Attentats en Europe : Banalisation ou montée aux extrêmes ?

Chronique de Paysan Savoyard

(n°147 – août 2016)

 

Les actes terroristes commis en Europe par des immigrés et/ou des islamistes ont commencé dans les années 80. On enregistre depuis 2012 une augmentation spectaculaire de leur fréquence et de leur ampleur. Toulouse et Montauban (mars 2012 ; 7 morts) ; Paris La Défense (mai 2013) ; Joué-les-Tours (décembre 2014) ; Charlie et Hypercasher (janvier 2015 ; 17 morts) ; Nice (février 2015) ; Villejuif (avril 2015 ; 1 mort) ; St-Quentin-Fallavier (juin 2015 ; 1 mort) ; Thalys (août 2015) ; Paris Bataclan et cafés (novembre 2015 ; 130 morts). Paris commissariat de la Goutte d’Or (janvier 2016). Marseille (janvier 2016). Magnanville (juin 2016 ; 2 morts). Nice (juillet 2016 ; 86 morts). St-Etienne du Rouvray (juillet 2016 ; 1 mort).

Dans les autres pays européens la liste, pour s’en tenir aux années 2000, s’allonge également. Allemagne (mars 2011, Francfort, 2 morts ; juillet 2016, Munich, 9 morts ; juillet 2016, train régional Würzburg, 1 mort ; juillet 2016,  Ansbach). Angleterre (juillet 2005, métro de Londres, 56 morts ; mai 2013, Woolwich, 1 mort ; décembre 2015, métro de Londres ; août 2016, Londres, 1 mort). Belgique (décembre 2011, Liège, 4 morts ; mai 2014, Bruxelles, 4 morts ; mars 2016, aéroport et métro de Bruxelles, 32 morts). Danemark (février 2015, Copenhague, 2 morts). Pays-Bas (novembre 2004, assassinat de T. Van Gogh). Suède (décembre 2010, Stockholm).

Sans oublier les attentats évités par la police (si l’on en croit les autorités). Sans oublier les nombreux cas d’apologie du terrorisme. Sans oublier les attaques au couteau commises par des immigrés « déséquilibrés » (Suisse, août 2016 ; Strasbourg, août 2016). Sans oublier la délinquance, ce terrorisme du quotidien. Sans oublier les agressions sexuelles de masse dans les villes allemandes au Nouvel An (ainsi que dans des festivals de musique dans plusieurs pays scandinaves). Sans oublier les messages de haine anti-France dont le Rap est truffé…

A chaque attentat, on peut effectuer les mêmes constatations. Avec les dernières attaques, un élément nouveau est toutefois apparu et il est particulièrement significatif.

 

  • Inefficacité et laxisme à chaque fois mis en lumière

Chaque nouvel attentat confirme l’absolu laxisme des pouvoirs publics.

L’on constate à chaque fois que les terroristes et leurs complices étaient tous ou presque connus des services de police, soit comme délinquants soit comme islamistes radicaux. Certains avaient été condamnés. Plusieurs étaient en situation irrégulière en Belgique ou en France. Ils ont tous pourtant été laissés libres d’agir.

 

  • La poursuite obstinée de la politique immigrationniste

Les attentats qui se succèdent, toujours commis par des immigrés, ne conduisent aucunement la classe dirigeante à réviser sa politique immigrationniste.

Loin d’envisager de fermer les frontières, l’UE se préoccupe de savoir si la répartition des réfugiés dans les différents pays européens va se faire sur la base du volontariat des différents gouvernements ou leur être dictée de façon automatique.

Après avoir imposé aux Allemands l’accueil de 1,3 millions d’immigrés en 2015, Mme Merkel milite désormais pour que les Turcs n’aient plus besoin de visa pour entrer en Europe.

L’oligarchie française n’est pas en reste, cela va sans dire. Elle a ainsi fait voter il y a quelques mois, en toute discrétion, une loi qui va encore accentuer les flux migratoires. Cette loi 2016-274 du 7 mars 2016 comporte notamment les dispositions suivantes : remplacement des cartes de séjour annuelles par des cartes pluriannuelles ; élargissement du droit des étudiants à rester en France à l’issue de leurs études pour occuper un emploi ; élargissement du droit des immigrés à séjourner en France pour raison de santé ; développement de l’assignation à résidence des immigrés faisant l’objet d’une mesure d’éloignement du territoire, de préférence à leur incarcération.

Moins que jamais enfin, soulignons-le, l’oligarchie envisage de demander son avis au peuple par référendum sur la poursuite de la politique immigrationniste.

 

  • Une propagande soutenue

Les attentats incitent la classe dirigeante à redoubler l’intensité de sa propagande. Celle-ci se déploie dans trois directions principales :

Il s’agit d’abord de s’efforcer de dédouaner les pouvoirs publics : « La guerre contre Daech est une guerre mondiale, nécessairement longue : il faut donc apprendre à vivre avec le terrorisme ».

La propagande s’efforce, deuxièmement, de mettre en cause la population Française et de lui faire porter une partie de la responsabilité : « Le terrorisme naît et prospère dans un terreau favorable : les communautés immigrées, d’où sont issus les terroristes, sont en effet trop souvent victimes du racisme, des discriminations, des inégalités, du chômage ».

La classe dirigeante met en cause spécialement les Français qui votent pour l’extrême droite. Celle-ci est accusée d’avoir une part de responsabilité parce qu’elle « jette de l’huile sur le feu, encourage le racisme et propage la haine ». C’est pourquoi l’extrême droite est présentée comme le pendant de l’extrémisme islamiste, tous deux associés pour ruiner « le vivre ensemble ».

L’objectif essentiel de la propagande est d’éviter que soit mis en avant un lien de cause à effet entre immigration et terrorisme. C’est pourquoi la classe dirigeante s’efforce de convaincre l’opinion de ce que les terroristes ne représentent qu’une petite minorité : «  La grande majorité des immigrés n’ont rien à voir avec le terrorisme, sont désireux de s’intégrer et de respecter les lois et les valeurs de la république ».

Cette propagande, faut-il le préciser, est de bout en bout mensongère.

Le terrorisme en France, premièrement, n’est pas d’abord lié aux interventions françaises en Syrie ou à l’Irak : il existait bien avant elles. Il touche d’ailleurs également des pays qui ne sont nullement engagés dans ces conflits (comme l’Allemagne ou la Belgique). Le terrorisme en Europe prend certes sa place dans la lutte que mène l’Etat islamique pour instaurer un califat à l’échelle mondiale. Mais il résulte avant tout de la volonté d’une partie de la communauté immigrée d’affronter ouvertement les Européens et les sociétés européennes.

La société française, deuxième point, n’est pour rien dans le radicalisme musulman. Celui-ci monte de la même manière dans tous les pays européens, y compris les plus ouverts et les plus tolérants, comme les pays scandinaves. Ces derniers en outre n’ont pas de passé colonial ni esclavagiste : cela ne les empêche aucunement d’être touchés par la montée de l’islamisme.

S’agissant de la montée de l’extrême droite, elle n’est évidemment pas une cause de la radicalisation des musulmans mais tout au contraire l’une de ses conséquences.

Enfin, troisièmement, la distinction faite entre radicaux et musulmans modérés ne correspond pas à la réalité. Il n’y a pas entre eux de ligne de partage : au sein de la communauté musulmane, les terroristes sont comme des poissons dans l’eau.

 

  • La soumission en marche

La dernière constatation qu’il est possible d’effectuer au vu des derniers attentats est, elle, inédite : on  a vu à cette occasion apparaître en pleine lumière, pour la première fois, des comportements de soumission caractérisée.

