient d’être dit, la classe dirigeante entend poursuivre une politique contraire aux intérêts du peuple. Non seulement elle ne tient aucun compte de ce qu’il souhaite mais elle veut au contraire le contraindre, le discipliner, le modeler. Mieux elle procède à un Grand remplacement afin de « changer de peuple ».

Le caractère anti démocratique du système se constate, deuxièmement, au vu du point suivant. Afin de désarmer l’opposition de la population de souche à sa politique, la classe dirigeante met en œuvre le stratagème consistant à organiser le débat politique entre deux forces, la gauche et la droite, chacune singeant entre elles une opposition farouche. Dans la réalité gauche et droite sont des comparses pratiquant la même politique et se partageant le pouvoir à la faveur des alternances. Ce simulacre permet de rejeter l’opposition « populiste et extrémiste » en dehors du cercle du débat raisonnable et républicain. Pour l’heure, la majorité de l’électorat se laisse prendre à ce subterfuge.

La classe dirigeante, troisièmement, cherche à discréditer les opposants, ce qui constitue une technique de base des régimes totalitaires (voir cette chronique). Les opposants, qu’elle accable de son mépris, sont présentés comme des losers : « Peu diplômés, les électeurs populistes ne comprennent pas les enjeux du moment : c’est pourquoi il faut faire preuve de pédagogie à leur endroit. Inquiets et crispés, ils ont peur du monde nouveau qui se met en place. Passéistes et nostalgiques d’un âge d’or mythique, ils ne parviennent pas à s’adapter à une évolution qui les dépasse. Leurs positions sont en outre contestables sur le plan moral : aigris et intolérants, souvent racistes et haineux, les populistes veulent se renfermer sur leurs acquis de façon égoïste ». Pour achever de discréditer ses opposants, la classe dirigeante utilise volontiers à leur égard un lexique qui les range dans le registre de la psychiatrie (les populistes sont saisis par l’anxiété et aux prises avec différentes phobies…).

Quatrième technique d’inspiration totalitaire : la classe dirigeante adopte des lois interdisant l’expression des opinions contraires (loi de 1990 réprimant « l’incitation à la haine raciale ») et poursuit pénalement les dissidents (voir cette chronique).

La classe dirigeante, enfin, alimente une propagande de tous les instants. Elle procède à un matraquage des idées officielles, grâce aux relais d’opinion qu’elle contrôle presqu’entièrement (médias, cinéma, culture, édition, milieu universitaire, associations, syndicats, organisations patronales…). Recourant à une déformation systématique des faits (en mentant par exemple sur les chiffres de l’immigration…), elle utilise une novlangue visant à biaiser la réalité (« vivre ensemble », « mixité sociale », « jeunes défavorisés », « quartiers populaires »…).

Conduisant ces politiques, la classe supérieure poursuit un objectif d’enrichissement de ses membres, marié à un projet universaliste.

La couche supérieure est composée d’une part des propriétaires et cadres dirigeants des banques et entreprises multinationales ; et d’autre part de tous ceux qui constituent leur « clientèle », au sens romain du terme, c’est-à-dire de tous les obligés qui profitent de leur pouvoir d’achat (commerçants, professions libérales, cadres supérieurs) et répondent à leurs ordres (hauts fonctionnaires, intellectuels, artistes et journalistes, au service de la politique et de la propagande du régime).

Cette classe supérieure tire profit de la mondialisation, qui fait fortement baisser les coûts de production, et de l’immigration, qui procure une main d’œuvre locale peu coûteuse. Ces deux politiques l’ont fortement enrichie comme le montrent différents indicateurs (la forte hausse du revenu du décile supérieur ; la concentration croissante du patrimoine ; la hausse des prix de l’immobilier depuis vingt ans dans les secteurs attractifs ; la forte croissance sur la même période du parc des véhicules de luxe…).

