Paris occupé, Paris souillé, Paris outragé… et Paris résigné

Chronique de Paysan Savoyard

(n°152 – septembre 2016)

 

Un séjour parisien de quelques jours suffit pour le constater : les pouvoirs publics font preuve du plus grand laxisme à l’égard des populations, le plus souvent immigrées, qui ne respectent pas les règles de base de la vie en société. On peut ainsi dresser une liste, probablement non exhaustive, des activités lucratives illicites qui se déroulent dans Paris au vu et au su de tout le monde et qui sont de fait tolérées.

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Dans tous les quartiers de la capitale en fin de journée aux abords des bouches de métro, des vendeurs à la sauvette, le plus souvent Pakistanais, présentent des fruits et légumes sur de petits étals de fortune, à destination des gens qui n’ont pas prévu le repas du soir. Les règles d’hygiène et d’affichage des provenances et des prix qui s’appliquent normalement au commerce alimentaire ne sont évidemment pas de saison. Pas question non plus pour ces vendeurs, cela va sans dire, d’entendre parler d’impôts ou de cotisations sociales.

Dans les couloirs du métro, on trouve également des vendeurs (généralement Africains) de petits articles made in China : des posters, des contrefaçons de montres ou de sacs à main. Tout cela de façon illégale… et tolérée.

De même aux alentours des spots touristiques, la Tour Eiffel, le Trocadéro, le Louvre, des dizaines d’Africains vendent des petites tours Eiffel, des cannes à selfie, des parapluies. De temps en temps ils s’éloignent nonchalamment de leur point de vente à l’approche d’une patrouille de police et regagnent hilares leur emplacement quelques minutes plus tard. Tolérance totale.

Dans le métro, les « musiciens », généralement Roms, massacrent le répertoire de la chanson européenne en toute impunité et se déplacent ensuite dans les wagons pour quêter. L’activité est en principe interdite, notamment parce qu’elle dérange les voyageurs. Elle est tolérée en pratique.

Dans le métro toujours, aussi bien qu’à l’air libre, la mendicité est fortement présente. La plupart des mendiants sont là encore des Roms. Cette activité contrevient à plusieurs règles, notamment celle qui interdit l’occupation abusive de l’espace public. Tolérance là encore.

Dans les endroits touristiques on repère sans difficulté les bandes de jeunes voleuses, Gitanes et Roms, spécialisées dans le détroussage des touristes, en particulier asiatiques. Pour toute réaction, la RATP met en garde les voyageurs par haut-parleur : « Attention des pick-pockets opèrent dans la station… ». Cela fait au moins deux décennies que ça dure, en toute impunité.

Mentionnons à titre accessoire que les jeunes voleuses en question, qui ont moins de 15 ans afin d’éviter les poursuites pénales, ne sont pas scolarisées, en contravention avec la loi qui institue l’obligation scolaire.

Dans le quartier de la Tour Eiffel sont organisées quand il fait beau, par exemple dans les jardins qui jouxtent le Trocadéro, des parties de bonneteau, ce jeu d’argent qui consiste à retourner l’un des trois gobelets posés au sol et à emporter la mise lorsqu’elle s’y trouve. Attirés par des rabatteurs, les touristes qui se prennent au jeu se font bien entendu systématiquement plumer par les organisateurs, originaires des pays de l’Est. Le spectacle se déroule au vu et au su de tout le monde. Ces jeux d’argent non déclarés et organisés sur la voie publique sont évidemment illégaux. Tolérance et impunité complètes.

Signalons enfin l’apparition, depuis un an ou deux, de flottilles de triporteurs à pédale, à l’usage des touristes, conduits par des ressortissants d’Europe de l’Est. Ce sont là en quelque sorte l’équivalent parisien des gondoles vénitiennes. Mais, alors que l’accès à la profession de gondolier vénitien et l’exercice de celle-ci sont fortement réglementés, les triporteurs bulgares semblent circulent en toute liberté. Il n’y a manifestement ni autorisation administrative, ni examen professionnel, ni enregistrement de société, ni paiement d’une patente, ni réglementation des tarifs. Certains ont gribouillé sur leur véhicule le parcours des circuits et quelques prix. La plupart des engins ne comportent aucune indication. Tout cela se déroule à la bonne franquette. Pourquoi pas ! Ces questions toute simples cependant : ces activités sont-elles déclarées, comme le sont en principe toutes les activités lucratives ? Donnent-elles lieu au paiement d’une taxe pour l’occupation du domaine public qu’elles engendrent (stationnement sur les trottoirs) ?  Les revenus qu’elles génèrent sont-ils déclarés ? Il nous paraît très probable que la réponse à ces trois questions est négative.

Terminons sur cette constatation, qui mérite d’être méditée : les gains des différentes activités « illégales-tolérées » que nous venons de recenser n’étant pas déclarés, ils n’empêchent évidemment pas les mendiants et autres vendeurs illégaux de percevoir les diverses allocations que les organismes sociaux versent aux impécunieux.

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Deux ou trois observations pour conclure.

Nous n’avons évoqué ici que les activités lucratives illégales mais tolérées. Pour donner une vision complète de la situation vécue par les Parisiens et les autres habitants des grandes villes, il convient de tenir compte des centaines d’actes de délinquance quotidiens qui ne sont pas tolérés mais (mollement) combattus et (parfois) poursuivis. Il faut également ne pas oublier les milliers d’actes incivils (injures, menaces et provocations verbales, comportement volontairement bruyant, crachats, dégradations diverses) qui dégradent la vie quotidienne de Monsieur-tout-le-monde.

On ne peut que plaindre, deuxième remarque, les personnels de police, contraints par les ordres qu’ils reçoivent de laisser s’opérer ces activités illégales sans broncher. Sur le plan psychologique, l’exercice professionnel de ces fonctionnaires ne peut qu’être, dans ce contexte, très difficile à supporter.

Evidemment, dernière remarque, cette situation de tolérance et de laxisme contraste fortement avec le traitement réservé au Français moyen dans sa vie quotidienne. L’excès de vitesse sur la route même très modéré est, comme chacun l’éprouve, sanctionné de façon systématique et l’amende correspondante efficacement recouvrée. De même le RSI parvient sans difficulté à prélever avec une régularité parfaite les différentes cotisations exigées des artisans et chefs d’entreprise. Quant au salarié ordinaire, il ne bénéficie d’aucune échappatoire de la part des services fiscaux.

Le « deux-poids-deux-mesures » habituel, injuste, arbitraire, révoltant.

 

« Pays bas » en dessous du niveau de la mer

Chronique de Paysan Savoyard

(n°151 – septembre 2016)

 

Même s’il conserve quelques faibles chances d’être réélu, le plus probable est que F. Hollande, surnommé « Pays bas », réalisera  au premier tour de 2017 un score historiquement faible pour un président sortant. Cette performance le précipitera, selon l’expression consacrée, dans les poubelles de l’Histoire.