C’est ainsi que trois personnes directement victimes des attentats ont éprouvé le besoin de proclamer leur refus de la haine et des amalgames. Une victime de l’attentat de Bruxelles amputée d’une jambe appelle à ne pas faire d’amalgames entre terroristes et musulmans. Un autre, qui a perdu son fils dans l’attentat du Bataclan, déclare qu’il n’a « pas de haine », se demande à propos des terroristes, « comment la France a pu échouer à donner de l’espoir à autant de jeunes » et considère qu’il doit lui-même en prendre « une part de responsabilité ».  Un autre, encore, qui a perdu sa femme dans l’attentat du 13 novembre, se multiplie dans les médias pour plaider le vivre ensemble.

A en juger par ces réactions, la soumission que prophétise Houellebecq semble bel et bien en marche.

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Un jour ou l’autre les prochains attentats ajouteront de nouvelles dimensions à ce schéma déjà catastrophique. On peut notamment penser aux trois suivantes :

Inévitablement l’un des futurs attentats franchira un cap quantitatif : attaque chimique, empoisonnement de l’eau d’une ville, vague d’incendies coordonnés avec attaque des pompiers débordés, destruction d’un barrage, attentat dans une centrale nucléaire…  Avec cette fois-ci des milliers de morts. Les attentats pourraient également marquer un saut qualitatif en s’attaquant à des éléments majeurs du patrimoine national (destruction d’oeuvres d’art ou de monuments symboliques, par exemple).

Il n’est pas exclu d’autre part qu’un futur attentat fournisse à la classe dirigeante un prétexte pour se débarrasser de ses principaux opposants : l’extrême-droite. Le régime pourrait s’efforcer de mettre en cause sa responsabilité, par exemple en fabriquant un attentat de toutes pièces ou en manipulant un émule de Breivik et en l’incitant à passer à l’action. Les leaders d’extrême-droite pourraient alors été arrêtés dans la foulée et les partis et les médias de leur mouvance interdits. C’est de cette manière que  l’incendie du Reichstag avait permis à Hitler de se débarrasser des communistes allemands. De même celui de Rome avait donné à Néron l’occasion de désigner et de pourchasser les Chrétiens.

Un prochain attentat pourrait également entraîner de la part de la classe dirigeante française un geste de soumission spectaculaire. On se rappelle que les émeutes de 2005 avaient conduit M. Sarkozy à mettre en place de nombreux mécanismes de discrimination positive : dans le même esprit un prochain attentat pourrait inciter le président du moment à nommer, par exemple, un premier ministre musulman.

De sorte que la question, nous semble-t-il, se pose désormais de la façon suivante. La répétition probable des attentats va-t-elle entraîner un effet de banalisation, d’acceptation passive et d’adaptation progressive de la population à ce nouveau contexte ? Ou bien provoquera-t-elle une montée aux extrêmes, par un mécanisme d’action-réaction et d’enchaînements à progression géométrique ? Nous ne devrions pas tarder à le savoir.

 

Deux nouveaux attentats en France : La classe dirigeante, première coupable

Chronique de Paysan Savoyard

(n°146 – juillet 2016)

 

La série des attentats commis par des islamistes continue. Cette fois c’est à Nice et St-Etienne-du-Rouvray, dans la banlieue de Rouen. Le premier attentat frappe par le nombre des morts (84). Le second par son caractère délibérément symbolique : un prêtre dans son église pendant la messe, vieillard de 85 ans, égorgé à genoux après une proclamation en arabe, selon le protocole fixé par l’Etat islamique.

Le terrorisme peut donc frapper partout : dans une grande ville balnéaire en principe fortement sécurisée ; comme dans une banlieue quelconque de la France déshéritée. Il peut frapper tout le monde : des passants choisis au hasard aussi bien que les cibles les plus symboliques.

Les premiers attentats commis en France par des immigrés issus du monde musulman datent des années quatre-vingt. Les attentats de ces derniers mois illustrent une double évolution : une fréquence et une régularité croissante ; une ampleur elle aussi croissante en termes de nombre de victimes.

Les autres pays européens envahis par les immigrés font face également, comme il est logique, aux attaques terroristes : la Belgique et l’Allemagne ces dernières semaines (3 attaques en Allemagne en quelques jours)…

La classe dirigeante, qui organise depuis cinq décennies une immigration massive, est directement responsable de ces attentats, aussi responsable que les terroristes qui les ont personnellement perpétrés. Du moins les terroristes nous débarrassent-ils de leur présence en mourant dans les attaques, tandis que les dirigeants Français et Européens restent, pour l’heure, impunis.

Pour dissimuler sa responsabilité et pouvoir poursuivre sa politique immigrationniste et mondialiste, la classe dirigeante multiplie, comme à chaque attentat, les contre-vérités. Nous nous concentrerons pour cette fois sur les trois plus grossières.

 

  • « Nous sommes en guerre avec le terrorisme »

M. Hollande l’assure : la France est en guerre avec le terrorisme. Il nous paie de mots bien entendu. Bien loin de mener une quelconque guerre, les pouvoirs publics continuent à afficher un laxisme complet à l’égard des populations à risque. La délinquance ne fait l’objet d’aucune répression sérieuse. Les actes émeutiers dans les banlieues sont quotidiens (voitures brûlées, policiers, pompiers et chauffeurs de bus caillassés…). Quant aux terroristes, ils disposent manifestement d’une grande liberté de mouvement.

Les deux derniers attentats mettent ainsi en lumière, comme à chaque fois, le laxisme et l’incompétence des autorités et des services censés protéger la population. Comme à chaque fois les auteurs étaient connus et repérés comme délinquant et/ou islamiste. Celui de Nice avait été condamné pour des faits de violence. L’un des terroristes de Rouen était fiché « islamiste radical » et avait été emprisonné pour avoir tenté par deux fois de rejoindre la Syrie. Ces deux personnages ont pu pourtant commettre leurs attentats librement.

Comme à chaque attentat, M. Hollande annonce que la France renforcera sa participation  à la lutte contre Daech en Syrie. Pourtant ce n’est évidemment pas en Syrie, ni en Irak, ni au Mali que les choses se jouent pour les Européens. Même si l’Etat islamique est chassé de toutes les régions dont il a pris le contrôle, il se reconstituera ailleurs dans un autre secteur du monde musulman en guerre. Et surtout, même si Daech est finalement privé de toute base territoriale, cela ne l’empêchera nullement de continuer à lancer des mots d’ordre et d’inciter ses sympathisants à passer à l’acte en Europe et partout dans le monde.

 

  • « Nous devons désormais vivre avec le terrorisme »

La droite réclame des mesures de durcissement, qu’elle n’avait pas prises quand elle était elle-même confrontée au terrorisme et qui sont de toute façon dérisoires (comme l’internement des fichés S).

La gauche, elle, déclare que la guerre contre le terrorisme sera longue. Elle fait valoir qu’il est impossible de surveiller tous les terroristes potentiels et tous les lieux susceptibles d’être frappés. Elle proclame, qui plus est, « refuser des mesures qui menaceraient les libertés, l’état de droit et nos valeurs ». Tirant la conclusion logique de ces trois prémisses, elle annonce que les Français vont « devoir vivre avec le terrorisme ».

Cette impuissance assumée des pouvoirs publics est évidemment scandaleuse. Le premier des droits et la première des libertés sont bien de pouvoir vivre en sécurité dans son propre pays. Le premier des devoirs d’un gouvernement n’est pas de célébrer des « valeurs » mais d’assurer la sécurité de sa population.

Les aveux d’impuissance volontaire des pouvoirs publics sont d’autant plus odieux qu’ils s’accompagnent de proclamations faussement martiales, de regards sombres surjoués et de coups de mentons ridicules : « en guerre…, état d’urgence…, devoir de résister…, fierté…, valeurs…, pas peur… ». Cette logorrhée sans consistance, ce bavardage vide de contenu, cette jactance dérisoire pourraient susciter de la part de la population française ainsi abusée et manipulée une réaction d’irrépressible colère… Il n’en est rien, au grand soulagement des oligarques.