Les membres de cette couche supérieure parviennent pour eux-mêmes à se protéger des conséquences négatives des politiques qu’ils conduisent. Ils ne sont pas concernés par le chômage, qui touche les professions moyennes et ouvrières. Ils se prémunissent des effets de l’immigration en habitant des quartiers protégés et en scolarisant leurs enfants dans des établissements sélectionnés. A terme, dans le cas où la situation basculerait dans l’anarchie, les principaux dirigeants se sont de longue date ménagé des positions de repli dans des endroits protégés. Si les choses se gâtaient davantage qu’aujourd’hui, les principaux oligarques européens rejoindraient en particulier les Etats-Unis.

Au-delà de cet objectif d’enrichissement à court terme, la classe dirigeante vise à remodeler le monde en fonction de ses intérêts. En cherchant à casser les structures traditionnelles, en particulier les Etats nations, et à faire disparaître l’homogénéité raciale et culturelle des populations occidentales, la classe dirigeante veut construire un monde unifié et uniformisé. Il s’agit de faire en sorte que les pouvoirs puissent s’adresser à des individus atomisés, isolés, dépourvus du soutien des structures et des repères traditionnels : ces individus dès lors seront conduits à se comporter toujours davantage comme des salariés soumis, des consommateurs dociles, des électeurs résignés, des contribuables consentants, définitivement incapables de s’opposer aux menées de l’oligarchie.

La classe dirigeante se partage en trois groupes aux motivations distinctes. Une partie d’entre elle mène la politique mondialiste et immigrationniste par intérêt mercantile. Une autre est mue par l’idéologie et l’idéal universaliste des citoyens du monde. La dernière agit par opportunisme : soutenir la politique de la classe dirigeante lui permet de faire carrière (voir cette chronique).

 

  • Les immigrés, entre guerre sainte et guerre démographique

Les immigrés poursuivent une stratégie de conquête de l’Europe constituée de trois éléments.

L’affirmation identitaire.

Fédérés par l’islam, ils refusent l’assimilation et ont choisi de longue date au contraire l’affirmation identitaire et communautaire. Pour obtenir une extension de leurs droits, ils mettent en avant des revendications toujours plus nombreuses et pressantes. Ils sont soutenus dans ces entreprises par différents pays étrangers (subventions des pays du Golfe, mosquées contrôlées par les pays du Maghreb et par la Turquie…).

Pour renforcer leurs positions, les immigrés se servent des règles et des mentalités des occidentaux comme levier. Ils prennent appui sur les règles de droit (liberté de réunion, d’expression, laïcité) pour étendre et renforcer leur présence et obtenir le respect de leurs particularismes communautaires. Ils jouent sur le ressort de la culpabilité, propre aux sociétés chrétiennes hantées par le péché originel, pour accuser les autochtones de divers méfaits à leur égard, passés et présents, et demander réparation (croisades, esclavage, colonisation, racisme…). Ils utilisent également la palette des autres valeurs européennes – liberté, égalité, solidarité – pour obtenir d’une part une quasi liberté d’installation en Europe ; d’autre part des aides sociales nombreuses ; et le droit, enfin, à divers « accommodements raisonnables » toujours plus étendus.

L’utilisation de la violence est le second élément de la stratégie de conquête.

La partie la plus radicale de la communauté musulmane commet des attentats, partout en Europe. Dans les quartiers, où les immigrés sont en situation de monopole, les émeutes et les violences dirigées contre les représentants de la société française (policiers bien sûr, mais aussi pompiers, médecins, chauffeurs de bus) sont quotidiennes : elles signifient que les caïds, qui contrôlent ces quartiers depuis plusieurs décennies désormais et y font régner leur ordre, refusent toute intrusion de l’Etat (voir cette chronique).

De façon plus large, les immigrés sont à l’origine de nombreuses agressions verbales et physiques dirigées contre la population de souche : destinées à intimider, ces agressions démontrent que les immigrés s’inscrivent dans une logique de conquête et de colonisation (voir cette chronique et celle-ci). De la même manière le rap et son contenu violent et haineux révèlent l’état d’esprit conquérant de la population immigrée.