Hollande ne pourra même pas ensuite entamer une carrière de consultant grassement rémunéré, comme Clinton, Blair ou Sarko, parce que ce qu’il aura à dire n’intéressera personne. Il ne pourra pas non plus devenir le conseiller d’un groupe industriel international, comme Schroeder, car il est dépourvu de charisme et d’entregent et n’a la confiance de quiconque. Il ne pourra pas terminer à la tête d’un organisme public prestigieux car il n’aura plus aucun poids politique personnel après sa défaite et nul ne ressentira le besoin de le gratifier. Il ne pourra pas non plus se rêver un destin européen, comme Giscard en son temps, parce que personne en Europe ne lui reconnaît aucune stature. Après avoir été un « président normal » (comprendre insignifiant), il redeviendra Monsieur-tout-le-monde, notablement plus médiocre que la moyenne du Français moyen.

Avant de ne plus entendre parler de lui après mai 2017, dispensons quelques minutes pour nous intéresser à ce personnage incertain, flou, ectoplasmique : le premier président manifestement dépourvu de chacune des qualités normalement attachées à la fonction. De Gaulle détenait le charisme du chef et sa présence au pouvoir, au sortir de la guerre et de la colonisation, comportait une dimension historique. Pompidou conservait une part de l’autorité de son prédécesseur, dont il avait été le premier ministre dans les convulsions de mai 68. Giscard était infatué mais brillant. Mitterrand incarnait le pouvoir de type machiavélique et pouvait impressionner par son absence de scrupules. Chirac possédait le physique de l’emploi et l’autorité du chef de bande. Sarkozy avait pour lui l’énergie et une capacité personnelle de séduction.

Hollande, lui, n’a rien. Invertébré. Vide. Transparent. Le premier président à contre-emploi. Le premier président hors-sujet. Le premier président sans qualités.

 

  • Intelligent mais confus

L’homme est intelligent, bien sûr. Mais il manque de cadres, de repères, de structure intellectuelle, dépourvu qu’il est de tout principe, de tout idéal, de toute conviction : Hollande est un opportuniste chimiquement pur. Son seul objectif étant de se maintenir au pouvoir, il ne se fixe aucun cap et navigue à vue en cherchant à s’adapter aux circonstances.

Il en résulte une impression permanente de mollesse, de confusion, de louvoiement. Sa façon de s’exprimer, bancale, heurtée, hésitante, est le reflet de cette situation d’aboulie et de vacuité.

 

  • Opiniâtre mais sans courage

Hollande n’est pas courageux. Il est dépourvu de courage physique, certaines anecdotes relatives à sa jeunesse en témoignent. De même il ne sait manifestement pas dire les choses en face. Ceux qu’il renvoie ou ceux qu’il oublie l’apprennent par la bande. Cela vaut pour son comportement de politicien aussi bien sans doute que dans la sphère privée.

En revanche il est opiniâtre et dispose comme tous ses pairs d’une capacité hors-norme à encaisser les revers et les coups.

 

  • Un jouisseur, sans amour propre ni scrupules

Hollande n’a pas une bonne opinion des autres. Il sait qu’en retour la plupart de ceux qui l’entourent le méprisent. Il en résulte une personnalité assise sur un individualisme total, dépourvue d’empathie et d’altruisme. Ceux qui le côtoient se sont rapidement aperçus que par-delà sa bonhomie et son goût pour la petite blague, Hollande était un faux gentil.

Hollande n’est pas aimé des autres mais il ne s’aime pas non plus lui-même. Mieux que quiconque il a conscience de ses limites et de ses insuffisances. Ce déficit d’estime de soi contribue à expliquer chez lui l’inexistence de barrière morale. L’absence d’amour propre explique également, au passage, le fait qu’il se présentera de toute façon en 2017, même s’il court de très grands risques d’être éliminé dès le premier tour, lesté d’un score historiquement faible. L’humiliation, en effet, ne rebute pas Hollande, qui y est habitué : il ne craint pas une dégradation de son image puisqu’il la sait déjà irrémédiablement dégradée, et d’abord à ses propres yeux.

Philosophiquement F. Hollande est nihiliste : il est de ce fait sans idéal, sans règles morales et sans scrupules.

Le nihilisme conjugué à l’individualisme et au manque d’estime de soi font de lui un personnage entièrement dédié à un objectif unique : la jouissance. Une jouissance solitaire et sans morale. Hollande est avant tout un jouisseur : c’est là son point commun majeur avec Mitterrand, qu’il s’efforce de copier.

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En examinant le cas Hollande, il n’est finalement pas très adapté d’affirmer qu’il n’a pas été à la hauteur. Qu’il ne soit pas à la hauteur de la fonction et des enjeux qu’affronte le pays est une évidence : il en était lui même conscient avant même de se porter candidat. Mais son objectif n’était pas « d’être à la hauteur ». L’enjeu pour lui était de jouir du pouvoir suprême et de la satisfaction d’avoir damé le pion aux autres socialistes de sa génération, pour la plupart pourtant mieux doués que lui. Le mot le plus juste pour le qualifier est venu de Houellebecq : F. Hollande est un insignifiant opportuniste.

Hollande, finalement, a été à sa place à l’Elysée et son passage au pouvoir était logique. Il est en effet le reflet fidèle de ce que sont la majorité des Français d’aujourd’hui. Ils ont élu un individualiste et un jouisseur. A leur image.

Libre-échange transatlantique : la classe dirigeante met le dossier sous le boisseau d’ici les élections

 

Chronique de Paysan Savoyard

(n°150 – septembre 2016)

 

  • Libre-échange transatlantique : la classe dirigeante met le dossier sous le boisseau d’ici les élections

Le gouvernement Français vient de demander l’arrêt des discussions que l’UE conduit avec les Etats-Unis en vue de conclure un traité de libre-échange transatlantique. Afin de développer les échanges entre les deux ensembles économiques, ce projet de traité a pour objet d’harmoniser leurs normes respectives (normes sanitaires, environnementales…) et d’éliminer celles qui ont en réalité un objectif protectionniste.

Les opposants à ce traité craignent notamment que les nouvelles normes ne soient défavorables à l’environnement et à la santé du consommateur et n’autorisent des pratiques jusqu’ici proscrites en Europe (par exemple dans le domaine des aliments OGM).

L’édito du Monde, le journal de la classe dominante, explique comment il faut interpréter cette demande de suspension du gouvernement Français. La classe dirigeante française ayant bien conscience de ce que la majorité de l’opinion est hostile au développement de la mondialisation et du libre-échange, elle veut faire en sorte que le dossier soit mis de côté à l’approche des présidentielles… avant bien entendu d’être ré-ouvert ensuite. Le Monde prévient en effet que « dans le paysage économique de l’avenir, le vieux remède protectionniste ne servirait à rien ». Mais pour que la mondialisation soit « mieux tolérée par les opinions », le journal de l’oligarchie estime que « l’Etat-providence doit s’adapter pour secourir ceux que la mondialisation malmène » et « protège les hommes et les femmes qu’elle marginalise ».