Il serait pourtant évidemment possible de mettre fin rapidement au terrorisme (ainsi qu’à la délinquance de masse) si un gouvernement digne de ce nom choisissait de mettre en œuvre les mesures adaptées. Ni inhumaines, ni sanglantes, ces mesures seraient, pour les plus importantes, au nombre de quatre. Enfermer pour des périodes longues tous les délinquants récidivistes. Expulser les étrangers délinquants, y compris les étrangers naturalisés. Arrêter l’immigration. Conduire par différents moyens une partie des immigrés à regagner leur pays d’origine.

Redisons cette évidence. Les attentats sont tous attribuables à des personnes d’origine immigrée : pas d’immigration et pas d’immigrés, pas de terrorisme.

Mettre en œuvre ces politiques. Ou accepter de vivre avec le terrorisme… A nous de voir.

 

  • « Face aux terroristes qui veulent nous diviser, nous devons préserver la cohésion des Français de toutes origines et de toutes confessions »

Comme à l’habitude, la classe dirigeante en appelle à l’unité des Français de toutes origines et de toutes confessions. « Faire bloc, dit M. Valls, face à ceux qui veulent nous diviser… et créer une guerre de religions ». « Nous devons être dans une cohésion, dans un ensemble, dans un bloc » renchérit M. Hollande, dans le style hésitant et bancal qui n’appartient qu’à lui. M. Juppé a les mêmes mots : « Quelle que soit leur religion, les Français doivent faire bloc ».

Dans le même temps la classe dirigeante entend profiter des attentats pour tenter de disqualifier les « populistes » et les « obsédés du grand remplacement » qui dénoncent sa politique immigrationniste. Selon la classe dirigeante, la vraie fracture n’oppose pas Français de souche et musulmans, mais ceux qui veulent « vivre ensemble », dont l’immense majorité des immigrés, et ceux qui cherchent la confrontation : les islamistes et l’extrême droite. Présentés comme des frères ennemis, ou comme les deux faces d’une même pièce, populistes et islamistes sont ainsi renvoyés dos à dos. Signalons par exemple ce tour de force de SOS Racisme qui dans un communiqué a réussi à qualifier les terroristes de mouvement « d’extrême droite » !

Pour affirmer que l’immense majorité des musulmans et des immigrés sont modérés, pacifiques, désireux de s’intégrer et qu’ils « n’ont rien à voir avec le terrorisme », la classe dirigeante estime disposer de preuves irréfutables : « Les responsables de la communauté musulmane condamnent unanimement chaque attentat. De plus parmi les victimes des attentats, on trouve à chaque fois des personnes d’origine immigrée ». Ce qui permet aux oligarques de l’affirmer : « Les musulmans sont eux aussi des victimes du terrorisme. Ils en sont même les premières victimes puisque les attentats augmentent le racisme et la suspicion à leur égard ».

L’analyse mise en avant par la classe dirigeante est erronée dans sa totalité :

Parce que même si les terroristes ne sont évidemment qu’une minorité au sein de la communauté musulmane, ils sont tout de même, de toute évidence, nombreux.

Parce que les situations où de jeunes d’immigrés proclament leur solidarité avec Daech et  les terroristes sont monnaie courante  dans la rue et dans les établissements scolaires.

Parce que l’islam n’est pas une religion de paix. Le Coran est rempli de proclamations guerrières et haineuses. Et les pays musulmans sont tous en guerre, civile ou externe.

Parce que le monde musulman et l’Europe ont toujours été en conflit. Modérés ou non, tous les musulmans cultivent dès lors un certain degré de ressentiment envers les Européens.

Parce que les terroristes et les musulmans vivent en symbiose. Ils appartiennent aux mêmes familles, fréquentent les mêmes mosquées, partagent les mêmes analyses fondamentales. Il n’y a pas de solution de continuité entre modérés et islamistes. Au sein de la communauté musulmane, les islamistes sont comme un poisson dans l’eau.

Parce que même si les musulmans ne sont certes pas terroristes pour la plupart, beaucoup sont tout de même délinquants. Beaucoup d’entre eux également pourrissent la vie quotidienne des Français moyens par leur comportement incivil et agressif.

Parce que de nombreux immigrés s’abreuvent aux chansons de rap, truffées d’incantations antiFrance haineuses et guerrières.

Parce que les braves gens qui, bien sûr, existent parmi les immigrés, n’ont pas la parole : ils ne pourront pas et ne voudront pas se mettre en travers des radicaux qui font la loi.

Certes les musulmans, aussi bien en Europe que dans les pays où ils sont majoritaires, ne sont pas unis. Ils sont même, comme nous le notions plus haut, le plus souvent en guerre : guerres ethniques et tribales ; oppositions raciales et nationales (entre Arabes, Turcs, Perses…) ; lutte entre sunnites et chiites. L’affrontement entre l’Etat islamique (et avant lui Al Quaida) et les régimes en place dans les différents pays de la zone constitue l’un des conflits qui traversent le monde musulman. Daech est l’ennemi du régime marocain, du régime turc, du régime saoudien : mais le fait que les dirigeants Saoudiens ou les Turcs sont les ennemis de Daech n’en fait pas pour autant des amis de l’Europe.

De même, dans nos pays, la plupart des musulmans ne sont pas, sans doute, favorables à Daech  et ils en sont parfois les victimes : cela ne fait pas d’eux pour autant nos amis, contrairement à ce que prétendent les dirigeants européens félons.

Daech veut déclencher une guerre frontale entre l’Occident et le monde musulman, qu’il veut regrouper en un califat mondial. Les musulmans modérés participent eux, de façon consciente ou non, à une autre stratégie : la conquête de l’Europe en douceur par l’immigration et la démographie.

La stratégie de conquête par le nombre et le projet de Daech sont concurrents et ennemis : cela ne fait pas des musulmans modérés nos amis.

On renverra sur ce point à notre article de novembre 2015 suite aux attentats de Paris.

 

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Notons que l’assassinat du prêtre de St-Etienne-du-Rouvray a suscité de la part des catholiques des réactions aussi atterrantes que prévisibles : nous y reviendrons dans un article suivant.

Terminons par cette question. Se peut-il que la multiplication des attentats finisse par provoquer un renversement de la situation et conduise les populations Françaises et Européennes à porter enfin au pouvoir des responsables qui arrêteront l’invasion migratoire ?

Etats-Unis : le Melting-Pot était une fable

Chronique de Paysan Savoyard

(n° 145 – juillet 2016)

 

  • Etats-Unis : le Melting-Pot était une fable

Cinq policiers blancs ont été assassinés à Dallas le 8 juillet par un Noir qui voulait venger les Afro-Américains abattus par la police. Les policiers assassinés encadraient précisément une manifestation dénonçant les bavures policières dont les Noirs estiment être spécialement victimes. Un nouveau mouvement de défense de la communauté Noire s’est constitué à cette occasion.

Le constat s’impose. Les relations entre communautés et entre races aux Etats Unis ne sont pas apaisées. Et elles ne l’ont jamais été. Les Noirs sont surreprésentés dans les prisons et dans les chiffres du chômage, sous-représentés dans les universités. Les Etats-Unis sont une addition de communautés qui coexistent plus ou moins pacifiquement mais vivent sur un mode communautaire. Les votes sont déterminés par les appartenances communautaires et raciales. C’est ainsi que les minorités hispaniques (18 % de la population) et afro américaines (13 %) votent massivement démocrate tandis que les Blancs se partagent entre les deux grands partis. Ces Blancs sont en train de perdre leur domination : compte tenu de leur natalité et de l’immigration, les Hispaniques deviendront le groupe dominant à l’échéance de 2050.