La démographie, troisième instrument de la conquête.

L’immigration légale est d’environ 200 000 par an (voir cette chronique). L’immigration illégale est d’au moins 50 000 (50 000 est le nombre annuel des déboutés du droit d’asile, qui ne sont en pratique jamais expulsés). Les immigrés alimentent en outre une « guerre des berceaux » : le nombre des naissances d’enfants issus de l’immigration est chaque année de 300 000 environ (voir cette chronique). En tenant compte des quelques départs et des décès, le nombre des immigrés supplémentaires qui naissent ou s’installent en France est d’au moins 400 000 par an (voir cette chronique).

Sur le plan électoral, les immigrés se partagent entre deux attitudes. La majorité d’entre eux s’abstiennent, manifestant le fait qu’ils ne se sentent pas concernés par les affaires des autochtones. Les autres votent pour soutenir les politiques favorables à l’immigration et pour barrer la route à l’extrême-droite.

La stratégie de conquête, bien entendu, ne mobilise pas tous les immigrés de la même manière. La communauté immigrée, très majoritairement musulmane, a ses leaders (religieux, politiques, mafieux). Une partie des immigrés « de base » participent à cette stratégie en toute connaissance de cause. D’autres y contribuent sans avoir pleinement conscience des enjeux.

Terminons par ce point, qui démontre à lui seul que les immigrés, sans exception ou presque, sont engagés dans une stratégie de conquête. Combien y-a-t-il d’immigrés qui se prononcent pour l’arrêt de l’immigration, afin de ne pas heurter les sentiments de la population de souche majoritairement inquiète devant la poursuite du phénomène ? Combien y en a-t-il qui incitent les autres immigrés à faire le choix de l’assimilation ? Combien sont-ils à se ranger aux côtés de la population de souche, avec l’objectif de s’y fondre ? La réponse est simple et sans équivoque : il n’y en a pas.

 

  • Le peuple de souche, entre dépression et instinct de survie

Le peuple de souche des classes moyenne et populaire est le perdant de la mondialisation et des politiques d’immigration.

Cette population est touchée directement par les conséquences de la politique de mondialisation et la délocalisation des usines vers les pays à bas coût. Elle subit également la concurrence de l’immigration de travail, légale ou non, qui tire les salaires vers le bas. Elle est contrainte en outre de subir la cohabitation quotidienne avec les immigrés (dans le logement, à l’école…) ou doit, pour s’en protéger, s’exiler dans les banlieues lointaines. Ceux qui ont un emploi et qui appartiennent à la classe moyenne voient leurs impôt et cotisations augmenter fortement, afin de financer les dépenses de traitement social du chômage et les dépenses liées à l’immigration.

La population de souche se montre tout à fait lucide sur ce qui est en train de se passer.

Cette population de souche des classes moyenne et populaire est de longue date, spécialement en France, fortement pessimiste. Les études d’opinion montrent depuis longtemps que les Français, par ailleurs champions de la consommation de tranquillisants, sont les plus pessimistes du monde, persuadés pour la plupart que la situation de leurs enfants sera plus dégradée que la leur.

De même la majorité des Français de souche n’accordent plus aucune confiance depuis déjà une ou deux décennies à la classe dirigeante. Les enquêtes d’opinion le révèlent là encore. Les politiciens et les journalistes sont les corporations qui recueillent les jugements les plus négatifs. Les politiciens sont considérés comme menteurs et corrompus. Les juges comme soumis et complaisants envers les pouvoirs. Les journalistes comme menteurs et complices des oligarques.

– La population de souche se refuse pourtant, en majorité, à voter pour l’extrême-droite : elle espère ainsi conjurer les risques de guerre civile.