La mondialisation fait exploser les gains des propriétaires des entreprises grâce en particulier aux délocalisations, qui ont diminué considérablement les coûts salariaux. Quant aux dégâts sociaux que la mondialisation provoque en Europe, le chômage massif en particulier, la classe dirigeante veut confier à l’Etat, c’est-à-dire aux contribuables, le soin de les prendre en charge. Il s’agit là d’appliquer l’un des principes centraux du capitalisme : privatisation des profits et socialisation des pertes.

Il y a lieu de remercier Le Monde, et ses propriétaires du CAC 40, de se montrer aussi clairs dans l’exposition de la stratégie que l’oligarchie met en oeuvre à nos dépens.

 

  • La probable candidature d’E. Macron : les habits neufs du libéralisme ranci

Macron veut se présenter comme le candidat du renouveau : jeune, libre de toute appartenance aux vieux partis, en rupture avec la classe politique traditionnelle discréditée.

Cet habillage marketing recouvre un programme libéral tout ce qu’il y a plus classique : moins d’Etat, davantage de liberté pour les entreprises et davantage de profits pour leurs propriétaires. Un certain nombre d’électeurs, qui n’ont aucun intérêt à la mise en place de politiques économiques libérales, se laisseront probablement prendre et séduire par l’attrait de la nouveauté.

Le bon programme économique, à la fois juste et efficace, serait selon-nous le suivant. Non à la mondialisation et aux délocalisations. Non au libéralisme sans règles. Oui aux services publics. Oui à l’Etat régulateur, redistributeur et protecteur.

Mais qu’on en finisse avec l’assistanat. Avec les bataillons de fonctionnaires inutiles dans la fonction publique territoriale. Avec les corporatismes syndicaux abusifs dans le secteur public (qu’il s’agisse de la SNCF ou de l’Education nationale par exemple).

Qu’on en finisse également avec le matraquage fiscal, en faisant des économies là où elles sont possibles : en arrêtant l’immigration ; en arrêtant l’assistanat ; en arrêtant les recrutements de fonctionnaires superflus ; en réduisant le nombre des niveaux d’administration locale ; en supprimant le sénat et en réduisant fortement le nombre des députés…

En un mot, une « économie mixte » (économie de marché avec Etat régulateur) renforcée et assainie. Pour l’instant à notre connaissance, aucun candidat important à la présidentielle n’est malheureusement sur cette ligne.

 

  • Théo, Hugo et Léo ou le rejet du « vivre ensemble »

La classe dirigeante et ses relais médiatiques veulent nous convaincre que la société multiculturelle et multiraciale est possible et désirable. Ils veulent nous faire croire que la majorité des gens, immigrés comme Français de souche, sont favorables au « vivre ensemble ». L’oligarchie alimente sur ce thème une propagande de tous les instants.

Le Système cependant, dans certaines circonstances, est parfois conduit à laisser transparaître la vérité.

C’est ainsi que cet été de grandes affiches dans le métro ont fait la promotion d’un site de rencontres par internet, à destination des parisiens esseulés.  La trouvaille publicitaire est brillante : « Métro, Boulot, Hugo, Théo, Léo… » sur l’affiche rose. « Métro, Boulot, Caro, Véro, Margo… » sur la bleue.  Six prénoms et une absence totale de diversité ethnique… Les publicitaires considèrent apparemment que les célibataires parisiens n’ont pas envie cet été de rencontrer Boubacar ni Abdelkrim, pas davantage que Rachida ou Fatoumata.

Le site de rencontre a envie d’être fréquenté : s’il s’affichait comme « multiculturel », tout le monde le fuirait.

On voit que lorsqu’il s’agit de générer des profits, le Système ne s’embarrasse plus des quotas, de la mixité, de la lutte contre le racisme et les discriminations. Pour gagner de l’argent, il est obligé d’admettre la vérité : le « vivre-ensemble » personne n’en veut.

« Pays bas » n’a pas encore perdu

Chronique de Paysan Savoyard

(n°149 – septembre 2016)

 

De l’avis général, y compris dans son propre camp, F. Hollande est le président le plus médiocre que la cinquième république ait jusqu’ici connu. Davantage de chômage, davantage d’impôts, davantage d’attentats, davantage d’immigrés : son bilan apparaît pire encore que celui de son prédécesseur.

L’un des sobriquets dont une fois élu il a été rapidement affublé, « Monsieur pays bas », s’est révélé tout à fait adapté. Reflet de cette situation, sa popularité se situe à un niveau de faiblesse record pour un président en exercice : depuis près de deux ans à 14 %. Loin devant ou plutôt derrière tous les autres.

Et pourtant Hollande, qui sera évidemment candidat, n’a pas encore perdu l’élection présidentielle.

 

  • Si le candidat Républicain est seul de son camp, Hollande sera ridiculisé

Hollande perdra, de toute évidence, s’il trouve face à lui un candidat unique de droite investi par Les Républicains, que ce candidat soit Juppé, Sarkozy ou un autre. Dans ce cas F. Hollande sera balayé dès le premier tour, largement devancé à la fois par ce candidat de droite et par Marine le Pen.

Il sera battu dès le premier tour même s’il est le seul candidat à gauche. S’il y a plusieurs candidats, ce qui est la situation la plus probable (seront en lice probablement au moins un candidat trotskyste, un écologiste, Mélenchon et sans doute Macron, à ce que l’on comprend), le score de M. Hollande sera alors spectaculairement faible : les électeurs écolo et d’extrême gauche préfèreront en effet faire exister leur courant plutôt que de se rassembler au premier tour derrière un candidat discrédité et donné d’emblée perdant. Les électeurs de la gauche de la gauche ne voteront pas non plus pour Macron, le fondé de pouvoir de Rothschild : en revanche celui-ci captera sans conteste une partie des voix qui auraient pu se porter sur Hollande.

Hollande pourrait donc réaliser un score historiquement bas, loin derrière le candidat de droite et la candidate du FN.

 

  • L’hypothèse probable du match à quatre

Il existe cependant un autre scénario : celui qui verrait MM. Juppé et Sarkozy s’affronter au premier tour. Cette hypothèse d’une présence de deux candidats des Républicains au premier tour nous paraît probable.

Dans le cas où Juppé serait désigné à l’issue de la primaire de la droite, Sarkozy sera contraint de s’incliner parce qu’il sera dépourvu de motif pour contester la victoire de son adversaire. Mais ce cas de figure est peu envisageable : Sarkozy avait pris la présidence du parti pour pouvoir organiser et gagner la primaire et il emploiera tous les moyens pour ce faire.

Dans le cas probable où Sarkozy serait désigné à l’issue de la primaire, il y a alors de fortes chances que Juppé se porte candidat contre lui au premier tour de la présidentielle. Pourquoi ? D’abord parce que Juppé n’a rien à perdre : compte tenu de son âge, 2017 est sa dernière chance de participer à une présidentielle. Ensuite parce qu’il disposera d’un argument puissant pour justifier sa candidature : il lui suffira d’affirmer que Sarkozy a profité de sa position à la tête du parti pour organiser une fraude massive et truquer la primaire. Qu’elle soit fondée ou non, cette accusation sera ressentie par tous comme parfaitement crédible : elle suffira en elle-même à donner à M. Juppé une image de « chevalier blanc » et à légitimer sa candidature.