A l’occasion de l’élection d’Obama, élu notamment par des Blancs, les analystes autorisés s’étaient félicités de ce que l’électorat ne considérait plus la race comme un paramètre important. Les Etats-Unis, expliquaient-ils, étaient devenus un pays indifférent à la race. C’était faux bien sûr, les violences de ces derniers mois le montrent.

Notons qu’en France pendant des décennies, l’éducation nationale a abreuvé les élèves d’analyses décrivant les Etats-Unis comme un Melting-Pot. C’était, comme on le voit, de la propagande.

 

  • Festivals de cynisme

Avec le début de l’été reprend le cycle des festivals culturels, de musique classique, de théâtre, de danse, organisés un peu partout en France. Le public cultivé auquel ces festivals sont destinés partage et propage souvent les idées de la couche dirigeante de la société à laquelle ils appartiennent. Enfants de la révolution française, ils sont très généralement athées militants. C’est pourtant dans les églises, monastères et basiliques que se déroulent la plupart des spectacles et concerts ! Les amateurs des festivals culturels sont républicains et démocrates mais se pressent dans les gentilhommières et les parcs des châteaux. Ils goûteraient peu que leur soient proposés des spectacles sur les parkings des centres commerciaux ou les parvis des villes nouvelles. Ils sont modernes mais détestent les lieux de la modernité. Hommage du vice à la vertu, ils révèrent la beauté et la puissance d’évocation des bâtiments classiques

De même ils préfèrent habiter dans les immeubles haussmanniens ou mieux encore dans les hôtels particuliers de l’Ancien régime, laissant aux autres les barres et les tours inspirées de Le Corbusier, dont ils louent par ailleurs le génie.

L’hypocrisie et le cynisme de la couche dirigeante sont sans limites.

 

  • La distribution du Bac : illusion, impasse, démagogie

L’année scolaire se termine avec ces deux événements : le Bac et l’orientation dans l’enseignement supérieur. Chaque année un peu plus les aberrations du système apparaissent en pleine lumière. Le Bac est distribué avec largesse : 87 % de réussite. Les notes sont relevées, harmonisées, manipulées pour que le taux de réussite soit suffisamment élevé et qu’il soit à peu près le même dans les différents départements. Grâce à ces subterfuges, la plupart des élèves atteignent le niveau du bac puisqu’on a créé pour ce faire bac techno et bac pro. Tous les bacheliers intègrent ensuite l’enseignement supérieur puisque la détention du bac y ouvre droit à une inscription. Et l’oligarchie de se féliciter de l’augmentation du niveau.

La réalité n’est pas celle-là bien entendu. La sélection est aussi féroce qu’avant mais elle s’opère de façon discrète. Les filières sélectives (écoles d’ingénieurs, écoles de commerce, science po) organisent des concours d’entrée. Les classes préparatoires choisissent sur dossier, en fonction du lycée d’origine, de l’âge, des mentions et des bulletins. Les universités, elles, ne peuvent généralement pas sélectionner à l’entrée mais elles écrèment par un échec massif en première année. Les filières universitaires qui n’effectuent pas cet écrémage sont celles qui débouchent sur des diplômes sans valeur sur le marché du travail. Enfin de nombreux étudiants sortent sans diplôme après avoir redoublé ou triplé.

Il faudrait faire l’inverse. Sélectionner à l’entrée de l’enseignement supérieur afin de garantir à la sortie un emploi correspondant aux études suivies. Il faudrait dans le secondaire mettre fin au collège unique, sélectionner à  l’entrée dans les études générales et conduire la majorité de la cohorte vers l’enseignement professionnel et l’apprentissage.

Le système de formation devrait en effet refléter la réalité de l’organisation sociale : la majorité des emplois ne sont pas des emplois supérieurs d’encadrement et de conception mais des emplois d’encadrement intermédiaire et des emplois d’exécution.

Quand consentira-t-on à tourner le dos à la démagogie et aux illusions ?

Vive l’équipe de France. A bas la France !

Chronique de Paysan Savoyard

(n°144 – juillet 2016)

 

  • Brexit : les Anglais contre les Anglais

A 52 %, les Anglais ont voté pour la sortie de l’Union européenne. Les membres de la classe dirigeante, en France notamment, ont en chœur manifesté leur incompréhension. L’Europe telle qu’elle est correspond très exactement aux souhaits et aux intérêts des Anglais : l’UE est avant tout un grand marché intérieur, régi par le principe de libre concurrence, où les capitaux, les marchandises et les travailleurs circulent librement. De même l’Europe est pleinement intégrée à la mondialisation mise en œuvre grâce aux décisions stratégiques prises ces dernières décennies : baisse continue des droits de douane, libre circulation des capitaux internationaux. « Comment se fait-il que les Anglais puissent souhaiter quitter cette Europe libérale et mondialiste qui correspond trait pour trait à leurs vœux » s’interrogent les oligarques ?

La réponse est pourtant évidente. La classe dirigeante, en Angleterre comme ailleurs en Europe, est favorable à l’Europe libérale et à la mondialisation, dont elle profite. Le peuple, lui, est hostile à cette Europe qui a entraîné délocalisations, chômage, marginalisation de la classe autrefois ouvrière, appauvrissement de la classe moyenne, sentiment d’abandon et perte de confiance dans l’avenir.

L’immigration, bien sûr, est la seconde raison du vote pour le Brexit : la majorité des Anglais ont voté contre cette Europe qui laisse entrer les immigrés en masse. L’UE organise, qui plus est, une immigration intra européenne de travailleurs détachés, qui viennent casser les salaires.

Les oligarques rétorquent que le vote pour le Brexit est incohérent puisque le Royaume-Uni n’est pas membre de Schengen et que, dès lors, l’UE n’est pour rien dans l’arrivée massive des immigrés. L’argument n’est pas contestable mais il met en évidence l’autre signification du vote Brexit : les Pro Brexit n’ont pas seulement voté contre l’UE mais également contre leur classe dirigeante, complice de la mondialisation et organisatrice de l’immigration.

Ce vote le confirme. Il y a deux Angleterre. Le peuple de souche vote contre l’UE et la mondialisation, contre l’immigration et contre l’oligarchie. A l’opposé la classe dirigeante, logiquement rejointe par les immigrés, est favorable à l’Europe et à l’immigration. A quelques semaines d’écart les deux Angleterre ont emporté chacune une victoire : la mairie de Londres pour les uns ; la sortie de l’Union européenne pour les autres.

La même opposition se présente partout en Europe et dans tout le monde occidental : la majorité du peuple de souche d’un côté ; la classe dirigeante, gauche et droite confondues, alliée aux immigrés, de l’autre. Les épisodes marquants de ces dernières semaines illustrent l’âpreté de la lutte qui s’est engagée : la désignation de Donald Trump ; la courte défaite de l’extrême-droite en Autriche.

On connaît au moins deux des prochains épisodes de cette lutte à mort. La nouvelle élection organisée en Autriche en octobre après l’annulation du scrutin de mai. Et la tentative probable de la classe dirigeante britannique et européenne de ne pas donner de suite concrète au vœu exprimé par les partisans du Brexit.

Entre les deux blocs un climat de guerre civile s’est installé.

 

  • Assassinat de Magnanville : le terrorisme en voie de banalisation

Le terrorisme islamiste s’est de nouveau illustré. Cette fois-ci le mode opératoire a changé : le couple de policiers a été assassiné à l’arme blanche à son domicile. Ce nouvel attentat montre que le terrorisme peut prendre de multiples formes, y compris les plus simples et les plus impossibles à éviter : poignarder au hasard dans la rue ; lancer une voiture dans la foule ; pousser les gens sur les voies du métro…

L’attentat a confirmé le laxisme et l’impuissance des pouvoirs publics : comme c’est le cas à chaque attentat, le terroriste était parfaitement connu de la police et de la justice et avait été condamné.