Cette population de souche se partage entre trois attitudes. Une partie, en augmentation, vote pour des formations d’extrême droite, tels que le FN en France. Une autre partie s’abstient. Une partie importante, enfin, continue malgré tout à voter pour les partis traditionnels, en particulier à droite. L’explication principale de ces deux dernières attitudes (abstention et vote politiquement conforme) nous paraît être la suivante. Dans la population de souche, nombreux sont ceux qui ont une conscience plus ou moins claire des catastrophes qui s’annoncent. Mais beaucoup ne se résolvent pas à voter pour les partis de rupture parce qu’ils veulent éviter les tensions que leur accession au pouvoir pourrait entraîner. Voulant conjurer les risques d’une guerre civile entre les trois groupes qui constituent aujourd’hui nos sociétés, ces Européens de souche effectuent en quelque sorte un calcul de court terme : pour éviter une guerre frontale à brève échéance, ils font le choix d’une dégradation de la situation, certaine mais progressive (voir cette chronique et celle-ci).

Collectivement dépressive, la population de souche réalise qu’elle est sans avenir. Elle découvre qu’elle est abandonnée. Elle prend progressivement conscience de ce qu’elle a été trahie.

 

  • Une lutte à mort désormais

– De nombreux signes montrent que le climat et l’état d’esprit de guerre civile sont solidement installés.

Les conversations familiales, entre amis ou entre collègues, sont soigneusement filtrées : pour éviter les pugilats, elles proscrivent toute allusion aux thématiques les plus importantes auxquelles nos sociétés sont confrontées, en particulier l’immigration. Les forums des médias et les échanges anonymes sur les réseaux sociaux sont eux, en revanche, révélateurs du climat ambiant, en dépit des dispositifs de modération qui éliminent les échanges les plus violents. Selon qu’ils appartiennent à l’un ou l’autre des trois camps en présence, les protagonistes de ces échanges ne s’accordent sur rien et se vouent une détestation et même une haine à peine voilée. Quel que soit le sujet, l’immigration, l’économie, les relations internationales, la religion, les mœurs, l’éducation des enfants, les goûts artistiques, les trois camps ne sont d’accord sur rien. Ils défendent chacun des positions qui présentent cette double caractéristique : elles sont cohérentes. Et elles sont radicalement antagonistes.

Un autre signe de cet état d’esprit de guerre civile est à mettre en avant. Les Français et européens de souche qui appartiennent à la couche supérieure ou qui, pour des raisons idéologiques ou d’opportunisme, en soutiennent la politique mondialiste et immigrationniste, vouent une haine totale aux Français et aux Européens de souche qui défendent les positions « d’extrême droite ». Ils prennent le parti des immigrés et défendent leurs intérêts, tandis qu’ils attaquent sans retenue leurs compatriotes de souche qui défendent eux le protectionnisme et l’arrêt de l’immigration. Voilà donc les membres d’un même peuple divisés et haineux au point de se souhaiter une disparition réciproque. Au point pour les immigrationnistes de préférer les populations étrangères à leurs propres compatriotes de l’autre camp.

Dans le cas de la France, cette guerre civile en cours se rattache aux guerres et aux tensions civiles qui ont émaillé son histoire ces deux derniers siècles.

Guerres de religion, révolution de 1789, révolutions du 19e siècle, Boulangisme, affaire Dreyfus, apparition du communisme, Vichy, guerre d’Algérie, ces différents épisodes de guerre et de tensions civiles sont reliés entre eux et participent d’un même processus : la lutte deux fois séculaire entre tradition et modernité.

Depuis le 18e siècle, cette lutte oppose d’une part les tenants des principes, des concepts et des cadres d’organisation de la société traditionnelle (société hiérarchique ; constituée de cercles d’appartenance communautaires ; accordant le primat aux devoirs des individus envers la collectivité ; société chrétienne et ancrée territorialement). L’autre camp est constitué par les partisans des conceptions et des valeurs modernes  et «républicaines » : primauté des droits des individus, libres et égaux ; démocratie ; laïcité, c’est-à-dire dans la pratique athéisme et hostilité anti chrétienne ; universalisme (voir cette chronique).