Juppé sera candidat troisièmement parce que sa candidature empêchera celle de Bayrou, qui évolue sur le même champ politique (Bayrou en revanche serait à l’évidence candidat si Sarko se trouvait être le seul représentant des Républicains).

Juppé se présentera pour une dernière raison, la plus forte : il sait que même en cas de pluralité de candidatures Républicaines, il dispose de chances raisonnables d’emporter l’élection présidentielle.

Le scénario le plus probable est donc celui-ci : Hollande, Macron, Juppé et Sarko s’affronteront au premier tour.

 

  • Avantage Juppé, mais Hollande peut encore espérer

Dans cette hypothèse, Juppé est en position favorable. Il bénéficiera d’abord du fait que Sarkozy est désormais rejeté par une partie de l’électorat de droite. Il pourra recueillir également une partie des voix des électeurs de gauche, qui préfèreront miser sur lui plutôt que sur Hollande, trop impopulaire, pour barrer la route à Sarkozy. Quant à Macron, qui s’adresse comme lui à l’électorat centriste, Juppé devrait le dominer. En ces temps troublés, l’âge et l’expérience de Juppé peuvent rassurer, tandis que la jeunesse et l’ambition trop voyante de Macron constituent plutôt, nous semble-t-il, des handicaps.

Mais, si Juppé dispose des meilleurs atouts, ce match à quatre donne tout de même certaines chances à M. Hollande. Mme Le Pen devrait emporter autour de 30 % des suffrages. Compte-tenu du bon score probable de Mélenchon, les candidats d’extrême gauche, écologistes et divers devraient à obtenir au moins le même score qu’en 2012 et pourraient donc capter à eux tous entre 17 et 20 % des voix. Hollande, Macron, Juppé et Sarko auraient donc à se partager environ 50 points.

Il est probable dans ce cas qu’aucun des quatre candidats ne dominera nettement les trois autres. Il est peu envisageable également que l’un d’entre eux soit nettement distancé. Sarko disposera des votes de la droite dure. Hollande du vote du noyau dur du PS. Juppé et Macron se partageront le vote centriste, chacun disposant d’atouts personnels qui devraient les prémunir contre l’effondrement.  Chacun des quatre candidats devrait donc obtenir un score comparable. La qualification pour le second tour se jouera dès lors aux alentours de 13 %, ce qui constitue pour M. Hollande, en dépit de son extrême impopularité, un score atteignable.

Ce seuil de qualification au second tour se situe en effet au niveau auquel M. Hollande s’est stabilisé dans les sondages et correspond au noyau dur de l’électorat socialiste, qui restera probablement acquis à M. Hollande, candidat légitime du PS et président sortant.

Dans ce contexte, la candidature probable de Macron n’est peut-être pas une si mauvaise nouvelle pour M. Hollande. Macron lui prendra des voix, certes, mais il en captera au moins autant dans l’électorat de droite, qui sera forcément séduit par son programme libéral.

Au sein de la gauche, Hollande, entre Mélenchon et Macron, se retrouvera d’autre part dans une position centrale de type mitterrandien, sur laquelle il jouera en faisant valoir que sa candidature correspond au point d’équilibre souhaitable.

Le faible niveau du score de qualification pour le second tour décuplera enfin l’importance de la campagne électorale et donnera des opportunités aux plus habiles et aux plus manœuvriers. M. Hollande, en dépit de tout, conserve donc encore quelques chances.

 

  • Le second du premier tour sera premier au second

Le second tour mettra très certainement aux prises le premier de ces quatre candidats et Mme le Pen. La participation de celle-ci au second tour est en effet presque assurée. Il est même probable qu’elle sortira largement vainqueur du premier tour.

Il est tout aussi probable que Mme Le Pen sera largement battue au second tour. Pour trois raisons très simples. Elle n’est pas crédible comme chef d’Etat. Elle est mal entourée. Et sa stratégie est mauvaise. Nous reviendrons sur ces différents points dans le cadre d’un prochain article.

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Quelques éléments de conclusion à cette petite chronique sans prétention divinatoire.

Les jeux restent peut être plus ouverts qu’on ne pourrait le penser au vu de l’impopularité de l’actuel président : les chances de M. Hollande sont minces mais pas nulles.

Ne pouvant miser que sur le scénario opposant entre autres les deux candidats des Républicains, on peut penser que M. Hollande fera tout pour favoriser le succès de M. Sarkozy à la primaire Républicaine, lequel succès devrait provoquer immanquablement la candidature de M. Juppé.

Juppé, Sarko, Hollande, Macron… Le match devrait être serré et intéressant à suivre, car il sera sanglant et sans pitié. Le résultat cependant n’a aucune importance puisqu’ils feront, quel que soit l’élu, une politique identique : la même politique mondialiste et immigrationniste que celle conduite par la classe dirigeante depuis quarante ans.

Pourquoi cette chronique dès lors, puisque tout cela n’a, sur le fond, aucune espèce d’importance ? Bah, histoire de se distraire un peu, à l’arrivée morose de la rentrée…

 

 

Burkini : l’envahisseur avance masqué

Chronique de Paysan Savoyard

(n°148 – août 2016)

 

  • Burkini : un débat à côté de la plage

Les maires de certaines communes balnéaires ont pris des arrêtés d’interdiction du burkini sur leurs plages (l’un d’entre eux vient d’être suspendu par le  Conseil d’Etat). Ces interdictions ont déclenché dans les médias une polémique soutenue et fait apparaître trois types de positionnement.

Certains des partisans des « valeurs républicaines » condamnent le burkini au nom du droit des femmes, qui ne doivent pas se voir imposer par les hommes une manière de se vêtir. Leur opposition au burkini, et plus généralement au voile, se fonde également sur le principe de laïcité, qui proscrit selon eux l’affichage ostentatoire de convictions religieuses dans l’espace public.

C’est au nom des mêmes valeurs républicaines que d’autres soutiennent les positions inverses et défendent les porteuses de voile et de burkini. Ceux-là expliquent que la liberté individuelle comprend notamment la liberté de s’habiller à sa guise ou de pratiquer comme on l’entend la religion de son choix.

Qu’ils soient pro ou anti burkini, les militants des « valeurs » affirment tous leur volonté de favoriser l’intégration des immigrés et de lutter contre l’islamisme radical. Ces objectifs communs les amènent pourtant à prendre là encore des positions contraires. Les uns sont opposés au burkini parce qu’il  constitue une manifestation islamiste. Les autres estiment qu’en refusant le burkini, on stigmatise les immigrés ce qui ne peut conduire qu’à les jeter dans les bras des radicaux.

Les mêmes oppositions se retrouvent à chaque polémique concernant l’islam (minaret, repas halal, horaires de piscines…). Au nom des « valeurs », liberté, droit des femmes, laïcité, intégration des immigrés, certains veulent marquer une position de fermeté quand d’autres sont partisans « d’accommodements raisonnables ».