La réaction de la classe dirigeante a été la même que d’habitude. Elle poursuit à chaque fois quatre objectifs : Minimiser les faits : « l’assassin était un individu isolé ». Dédouaner la classe dirigeante : « Les attentats sont inévitables et il faut apprendre à vivre avec ». Faire porter la responsabilité sur la société française : « Le terrorisme est au moins en partie attribuable au chômage, au racisme, aux ghettos, aux contrôles au faciès ». Et surtout occulter le lien causal entre immigration et terrorisme : « L’immense majorité des immigrés sont pacifiques ».

La réalité est exactement inverse, bien sûr.

L’assassinat de Magnanville s’inscrit bien, premièrement, dans le projet terroriste du djihadisme, qui donne des consignes générales sans avoir nécessairement besoin de mobiliser des réseaux structurés.

La classe dirigeante, deuxièmement, est coupable, évidemment, et elle l’est triplement : elle est coupable à la fois de son incompétence ; de son laxisme ; et de son immigrationnisme.

Les immigrés, troisièmement, ne sont aucunement des victimes : ils profitent des politiques sociales davantage que la plupart des Français. Ils sont en outre généralement profondément racistes, bien plus que la quasi totalité des Français

La contre-vérité majeure du discours de la classe dirigeante, quatrièmement, est la suivante. Le problème posé à la société française n’est pas seulement, comme elle le prétend, celui du terrorisme, du djihadisme ou de l’islam radical. Ce constat simple le démontre : la délinquance, les incivilités et la cohabitation difficile avec les « milieux défavorisés » pèsent au quotidien sur la société française plus lourdement encore que le terrorisme. Or ces comportements sont attribuables pour l’essentiel aux immigrés et ils sont sans rapport direct avec le djihadisme et l’islam radical ni avec l’islam lui-même.

Le problème-clé auquel est confrontée la société française n’est pas le terrorisme, ni l’islam radical, ni même l’islam tout court : c’est l’immigration.

 

  • Euro de Foot : Vive l’équipe de France. A bas la France !

L’équipe de France paraît bénéficier d’un important soutien populaire. Les matches de la France suscitent une forte audience télé. Il y a de nombreux drapeaux tricolores aux fenêtres. Dans les « fan-zones » ou les terrasse des cafés, les supporteurs se griment de tricolore et agitent des fanions.

Ce comportement ne laisse pas d’étonner alors qu’il paraît difficile de communier avec une équipe dont seulement quatre éléments sont de souche européenne.

Il faut en conclure qu’un grand nombre de Français ont une conception de la nation conforme à ce que souhaite la classe dirigeante : la nation comme communauté de valeurs, indifférente à la race.

Le plus étonnant est que parmi les supporteurs enthousiastes de l’équipe de France, certains agitent les drapeaux et chantent la Marseillaise alors qu’ils se déclarent habituellement citoyens du monde et partisans d’un monde sans frontières. Un certain nombre d’entre eux, qui plus est, vont supporter la France alors qu’ils ne s’intéressent que très modérément au football.

Leur seule motivation, dès lors, ne peut être que celle-là : ils supportent la France avec entrain parce que l’équipe de France est la représentation du monde dont ils rêvent. Un monde universel où chacun circule librement et s’installe où il veut, un monde de mélange, de brassage, de mixité ethnique, un monde multicolore et multiculturel. Ils supportent l’équipe de France parce que les Blancs y sont minoritaires. Ils supportent l’équipe de France parce qu’ils n’aiment pas les Français.

 

 

 

Comment peut-on être populiste ?

Chronique de Paysan Savoyard

(n°143 – juin 2016)

 

Pour combattre et tenter de discréditer ses contempteurs, le Système utilise différents arguments de propagande. Parmi les plus utilisés on trouve celui-ci : le Système mondialiste et immigrationniste accuse ses opposants de « démagogie » (ou de « populisme », les deux termes étant synonymes).

A en croire les oligarques, toute politique recueillant les faveurs du peuple serait pas nature viciée et suspecte. Nous voulons ici montrer la fausseté de ce sophisme.

 

  • Une élite démocrate… jusqu’à un certain point

Il faut d’abord souligner qu’en dénonçant de façon compulsive le populisme et la démagogie, les hiérarques révèlent la conception de la démocratie qui est la leur : ils sont démocrates de façon très partielle. Aux yeux de la classe dirigeante, le peuple en effet a mauvaise réputation.

Bien qu’ils s’en défendent, les oligarques considèrent tout d’abord que le peuple a tendance par nature à se comporter comme une populace, une foule grégaire et irréfléchie, dont il convient de se méfier.

La classe dirigeante prend les aspirations de la foule avec méfiance parce qu’elle estime, deuxièmement, que le peuple n’est pas apte à se prononcer de façon pertinente. Il ne dispose pas, selon elle, des éléments d’information et des clés de compréhension permettant de fonder ses positions sur des faits exacts et des raisonnements rationnels.

Les oligarques considèrent enfin que, par nature, le peuple et les dirigeants ne se situent pas sur le même registre. Tandis que le peuple réagit en fonction des intérêts particuliers, les gouvernants eux se targuent d’être en charge l’intérêt général. Le gouvernant digne de ce nom, dès lors, serait celui qui sait s’opposer aux désirs populaires et prendre le risque de déplaire.

Pour ces raisons les dirigeants du Système sont démocrates… à condition que la démocratie prenne la forme d’un vote pour des représentants (lesquels sont dans la pratique des politiciens professionnels membres de la classe dirigeante). Ils ont en revanche une sainte horreur de la démocratie directe et du référendum.

Profitons-en pour préciser que, pour notre part, nous ne sommes pas partisans de la démocratie. Nous pensons nous aussi, comme l’oligarchie, que le peuple n’est pas à même de participer valablement à la décision. Nous préférons un pouvoir qui décide sans s’embarrasser d’élections.

Mais un tel pouvoir n’est légitime qu’à deux conditions. Il doit être à l’écoute du peuple et le consulter (ce qui n’implique pas de suivre ses désirs en toute circonstance) ; il doit avoir pour objectif la poursuite de l’intérêt général.

C’est sur ces deux terrains que nous récusons l’actuelle classe dirigeante. Elle se présente comme démocrate alors que les élections qu’elle organise constituent un simulacre, le choix offert à l’électorat n’étant que d’apparence.  Non contente de lui confisquer le pouvoir, la classe dirigeante méprise le peuple et en ricane sous cape. Poursuivant ses propres intérêts, elle ne tient aucun compte de l’intérêt général et des désirs du peuple, qu’elle manipule, qu’elle leurre et qu’elle trahit.

En dénonçant à tout propos démagogie et populisme, cette oligarchie prétendument démocrate fait délibérément l’amalgame entre deux  attitudes qui n’ont rien à voir.

 

  • La démagogie consiste à plaire au peuple quand on sait qu’il a tort

La démagogie consiste à vouloir plaire au peuple alors qu’on sait qu’il a tort et que ses désirs vont à l’encontre de l’intérêt général. Dépenser inconsidérément alors que l’état des finances ne le permet pas ; flatter des instincts belliqueux alors que la paix est possible ; favoriser des comportements d’oisiveté : voilà des politiques démagogiques.

Donnons quelques exemples de politiques démagogiques suivies ces dernières années. La politique consistant à faire croire que tout le monde ou presque a vocation à occuper un emploi supérieur, intéressant et bien rémunéré en est une première illustration. Cette politique démagogique a été conduite à compter des années soixante-dix. Elle a consisté à accueillir toute les classes d’âge dans un « collège unique », à favoriser l’accès de tous ou presque aux études longues et générales, à distribuer le baccalauréat largement, à augmenter sans cesse le nombre des étudiants. Tout cela débouche sur la sortie du système scolaire sans aucun diplôme pour 20 % de chaque classe d’âge, sur un échec universitaire massif, sur des diplômes sans débouchés, sur des emplois qui ne correspondent pas au niveau des études. C’est une politique démagogique parce que la société n’a besoin que d’un nombre réduit d’emplois supérieurs (emplois de conception, d’encadrement et de contrôle). Les emplois les plus nombreux sont des emplois intermédiaires (emplois techniques ou d’encadrement de proximité) et des emplois d’exécution, manuels ou non.