Les années 1970 et 1980 ont donné lieu à de nouveaux épisodes, qui ont entretenu et alimenté la guerre civile larvée qui caractérise la France depuis deux cent ans.

La révolution libertaire de 1968 a constitué un épisode crucial, qui a bouleversé les mœurs en profondeur dans tout le monde occidental : mise en cause du principe d’autorité, dans la famille est les autres institutions ; mise en cause de l’institution familiale traditionnelle et promotion du féminisme, des comportements libertins et de l’homosexualité.

A la fin des années 1970, sur le plan économique, ce sont des politiques libérales qui ont été mises en place (voir cette chronique). Ces politiques de libéralisation se sont accompagnées d’une politique de mondialisation de l’économie, qui a conduit en particulier aux délocalisations (voir cette chronique). Comme nous l’avons vu plus avant, ces politiques ont remis en cause les équilibres qui avaient été mis en place durant les trente glorieuses (fordisme, plein emploi grâce la croissance et aux politiques keynésiennes, redistribution). Ces politiques ont débouché en particulier sur un creusement des écarts entre classes sociales : enrichissement de la classe supérieure ; chômage massif de la classe ouvrière ; stagnation puis dégradation de la situation de la classe moyenne, contrainte de payer des impôts de plus en plus lourds pour financer à la fois les allocations chômage et l’immigration.

Dans les années 1970 également a été mise en place une politique d’encouragement et d’organisation de l’immigration de masse, notamment grâce au regroupement familial.

L’on peut constater que les trois ruptures des années 1970 se rattachent à l’affrontement civil qui depuis plus de deux siècles oppose tradition et modernité :

– La révolution libertaire est la continuation et l’approfondissement de la révolution individualiste de 1789.

– La révolution libérale est, elle aussi, étroitement liée à la révolution de 1789. A son individualisme là encore. A son idéologie universaliste ensuite. La révolution de 89 proclame l’universalité des valeurs de la république : la rupture libérale relève de la même foi dans les vertus universelles du libre commerce. La révolution libérale des années 1980 se relie enfin à l’objectif d’égalité proclamé en 1789 : une des justifications que mettent en avant les partisans de la mondialisation est la volonté d’égaliser la condition des peuples du monde entier.

– Enfin la politique immigrationniste découle également des valeurs républicaines. Ses promoteurs déclarent vouloir aboutir à une plus grande égalité entre les peuples. Ils veulent laisser les peuples circuler et s’installer où ils le souhaitent au nom de la liberté. Les immigrationnistes enfin veulent parvenir à l’édification d’un monde universel.

Ces trois épisodes, révolution libertaire, révolution libérale et immigration de masse, ont constitué des ruptures majeures et ont transformé profondément la société (en France d’abord mais aussi peu ou prou dans les autres pays européens). La société était jusque-là assez homogène, tant sur le plan racial et culturel que sur le plan économique et social. Elle s’est diffractée au cours des années 70 et  80. Elle est constituée désormais en trois groupes que tout sépare, leurs intérêts, leurs objectifs, leurs  modes de vie et leurs caractéristiques principales. Ces trois groupes sont engagés dans une logique de guerre civile.

Après la seconde guerre mondiale, la guerre civile française est restée une guerre froide pendant une trentaine d’années : c’est de guerre civile tiède dont il faut aujourd’hui parler.

Les épisodes violents n’ont pas manqué (OAS, barricades de 68) mais leur intensité est restée limitée. Pour l’essentiel la guerre était une guerre des idées, des mots, des concepts, des valeurs : une forme de « guerre froide ».

On peut considérer que l’on a désormais quitté le registre de la guerre froide. La rupture s’est produite à partir des années 1980, au cours desquelles sont intervenues les premières émeutes de banlieues (les premières émeutes urbaines ont lieu à Vaux-en-Velin en 1979). Les premiers attentats islamiques se produisent eux une décennie plus tard (1994 et 1995).