Ces oppositions au sein du camp du Bien mettent en évidence la difficulté devant laquelle sont placés les partisans de la République, de la Laïcité et des Valeurs et dont ils ne savent pas comment sortir. Ils sont favorables à l’immigration ; constatent que celle-ci pose des problèmes croissants ; mais ne veulent à aucun prix la remettre en cause. Confrontés à cette aporie, les militants des Valeurs passent un mauvais été.

A côté de ces deux positions « républicaines », il en est une troisième : celle des soumis, des tolérants, des consentants. Ceux-là affirment que la querelle du burkini, autour d’un « bout de chiffon », est ridicule et dérisoire. Voile, minaret, halal, ils ont la même réaction à chaque nouvelle polémique : soucieux quoi qu’il arrive de noyer le poisson, de détourner le sujet et de regarder ailleurs, ils dénoncent des « débats ridicules » et des « guerres picrocholines ». Les soumis ajoutent que la dénonciation du burkini (ou du voile, ou du halal…) constitue en réalité une manifestation d’intolérance, de racisme et d’hostilité aux immigrés. Ces tolérants ont d’ores et déjà consenti à subir la loi de l’envahisseur : ce sont les futurs dhimmis.

Quant à la classe dirigeante, elle tire profit de ces débats, qu’elle suscite et alimente. Ils ont en effet pour elle un double intérêt. Ces polémiques tout d’abord font porter l’attention sur un point particulier (burkini, halal, déchéance de nationalité…), détournant ainsi le regard de la question centrale : l’invasion migratoire de la France et de l’Europe.

Ces débats passionnés permettent ensuite de créer la confusion : sous le déluge des arguments contraires, personne ne sait plus finalement que penser et ne songe pas à mettre en cause la politique d’ensemble suivie par le Système. Provoquant et alimentant ces disputes, aussi enflammées que subalternes, la classe dirigeante peut poursuivre, dans la confusion générale, sa politique mondialiste et immigrationniste.

Il nous paraît clair que toutes ces positions pro et anti burkini sont à côté de la plaque. Le burkini est un acte politique. Comme toutes les autres revendications mises en avant par les immigrés, il marque à la fois la volonté de prise de possession du territoire de l’Europe par le nombre ; et une volonté de confrontation avec les sociétés européennes par les comportements. Ce qui est en jeu, dès lors, ce n’est pas d’interdire ou non le burkini : la provocation et la revendication se porteront immédiatement sur une autre terrain.

De même la distinction entre l’islam radical et « l’immense majorité des immigrés désireux de s’intégrer » est, elle aussi, à côté de la plaque. Le passage à l’acte terroriste et djihadiste ne concerne qu’une assez faible minorité, c’est entendu. En revanche une proportion importante et manifestement croissante de la population immigrée est engagée depuis plus de vingt ans dans un processus d’affirmation identitaire, de refus d’intégration et de confrontation : voile, ramadan, mosquée, halal…

Quand cesserons-nous de nous réfugier dans une position d’aveuglement volontaire ? Le problème ce n’est pas le burkini, ni le voile, ni le halal. Le problème ce n’est pas non plus l’islam radical. Le problème n’est même pas l’islam. Source de toutes ces controverses et cause de nos principales difficultés, le problème essentiel est simple  : nous sommes en train d’être envahis.

 

  • Afflux de candidatures à la présidentielle : Et tout ça pour poursuivre la même politique !

L’approche de la rentrée politique a incité un certain nombre de politiciens à annoncer leur candidature à la présidentielle. M. Sarkozy vient de confirmer qu’il était candidat à la primaire des Républicains. Une dizaine d’autres s’étaient déjà déclarés. A gauche la liste s’allonge également. Certains se disent candidats à la primaire de leur parti (Mme Duflot, M. Hamon…). D’autres, comme M. Mélenchon, candidats tout court. La plupart sont candidats pour exister politiquement dans leur parti et n’iront pas au bout. Une fois les primaires achevées, la recherche des signatures effectuera un autre écrémage et seuls une dizaine de prétendants seront effectivement sur la ligne.

Cette multiplication des candidatures suscite cette réflexion. Ils sont nombreux et leur affrontement sera sanglant : mais ils veulent tous faire la même politique. Quelques-uns s’opposent, mollement, à la mondialisation. Tous en revanche sont immigrationnistes.

Reste Mme Le Pen. Son discours est pour l’instant plutôt confus. Le seul point de son programme qui avait le mérite de la clarté, la sortie de l’euro, semble aujourd’hui remis en cause. Attendons… Sans grandes illusions…

 

  • Jeux Olympiques : les Français de couleur brillent dans les sports de combat

Les JO sont terminés et les Français se sont illustrés dans certaines disciplines, en particulier les sports de combat : judo, boxe.

Signalons au passage l’absence scandaleuse de la boxe Française parmi les disciplines olympiques, alors que ce sport de percussion a été codifié dès 1877 par Joseph Charlemont, que l’on dénombre actuellement 50.000 licenciés dans plus de 700 clubs et qu’il est officiellement répertoriée en 2015 à l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France. En outre, la savate était présente lors des Olympiades de 1900 : et pour cause, le baron Pierre de Coubertin était lui-même un pratiquant.

Dans ces disciplines les médaillés français sont tous issus de l’immigration extra européenne ou des îles. Les Blancs sont absents. Il en est de même dans les clubs d’arts martiaux, où les Blancs sont peu nombreux.

Cela veut-il dire que les non-Européens sont physiquement plus forts ? Peut-être. Mentalement plus armés et plus déterminés ? Sûrement. Plus agressifs ? A n’en pas douter.

Nous autres les Blancs Bisounours, fraternels et tolérants, doux et pacifistes, tendeurs de joue gauche et amoureux de nos ennemis, immigrationnistes et Citoyens du Monde, nous avons du souci à nous faire…

 

Attentats en Europe : Banalisation ou montée aux extrêmes ?

Chronique de Paysan Savoyard

(n°147 – août 2016)

 

Les actes terroristes commis en Europe par des immigrés et/ou des islamistes ont commencé dans les années 80. On enregistre depuis 2012 une augmentation spectaculaire de leur fréquence et de leur ampleur. Toulouse et Montauban (mars 2012 ; 7 morts) ; Paris La Défense (mai 2013) ; Joué-les-Tours (décembre 2014) ; Charlie et Hypercasher (janvier 2015 ; 17 morts) ; Nice (février 2015) ; Villejuif (avril 2015 ; 1 mort) ; St-Quentin-Fallavier (juin 2015 ; 1 mort) ; Thalys (août 2015) ; Paris Bataclan et cafés (novembre 2015 ; 130 morts). Paris commissariat de la Goutte d’Or (janvier 2016). Marseille (janvier 2016). Magnanville (juin 2016 ; 2 morts). Nice (juillet 2016 ; 86 morts). St-Etienne du Rouvray (juillet 2016 ; 1 mort).