Deuxième exemple de politique démagogique : l’assistanat. Faire croire que l’on peut s’installer durablement dans un système d’allocations et d’emplois factices. Accorder des allocations chômage de longue durée et non dégressive. Accorder des RMI et des RSA sans contrepartie et sans limite de temps. Accorder des pseudo-emplois, financés par le contribuable, qui ne correspondent à aucune fonction réelle ni utilité véritable (on pense par exemple aux fermeurs de portes automatiques dans le RER). Et ce alors que les finances publiques ne le permettent pas. Alors que l’assistanat fracture la société en faisant payer ceux qui travaillent. Alors qu’il nuit aux assistés eux-mêmes, qui en éprouvent frustration, aigreur et dégoût de soi.

Troisième exemple de démagogie, parmi les politiques d’application récente : supprimer le service militaire en faisant croire que la France et l’Europe toute entière ont enfin atteint un état de paix perpétuelle. Cette suppression s’est accompagnée de la transformation de l’armée professionnelle en une force résiduelle affectée aux tâches humanitaires et de maintien de la paix. Voilà sans conteste une politique démagogique. Elle correspond certes aux désirs du peuple, qui aime à croire qu’il sera définitivement débarrassé de la violence, de la guerre et de la nécessité de se charger de sa propre défense. Mais tout cela évidemment n’est qu’illusion.

 

  • Lorsque le peuple a raison, aller dans son sens est évidemment un devoir

Il existe donc des politiques démagogiques : les exemples que nous venons de donner nous paraissent éclairants. Mais toutes les politiques correspondant aux aspirations du peuple ne sont pas démagogiques. Le peuple en effet ne se trompe pas toujours. A contrario il ne suffit pas d’être impopulaire pour que l’on puisse pour autant considérer que la politique conduite va dans le sens de l’intérêt général.

Lorsque le peuple est favorable à l’arrêt de l’immigration il a évidemment raison. Lorsqu’il est hostile aux délocalisations il a évidemment raison. Lorsqu’il souhaite un net durcissement de la lutte contre la délinquance il a évidemment raison. Ces aspirations du peuple sont de bon sens et vont dans la direction de l’intérêt général.

Mettre fin au laxisme en matière de délinquance, mener une politique protectionniste, mener une politique d’arrêt de l’immigration et de reconduite d’une bonne partie de la population immigrée, tout cela irait dans le sens des désirs et des intérêts du peuple. Il ne s’agirait pas pour autant de démagogie mais de politiques d’intérêt général, et même pourrait-on dire d’intérêt vital.

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La propagande du régime mélange à dessein deux réalités fortement dissemblables et même antagonistes. La politique démagogique et populiste d’une part. Et la politique qui a les faveurs du peuple parce qu’il la sait légitime et justifiée.

L’argument est d’autant plus malhonnête que ceux qui accusent leurs contradicteurs de populisme sont aussi ceux qui conduisent les pires politiques démagogiques, comme nous l’avons montré plus haut.

Résumons. Ce n’est pas parce qu’une politique plaît au peuple qu’elle est ipso facto mauvaise. Ce n’est pas parce qu’on déplaît au peuple qu’on est pour autant dans le vrai.

 

L’affaire Benzema : Foot et Grand Remplacement

 Chronique de Paysan Savoyard

(n°142 – juin 2016)

 

  • L’affaire Benzema : le foot, illustration tangible du Grand Remplacement

Karim Benzema a déclaré que  D. Deschamps ne l’avait pas sélectionné parce qu’il avait cédé à la partie raciste de la France. J. Debbouze a ajouté qu’il trouvait anormal qu’il n’y ait aucun maghrébin dans l’équipe de France. E. Cantona, dans le rôle du « dhimmi » islamo-gauchiste, a estimé que si D. Deschamps n’avait pas sélectionné de maghrébin, c’était peut-être « parce que personne dans sa famille n’est mélangé avec quelqu’un, comme les Mormons d’Amérique ». Cette affaire Benzema et l’évolution du football de façon plus générale, offrent une illustration parlante de ce qui est en train de se produire en France et en Europe.

-L’immigration se traduit par le communautarisme.

Elle ne débouche pas sur l’intégration, encore moins sur l’assimilation : dans une société multiculturelle et multiraciale, chacun raisonne en fonction d’une logique communautaire. Cette société communautarisée est nécessairement conflictuelle, chaque communauté cherchant à prendre le pas sur les autres. L’évolution du football en France et en Europe illustre cette situation.

On peut ainsi constater que la plupart des joueurs Français issus de l’immigration ne chantent pas la Marseillaise. Il en est de même en Allemagne, où les trois joueurs immigrés (Boateng, Ozil et Khédira) ne chantent pas l’hymne national. De même les supporteurs Français d’origine immigrée montrent qu’ils ne se sentent pas membres de la communauté nationale : ils supportent les équipes de leur pays d’origine, en arborent les drapeaux et les maillots ; lors des matches France-Algérie, les supporteurs Français d’origine algérienne sifflent l’hymne national.

Les joueurs Français manifestent également leur différence religieuse. F. Ribéry fait un signe d’appartenance à l’islam, auquel il est converti, en entrant sur le terrain. Anelka et Benzema arborent une barbe d’aspect manifestement islamiste. Les joueurs musulmans ont obtenu que la nourriture servie soit halal (selon ce que l’on a compris, même les joueurs non musulmans sont conduits à manger halal).

-Le football illustre le Grand Remplacement qui est à l’œuvre.

Les Blancs sont désormais en minorité dans les équipes de France de football (équipe première et espoirs) ; dans la plupart des équipes de clubs aux différents niveaux ; dans plusieurs autres sports collectifs.

Les jeunes de souche européenne en effet fuient les clubs de football : parce qu’ils y sont minoritaires ; parce que l’islam y occupe une place croissante ; parce qu’ils n’ont pas l’habitude des rapports de force que leur imposent les joueurs d’origine immigrés.

Le football illustre également le fait que les Blancs sont la cible de l’hostilité des personnes d’origine immigrée. Ils sont insultés et méprisés. Lors de la coupe du Monde en Afrique du Sud, il semble que le sélectionneur R. Domenech ait été traité de « fils de pute » par N. Anelka. Le joueur du PSG   S. Aurier a qualifié l’entraîneur L. Blanc de « fiotte » sur les réseaux sociaux. On a cru comprendre également qu’en Afrique du Sud, J. Gourcuff avait été mis à l’écart car trop représentatif du joueur Français et Blanc.

Ces jours-ci, alors même que les Blancs sont depuis longtemps minoritaires en équipe de France, les responsables Français du football sont pourtant accusés de racisme pour ne pas avoir sélectionné de maghrébin.

-Une partie de la société française appuie les revendications des immigrés

C’est le troisième constat que le football permet d’illustrer. La classe dirigeante Française prend le plus souvent le parti des immigrés et de leurs revendications. A l’occasion de l’affaire Benzema, on voit ainsi différents intellectuels expliquer que le communautarisme et l’esprit vindicatif des immigrés, dans le football comme ailleurs, sont une réaction au comportement de la société française à leur égard. Les immigrés étant victimes du racisme, des discriminations et des difficultés sociales, leur susceptibilité et leur agressivité seraient compréhensibles.

Dans le même registre anti-Français un certain nombre de commentateurs expliquent que le nombre important d’immigrés en équipe de France prouve leur supériorité sportive. L’explication ne repose pourtant sur rien de tangible : l’Italie championne du monde en 2006 ne comprenait aucun immigré ; l’Espagne vainqueur en 2010 idem. Les immigrés n’étaient que trois dans l’équipe d’Allemagne championne en 2014.