En 2005 la France a connu plus d’un mois d’émeutes. Les émeutes depuis lors sont quotidiennes dans l’une ou l’autre des 800 « zones urbaines sensibles ». Depuis 2012 les attentats sont de plus en plus fréquents et de plus en plus meurtriers.

On peut dire désormais que la guerre civile française n’est plus une guerre froide : elle est devenue depuis une trentaine d’années une guerre ouverte de basse intensité, en quelque sorte une guerre tiède.

Le point décisif est le suivant. Depuis deux cents ans qu’elle est au pouvoir, la classe dirigeante bourgeoise mène la lutte contre ce qui reste de la société traditionnelle : avec l’immigration, les tenants de la modernité et des « valeurs républicaines » ont trouvé le moyen de l’emporter de façon définitive, en submergeant, en diluant et en « remplaçant » cet ancien peuple décidément trop rétif à la perspective universaliste.

**

La classe dirigeante universaliste a engagé la lutte finale pour un monde sans frontières. La population issue de l’immigration, elle, sent qu’elle est en passe de prendre une revanche historique sur cet Occident qui domine le monde musulman depuis plus de mille ans. Quant au peuple de souche, confronté aux visées diaboliques de la classe dirigeante qui le trahit délibérément, il joue désormais sa survie. Entre les trois groupes qui constituent aujourd’hui la société française et européenne, c’est une lutte à mort qui s’est engagée.

Comment tout cela peut-il finir ? Quel avenir à court terme ? Quels scénarios possibles ? On peut songer à une première hypothèse, celle d’une amélioration notable et d’un apaisement général, accompagnés d’une intégration satisfaisante des immigrés, d’une régulation des flux migratoires acceptée par tous et d’une réconciliation des Français de souche avec leurs élites… Ce scénario positif d’une « reconsolidation » de nos sociétés sur des bases renouvelées nous paraît exclu.

Quatre autres scénarios sont envisageables, nous semble-t-il, qui peuvent au demeurant se combiner et se succéder (voir cette chronique). La poursuite de la dégradation, progressive et sans clash majeur, dans la continuité de ce qui se produit depuis une quarantaine d’années. L’écroulement brutal dans l’anarchie et la guerre civile ouverte. Un coup d’Etat d’extrême-droite, ayant pour objectif premier la remise en ordre, l’arrêt de l’immigration et le départ d’une partie des immigrés présents. La prise de pouvoir rapide des musulmans, suivie de la Soumission.

Le scénario le plus probable est le premier. Quant au plus désirable…

Il reste peu de temps si nous voulons vivre

Chronique de Paysan Savoyard

(n°43 – septembre 2010)

 

La France (et l’Europe) sont en train d’être envahies par des populations d’origine étrangère, maghrébines et africaines en particulier. Si l’immigration, légale et clandestine, n’est pas interrompue d’urgence et si une partie des immigrés déjà présents ne sont pas reconduits, nous allons devenir, nous les Français de souche européenne, minoritaires dans notre propre pays et notre civilisation, la civilisation européenne, va disparaître.

En l’absence de données officielles, on peut estimer le nombre des personnes originaires de l’immigration non européenne qui sont installées en métropole a au moins 12 millions. Ce nombre augmente chaque année d’environ 400 000 (le nombre des entrées légales s’élève à 160 000, chiffre officiel, celui des entrées clandestines peut être évalué à au moins 30 000, celui des naissances issues de l’immigration à 250 000 et à 60 000 celui des départs et décès, qui viennent en déduction). A ce rythme, la population de souche européenne sera minoritaire d’ici la fin du siècle (probablement dès 2050 chez les moins de 50 ans).