Dans les autres pays européens la liste, pour s’en tenir aux années 2000, s’allonge également. Allemagne (mars 2011, Francfort, 2 morts ; juillet 2016, Munich, 9 morts ; juillet 2016, train régional Würzburg, 1 mort ; juillet 2016,  Ansbach). Angleterre (juillet 2005, métro de Londres, 56 morts ; mai 2013, Woolwich, 1 mort ; décembre 2015, métro de Londres ; août 2016, Londres, 1 mort). Belgique (décembre 2011, Liège, 4 morts ; mai 2014, Bruxelles, 4 morts ; mars 2016, aéroport et métro de Bruxelles, 32 morts). Danemark (février 2015, Copenhague, 2 morts). Pays-Bas (novembre 2004, assassinat de T. Van Gogh). Suède (décembre 2010, Stockholm).

Sans oublier les attentats évités par la police (si l’on en croit les autorités). Sans oublier les nombreux cas d’apologie du terrorisme. Sans oublier les attaques au couteau commises par des immigrés « déséquilibrés » (Suisse, août 2016 ; Strasbourg, août 2016). Sans oublier la délinquance, ce terrorisme du quotidien. Sans oublier les agressions sexuelles de masse dans les villes allemandes au Nouvel An (ainsi que dans des festivals de musique dans plusieurs pays scandinaves). Sans oublier les messages de haine anti-France dont le Rap est truffé…

A chaque attentat, on peut effectuer les mêmes constatations. Avec les dernières attaques, un élément nouveau est toutefois apparu et il est particulièrement significatif.

 

  • Inefficacité et laxisme à chaque fois mis en lumière

Chaque nouvel attentat confirme l’absolu laxisme des pouvoirs publics.

L’on constate à chaque fois que les terroristes et leurs complices étaient tous ou presque connus des services de police, soit comme délinquants soit comme islamistes radicaux. Certains avaient été condamnés. Plusieurs étaient en situation irrégulière en Belgique ou en France. Ils ont tous pourtant été laissés libres d’agir.

 

  • La poursuite obstinée de la politique immigrationniste

Les attentats qui se succèdent, toujours commis par des immigrés, ne conduisent aucunement la classe dirigeante à réviser sa politique immigrationniste.

Loin d’envisager de fermer les frontières, l’UE se préoccupe de savoir si la répartition des réfugiés dans les différents pays européens va se faire sur la base du volontariat des différents gouvernements ou leur être dictée de façon automatique.

Après avoir imposé aux Allemands l’accueil de 1,3 millions d’immigrés en 2015, Mme Merkel milite désormais pour que les Turcs n’aient plus besoin de visa pour entrer en Europe.

L’oligarchie française n’est pas en reste, cela va sans dire. Elle a ainsi fait voter il y a quelques mois, en toute discrétion, une loi qui va encore accentuer les flux migratoires. Cette loi 2016-274 du 7 mars 2016 comporte notamment les dispositions suivantes : remplacement des cartes de séjour annuelles par des cartes pluriannuelles ; élargissement du droit des étudiants à rester en France à l’issue de leurs études pour occuper un emploi ; élargissement du droit des immigrés à séjourner en France pour raison de santé ; développement de l’assignation à résidence des immigrés faisant l’objet d’une mesure d’éloignement du territoire, de préférence à leur incarcération.

Moins que jamais enfin, soulignons-le, l’oligarchie envisage de demander son avis au peuple par référendum sur la poursuite de la politique immigrationniste.

 

  • Une propagande soutenue

Les attentats incitent la classe dirigeante à redoubler l’intensité de sa propagande. Celle-ci se déploie dans trois directions principales :

Il s’agit d’abord de s’efforcer de dédouaner les pouvoirs publics : « La guerre contre Daech est une guerre mondiale, nécessairement longue : il faut donc apprendre à vivre avec le terrorisme ».

La propagande s’efforce, deuxièmement, de mettre en cause la population Française et de lui faire porter une partie de la responsabilité : « Le terrorisme naît et prospère dans un terreau favorable : les communautés immigrées, d’où sont issus les terroristes, sont en effet trop souvent victimes du racisme, des discriminations, des inégalités, du chômage ».

La classe dirigeante met en cause spécialement les Français qui votent pour l’extrême droite. Celle-ci est accusée d’avoir une part de responsabilité parce qu’elle « jette de l’huile sur le feu, encourage le racisme et propage la haine ». C’est pourquoi l’extrême droite est présentée comme le pendant de l’extrémisme islamiste, tous deux associés pour ruiner « le vivre ensemble ».

L’objectif essentiel de la propagande est d’éviter que soit mis en avant un lien de cause à effet entre immigration et terrorisme. C’est pourquoi la classe dirigeante s’efforce de convaincre l’opinion de ce que les terroristes ne représentent qu’une petite minorité : «  La grande majorité des immigrés n’ont rien à voir avec le terrorisme, sont désireux de s’intégrer et de respecter les lois et les valeurs de la république ».

Cette propagande, faut-il le préciser, est de bout en bout mensongère.

Le terrorisme en France, premièrement, n’est pas d’abord lié aux interventions françaises en Syrie ou à l’Irak : il existait bien avant elles. Il touche d’ailleurs également des pays qui ne sont nullement engagés dans ces conflits (comme l’Allemagne ou la Belgique). Le terrorisme en Europe prend certes sa place dans la lutte que mène l’Etat islamique pour instaurer un califat à l’échelle mondiale. Mais il résulte avant tout de la volonté d’une partie de la communauté immigrée d’affronter ouvertement les Européens et les sociétés européennes.

La société française, deuxième point, n’est pour rien dans le radicalisme musulman. Celui-ci monte de la même manière dans tous les pays européens, y compris les plus ouverts et les plus tolérants, comme les pays scandinaves. Ces derniers en outre n’ont pas de passé colonial ni esclavagiste : cela ne les empêche aucunement d’être touchés par la montée de l’islamisme.

S’agissant de la montée de l’extrême droite, elle n’est évidemment pas une cause de la radicalisation des musulmans mais tout au contraire l’une de ses conséquences.

Enfin, troisièmement, la distinction faite entre radicaux et musulmans modérés ne correspond pas à la réalité. Il n’y a pas entre eux de ligne de partage : au sein de la communauté musulmane, les terroristes sont comme des poissons dans l’eau.

 

  • La soumission en marche

La dernière constatation qu’il est possible d’effectuer au vu des derniers attentats est, elle, inédite : on  a vu à cette occasion apparaître en pleine lumière, pour la première fois, des comportements de soumission caractérisée.

C’est ainsi que trois personnes directement victimes des attentats ont éprouvé le besoin de proclamer leur refus de la haine et des amalgames. Une victime de l’attentat de Bruxelles amputée d’une jambe appelle à ne pas faire d’amalgames entre terroristes et musulmans. Un autre, qui a perdu son fils dans l’attentat du Bataclan, déclare qu’il n’a « pas de haine », se demande à propos des terroristes, « comment la France a pu échouer à donner de l’espoir à autant de jeunes » et considère qu’il doit lui-même en prendre « une part de responsabilité ».  Un autre, encore, qui a perdu sa femme dans l’attentat du 13 novembre, se multiplie dans les médias pour plaider le vivre ensemble.