 

  • Chômage : Une situation plus grave et plus malsaine que ne l’indiquent les chiffres de Pôle Emploi

Le gouvernement fait valoir une amélioration des chiffres du chômage. La nouvelle est sans doute importante pour M. Hollande qui a lié sa candidature à l’inversion de la courbe. Elle n’a pourtant pas grande signification.

Les chiffres sur lesquels s’appuie le gouvernement, les chômeurs inscrits à Pôle Emploi classés dans la catégorie A, ne représentent en effet qu’une part seulement du chômage. De nombreux sans emplois ne sont pas répertoriés en catégorie A : les personnes ayant travaillé quelques heures le mois précédent ; les chômeurs dispensés de recherche d’emploi en raison de leur âge ; les personnes en formation Pôle emploi ; les personnes radiées pour non présentation aux rendez-vous fixés par Pôle emploi (et qui n’ont pas pour autant retrouvé un emploi) ; les bénéficiaires du RSA non-inscrits à Pôle Emploi.

Il faut ajouter toutes les personnes qui occupent un emploi « bidon » destiné à les faire échapper aux statistiques du chômage : les emplois aidés ; les fonctionnaires surnuméraires de la fonction publique territoriale…

Il y a lieu de tenir compte également de la politique d’allongement de la durée de la formation menée depuis quarante ans (accès de la quasi-totalité des classes d’âge au niveau du bac ; augmentation continue du nombre de jeunes poursuivant des études supérieures). Cette politique, qui s’accompagne d’un taux d’échec massif à l’université,  a pour objectif premier de réduire les effectifs de la population active et de limiter les chiffres du chômage.

Si l’on additionne toutes ces mesures de « traitement social du chômage », on peut considérer qu’au moins un quart de la population d’âge actif n’occupe pas d’emploi ou pas d’emploi véritable.

D’autres constatations, cependant, tendent à l’inverse à relativiser l’ampleur du chômage réel.

Il existe tout d’abord un volume de travail non déclaré (« au noir ») qui est probablement non négligeable.

Surtout, il est hors de doute qu’une partie du chômage est volontaire, certains chômeurs choisissant de s’installer dans l’assistanat. Il est ainsi probable que la durée élevée de versement des allocations chômage (2 ans ; 3 ans après 50 ans) incite une partie des chômeurs à ne pas rechercher un emploi avant la fin de la période d’indemnisation. On constate de même qu’une partie des personnes en intérim ou en emploi saisonnier choisissent volontairement d’alterner des périodes de travail et des périodes de chômage indemnisé. Il existe enfin à l’évidence un rejet massif des emplois manuels et d’exécution, qui conduit au chômage volontaire. Dans ces conditions, la plupart de ces emplois sont désormais occupés, dans les villes du moins, par des personnes d’origine étrangère, en situation régulière ou non.

Les chiffres du chômage, autrement dit, ne rendent compte que d’une réalité très partielle. Ils sont certes le reflet d’un chômage réel et massif, qui dure depuis quarante ans et qui résulte de la forte diminution des emplois industriels (cette diminution est une conséquence des investissements de productivité réalisés par les entreprises d’une part ; des délocalisations d’autre part).

Pour rendre compte de l’état de la société française dans le domaine de l’emploi, il faut cependant prendre en compte d’autres réalités : le rejet des emplois manuels ; l’assistanat ; la manipulation des statistiques opérée par les pouvoirs publics ; les nombreux pseudo-emplois publics ; les étudiants artificiels…

La situation de la France vis-à-vis de l’emploi est donc paradoxale : Le nombre de sans-emploi est très supérieur à ce que disent les chiffres officiels du chômage. Mais une partie importante de ce sous-emploi est volontaire… On mesure ce faisant combien la situation est malsaine.

 

  • Chaque jour un peu plus, la Turquie s’affirme comme un adversaire de l’Europe

La « crise des réfugiés » a confirmé que la Turquie était pour les Européens un voisin au rôle essentiel. Aux termes de l’accord qu’elle vient de passer avec l’UE, la Turquie accepte (avec l’aide financière européenne) d’installer chez elle des camps d’accueil des demandeurs d’asile renvoyés par la Grèce. Après une période de transit en Turquie, ces réfugiés seront ensuite accueillis en Europe de façon organisée.

Par-delà cet accord, la Turquie affiche de plus ouvertement sa volonté de puissance, vis-à-vis des Européens notamment.

C’est ainsi qu’elle organise en sous-main, en contrôlant les réseaux de passeurs, l’invasion de l’Europe par les immigrés venus d’Afrique et du Proche-Orient. En menaçant d’ouvrir plus ou moins grand les vannes de l’immigration, elle peut exercer un chantage sur les Européens et obtenir la poursuite des négociations d’adhésion, des aides financières  de l’Europe et la suppression des visas d’entrée des ressortissants Turcs en Europe.

Alors que les populations européennes perçoivent l’Islam comme un danger, la Turquie a rompu avec la période laïque et s’est dotée d’un gouvernement ouvertement islamiste.

Tandis que les Européens affichent leur pacifisme en toutes circonstances, la Turquie poursuit sa guerre contre les Kurdes (elle intervient par exemple unilatéralement en Syrie ou en Irak pour y combattre les Kurdes qui s’y trouvent). Elle continue à occuper une partie d’un Etat européen, Chypre, dans lequel elle est intervenue militairement et unilatéralement au motif que s’y trouvent des populations d’origine turque.

Plus généralement, les autorités turques revendiquent et flattent le nationalisme turc. Elles revendiquent de plus en plus nettement leur filiation avec la Turquie ottomane. Elle fait pression sur les Etats européens qui reconnaissent la réalité du génocide arménien.

Il est probable que la Turquie encourage et finance des mouvements islamistes et terroristes hostiles à l’Europe, tels que l’Etat islamique.

La Turquie exerce une tutelle rapprochée sur les communautés turques émigrées en Europe en entretenant avec elles des liens étroits, en flattant leur identité turque, en exaltant auprès d’elles le nationalisme turc, en finançant des mosquées, en organisant dans les pays d’émigration des Enseignements de langue et culture d’origine (ELCO) à destination des jeunes d’origine turque.

Le gouvernement turc encourage également la démographie turque. Le président turc vient ainsi de déclarer que chaque famille turque se devait d’avoir au moins trois enfants.

Il faut ajouter que la Turquie, qui compte d’ores et déjà 80 millions d’habitants sur son sol, connaît une croissance économique soutenue, la population entière, femmes, enfants et vieillards compris, étant au travail avec une forte intensité.

La gauche et les droits-de-l’hommistes dénoncent « la dérive autoritaire du régime, la mise au pas des journalistes, des opposants et des militants des droits de l’homme ». C’est à côté de la plaque bien sûr : la question pour les Européens n’est pas en effet de savoir ce que vont devenir les étudiants ou les journalistes turcs.

La Turquie aspire à devenir une grande puissance régionale et entend contester à l’Arabie et à l’Iran chiite le leadership sur le monde musulman. Vis-à-vis de l’Europe, elle s’affirme de plus en nettement comme un concurrent. Elle peut devenir un adversaire voire se transformer en ennemi.

C’est en fonction des prétentions qu’elle affiche que les Européens doivent déterminer leur politique vis à vis de la Turquie. Dans ce contexte, la poursuite des négociations d’adhésion apparaît surréaliste. Le projet d’adhésion de la Turquie démontre que l’Union européenne n’a pas pour objectif l’intérêt des peuples européens.