Cette immigration de peuplement massive constitue un bouleversement d’ampleur historique. Contrairement à ce qu’affirment les immigrationnistes, la France en effet n’a pas toujours été, tant s’en faut, un pays d’immigration. Le phénomène migratoire ne date que du milieu du 19e siècle. Jusque-là – et pendant mille ans – la France n’avait connu ni invasion réussie ni immigration et sa population était restée homogène. Ce dernier élément est déterminant : jusqu’aux années 1960, l’immigration reste européenne ; elle n’est extra européenne que depuis seulement… 50 ans.

Si rien n’est fait, l’ampleur des flux migratoires va faire disparaître notre civilisation. Nos règles de vie en société seront bouleversées (c’est ainsi que la discrimination positive, par exemple, vient d’ores et déjà contrevenir au principe d’égalité). Confrontés à l’afflux de populations qui manifestent d’importants besoins sociaux et contribuent peu à leur financement, nos services publics et nos systèmes sociaux, déjà fragilisés, seront mis en faillite. Les villes et leurs périphéries iront en se tiers-mondisant (ainsi que l’illustre déjà la multiplication des campements illégaux de nomades). L’invasion migratoire va se traduire également par une augmentation continue de la délinquance, de la violence, des incivilités. En butte à l’état d’esprit et au comportement agressif et hostile d’une partie croissante de la population immigrée (dont témoignent par exemple les clips et les textes de Rap), les Français de souche européenne devront de façon toujours plus fréquente éviter certains lieux, certains trajets, certains horaires, et, sur le qui-vive, passer leur chemin en baissant les yeux.

**

Il se trouve que l’immigration est acceptée, justifiée, encouragée et organisée par la classe dirigeante française (et européenne). Tous les gouvernements de la cinquième république ont voulu et mis en oeuvre cette immigration non européenne massive. A l’exception du parti « national », tous les partis politiques, de gauche, de droite, du centre, de l’extrême-gauche et de l’écologie, sont favorables à la poursuite de l’immigration légale (ou la considèrent du moins comme inévitable). C’est ainsi qu’en 2007 encore, M. Sarkozy mettait à son programme une reprise de l’immigration de travail, souhaitant que cette immigration « choisie » vienne occuper une place plus importante que l’immigration (familiale) « subie ». De fait le nombre des entrées légales d’immigrés non européens est encore plus élevé depuis que M. Sarkozy est ministre et président (ce nombre qui, selon l’Institut national d’études démographiques, était de 94 000 par an en moyenne de 1994 à 2001 est passé depuis 2002 à 162 000 par an en moyenne).

Une controverse animée entre la gauche et la droite sur la question de l’immigration est certes alimentée de façon permanente : mais il ne s’agit que d’un simulacre. Le débat en effet ne porte jamais que sur des questions marginales (la burka, les tests ADN, les minarets, la reconduite médiatisée de quelques clandestins…). Sa virulence même est destinée à dissimuler le fait que la classe dirigeante, toutes tendances confondues, a bien l’intention de poursuivre la même politique migratoire. L’autre objectif de ce pseudo débat en forme de jeu-de-rôles est d’aboutir à ce que la question centrale – faut-il ou non interrompre l’immigration et reconduire une partie des immigrés ? – ne soit jamais discutée ni même posée.

Jusqu’à présent, la majorité de l’électorat apporte ses suffrages à ces partis immigrationnistes. Les motivations des partisans de l’immigration sont doubles. Les actionnaires et dirigeants des entreprises voient dans l’immigration un moyen de comprimer les salaires et d’exercer une pression à la baisse sur les conditions d’emploi et de travail. Les autres électeurs favorables à l’immigration et à la cause des immigrés sont mus par des considérations idéologiques : choix de l’universalisme ; mauvaise conscience larvée à l’égard des « pauvres » ; préférence maladive pour « l’Autre » ; haine de la société occidentale (il est à noter cependant que la plupart des Français favorables à l’immigration et à la cause des immigrés, semblant ne pas craindre d’être accusés d’hypocrisie, s’arrangent le plus souvent pour habiter et scolariser leurs enfants là où ces immigrés restent rares).