A en juger par ces réactions, la soumission que prophétise Houellebecq semble bel et bien en marche.

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Un jour ou l’autre les prochains attentats ajouteront de nouvelles dimensions à ce schéma déjà catastrophique. On peut notamment penser aux trois suivantes :

Inévitablement l’un des futurs attentats franchira un cap quantitatif : attaque chimique, empoisonnement de l’eau d’une ville, vague d’incendies coordonnés avec attaque des pompiers débordés, destruction d’un barrage, attentat dans une centrale nucléaire…  Avec cette fois-ci des milliers de morts. Les attentats pourraient également marquer un saut qualitatif en s’attaquant à des éléments majeurs du patrimoine national (destruction d’oeuvres d’art ou de monuments symboliques, par exemple).

Il n’est pas exclu d’autre part qu’un futur attentat fournisse à la classe dirigeante un prétexte pour se débarrasser de ses principaux opposants : l’extrême-droite. Le régime pourrait s’efforcer de mettre en cause sa responsabilité, par exemple en fabriquant un attentat de toutes pièces ou en manipulant un émule de Breivik et en l’incitant à passer à l’action. Les leaders d’extrême-droite pourraient alors été arrêtés dans la foulée et les partis et les médias de leur mouvance interdits. C’est de cette manière que  l’incendie du Reichstag avait permis à Hitler de se débarrasser des communistes allemands. De même celui de Rome avait donné à Néron l’occasion de désigner et de pourchasser les Chrétiens.

Un prochain attentat pourrait également entraîner de la part de la classe dirigeante française un geste de soumission spectaculaire. On se rappelle que les émeutes de 2005 avaient conduit M. Sarkozy à mettre en place de nombreux mécanismes de discrimination positive : dans le même esprit un prochain attentat pourrait inciter le président du moment à nommer, par exemple, un premier ministre musulman.

De sorte que la question, nous semble-t-il, se pose désormais de la façon suivante. La répétition probable des attentats va-t-elle entraîner un effet de banalisation, d’acceptation passive et d’adaptation progressive de la population à ce nouveau contexte ? Ou bien provoquera-t-elle une montée aux extrêmes, par un mécanisme d’action-réaction et d’enchaînements à progression géométrique ? Nous ne devrions pas tarder à le savoir.

 

Deux nouveaux attentats en France : La classe dirigeante, première coupable

Chronique de Paysan Savoyard

(n°146 – juillet 2016)

 

La série des attentats commis par des islamistes continue. Cette fois c’est à Nice et St-Etienne-du-Rouvray, dans la banlieue de Rouen. Le premier attentat frappe par le nombre des morts (84). Le second par son caractère délibérément symbolique : un prêtre dans son église pendant la messe, vieillard de 85 ans, égorgé à genoux après une proclamation en arabe, selon le protocole fixé par l’Etat islamique.

Le terrorisme peut donc frapper partout : dans une grande ville balnéaire en principe fortement sécurisée ; comme dans une banlieue quelconque de la France déshéritée. Il peut frapper tout le monde : des passants choisis au hasard aussi bien que les cibles les plus symboliques.

Les premiers attentats commis en France par des immigrés issus du monde musulman datent des années quatre-vingt. Les attentats de ces derniers mois illustrent une double évolution : une fréquence et une régularité croissante ; une ampleur elle aussi croissante en termes de nombre de victimes.

Les autres pays européens envahis par les immigrés font face également, comme il est logique, aux attaques terroristes : la Belgique et l’Allemagne ces dernières semaines (3 attaques en Allemagne en quelques jours)…

La classe dirigeante, qui organise depuis cinq décennies une immigration massive, est directement responsable de ces attentats, aussi responsable que les terroristes qui les ont personnellement perpétrés. Du moins les terroristes nous débarrassent-ils de leur présence en mourant dans les attaques, tandis que les dirigeants Français et Européens restent, pour l’heure, impunis.

Pour dissimuler sa responsabilité et pouvoir poursuivre sa politique immigrationniste et mondialiste, la classe dirigeante multiplie, comme à chaque attentat, les contre-vérités. Nous nous concentrerons pour cette fois sur les trois plus grossières.

 

  • « Nous sommes en guerre avec le terrorisme »

M. Hollande l’assure : la France est en guerre avec le terrorisme. Il nous paie de mots bien entendu. Bien loin de mener une quelconque guerre, les pouvoirs publics continuent à afficher un laxisme complet à l’égard des populations à risque. La délinquance ne fait l’objet d’aucune répression sérieuse. Les actes émeutiers dans les banlieues sont quotidiens (voitures brûlées, policiers, pompiers et chauffeurs de bus caillassés…). Quant aux terroristes, ils disposent manifestement d’une grande liberté de mouvement.

Les deux derniers attentats mettent ainsi en lumière, comme à chaque fois, le laxisme et l’incompétence des autorités et des services censés protéger la population. Comme à chaque fois les auteurs étaient connus et repérés comme délinquant et/ou islamiste. Celui de Nice avait été condamné pour des faits de violence. L’un des terroristes de Rouen était fiché « islamiste radical » et avait été emprisonné pour avoir tenté par deux fois de rejoindre la Syrie. Ces deux personnages ont pu pourtant commettre leurs attentats librement.

Comme à chaque attentat, M. Hollande annonce que la France renforcera sa participation  à la lutte contre Daech en Syrie. Pourtant ce n’est évidemment pas en Syrie, ni en Irak, ni au Mali que les choses se jouent pour les Européens. Même si l’Etat islamique est chassé de toutes les régions dont il a pris le contrôle, il se reconstituera ailleurs dans un autre secteur du monde musulman en guerre. Et surtout, même si Daech est finalement privé de toute base territoriale, cela ne l’empêchera nullement de continuer à lancer des mots d’ordre et d’inciter ses sympathisants à passer à l’acte en Europe et partout dans le monde.

 

  • « Nous devons désormais vivre avec le terrorisme »

La droite réclame des mesures de durcissement, qu’elle n’avait pas prises quand elle était elle-même confrontée au terrorisme et qui sont de toute façon dérisoires (comme l’internement des fichés S).

La gauche, elle, déclare que la guerre contre le terrorisme sera longue. Elle fait valoir qu’il est impossible de surveiller tous les terroristes potentiels et tous les lieux susceptibles d’être frappés. Elle proclame, qui plus est, « refuser des mesures qui menaceraient les libertés, l’état de droit et nos valeurs ». Tirant la conclusion logique de ces trois prémisses, elle annonce que les Français vont « devoir vivre avec le terrorisme ».

Cette impuissance assumée des pouvoirs publics est évidemment scandaleuse. Le premier des droits et la première des libertés sont bien de pouvoir vivre en sécurité dans son propre pays. Le premier des devoirs d’un gouvernement n’est pas de célébrer des « valeurs » mais d’assurer la sécurité de sa population.