La défaite de « l’extrême droite » en Autriche : mondialistes et immigrés (50,3) ; défenseurs de l’identité européenne (49,7)

Chronique de Paysan Savoyard

(n°141 – mai 2016)

 

  • La défaite in extremis de « l’extrême droite » en Autriche : mondialistes et immigrés contre défenseurs de l’identité européenne

Le candidat d’extrême droite, que les sondages réalisés à l’issue du premier tour avaient donné gagnant, perd finalement l’élection présidentielle en Autriche pour quelques milliers de voix. L’extrême droite peut cependant considérer qu’il s’agit pour elle d’une grande victoire. Elle obtient en effet un score historique, jamais atteint en Autriche ni nulle part ailleurs en Europe. Elle était à deux doigts de l’emporter, l’écart final étant des plus faibles (50,3 contre 49,7). Elle est devenue le premier parti du pays, obtenant 35 % au premier tour, loin devant tous les autres. Enfin, et surtout, elle avait face à elle tous les autres partis, droite, gauche, extrême gauche et écologiste, et elle est parvenue à elle seule à réunir la moitié des suffrages. Passant de 35 à 50 % d’un tour à l’autre, elle a réussi à attirer une grande partie des électeurs de droite, démontrant sa capacité à rassembler.

Les électeurs de l’extrême droite n’ont évidemment pas voté pour elle par adhésion au nationalisme agressif, par fascination guerrière ou par pulsion fascisante, contrairement à ce que prétend la presse européenne bien-pensante. Le facteur déterminant du vote d’extrême droite est tout simple : l’immigration. Comme plusieurs autres pays européens, l’Autriche a vu arriver depuis l’année dernière, avec l’accord des autorités, de très nombreux « réfugiés ». Les électeurs d’extrême droite ont voulu marquer leur refus de voir l’immigration se poursuivre.

L’autre enseignement de ce scrutin spectaculaire est que l’Autriche est profondément divisée. Les électorats des deux camps s’opposent en tous points. Les habitants des zones rurales votent tous ou presque pour l’extrême droite, tandis que les villes appuient les partis traditionnels. Ouvriers et employés votent extrême droite ; les cadres et les diplômés ont, eux, soutenu le candidat écologiste. On retrouve ce clivage partout en Europe. D’une part les classes populaire et moyenne, menacées par l’immigration et la mondialisation. D’autre part la classe supérieure, favorable à la mondialisation à laquelle elle participe en en tirant profit, avec à sa tête la classe dirigeante dans sa totalité. Quant aux immigrés, conformément à leurs intérêts, ils votent naturellement pour les partis traditionnels, favorables à la mondialisation et à la libre circulation des personnes, des marchandises et des capitaux.

De sorte que le vrai clivage, en Autriche comme dans les autres pays d’Europe, ne se situe pas entre les « démocrates » et « l’extrême droite », contrairement à ce qu’affirme l’oligarchie. Il oppose les mondialistes, alliés aux immigrés d’une part ; et d’autre part les électeurs qui veulent sauvegarder l’identité de leurs pays.

Les Européens de souche sont de plus en plus nombreux à prendre conscience du danger mortel qui les menace si l’immigration continue. Ils sont de plus en plus nombreux à avoir compris qu’il est désormais vital de se débarrasser par les urnes de la classe dirigeante immigrationniste qui les trahit. Mais les immigrés sont eux-mêmes chaque jour un peu plus nombreux. Une fois naturalisés, ils intègrent le corps électoral et pèsent de façon croissante sur les résultats électoraux. Une course de vitesse entre les deux dynamiques est donc engagée. Les Blancs se décideront-ils à réagir avant d’être devenus minoritaires ?

 

  • Le festival de Cannes : un cinéma de propagande

Le festival de Cannes a promu un film « engagé », c’est-à-dire de gauche. Pourquoi pas. Si nous voyons le film un jour, il est même possible que nous soyons d’accord avec la critique sociale et l’argumentaire anti capitaliste que, paraît-il, il développe. La plupart des autres films présentés à Cannes traitaient les sujets habituels : la promotion de l’homosexualité ; la promotion de l’amoralité ; la promotion des perversions ; la promotion de l’immigration ; le dénigrement de la religion catholique ; le dénigrement de la famille traditionnelle… Tout cela est désormais assez banal. Un des chefs d’œuvre en compétition a tout de même franchi un cap semble-t-il : on y voit un octogénaire, homosexuel et malade, demandant à être sodomisé avant d’être volontairement euthanasié !

Le rôle de la production artistique n’est pas de promouvoir la morale, c’est entendu. L’artiste peut se faire un devoir de choquer : pourquoi pas, si c’est avec talent. Mais ce qui est en jeu avec les films contemporains c’est autre chose : le cinéma est un vecteur de lutte idéologique. Il s’agit de combattre les cadres de la société traditionnelle, ses mœurs, ses coutumes, ses conceptions. Il s’agit de modifier les mentalités et les comportements. De conduire progressivement les esprits à accepter l’inacceptable et à considérer comme normal les faits et gestes les plus choquants.

Précisons que le cinéma est entièrement contrôlé par les tenants de l’idéologie gauchiste et libertaire. Aucun film soutenant les thèses inverses ne pourrait voir le jour. Imaginons un film présentant les bienfaits d’une société culturellement et racialement homogène. Un film vantant la supériorité de la structure familiale traditionnelle. Ou encore un film prenant la défense des rôles traditionnels de l’homme et de la femme. Hypothèse farfelue ! Aucun film de ce genre ne pourrait bénéficier des financements nécessaires, ni être produit, ni être distribué. De tels films ne seraient même pas autorisés par le ministère de la culture qui délivre les visas d’exploitation. Quand bien même ils obtiendraient l’agrément officiel, ils feraient l’objet de poursuites judiciaires immédiates déclenchées par les associations de la bien-pensance.

Le cinéma d’aujourd’hui est d’abord un instrument de propagande. Pour avoir le droit d’exister, les cinéastes doivent respecter strictement les canons de l’idéologie dominante. Ils peuvent en revanche rivaliser dans l’abjection, l’amoralisme et l’imagination perverse et disposent dans ce registre de la plus grande latitude créatrice. De ce point de vue, Cannes 2016 a sûrement été un bon cru. Gageons que l’édition suivante saura faire mieux encore.

 

  • Les suspects de l’agression contre des policiers remis en liberté : les « juges rouges » toujours à la manœuvre

Quatre « casseurs » suspectés d’avoir participé à l’attaque contre une voiture de police, à Paris le 18 mai, en marge des manifestations contre la loi travail, avaient été interpellés et incarcérés : le véhicule avait été incendié et les policiers frappés. Trois des casseurs viennent d’être libérés sous contrôle judiciaire. Cette décision de justice, dénoncée par les syndicats de policiers, est une nouvelle illustration de la façon dont la justice s’exerce en France. C’est une justice laxiste. Une justice gauchiste. Une justice de parti-pris.

On sait que le Syndicat de la magistrature, très à gauche, est fortement implanté. L’autre syndicat, l’USM, présenté comme modéré, défend des positions proches de celles du syndicat de gauche. L’existence au sein de la magistrature de syndicats prenant des positions politiques constitue en soi une grave anomalie : le risque est élevé en effet que les justiciables soient traités de façon partiale.

Le Syndicat de la magistrature s’était par exemple signalé en 2013 par l’affichage d’un « mur des cons » (sur lequel figurait, entre autres, le général Schmitt, père d’une jeune fille assassinée par un immigré). On peut rappeler également le contenu éloquent de la célèbre « harangue » qu’un des fondateurs du Syndicat de la magistrature, M. Oswald Baudot, avait fait paraître dans les années soixante-dix. Ce magistrat recommandait à ses collègues de faire preuve de partialité (sic) et de nourrir « un préjugé favorable pour la femme contre le mari, pour l’enfant contre le père, pour le débiteur contre le créancier, pour l’ouvrier contre le patron, pour le voleur contre la police… » !

La justice en France est idéologique : elle est dès lors illégitime.