Relevons au passage que la classe dirigeante et les universalistes sont également favorables – pour les mêmes motifs : intérêt des employeurs et idéologie universaliste – à la mondialisation économique (libérale pour les uns, altermondialiste pour les autres). La décision de réduire fortement les barrières douanières et de libérer les mouvements de capitaux s’est traduite, comme on le sait, par la destruction et la délocalisation d’une grande partie des emplois industriels : des régions françaises entières sont ainsi depuis plus de deux décennies confrontées au chômage de masse. Là encore, seul le parti « national » se déclare opposé à la mondialisation et favorable à un protectionnisme européen.

En menant à marche forcée une politique d’immigration massive, qui s’apparente à un processus sans précédent historique de « remplacement de population », la classe dirigeante française (et européenne) se place en quelque sorte en situation de haute trahison. Elle ne s’en tient pas là. Les immigrationnistes, multiculturalistes et autres métissophiles sont en train d’installer un régime de nature totalitaire : les données chiffrées concernant l’immigration sont dissimulées à l’opinion ou manipulées ; l’ensemble des moyens de communication sont mobilisés pour alimenter une propagande de tous les instants ; une novlangue immigrationniste a été inventée afin de travestir la réalité (« les jeunes » ; « les quartiers populaires » ; « le vivre ensemble »…) ; la Halde et différents autres organismes constituent les embryons d’une forme de police politique chaque jour plus entreprenante ;  les dissidents sont écartés des médias, insultés, pénalement poursuivis et menacés d’interdiction.

**

L’arrêt de l’immigration suppose la mise en oeuvre des principales mesures suivantes : modification de la loi et de la constitution pour mettre fin aux migrations familiales ; modification de la loi pour réserver l’attribution de la nationalité française aux descendants de Français (« droit du sang ») ; arrêt de la délivrance de visas dans les pays d’émigration ; reconduite des clandestins ; déchéance de la nationalité et reconduite des délinquants d’origine étrangère. Soulignons que ces mesures peuvent tout à fait être prises dans le respect des droits fondamentaux de la personne humaine, même si elles supposent le maintien de l’ordre et si nécessaire l’usage de la force publique (l’un et l’autre légitimes dès lors qu’une telle politique résulterait de la volonté exprimée par la majorité des Français).

**

L’immigration est une mauvaise chose en soi. Elle ne sert pas le développement des pays « pauvres », auxquels il appartient, en comptant avant tout sur leurs forces propres, de trouver les voies d’une évolution conforme à leurs valeurs et à leurs cultures.

Elle déstabilise les pays d’accueil et revient de facto à exproprier les populations légitimes et à les spolier de leur legs. La France et l’Europe appartiennent à ceux dont les ancêtres en ont travaillé la terre, l’ont défendue, y sont morts. L’oublier revient à trahir les voeux de ceux à qui nous devons d’être ce que nous sommes, à défaire les liens charnels nés du temps, à rompre les chaînes sacrées des générations et des héritages.

Ce point, enfin, nous paraît fondamental : seules les sociétés ethniquement et culturellement homogènes peuvent espérer connaître une paix civile durable. Au contraire les sociétés hétérogènes, multiculturelles, multiraciales et métissées, sont vouées tôt ou tard à la haine, aux conflits civils et aux tentatives d’élimination des communautés les plus faibles.

Tandis que partout dans le monde, les nationalismes se renforcent, les appartenances s’affirment, les identités s’exacerbent, les Européens sont les seuls à faire le choix de l’universalisme. Il s’agit là, nous semble-t-il, d’une erreur historique qui, si elle n’est pas d’urgence corrigée, nous conduira à être marginalisés en tant que peuple et à disparaître en tant que civilisation. Si nous voulons pouvoir conjurer cette issue, le temps désormais nous est de toute évidence chichement compté.

 

Chronique parue sur Fdesouche le 01/09/10