Les aveux d’impuissance volontaire des pouvoirs publics sont d’autant plus odieux qu’ils s’accompagnent de proclamations faussement martiales, de regards sombres surjoués et de coups de mentons ridicules : « en guerre…, état d’urgence…, devoir de résister…, fierté…, valeurs…, pas peur… ». Cette logorrhée sans consistance, ce bavardage vide de contenu, cette jactance dérisoire pourraient susciter de la part de la population française ainsi abusée et manipulée une réaction d’irrépressible colère… Il n’en est rien, au grand soulagement des oligarques.

Il serait pourtant évidemment possible de mettre fin rapidement au terrorisme (ainsi qu’à la délinquance de masse) si un gouvernement digne de ce nom choisissait de mettre en œuvre les mesures adaptées. Ni inhumaines, ni sanglantes, ces mesures seraient, pour les plus importantes, au nombre de quatre. Enfermer pour des périodes longues tous les délinquants récidivistes. Expulser les étrangers délinquants, y compris les étrangers naturalisés. Arrêter l’immigration. Conduire par différents moyens une partie des immigrés à regagner leur pays d’origine.

Redisons cette évidence. Les attentats sont tous attribuables à des personnes d’origine immigrée : pas d’immigration et pas d’immigrés, pas de terrorisme.

Mettre en œuvre ces politiques. Ou accepter de vivre avec le terrorisme… A nous de voir.

 

  • « Face aux terroristes qui veulent nous diviser, nous devons préserver la cohésion des Français de toutes origines et de toutes confessions »

Comme à l’habitude, la classe dirigeante en appelle à l’unité des Français de toutes origines et de toutes confessions. « Faire bloc, dit M. Valls, face à ceux qui veulent nous diviser… et créer une guerre de religions ». « Nous devons être dans une cohésion, dans un ensemble, dans un bloc » renchérit M. Hollande, dans le style hésitant et bancal qui n’appartient qu’à lui. M. Juppé a les mêmes mots : « Quelle que soit leur religion, les Français doivent faire bloc ».

Dans le même temps la classe dirigeante entend profiter des attentats pour tenter de disqualifier les « populistes » et les « obsédés du grand remplacement » qui dénoncent sa politique immigrationniste. Selon la classe dirigeante, la vraie fracture n’oppose pas Français de souche et musulmans, mais ceux qui veulent « vivre ensemble », dont l’immense majorité des immigrés, et ceux qui cherchent la confrontation : les islamistes et l’extrême droite. Présentés comme des frères ennemis, ou comme les deux faces d’une même pièce, populistes et islamistes sont ainsi renvoyés dos à dos. Signalons par exemple ce tour de force de SOS Racisme qui dans un communiqué a réussi à qualifier les terroristes de mouvement « d’extrême droite » !

Pour affirmer que l’immense majorité des musulmans et des immigrés sont modérés, pacifiques, désireux de s’intégrer et qu’ils « n’ont rien à voir avec le terrorisme », la classe dirigeante estime disposer de preuves irréfutables : « Les responsables de la communauté musulmane condamnent unanimement chaque attentat. De plus parmi les victimes des attentats, on trouve à chaque fois des personnes d’origine immigrée ». Ce qui permet aux oligarques de l’affirmer : « Les musulmans sont eux aussi des victimes du terrorisme. Ils en sont même les premières victimes puisque les attentats augmentent le racisme et la suspicion à leur égard ».

L’analyse mise en avant par la classe dirigeante est erronée dans sa totalité :

Parce que même si les terroristes ne sont évidemment qu’une minorité au sein de la communauté musulmane, ils sont tout de même, de toute évidence, nombreux.

Parce que les situations où de jeunes d’immigrés proclament leur solidarité avec Daech et  les terroristes sont monnaie courante  dans la rue et dans les établissements scolaires.

Parce que l’islam n’est pas une religion de paix. Le Coran est rempli de proclamations guerrières et haineuses. Et les pays musulmans sont tous en guerre, civile ou externe.

Parce que le monde musulman et l’Europe ont toujours été en conflit. Modérés ou non, tous les musulmans cultivent dès lors un certain degré de ressentiment envers les Européens.

Parce que les terroristes et les musulmans vivent en symbiose. Ils appartiennent aux mêmes familles, fréquentent les mêmes mosquées, partagent les mêmes analyses fondamentales. Il n’y a pas de solution de continuité entre modérés et islamistes. Au sein de la communauté musulmane, les islamistes sont comme un poisson dans l’eau.

Parce que même si les musulmans ne sont certes pas terroristes pour la plupart, beaucoup sont tout de même délinquants. Beaucoup d’entre eux également pourrissent la vie quotidienne des Français moyens par leur comportement incivil et agressif.

Parce que de nombreux immigrés s’abreuvent aux chansons de rap, truffées d’incantations antiFrance haineuses et guerrières.

Parce que les braves gens qui, bien sûr, existent parmi les immigrés, n’ont pas la parole : ils ne pourront pas et ne voudront pas se mettre en travers des radicaux qui font la loi.

Certes les musulmans, aussi bien en Europe que dans les pays où ils sont majoritaires, ne sont pas unis. Ils sont même, comme nous le notions plus haut, le plus souvent en guerre : guerres ethniques et tribales ; oppositions raciales et nationales (entre Arabes, Turcs, Perses…) ; lutte entre sunnites et chiites. L’affrontement entre l’Etat islamique (et avant lui Al Quaida) et les régimes en place dans les différents pays de la zone constitue l’un des conflits qui traversent le monde musulman. Daech est l’ennemi du régime marocain, du régime turc, du régime saoudien : mais le fait que les dirigeants Saoudiens ou les Turcs sont les ennemis de Daech n’en fait pas pour autant des amis de l’Europe.

De même, dans nos pays, la plupart des musulmans ne sont pas, sans doute, favorables à Daech  et ils en sont parfois les victimes : cela ne fait pas d’eux pour autant nos amis, contrairement à ce que prétendent les dirigeants européens félons.

Daech veut déclencher une guerre frontale entre l’Occident et le monde musulman, qu’il veut regrouper en un califat mondial. Les musulmans modérés participent eux, de façon consciente ou non, à une autre stratégie : la conquête de l’Europe en douceur par l’immigration et la démographie.

La stratégie de conquête par le nombre et le projet de Daech sont concurrents et ennemis : cela ne fait pas des musulmans modérés nos amis.

On renverra sur ce point à notre article de novembre 2015 suite aux attentats de Paris.

 

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Notons que l’assassinat du prêtre de St-Etienne-du-Rouvray a suscité de la part des catholiques des réactions aussi atterrantes que prévisibles : nous y reviendrons dans un article suivant.

Terminons par cette question. Se peut-il que la multiplication des attentats finisse par provoquer un renversement de la situation et conduise les populations Françaises et Européennes à porter enfin au pouvoir des responsables qui arrêteront l’invasion migratoire ?